Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche et Beaujolais ; Edition de Tarare – L’Arbresle – Monts du Lyonnais ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, vendredi 18 février 2022 835 mots, p. LYOE27,VILL27,VALS27,LYON27,OGML27,TAML27

JO 2022/ Snowboard

La médaillée olympique Chloé Trespeuch est de retour à la maison

Marion SAIVE

La snowboardeuse de 27 ans, vice-championne olympique à Pékin, a fait son grand retour à Lyon, ce jeudi midi en gare de Lyon Part-Dieu. Très sollicitée après sa 2e médaille obtenue en trois participations aux JO, la Lyonnaise va se reposer, pour repartir sur le circuit de Coupe du monde.

C’est bien évidemment en train que Chloé Trespeuch, membre du dispositif « Athlètes SNCF », a rejoint Lyon depuis Paris, ce jeudi en gare Part-Dieu.

Sur le quai de la voie C, peu avant 13 heures, un petit comité d’accueil d’une dizaine de personnes attendait de pied ferme la (désormais) double médaillée olympique. Pour la plupart, des collaborateurs de la SNCF, munis de drapeaux et fanions tricolores, venus accueillir et fêter la vice-championne de snowboard cross de ces JO de Pékin.

À peine descendue de la voiture 5, Chloé Trespeuch est tombée dans les bras de son acolyte Laura Tarantola, employée SNCF à Lyon comme elle et médaillée d’argent en aviron sur le deux de couple poids légers aux JO de Tokyo. Les deux amies, qui ne s’étaient pas vues depuis trois mois pour respecter la bulle sanitaire en vue des Jeux, étaient très émues de se retrouver. « Je suis tellement contente pour elle. Je sais par quoi elle est passée, ce qu’elle a traversé. Réussir à faire cette médaille à Pékin, c’est très fort », a réagi Tarantola, en larmes, évoquant la douloureuse 5e place de Trespeuch aux JO de Pyeongchang, quatre ans plus tôt.

Un « beau combat » à venir en Coupe du monde

« Laura, c’est ma collègue, mais c’est aussi une inspiration. Quand je l’ai vue ramener sa médaille d’argent cet été, ça m’a fait rêver. J’avais envie de la copier », a plaisanté Chloé, fière du travail accompli depuis sa 3e place à Sotchi.

« Cette médaille était très attendue, ça fait 8 ans que j’y pense, donc elle est encore plus forte qu’en 2014. À l’époque, je n’avais pas d’expérience, j’y allais pour découvrir, avec la fougue de la jeunesse. En 2018, j’étais favorite et je l’ai loupée de peu. Ça m’a marquée, ça a été très dur de rebondir. Cette fois, j’y suis allée avec plus de sérénité car j’ai travaillé dur. Je voulais vivre pleinement l’événement, prendre du plaisir. C’était un gros challenge d’aller chercher une 2e médaille, je suis hyper heureuse d’avoir remporté ce défi », s’est félicitée la Savoyarde.

Impactée par le décalage horaire (-7h avec la Chine) mais toujours aussi surexcitée une semaine après être montée sur la boîte (« L’adrénaline fait tenir longtemps »), Chloé poursuit sa tournée médiatique. Avant de partir « se reposer quelques jours à Val Tho », auprès des siens. Et d’embrayer sur la Coupe du monde. Actuelle 2e du classement général, la snowboardeuse peut encore espérer décrocher le Globe de Cristal, à l’issue des deux dernières étapes, le 10 mars à Reiteralm (Autriche) et le 20 mars à Veysonnaz (Suisse). « Celles qui n’ont pas performé aux JO vont avoir envie de prendre leur revanche, ça annonce un beau combat ! »

L'Équipe
mardi 4 avril 2023 971 mots, p. 16

L'Everest de Picon Un an et demi après avoir basculé en 49erFX (dériveur) avec Sarah Steyaert, la double médaillée olympique en planche (or à Rio, argent à Tokyo) entame à la Coupe du monde de Palma une deuxième saison capitale en vue des JO de Paris 2024, son objectif.

De notre envoyé spécial

Pascal Sidoine

LA ROCHELLE - C'est l'heure de la reprise pour le Mama Team, surnom que se sont donné avec humour Charline Picon et Sarah Steyaert. Formé en septembre 2021 à La Rochelle, ce duo de mamans équilibristes entame sa deuxième saison en 49erFX (dériveur double de 4,9 m) à partir d'aujourd'hui à Palma (Espagne) où se déroule le Trofeo Princesa Sofia Mallorca, première manche de la Coupe du monde.

Depuis des mois, la double médaillée olympique en planche (or à Rio, argent à Tokyo, 38 ans, maman de la petite Lou) et la championne du monde de Laser en 2008 (36 ans, maman de Rose et Capucine) carburent à la rigueur au travail et jonglent avec leur vie de famille afin de relever l'énorme défi de Paris 2024.

On les avait rencontrées en mars 2022 aux Baléares (Espagne), juste avant leur première régate internationale sur ce dériveur léger particulièrement instable. « Pour moi, c'est presque un autre sport, même si je m'adapte bien et si des grandes généralités sont transposables, disait Picon. Je suis dans l'apprentissage d'un nouveau support, au départ, je ne savais pas gréer le bateau, je n'avais jamais fait de trapèze ! »

On les retrouve un an plus tard, en Charente-Maritime, à l'aube d'attaquer une deuxième année de compétition importante dans la course à l'unique ticket pour les JO à Marseille (un seul équipage sélectionné par série). Beaucoup de choses ont changé.

La matinée commence par une séance de préparation physique au H-Training à Dompierre-sur-Mer, près de La Rochelle, structure d'accompagnement à la performance dirigée par Amandine Hostynek, ancienne joueuse de rugby. C'est intense, répétitif, avec des exercices liés aux spécificités de leur pratique. L'après-midi est réservé à une petite opération bricole et maintenance du bateau sur le parking du pôle France, au port des Minimes. Le soleil vient réchauffer la fraîcheur du fond de l'air. Picon se montre volontiers blagueuse par moments. De 2022, elles tirent un bilan riche d'enseignements, avec des plus et des moins qui ont abouti à une remise à plat du projet et à la nomination comme entraîneur du Polonais Marcin Czajkowski, ancien athlète de 49er. Durant l'hiver, elles ont pris la décision de partir deux mois en Martinique afin d'acquérir un gros bagage technique.

"C'est le plus gros challenge de ma vie de sportive

Charline Picon

« On a fait un gros débriefing après les Mondiaux au Canada en septembre(24e) ,raconte Steyaert, la barreuse. Notre niveau technique n'était pas suffisant pour prétendre jouer avec les meilleures. On avait un paquet de trous au niveau de la vitesse, de la coordination, des départs. C'est pourquoi on a décidé de s'isoler, à la fois sur La Rochelle et en Martinique où il y a des conditions ventées tous les jours. On a tout passé en revue, on a rempli tous nos tiroirs, maintenant, il faut être capable de les ouvrir au bon moment. Mais le potentiel est là. »

Charline Picon abonde. « On a bien progressé,observe la championne olympique. Avant, sur certaines manoeuvres, c'était un peu la panique. Le plus souvent, çapassait car Sarah avait un bon coup de barre et l'expérience du bateau (7e à Rio en 49er FX) , elle sauvait la situation. Pour moi qui avais l'habitude en planche de pousser tous les curseurs vers le haut, là, ils étaient tout en bas. Désormais, les manoeuvres sont devenues automatiques, même si je dois encore améliorer la réalisation. C'est un peu le parcours du combattant,ajoute-t-elle , mais lors d'une régate de chauffe, il y a deux semaines à Palma (4e), on s'est dit qu'on avait passé un cap. C'est la première régate où je suis parvenue à sortir la tête du bateau et à collaborer avec Sarah au niveau de la tactique et du placement ! Je commençais à être frustrée de ne plus ''tactiquer'' ! »

À quelque seize mois des Jeux et alors que s'ouvre la phase de sélection tricolore, les Rochelaises ambitionnent de concrétiser par de premiers résultats, voire un premier podium. « Est-ce qu'on va réussir à performer dès le printemps 2023, je ne sais pas, car il y a encore beaucoup d'inconnu sur la communication et au niveau de l'expérience dans le vent fort, estime Picon. Notre objectif est de rentrer régulièrement dans le top 8 cette saison. Si on se rapproche du podium, ce sera que du bonus. Parfois, je me dis que c'est dur, ce projet, je me demande dans quoi je me suis embarquée. »

Mais la seconde d'après, l'ancienne véliplanchiste se reprend et rebondit : « C'est le plus gros challenge de ma vie de sportive. Si on ne se sélectionne pas, c'est qu'on sera loin de nos ambitions. Le but est de faire un podium aux JO, c'est ce qui m'anime. Si on y arrive, ce sera juste incroyable, de la folie. Cette aventure ne sera jamais un échec pour moi. Je suis plus que sortie de ma zone de confort. C'est un peu comme Florent Manaudou qui part au hand, mais au final, il est revenu dans sa discipline première ! »« Même si ça ne marche pas tout de suite,renchérit Steyaert, on sait qu'on va y arriver, je n'ai plus de doute. Le Test Event à Marseille en juillet sera une étape importante, tout comme le Championnat d'Europe à Vilamoura(Portugal) en novembre. »

La professeur d'école détachée, qui a décidé de répondre à l'appel de sa copine Charline et de reprendre la mer il y a un an et demi, est confiante : « Je suis convaincue depuis le début que notre binôme peut faire quelque chose. »

L'Équipe
lundi 5 décembre 2022 485 mots, p. 32

Signé Gruda Après sept mois sans compétition, la double médaillée olympique Sandrine Gruda a passé un double-double (14 points, 10 rebonds) hier à Tarbes pour sa première en Ligue féminine avec l'Asvel.

ARNAUD LECOMTE

Pendant que l'Asvel de Nando De Colo enquille les déconvenues, celle de Sandrine Gruda et Marine Johannès se porte bien. Victorieuses hier à Tarbes (64-52) sans forcer leur talent, les « Lionnes » ont pris seules la tête du classement de la Ligue féminine après cinq journées. Et restent la seule équipe invaincue puisque le champion de France Bourges s'est lourdement incliné samedi à Villeneuve-d'Ascq (71-55).

Mais l'événement de la semaine est le retour sur les parquets et dans l'effectif lyonnais de Sandrine Gruda, recrue phare de l'été mais dans l'incapacité de démarrer la saison en raison d'une lésion à l'aponévrose (membrane fibreuse) au mollet gauche.

Intervenue fin août pendant la préparation de l'équipe de France alors en route pour le Mondial en Australie, la blessure avait privé la meilleure marqueuse de l'histoire des Bleues (2 784 points en 215 sélections depuis 2006) de la compétition.

Et retardé donc sa mise en route dans un effectif renouvelé après la finale de Ligue féminine, perdue (3-0) en mai, une non-qualification en Euroligue et le départ de l'entraîneur Pierre Vincent, auquel a succédé David Gautier (42 ans, ex-Angers).

En attendant Gabby Williams

À Tarbes, face à la très jeune équipe 100 % française de François Gomez, la double médaillée olympique a effectué une rentrée satisfaisante (14 points et 10 rebonds en 22 minutes), donnant le ton en attaque dès les premières possessions de chaque mi-temps.

Elle a manqué des tirs (4 réussites sur 12) mais a été présente en défense avec ses rebonds et deux contres, dont l'un sur un autre monument, Isabelle Yacoubou. «Sandrine a joué aussi sur son expérience car elle n'est pas encore à 100 % physiquement», précise David Gautier, qui doit maintenant accorder les premiers violons de ce bel orchestre.

«Cette équipe-là n'a que trois entraînements ensemble. On a fait sept matches à sept joueuses dont deux très jeunes (Jocyte et Malonga, 17 ans) qui ont des automatismes. Avec le retour aussi de Julie Allemand, il y a un gros travail à venir de répartition des tirs et des ballons mais l'état d'esprit est bon», remarque le coach de l'Asvel.

Sandrine Gruda a retrouvé la compétition jeudi dernier en huitièmes de finale de la Coupe de France, à La Roche-sur-Yon (victoire de l'Asvel 76-73) après sept mois d'absence des terrains. Son dernier match remontait au 5 mai en finale de la Lega avec Schio. Elle y avait glané un deuxième titre de championne d'Italie.

Elle a désormais pour mission, dans un cinq majeur « cinq étoiles » , aux côtés de Julie Allemand, de retour aussi ces derniers jours après un mois d'arrêt, Marine Johannès, Alexia Chartereau et de l'ailière des Bleues Gabby Williams, convalescente également, de faire de l'Asvel une puissance européenne ces prochaines années.

Le Figaro (site web)
lundi 26 décembre 2022 - 19:37 UTC +01:00 347 mots

Sports ; Autres Sports

Aussi paru dans
26 décembre 2022 - AFP Infos Françaises AFP Infos Mondiales Ouest-France (site web) Sud Ouest (site web) FranceTv Info (site web réf.) Maville (site web réf.)
27 décembre 2022 - La Liberté (Suisse) (site web réf.)

Biélorussie : une médaillée olympique opposée au président condamnée par contumace à 12 ans de prison

Le Figaro avec AFP

Aliaksandra Herasimenia, médaillée olympique en 2012 et 2016 en natation, a été condamnée par contumace à 12 ans de prison en Biélorussie pour «création d'une formation extrémiste.»

Une médaillée olympique, Aliaksandra Herasimenia, a été condamnée par contumace à 12 ans de prison en Biélorussie pour « création d'une formation extrémiste », a annoncé lundi l'organisation de défense des droits Viasna.

Herasimenia, 36 ans, médaillée d'argent et de bronze aux JO (2012, 2016), a été déclarée coupable par un tribunal de Minsk, selon un communiqué publié sur le site de Viasna, qui a précisé que le procès avait débuté le 19 décembre.

Selon l'ONG, l'ancienne nageuse, qui a pris sa retraite sportive en 2019 et vit en exil, avait également été reconnue coupable d'« appels à des sanctions contre la Biélorussie» et de «diffusion de fausses informations sur les événements» dans le pays en 2020.

Cette année-là, lors d'un mouvement de protestation inédit contre la réélection contestée du président Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, Mme Herasimenia avait signé une lettre ouverte, aux côtés d'autres athlètes biélorusses, appelant à « des élections libres».

Elle avait créé dans la foulée la Fondation biélorusse pour la solidarité sportive (BSSF), une organisation qui fournit une aide financière et juridique aux sportifs biélorusses visés par les autorités. Celle-ci est reconnue par les autorités biélorusses comme « formation extrémiste».

En avril 2021, elle avait vendu aux enchères 13.500 euros sa médaille d'or remportée lors des Championnats du monde de 2012 pour lever des fonds en soutien aux athlètes d'opposition.

Par ailleurs, un représentant syndical, Alexander Yarochouk, a été condamné lundi à quatre ans de prison pour avoir « gravement porté atteinte à l'ordre public» en 2020, a annoncé Viasna dans un autre communiqué.

Depuis plus de deux ans, les autorités biélorusses mènent une répression inlassable. La quasi-totalité des figures d'opposition ont été emprisonnées ou poussées à l'exil.

À VOIR AUSSI - Guerre en Ukraine: l'opposant russe Evguéni Roïzman arrêté pour «discréditation» de l'armée

Voir aussi :

L'Équipe
vendredi 10 mars 2023 830 mots, p. 30

Skis proches et skis différents Mikaela Shiffrin peut égaler aujourd'hui le record de 86 victoires en Coupe du monde d'Ingemar Stenmark . La Française Perrine Pelen, triple médaillée olympique, compare ces deux immenses champions.

Stéphane Kohler

C'est au bord du somptueux lac gelé d'Äre (Suède) que le circuit féminin se retrouve aujourd'hui et demain pour deux courses techniques (géant et slalom) qui pourraient permettre à Mikaela Shiffrin d'égaler le record de 86 victoires en Coupe du monde du... Suédois Ingemar Stenmark.

« Bloquée » à 85 succès depuis le 28 janvier et sa première place lors du slalom de Spindleruv Mlyn (République tchèque), l'Américaine est devenue depuis championne du monde de géant, vice-championne du monde de super-G et de slalom à Méribel sans oublier un cinquième gros globe de cristal assuré le week-end dernier à Kvitfjell (Norvège), où elle a terminé 4e du super-G puis 5e de la descente. Bref, tout va bien pour Shiffrin, qui ne cesse d'entendre parler de Stenmark depuis des semaines et se trouve dans des conditions idéales pour rejoindre au palmarès la légende suédoise. Comparer ces deux immenses champions qui se connaissent à peine est-il pertinent, tant le ski a changé en trente ans ?

Directrice générale du comité d'organisation des très réussis Mondiaux de Courchevel-Méribel, Perrine Pelen (62 ans) est aussi triple médaillée olympique et championne du monde (de slalom en 1985). Elle a couru en même temps que le Suédois dans les années 1970-1980 et nous aide à voir ce qui rapproche ou éloigne Shiffrin de celui qu'elle est sur le point d'égaler.

La technique

La polyvalente contre le spécialiste

« Mikaela est du niveau des plus grands de ce sport, hommes et femmes confondus, pose d'emblée Pelen. Les chiffres parlent pour elle, elle est encore assez jeune(28 ans lundi prochain) et je la vois très bien aller jusqu'à 100 victoires en Coupe du monde. Elle a déjà gagné dans toutes les disciplines, en technique comme en vitesse, ce qui n'est pas le cas de Stenmark, qui se concentrait presque exclusivement sur le géant et le slalom. »Le Suédois évoluait entre les piquets serrés avec des skis de plus de deux mètres. Serait-il aussi performant avec le matériel actuel ?

« Il était largement au-dessus du lot, créait des marges incroyables de plusieurs secondes parfois sur la concurrence et sa technique marcherait encore aujourd'hui, plaide Pelen, 15 victoires en slalom en Coupe du monde entre 1977 et 1985. Il avait une élégance, un calme dans son ski, c'était magnifique à voir. »Après avoir construit sa carrière en technique, Shiffrin a prouvé qu'elle était aussi capable de faire partie des meilleures en super-G et également en descente, même si elle ne dispute pas l'intégralité des épreuves de vitesse au cours de l'hiver. « Son parcours est exceptionnel au fil des années, apprécie Pelen. C'est épatant de la voir exceller dans toutes les disciplines, elle se fond assez naturellement dans les trajectoires en vitesse. »

Le physique

Deux véritables athlètes

À une époque où la préparation athlétique digne de ce nom était rare, Ingemar Stenmark détonnait aussi par le soin apporté à son entraînement physique. « Ingemar était un vrai athlète, il sortait du lot aussi sur ce plan-là, avec d'immenses qualités intrinsèques qui compensaient une préparation physique pas aussi pointue, répandue et scientifique qu'aujourd'hui, note la médaillée d'argent des JO de 1984 en slalom. Et regardez, il a skié quinze ans au plus haut niveau(1974-1989), c'est très parlant. »

Très rarement blessée malgré des saisons très fournies depuis plus d'une décennie déjà, Mikaela Shiffrin est également une athlète de très haut niveau sur le plan physique, avec l'aide d'un staff personnel très fourni. « Elle ne laisse rien au hasard et arrive à enchaîner les courses tout au long de l'hiver » ,confirme Pelen.

La personnalité

L'expressive contre le discret

À la manière de Björn Borg, autre immense champion suédois des années 1970-1980, Ingemar Stenmark (66 ans) réservait ses vrais sentiments et sensations à un cercle très restreint. Face aux médias ou à ses rivaux, c'était plutôt la glace que le feu. « C'était un drôle de personnage, se souvient Pelen. Il parlait peu, était très réservé et discret. »Observateur attentif du ski actuel, Stenmark reste encore aujourd'hui un homme de peu de mots, là où Shiffrin ne cache aucune de ses émotions, positives ou non, dans une communication à l'américaine très maîtrisée, passant par les médias traditionnels ou ses propres réseaux sociaux.

Le décès de son père début 2020 l'a évidemment profondément marquée, puis les critiques nées de ses JO 2022 ratés (aucune médaille) ont été dures à vivre, mais l'Américaine a superbement rebondi cet hiver. « Je la trouve parfaite dans sa communication, observe Pelen. Elle est disponible pour tout le monde, les médias, ses sponsors, des oeuvres de charité. On la sent tellement pro et en même temps humaine. Le drame familial qu'elle a traversé a ajouté une touche de sensibilité. Elle évoque aussi souvent le collectif, son staff, ses coéquipières américaines. Et elle garde une motivation incroyable alors qu'elle a déjà tout gagné.»

AFP - Journal Internet AFP (français)
mardi 7 novembre 2023 - 07:19:38 UTC 876 mots
Aussi paru dans
6 novembre 2023 - La Croix (site web) Corse Matin (site web) Nice-Matin (site web réf.) Var-Matin (site web réf.) Free (site web réf.) Radio France Internationale (français) (site web réf.) RTL Info (site web réf.) Challenges (site web)
7 novembre 2023 - Boursorama (site web réf.)

Près du front en Ukraine, l'entraînement de deux jumelles pour les JO de Paris

Par Anna MALPAS

Kharkiv (Ukraine) (AFP) - Les sirènes d'alerte aérienne retentissent alors que les nageuses artistiques Maryna et Vladyslava Aleksiïva se reposent lors de leur seul jour de congé à Kharkiv en Ukraine.

Leur programme d'entraînement rigoureux doit les mener jusqu'aux JO de Paris.

Les soeurs jumelles sont les vedettes de l'équipe ukrainienne, médaillée olympique, qui est retournée dans cette grande ville du nord-est pour s'entraîner, malgré la proximité du front et les bombardements réguliers.

Après l'invasion russe, l'équipe a déménagé en Italie, puis à Kiev, avant de revenir dans la deuxième ville d'Ukraine, où la situation est plus tendue que dans la capitale mais où habitent leurs proches et leurs amis.

"Parfois, pendant les alertes aériennes, nous sommes un peu inquiètes de ce qui se passe", admet Vladyslava. "On sent que c'est la guerre", explique-t-elle à l'AFP.

"Il y a eu beaucoup de bombardements l'hiver de l'année dernière. Nous verrons ce qu'il en sera. Mais pour l'instant, nous restons à Kharkiv", poursuit Vladyslava.

Un dimanche récent, le seul jour où elles ne s'entraînent pas, les jumelles de 22 ans ont pris un café avec le mari de Vladyslava, Kyrylo, âgé de 23 ans.

Ils se sont ensuite rendus à l'appartement de Maryna.

Vladyslava, qui s'est mariée en février, vit dans l'immeuble voisin.

Chez Maryna, sur une table, une collection de médailles est exposée, notamment le bronze de son équipe aux JO de Tokyo.

- "Peu importe la guerre" -

"C'est vraiment le moment le plus important de notre vie", souligne Vladyslava, assise avec sa soeur en tailleur sur le canapé.

"Peu importe la guerre", ajoute Maryna, les deux soeurs finissant chacune les phrases de l'autre.

Leur équipe espère se qualifier pour les Jeux olympiques qui auront lieu dans moins de neuf mois, dans la discipline réservée aux femmes, anciennement connue sous le nom de natation synchronisée.

Leur piscine d'entraînement à Kharkiv a été endommagée en septembre par un missile russe et les vitres des fenêtres soufflées n'ont pas encore été remplacées.

Il n'y a pas non plus de générateur en cas de coupure du chauffage central, mais la piscine elle-même est restée intacte.

"L'eau est chaude", affirme Maryna. "On peut s'entraîner aussi longtemps qu'on le souhaite", ajoute Vladyslava.

"Il n'y a personne. C'est pour cela que notre entraîneur aime beaucoup cet endroit", conclut Maryna, alors qu'une sirène d'alerte aérienne retentit entre ses phrases.

"C'est habituel. Chaque jour, il y en a peut-être cinq ou six. La nuit aussi," dit Maryna calmement.

Parfois, pendant l'entraînement, elles ont entendu des explosions et ont dû "courir au sous-sol dans des maillots de bain mouillés".

- "Loterie" -

L'entraîneuse de l'équipe ukrainienne depuis plus de vingt ans, Svitlana Saïdova, est originaire de Kharkiv. Elle avait quitté la ville après le début de la guerre, mais est revenue depuis.

Une photo d'enfance dans la cuisine de Maryna montre Svitlana avec un groupe de jeunes nageuses. Les jumelles posent au premier rang, serrant des médailles.

Les soeurs Aleksiïva ont commencé à pratiquer ce sport lorsqu'elles étaient enfants, sous la houlette d'une entraîneuse locale, Maryna Krykounova, qui conçoit aujourd'hui pour elles des maillots de bain.

"Lorsqu'elles sont entrées dans la piscine et que je les ai vues, j'étais sûre qu'elles seraient de futures stars, parce qu'elles étaient grandes pour leur âge, minces, avec une belle posture, une belle forme et de longues jambes", se souvient-elle.

Le Comité international olympique n'a pas encore pris de décision définitive sur la question de savoir si les Russes pourront participer aux JO de Paris.

"Nous n'avons pas rencontré l'équipe nationale russe depuis le début de la guerre et nous espérons que nous ne la reverrons pas", tranche Maryna.

Mais il y a une autre chose qui les inquiète aussi en vue de la compétition.

La natation artistique s'est dotée d'un nouveau système de notation censé promouvoir une plus grande objectivité, moins axé sur la performance artistique et plus sur les réalisations techniques.

Pour Maryna Krykounova, c'est une "loterie".

"Cela semble très peu artistique et maladroit", assène Maryna Aleksiïva, disant craindre que les moins bonnes équipes ne l'emportent.

"Nous devons faire tout ce qui est possible et impossible pour que les juges réagissent à tous les éléments que nous avons inclus dans notre programme, afin que tout soit parfait", souligne pour sa part Vladyslava. "Nous ferons tout notre possible pour y parvenir".

L'Équipe
samedi 23 avril 2022 414 mots, p. 31

Repas de famille Entre la jeune maman et médaillée olympique Valériane (Basket Landes) et le cadet de la fratrie Gérald (Pau-Lacq-Orthez), la famille Ayayi sera à Bercy comme à la maison.

ARNAUD LECOMTE

À Bercy aujourd'hui, autour de la table familiale dressée par les Ayayi au centre de la grande arène annoncée pleine (15 000 spectateurs), seul un couvert restera vide. Celui de Joël (22 ans), qui a mis le cap vers le nouveau monde. Sa première saison pro à Washington terminée (27 matches de G-League et 7 entrées en jeu en NBA avec les Wizards), l'arrière refait ses gammes à Los Angeles avant de partir en quête d'un nouveau contrat.

Nul doute qu'il suivra à distance la grande journée parisienne de l'Ayayi family. À 14 h 30, l'illustre Valériane (27 ans), désormais épouse Vukosavljevic, quadruple championne de France, médaillée olympique et quadruple finaliste de l'Euro avec les Bleues, sera la première à fouler le parquet avec Basket Landes, moins de trois mois après la naissance de la petite Alani.

Et à 17 heures, le cadet de la fratrie, Gérald (20 ans), connaîtra le grand frisson avec Pau-Lacq-Orthez, son club formateur, qui défie Strasbourg dans une finale masculine inédite. « Dans les tribunes, il y aura nos parents, ma soeur jumelle Laure, ma nièce avec son papa et une cousine. Savoir la famille toute proche, cela va nous donner de la force», sourit l'arrière béarnais (1,88 m), rotation des deux lutins américains de l'Elan, Brandon Jefferson et Justin Bibbins.

Les conseils de la grande soeur

«J'espère que je pourrai voir le match de Valériane dans les tribunes en supporter. C'est ma première comme joueur, mais j'étais déjà venu voir ma soeur jouer à Bercy. Depuis notre qualification, je me dis que c'est une chance d'évoluer dans cette salle», sourit Gérald, qui a bien enregistré les conseils de Valériane, fine connaisseuse de l'environnement. «Elle m'a dit de me relâcher au maximum et surtout de profiter de l'événement sans être coincé dans mes pensées.»

Face à un Strasbourg en forme ascendante, tombeur de Monaco en demi-finales (86-74) et du leader de l'élite Boulogne-Levallois en quarts et en Championnat samedi dernier, l'Élan Béarnais n'aborde pas sa première finale de Coupe depuis 2007 en pleine confiance, après trois revers d'affilée en dix jours. « Mais on y va sans pression, on a assuré une bonne saison jusqu'ici et le club a une histoire avec des ambitions nouvelles» , assure le cadet d'une famille montée à Paris pour faire Coupe double.

Ouest-France
Nord-Finistère
Brest métropole, mercredi 3 novembre 2021 184 mots, p. Nord-Finistère_11

Une médaillée olympique de voile reçue au club de gym

L’association gymnique les Kerhorres a reçu la visite de Camille Lecointre, athlète de l’équipe de France de voile, et médaillée olympique. Devant une assemblée aux yeux pleins d’étoiles et aux oreilles attentives, Camille a raconté son parcours sportif. Elle a d’abord évoqué son cursus, la place du sport dans la vie scolaire puis sa professionnalisation.

À cette occasion, elle a abordé des sujets fondamentaux pour tout sportif : l’hygiène de vie, la préparation psychologique, l’intérêt du sport à l’échelle d’une vie, la nutrition, la gestion d’un échec, les choix et les joies liés au sport ou la gestion du stress lors des grands rendez-vous. Autant de sujets qui ont passionné les gymnastes.

Pour terminer de faire rêver les gymnastes, Camille Lecointre a permis à chacun des gymnastes d’admirer et de toucher sa dernière médaille de bronze, décrochée cet été aux Jeux Olympiques de Tokyo, avec sa coéquipière Aloïse Retornaz.

Cet article est paru dans Ouest-France

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche - Tarare ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, jeudi 10 novembre 2022 423 mots, p. OGML34,VALS34,LYON34,LYOE34,VILL34

Escrime

Manon Apithy-Brunet repart à l’assaut à Alger

Benjamin STEEN

Opérée de l’épaule en juin et privée d’Euro et de Mondiaux cet été, la double médaillée olympique de sabre renoue avec la compétition ce vendredi à la manche de coupe du monde d’Alger.

Lorsqu’elle a repris l’entraînement le 12 septembre, Manon Apithy-Brunet s’était fixé un objectif : « Je serai à la manche de Coupe du monde à Alger mi-novembre », promettait-elle. Elle y est. La sabreuse de Rillieux-la-Pape fera ce vendredi son retour à la compétition après une pause forcée de six mois.

Victime d’une luxation de l’épaule droite le 9 mai à Hammamet (Tunisie) alors qu’elle venait de devenir n° 1 mondiale grâce à sa victoire à la manche mondiale d’Istanbul , elle avait dû se résoudre à se faire opérer le 9 juin à Lyon par le Dr. Arnaud Godenèche pour ne pas compromettre son approche des JO de Paris 2024.

Même si cela signifiait un forfait pour les championnats du monde (« C’était mon objectif de l’année »), cette coupure a été bénéfique mentalement pour la double médaillée olympique (3e en individuel ; 2e par équipes) qui n’avait pas vraiment débranché depuis les JO de Tokyo en 2021. Mais la pause a assez duré, estime-t-elle : « La compétition me manque. J’ai toujours autant de plaisir à faire de l’escrime. »

« Être prête pour le Grand Prix d’Orléans » le 10 décembre

Deux mois après son retour à la salle d’armes au sein de l’académie Christian Bauer à Orléans, elle n’est pas encore à 100 % de ses possibilités. Immobilisée plusieurs semaines, son épaule continue de la tirailler lorsqu’elle est trop sollicitée : « Je n’ai plus les douleurs tendineuses que j’avais à la reprise, explique-t-elle. Mais je souffre un peu musculairement, je ressens parfois une gêne qui me crispe. J’ai encore pas mal de renforcement à faire. Ce n’est pas l’idéal, mais ça pourrait être bien pire : je peux faire de l’escrime, c’est ça qui compte. »

Dans ce contexte, la n° 7 mondiale ne déborde pas d’ambition à Alger cette semaine : « Le principal, c’est de me faire plaisir en passant quelques tours et de voir j’en suis. L’objectif est d’être prête pour le Grand Prix d’Orléans dans un mois (10 décembre). »

Le Journal de Saône et Loire
Edition le Creusot-Autun ; Edition de Montceau-les-Mines
Actu | autun - morvan, dimanche 7 novembre 2021 632 mots, p. CRAU18,MTLM18

SAINT-LÉGER-DU-BOIS

La médaillée olympique Bérengère Schuh ne quitte jamais son arc

Allan GRONOWSKI

Installée à Saint-Léger-du-Bois avec son compagnon, la médaillée olympique Bérengère Schuh vit pour sa passion, le tir à l’arc. Une discipline qui l’a accompagnée dans les moments les plus importants de sa vie, jusqu’au dernier en date : la naissance de son premier enfant.

Jusqu’aux derniers moments de sa grossesse, la passion reste chevillée au corps. Sur la cible installée dans son jardin, Bérengère Schuh tire ses ultimes flèches avant l’arrivée de son premier enfant. Un nouveau chapitre pour l’une des plus grandes archères françaises, médaillée olympique, qui a emménagé à Saint-Léger-du-Bois en mai 2021 et qui s’entraîne au club de tir à l’arc d’Autun, presque incognito. « Ceux qui me connaissent me regardent tirer, j’impressionne encore un peu, confesse Bérengère avec le sourire. Je n’entraîne pas mais j’essaie de donner des conseils techniques et matériels. Il y a un échange, de l’entraide, je les aide à progresser. » Retirée des compétitions internationales depuis 2016, la championne continue de performer au niveau national. Aux derniers championnats de France, alors enceinte de cinq mois, elle termine 3e par équipe et 5e en individuel. La persévérance d’une athlète pugnace qui a toujours su garder la tête sur les épaules.

La seule archère professionnelle en France

Bérengère Schuh commence le tir à l’arc en 1996 à l’âge de 12 ans dans son club de toujours, Brienon-sur-Armançon dans l’Yonne. Talentueuse, travailleuse et appliquée, elle intègre rapidement l’Insep (Institut National du sport, de l’expertise et de la performance). Commence alors une vie dévouée au tir à l’arc. « Je tirais 200 flèches par jour, se rappelle Bérengère. En plus de ça, je faisais de la musculation et du cardio. Pendant 15 ans, j’ai été suivie par une kiné. »

Durant une carrière riche en succès, avec en point d’orgue une médaille de bronze aux Jeux Olympiques de Pékin (lire par ailleurs), le rythme est effréné. « Dix jours par mois, j’étais à l’étranger pour des compétitions. Jusqu’en en 2008, ce qui me faisait vivre, c’était les primes. » À partir de 2009 et jusqu’à l’arrêt de sa carrière internationale en 2016, elle devient la seule archère française professionnelle. « À un moment donné, soit je passais professionnelle, soit j’arrêtais. Il faut penser à la vie, à l’après. J’avais 24 ans, en rempilant pour les Jeux de Londres j’aurais commencé à cotiser à 28 ans. »

En reconversion, l’arc n’est jamais loin

Quand a sonné l’heure de la reconversion, la meilleure archère française de sa génération s’est bien sûr tournée vers sa passion, son sacerdoce, et travaille désormais chez Bourgogne Archerie à Viévy. Une vie paisible à la campagne qui lui convient parfaitement, même si la compétition ne la quitte jamais vraiment. « Je ne suis pas prête à baisser de niveau ! » s’amuse-t-elle à constater. Son compagnon, Adrien, a lui aussi été archer de haut niveau, notamment champion de France en 2006. Ils se rencontrent en 2011, bien entendu lors d’une compétition. Depuis, ils continuent de s’entraîner ensemble dans une saine rivalité. « Je suis quand même toujours un peu au-dessus », souligne Bérengère avec humour. Elle envisage de reprendre la compétition dès cet été, sous les yeux de son petit garçon, venu au monde mardi 2 novembre. Adrien et elle ont choisi de l’appeler Robin, il ne pouvait pas en être autrement. La passion ne quittera jamais Bérengère.

À un moment donné, soit je passais professionnelle, soit j’arrêtais. Il faut penser à la vie, à l’après.

Bérengère Schuh

Ouest-France
Sports - France/Monde, samedi 17 décembre 2022 44 mots

[Coupe du monde : la double médaillée olympique...]

Coupe du monde : la double médaillée olympique Chloé Trespeuch s’est imposée devant sa coéquipière Manon Petit-Lenoir pour un doublé français sur la manche de Cervinia (Italie), hier. Trespeuch a signé sa 4 e victoire sur le circuit mondial, la première depuis mars 2020.

Centre Presse Aveyron
RODEZ_CP
samedi 4 mars 2023 610 mots
Aussi paru dans
4 mars 2023 - La Dépêche du Midi

L'Elan Aveyron se frotte à une médaillée olympique

Affronter une médaillée olympique n'est pas chose courante, mais c'est bel et bien le cas de l'Élan Aveyron ce week-end. À l'occasion de la réception d'Amou (5e), demain après-midi (14 h 30) à Ginette-Mazel à Rodez, les Aveyronnaises (6es) accueillent aussi Marion Laborde-Labadie. L'ancienne internationale française a fait la majeure partie de sa carrière en Ligue féminine au Basket Landes, mais elle a aussi décroché la médaille d'argent aux Jeux olympiques de Londres en 2012, un an après le bronze au championnat d'Europe. Après avoir mis fin à sa carrière en 2015 à cause d'une blessure, Laborde est revenue au basket dans les rangs de son club formateur, Amou, en 2020. Et le 6 novembre dernier, l'ex-professionnelle a croisé le chemin de l'Élan Aveyron, le faisant chuter 77-65. « Elle nous avait fait mal » « On avait mis une attention particulière sur elle, alors qu'à côté, ce sont les autres joueuses qui ont été bonnes ! C'est le danger , insiste Nicolas Flottes, l'entraîneur de l'EAB. Alors mon discours cette semaine, c'est de rappeler que ce n'est pas l'Élan contre Marion Laborde mais l'Élan contre Amou. » Entre la polyvalence de celle qui jouait arrière-ailière chez les pros et qui « distribue très bien le jeu » , précise Auréa Laval, ailière forte-pivot, et les absences et retours côté aveyronnais, l'EAB avait couru après le score en novembre. « Il ne faut pas s'arrêter à cette joueuse, même si je pense que cette semaine on s'est aussi entraîné pour la stopper, pour qu'on ne la laisse pas mettre 20 points comme au match aller » , prévient la meneuse Justine Goulignac. Entraîneur comme joueuses se souviennent de la confrontation et de la différence faite par Marion Laborde-Labadie. « Elle nous avait fait mal, elle polarisait beaucoup la défense , indique Flottes. Alors j'y avais mis Clémence Cabrit dessus, c'était une des seules équipées physiquement pour lui donner du mal. Parce que Laborde jouait loin du cercle quand elle était professionnelle, mais elle peut aussi jouer près comme ailière forte, mais aussi un peu pivot. » Dépasser la frustration des Coteaux du Luy Demain, les Aveyronnaises pourront tenter de prendre leur revanche. D'autant que la défaite (77-74) après prolongations aux Coteaux du Luy dimanche dernier leur a donné soif de succès. « En travaillant sur les écrans (action d'un adversaire mettant son corps en opposition pour empêcher un défenseur de suivre un joueur, notamment quand il a le ballon), on peut l'empêcher de shooter de loin » , se projette Goulignac, qui se souvient : « J'avais un poster dans ma chambre où elle était dessus, avec l'équipe de France médaillée aux JO ». Et au-delà du défi qu'est ce duel, l'Élan Aveyron a un autre objectif en tête : décrocher la victoire qui pourrait lui ouvrir les portes du maintien. « Ce n'est pas mathématiquement certain, mais sauf scénario rocambolesque, bien qu'on ait de l'expérience dans ce domaine, une victoire nous permettrait d'être à l'abri » , assure Nicolas Flottes. Auréa Laval ajoute : « Les matches qu'il y a derrière ne seront pas faciles, alors si on pouvait prendre cette victoire dès maintenant, on serait plus tranquille. » Pour ça, l'expérience l'a montré : l'EAB devra d'entrée bien l'aborder. margot pougenq Le groupe : Terral, Goulignac, Gamba, Hautcolas, Miravitllas, Viguié, Bouissou, Sincholle, Laval. Sossa absente pour des tests à l'Insep. Demain après-midi (14 h 30), les Aveyronnaises (6es) reçoivent Amou (5e) à Ginette-Mazel. Un duel qui pourrait les mettre en très bonne voie pour le maintien. Mais elles ont aussi une revanche à prendre du match aller (77-65), en retrouvant l'ancienne internationale française Marion Laborde-Labadie. Marion Laborde-Labadie, médaillée d'argent avec l'équipe de France aux JO de Londres en 2012, est revenue dans son club formateur, Amou, en 2020. Repro CP

L'Est Républicain
Edition de Besançon ; Edition de Lunéville ; Edition de Nancy ; Edition de Pont-à-Mousson ; Edition de Toul ; Edition de Meuse
Sports, jeudi 13 octobre 2022 543 mots, p. DOHD42,BADU42,ETOU42,LUN42,PONT42,NAAB42
Aussi paru dans
12 octobre 2022 - AFP Infos Françaises La Croix (site web)
13 octobre 2022 - Le Bien Public Le Journal de Saône et Loire Le Progrès (Lyon)

Judo / Mondiaux

Dicko s’offre un premier sacre

Pour ses débuts sur la scène planétaire, Romane Dicko, déjà triple championne d’Europe et médaillée olympique, est allée chercher sa première couronne mondiale à 23 ans, apportant à la France son premier titre de ces Mondiaux.

En patronne ! À moins de deux ans des Jeux olympiques et alors qu’elle n’a que 23 ans, Romane Dicko a frappé fort avec un titre de championne du monde des +78 kg à Tachkent ce mercredi, pour son premier galop dans cette compétition.

Elle s’impose ainsi comme l’un des leaders du collectif français, aux côtés de Teddy Riner, actuellement blessé, et de Clarisse Agbégnénou, en phase de reprise après un congé maternité.

« Je ressens beaucoup d’émotions parce que je savais que j’en étais capable, mais entre le savoir et le faire, c’est autre chose », a-t-elle déclaré après avoir reçu sa médaille.

« J’ai eu un début de journée très compliqué, j’ai eu du mal à me mettre dans la compétition mais ça m’a reboostée. Je me suis dit “Je n’ai pas le choix, il faut que je sois plus agressive” et pour la finale je suis vraiment montée d’un cran. J’étais la Romane de d’habitude. »

Céline Dion dans les oreilles pendant l’échauffement – « c’est la base ! » –, ceinture porte-bonheur autour de la taille, Dicko a été expéditive en finale contre la Brésilienne Beatriz Sousa, mettant son adversaire ippon en à peine plus d’une minute.

« Elle a fait une finale monstrueuse, elle était intouchable en fait », a réagi le patron de l’équipe de France féminine, Christophe Massina. « C’est une machine », a enchéri sa coach en Bleu Séverine Vandenhende.

Tolofua en bronze

Un peu plus tôt, l’autre Française engagée dans la catégorie, Julia Tolofua avait décroché la médaille de bronze en s’imposant aux pénalités contre l’Israélienne Raz Hershko.

Sur la route de la finale, Dicko, également triple championne d’Europe, s’était défaite par ippon de la Chinoise Su Xin pour son entrée en lice au deuxième tour, avant de signer deux waza-ari contre la Néerlandaise Marit Kamps en quart de finale. Elle avait ensuite battu sa compatriote Julia Tolofua en demi-finale.

Au terme de la dernière journée des compétitions individuelles, et avant l’épreuve par équipes jeudi, la France compte donc quatre médailles dont un titre.

Les Bleus vivaient jusqu’ici des championnats difficiles, avec plusieurs contre-performances venues de l’équipe féminine, attendue bien plus haut.

Le début de compétition avait vu les éliminations prématurées de Shirine Boukli, N.1 mondiale des -48 kg, et Sarah-Léonie Cysique, vice-championne olympique à Tokyo en -57 kg. Lundi, Margaux Pinot et Marie-Eve Gahié avaient chuté avant les quarts. Puis mardi en -78 kg, c’est Madeleine Malonga, également en argent à Tokyo l’an dernier, qui était tombée dès son entrée en lice.

« Forcément ça atteint un peu parce que quand on a les copines au self le soir, on pense que tout le monde va revenir médaillé et c’est ce qu’on veut pour nos copines. Mais il faut passer au-dessus », a-t-elle déclaré.

CHARENTE LIBRE
Sports, jeudi 13 octobre 2022 - 04:00 498 mots, p. 34
Aussi paru dans
12 octobre 2022 - AFP Infos Françaises
13 octobre 2022 - Corse Matin

Judo/Mondiaux

Premier titre pour Dicko, Tolofua en bronze

Pour ses débuts sur la scène planétaire, Romane Dicko, déjà triple championne d’Europe et médaillée olympique, est allée chercher sa première couronne mondiale à 23ans, apportant à la France son premier titre de ces Mondiaux.

«Je ressens beaucoup d’émotions parce que je savais que j’en étais capable, mais entre le savoir et le faire, c’est autre chose

», a-t-elle déclaré après avoir reçu sa médaille.

«J’ai eu un début de journée très compliqué, j’ai eu du mal à me mettre dans la compétition mais ça m’a reboostée. Je me suis dit «J’ai pas le choix, il faut que je sois plus agressive» et pour la finale je suis vraiment montée d’un cran. J’étais la Romane de d’habitude.»

Céline Dion dans les oreilles pendant l’échauffement -

«c’est la base!»

-, ceinture porte-bonheur autour de la taille, Dicko a été expéditive en finale des +78kg contre la Brésilienne Beatriz Sousa, mettant son adversaire ippon en à peine plus d’une minute.

«Elle a fait une finale monstrueuse, elle était intouchable en fait»

, a réagi le patron de l’équipe de France féminine, Christophe Massina.

«C’est une machine»

, a enchéri sa coach en Bleu Séverine Vandenhende.

Un peu plus tôt, l’autre Française engagée dans la catégorie, Julia Tolofua avait décroché la médaille de bronze en s’imposant aux pénalités contre l’Israélienne Raz Hershko.

Sur la route de la finale, Dicko, également triple championne d’Europe, s’était défaite par ippon de la Chinoise Su Xin pour son entrée en lice au deuxième tour, avant de signer deux waza-ari contre la Néerlandaise Marit Kamps en quart de finale. Elle avait ensuite battu sa compatriote Julia Tolofua en demi-finale.

«Forcément, c’est compliqué parce qu’avec Julia on s’aime beaucoup mais je suis très contente qu’on soit deux sur le podium des Championnats du monde»

, a souri Dicko.

Au terme de la dernière journée des compétitions individuelles, et avant l’épreuve par équipes jeudi, la France compte donc quatre médailles dont un titre.

Les Bleus vivaient jusqu’ici des Championnats difficiles, avec plusieurs contre-performances venues de l’équipe féminine, attendue bien plus haut.

Le début de compétition avait vu les éliminations prématurées de Shirine Boukli, N.1 mondiale des -48kg, et Sarah-Léonie Cysique, vice-championne olympique à Tokyo en -57kg. Lundi, Margaux Pinot et Marie-Eve Gahié avaient chuté avant les quarts. Puis mardi en -78kg, c’est Madeleine Malonga, également en argent à Tokyo l’an dernier, qui était tombée dès son entrée en lice.

«Forcément ça atteint un peu parce que quand on a les copines au self le soir, on pense que tout le monde va revenir médaillé et c’est ce qu’on veut pour nos copines. Mais il faut passer au-dessus»

, a-t-elle déclaré.

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche - Tarare ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, mardi 13 septembre 2022 1107 mots, p. VILL33,VALS33,OGML33,LYOE33,LYON33

Escrime

Apithy-Brunet : « Je n’avais plus envie de faire de l’escrime »

Recueilli par Benjamin STEEN

Victime d’une luxation de l’épaule le 9 mai puis opérée le 9 juin à Lyon, Manon Apithy-Brunet a repris ce lundi l’entraînement à la Christian-Bauer à Orléans. Une pause obligatoire finalement bienvenue pour la double médaillée aux JO de Tokyo (3e en individuel et 2e par équipes) à deux ans des Jeux de Paris.

Manon Brunet-Apithy (26 ans) est passée par tous les sentiments au printemps. Devenue n° 1 mondiale après sa victoire en coupe du monde à Istanbul , la sabreuse de Rillieux-la-Pape a été stoppée en plein vol dès l’étape mondiale de Hammamet par une luxation de l’épaule (9 mai). Opérée le 9 juin , elle a dû renoncer la mort dans l’âme aux Mondiaux (Le Caire). De passage à Lyon vendredi dernier à la Clinique Santy, où elle a obtenu le feu vert pour reprendre l’entraînement, la double médaillée olympique a ensuite fait un crochet par Le Progrès pour évoquer cette période difficile mais nécessaire avant de se lancer dans la quête de l’or olympique à Paris en 2024.

La décision de vous faire opérer a-t-elle difficile à prendre ?

« Une luxation de l’épaule, je connaissais. Mais quand j’ai fait les radios, les médecins m’ont annoncé que c’était plus grave que d’habitude. Je m’étais dit que je zapperai les championnats d’Europe, que j’irai aux championnats du monde et que derrière, je me ferai opérer. Puis, je viens à Lyon pour voir le chirurgien (Dr Arnaud Godenèche). Il y avait aussi mon médecin Eric Noël, mes parents, mon kiné Damien Salducci, mon maître d’armes Christian Bauer, et la docteure de la fédération. On était tous autour de la table. Tout le monde savait ce qui allait se passer sauf moi. Le chirurgien m’a dit : ‘‘Tes ligaments ne tiennent plus, à tout moment ton épaule peut ressortir’’. Là, j’ai réalisé. Si j’attendais les Mondiaux, ça signifiait que je n’étais pas à l’entraînement avant janvier 2023. Avec la qualif olympique qui débute en avril 2023, c’était trop court Je me suis mise à pleurer devant tout le monde. Ils continuaient de parler alors que je me disais : ‘‘t’es revenu à l’entraînement le 3 septembre 2021 pour les Mondiaux, c’était l’objectif de l’année’’… »

C’est digéré ?

« Oui parce que je n’avais pas vraiment le choix. La preuve, trois mois après, même si je suis en avance, j’ai encore des douleurs… Mais regarder les championnats d’Europe à la télé et les Mondiaux en tribunes, ce n’était pas évident. »

Où en êtes-vous trois mois après ?

« Tout va bien. J’ai fait un test d’effort (vendredi). Je n’ai quasiment plus de différence entre l’épaule gauche et la droite. Il me reste une petite tendinite, mais c’est normal. Je reprends les leçons cette semaine. Je ne suis pas très patiente. J’espère être forte pour les championnats l’été prochain. Il faut que je ré-assimile ce que j’ai appris la saison dernière avec mon nouveau maître d’armes. Tout n’était pas encore stable. »

Quand ferez-vous votre rentrée en compétition ?

« Il y a deux ou trois compétitions nationales à l’automne mais je ne sais pas si ce sera possible. En revanche, il y a une manche de coupe du monde à Alger en novembre et je serai là. »

« N° 1 mondiale, je l’ai été et je veux le redevenir un jour »

Vous veniez d’accéder à la place de n° 1 mondiale. Trois mois plus tard vous êtes 7e. Regrettez-vous de ne pas avoir pu défendre votre place ?

« Être arrivée tout en haut et redescendre aussitôt, ça m’embête un peu. N° 1, je l’ai été et je veux le redevenir un jour. Mais le plus embêtant, c’est que je veux ma médaille (sic) aux Mondiaux en individuel. J’en ai eues aux championnats d’Europe (2e en 2019) et aux JO alors que j’ai toujours été très crispée aux Mondiaux. C’était le moment de me débloquer. »

Vous aviez peu coupé après les JO de Tokyo. Cette pause forcée n’est-elle pas un mal pour un bien ?

« Je n’étais pas en burn-out mais je n’en pouvais plus. Je n’avais plus envie de faire de l’escrime. J’étais tellement fatiguée, je n’avais plus la joie d’aller en compétition. Normalement, on fait une vraie coupure après les JO. Après Tokyo, ça aurait été encore plus nécessaire après une olympiade de cinq ans. Mais le coach a dit ‘‘non, on n’a que trois ans, faut accélérer’’. Du coup, avec l’opération, j’en ai profité. Je n’ai repris les footings que depuis deux semaines. »

Vos deux médailles à Tokyo ont-elles changé votre vie ?

« C’est plus Paris 2024 qui a un effet. J’ai un sponsor de plus… Mais personnellement, quand je voyais les autres avec des médailles dont je rêvais, je me disais qu’ils devaient planer. Moi, rapidement je me suis dit : ‘‘Il te manque une couleur (l’or), il faut y retourner’’. Quand on perd, on souffre longtemps. Rio (4e), ça m’a travaillé 5 ans. On se dit que si on gagne une médaille on sera aussi heureux qu’on était triste après la défaite. Mais ça ne dure pas longtemps. »

Le rameur Hugo Boucheron a souffert d’une dépression post-olympique après son titre à Tokyo…

(Elle coupe) « Je l’ai appelé pour lui demander ce qu’il avait et ce qu’il faisait pour aller mieux. On a pas mal parlé. Je comprends. Quand on gagne, le frisson est exceptionnel. Et le lendemain tout est fini. Il faut tout refaire. J’ai ressenti ça cette année. J’ai gagné une coupe du monde individuelle, une coupe du monde par équipes. Mais je me suis juste dit : ‘‘Je n’ai pas raté’’. Sur le podium, j’étais satisfaite mais pas contente. »

Ressentez-vous déjà de la pression à l’approche de Paris 2024 alors que les projections en termes de médailles ne sont pas très optimistes ?

« On me parlait des JO de Paris avant d’aller à Tokyo ! J’aurai la pression. Mais je me la mets suffisamment moi-même. Je ne veux pas juste participer à mes troisièmes Jeux. »

Le Progrès (Lyon)
Edition d'Oyonnax – Léman – Bugey – Bas-Bugey
Actu | belley et valromey, mardi 13 juin 2023 147 mots, p. OLBB24

Belley

Médaillée olympique, championne du monde Céline Lebrun a dirigé un entraînement au judo club

Vendredi 9 juin en début de soirée, le judo club de Belley organisait au gymnaste Jean-Morin un entraînement dirigé par Céline Lebrun, vice-championne olympique à Sidney en 2000 et championne du monde 2001 à Munich toute catégorie. À cette occasion, une trentaine de judokas de tout niveau du judo club de Belley, de Novalaise, de Morestel, de la Motte-Servolex ou de Culoz ont suivi et mis en application pendant 1 h 30 les conseils de la médaillée olympique. « Céline Lebrun qui est également membre de la Fédération française de judo est venue à Belley à notre invitation », indique Hassene Djimili, l’entraîneur du judo club. Dorothée Salacroup, présidente du judo club, assistait à cet entraînement.

Le Télégramme (Bretagne)
jeudi 9 juin 2022 541 mots, p. 13BRV-7
Aussi paru dans
8 juin 2022 - Le Télégramme (Bretagne) (site web)

Brest

Camille Lecointre quitte Brest pour Le Havre et Marseille

Stéphane Jézéquel









Stéphane Jézéquel

La double médaillée de bronze aux JO (Rio et Tokyo) en dériveur 4.70, championne du monde et multiple championne d'Europe, Camille Lecointre, quitte son club Brestois pour Le Havre. Un retour aux sources vécu difficilement au Brest Bretagne Nautisme.

Fin de parcours à Brest pour la double médaillée olympique Camille Lecointre, qui a décidé de poursuivre sa carrière du côté du Havre. Arrivée en 2001 à Kerichen, en section sports études, la Normande originaire d'Harfleur avait rejoint l'Usam en 2001 puis la Société des Régates de Brest (SRB) en 2005. Ancienne licenciée du Brest Bretagne Nautisme, actuel plus gros club de voile français, la talentueuse régatière continuera de fréquenter le pôle d'entraînement de Brest (Adonnante).

La dynamique est venue du Havre

« C'est un faisceau de raisons qui ont motivé mon choix, à commencer par mes nouveaux partenaires privés qui sont basés au Havre », commente Camille Lecointre, qui ne souhaite pas s'étendre sur le volet financier.

La ville de Brest aurait-elle pu retenirce sérieux espoir de médaille aux prochains jeux olympiques de Paris, aux côtés du très titré Jérémie Mion ? Le soutien de la Ville de Brest était, semble-t-il, au taquet, avec une enveloppe de 20 000 € dédiés à une poignée d'athlètes en préparation olympique (pour quatre ans). Une goutte d'eau rapportée aux plus de 600 000 € accordés au Stade Brestois chaque année.

Au Brest Bretagne Nautisme, la pilule est difficile à avaler. « Notre amitié et notre soutien envers Camille ne faibliront pas, réagit Carole Jaouen, la présidente du Brest Bretagne Nautisme. Nous serons toujours derrière elle pour la supporter. Néanmoins, son départ montre ce que nous redoutons depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, la nécessité pour notre métropole et plus largement notre région Brestoise de trouver des moyens pour mieux soutenir nos sportifs voileux. Ça va devenir vraiment urgent ! »

« On doit trouver une structure de portage capable d'accompagner ces sportifs durant leur longue période de préparation », concède Patrick Appéré, l'adjoint en charge des sports à la ville de Brest. Nous sommes très heureux qu'elle ait pu trouver de quoi poursuivre sa préparation au Havre ». En réalité, la championne sera basée à Marseille, mais licenciée au Havre.

Modèle de réussite sportive

Camille Lecointre était très investie au sein du club Brestois et des plus présentes auprès des filles. Des champions de cette dimension tirent véritablement les collectivités vers le haut. Leurs résultats rejaillissent indubitablement vers le travail et le savoir-faire des structures. Et pour la promotion du sport féminin, rien de tel qu'une médaillée olympique pour booster les dynamiques et les vocations.Aloïse Retornaz (sa coéquipière lors des derniers JO)et la médaillée d'or en planche à voile, Faustine Merret, en savent quelque chose...

La ville du Havre a su ramener dans ses filets ce solide espoir de médaille pour les prochains Jeux Olympiques,qui se joueront en France, dans deux ans. L'ancien premier ministre et maire du Havre, Édouard Philippe, ne se privera pas de faire de Camille Lecointre, l'ambassadrice de sa ville pour les prochaines olympiades.

L'Équipe
dimanche 5 décembre 2021 684 mots, p. 34

En forme olympique Anaïs Bescond a retrouvé hier le podium après une année blanche, à 34 ans. Normal, la triple médaillée olympique n'est jamais meilleure que les saisons avec JO...

marc ventouillac

« Il faut compter avec Nanas ». Un peu plus d'une heure après sa course, Anaïs Bescond n'a plus la larme à l'oeil. La triple médaillée olympique (*) arbore au contraire le plus beau des sourires. Elle a de quoi. Nanas (prononcez « Nanass ») a terminé deuxième de la poursuite d'Östersund (Suède) derrière la Norvégienne Marte Olsbu Roeiseland, et elle a été accompagnée sur le podium par Anaïs Chevalier, laquelle confirme son excellent début de saison (2e du premier sprint de l'hiver, la semaine dernière).

Pour Bescond, la performance est d'autant plus notable qu'elle vient après une saison vierge de tout podium. De quoi peut-être se poser quelques questions quand on affiche 34 ans au compteur. « Je ne sais pas si on m'attendait ou si on m'avait déjà mis à la poubelle, mais, moi, je n'ai rien lâché, explique-t-elle. Je me suis entraînée avec beaucoup de rigueur et de coeur à l'ouvrage cette année, malgré un passage à vide avec le printemps et le Covid. Ça a été difficile cet été, mais j'ai continué à faire mon boulot comme à mon habitude. »

À croire que les années olympiques la transcendent. En 2018, elle a connu la réussite à Pyeongchang, avec trois médailles, et 2014 a été l'année de son unique victoire individuelle en Coupe du monde, le sprint d'Antholz, avant de claquer trois tops 10 à Sotchi. « Elle est animée par les Jeux comme c'est pas permis, constate son entraîneur Fred Jean. Une année olympique, il faut compter sur elle. Elle a le métier, l'expérience, ça ne lui fait pas peur du tout. »

20/20 au tir ? Pas un cadeau...

Une analyse que nuance l'intéressée : « Finalement, le biathlon reste toujours la même chose. Toujours les mêmes kilomètres, les mêmes cibles à dégommer, les mêmes adversaires qu'on connaît, avec leurs forces et leurs faiblesses... Oui, forcément c'est une année importante, il y a les Jeux, mais il y a avant toute chose la sélection pour les Jeux. Il y a une équipe de France forte, avec des grosses qualités sous le capot de chacune des filles de l'équipe de France. Je suis une athlète depuis de nombreuses années maintenant, je connais la baraque mais pour autant il n'y a jamais rien qui est acquis. »Anaïs Bescond a mis les bouchées doubles et se sent plus solide que l'an passé. « J'ai l'impression d'avoir un peu plus de force et surtout de pouvoir davantage l'appliquer aux bons endroits aux bons moments, explique la championne olympique du relais mixte. Je fais aussi un travail de préparation mentale avec Marie-Laure (Brunet, médaillée de bronze en poursuite aux Jeux de 2010) et je pense que ça m'aide. J'ai une démarche de travail que j'avais délaissée l'année dernière. Au biathlon, il ne faut rien lâcher. »

Ce fut le cas hier au pas de tir où elle a réussi un sans-faute qui lui arrache une anecdote. « C'est toujours un grand moment, mais... La semaine dernière pour l'individuel, j'ai un de mes amis canadiens(Scott Gow) qui a réalisé un 20 sur 20. Il était ravi car c'était son premier 20 sur 20. Moi, j'en ai quelques-uns au compteur mais je lui ai dit que je détestais tirer à 20 sur 20 car à l'arrivée, quand tu le fais, tu te dis que ce n'était pas si difficile que ça. Sauf qu'il y a tellement de fois où des balles nous échappent, et là on trouve ça abominablement dur. Au fond, c'est toujours un petit peu rageant de se dire je suis capable de le faire(et de ne pas toujours y arriver) ».

Hier, Bescond a blanchi ses vingt cibles. Sa deuxième place arrive après deux tops 15 (13e et 14e aux sprints d'Östersund) et une place de meilleure Française (28e) dans l'individuel d'ouverture. Le podium d'hier n'est pas le fruit du hasard. Oui, décidément, il faut compter avec Nanas.

(*) Or avec le relais mixte, bronze en poursuite et avec le relais femmes en 2018.

Le Progrès (Lyon)
Edition du Roannais ; Edition du Forez ; Edition du Gier et du Pilat ; Edition de L’Ondaine ; Edition de Saint-Etienne ; Edition de Lons, Champagnole et du Haut-Jura ; Edition de Dole et du Nord Jura ; Edition de la Haute-Loire ; Edition d'Oyonnax – Léman – Bugey – Bas-Bugey ; Edition de Bourg – Bresse – Val-de-Saône-Nord ; Edition de Dombes – Côtière de L’Ain ; Edition de Villefranche et Beaujolais ; Edition de Tarare – L’Arbresle – Monts du Lyonnais ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | france monde, jeudi 28 avril 2022 706 mots, p. ROAN30,GIER30,SETI30,FORZ30,LOND30,DONJ30,LCHJ30,HALO29,BBVS30,OLBB30,DOCA30,TAML26,VALS26,OGML26,LYON26,LYOE26,VILL26
Aussi paru dans
28 avril 2022 - Le Bien Public L'Est Républicain Le Journal de Saône et Loire

jeux paralympiques

Paris-2024 veut « un avant et un après »

Antonin DESLANDES

Changer le regard de la société et le traitement médiatique sur le handicap : le Cojo de Paris-2024 ambitionne d’organiser des Jeux paralympiques qui dépasseront le cadre sportif, en s’inspirant de ce qui a été fait à Londres en 2012. Avec la nécessité de rapprocher athlètes olympiques et paralympiques.

« Laisser un héritage ». À deux ans des JO de Paris, le Cojo (Comité d’organisation des Jeux olympiques) et son président Tony Estanguet ne cachent par leur volonté d’organiser dans la capitale des Jeux paralympiques qui feront date. L’ancien kayakiste, qui déplore « un événement qui est encore trop méconnu », bannit l’idée d’un rendez-vous manqué : « Tous les anciens comités d’organisation que j’ai rencontrés m’ont dit : ‘Si on avait su, on en aurait fait un peu plus pour les paralympiques.’ Donc on ne peut pas se permettre de se dire la même chose fin 2024 ».

Le comité aime à présenter une équipe de France unique, réunissant sportifs olympiques et paralympiques sous le même logo, avec l’objectif de créer davantage de passerelles entre les athlètes. Une initiative qui s’inscrit dans la continuité de l’arrivée en 2017 du Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF) au sein de l’INSEP, le temple du sport français. Ou, plus récemment, de la création d’un fonds de dotation pour accompagner les structures sportives dans le développement du handisport.

Sensibiliser la société

« Il y a une ambition commune, une identité visuelle commune et des sites en commun », poursuit Estanguet. Les paralympiques prendront place sur les mêmes lieux que les olympiques : Roland-Garros pour le tennis et le volley, le Champs de mars pour le cécifoot, le parajudo au Grand Palais, le tir-à-l’arc aux Invalides ou l’équitation dans les jardins du château de Versailles.

Mais l’idée est aussi de sensibiliser la société aux sports paralympiques, afin que ces derniers ne retournent pas dans l’ombre une fois les Jeux clos. Comme chaque année, des athlètes paralympiques se sont déplacés dans les écoles fin janvier, et d’autres initiatives sont prévues dans des entreprises et dans les villes.

« Faire évoluer la place des personnes en situation de handicap dans une société »

Marie-Amélie Le Fur, nonuple médaillée olympique et présidente du CPSF, entend s’inspirer des Jeux de Londres en 2012, qu’elle a vécus dans le costume d’athlète handisport. « Ce n’était pas mes premiers jeux, mais ils étaient extraordinaires, rembobine-t-elle. C’est là-bas que j’ai réalisé que le public pouvait nous apprécier au travers de nos performances, de notre sport. L’ambition que l’on veut se fixer, c’est de faire évoluer la place des personnes en situation de handicap dans une société. » Andrew Parson, journaliste et président du Comité international paralympique (IPC), y croit dur comme fer et cite lui aussi les Jeux de Londres, dont la cérémonie d’ouverture avait réuni 1 milliard de téléspectateurs à travers le monde : « Ces Jeux ont changé pour toujours la façon dont est présenté le sport à la TV. Aujourd’hui, nous avons des présentateurs en situation de handicap face caméra, plus seulement derrière la caméra. »

La tâche ne sera pas simple, au regard de l’invisibilisation du handisport en dehors des Jeux olympiques. « Aujourd’hui, il faut progresser sur le champ de la médiatisation, martèle Marie-Amélie Le Fur. On a besoin d’une relation tout au long de l’année, pas seulement au moment des JO. » Une nécessité pour susciter des vocations, aussi. Car pour que ces Jeux marquent l’histoire, la France aura besoin de retrouver une place de choix dans le gotha du para-sport, elle qui ne figure plus dans le top 10 des nations les plus médaillées depuis 2004 et qui a pointé à la 14e place à Tokyo en 2021. Samedi dernier, le CPSF a organisé dans son antre de l’INSEP la troisième édition de « La Relève », une journée de détection pour trouver les futurs athlètes paralympiques. Deux ans avant l’échéance, « il est toujours possible de former un futur médaillé », conclut-on du côté d’un CPSF à l’optimisme inaltérable.

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche - Tarare ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, samedi 2 décembre 2023 492 mots, p. OGML39,LYON39,LYOE39,VALS39,VILL39

Snowboard

Chloé Trespeuch au départ de sa douzième saison en Coupe du monde

Marion Saive

La saison 2023-2024 de Coupe du monde de snowboard cross débute ce week-end en France, aux Deux-Alpes. Au départ du glacier, la Limonoise et double médaillée olympique Chloé Trespeuch, 2e du Général la saison passée, voudra démarrer fort.

À 29 ans, Chloé Trespeuch entame sa 12e saison de Coupe du monde de snowboard cross. Avec la même excitation et la même envie. « Et des genoux un peu plus usés aussi », plaisante la double médaillée olympique originaire de Val Thorens, installée depuis six ans dans les Monts d’Or.

À quelques jours de son retour à la compétition, ce week-end aux Deux Alpes, on la retrouve chez elle à Limonest. Où l’athlète tricolore a emménagé il y a un an avec son conjoint Ioan Debrach, rugbyman à Mâcon (Nationale 2) et torréfacteur, pour gagner en surface et verdure.

Une vie à la Thibaut Pinot à Limonest

« Ici, j’ai une salle de sport dédiée, ce qui me permet de m’entraîner dans des conditions optimales quand je ne suis pas sur les pistes. On est entouré d’arbres et d’animaux, ça me ressource et m’apaise. C’est ma méditation à moi », confie Trespeuch. Comme Thibaut Pinot, la snowboardeuse s’est prise d’affection pour deux chevrettes, baptisées Tofu et Cahuète en rappel à son alimentation végétarienne, qu’elle héberge sur le terrain attenant à sa maison. Des débroussailleuses « hors pair » selon l’étudiante de Sciences Po Paris, écologiste engagée et fondatrice de l’association Ecoglobe, dédiée à la préservation de l’environnement.

L’athlète tricolore, 2e au classement général de la Coupe du monde l’an dernier, se dit d’attaque après une prépa estivale intensive. Entre rassemblement au Chili avec l’équipe de France, stage commando avec l’Armée des champions et trail du marathon du Mont-Blanc (23 km, 1 680 m D +). Un exercice loin de la zone de confort de Trespeuch, habituée aux efforts courts. « Pousser mon corps dans ses retranchements me permet de croire davantage en mes capacités », affirme la jeune femme, qui s’est mise au tennis il y a peu, au TC Dardilly Champagne, pour améliorer sa vision, son positionnement et travailler sa vitesse d’appuis.

« Je manque de réactivité, je dois encore progresser sur les départs », note Trespeuch, 35 podiums individuels au total pour (seulement) 4 victoires en Coupe du monde. « À force de faire 2e ou 3e, c’est comme si le fait de ne pas gagner était ancré en moi. J’espère faire sauter ce blocage mental cette année », avance la Tricolore, impatiente de se jauger à ses concurrentes directes. Dont la Britannique Charlotte Bankes, tenante du Globe de Cristal, ou l’Italienne Michela Moioli. Mais pas la championne du monde tchèque Eva Samkova, retenue par un programme télé similaire à « Danse avec les stars » dans son pays.

Aujourd'hui en France
Edition Principale
_Sports, lundi 6 décembre 2021 668 mots, p. AUJM22
Aussi paru dans
5 décembre 2021 - Le Parisien (site web) Aujourd'hui en France (site web)
6 décembre 2021 - Aujourd'hui en France (site web) Le Parisien Le Parisien (site web)

« Ces filles sont des diamants et on le savait »

Sandrine Bailly, ex-médaillée olympique, se réjouit de la performance des biathlètes françaises cette saison qui ont été intouchables hier lors du relais. De très bon augure avant les Jeux de Pékin.

Maxime Ducher

Quatre podiums en cinq courses et une victoire qui marquera les mémoires. Les biathlètes françaises sont dans une forme étincelante en ce début de saison de Coupe du monde. Hier à Östersund (Suède), Anaïs Bescond, Anaïs Chevalier-Bouchet, Julia Simon et Justine Braisaz-Bouchet ont obtenu leur premier succès en relais depuis janvier 2019, avec une incroyable avance de près d'une minute sur leurs dauphines. Un écart qu'elles n'avaient plus réalisé depuis 2001.

Avant cela, l'aînée des soeurs Chevalier (28 ans) avait déjà rapporté une deuxième place, sur le premier sprint de la saison, et une troisième, sur la poursuite d'Östersund il y a quelques jours. L'autre Anaïs, Bescond (34 ans), la plus expérimentée des Bleues, avait, elle, décroché son premier podium depuis 2020, lors de la même poursuite suédoise. Des résultats très prometteurs et inédits sur le plan individuel à ce moment de la saison depuis celle de 2016-2017.

Mais, au-delà des chiffres, c'est l'impression globale laissée par les biathlètes tricolores qui permet de penser qu'un cap est en passe d'être franchi. « L'équipe est en train de se montrer à elle-même qu'elle est capable de réaliser ce genre de courses, analyse Sandrine Bailly, ex-médaillée olympique. Cette dose de joie accumulée aujourd'hui est prise, et personne ne pourra leur enlever par la suite. »

Sortir de l'ombre des hommes

L'exemple est d'ailleurs donné par les deux leaders de ce collectif : Chevalier-Bouchet sur la piste, et Bescond dans le discours. « Elles sont sur la bonne voie pour former une équipe soudée où tout ne repose pas sur une personne. Quand l'une est moins bonne, l'autre va pallier ce manque », poursuit l'ancienne biathlète.

Car, depuis de nombreuses saisons maintenant, la suprématie des hommes sur le biathlon mondial a quelque peu relégué dans l'ombre les résultats féminins. Un constat dû aux performances exceptionnelles de Martin Fourcade, mais également au caractère des Bleues. « Elles n'ont pas la même confiance naturelle que les garçons, expose Sandrine Bailly. Ce n'est pas inné d'avoir confiance en soi, de ne pas penser à l'enjeu et de supporter la pression extérieure. Cette équipe est comme une entreprise, il faut créer du lien. » À l'image de Quentin Fillon Maillet ou d'Émilien Jacquelin, « les hommes ont réussi à monter en puissance ensemble depuis le départ de Martin, donc on a été dur avec les résultats des filles, qui paraissaient forcément moins bons, regrette l'ancienne vainqueure de 20 courses en Coupe du monde. Mais ces filles sont des diamants, et on le savait. Il fallait juste un peu de temps. »

Du temps et de la réussite. Car, sur ce relais suédois, « tout s'est aligné », reconnaît Corinne Niogret, ex-championne olympique de l'épreuve. Une prestation parfaite qu'il faudra renouveler au pic de la saison. « Elles ne sont pas encore à 100 % car les Jeux olympiques arrivent », prévient l'ancienne biathlète.

Malgré le Covid, Pékin 2022 conserve sa part de rêve qui stimule les champions d'hier ou de demain. Mais pour performer, les Bleues vont devoir capitaliser sur la confiance acquise par ces excellents premiers résultats. « Il vaut mieux commencer une année olympique en étant performant, certifie Corinne Niogret. Les futurs médaillés aux Jeux auront performé avant. Aux JO, sportivement, la course, c'est la même que d'habitude, rappelle Corinne Niogret. Il faut juste parvenir à ne pas penser qu'au bout il y en a un qui est champion olympique et que ça lui change la vie. »

Le compte à rebours est lancé. Les Tricolores ont désormais cinq étapes de Coupe du monde pour surfer sur leur dynamique positive et accumuler de la confiance. Un cercle vertueux qui leur servira de rempart à la pression, quand viendra le temps de jouer la suite d'une vie sur une course, un tir ou une balle perdue.

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche et Beaujolais ; Edition de Tarare – L’Arbresle – Monts du Lyonnais ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, mardi 22 mars 2022 618 mots, p. VALS27,LYOE27,LYON27,TAML27,OGML27,VILL27

Escrime / Sabre

Manon Brunet n° 1 mondiale : « Maintenant, je veux le rester »

Benjamin STEEN

Grâce à sa victoire à la manche de Coupe du monde d’Istanbul samedi, la sabreuse de Rillieux s’est installée au sommet de la hiérarchie mondiale. Une place que la double médaillée olympique entend conserver le plus longtemps possible sur la route des JO de Paris 2024.

Samedi dernier, Manon Brunet-Apithy venait d’écarter la Grecque Despina Georgiadou en quarts de finale de la manche de Coupe du monde d’Istanbul quand elle a reçu un coup de fil de son époux Bolade Apithy, lui aussi sabreur international : « Il m’a dit : ‘‘ça y est, tu es n° 1 mondiale !’’ Sur le coup, j’étais dans ma compétition, je m’en fichais un peu… »

Frustrée par son élimination en 16es de finale à Athènes 15 jours plus tôt, la double médaillée olympique des JO de Tokyo (3e individuelle ; 2e  par équipes) voulait d’abord sa revanche. Sur les rotules en Grèce après un entraînement intensif, elle a retrouvé son escrime en Turquie face à la jeune Française Amalia Aimé (15-7) au deuxième tour. « Moralement, ça a été très difficile après Athènes, raconte-t-elle. Avant de partir pour Istanbul, j’ai éclaté en sanglots, je doutais de tout. Finalement, ce match m’a déverrouillée. Il a fallu partir à la bagarre au lieu de réciter, ce qui a réveillé la compétitrice en moi. Je me suis libérée et ça m’a suivie jusqu’au bout. »

« Un moment qui compte »

En finale, elle écartait une autre compatriote, Anne Poupinet (15-8), pour décrocher la sixième manche de Coupe du monde de sa carrière. Une manière élégante d’accéder à la place de n° 1 mondiale que la 4e  des JO de Rio 2019 lorgnait depuis sa médaille d’argent aux championnats d’Europe 2019 et surtout son podium olympique.

A 26 ans, elle devient la deuxième Française de l’histoire à monter sur le toit du sabre mondial après Anne-Lise Touya : « Cela fait très plaisir. Dans une carrière, c’est un moment qui compte. Maintenant je veux le rester quand mes principales adversaires, qui ne sont pas là, reviendront », dit-elle spontanément.

Si elle affiche une constance sur les podiums depuis trois ans, Manon Brunet-Apithy profite en effet de l’absence des Russes, dont Sofia Velikaya (n° 1 de 2014 à 2019 et désormais n° 2), et de l’Ukrainienne Olga Kharlan (n° 1 jusque dimanche dernier), actuellement pas en état de concourir alors que son pays est en guerre.

Si cette prise de pouvoir était attendue, elle conforte la Lyonnaise dans sa décision d’avoir quitté l’Insep à son retour de Tokyo l’été dernier pour rejoindre l’Académie Bauer à Orléans. Auprès du maître d’armes passé par l’Italie, la Chine et la Russie, habile à amener ses élèves au titre olympique (Aldo Montano en 2004, Zhong Man en 2008 et Yana Egorian en 2019), elle entend franchir un cap : « Il me manque l’or en grand championnat et aux JO, dit-elle. Je dois gagner en régularité. »

Place maintenant à deux semaines de vacances mais la saison est loin d’être terminée avec encore trois manches mondiales (Séoul le 23 avril, Tunis le 6 mai et Padoue le 21 mai) avant les championnats d’Europe (Antalya du 17 au 22 juin) et les Mondiaux (Le Caire du 15 au 23 juillet). Désormais avec une grosse pancarte de tireuse n°1 à battre.

Il me manque l’or en grands championnats et aux JO

Manon Brunet-Apithy

Le Télégramme (Bretagne)
vendredi 4 mars 2022 320 mots, p. 28SPO7

Judo

Judo Après Audrey Tcheuméo, Lyse Versmisse vise haut

Antoine Le Goff









Antoine Le Goff

Prétendante au titre de championne de France juniors en -78 kg, la Costarmoricaine Lyse Versmisse (19 ans) a déjà pu affronter la double médaillée olympique Audrey Tcheuméo chez les seniors.

Championnats de France juniors,à Paris, samedi et dimanche

Lyse Versmisse aura un seul objectif, dimanche, aux championnats de France juniors : le titre en -78 kg. « Je veux gagner ! », martèle la jeune judokate originaire d'Yffiniac. La Costarmoricaine, qui a intégré le Pôle France de Bordeaux en septembre, sait pourtant qu'elle n'est pas la seule prétendante.

« Ça va se jouer au mental, à l'usure »

« Ça va être compliqué. Rien qu'au Pôle France, on est quatre à s'entraîner ensemble en permanence, on se connaît par coeur. Il n'y en a pas une qui est plus forte que les autres. Ça va se jouer au mental, à l'usure. »

Peut-être aussi à l'expérience ? Du haut de ses 19 ans, Lyse Versmisse pourrait alors mettre à profit celle acquise lors des championnats de France seniors D1, en novembre 2021.Elle a alors pu se mesurer, en quarts de finale, à ce qui se fait de mieux en France dans sa catégorie, avec Madeleine Malonga : la double médaillée olympique Audrey Tcheuméo. Logiquement battue, elle a alors pu mesurer ce qui la séparait encore du plus haut niveau.

Objectif JO 2028

« C'était impressionnant mais aussi excitant parce qu'Audrey Tcheuméo, c'est l'élite du judo. J'y ai cru, je me suis dit qu'elle pouvait aussi faire une erreur, mais elle m'a battue. Je me suis dit que j'avais du travail, ça m'a précisé ce que je devais travailler pour devenir comme ça. »

« Devenir comme ça » : c'est bien l'objectif de celle qui est encore lycéenne en terminale. « Les Jeux Olympiques de 2028, c'est ce que je vise », conclut-elle d'une voix pleine de détermination.

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche - Tarare ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, mercredi 27 septembre 2023 169 mots, p. VALS34,OGML34,VILL34,LYOE34,LYON34

Natation

Natation De grands noms à Villefranche

M.S.

Les 13, 14 et 15 octobre, le club de Natation Villefranche en Beaujolais (NVB) tient son 12e meeting de rentrée au pôle sportif de Saint-Exupéry. Dix jours avant les championnats de France élite petit bain (25m), le gratin de la nage tricolore sera présent en Calade. Parmi les 30 têtes d’affiche annoncées, la médaillée olympique à Londres en 2012 et quadruple championne d’Europe, Charlotte Bonnet, détentrice des records de France du 50, 100 et 200 brasse en petit bassin. Mais aussi la Russe naturalisée française Anastasia Kirpichnikova, finaliste olympique à Tokyo, championne d’Europe en petit bassin (2021) et triple championne de France sur 400, 800 et 1500 NL à Rennes. Plusieurs membres de l’équipe de France présents aux derniers championnats du monde de Fukuoka (Japon) seront également présents (Logan Fontaine, Cyrielle Duhamel, Pacôme Bricout, Sacha Velly, Analia Pigrée), comme de nombreux U23 présents aux championnats d’Europe de Dublin (Irlande).

Le Télégramme (Bretagne)
samedi 30 septembre 2023 319 mots, p. 10BRV-Q2

Brest - Port de commerce

Port de Commerce Défi santé nutrition aune nouvelle ambassadrice

L’association Défi nutrition santé a nommé sa nouvelle ambassadrice ce mercredi : la Brestoise Aloïse Retornaz, médaillée olympique en voile.

Alors que les Jeux olympiques se profilent à l’horizon 2024, le constat établi par les autorités sanitaires démontre la nécessité de lutter contre la sédentarité, particulièrement celle de certains jeunes. C’est la raison pour laquelle l’association Défi santé nutrition (DSN), présidée par le Docteur Yves Pagès, entend poursuivre et intensifier son action à Brest.

Soucieuse de faire mieux connaître son action, l’association, basée à Lambézellec, a nommé une ambassadrice brestoise, mercredi, en la personne d’ Aloïse Retornaz, médaillée olympique en voile à Tokyo en 2021 .

Des missions sport et santé

Travaillant actuellement pour obtenir sa sélection pour l’équipage féminin de la coupe de l’America 2024, elle interviendra à diverses occasions avec DSN, afin de vanter les bénéfices du sport pour la santé.

L’équipe, composée de sept salariés, dont quatre diététiciennes et trois enseignants en activité physique adaptée, intervient dans les deux domaines que sont l’équilibre alimentaire et le sport santé en gardant un équilibre entre les conseils en nutrition et l’activité physique. Il ne s’agit pas de voir cette dernière sous l’angle de la compétition, mais comme un moyen de trouver du bien-être, de s’évader et de se sentir mieux. Intervenant sur l’ensemble de la Bretagne, Défi santé nutrition mène également un programme de formation destiné aux divers acteurs de l’aide à domicile ou des Ephad , ainsi qu’aux professionnels de la petite enfance. Les éducateurs physiques et sportifs ou les professionnels interviennent près des personnes en situation de précarité.

Ouest-France
Nord-Finistère
Brest, mardi 3 octobre 2023 421 mots, p. OF Nord-Finistère_8
Aussi paru dans
2 octobre 2023 - Ouest-France (site web)

Aloïse Retornaz, ambassadrice Défi Santé Nutrition

2024, année des Jeux Olympiques, la promotion de l’activité physique et sportive sera la grande cause nationale. Une démarche soutenue par la médaillée olympique Aloïse Retornaz.

Défi santé nutrition, dont le siège est à Brest, au port de plaisance du Moulin Blanc, reconnue par l’ARS, membre de la Société française de santé publique, est une associatio qui articule ses actions sur l’information, la formation des professionnels et l’éducation via des ateliers ludiques, culinaires, physiques. Défi santé nutrition intervient sur la santé au travail, sensibilise les jeunes sur la lutte contre la sédentarité et accompagne les seniors par des programmes qui favorisent le bien vieillir. La Société Française de sport santé (SF2S), elle, réunit de façon transversale des experts et des professionnels issus des métiers de la santé et des activités physiques et sportives, tant universitaires, médecins, kinésithérapeutes, STAPS APA, infirmières, coachs et éducateurs sportifs que conseillers techniques.

En 2024, année des Jeux Olympiques, la promotion de l’activité physique et sportive sera la Grande Cause Nationale Elle a pour objectifs d’inciter les Français à faire davantage d’activités physique et sportive. Un projet qui a amené Yves Pagès, à contacter Aloïse Retornaz pour devenir marraine de l’association Défi Santé Nutrition et de la Société française de sport santé, dont le Dr Yves Pagès est président.

Aloïse Retornaz médaillée olympique ambassadrice

Médaillée de bronze lors des Jeux olympiques de Tokyo en 2021, en 470 (voile), avec Camille Lecointre, la Brestoise et sportive de haut niveau a répondu favorablement à cette demande pour ce rôle de marraine.  L’activité physique est souvent mise en lumière par le sport de haut niveau, mais au-delà de la compétition, j’y vois un moyen de s’évader et de bien être. 

Aloïse Retornaz, qui a quitté en juillet la phase de sélection en vue des Jeux Olympique 2024, poursuit les phases de qualification pour la Women’s America’s Cup qui se déroulera à Barcelone, en 2024.

La nouvelle ambassadrice, convaincue des bienfaits de l’activité physique  vise à susciter de l’envie auprès des jeunes notamment », notamment chez les 6 à 17 ans. Seulement 50,7 % des garçons et 33,3 % des filles atteignent les recommandations en matière d’activité physique, selon l’Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité (ONAPS).

Cet article est paru dans Ouest-France

Ouest-France
Vannes ; Dinan ; Saint-Brieuc ; Mayenne ; Maine-et-Loire ; Lorient ; Saint-Malo, Dinard ; Finistère Nord ; Saint-Nazaire, La Baule ; Les Herbiers, Fontenay-le-Comte ; Chateaubriant, Ancenis ; Finistère Sud ; Nantes Metropole ; Ille-et-Vilaine ; Calvados, Manche, Orne ; Auray ; Sarthe ; Rennes Métropole ; Lannion ; La Roche-sur-Yon ; Vendée Littoral
Biathlon, dimanche 27 décembre 2020 1311 mots, p. Sports Morbihan_13

Marie-Laure Brunet : «  Mon corps a dit stop  »

Recueilli par Pierre-Hakim OUGGOURNI.

Ils ont arrêté leur carrière prématurément (3/3). Double médaillée olympique, Marie-Laure Brunet a vécu un calvaire à Sotchi, en 2014. Victime d’un burn-out, elle a arrêté sa carrière à 25 ans.

Entretien

Marie-Laure Brunet, ancienne biathlète professionnelle.

Que s’est-il passé lors des Jeux olympiques de Sotchi ?

J’étais en surentraînement depuis plusieurs années donc j’étais dans un état de grosse fatigue. Il y a des jours où ça allait, et d’autres où ça n’allait pas du tout. Le jour du relais, je ne me sentais pas bien. Je l’ai dit à l’entraîneur, qui m’a répondu : «  Si, si, ça va aller  ». J’ai pris le départ en me disant que six kilomètres, ça passerait vite. Après le premier tour et le premier tir, je me suis effondrée. Mon corps a dit stop. Je pense que j’étais allée au bout du mental. J’ai été évacuée sur civière et c’était la fin du relais. J’étais comme quelqu’un qui était en burn-out et qui n’arrivait plus à se lever le matin pour aller au travail. Totalement épuisée.

Je ne voulais pas voir les signaux qui étaient présents depuis plusieurs années. Ça a été le début d’une remise en question. Je ne pouvais plus faire l’autruche. J’ai pris des rendez-vous chez des spécialistes. Je ne voyais pas d’issue. Tout me paraissait être une montagne. Après trois mois de réflexion, j’ai décidé de mettre un terme à ma carrière. J’aimais m’entraîner, j’aimais la compétition mais c’était une vie qui commençait à être un peu sclérosante pour moi. J’avais besoin d’ouverture.

Avez-vous suivi une thérapie pour aller mieux ?

C’est la première chose que j’ai faite. Je l’ai commencée après Sotchi mais je me suis dit qu’il fallait absolument que je purge cet épisode-là. Donc je suis partie un mois en Alaska. J’avais besoin d’être loin pour ne pas être influencée. Il y a toujours des gens qui viennent vous conseiller, mais moi je ne voulais pas ça. Pendant les périodes de ma vie où j’ai des décisions importantes à prendre, je me connecte à mon intuition et je ressens les choses. Un jour, je me suis dit que j’étais prête à arrêter. Je suis revenue faire ma thérapie et mon développement personnel pour comprendre ce qui m’avait permis de performer.

«  Accompagnée, j’aurais évité cette phase descendante  »

Cette thérapie vous a-t-elle aidée dans votre reconversion ?

Je pense qu’elle m’a permis de comprendre que j’avais su activer mon potentiel de façon spontanée et intuitive. J’avais eu recours à un psychologue du sport durant ma carrière, mais pendant une période assez brève. Pour tout le reste, j’avais créé des schémas de performance toute seule, de façon autodidacte. J’ai commencé par donner des conférences, en entreprise. Sur les conseils d’un ami, je suis allée à l’Insep, en 2015, parce qu’il y avait une formation sur l’accompagnement mental, qui durait deux ans et demi. Je ne savais pas ce que j’allais y apprendre, mais je sentais que je devais la faire. J’ai suivi cette formation en alternance. Je bossais pour une start-up en même temps. La facilité aurait été de rester dans le monde du sport, mais je suis plutôt du genre à prendre des risques et à relever des défis. Rapidement, des sportifs sont venus me voir alors que je ne voulais pas coacher dans le sport. J’ai dit oui pour un, puis deux etc. Je me suis dit que c’était top donc j’ai allié les deux. Quand je me suis sentie d’aplomb, je suis sortie du salariat pour monter ma structure en 2017. Aujourd’hui, j’ai trois branches d’activité. Une partie coaching, en entreprise et dans le sport. J’accompagne aussi bien les athlètes que les staffs. J’ai également une partie où je partage mon expérience.

Cela vous aurait-il aidé de bénéficier d’un coach mental pendant votre carrière ?

Clairement. Si j’avais été accompagnée, j’aurais certainement évité cette phase descendante. Je me suis accrochée à ce que je connaissais. J’avais des peurs et des certitudes. Ça m’a vraiment coûté cher. Les choses auraient été différentes si j’avais eu quelqu’un avec moi pendant ma carrière. C’est également parce que j’en ai manqué que j’ai eu envie de faire ça. C’est important que les athlètes aient un endroit où ils peuvent tout déposer, tout dire et également trouver de nouvelles solutions.

Être passée par ces moments, c’est une bonne préparation pour en parler aux autres ?

Avoir été dans la haute performance m’a permis d’être traversée par tout ce qui peut se passer dans la carrière d’un athlète. Aussi bien les moments de gloire qu’il faut bien négocier, que les désillusions, les doutes, la blessure etc. Malgré tout, il ne faut pas être dans la projection. Il ne faut pas que je dise : «  Moi j’ai fait ça, ça a marché. Tu devrais faire pareil  ». On est tous singuliers. Il faut emmener le sportif à trouver ses propres réponses et ses propres schémas de performance.

Les dépressions des sportifs ne sont pas souvent abordées. Est-ce un sujet tabou ?

Ça arrive souvent. Surtout en fin de carrière. C’est moins vendeur que les belles histoires, c’est sûr. Même du côté des sportifs, certains sont moins à l’aise avec ça. Moi, je le suis parce que j’ai bien bossé dessus. J’ai tendance à capitaliser et à tirer des enseignements.

«  Je ne voulais pas me précipiter sur ma reconversion  »

Vous avez été double médaillée olympique à 21 ans. C’était presque le Graal. Est-ce que, inconsciemment, on a moins faim et on perd de sa motivation ?

Non. Pour être honnête, à Vancouver, je n’ai même pas célébré mes médailles parce que je pensais déjà à la Coupe du monde qu’il y avait deux semaines après. Je suis allée chercher un podium dans la foulée. Avec du recul, je dirais même que j’étais parfois trop impliquée. Après les JO de 2010, ce n’était que le début pour moi. J’avais en tête de jouer le général de la Coupe du monde. Je m’en sentais les capacités physiques et mentales. Pour moi, ça aurait été le Graal, plus qu’une médaille olympique. Les premières médailles ne m’ont pas rassasiée.

25 ans, c’est très jeune. Comment passe-t-on d’une vie de sportive de haut niveau à celle d’une personne lambda ? Il doit y avoir un vide…

J’ai appelé ça une rééducation. Le corps est tellement habitué à avoir beaucoup d’entraînement qu’il ressent un manque. Ensuite, il y a le rapport qu’on entretient avec son corps et son image. Je ne sais pas si tous les athlètes auront le courage de l’avouer mais c’est la chasse au gras donc, à un moment, il faut atterrir et se dire que le corps qu’on a eu, on ne l’aura plus. Pour ma part, j’ai rapidement compris que le sport était un équilibre pour moi. Il a ensuite fallu repartir sur un nouveau projet. Je n’avais pas préparé mon arrêt de carrière. J’ai également fait le choix d’être patiente sur cette reconversion. Je ne voulais pas me précipiter, ni être animée par la peur. Ce qui m’a permis de le faire, c’est que j’avais bien gagné ma vie donc je pouvais m’autoriser à prendre quelques mois. Il faut trouver de nouveaux repères.

Paris-Normandie
PNDB
PAGES LOCALES, lundi 9 octobre 2023 221 mots, p. PNDB11
Aussi paru dans
8 octobre 2023 - Courrier picard

Criel-sur-Mer

En cours avec la championne

Le judo club de Criel a organisé ce week-end son Euro-judo. La championne Automne Pavia a animé des stages techniques. Pour le plus grand plaisir des jeunes judokas.

La championne de judo Automne Pavia a reçu un accueil à la hauteur de son palmarès, samedi à Criel-sur-Mer, où elle venait animer des stages techniques. Ils s’inscrivaient dans le cadre de l’Euro-judo, organisé par le club de Criel-sur-Mer, que préside Nadège Desjeux. Cette manifestation réunit des licenciés de plusieurs clubs de la région mais aussi de Belgique.

Ce sont donc près de 80 jeunes judokas qui sont montés sur les tatamis, installés dans le gymnase du château de Chantereine, pour recevoir l’enseignement d’Automne Pavia, médaillée olympique et triple championne du monde. Des élèves émerveillés par cette judokate, originaire de Picardie, et devenue entraîneur national à Paris. « C’est un choix personnel et familial, et une fin de carrière sans regret», a-t-elle commenté.

Elle a ensuite formé deux groupes « pour leur montrer les techniques que je préfère». Elle a terminé sa prestation par une séance de dédicaces. Hier, 150 à 160 judokas se sont s’affrontés sur les tatamis.

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche - Tarare ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, jeudi 20 juillet 2023 548 mots, p. OGML29,VILL29,VALS29,LYOE29,LYON29

Sports d’hiver

Trespeuch : « Les JO 2030 en France ? Une candidature qui fait sens »

Marion Saive

La snowboardeuse tricolore, double médaillée olympique, Chloé Trespeuch voit d’un très bon œil le dossier commun présenté par les régions AuRA et PACA pour accueillir les JO d’hiver en 2030. Un projet qui prend en compte les enjeux environnementaux, chers à la Lyonnaise d’adoption.

Après Chamonix en 1924, Grenoble en 1968 et Albertville en 1992, la France accueillera-t-elle les JO d’hiver une 4e fois dans son massif des Alpes en 2030 ? La piste sera en tout cas sérieusement étudiée par le comité international olympique, après la candidature commune des régions Auvergne Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte-d’Azur, officialisée mardi.

Une démarche « qui fait sens » pour la snowboardeuse tricolore double médaillée olympique Chloé Trespeuch, car « pensée sur le long terme » et prenant en compte les enjeux environnementaux.

« C’est une très bonne surprise. Ce serait fou qu’après Paris 2024, d’autres JO se tiennent en France en 2030 », a réagi la Savoyarde, lyonnaise d’adoption. Et de pointer les avantages du dossier français : « Pour une fois, ce ne serait pas une ville mais une région qui organiserait les Jeux, ce qui limiterait le phénomène de concentration en un même lieu, certes confortable pour les athlètes mais beaucoup moins responsable d’un point de vue écologique », note Trespeuch, en ouverture de son plaidoyer.

« Il n’y aurait pas besoin de construire une tonne d’infrastructures, plus tard délaissées car plus utilisées : là, on s’appuierait sur des fondations existantes, sur un territoire adapté aux sports de glisse », poursuit-elle, en véritable ambassadrice de la région AuRA. « Et ça mettrait encore un peu plus notre domaine skiable en avant sur la scène internationale, même s’il a déjà une belle notoriété. »

« En France, les éléments naturels, on les a »

Atterrée par la mise en place des Jeux asiatiques d’hiver 2029 en Arabie Saoudite - « une aberration » -, la rideuse de Val Thorens se réjouit de la réflexion de fond menée côté tricolore. « En France, les éléments naturels, on les a. Autant en profiter », avance Trespeuch, mentionnant le dernier contre-exemple en date : les JO de Pékin 2022. « Le territoire avait dû être adapté à l’événement, puisque les Jeux s’étaient déroulés dans un endroit désertique. Tout était artificialisé. Vu qu’il faisait -40°C, la neige produite avait au moins eu le mérite de durer dans le temps. Mais on pratique des sports de nature, on a tendance à l’oublier et perdre le sens des mots… »

Elle qui n’a participé « qu’à des olympiades très éloignées » (Sotchi en 2014, Pyeongchang en 2018, Pékin en 2022) voit d’un bon œil ces « JO à domicile ». De quoi remettre en question ses plans de carrière ? «  Jusqu’à présent, je me projetais jusqu’aux JO 2026. Cette candidature pourrait remettre beaucoup de choses en question, confie la jeune femme. C’est encore loin. Peut-être qu’après quatre olympiades, je n’aurais plus la flamme. Mais courir à la maison, ça donne une énergie et une envie supplémentaires. Là, j’ai 29 ans, en 2030 j’en aurai 36. Ça va, je ne serais pas encore une vieille croûte, donc on verra ! »

Ouest-France
Challans, Saint-Gilles-Croix-de-Vie ; Les Sables d'Olonne
Pays de Vie - Pays de Monts, jeudi 4 août 2022 227 mots, p. Challans Saint-Gilles-Croix-de-Vie_12

Une double médaillée olympique de judo en visite

 Je fais déjà du judo  , précise Keshaliya, 7 ans. Venue le 31 juillet avec son frère également judoka Mayilan, 9 ans et demi, elle évolue au sein du club de Beauvoir-sur-Mer et est à peine impressionnée de se retrouver face à Sarah-Léonie Cysique, double médaillée olympique de judo aux Jeux olympiques de Tokyo.

 C’est une première pour moi à Saint-Jean-de-Monts et même en Vendée  , avoue la championne de 24 ans qui pratique depuis l’âge de 4 ans. Ce matin, j’ai participé à l’entraînement du club Côte de Lumière  », regroupant les communes de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Saint-Jean-de-Monts.

 Je participe à diverses animations mais c’est aussi une première sur la plage.  Après les initiations et démonstrations, Sarah-Léonie Cysique se prête au jeu des nombreuses dédicaces.  Je garde en tête mes médailles mais je repars vers de nouvelles aventures, avec diverses compétitions. En espérant me qualifier pour les Jeux olympiques 2024 de Paris pour y conquérir un titre individuel. 

Saint-Jean-de-Monts étant labellisée Terre de jeux 2024 et ville sportive, elle accueille régulièrement des champions montrant que le sport est un vecteur d’attractivité et de cohésion citoyenne.

Cet article est paru dans Ouest-France

Midi Libre
SETE
vendredi 25 décembre 2020 151 mots

Natation Laure Manaudou : triple médaillée olympique

La petite sirène de la natation fançaise a éclaboussé de son talent les Jeux Olympiques d'Athènes, en 2004, qui la firent reine et diva à la fois. Sacrée en or sur 400m nage libre, en argent sur 800m nage libre et en bronze sur 100m dos, Laure Manaudou a vu sa célébrité dépasser les bassins au gré de ses amours, de sa rupture professionnelle avec son entraîneur mentor Philippe Lucas et d'une personnalité ivre de liberté. Retirée des bassins depuis 2013 après avoir glané trois titres de championne du monde et 18 titres en championnat d'Europe (petit et grand bassins) supplémentaires, Laure Manaudou, 34 ans, fait partie de l'histoire de la natation mondiale. Notre podium est complété par la tenniswoman Amélie Mauresmo, vainqueur de l'Open d'Australie et Wimbledon 2006, et l'escrimeuse Laura Flessel, quintuple médaillée olympique sur trois olympiades (1996, 2000, 2004). Trois championnes d'exception.

l'Humanité
mercredi 15 janvier 2020 175 mots, p. 2

La femme du jour

Kimia Alizadeh

Pierre Barbancey

Une médaillée olympique se dévoile

La taekwondïste Kimia Alizadeh, seule femme médaillée olympique d'Iran, a annoncé avoir quitté définitivement son pays, n'en pouvant plus de l'« hypocrisie » d'un système qui utilise ses sportives à des fins politiques et ne fait que les « humilier ». La sportive ne rentrera pas dans son pays.

« Je fais partie des millions de femmes opprimées en Iran avec qui ils jouent depuis des années », dit-elle. « J'ai porté tout ce qu'ils m'ont dit de porter », ajoute celle qui a décroché le bronze aux JO de Rio en 2016 en faisant allusion au port obligatoire du voile, y compris dans le domaine sportif. « J'ai répété tout ce qu'ils m'ont ordonné de dire » et, eux, ils « ont mis mes médailles au crédit du respect du voile obligatoire », poursuit-elle, « aucune de nous n'a d'importance pour eux ». Le député Abdolkarim Hosseinzadeh a demandé des comptes aux « responsables incompétents qui font fuir le capital humain », alors que l'agence Isna titrait : « Choc pour le taekwondo iranien. Kimia Alizadeh a émigré aux Pays-Bas ».

L'Équipe
mercredi 15 janvier 2020 1156 mots, p. 26

Kimia ALIZADEH Insoumise Iranienne Première médaillée olympique féminine de l'Iran, la taekwondoïste a choisi de quitter son pays, en fustigeant son régime. Elle pourrait concourir à Tokyo dans l'équipe des réfugiés.

FRANçOIS-GUILLAUME LEMOUTON

Samedi dernier, des manifestants proclamaient, dans les rues de Téhéran, en avoir assez des « mensonges » du gouvernement. Les militaires iraniens venaient de reconnaître leur responsabilité dans le crash d'un avion civil ukrainien (176 morts), abattu par erreur sur un tir de missile.

Au même moment, dans un long post écrit en persan sur Instagram (elle compte 413 000 followers), la taekwondoïste Kimia Alizadeh, première médaillée olympique féminine iranienne (bronze en - 57 kg en 2016) et emblème de la République islamique, publiait une diatribe contre « l'hypocrisie » des autorités de son pays. « Comment dois-je commencer : en vous saluant, en vous disant au revoir ou en vous présentant mes condoléances ? » , écrivait-elle sous son portrait en noir et blanc. « Je ne suis ni une héroïne, ni un porte-drapeau de l'Iran. Je fais partie des millions de femmes opprimées en Iran avec qui ils jouent depuis des années. » Elle y dénonçait ceux qui « ont mis mes médailles au crédit du respect du voile obligatoire. J'ai porté tout ce qu'ils m'ont dit de porter, j'ai répété tout ce qu'ils m'ont ordonné de dire. Aucune de nous n'a d'importance pour eux, nous sommes simplement des instruments. »

Kimia Alizadeh confirmait ainsi indirectement une information publiée par l'agence de presse iranienne Isna, deux jours plus tôt. Elle s'est en effet installée aux Pays-Bas le 18 décembre dernier où elle est arrivée, munie d'un visa, en compagnie de son mari, Ahmed Madanchi, un ancien joueur de volley iranien. « Cher peuple iranien endeuillé, je ne veux pas monter sur le podium du mensonge et de la corruption. Personne ne m'a invitée en Europe et on ne m'a pas proposé d'offre attrayante, ajoutait-elle dans son message. Mais j'accepte la douleur et les épreuves du mal du pays, parce que je ne voulais plus participer à l'hypocrisie, aux mensonges, à l'injustice et à la flatterie. »

Plusieurs athlètes iraniens ont déjà fait défection ces dernières années et notamment, en septembre dernier, le judoka Saeid Mollaei, champion du monde en 2018 (- 81 kg). Réfugié en Allemagne, il avait fait état des pressions de sa fédération, qui l'avait incité à perdre deux combats afin d'éviter de croiser un adversaire israélien.

Kimia Alizadeh, elle, aborde un autre sujet, salué notamment par l'écrivaine iranienne Chahla Chafiq, exilée en France depuis 1982 : « Cette lettre est très brillante, et ça restera. À la fois elle s'exprime individuellement, mais en même temps elle décrit une réalité commune à tout le monde en Iran, que ce soit les hommes ou les femmes. Les autorités ont essayé de faire d'elle une figure pour cacher toute la réalité de la répression des femmes. C'est en soi une violence d'obliger à être complice de ce mensonge. Dans les manifestations en ce moment, les manifestants disent d'ailleurs : "À bas le mensonge !" ».

Si le message d'Alizadeh a été salué dans le monde entier, certains Iraniens trouvent néanmoins que son réquisitoire manque de sincérité, car la jeune femme aurait bien profité de son statut de symbole du régime. « Elle est maligne, l'Iran traverse une période difficile et maintenant elle dit qu'elle a été exploitée par la propagande. Mais elle a été très soutenue par le Comité olympique iranien, elle a reçu des millions de récompenses, elle a deux ou trois maisons, trois voitures... », raconte ainsi un entraîneur d'origine iranienne sous couvert d'anonymat.

Médaillée de bronze à 18 ans aux Jeux de Rio, Kimia Alizadeh, qui avait combattu voilée, est alors devenue dans son pays pour les religieux la « lionne de la terre d'Iran ». L'un des plus grands ayatollahs du pays, Makarem Shirazi, en a même profité pour souligner qu'une victoire obtenue en hijab était plus importante que la victoire elle-même. La jeune femme, depuis lors, a aussi régulièrement tenu un discours consensuel sur le voile, y compris sur les plateaux de télévision iraniens. « Je ne peux pas croire qu'elle disait ce qu'elle pensait. En Iran, il y a des lignes rouges qu'on ne peut pas dépasser dans un débat », estime cependant Chahla Chafiq.

Dans toutes les compétitions internationales, les sportives iraniennes sont aussi accompagnées de chaperonnes, représentantes de la police des moeurs, et le moindre écart de conduite peut être sanctionné. Ainsi, quelques jours avant l'annonce d'Alizadeh, Shoreh Bayat, une des arbitres du mondial féminin d'échecs et secrétaire générale de la Fédération iranienne, a elle aussi quitté l'Iran après la publication d'une photo où elle apparaît sans voile. Personne n'a non plus oublié l'immolation d'une jeune supportrice, Sahar Khodayari, en septembre dernier, devant un tribunal de Téhéran où elle redoutait une longue condamnation. Elle avait été arrêtée pour avoir tenté d'entrer dans un stade de foot déguisée en homme (les femmes n'ont pas le droit de se mêler aux hommes dans les enceintes sportives)...

Kimia Alizadeh n'a pas donné de détail sur sa vie en compétition, mais elle a néanmoins évoqué les remarques humiliantes des officiels qui rappelaient régulièrement aux athlètes la conduite à tenir, assurant qu'il « n'est pas vertueux pour une femme d'étirer ses jambes. »

Étudiante en kinésithérapie, Kimia Alizadeh s'entraîne aujourd'hui dans le club d'Eindhoven. Mais il y a peu de chances qu'elle puisse être naturalisée d'ici aux Jeux de Tokyo (24 juillet-9 août), à l'image de son amie Raheleh Asemani, qui avait fui l'Iran en 2013. Qualifiée en tant que réfugiée malgré l'opposition de la Fédération iranienne, elle avait finalement pu combattre pour la Belgique en 2016 (5e). « Kimia est une fille surdouée, raconte Laurence Rase, la coach d'Asemani. Mais je ne sais pas du tout ce qu'elle va faire, elle a été beaucoup blessée depuis deux ans. »

Mimoun el-Boujjoufi, son nouvel entraîneur à Eindhoven, a, lui, expliqué à l'AFP que « Kimiava devoir demander l'asile ici, une procédure longue et compliquée, si elle veut représenter les Pays-Bas. Mais elle souhaite d'abord reprendre ses esprits avant de penser à la suite. Elle a tout quitté et laissé sa famille en Iran. La situation est très difficile pour elle, ça se ressent à l'entraînement. Mais c'est une professionnelle. »

Le Comité international olympique qui soutient déjà, via des bourses, cinq athlètes iraniens réfugiés en Europe, doit annoncer en juin prochain la liste des réfugiés réunis sous la bannière olympique aux Jeux de Tokyo (24 juillet-9 août). Pourrait-elle en faire partie alors qu'on l'a dit blessée et qu'elle n'a toujours pas réussi à se qualifier ?

Dans son message sur Instagram, Kimia Alizadeh a, elle, d'ores et déjà expliqué que son choix de l'exil était un challenge « plus dur que de gagner l'or olympique ». Remonter un jour sur un podium, sans voile ni religieux sur la photo, lui plairait sans doute, mais ses rêves pour l'heure s'apparentent surtout à ceux de la jeunesse iranienne qui défilait samedi dernier à Téhéran : « Je n'ai pas d'autre souhait, à part pratiquer le taekwondo, que la sécurité, une vie heureuse et en pleine santé. »

Sport 24 (site web)
dimanche 12 janvier 2020 - 11:51 UTC +01:00 405 mots

Scan Sport

Aussi paru dans
11 janvier 2020 - AFP Infos Mondiales Corse Matin (site web) Challenges (site web) AFP - Journal Internet AFP (français)
12 janvier 2020 - DH (site web) La Libre (site web) AFP - Journal Internet AFP (français) Metro (Bruxelles) (site web) 20 Minutes (site web)

«Humiliée», la seule femme médaillée olympique d’Iran quitte le pays

rédaction, La

LE SCAN SPORT - Kimia Alizadeh, seule femme médaillée olympique d'Iran en taekwondo, a annoncé samedi avoir quitté définitivement son pays, n'en pouvant plus de l' «hypocrisie» d'un système.

La taekwondiste Kimia Alizadeh, seule femme médaillée olympique d'Iran, a annoncé samedi avoir quitté définitivement son pays, n'en pouvant plus de l' «hypocrisie» d'un système qui, selon elle, utilise ses sportives à des fins politiques et ne fait que les «humilier». «Je commence par bonjour, au-revoir, ou condoléances ?», a écrit la championne sur son compte Instagram, au moment où le pays est sous le choc de la catastrophe aérienne du Boeing 737 d'Ukraine International Airlines --abattu mercredi à Téhéran par un tir de missile-- dans laquelle ont péri 176 personnes, en majorité iraniennes et canadiennes.

La sportive déroule une charge au vitriol contre les autorités de la République islamique. «Je fais partie des millions de femmes opprimées en Iran avec qui ils jouent depuis des années», dit-elle. «J'ai porté tout ce qu'ils m'ont dit de porter», ajoute celle qui a décroché le bronze aux JO de Rio en 2016, en faisant allusion au voile islamique, obligatoire pour toutes les femmes dans l'espace public en Iran, et notamment dans le sport. «J'ai répété tout ce qu'ils m'ont ordonné de dire» et eux, ils «ont mis mes médailles au crédit du respect du voile obligatoire», poursuit-elle, «aucune de nous n'a d'importance pour eux».

Critiquant l' «hypocrisie», le «mensonge», l' «injustice» et la «flatterie» qui règnent selon elle au sein du système politique iranien, elle assure ne rien vouloir «d'autre au monde que le taekwondo, la sécurité et une vie heureuse et saine». «Personne ne m'a invitée en Europe», écrit-elle encore, sans dire où elle se trouve. Jeudi, la nouvelle de la disparition de la jeune femme de 21 ans avait mis le pays en émoi.

Un départ aux Pays-Bas ?

Le député Abdolkarim Hosseinzadeh avait demandé des comptes aux «responsables incompétents qui font fuir le capital humain», alors que l'agence semi-officielle Isnatitrait: «Choc pour le taekwondo iranien. Kimia Alizadeh a émigré aux Pays-Bas».

L'agence soupçonne la sportive de vouloir défendre les couleurs d'un autre pays que la République islamique aux JO 2020 de Tokyo. Sans rien dire de ses projets, la championne olympique assure à son  «cher peuple iranien» qu'elle reste  «une enfant de l'Iran où» qu'elle soit.

Voir aussi :

Le Figaro (site web)
samedi 7 mai 2022 - 15:34 UTC +02:00 210 mots

Sports ; Autres Sports ; Athlétisme

Aussi paru dans
7 mai 2022 - AFP Infos Françaises

Athlé : MPM en 10''67 pour Fraser-Pryce sur 100 m

Le Figaro avec AFP

L'octuple médaillée olympique jamaïcaine a frappé fort sur la distance reine à Nairobi.

La légende jamaïcaine du sprint Shelly-Ann Fraser-Pryce, octuple médaillée olympique, a couru en 10 sec 67 son premier 100 m de la saison samedi à Nairobi, un chrono impressionnant, meilleure performance mondiale de l'année.

Sur ce meeting du «Continental tour gold» (2e division mondiale) dans la capitale kényane, la sprinteuse de 35 ans, vice-championne olympique sur la ligne droite à Tokyo l'été dernier, a écrasé la course. La nouvelle sensation du sprint, la Namibienne Christine Mboma (18 ans), a brutalement stoppé son effort à mi-course avant de tomber et d'être évacuée, apparemment blessée.

Avec 10 sec 67 malgré un vent légèrement défavorable (-0,4 m/s), Fraser-Pryce s'est approchée de son record personnel (10 sec 60 en août 2021 à Lausanne) très tôt dans la saison.

Seules quatre autres athlètes ont couru plus vite dans l'histoire que son chrono du jour, pour certaines à plusieurs reprises: les Américaines Marion Jones (meilleur temps en 10.65) et Carmelita Jeter (10.64), sa compatriote championne olympique Elaine Thompson-Herah (10.54), et la controversée recordwoman du monde américaine Florence Griffith-Joyner (10.49).

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche et Beaujolais ; Edition de Tarare – L’Arbresle – Monts du Lyonnais ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, lundi 4 octobre 2021 254 mots, p. VILL36,TAML36,LYON36,LYOE36,VALS36,OGML36

Running

Chloé Trespeuch prépare les JO d’hiver avec un semi

B.S.

La semaine dernière, elle était dans ses bottes de snowboard à préparer la saison à venir sur la neige. Sans transition, Chloé Trespeuch (27 ans) a sauté dans ses baskets pour disputer ce dimanche le semi-marathon de Run in Lyon avec une réussite certaine puisque la médaillée olympique en cross (3e en 2014) s’est classée 75e en 1h43’46’’ pour sa première expérience sur la distance.

« J’avais cinq jours de physique à faire à la maison, explique-t-elle. Je me suis dit que c’était bien d’ajouter ce petit challenge qui met du piquant dans la prépa. J’avais déjà fait le trail du mont-Blanc en juillet et un peu d’alpinisme cet été. »

La Lyonnaise espère tirer profit de ce pas de côté, un peu physiquement et surtout mentalement : « Ça stimule ma motivation à l’entraînement. Ça m’apprend à me dépasser dans une autre discipline. Ça ancre des souvenirs. Quand ce sera dur en snowboard, je me dirai que j’ai réussi à me dépasser sur un truc qui n’est pas du tout ma spécialité. Je dois être capable de le refaire en snowboard. » La vice-championne du monde 2017 doit faire sa rentrée sur sa planche en coupe du monde en novembre en prélude d’une longue saison qui doit la mener jusqu’aux JO de Pékin (4-20 février 2022).

Ouest-France
Nord-Finistère
Brest métropole – Pays d'Iroise - Pays des Abers, jeudi 28 octobre 2021 208 mots, p. Nord-Finistère_12

L’école de Keriscoualc’h solidaire d’ELA

L’école de Keriscoualc’h participe à la semaine de lutte contre les leucodystrophies, organisée par l’Association européenne contre les leucodystrophies (ELA) qui aide les familles et la recherche contre la maladie.

Cette initiative, soutenue par l’Éducation nationale, vise à sensibiliser les élèves à la solidarité et au handicap, au travers de deux actions proposées au niveau national : la dictée ELA et «  mets tes baskets avec ELA  ».

Jeudi, Pauline Coatanea, médaillée olympique de handball, était présente à l’école. Après avoir lu la dictée aux écoliers, elle les a sensibilisés aux bienfaits du sport sur la santé et au partage des valeurs sportives. Une rencontre suivie par la projection d’un film montrant la vie d’enfants atteints par la maladie.

L’après-midi était réservé au challenge «  Mets tes baskets  », l’objectif étant de marcher ou courir et d’additionner le nombre de pas partout en France, pour se rapprocher de la distance entre la Terre et la Lune, soit environ 500 millions de pas. Les enfants volontaires collecteront des dons pendant les vacances scolaires.

Cet article est paru dans Ouest-France

Le Progrès (Lyon)
Sports 69, mercredi 15 septembre 2021 469 mots, p. Sports 6928

Manon Brunet rejoint « le meilleur maître d'armes du monde »

Benjamin STEEN

La double médaillée olympique à Tokyo a quitté l'Insep pour s'entraîner au sein de la nouvelle académie montée à Orléans par le maître d'armes le plus titré du monde, Christian Bauer.

Dans la tempête d'émotions vécues par Manon Brunet à Tokyo après sa victoire en petite finale pour le gain de la médaille de bronze, il y avait aussi eu l'adieu à Jean-Philippe Daurelle. « C'était sa dernière compétition avant de partir à la retraite, raconte la sabreuse de Rillieux 4e aux JO de Rio 2016. Lors de la dernière leçon, même s'il fallait le cacher, j'avais déjà eu un coup de nostalgie. C'était cool de finir sur une médaille. Il espérait beaucoup et j'espérais beaucoup que ça se termine comme ça. »

« Le programme, c'est boulot, boulot »

C'est donc un nouveau chapitre qu'a dû ouvrir la double médaillée olympique (avec l'argent par équipes). Après huit années à l'Insep, Manon Brunet a profité de l'occasion pour se réinventer en quittant Vincennes pour rejoindre la « Christian Bauer academy », une structure privée (hors giron fédéral) tournée vers l'international récemment créée à Orléans. Une évidence selon elle : « J'avais envie de changer d'environnement, explique-t-elle. Quand j'ai su que cette académie se montait, ça m'a paru logique. Mon club est à Orléans. Boladé (Apithy, son compagnon également sabreur) avait fait sa prépa olympique là-bas. C'est le meilleur maître d'armes du monde. Tout s'est fait très vite. »

Manon Brunet ne part pas dans l'inconnu. « En fait, c'était mon adversaire depuis plusieurs années », résume-t-elle. Ancien entraîneur national, le maître d'armes de 68 ans a exercé ses talents depuis 20 ans pour l'Italie, la Chine et surtout la Russie jusqu'en août 2019. À Rio en 2016, il avait « fait » le doublé Yana Egorian - Sofia Velikaya après avoir déjà porté Aldo Montano (2004) et Zhong Man (2008) au titre suprême (14 médailles olympiques en tout)...

« J'espère qu'il va me permettre de gagner des médailles d'or, annonce Manon Brunet. Je dois être davantage consciente de ce que je fais. À Tokyo, ça s'est très bien passé. Mais par le passé, j'ai échoué dans des compétitions sans savoir pourquoi. »

Après trois semaines de vacances, la Lyonnaise (25 ans) a repris l'entraînement dès le 2 septembre. À trois ans des JO de Paris-2024, le temps presse déjà selon elle : « Le programme, c'est boulot, boulot et le moins possible de sollicitations. Je n'étais pas très motivée à l'idée de reprendre, mais j'aime tellement apprendre que finalement, ça m'a relancé. C'est une nouvelle escrime à découvrir. Même le travail physique est différent. »

La n°3 pourra rapidement éprouver sa nouvelle préparation lors de la manche de Coupe du monde d'Orléans (12-13 novembre) où elle défendra son titre.

CNews Matin - Lyon Plus
Lyon Plus - Sports, jeudi 16 septembre 2021 355 mots, p. Lyon Plus9

Manon Brunet rejoint « le meilleur maître d'armes du monde »

B.S.

La double médaillée olympique à Tokyo a quitté l'Insep pour s'entraîner au sein de la nouvelle académie montée à Orléans par le maître d'armes le plus titré du monde, Christian Bauer.

Dans la tempête d'émotions vécues par Manon Brunet à Tokyo après sa victoire en petite finale pour le gain de la médaille de bronze, il y avait aussi eu l'adieu à Jean-Philippe Daurelle. « C'était sa dernière compétition avant de partir à la retraite, raconte la sabreuse de Rillieux 4 e aux JO de Rio 2016. Lors de la dernière leçon, même s'il fallait le cacher, j'avais déjà eu un coup de nostalgie. C'était cool de finir sur une médaille. Il espérait beaucoup et j'espérais beaucoup que ça se termine comme ça. »

C'est donc un nouveau chapitre qu'a dû ouvrir la double médaillée olympique (avec l'argent par équipes). Après huit années à l'Insep, Manon Brunet a profité de l'occasion pour se réinventer en quittant Vincennes pour rejoindre la « Christian Bauer academy », une structure privée (hors giron fédéral) tournée vers l'international récemment créée à Orléans. Une évidence selon elle : « J'avais envie de changer d'environnement, explique-t-elle. Quand j'ai su que cette académie se montait, ça m'a paru logique. Mon club est à Orléans. Boladé (Apithy, son compagnon également sabreur) avait fait sa prépa olympique là-bas. C'est le meilleur maître d'armes du monde. Tout s'est fait très vite. »

Manon Brunet ne part pas dans l'inconnu. « En fait, c'était mon adversaire depuis plusieurs années », résume-t-elle. Ancien entraîneur national, le maître d'armes de 68 ans a exercé ses talents depuis 20 ans pour l'Italie, la Chine et surtout la Russie jusqu'en août 2019. À Rio en 2016, il avait « fait » le doublé Yana Egorian - Sofia Velikaya après avoir déjà porté Aldo Montano (2004) et Zhong Man (2008) au titre suprême (14 médailles olympiques en tout)...

« J'espère qu'il va me permettre de gagner des médailles d'or », annonce Manon Brunet. La Lyonnaise (25 ans) a repris l'entraînement dès le 2 septembre. À trois ans des JO de Paris-2024, le temps presse déjà selon elle : « Le programme, c'est boulot, boulot. »

Ouest-France
Saint-Nazaire, La Baule, Guérande ; Ancenis ; Nantes Sud-Loire Vignoble ; Châteaubriant ; Nantes Nord-Loire ; Nantes ; Pornic, Pays de Retz
Sports - Loire-Atlantique, mercredi 20 octobre 2021 65 mots, p. Saint-Nazaire - La Baule - Guérande_25

[La sextuple médaillée olympique Laura Flessel...]

Le Parisien
Yvelines
Près de chez vous, vendredi 22 octobre 2021 363 mots, p. YVEL38

78|VersaillesOriginaire des Yvelines, la triathlète Léonie Périault a rendu visite hier aux élèves de Marie-Curie.

La médaillée olympique retourne au lycée !

Stéphane Corby

Arrivée discrètement, elle est repartie sans oublier de s'arrêter devant la vitrine où sont alignés ses trophées. Léonie Périault l'avait promis et son nouveau statut n'a rien changé. Hier après-midi, la triathlète de 27 ans originaire des Yvelines est venue à la rencontre des jeunes du lycée Marie-Curie de Versailles et des entraîneurs de la section triathlon, Xavier Garcin et Fabien Combaluzier.

En sortant de sa poche sa médaille de bronze des derniers Jeux olympiques de Tokyo, au Japon, elle a fait son effet auprès des 30 lycéens rassemblés. « Si la section existe, c'est grâce à Léonie qui nous a offert le titre de champion de France scolaire en 2012 », rappelle Xavier Garcin.

« Elle est inspirante, c'est mon idole »

Neuf ans après, l'élève Périault, qui a décroché un bac STMG (sciences et technologies du management et de la gestion) est entrée dans l'histoire en décrochant la première médaille française olympique du triathlon en relais mixte avec Cassandre Beaugrand, Dorian Coninx (licenciés comme elle à Poissy) et Vincent Luis.

« J'étais en vacances en Corse, et avec mon père on s'est levés pour suivre sa course olympique, raconte Noé, 15 ans. Nous étions comme des fous devant notre télé ». « Elle est inspirante, c'est mon idole », confie Lou, 15 ans dont 7 sous les couleurs d'Issy-les-Moulineaux triathlon.

« Je n'ai pas eu votre chance car la section s'est créée après mon départ, mais je suis fière d'avoir contribué à son lancement », précise celle qui a commencé la natation au club de l'Espadon de Vélizy-Villacoublay. La médaillée olympique, 5 e de l'épreuve individuelle, est revenue sur ses années lycée : « J'étais pas mal rebelle, plutôt insolente et réfractaire au travail. Mais j'ai adoré cette période et je n'oublie pas la grosse fête organisée le soir du bac devant Marie-Curie. »

C'est à ce même endroit qu'elle a immortalisé sa rencontre avec les lycéens. Une photo-souvenir sur laquelle, peut-être, se cachent de futurs médaillés olympiques...

Le Progrès (Lyon)
Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône
Actu | rillieux-la-pape et région, dimanche 24 octobre 2021 196 mots, p. VALS21

Rillieux-la-Pape

Manon Brunet, médaillée olympique en escrime, s’est mariée ce samedi avec Boladé Apithy

Ce samedi 23 octobre, Manon Brunet et Boladé Apithy ont officialisé leur union devant Alexandre Vincendet, maire de Rillieux-la-Pape.

Manon Brunet réalise deux de ses rêves : être médaillée olympique et se marier avec celui qui partage sa vie, le sabreur dijonnais Boladé Apithy. Lors des Jeux olympiques de Tokyo, la fierté de la ville de Rillieux s’affichait sur tous les panneaux lumineux. Manon Brunet, l’enfant devenue escrimeuse internationale, devenait la première sabreuse française à obtenir une médaille olympique, en bronze. Elle a doublé la mise avec les Bleues dans le tournoi par équipes. Dans nos précédentes éditions, la championne relatait : « Avec Boldadé, on est tout le temps ensemble. On s’entraîne dans la même salle. Il m’apporte son expérience. Mais on essaye de ne pas être que escrime, escrime, escrime… » Aujourd’hui, c’est une belle aventure qui se poursuit, à deux.

Le Journal de Saône et Loire
Creusot-Autun, Montceau-les-Mines, Bresse, Chalon-sur-Saône, Charolais-Brionnais, Mâcon
Sports 71, lundi 24 février 2020 498 mots, p. Sports 7116

Relation entraîneur-athlète, quelle est la bonne formule ?

Derrière chaque grand champion se cache un grand entraîneur. Mais quelle est la bonne formule pour performer ? Quelle relation doivent-ils entretenir ? Comment cohabiter lorsque l’on s’entraîne et parfois, vit ensemble ?

Laure Manaudou, triple médaillée olympique et Philippe Lucas, duo iconique de la natation, a trouvé la bonne formule. Puis a explosé.

Plus intime, la Hongroise Katinka Hosszú, quadruple médaillée olympique, a longtemps partagé sa vie avec son entraîneur. Puis a explosé.

Alors comment être performant dans les bassins tout en partageant sa vie avec son entraîneur ? C’est le cas d’Anastasia Urbaniak et d’Alexandre Legrand qui ont, semble-t-il, trouvé la bonne formule au CN Chalon.

Une règle imposée dès le départ

« Dès l’instant où l’on est arrivé au club, on ne s’est pas caché. On s’est fixé une règle : dès qu’on touche au domaine de la natation, notre relation continue mais on essaye de faire abstraction de ça pour qu’il n’y ait pas les petites intentions qu’un couple a », se remémore le coach.

Aucune différence n’est faite avec les autres nageurs. « En déplacement, on a chacun notre chambre », rajoute Legrand. Entraîner sa petite amie, c’est aussi gérer les autres nageurs du groupe de huit qui le compose. « Je ne me considère pas amis avec mes nageurs pour ne pas avoir d’ambiguïté. Et c’est en ça qu’Anastasia est à part. Et, pour elle, ce n’est pas évident. J’ai le rôle le plus facile même si, des fois, il y a des choses difficiles à dire. On ne peut pas tout le temps féliciter la personne. » Un sentiment que partage sa nageuse. « Si c’est un coach “lambda” qui me fait des reproches, ça ne me dérange pas tellement, indique Anastasia Urbaniak. Mais avec Alexandre, c’est plus difficile à gérer. Car dans la vie de tous les jours, dans notre relation, il n’y a pas ce lien d’entraîneur à entrainée. C’est ça qui fait que, des fois, ça explose un peu. »

« Le couple a des incidences sur les performances »

« Notre relation impacte la performance, reprend l’entraîneur. Notre couple, avec ses hauts et ses bas, a des incidences sur les performances d’Anastasia, comme la relation amicale et sociale avec un individu. Si je suis en froid avec un autre nageur, ce serait pareil. Mais, forcément, notre relation joue dans l’entraînement. Si ça va mal entre nous, Anastasia va être moins concernée, moins attentive et moins performante. » « J’essaye de faire la part des choses mais, quand on est énervé, c’est difficile. Mais bon... ce n’est pas plus mal parce que quand je suis dans cet état-là je suis plus performante » s’amuse la championne de France 100m4 nages petit bassin.

Le Progrès (Lyon)
Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais
Actu | rillieux-la-pape et région, dimanche 26 septembre 2021 749 mots, p. VALS25,OGML29

RILLIEUX-LA-PAPE

La double médaillée olympique Manon Brunet à l’honneur

M. M.

Une cérémonie était organisée ce samedi pour célébrer les deux médailles olympiques remportées par la sabreuse originaire de Rillieux aux JO de Tokyo. L’occasion de réunir d’autres champions sportifs locaux.

Cet été, Manon Apithy-Brunet a réalisé deux de ses rêves : être médaillée olympique et pouvoir se marier dans une île paradisiaque. La sabreuse, qui a grandi à Rillieux , était à l’honneur, ce samedi, à l’occasion d’une cérémonie organisée par la municipalité.

Aux Jeux olympiques de Tokyo, elle a remporté deux médailles : le bronze en individuel et l’argent par équipe, les 26 et 31 juillet. Quelques semaines plus tard, elle a dit oui, aux Maldives, à Boladé Apithy, également champion du sabre.

Sélectionné au sein de l’équipe de France à Tokyo, cet été, il a dû rentrer en France plus tôt qu’il ne l’avait imaginé, alors que Manon entrait tout juste en compétition. « Le plus dur a été de se retrouver seul à la maison, mais être présent à distance pour Manon m’a aidé à passer rapidement à autre chose ». Et la Rilliarde a eu besoin de tous les encouragements pour décrocher sa médaille de bronze en individuel.

Leur métier, c’est leur passion. « On vit tout ensemble et on s’épaule. Enfin… c’est surtout Boladé qui m’épaule ! », confie la championne olympique.

« Une aventure romanesque »

Après avoir énuméré le long palmarès de Manon Brunet, le maire Alexandre Vincendet a raconté cette épopée magnifique depuis « ses jeunes années au Clair, avec Carlos Bravo », jusqu’à cette médaille de bronze qu’il faut aller chercher, pour effacer la malédiction de la 4e  place à Rio, en 2016. « Le sport de haut niveau est une aventure romanesque. Pour devenir héros, il faut souffrir, tomber, se relever, reprendre son arme et aller chercher le trésor ». Et envisager déjà l’avenir. « Il est temps que l’héroïne revienne triompher à la maison ».

C’est toute l’ambition de la sportive, qui vient se ressourcer à Rillieux, de temps en temps, auprès des siens. « Rillieux a été une grande étape de ma vie. J’ai forcément une pensée pour mon club, le Sabre au Clair. Sans eux, je n’aurais jamais découvert l’escrime et ce ne serait jamais devenu ma passion. Mais aujourd’hui, avec ces deux médailles autour du cou, je me dis : mince, il manque quand même une couleur ».

Jamais deux sans trois. Le troisième rêve de Manon Brunet reste à réaliser : obtenir une médaille d’or aux Jeux olympiques de Paris, en 2024. Elle sait pouvoir compter d’ores et déjà sur le soutien des habitants de Rillieux.

Ouest-France
Maine-et-Loire ; Ille-et-Vilaine ; Vendée ; Calvados, Manche, Orne ; Loire-Atlantique ; Côtes-d'Armor ; Finistère ; Mayenne ; Morbihan ; Sarthe
Judo, dimanche 27 février 2022 1131 mots, p. Sports Maine-et-Loire_24

Sarah-Léonie Cysique, de l’or encore

Tara BRITTON.

Série. À 23 ans, Sarah-Léonie Cysique est déjà double médaillée olympique. Sept mois après avoir vécu des premiers Jeux forts en émotions, la judokate française en redemande.

C’est elle, il y a sept mois, qui a fait exulter le judo français. Elle qui a ramené le point de la victoire à l’équipe de France de judo en finale de l’épreuve par équipes face au Japon (4-1). Pour ses premiers Jeux, Sarah-Léonie Cysique s’est parée d’or.

Une deuxième médaille cinq jours après celle en argent, au goût cette fois amer. En finale des – 57 kg, la Française avait été disqualifiée, en individuel, pour être tombée tête la première sur le tatami. Un geste dangereux, sanctionné par les juges. «  On m’en a parlé longtemps, on m’en reparle encore. C’était très frustrant de ne pas pouvoir m’exprimer comme j’aurais voulu. Aujourd’hui, je trouve encore cela injuste, mais je suis passée à autre chose. Certains sont encore énervés (rires), mais pas moi. J’aime ma médaille et j’en suis super fière donc ça va beaucoup mieux.  »

«  Beaucoup pensaient que je pourrais avoir une pression particulière  »

Sept mois plus tard, la judokate de 23 ans semble en effet avoir digéré la déception. Elle est repartie de l’avant avec, déjà, une nouvelle médaille autour du cou. Pour son retour à la compétition lors du Paris Grand Slam le 5 février dernier, elle a en effet goûté au bronze. Sa première récompense lors de cet événement majeur dans le calendrier international.

Trois jours après, à la sortie d’un entraînement à l’Institut national du judo, elle savoure. «  Beaucoup de personnes pensaient que je pourrais avoir une pression particulière due au retour des Jeux, au fait que je sois peut-être plus attendue, mais il n’en a rien été. J’ai réussi à bien gérer. Bien sûr que je visais l’or car en individuel je n’ai pas encore pu monter sur la première marche, mais je me dis que ça va finir par arriver.  »

À l’écouter, désormais on la croit. Car il faut dire que peu de personnes voyaient en elle une double médaillée olympique au Japon. L’année dernière, la jeune judokate, qui évolue dans la catégorie des – 57 kg, était plutôt présentée comme un grand espoir pour Paris 2024. Sauf qu’elle était déjà prête et déterminée à s’imposer : «  En fait, je voyais ma progression, je voyais les filles que je battais et je me disais qu’en arrivant à Tokyo je pourrais faire une médaille. Sauf qu’en 2021, on me parlait encore de Paris. Moi je disais “non mais il y a Tokyo qui arrive” et on me disait “oui mais après il y a Paris” et moi je répondais “non mais je suis sûre que je vais revenir avec une médaille”. Je le sentais. J’étais dans ma lancée.  »

Aujourd’hui, elle a donc changé de statut. Elle n’a pas encore vraiment eu l’occasion de constater un changement de comportement à son égard de la part de ses adversaires en compétition, puisque ses concurrentes directes, la Canadienne Jessica Klimkait et la Kosovare Nora Gjakova – qui l’avait battue au Japon – étaient absentes à Paris. Mais des gestes, en apparence anodins, comme les sourires de coaches, lui font comprendre qu’elle n’est plus une inconnue.

Son poids en champagne et en farine

À 23 ans, elle inspire même déjà la nouvelle génération. Une réalité dont elle a pris conscience lors de ses rencontres avec des enfants, ébahis à l’idée de discuter avec une championne olympique. «  En fait, ils me voient comme moi je voyais à l’époque les judokas comme Ugo Legrand. Et ça m’a fait bizarre de me retrouver dans cette situation. C’est clair que c’est un nouveau rôle et il faut que j’arrive à l’assumer.  »

Comme bon nombre de médaillés, Sarah-Léonie Cysique a été beaucoup sollicitée à son retour en France. Il y a d’abord eu la frénésie des premiers jours à Paris, entre l’émerveillement de voir autant de fans présents à l’aéroport pour accueillir les judokas français au beau milieu de la nuit, et celui du bain de foule au Trocadéro.

Il y a également eu une tournée sur ses terres en Picardie, où elle a notamment été célébrée en recevant son poids en farine et champagne locaux – «  J’ai eu du mal à tout stoker  », se marre-t-elle – les passages dans les médias, les écoles, les coucous dans des dojos… Si bien que deux mois après les Jeux, le coup de pompes est arrivé. «  Parfois il faut savoir dire non aux sollicitations… Mais moi je me disais que c’était normal de donner en retour. Sauf qu’il faut réussir à gérer, et quand on n’a pas l’habitude, c’est chaud. Je disais oui à tout et je me suis fait submerger d’un coup.  »

Aujourd’hui, le calme est revenu. «  Cyso  » a retrouvé son train-train entre ses entraînements à l’Insep et la Gare du Nord. Elle y travaille un jour par semaine grâce au dispositif athlètes SNCF qui lui permet d’allier vie sportive et carrière professionnelle. Elle est agent dans une équipe d’assistance rapide. Depuis les Jeux, ses collègues la chambrent. Une façon de lui dire qu’ils sont fiers de la compter dans leur équipe. «  Moi, je suis agent d’escale et dans mon équipe il y a aussi des agents de sûreté. Donc certains me disent : “C’est bon on ne va plus avoir besoin de travailler, on va t’envoyer au front à notre place”.  »

«  Je m’étais dit que je visais au moins trois olympiades  »

Au cours des prochains mois, on verra cependant plus souvent Sarah-Léonie Cysique sur les tatamis que dans les trains en Ile-de-France. Déjà, les championnats d’Europe se profilent au printemps, puis les championnats du monde à l’automne. «  Je vise une médaille d’or en individuel lors des deux compétitions  », n’a pas peur d’affirmer la Française.

Ce serait une belle manière d’avancer confiante vers Paris 2024, qui est déjà bien ancré dans sa tête. «  Depuis que je pense aux Jeux, je m’étais dit que je visais au moins trois olympiades. Je sais, c’est beaucoup… Donc maintenant, je mets le cap sur Paris et ça me semble si proche. On est déjà en 2022. Les Jeux, c’était déjà il y a sept mois…  »

Le temps file certes, mais pour l’instant le train n’est pas encore passé. En attendant, Sarah-Léonie Cysique est à quai, prête à sauter dans le bon wagon.

Cet article est paru dans Ouest-France

Sport 24 (site web)
vendredi 19 février 2021 - 13:15 UTC +01:00 228 mots

Athlétisme ; Fil Info

Aussi paru dans
19 février 2021 - AFP doc AFP Infos Françaises Le Figaro (site web) AFP - Journal Internet AFP (français)

Retraite pour Blanka Vlasic, double championne du monde en hauteur

Rédaction Sport24.com

L'athlète croate Blanka Vlasic, double championne du monde et double médaillée olympique du saut en hauteur, a annoncé vendredi qu'elle mettait à 37 ans un terme à sa carrière, à cause de blessures à ...

L'athlète croate Blanka Vlasic, double championne du monde et double médaillée olympique du saut en hauteur, a annoncé vendredi qu'elle mettait à 37 ans un terme à sa carrière, à cause de blessures à répétition ces dernières années. «J'ai essayé de soigner ma blessure des années durant, espérant être en mesure de revenir face à la barre", a écrit dans une lettre ouverte Blanka Vlasic. Ces années ont été émaillées «d'innombrables traitements de réhabilitation et de déceptions», a-t-elle précisé.

«Je savais que le moment était venu (de se retirer) et j'étais entièrement sereine» avec cette décision prise «naturellement», a ajouté la championne. Championne du monde en 2007 et 2009 et désignée athlète de l'année en 2010, elle n'a jamais été championne olympique, se contentant d'une médaille d'argent aux JO de Pékin en 2008 et d'une de bronze à ceux de Rio en 2016. Son record personnel est de 2,08 m, soit le deuxième meilleur résultat de l'histoire juste derrière les 2,09 m de la Bulgare Stefka Kostadinova qui détient le record du monde.

Voir aussi :

Le Figaro (site web)
jeudi 23 décembre 2021 - 15:47 UTC +01:00 1768 mots

Sports ; Autres Sports

Amandine Buchard : «La médaille olympique à Tokyo m'a enlevé un poids»

Médaillée d'argent lors des derniers Jeux, la judokate s'est longuement confiée au Figaro lors des Étoiles du Sport sur ce que ce podium a changé pour elle. Et sur ses envies d'or pour Paris 2024.

Aux Étoiles du Sport à Tignes

Amandine, il s'agit de votre première venue aux Étoiles du Sport…

Amandine Buchard : Oui, vous avez raison. C'est ma première ici, et en plus j'ai l'honneur d'avoir été choisie comme marraine. J'ai été invitée les années précédentes mais à chaque fois, cela ne collait pas avec le calendrier de la Fédération internationale de judo. J'avais tout le temps des mois de décembre très chargés et je ne pouvais pas me permettre de venir. C'est vraiment une expérience de vie et sportive extraordinaire, malgré le contexte sanitaire. Clarisse (Agbegnenou) et Automne (Pavia) m'avaient prévenu que j'allais m'éclater et vivre un moment fort de partage et de transmission. Elles ne m'avaient pas menti (sourire). C'est tellement rare d'être tous ensemble comme ça, entre sportifs de différentes disciplines. À l'INSEP, on se croise mais on est toujours entre deux entraînements ou des cours.

Revenons sur Tokyo. Juste après avoir décroché la médaille d'argent, vous aviez dit avoir besoin de temps pour réellement apprécier cette 2e place alors que vous visiez l'or. Aujourd'hui, l'appréciez-vous à sa juste valeur ?

À vrai dire, entre le moment où je suis passée en zone mixte devant vous et le moment où je l'ai vraiment appréciée, il s'est écoulé très peu de temps (sourire). Forcément, je suis une compétitrice dans l'âme, j'avais mon objectif et quand je suis sortie de mon combat, à chaud, j'étais forcément dégoûtée. Mais au fur et à mesure, au fil des interviews et des gens que tu croises qui te félicitent, tu finis vite par te dire : «Finalement, je crois que j'ai quand même fait un truc bien.» J'ai commencé à en prendre conscience quand, juste après la zone mixte, tout le staff de l'équipe de France m'attendait avec un grand sourire. Moi, j'avais l'air bête avec mes larmes de tristesse alors qu'eux étaient si heureux. Là, j'ai compris. Et encore plus quand j'ai ouvert mon téléphone et que j'ai vu tous ces messages de félicitation, c'était tellement fort émotionnellement. Surtout après toutes les épreuves que j'ai dû surmonter, cette médaille n'était peut-être pas dorée, mais elle valait de l'or.

Peut-être aussi que l'identité de celle qui vous bat en finale, la Japonaise Uta Abe, doit vous aider aussi à relativiser cette défaite car ce fut vraiment une grande finale…

Oui, c'est vrai. Nous sommes les deux références de notre catégorie des moins de 52kg. Uta est une machine de guerre. Quand vous voyez ces combats depuis un an et demi, ce qu'elle fait de ses adversaires, c'est une vraie fierté pour moi que de l'avoir autant accroché à chaque fois qu'on s'est mesuré l'une à l'autre. Je pense que ce duel Buchard-Abe va se reproduire encore dans le futur et je pense qu'à chaque fois nous allons marquer l'image de notre catégorie. Tout le monde nous a dit que cela avait été une très belle finale, que ce soient des Européens ou des Japonais. Il y a quelques semaines, j'ai fait une interview avec une télé japonaise et j'ai eu beaucoup de retours positifs, ne serait-ce que sur mon comportement d'après-Jeux, du respect que j'ai montré vis-à-vis d'Uta. Cette défaite doit continuer à me faire grandir et quelque part, je suis persuadée qu'elle peut m'aider à aller décrocher l'or en 2024 à Paris.

Surtout que vous aviez eu cette phrase géniale à Tokyo en disant que vous lui laissiez l'or chez elle et que vous aurez le vôtre chez vous à Paris en 2024…

Exactement. Je me dis que je vais suivre le parcours de Clarisse, qui avait elle aussi commencé par de l'argent avant de prendre de l'or face à la même adversaire. Il n'aura encore que plus de valeur après toutes les larmes, toute la sueur que j'aurais versée pour aller le chercher. Je vais donner le maximum et le fait que ce soit à Paris ne sera pas un stress pour moi. Au contraire, cela va me transcender.

On a l'impression de voir une nouvelle Amandine, plus conquérante. Il y a encore trois ans, quand un combat ne tournait pas en votre faveur, cela se voyait sur votre visage, dans votre attitude. Désormais, vous ne montrez plus rien, ni ne lâchez plus rien…

J'ai effectué un gros travail sur le plan mental, et j'ai franchi un grand pas quand j'ai réussi à comprendre que mes entraîneurs avaient raison quand ils me disaient que j'étais mon pire ennemi. Ils me disaient que sur certains combats, je pouvais être une Formule 1 et sur d'autres une 2CV car je doutais trop de moi. Je crois que le déclic, je l'ai eu en 2019 lorsque j'ai battu Uta Abe en finale du Grand Slam d'Osaka. À ce moment-là, je me suis dit qu'il fallait que je me fasse plaisir et que je lâche les chevaux. Je me suis libérée mentalement, et quand je suis libérée, je peux être imbattable. Juste avant cela, il y avait eu les Mondiaux à Tokyo où j'avais échoué à la 5e place et je ne voulais plus être en bas du podium, trempée de regrets. Cela m'a donné un bon coup de pied au cul et derrière, je n'ai plus fait de contre-performances. Cette nouvelle Amandine, je vais continuer de la renforcer jusqu'aux Jeux de Paris 2024. J'ai les crocs. Cette médaille olympique m'a enlevé un poids car j'ai rempli un premier très grand objectif de ma carrière. J'ai moins la pression. Je resterai médaillée olympique toute ma vie. Maintenant, mentalement, je suis blindée et je dois juste tout faire pour aller décrocher l'or.

On a l'impression aussi que vous avez désormais tout mis en place, niveau judo mais aussi dans votre vie personnelle…

Oui. À côté du judo, j'ai grandi dans ma vie personnelle. J'essaie d'être plus engagée sur des sujets qui me touchent particulièrement, des associations. Je me sens épanouie et heureuse, ce qui aide beaucoup sur le tatami. J'ai toujours été une personne qui, quand elle est heureuse dans la vie, l'est aussi sur le tapis. Tout part de là. Dans ma période où j'étais dans la catégorie des moins de 48kg, je n'étais pas heureuse dans ma vie car je ne vivais pas, tout simplement. Même ma passion pour le judo était devenue un calvaire. Je n'en faisais plus pour prendre du plaisir mais pour perdre du poids. Du coup, j'étais beaucoup plus fragile. Un rien me faisait du mal. Mais je ne regrette pas d'en être passé par-là car cela a construit la femme que je suis aujourd'hui. Cela m'a renforcé, j'ai désormais les épaules pour affronter beaucoup de problèmes. Je suis plus forte que jamais et j'ai envie encore d'apprendre, de travailler et d'être plus performante. Je veux avoir tout ce qu'il faut pour être performante à Paris, mais aussi dans ma vie d'après, dans ma reconversion, dans ma vie de famille. Je veux pouvoir donner tout ce qu'il faut à mes enfants plus tard.

Quand vous parlez de nouvelle Amandine, j'ai personnellement l'impression que tout était déjà là, mais que vous n'arriviez pas à l'assumer ou à l'exprimer…

Oui, c'est vrai, je vois ce que vous voulez dire. Quand je dis «nouvelle», je le dis dans le sens qu'il y a eu un grand bond dans ma vie, un grand changement. Quand j'étais en moins de 48kg, j'étais la même, sauf que j'étais robotisée, enfermée dans mes doutes. Pourtant, je suis une bonne vivante. Mais à l'époque, je ne l'étais pas du tout. C'était une autre, qui était bloquée dans un profond mal-être, qui n'assumait pas la personne qu'elle était. Aujourd'hui, j'assume tout cela, je suis bien. Quand je veux dire quelque chose, je le dis. C'est tout cela qui me fait dire que je suis une nouvelle personne.

Au-delà de la Japonaise Uta Abe, votre autre grand adversaire n'est-il pas Omicron et cette crise sanitaire qui n'en finit plus et que vous n'aviez pas forcément bien vécue au début ? Craignez-vous de vivre un autre confinement par exemple ?

Je pense que nous avons affronté le pire en 2020 avec le report des Jeux. Au début de cette crise, la peur était partout, dans toutes les têtes. Moi, je ne sortais plus de chez moi. Enfin si, juste une fois pour faire mes courses. Je pense que ce moment-là, nous ne le vivrons qu'une seule fois, même avec les variants. La peur est toujours là, mais elle est moins forte car il y a moins d'inconnus aujourd'hui. Nous avons aussi plus d'armes pour affronter le Covid. Quant à un possible reconfinement, oui, c'est possible, et on sait désormais ce que c'est. Je pense que je serai capable de mieux le gérer, de mieux l'anticiper et de le vivre autrement. Il faut continuer de toute façon à faire attention car il y a toujours des personnes qui meurent de ce virus, qui ont des séquelles plus ou moins graves. Mais aujourd'hui, je n'ai plus ce sentiment de peur au quotidien que j'avais il y a un an.

Paris 2024, vous avez hâte d'y être, ou au contraire vous voulez que cela vienne tranquillement ?

J'ai hâte que cela arrive. Déjà après Tokyo je n'ai pas pris une longue coupure car je me dis que ces Jeux vont vite arriver. C'est dans deux ans et demi, mais en fait c'est demain. J'ai vraiment hâte que cela commence. D'ici là, il faudra que je sois très performante sur les deux Championnats du monde et les trois d'Europe qui m'attendent auparavant. Il faudra que j'aille chercher ma place aussi dans ma catégorie, car je sais qu'il y a des jeunes qui poussent derrière moi en France. Et ça, cela va démarrer dès mai 2022.

Vous disposez quand même d'un fort crédit…

Oui, mais cette concurrence interne, je la vois de manière positive, comme quelque chose qui me pousse à être vigilante et encore plus performante. Et ce crédit dont vous parlez, c'est mon travail, ma détermination et ma rigueur qui m'ont permis de l'obtenir. Si j'oublie tout ça, je peux le perdre. Que certaines veuillent prendre ma place, c'est normal. Mais il faut qu'elles sachent que je suis déterminée à la garder. Je suis médaillée olympique mais cela ne m'assure rien pour Paris 2024. En revanche, si d'ici là j'ajoute deux ou trois grands titres supplémentaires, là, ce ne sera pas la même chose.

Voir aussi :

AFP Infos Françaises
mardi 28 juillet 2020 - 15:53:25 GMT 364 mots
Aussi paru dans
28 juillet 2020 - Ouest-France (site web) Belga News Agency (français)

Gym: une médaillée olympique britannique dénonce la lenteur de l'enquête menée après ses accusations d'abus

Londres, 28 juil 2020 (AFP) - - Amy Tinkler, médaillée de bronze aux JO de Rio en 2016 en gymnastique au sol, a critiqué mardi la fédération britannique pour la lenteur de son enquête sur des accusations de harcèlement qu'elle avait déposée en décembre.

"Je suis mécontente de la durée que prend (cette enquête) car cela laisse de jeunes gymnastes sous la menace des abus de clubs et d'entraîneurs bien identifiés", a écrit l'ex-athlète sur les réseaux sociaux.

A la fin de l'année dernière, Tinkler avait déposé une plainte auprès de la fédération British Gymnastics "concernant mon expérience au club de South Durham et contre une partie de l'encadrement technique de British Gymnastics", a-t-elle expliqué.

Quelques semaines plus tard, âgée d'à peine 20 ans, elle avait pris sa retraite, quatre ans après être devenue la plus jeune médaillée olympique britannique à Rio.

"J'ai réclamé à British Gymnastics un calendrier de leur enquête relative à ma plainte. Et je crois comprendre que cela pourrait prendre encore 4 mois ou plus avant d'arriver à une conclusion, qui aurait lieu près de 12 mois après ma plainte", a-t-elle précisé.

"Je supplie British Gymnastics d'agir plus rapidement et de se montrer proactive dans ses actions liées à ma plainte", a conclu Tinkler.

La fédération - déjà sous le coup de critiques d'anciennes athlètes de tous niveaux, dont les soeurs Becky et Ellie Downie, médaillées aux Mondiaux de gymnastique l'an dernier, qui ont dénoncé un "climat de peur et d'abus mental" en son sein -, s'est défendue face à ces reproches.

"Nous avons été en contact avec Amy Tinkler et sa mère pendant tout le processus (...) Un premier résumé de la plainte a été fait toute fin décembre 2019. La totalité des preuves a été fournie mi-mars 2020", a noté la fédération.

"Comme nous en avons informé Amy et sa famille, l'enquête est désormais achevée et nous sommes passés à la phase suivante de la procédure", a poursuivi la fédération.

British Gymnastics a aussi assuré qu'en cas de plainte, si des éléments "laissent penser qu'un risque immédiat existe pour des gymnastes, des mesures sont prises immédiatement" pour les protéger.

smg-hap/dep

Sport 24 (site web)
lundi 13 janvier 2020 - 17:22 UTC +01:00 270 mots

Jeux olympiques ; Fil info

Aussi paru dans
13 janvier 2020 - Le Figaro (site web)

Kimia Alizadeh s'entraîne aux Pays-Bas après avoir quitté l'Iran

Rédaction Sport24.com

La taekwondoïste Kimia Alizadeh, seule femme médaillée olympique dans l'histoire du sport iranien, se trouve aux Pays-Bas, où elle s'entraîne en vue des JO 2020 de Tokyo après avoir quitté son pays, a...

La taekwondoïste Kimia Alizadeh, seule femme médaillée olympique dans l'histoire du sport iranien, se trouve aux Pays-Bas, où elle s'entraîne en vue des JO 2020 de Tokyo après avoir quitté son pays, a déclaré lundi son nouvel entraîneur. «Kimia s'entraîne avec nous depuis le 18 décembre. Elle est arrivée aux Pays-Bas avec un visa, accompagnée de son mari», a déclaré auprès de l'AFP Mimoun El Boujjoufi, entraîneur de taekwondo à Eindhoven (sud). «Elle est mondialement connue dans le taekwondo, c'est une grande motivation pour le groupe, elle se sent bien chez nous», a ajouté l'entraîneur, que la championne a elle-même contacté. Kimia Alizadeh, 21 ans, a annoncé samedi avoir quitté définitivement l'Iran, son pays, n'en pouvant plus de l'«hypocrisie» d'un système qui, selon elle, utilise ses sportives à des fins politiques et ne fait que les «humilier». La jeune femme s'est exprimée sur son compte Instagram, au moment où le pays est sous le choc de la catastrophe aérienne du Boeing 737 d'Ukraine International Airlines --abattu mercredi à Téhéran par un tir de missile-- dans laquelle ont péri 176 personnes, en majorité iraniennes et canadiennes. La sportive, qui a décroché le bronze aux JO 2016 de Rio, a déroulé une charge au vitriol contre les autorités de la République islamique, où le taekwondo est l'un des sports majeurs.

Voir aussi :

AFP Infos Françaises
dimanche 17 juillet 2022 - 13:51:15 UTC 721 mots

Escrime: les coaches hors les murs séduisent les francs-tireurs

Paris, 17 juil 2022 (AFP) - - Dans le sillage d'Ysaora Thibus, d'autres escrimeurs français ont choisi de s'épanouir hors de l'Insep. En vue de Paris-2024, la démarche n'est plus isolée, à l'image de la double médaillée olympique Manon Brunet-Apithy et de son compagnon Boladé Apithy.

En s'exilant en 2017 en Californie pour s'entraîner avec son compagnon Race Imboden, escrimeur américain, la fleurettiste Thibus avait dû se "débrouiller vraiment seule", rappelle cinq ans plus tard la tireuse de 30 ans.

"Moi, quand je suis partie, j'étais la seule, c'était très compliqué", décrit la Guadeloupéenne, qui entre en piste mardi aux Mondiaux du Caire. "Mais tout le monde se rend compte que si on travaille intelligemment, on peut devenir plus performant. Il y a une plus grande ouverture d'esprit désormais."

Après un an sous la houlette de l'Ukrainien Sergei Golubytskyi, le duo avait opté finalement en 2018 pour Stefano Cerioni comme maître d'armes. Un grand nom du fleuret italien, qui, ironie de l'histoire, a été tout proche de devenir entraîneur national du fleuret français à l'automne dernier.

En vue de Paris-2024, Thibus partage cette fois son temps entre l'Insep et Avignon où officie son nouveau maître d'armes Giulio Tomassini, autre illustre coach italien.

"Quand on a vécu un peu en dehors de la structure, on n'a pas spécialement envie de revenir à 100% à l'Insep", souligne la vice-championne du monde en individuel (2018).

Longtemps entraîneur national du fleuret transalpin, Tomassini a façonné Cerioni et surtout Valentina Vezzali, l'escrimeuse la plus titrée aux JO avec six titres olympiques dont trois en individuel (2000, 2004 et 2008).

- Plus de soutien -

"C'est un honneur de travailler avec lui. Et puis ça me permet d'avoir un équilibre, de rester maître de mon projet et d'avoir mon autonomie. Ca s'est mieux mis en place cette fois, relève-t-elle. Il y a eu davantage de discussions avec la Fédération. Je pense qu'avec l'approche de Paris-2024 et l'Agence nationale du sport, ils soutiennent beaucoup plus le projet."

La cohésion d'équipe n'en a pas pâti puisque les fleurettistes françaises ont décroché une médaille d'argent à Tokyo et de nouveau aux Championnats d'Europe le mois dernier.

Lauréat d'une première médaille internationale depuis dix ans à Antalya, le sabreur Boladé Apithy a lui aussi récolté les fruits de son changement de structure d'entraînement, il y a un peu plus d'un an.

"Ca faisait une quinzaine d'années que j'étais à l'Insep, à un moment il faut du renouveau, explique le compagnon de Manon Brunet-Apithy ayant rejoint elle aussi, quelques mois après lui, l'académie de Christian Bauer à Orléans.

"C'est l'un des meilleurs entraineurs du monde, tout simplement", résume-t-il à propos de Bauer, qui a poli, après son départ de France, les équipes italienne, chinoise ou encore russe, en collectionnant titres et médailles.

A 36 ans, Boladé Apithy sera lui en quête, à partir de lundi, d'un première médaille mondiale au Caire où son épouse, double médaillée olympique à Tokyo, a déclaré forfait en raison d'une blessure à l'épaule droite.

Parmi les épéistes français, Nelson Pourtier-Lopez sera lui bien présent mardi. Ecarté de l'Insep où les groupes ont été resserrés, le tireur de 27 ans s'est révélé hors les murs.

- "Si les meilleurs viennent de l'extérieur..." -

Retourné s'entraîner à Saint-Gratien (Val-d'Oise), il a remporté en avril le challenge Monal avant de s'inviter en finale d'une étape de Coupe du monde au Caire dans la foulée.

Deux faits d'armes lui ayant offert une sélection pour les Mondiaux. "Si les meilleures viennent de l'extérieur, je les prends à l'extérieur. Même si je me mets des bâtons dans les roues en faisant ça", reconnaît l'entraîneur national de l'épée Hugues Obry, aux méthodes exigeantes.

"Nelson est quelqu'un qui ne peut pas forcément s'entraîner beaucoup. Dans ma vision, l'entraînement est dur pour que la compétition soit facile. Lui n'est pas forcément adapté à ça."

Reste qu'il est gênant pour l'entraîneur de ne pas avoir totalement prise sur la préparation de son tireur. "En vue des Championnats, on a mis en place un programme en commun pour qu'il vienne de temps en temps à l'Insep et qu'il ait de l'opposition et un minimum de travail, explique Obry. Il va représenter la France quand même. Je ne veux pas tout lui changer mais je ne peux pas le laisser y aller en babouches."

clv/ll/jde

Aujourd'hui en France
Edition Principale
_Sports, vendredi 9 décembre 2022 717 mots, p. AUJM24
Aussi paru dans
8 décembre 2022 - Le Parisien (site web) Aujourd'hui en France (site web)
9 décembre 2022 - Le Parisien

« Elle va loin pour protéger quelqu'un »

L'ancienne nageuse Sophie Kamoun, agente du double champion olympique Yannick Agnel, mis en examen pour viol, a été trahie par des écoutes téléphoniques.

Romain Baheux

« Belle-maman, tu m'entends ? », souffle au téléphone Yannick Agnel. Nous sommes le 5 décembre 2021, et le double champion olympique de Londres vient d'apprendre que Naome Horter, fille de son ancien entraîneur à Mulhouse, Lionel, est allée déposer plainte pour viol contre lui. À l'autre bout de la ligne, son agente, Sophie Kamoun. Le surnom dit tout de leur proximité et des liens qui unissent l'ancienne nageuse à celui qu'elle considère comme « son deuxième fils ».

Depuis près d'un an, la justice leur interdit tout nouveau coup de fil. Mis en examen pour viol et agression sexuelle de mineure pour des faits présumés entre 2015 et 2016 et placé sous contrôle judiciaire, l'ex-nageur n'a plus le droit d'entrer en contact avec cette autre retraitée des bassins, présente aux JO de Los Angeles en 1984. Dont le rôle trouble est au coeur d'une enquête, fondée sur plusieurs retranscriptions d'échanges téléphoniques, publiée jeudi par le quotidien « l'Équipe ».

De nombreuses casquettes

« T'en as rien à foutre, t'as rien à avoir sur ta conscience, elle était consentante ! C'est elle qui aura ça sur sa conscience jusqu'au restant de ses jours ! Accuser quelqu'un de viol alors qu'elle était consentante, oh ! », s'emporte-t-elle au téléphone quand Agnel lui explique hésiter à nier ce dont Naome Horter l'accuse. Deux jours plus tard, elle promet dans un autre coup de fil, cette fois à la mère de son protégé, de s'en prendre à la nageuse Fantine Lesaffre, si d'aventure celle dont elle est aussi l'agente a chargé Agnel face aux enquêteurs. « Je peux te dire qu'elle va m'entendre et puis elle va tout perdre surtout », lâche Sophie Kamoun, qui reconnaît a posteriori une « réaction épidermique ». « Il y a toutes les facettes de Sophie dans cette histoire. Elle peut tout faire pour les gens qu'elle aime, elle va loin pour protéger quelqu'un. Mais elle est aussi très dure, et mélange un peu tout quand ça chauffe », décrit un ancien collaborateur. « Elle a le bras long », répète-t-il plusieurs fois.

« Elle mérite un bout de la médaille de ses athlètes »

Dans la natation française, l'ex-nageuse de 55 ans est incontournable. Pas tant pour ses années dans les bassins, même si elle a été 26 fois championne nationale, que pour son après-carrière aux multiples casquettes.

Agente, donc : outre Agnel, elle représente le vice-champion du monde du 100 m Maxime Grousset, le champion d'Europe Yohann Ndoye Brouard ou encore la médaillée olympique Charlotte Bonnet, ce qui la rend incontournable pour les journalistes couvrant ce sport.

Mais elle est aussi consultante, dans un drôle de mélange des genres, puisqu'elle commente les performances de ses propres athlètes. Elle a officié par le passé à Eurosport, aujourd'hui pour BeIN Sports et RMC. La chaîne ne souhaite pas faire de commentaires sur le dossier, tandis que la radio n'a pas répondu à nos sollicitations. Enfin, Sophie Kamoun intervient aussi dans les relations presse et la communication dans des événements sportifs de marques comme BNP Paribas, Perrier, Danone ou Century 21, avec sa société July29 Sports Management.

Cette dernière a été baptisée en souvenir du 29 juillet 2012, date à laquelle Yannick Agnel et son ancienne protégée Camille Muffat, décédée en 2015 dans un accident d'hélicoptère en Argentine, avaient été sacrés à Londres. Du Tour de France à Roland-Garros, cette ancienne directrice de la communication de Nike France s'est tissée un conséquent carnet d'adresses.

« C'est une fonceuse, capable d'aller démarcher tout le monde », reconnaît un spécialiste du secteur. « C'est un excellent agent. Elle aide ses athlètes à mieux vivre de leur sport avec des partenariats bien choisis, souligne un entraîneur. Ça les aide dans leur performance. Elle mérite un bout de la médaille de ses athlètes. » Quitte, parfois, à crisper une partie du milieu.

Contactée dans le cadre de cet article, Sophie Kamoun n'a pas souhaité évoquer ces sujets. Un an après la mise en examen de l'intéressé, l'enquête se poursuit. Mercredi, RTL a révélé qu'une seconde victime potentielle, également mineure à l'époque des faits présumés, avait été entendue par les enquêteurs à Mulhouse.

L'Équipe
dimanche 11 décembre 2022 475 mots, p. 38

Brunet-Apithy, argent content Battue d'une touche en finale hier pour son retour à la compétition après sept mois d'absence, la sabreuse de 26 ans se contente volontiers de ce podium libérateur.

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL

LOUIS BOULAY

ORLÉANS - Avant, il y a une petite année de ça, une défaite en finale à l'ultime touche l'aurait mise hors d'elle. Mais hier, sur le podium du Grand Prix d'Orléans, c'est un large sourire qui ne quittait pas le visage de Manon Brunet-Apithy. À peine le temps de regretter ses trois occasions de conclure en finale face à l'Italienne Martina Criscio (14-15) que la sabreuse de 26 ans était déjà passée à autre chose.

Avec cette médaille d'argent, décrochée au terme d'une journée qu'elle a par moments survolée comme au bon vieux temps, l'ancienne numéro 1 mondiale, redescendue au huitième rang, a laissé derrière elle sept mois de galère et de doute. Éloignée des pistes depuis sa blessure à l'épaule droite en mai dernier, elle a balayé toutes les incertitudes qui entouraient sa reprise.

« J'étais tellement stressée, à en pleurer dans mon lit la semaine dernière,avouait-elle, avec la fierté du travail accompli. Je reviens de vraiment loin, j'ai rêvé de ce podium pendant des jours et des jours. La défaite en finale est cruelle mais j'aurais signé direct. »

"Ça confirme qu'elle est revenue plus forte qu'avant

Christian Bauer,

son entraîneur

Si ce retour à domicile a tant stressé la seule escrimeuse française double médaillée olympique à Tokyo (bronze individuel, argent par équipes), c'est en partie parce qu'il ne devait pas faire office de retour. L'angoisse de la reprise, c'était censé être pour Alger, début novembre. Mais, à la veille du rendez-vous algérien, le dos bloqué, elle était contrainte de repousser l'échéance et le poids des attentes qui suivaient derrière.

Sûr des forces de son élève, Christian Bauer reconnaissait malgré tout qu'il ne s'attendait pas à la voir si haut, si vite : « Je dois avouer qu'elle m'étonne. Elle n'était pas bien en arrivant, parasitée par ses"il faut que je montre, il faut que je prouve".Elle avait beaucoup d'émotions à évacuer. Je lui avais fixé les quarts de finale comme objectif et elle a plus que rempli le contrat. Je le pensais déjà mais ça confirme qu'elle est revenue plus forte qu'avant. »

Capable d'élever son niveau à mesure que le standing de ses adversaires se corsait, Manon Brunet-Apithy n'a pas manqué de donner une sévère leçon à la championne du monde en titre, la Japonaise Misaki Emura, expédiée en quarts (15-9). Même sanction pour sa partenaire d'entraînement, la Grecque Despina Georgiadou, renversée 15-11 dans une demie pourtant très mal embarquée (1-6). Profondément marquée par son absence aux Championnats du monde du Caire en juillet dernier , Brunet-Apithy a rappelé à la concurrence qu'il faudrait à nouveau composer avec elle l'été prochain à Milan. Et même dès maintenant.

L'Équipe
vendredi 30 décembre 2022 521 mots, p. 42

[Un bonheur n'arrive jamais seul. Au moment...]

Un bonheur n'arrive jamais seul. Au moment de fêter son triplé à Semmering, soit deux victoires en géant mardi et mercredi puis celle en slalom hier, Mikaela Shiffrin (27 ans) est tombée dans les bras de sa compatriote Paula Moltzan, son aînée de quelques mois et sa dauphine du soir (+ 0''29). Premier podium de Coupe du monde pour l'une et... 127e pour l'autre, mais même émotion assez touchante.

L'histoire (du ski) retiendra d'abord que Shiffrin atteint deux barrières inouïes : c'est sa cinquantième victoire entre les piquets serrés, et c'est aussi sa 80e en Coupe du monde, dix ans après la première à Äre. Rayonnante en première manche, remportée avec 72 centièmes de marge sur la Suédoise Anna Swenn-Larsson, la quadruple lauréate du gros globe de cristal a parfaitement géré son avance pour s'imposer au terme de la deuxième. « Paula a été remarquable ce soir, elle aurait aussi pu gagner,réagissait Shiffrin. Sur mes 80 victoires, à chaud, je n'ai pas grand-chose à dire, en fait je ne sais pas quoi dire ! Mais j'ai pris du plaisir sur cette course. »

Plus que deux succès et elle égalera sa compatriote, la légende Lindsey Vonn (82 succès, record sur le circuit féminin), puis s'attaquera aux 86 victoires du Suédois Ingemar Stenmark. Si elle maintient son rythme d'enfer de ces derniers temps, l'Américaine pourrait faire tomber ces deux barrières dès cet hiver. Même si elle refuse souvent d'en parler.

Toute proche de son meilleur niveau

« Elle ne peut pas se permettre de prendre trop de recul sur ses courses, sinon elle risque de sortir du moment présent, estime Florence Masnada, la double médaillée olympique et consultante pour Eurosport. Les records, les chiffres, ça peut lui mettre trop de pression. Je ne l'ai pas du tout trouvée nerveuse en première manche, et ensuite elle a fait preuve d'une belle maîtrise technique et mentale lors de la deuxième. »

Shiffrin l'avait déjà fait en 2016 à Semmering, et semble revenue tout proche de son meilleur niveau, celui des années 2017-2019, quand elle empilait au moins dix victoires par hiver. « Elle a retrouvé du dynamisme, notamment au départ avec d'excellentes poussées qui lui font gagner des dixièmes,poursuit Masnada. Et quand elle met cette tonicité au service de sa technique, alors ça fait très mal aux autres. » Après un court break, le calendrier de janvier offrira à Shiffrin de nombreuses occasions d'égaler puis dépasser Vonn : deux slaloms à Zagreb les 4 et 5 janvier avant deux géants à Kranjska Gora les 7 et 8 janvier puis un nouveau slalom le 10 à Flachau. Une simple formalité ? « Le duel de Mikaela avec Petra Vlhova (4e hier) sur les épreuves techniques est moins intense que par le passé mais je n'écarte par un retour de la Slovaque, estime Masnada. Il y a aussi d'autres rivales qui montent en puissance et Shiffrin n'a plus autant de marge en slalom qu'il y a trois ou quatre ans. » Peut-être, mais l'Américaine est aussi capable de gagner en super-G, comme à Saint-Moritz il y a deux semaines, comme en descente. Le record tombera peut-être le jour où on s'y attend (un peu) moins ! S.K.

l'Humanité
mardi 13 décembre 2022 437 mots, p. 11

Say Their Name

Ce mois de décembre marque l'anniversaire de la campagne « Say Her Name », un slogan destiné à rendre visibles les femmes noires victimes des violences policières et du racisme institutionnel, souvent évincées par les mobilisations en faveur des hommes noirs. Depuis février, le nom de Brittney Griner a lui aussi été placé derrière un petit symbole dièse, pour demander sa libération et mobiliser les opinions publiques. Il était parfois douloureux pour les activistes de s'en tenir à ces marques symboliques de soutien et subir le temps de la diplomatie. Mais finalement, après huit mois de négociations et de diffusion de ces petits #BrittneyGriner dans les espaces digitaux, l'administration Biden peut s'enorgueillir du retour de la double médaillée olympique, échangée contre un trafiquant d'armes russe.

En France, on regarde avec envie cette victoire diplomatique et la réunion de Brittney Griner et de sa femme, Cherelle Griner. Cette dernière a déclaré : « Aujourd'hui, ma famille est au complet... mais, comme vous le savez, il y a de nombreuses autres familles qui ne le sont pas. » Elle parlait des familles américaines bien sûr, mais comment ne pas penser à celle d'Olivier Dubois. Lui, dont on dit le nom ici aussi, pas assez fort sans doute, et qui est détenu depuis plus de 600 jours par un groupe terroriste au Mali. La dernière preuve de vie du journaliste remonte au mois de mars 2022. Le gouvernement français assure travailler à la libération du seul otage français connu dans le monde. Même si on comprend la nécessité de discrétion, le silence et l'absence sont insupportables. Surtout à ce moment de l'année, quand toute la société catapulte des images de familles réunies et heureuses, d'enfants joyeux, d'abondance... S'il n'est pas libéré dans les prochains jours, ce sera le deuxième Noël d'Olivier arraché aux siens. Sa femme, ses enfants, sa famille et ses amis ne peuvent attendre plus longtemps.

Oui, l'impérialisme américain, oui la brutalité de leurs institutions, de leurs guerres, de leurs armes... mais comme dans leurs films hollywoodiens, ils ont la réputation de tout mettre en oeuvre pour rapatrier leurs ressortissants. Il faut qu'Emmanuel Macron obtienne la libération d'Olivier Dubois. Que ce dossier devienne sa priorité. Il faut que les journalistes soient assurés d'être protégés dans l'exercice de leurs fonctions, qu'ils sachent que ni leur pays ni leurs rédactions ne les abandonneront. Notamment en Russie, où leur travail pour lutter contre la désinformation et la propagande politique est indispensable. Au moins huit journalistes ont été tués depuis le début du conflit en Ukraine et Reporters sans frontières dénombre 532 journalistes et collaborateurs de médias emprisonnés à ce jour dans le monde. 

L'Équipe
samedi 31 juillet 2021 868 mots, p. 5

Dicko ou l'éloge de l'impatience C'est une jeune femme pressée. À 21 ans, la Française est médaillée de bronze olympique, moins de dix ans après ses débuts.

DE NOTRE ENVOYéE SPéCIALE

CéLINE NONY

TOKYO - D'un coup, son visage baigné de larmes silencieuses trahit sa jeunesse. À 21 ans, même benjamine de l'équipe de France de judo, Romane Dicko a pourtant versé son obole comme les autres, comme l'immense Teddy Riner hier, avec une médaille de bronze olympique en + 78 kg. « Les pleurs que vous avez vus, c'était de la joie; ceux que j'ai cachés, de la tristesse. J'avais à coeur de rapporter une médaille d'or, j'en étais capable. Mais il suffit d'une séquence où tu poses mal les mains, et ça ne pardonne pas. Le judo, ça va vite. » Romane Dicko le sait mieux que quiconque, elle qui brûle les étapes.

À Tokyo, la jeune femme a été expéditive face à la Lituanienne Sandra Jablonskyte (moins de 30 secondes), elle a carrément fracassé le genou de la Brésilienne Maria Suelen Altheman, et s'en voulait tellement (waza-ari et ippon sur o-uchi-gari). Invaincue depuis novembre 2019, on l'imaginait aller au bout, mais elle a buté en demi-finales sur la légende de la catégorie, la Cubaine Odalys Ortiz. « C'est une roublarde qui a du métier, et Romane a manqué un peu d'agressivité et d'impact, elle en est consciente. À ce niveau-là, on paie cash », observe Séverine Vandenhende, l'entraîneure de la Française.

Ortiz a dix ans de plus que Dicko, elle est allée quérir une quatrième médaille olympique à Tokyo (argent), avait été sacrée en 2012. L'année même où l'enfant de Clamart allait enfiler son premier judogi. « Le judo est arrivé dans sa vie par un effet d'illusion, sourit Daniel, son papa. Je regardais un reportage sur Audrey Tcheuméo (*) , et comme elle est d'origine camerounaise comme nous, j'ai été attentif. Apparemment, elle avait commencé le judo à 13 ans, était médaillée olympique huit ans plus tard. » Conscient des qualités athlétiques de sa fille, qui s'exprime alors moyennement dans les bassins de natation, il lui propose de goûter aux tatamis. Jamais il n'aurait imaginé qu'elle calquerait son parcours sur celui de son aînée.

Il inscrit donc sa fille au club de Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne). « Elle a passé la porte pour un essai, avait une tête de plus que les enfants de son âge, se souvient Karim Dahli, son premier professeur qui l'oriente vers un cours d'adultes. Au bout d'un mois, elle était régulière, ne rechignait pas. » Celui qui fut le sparring-partner de David Douillet aux Jeux d'Atlanta devine le talent, convoque les parents, leur signifie son désir de l'aligner en compétition. Les prévient que ce sera dur, qu'elle va prendre des coups. « On a contourné le règlement qui exige deux ans de licence alors qu'elle n'en avait qu'un, raconte le coach. Mon frère organisait une compétition amicale à Montreuil (93) , elle a été exceptionnelle. Après six mois de judo, elle ne tombe en finale que parce qu'elle s'emmêle les pieds. »

La progression est fulgurante. Le père a pratiqué un peu de lutte et de boxe dans son quartier, il a suivi son fils footballeur, va multiplier les jours posés, les réservations d'avion et d'hôtel pour accompagner sa fille, où qu'elle aille dans le monde. « Son histoire, je n'ai pas envie de l'apprendre dans les médias, j'ai envie de la vivre, de la partager avec elle. » Hier, il n'était pas là. Du moins pas physiquement. « Ma famille sera dans mon coeur, et j'aurai ma petite ceinture dans mon sac », avait prévenu Romane.

Championne de France cadette à 17 ans, elle avait été sélectionnée pour le tournoi de Paris, devait y afficher une ceinture noire qu'elle a passée expressément. « Comme c'est le professeur qui la remet, elle m'avait demandé d'y mettre un acronyme qui vient de son père », glisse Karim Dahli. TDVES, comme travail, détermination, volonté, engagement, sérieux. Des qualités qui permettent à l'adolescente d'accélérer les choses. En 2018, justement, elle devient championne d'Europe. Avant de s'éclipser près de deux ans.

Son corps n'a pas suivi, elle enchaîne les blessures, trépigne mais en profite pour se forger un physique solide, et un mental d'acier, en s'inspirant de son grand cousin Teddy Tamgho, ancien champion du monde de triple saut et qui a observé ses combats hier dans les gradins du Budokan. « Ç'a été une olympiade longue et mouvementée. Une belle histoire, estime Romane Dicko. Je n'ai jamais abandonné, focalisée sur mon rêve olympique. »

Elle n'a pas exaucé la vision d'Émilie Andéol qui, la voyant dans les gradins de Rio après son titre olympique en 2016 chez les lourdes, lui avait prédit en l'embrassant qu'elle lui succèderait à Tokyo. Mais Dicko a pris date pour les Jeux de Paris 2024. « Romane n'en est qu'au tout début, promet Séverine Vandenhende. Sa marge de progression est impressionnante. Il y a du boulot sur les saisies, sur les attaques aussi. Elle apprend très vite mais reste impatiente. »

La médaillée de bronze olympique, étudiante à la Sorbonne en Licence 2 de mathématiques pour devenir ingénieur aéronautique, veut que ça aille vite. Il lui reste trois ans de travail avant de se projeter sur l'étape suivante, et l'or à Paris.

(*) Double médaillée olympique en 2012 et 2016 en - 78 kg.

l'Humanité
mercredi 28 décembre 2022 144 mots, p. 14

En Biélorussie, c'est nage et tais-toi

Natation La médaillée olympique Aliaksandra Herasimenia a été condamnée, par contumace, à douze ans de prison en Biélorussie pour « création d'une formation extrémiste », a annoncé l'ONG de défense des droits Viasna. La Biélorusse de 36 ans, médaillée d'argent et de bronze aux JO de Londres en 2012, et de Rio en 2016, a été déclarée coupable par un tribunal de Minsk. L'ancienne nageuse, qui a pris sa retraite sportive en 2019 et vit en exil, a également été reconnue coupable d'appels à des sanctions contre la Biélorussie et de diffusion de fausses informations sur les événements dans le pays en 2020. Lors d'un mouvement de protestation inédit contre la réélection contestée du président Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, elle avait en effet signé une lettre ouverte, aux côtés d'autres athlètes biélorusses, appelant à des élections libres. E. S.

L'Équipe
jeudi 27 avril 2023 628 mots, p. 20

« On ne va pas se faire de cadeaux ! » Médaillées de bronze ensemble à Tokyo en 470, série devenue mixte pour Paris 2024, Camille Lecointre et Aloïse Retornaz sont désormais concurrentes.

De notre envoyé spécial

Pascal Sidoine

HYèRES (VAR) - Sur le quai du port de Hyères, transformé en parking à bateaux le temps de la Semaine olympique française, les deux équipages se trouvent à quelques mètres l'un de l'autre. De retour de mer, Camille Lecointre, double médaillée olympique en 470, avec Hélène Defrance à Rio puis avec Aloïse Retornaz à Tokyo, échange avec Jérémie Mion, son nouvel équipier, champion du monde en 2018 avec Kevin Peponnet. Sa coéquipière sur la dernière olympiade débriefe avec Hippolyte Machetti (qui a remplacé Peponnet, partenaire initial, parti sur SailGP avec Quentin Delapierre), jeune barreur talentueux et nouveau complice sur la route de Paris 2024. Après avoir glané les honneurs pendant quatre ans (dont deux titres européens en 2019 et 2021 et le bronze aux Mondiaux 2019), les deux femmes sont désormais concurrentes dans une série devenue mixte. Avec un même objectif : décrocher l'unique ticket pour les JO sur le plan d'eau de Marseille.

"On a déjà été concurrentes quand j'étais plus jeune, mais là, le match est plus serré

Aloïse Retornaz

« C'est la vie, il y a eu une complicité et de bons moments partagés mais sur un bateau, c'est une relation professionnelle,observe Camille Lecointre, 38 ans, qui a fait son retour l'été dernier après la naissance de son deuxième enfant, fin mai. On s'associe pour nos compétences, pas parce qu'on est copines. Quand le projet s'arrête, les liens se distendent un peu et chacun suit son chemin. Aujourd'hui, je suis tournée vers l'avenir, j'occulte un peu le passé. Je sais qu'on ne va pas se faire de cadeaux ! »

Pour Aloïse Retornaz (29 ans), l'idée est également de ne pas se laisser polluer par le contexte, de ne pas en faire une fixation, en dépit de la tension qui sera sans doute grandissante au fil des mois. « Ça va tirer tout le monde vers le haut,lance-t-elle. On a déjà été concurrentes quand j'étais plus jeune, mais là, le match est plus serré. C'est sûr qu'on se regarde un peu au quotidien. Avec Hippolyte, on ne va rien lâcher. La course pour Paris 2024 est lancée, ça va être un marathon. »

Chacun leur tour, les deux équipages ont connu des premiers bords prometteurs. Le tandem Retornaz-Machetti a débuté par une deuxième place à la SOF 2022 puis une quatrième aux Championnats d'Europe, avant de céder un peu le pas aux Mondiaux (11e). Pour Lecointre-Mion, la première sortie s'est soldée par un podium aux Mondiaux 2022 (bronze) et une cinquième place à la manche de Coupe du monde à Palma il y a quinze jours, à l'issue de laquelle ils ont été sélectionnés pour le Test Event à Marseille en juillet. « On est contents d'avoir été au rendez-vous lors des grands événements mais on est loin de l'échéance, commente Lecointre. À Hyères, on est arrivés moins prêts, avec un nouveau bateau(28e hier soir) . Il y a encore du boulot. »« En voile, les nouveaux équipages connaissent souvent une lune de miel, glisse Retornaz, qui a connu hier une journée difficile (12e). La nôtre s'est terminée aux Mondiaux. Mais on a bien bossé cet hiver sur la com et la répartition des rôles, ça commence à payer. »

Pour Philippe Gildas, l'entraîneur des 470, « il est trop tôt pour tirer des conclusions. Camille et Jérémie ont plus de bouteille, ils sont individuellement au-dessus. Hippo et Aloïse vont super vite. Les anciens sont un peu plus conservateurs, les plus jeunes, plus au taquet. Les deux ont un gros potentiel, ajoute-t-il. Pour la sélection, ça reste ouvert. Il reste une année durant laquelle tout peut arriver ! »

Aujourd'hui en France
Edition Principale
_Sports, lundi 6 mars 2023 330 mots, p. AUJM19
Aussi paru dans
6 mars 2023 - Le Parisien

PionniersiEnfants bienvenus en stage au handball et à la voile

Alors que la Ministre des sports, Amélie Oudéa-Castéra, annonce des mesures en faveur des sportifs jeunes parents, certaines Fédérations ouvrent déjà leurs portes aux enfants.

Depuis une semaine,Clarisse Agbégnénou est en stage au Japon avec l'équipe de France de judo et Athéna, 8 mois. Les discussions avec la Fédération ont parfois été compliquées pour trouver une organisation lui permettant de préparer les JO de Paris avec son enfant. Pas dans d'autres sports.

La handballeuse Emma Jacques a connu le sélectionneur Olivier Krumbholz dès l'âge de 3 ans, lorsque sa mère, Mélinda Jacques-Szabo, l'a emmenée dans ses valises pour préparer les JO d'Athènes. Dès 2004, estimant que « pour être performant, un athlète devait être heureux », le coach a ouvert, « comme une évidence », les portes des longs stages de préparation.

« Il y a une maman mais aussi quinze tatas »

La première fois, un membre du staff s'est occupé des enfants, puis les conjoints sont venus. « Quand on réaccueille les mères, on doit prendre en compte leurs besoins, milite Krumbholz. Il y a une maman, mais aussi quinze tatas. » « Les règles se sont mises en place naturellement, ajoute-t-il. Les enfants mangent avec nous, parfois les familles dînent à l'extérieur, emmènent les petits faire du vélo. »

Les entraîneurs de voile se souviennent de Gabriel, le petit de Camille Lecointre, double médaillée olympique. Le garçonnet est né en 2017 et sa mère a posé les choses avant son retour. « Elle était demandeuse d'avoir son enfant auprès d'elle, on s'est mis autour de la table », se souvient Guillaume Chiellino, le DTN. Charline Picon venait de donner naissance à Lou, les deux navigatrices ont bouleversé le quotidien de l'équipe de France. « Sans réticence. »

« En stage, les parents rejoignent leurs enfants le soir, comme après une journée de travail classique », raconte le DTN. En cas de besoin, le médecin est là. Et les lits, les chaises hautes ou les vélos voyagent dans les conteneurs avec les bateaux.

Aujourd'hui en France
Edition Principale
_24 Heures en Region, dimanche 19 mars 2023 527 mots, p. AUJM16

Skier en Bretagne, c'est possible !

Morbihan|Pas de neige pour la compétition de ski de fond à Saint-Pierre-Quiberon, mais vue sur la mer.

Solenne Durox

Le changement climatique n'a pas encore transformé la presqu'île de Quiberon (Morbihan) au point d'y trouver des pentes enneigées. Cela n'empêche pas ces Bretons de chausser les skis. Les gestes sont les mêmes, l'équipement aussi à une différence près : les skis sont à roulettes. « Et quand on tombe, c'est directement sur le bitume et non sur la neige. Il vaut donc mieux éviter », précise Jean-Pierre, 55 ans, qui pratique le ski roue depuis une quinzaine d'années.

Comme lui, ils sont une trentaine à s'être donné rendez-vous ce week-end au camping municipal de Penthièvre à Saint-Pierre-Quiberon (Morbihan). Ski Golfe, un des trois clubs de ski nordique de la région, y organise ce dimanche sa première course, une mass-start et un relais par équipe. Les premiers participants ont reconnu hier la boucle de 1,8 km et testé leur habileté à la carabine laser sur les pas de tir installés sur les emplacements du camping désert à cette saison.

Certains, comme Émilie Launay-Bobillot, sont des montagnards exilés en Bretagne qui, grâce au ski roue, renouent toute l'année avec les sensations du ski de fond qu'ils ont pratiqué enfant et ado. « Remonter sur des skis, c'est vraiment ma madeleine de Proust », explique-t-elle. Pour Joël Mameux, 65 ans, de Brec'h, c'est aussi une manière de se préparer à sa semaine de ski de fond à la neige. « Quand on arrive à la montagne pour les vacances, on doit déjà s'accoutumer à faire des efforts à 1 000 m d'altitude. Si, en plus, il faut se souvenir de la technique, on a souvent l'impression de repartir de zéro. » Équilibre, endurance, coordination, le ski roue est un sport très complet et exigeant. « Comme on est un peu maso, on utilise des roues lentes pour corser les choses. Il faut être dans le dur pour s'améliorer », assure Joël.

Trois clubs dans le département

La Bretagne compte une centaine de pratiquants répartis dans trois clubs du Morbihan, à Rennes et à Nantes. Johan Pluton, président du Breizh ski-roues créé dans les années 1990, s'entraîne le dimanche avec sa femme sur le campus de l'université de Rennes-I. « Quand les gens nous croisent, ils sont un peu surpris », souligne-t-il. « C'est vrai qu'en Bretagne, on passe un peu pour des extraterrestres », plaisante Joël.

Ce n'est pas pour déplaire à Gaëlle Bescond, 25 ans, étudiante en jeu vidéo. « Quand je dis que je skie en Bretagne, les gens me disent : Comment ça ? Il n'y a pas de neige ! » Cette Rennaise s'est mise au ski roue il y a un an sans avoir jamais skié. Avec un peu de pratique, elle sera bientôt prête à se lancer. Mais peut-être pas encore au niveau pour se joindre à l'entraînement de sa cousine, Anaïs Bescond, triple médaillée olympique et championne du monde de biathlon. Ce week-end, son objectif est plus modeste : chausser les skis pour aller chercher à Plouharnel, à quelques encablures de Saint-Pierre-Quiberon, son péché mignon : un kouign-amann. On imagine déjà la tête de la boulangère...

La Croix, no. 42558
Sport, jeudi 2 mars 2023 1109 mots, p. 16,17

Le poids, lourd enjeu pour les champions

La quête de la performance sportive passe aussi par une gestion rigoureuse du poids, et les nutritionnistes sont, de plus en plus, de précieux alliés pour les champions. Pour choisir l'alimentation qui gagne, mais aussi celle qui accompagne une vie saine.

Jean-Luc Ferré

« J'ai pris du poids avec la blessure, mais à peu près contrôlé, et je suis dans une courbe descendante. Ça me permet de bouger. »Avant son retour gagnant début février 2023 au Tournoi Grand Slam de Paris-Bercy, première compétition depuis sa blessure à la cheville en août 2022, le judoka Teddy Riner n'esquivait pas les sempiternelles questions sur son poids. Son combat avec la balance, il en a quasiment fait un feuilleton depuis sa préparation aux derniers Jeux olympiques de Tokyo, pour lesquels le colosse de 33 ans s'était délesté de 27 kg.

Certains sont revenus s'accrocher à son corps de géant qui peut toujours succomber à sa passion pour les sucreries. Mais le roi du tatami ne rechigne pas à évoquer son travail avec des nutritionnistes comme ses petites faiblesses, sans en faire un tabou. Car oui, les champions aussi connaissent des problèmes de poids, même s'ils n'en parlent guère. C'est même pour beaucoup une obsession, et pas seulement pour les disciplines exigeant une pesée avant de concourir.

« Dans le rugby reste très ancrée la culture du poids le plus lourd qui serait synonyme de performance,indique par exemple Julien Rebeyrol, diététicien du sport qui intervient notamment auprès du Lyon olympique universitaire (LOU) en Top 14. J'ai encore des piliers qui, en dessous de 120 kg, se voient maigres, et des trois-quarts qui cherchent à grossir pour avoir plus de puissance, même si des joueurs comme le Sud-africain Cheslin Kolbe ou l'Italien Ange Capuozzo montrent que d'autres profils excellent aussi.?»

Prendre du poids d'un côté, en perdre de l'autre. « Dans le cyclisme, c'est la quête perpétuelle du moindre poids possible qui domine, au point que ce n'est pas sans risque d'excès, jusqu'à l'anorexie, souligne Fabrice Jeandesboz, ancien professionnel avec trois Tours de France au compteur, aujourd'hui nutritionniste de l'équipe Cofidis. Il faut donc absolument travailler à une éducation nutritionnelle avec les sportifs pour expliquer que la performance n'est pas seulement une question de poids, et que bien manger agit sur un ensemble de paramètres. »

En France, l'alimentation ne s'impose qu'à petit pas comme un sujet d'importance dans la préparation des champions. « Je me suis arrêté de courir en 2017, et alors seules quelques rares équipes disposaient de nutritionnistes attitrés, témoigne l'ancien coureur. Aujourd'hui, ce soutien est systématique, avec une individualisation des portions, des protocoles de récupération incluant l'alimentation, etc. Cette prise en compte est donc assez récente chez nous, alors que les Anglo-Saxons sont plus habitués à travailler sur ces gains marginaux, mais qui, mis bout à bout, tirent vers la performance. »

Dans les sports collectifs, tous les clubs professionnels ne sont pas dotés de diététiciens, et, comme la préparation mentale, l'outil nutrition n'est pas encore considéré par tous. « À Lille, nous sommes deux nutritionnistes à temps plein, et c'est un cas unique pour un club de football hexagonal », note Hélène Defrance, médaillée olympique de voile (le bronze en 2016) et diététicienne depuis la fin de sa carrière.

« Nous sommes encore en retard sur ce chapitre, confirme Charline Courtois, diététicienne à l'Institut national du sport, de l'expertise et de la performance (Insep) depuis 2018. Les athlètes ne sont pas tous demandeurs, car occupés à bien d'autres choses entre leurs études et leurs entraînements, et ce serait donc aux entraîneurs de demander l'aide de nutritionnistes. Or tous ne sont pas forcément sensibles à ce champ d'action. » C'est une certitude pour Julien Rebeyrol?: « L'éducation nutritionnelle doit s'adresser aux athlètes, mais aussi à leur encadrement, qui sera alors lui aussi le relais de nos stratégies. »

Que tout le monde puisse se piquer d'expertise alimentaire, c'est pourtant un sujet d'inquiétude pour Frédéric Maton, médecin et diététicien des équipes de France d'aviron et président de la Société française de nutrition du sport (Sfns)?: « Les sportifs de haut niveau ont plein d'acteurs autour d'eux qui ne sont pas tous de bons conseils, prévient-il. Les "coachs nutrition" pullulent, sans compter les influenceurs sur Internet qui vantent tel ou tel complément alimentaire qui garantirait des résultats sans effort. Les propositions foisonnent et il faut faire très attention, aux jeunes surtout qui peuvent être assez sensibles à ces discours. »

Car si les nutritionnistes ne sont pas contre certaines supplémentations, notamment des boissons de l'effort ou de la vitamine D, ils se gardent des produits miracles et des poudres de perlimpinpin. « Il y a une tendance à attribuer des vertus à des "super aliments" exotiques, mais ça n'existe pas !, assure Julien Rebeyrol. La performance nutritionnelle passe tout simplement par l'utilisation de tous les aliments, de façon variée, équilibrée. »

Nutritionniste à l'Insep depuis vingt-huit ans, Véronique Rousseau le dit à sa manière?: « On priorise l'assiette. Et de plus en plus avec une approche globale, c'est-à-dire sur le long terme et pas sur ce qui encadre seulement l'entraînement ou la compétition. Cela passe par une meilleure connaissance des aliments, et donc une meilleure compréhension pour les sportifs, afin d'éviter les diktats et d'emporter leur adhésion. N'oublions jamais que nous sommes dans l'accompagnement et que l'athlète reste au final maître à bord. »

Alors, comme le constate avec patience Hélène Defrance, « il faut répéter et répéter encore, et c'est un travail de fourmi au jour le jour. Mais cette éducation peut garantir de bonnes habitudes qui perdureront à l'arrêt de la carrière, période parfois difficile à négocier quand les corps ne sont plus soumis à la suractivité ». Ce qui ne veut cependant pas dire des contraintes à tous les étages et de tous les instants. « Pour que cela soit tenable, il ne faut pas exclure la dimension plaisir, ajoute Véronique Rousseau. Ainsi ne faut-il pas juger un champion qui se paye un fast-food si cela reste ponctuel. »

Que dire des excès parfois de footballeurs dont le physique est moqué comme signe d'un relâchement coupable?? Certains pensent que le talent seul suffit, mais Véronique Rousseau observe qu'ils sont de plus en plus rares et que les jeunes à un très haut niveau « sont souvent plus rigoureux que les anciennes générations ». Et que l'exemple d'un ascète comme Cristiano Ronaldo, rejetant une célèbre boisson gazeuse, inspire. D'autant que son alimentation ne lui assure pas qu'un physique sculptural, mais aussi une longue carrière et de rares blessures. L'alimentation comme prévention, comme aide à la récupération, voilà d'ailleurs des dimensions dont l'exploration ne fait que commencer. Les recherches en la matière sont encore trop rares. Les experts en sont cependant persuadés?: dans l'assiette se cachent encore bien des secrets.

Aujourd'hui en France
Edition Principale
_Sports, dimanche 12 mars 2023 839 mots, p. AUJM22
Aussi paru dans
12 mars 2023 - Le Parisien

Mikaela Shiffrin, reine des neiges

Ski Alpin|En remportant le slalom d'Are, son 87e succès en Coupe du monde, l'Américaine a battu ce samedi le record du Suédois Ingemar Stenmark. Décryptage d'une championne exceptionnelle.

Maxime Ducher

Il aura fallu onze ans de carrière à Mikaela Shiffrin pour rejoindre Ingemar Stenmark au panthéon des plus grands skieurs de l'histoire. Mais il ne lui aura fallu que 24 heures pour le dépasser. Après avoir égalé le champion suédois vendredi, à l'occasion du géant d'Are, Mikaela Shiffrin, qui fêtera ses 28 ans lundi, a battu son record, samedi, en remportant le slalom dans la station suédoise pour signer un 87 e succès en Coupe du monde. « Je suis heureux pour elle, c'est vraiment mérité, a réagi le Suédois, aujourd'hui âgé de 66 ans. C'est une excellente skieuse, avec une technique fantastique. Il y a déjà quatre ans, je me suis dit qu'elle serait la première à gagner 100 courses. » En attendant qu'elle atteigne un jour ce total inouï, la médaillée olympique de descente et de combiné Florence Masnada, consultante pour Eurosport, décrypte ses qualités.

Elle se connaît parfaitement

À bientôt 28 ans, Mikaela Shiffrin a déjà tout connu. Sa précocité dans le cirque blanc, avec une première victoire en carrière à seulement 17 ans lors du slalom d'Are (déjà !), l'a fait grandir très vite. La championne américaine a développé une force intrinsèque qui lui a permis de glaner sept titres mondiaux et deux titres olympiques. « Ce qui transpire, c'est sa joie de skier. Elle n'est pas hargneuse, on ne sent pas une fille revancharde. Sa maîtrise technique fait qu'elle s'éclate à skier et à dominer. Tout est aligné pour elle en ce moment, elle n'a pas de problèmes physiques, elle gère bien son planning avec son staff. Elle se connaît très bien et le petit plus, c'est sa relation avec Aleksander Aamodt Kilde (champion norvégien de ski alpin) qui fait qu'elle est amoureuse et ça lui donne une légèreté. Elle est super à l'aise et très heureuse. »

Sa technique est irréprochable

Lorsque l'on observe le ski de Mikaela Shiffrin, une sensation d'aisance domine. L'Américaine donne une impression de fluidité dans certaines portions où ses concurrentes tendent à résister à la pente. « Techniquement, il y a sept ou huit ans, on disait qu'elle était en avance avec un ski qui se rapprochait de celui des garçons. Elle avait déjà de l'avance au niveau de l'attitude sur les skis. Elle est très à l'aplomb, pas sur une position arrière, elle ne se met jamais de limites. Le buste est très stable et ne perturbe jamais le bas du corps. Elle appuie tôt et elle utilise au mieux son matériel. On a l'impression qu'elle danse, elle accélère tout le temps. »

Un mental d'acier

Pour elle, « refermer le portillon » (c'est-à-dire s'élancer en dernière position de la seconde manche après avoir remporté la première) n'a rien d'une difficulté supplémentaire. Mentalement, Shiffrin est une crack. « Sur cet aspect, elle est énorme. La plupart de ses victoires sont dans des disciplines techniques et, cette année, quasiment chaque fois qu'elle a gagné la première manche de slalom et de géant, elle a remporté la course (comme samedi). Confirmer comme ça, mentalement, quand on est seule au départ, qu'il y a la foule, c'est fou. La pression ne la bloque pas. »

Son physique est hors norme

Du haut de son 1,70 m, pour moins de 70 kg, Mikaela Shiffrin possède un rapport poids-puissance exceptionnel qui lui permet d'appuyer tôt dans les virages et ainsi de conserver la trajectoire la plus directe possible. « Elle a une capacité musculaire incroyable. Elle est hyper coordonnée, elle fait du monocycle, beaucoup d'exercices de proprioception avec une énorme aisance. Depuis qu'elle est petite, elle travaille tout ça avec sa maman qui est son coach. À chaque fin d'entraînement, elle s'arrêtait au milieu de la piste. Pour arriver en bas et rejoindre le télésiège, sa mère lui disait de continuer à travailler tous ses virages. Chaque centimètre comptait. »

Sa résilience, preuve de maturité

Si les hauts furent nombreux dans la carrière de Mikaela Shiffrin, elle a aussi connu quelques bas, et notamment une grande désillusion lors des JO de Pékin en 2022 (zéro médaille). « Ce n'est pas une machine, elle est humaine et, parfois, il y a des choses qu'on ne maîtrise pas complètement. Quand elle est arrivée aux Jeux, elle allait marquer l'histoire. Et puis la machine s'est enrayée... Aux États-Unis, les Jeux, c'est ce qui compte, ils ne parlent pas plus que ça du record qu'elle vient de battre. Il va peut-être falloir qu'elle en gagne 100 ! Sinon, Mikaela a été harcelée sur les réseaux et en a beaucoup parlé. Iga Swiatek (joueuse polonaise numéro un mondiale de tennis) disait qu'elle avait beaucoup écouté ce que disait Mikaela sur la détresse mentale qu'on peut ressentir ou la pression. C'est comme ça qu'elle a géré la déception des Jeux, en en parlant, en extériorisant et en relativisant aussi. »

L'Équipe
vendredi 3 mars 2023 677 mots, p. 27

Les conseils de Bailly Dernière Française à avoir remporté le gros globe de cristal en 2005, Sandrine Bailly évoque ce qui attend Julia Simon dans les prochaines semaines.

Marc Ventouillac

Sandrine Bailly est la dernière. La dernière Française à avoir remporté le classement général de la Coupe du monde. C'était en 2005. La dernière également à avoir perdu le globe de cristal à l'occasion de la toute dernière course. C'était en 2008. Dans un cas comme dans l'autre, « Sansan » (photo) est la mieux placée pour savoir ce qui attend Julia Simon dans les semaines qui viennent. Après la parenthèse des Mondiaux, la Savoyarde entame aujourd'hui la dernière partie de la saison lors du sprint de Nove Mesto avec le dossard jaune sur les épaules. La championne du monde de la poursuite compte 76 points d'avance sur la Suédoise Elvira Oeberg.

« La victoire rapporte 90 points ce qui est énorme, souligne Bailly. Le nouveau barème (90 points au 1er, 75 au 2e, 60 au 3e) favorise beaucoup le podium. L'avance de Julia constitue un bon matelas, mais on ne peut pas se dire que c'est acquis. Si, que ce soit en vitesse de ski ou en performance au tir, ce sont deux filles qui peuvent paraître assez similaires, ça peut vite basculer. Donc, il ne faut rien lâcher. Si on peut être optimiste pour Julia, aujourd'hui, c'est comme un petit début de saison qui commence, il faut le faire avec de la fraîcheur, de l'envie, et ne pas penser que c'est acquis. Mais Julia est une ultrabattante, lucide dans ses analyses. Elle a toute la palette qu'il faut pour y arriver. »

Au vu de son vécu et de son palmarès (20 victoires en Coupe du monde et un titre mondial en 2003), Bailly peut légitimement faire partager son expérience à sa cadette même si elle veut éviter le rôle de donneuse de leçon. « Si ça se passe mal dans une course, il faut éviter de tomber dans le catastrophisme car tout est jouable, tout est envisageable, dit-elle. Il faut vraiment jouer sa chance jusqu'au bout. Elle le sait, chaque petit détail compte. Il faut aller chercher chaque place, chaque seconde, même si ça ne se passe pas bien, parce que, si ça se trouve, les autres sont en train de faire une mauvaise course aussi... Mais ça, c'est quelque chose qu'elle a déjà en elle. »

2008, le mauvais souvenir de Bailly

Côté pièges à éviter, la consultante d'Eurosport pointe le monde extérieur. « Il ne faut pas se laisser perturber par ce qu'on peut imaginer de l'autre, dit-elle. Se dire : "Oh là là, elle a l'air plus calme, ou plus en forme." Il faut vraiment avoir confiance en soi et avoir des oeillères sur ce qui se passe à côté, ou ce qu'on entend. Il faut rester focalisée sur soi et donner le maximum. »

Bailly parle d'expérience. Avec le recul, elle juge qu'elle a perdu le globe 2008 (face à l'Allemande Magdalena Neuner) parce qu'elle s'est laissée influencer par le contexte des dernières courses à Oslo. « Je me suis laissée déstabiliser par des conditions que je pensais en ma défaveur, se souvient la double médaillée olympique. Avec le recul, la dernière course était perdue d'avance parce que je me disais que j'allais être en galère, que c'étaient des conditions qui brassent et que je n'aimais pas ça, que Neuner était puissante et qu'elle allait me mettre je ne sais pas combien en ski... »

Ce n'est pas nécessairement le genre de Simon qui, de surcroît, entame les sept dernières courses de l'hiver avec un titre mondial en poursuite conquis à Oberhof (Allemagne) alors que, malade, la cadette des soeurs Oeberg n'a disputé que trois courses. « Avoir été championne du monde, c'est évidemment un plus, reprend Bailly, parce que ça génère plein d'émotions positives, plein de joies, que du bonus à prendre dans le sac. Pour Oeberg, on ne sait pas. Elle peut être revancharde ou être plus fraîche parce qu'elle a quelques courses en moins dans les pattes. Mais, de toute manière, à partir de maintenant, ça repart à zéro. »

L'Équipe
dimanche 5 mars 2023 461 mots, p. 41

Les joies du statu quo Anaïs Chevalier-Bouchet encore sur le podium, Julia Simon 4e qui engrange derrière, à l'ombre de la Norvège, la France a gardé le sourire sur la poursuite.

Il n'y a pas grand chose qui trouble un(e) Norvégien (ne) sur une boucle de biathlon. Un contrôle Covid positif n'a en tout cas pas fait ciller les frangins Boe qui ont avalé la poursuite à Nove Mesto comme un café de bon matin. Johannes ne doit pas manquer de caféine, c'est le seizième kawa qu'il s'enfile cet hiver (Tarjei 2e), toujours aussi tranquille dans cette saison de tous les records.

Ses consoeurs ont imité la démonstration. Une belle bourre signée Marte Roeiseland et Ingrid Tandrevold, à coups d'accélérations tranchantes sur les butées et de rafales express sur le pas de tir. Même le 20/20 d'Anaïs Chevalier-Bouchet n'a pas réussi à perturber le duel remporté au finish par la quintuple médaillée olympique 2022. Elle s'est pourtant joliment accrochée, la Française, 3e comme la veille, qui attendait depuis cinq ans de blanchir toutes ses cibles.

Mais elle n'en avait plus assez dans les guiboles pour s'immiscer jusqu'à la ligne. « Sur les skis, j'étais un peu moins bien, il fallait donc que je fasse le job au tir, a-t-elle commenté. Finalement, c'était mieux pour moi d'être entourée par les Norvégiennes, je pouvais me mettre dans leurs skis et les suivre. Je suis contente de ma course, je suis tombée sur plus fortes que moi. »

Il en a manqué aussi un peu à Julia Simon, remontée au pied du podium. On a pu croire à un coup plus fumant encore mais une « très vilaine erreur sur le tir debout », des bronches toujours encombrées et des jambes qui n'étaient pas tout à fait là lui faisaient apprécier le moment. Car la Française repart de République tchèque avec 158 points de marge sur Elvira Oeberg (non qualifiée hier), la Suédoise, qui doit surtout avoir un oeil sur le rétro où l'Italienne Lisa Vittozzi fond sur elle (15 points plus loin).

"J'ai fait avec les armes que j'avais et ça fait une très belle quatrième place

Julia Simon

Bref, ça sent bon le cristal. « C'est cool de pouvoir prendre ces points-là, reconnaissait Simon. Ce n'est pas facile non plus parce que les gens se disent qu'Elvira n'est pas là et que, forcément, ce sera plus simple. Du coup, il y a un petit peu plus de pression. Mais je suis contente d'avoir répondu présent. J'ai fait avec les armes que j'avais et ça fait une très belle quatrième place. Je ne peux être que satisfaite parce que vu ma forme ce matin (hier), ce n'était pas gagné. » Pas sûr que le suspense tienne pourtant jusqu'au bout. Simon ne s'en plaindra pas. J.-D.C.

L'Équipe
samedi 13 mai 2023 220 mots, p. 22

Lutte intense pour Paris 2024

Heureux judo féminin français et ses problèmes de riches. Championne du monde en 2011, médaillée olympique en 2012 (3e) et 2016 (2e), Audrey Tcheumeo s'était vu chiper ensuite le leadership national en - 78 kg par Madeleine Malonga (29 ans), championne du monde en 2019, vice-championne olympique en 2021 mais non classée aux Mondiaux en octobre 2022. Deux mois après, Tcheumeo se hissait en finale du Masters à Jérusalem avant de s'imposer au Grand Chelem de Paris, début février, comme un an plus tôt. Fin mars, la doyenne (33 ans) claquait le Grand Chelem turc et a signé hier son retour planétaire, cinq ans après. Un avantage en vue du ticket pour Paris 2024 ? « Forcément quand on est médaillée sur un Mondial, on prend un avantage », répond Christophe Massina. « Mais la sélection est loin d'être faite, il y a encore des compétitions dont le Masters(4-6 août, à Budapest), les Championnats d'Europe à Montpellier (3-5 novembre) » , prolonge le boss des Bleues. « Madeleine revient bien avec une finale au Grand Chelem de Tel-Aviv (mi-février). L'objectif est de faire l'or à Paris en 2024, on a le potentiel pour le faire dans pas mal de catégories », rappelle Massina. Qui espère pouvoir arrêter la sélection olympique après le Tournoi de Paris en février prochain. Ak.C. (à Doha)

L'Équipe
mercredi 31 mai 2023 564 mots, p. 26

Bakou double pour les Bleues Magda Wiet-Hénin (- 67 kg) et Althéa Laurin (- 73 kg) sont devenues hier championnes du monde. Dix ans après le dernier or français, et un an avant les JO.

Stéphane Kohler

Le Crystal Hall de Bakou a vécu hier en fin de journée un quart d'heure mémorable, entre cris de joie stridents, drapeaux français brandis sur l'aire de combat et embrassades généreuses. Dix ans après le titre d'Haby Niaré en 2013 (- 67 kg), le taekwondo tricolore touche à nouveau de l'or aux Mondiaux. De quoi oublier la triste campagne 2022 à Guadalajara (Mexique) en novembre dernier, d'où l'équipe de France revint sans la moindre médaille.

La Lorraine Magda Wiet-Hénin (- 67 kg) trouve à 27 ans une juste consécration à sa longue carrière en sélection. De son côté, Althéa Laurin (21 ans), médaillée de bronze aux JO de Tokyo puis championne d'Europe 2022, confirme son statut de prodige de la catégorie - 73 kg.

« C'était une journée extraordinaire, apprécie le DTN Patrick Rosso. Aux Mondiaux 2022, on était cramés après une grossesaison.Cette fois, c'est l'inverse, c'est le premier événement de l'année. Il y avait de la fraîcheur mentale et physique. »

Sorties en quarts de finale au Mexique, les deux Bleues étaient arrivées en Azerbaïdjan avec le rang de tête de série n° 2. Encore fallait-il confirmer le jour J, ce que n'a pas su faire Cyrian Ravet (- 58 kg). Le triple champion d'Europe avait pourtant été à l'aise lors de ses deux premiers tours et entama bien son huitième de finale contre le longiligne Nigérien Issaka Garba. Mais il laissa ensuite trop d'initiative à son adversaire, vainqueur en trois rounds (2-1).

Deux parcours linéaires

Pour Wiet-Hénin et Laurin, le parcours jusqu'au dernier carré fut linéaire. La première fut certes un peu tendue contre la Grecque Sarvanaki, avant d'accélérer contre Khussainova (Kazakhstan) puis la Croate Pole. Laurin, elle, enchaîna sans grande difficulté face à Vital (Portugal), Omayma (Maroc) et la Jordanienne Abo-Alrub, toutes incapables de rivaliser avec l'allonge de la Francilienne, spécialiste des coups de pied à la tête.

En demi-finales, Wiet-Hénin écarta la double médaillée olympique ivoirienne Ruth Gbagbi (2-0) et garda un excellent tempo en finale contre la Jordanienne Julyana al-Sadeq (2-1). La Lorraine pensait même l'avoir emporté en deux rounds, mais dut passer par une troisième reprise décisive, remportée 6 points à 4. « Je bosse comme une acharnée et ce titre représente l'aboutissement de tant de travail, le mien comme celui du staff, souligne-t-elle. J'ai pris tellement de plaisir à aller au bout. Tout était parfaitement calé, les temps de récupération entre les matches, la stratégie. On a tous vibré. »

Même joie collective quelques minutes plus tard quand ce fut au tour du staff de voir débouler une Laurin rayonnante. Elle avait nettement dominé la Russe Polina Khan en demi-finales (2-0) et ne laissa jamais la Britannique Rebecca McGowan la faire douter en finale (2-0). « Je ne pensais pas spécialement à ce qui s'est passé aux Mondiaux 2022, indiquait la Francilienne au ton posé. J'étais concentrée sur cette édition avecl'idée d'aller le plus loin possible. Mission accomplie, et j'en suis très fière. En plus, on réalise ce doublé incroyable. » Avec leurs titres et les nombreux points qui vont avec au ranking olympique, Wiet-Hénin et Laurin seront, sauf énorme surprise, aux JO dans un an. Pour un nouveau coup double ?

AFP Doc
mercredi 20 janvier 2021 - 12:14:09 GMT 428 mots
Aussi paru dans
20 janvier 2021 - AFP Infos Françaises AFP - Journal Internet AFP (français) Challenges (site web) Ouest-France (site web) L'Indépendant (site web) La Croix (site web)

Agressions sexuelles: la Grecque Bekatorou témoigne devant un procureur

Athènes (AFP) - La double médaillée olympique de voile, Sofia Bekatorou, a été entendue mercredi par un procureur au sujet de ses accusations d'agressions sexuelles à l'encontre d'un responsable de la Fédération grecque.

Ses accusations ont déclenché ces derniers jours en Grèce une libération de la parole de femmes victimes d'abus sexuels, s'apparentant à un tardif mouvement #MeToo dans le pays.

"J'espère que d'autres personnes, notamment des femmes, qui ont subi des abus sexuels prendront la parole pour que notre société soit meilleure et que nous n'ayons plus peur," a déclaré Bekatorou aux journalistes en sortant du bureau du procureur.

La championne olympique d'Athènes en 2004, aujourd'hui âgée de 43 ans, a déclaré la semaine dernière avoir subi du "harcèlement sexuel et des abus" dans une chambre d'hôtel, pendant sa préparation aux JO de Sydney en 2000.

A la suite de ces accusations, la Fédération grecque de voile a demandé "la démission immédiate" de son vice-président Aristeidis Adamopoulos, "qui est prétendument la personne accusée" par Bekatorou.

Adamopoulos a balayé ces accusations, les taxant de "fausses et calomnieuses", mais a démissionné de ses fonctions au sein du parti au pouvoir Nouvelle Démocratie.

Aujourd'hui mère de deux enfants, Sofia Bekatorou a confié ne pas avoir voulu parler à l'époque par crainte de se voir empêchée de poursuivre sa carrière.

Depuis sa prise de parole, plusieurs athlètes féminines ont dénoncé des agressions similaires et une dizaine d'autres femmes ont affirmé avoir été victimes de harcèlement sexuel à l'université Aristote de Thessalonique, mais ces faits sont prescrits aujourd'hui.

"Il est temps de déraciner la violence des puissants à l'encontre de ceux qui sont en position de faiblesse," a déclaré le Premier Ministre grec Kyriakos Mitsotakis, samedi dans un post Facebook.

Le Comité olympique hellénique a appelé à l'ouverture d'une enquête interne pour lutter contre les violences sexuelles à laquelle Adamopoulos, qui représente la voile dans ce conseil, et Bekatorou sont invités à participer.

Avec la libération de la parole des femmes, les déclarations du skipper grec Tassos Boudouris, médaillé de bronze aux Jeux Olympiques de 1980, ont ressurgi. "La violence envers les femmes est une magnifique chose. Si on franchit la ligne, il y a un procureur," affirmait-il en novembre sur les réseaux sociaux. Il a déclaré mercredi à la télévision publique ERT qu'il "plaisantait".

La Fédération grecque de voile, touchée par les démissions et les pertes de parrainages, tiendra des élections en mars.

AFP Infos Economiques
jeudi 18 février 2021 - 08:08:39 GMT 712 mots
Aussi paru dans
18 février 2021 - AFP Infos Françaises AFP doc AFP - Journal Internet AFP (français) Radio France Internationale (français) (site web réf.) La Croix (site web) Challenges (site web) La République des Pyrénées (site web)

Seiko Hashimoto, médaillée olympique et avocate de l'égalité hommes-femmes

Tokyo, 18 fév 2021 (AFP) - - Seiko Hashimoto, nommée jeudi à la tête du comité d'organisation des Jeux olympiques de Tokyo après la démission de son prédécesseur pour des propos sexistes, est une ancienne médaillée olympique en patinage de vitesse et l'une des rares femmes politiques japonaises de premier plan.

Agée de 56 ans, elle était depuis septembre 2019 l'une des deux seules femmes du gouvernement nippon, en tant que ministre pour l'égalité des genres et l'émancipation des femmes, ainsi que ministre des Jeux olympiques et paralympiques. Elle a présenté jeudi sa démission du gouvernement.

Mme Hashimoto a déjà une longue carrière derrière elle, tant politique - elle siège à la Chambre haute de la Diète japonaise depuis 1995 - que sportive.

Dans les années 1980-1990, elle a participé à quatre JO d'hiver comme patineuse de vitesse, décrochant une médaille de bronze aux Jeux d'Albertville (France) en 1992, et elle a aussi concouru à trois JO d'été en tant que cycliste sur piste.

A la tête de Tokyo-2020, elle succède à Yoshiro Mori, ancien Premier ministre de 83 ans contraint de démissionner la semaine dernière après le tollé provoqué par ses propos sexistes. Il avait estimé que les femmes parlaient trop lors de réunions, ce qu'il trouvait "embêtant".

Dans un Japon très mal classé en matière d'égalité des sexes, Mme Hashimoto avait alors dit souhaiter avoir une "franche discussion" avec M. Mori, rappelant que le principe de l'égalité hommes-femmes était au coeur de l'olympisme.

- Baiser volé -

Mme Hashimoto a cependant été elle-même au centre d'une polémique en 2014 avec la publication de photos la montrant en train d'embrasser un patineur japonais de 20 ans son cadet lors d'une fête après les JO d'hiver de 2014 à Sotchi, où elle dirigeait la délégation japonaise.

Le patineur, Daisuke Takahashi, avait dit regretter cet épisode mais ne s'était pas estimé "harcelé". Mme Hashimoto s'était quant à elle excusée pour tout "malentendu".

Née sur l'île septentrionale de Hokkaido cinq jours avant l'ouverture des JO de Tokyo-1964, Seiko Hashimoto a confié avoir été élevée en entendant son père lui dire: "Tu es née pour aller aux Jeux olympiques", avant même qu'elle sache ce qu'étaient les JO.

Jonglant un temps entre sport et politique, ce qui lui a valu des critiques après sa sélection pour les JO d'Atlanta en 1996, elle gravit ensuite les échelons du Parti libéral-démocrate (PLD), formation conservatrice au pouvoir au Japon quasiment sans interruption depuis 1955.

- "Quoi qu'il arrive" -

Mme Hashimoto a six enfants, dont ceux nés d'un premier mariage de l'homme qu'elle a épousé en 1998, un garde du Parlement. Elle donne naissance à son premier enfant deux ans plus tard pendant la session parlementaire, un fait qui a choqué à l'époque, ayant même provoqué des appels à sa démission.

"Pour un membre de la Diète en exercice, il n'était déjà pas conventionnel à l'époque d'épouser quelqu'un, mais le fait que j'aie eu ensuite un bébé était complètement inimaginable", s'est-elle remémorée dans un récent entretien accordé au site Nippon.com.

Le prénom de sa fille aînée, Seika, s'écrit en japonais avec les mêmes caractères que "flamme olympique". Et ses deux fils sont prénommés Girisha, la prononciation japonaise de la Grèce, berceau des Jeux, et Torino, en référence aux JO d'hiver de Turin en 2006.

Elle dérange encore un peu plus le monde patriarcal de la politique japonaise en menant de front sa vie de famille et son mandat parlementaire. Elle a aussi cofondé un groupe militant pour la création d'une crèche pour les élus, le personnel et les visiteurs de la Diète, qui verra le jour en 2010.

A seulement cinq mois des Jeux de Tokyo-2020, reportés l'an dernier à cause du coronavirus, la tâche qui l'attend est considérable, l'opinion publique japonaise étant majoritairement opposée à la tenue de l'événement en raison de la poursuite de la crise sanitaire.

Malgré les nombreuses incertitudes, Mme Hashimoto a jugé "inconcevable" que les JO puissent être annulés ou de nouveau reportés, conformément à la ligne défendue par les organisateurs japonais et le Comité international olympique (CIO).

"Nous devons organiser (les JO, NLDR) quoi qu'il arrive", avait-elle déclaré en septembre dernier, en soulignant que des sportifs du monde entier s'entraînaient dur, en dépit des difficultés.

bur-kaf-mac/ras/etb/fbr/dga

L'Équipe
mercredi 1 mars 2023 192 mots, p. 23

[ski freestyle...]

ski freestyle

Ledeux chute

Mondiaux Il faudra encore patienter pour voir Tess Ledeux décrocher un troisième titre mondial. La double championne du monde (2017 et 2019) était hier l'une des favorites de l'épreuve de slopestyle. Solide sur les rails, c'est au niveau des sauts que la Française de 21 ans s'est manquée. La Plagnarde était pourtant partie pour signer un beau score sur son premier run, enchaînant deux premiers sauts très propres avant de chuter violemment sur le troisième, tapant la tête. Quelques minutes plus tard, elle prenait bien le départ de son deuxième run, mais une nouvelle mauvaise réception sur son troisième saut effaçait ses chances de podium mondial et la rejetait à la 12e place (30,18 pts). En l'absence de la triple médaillée olympique des JO de Pékin Eileen Gu et de l'Estonienne Kelly Sildaru, toutes deux blessées à un genou lors des X Games en janvier, c'est la Suissesse Mathilde Grémaud (87,95 pts) qui s'est offert le titre mondial, un an après son sacre olympique. Tess Ledeux aura une deuxième chance dimanche, avec l'épreuve de big air (qualifications vendredi), discipline dont elle est vice-championne olympique. D. B.

Libération
jeudi 6 octobre 2022 1229 mots, p. 12,13

SPORTS

Aussi paru dans
5 octobre 2022 - Libération (site web)

Judo Les Russes laissés à la porte du dojo

Par ANTHONY DIAO

Sous très forte influence russe depuis une quinzaine d'années, la fédération internationale s'est, après l'invasion de l'Ukraine, débarrassée de ses figures embarrassantes, dont Vladimir Poutine, afin de rester dans le cercle des sports olympiques.

«Je ne suis qu'un sportif.

Je n'ai aucun problème avec mes adversaires russes. Quelle que soit notre nationalité, nous sommes tous des personnes avec deux bras, deux jambes et une tête. La guerre ne m'intéresse pas.» Ainsi s'exprimait Heorhiy Zantaraya un soir d'août 2014 aux Mondiaux de judo de Tcheliabinsk, en Russie. Le premier champion du monde ukrainien de la discipline (en 2009) venait alors de glaner la cinquième de ses six médailles planétaires, quelques mois après la révolution de Maidan à Kyiv et l'éclatement de la guerre dans le Donbass.

Fin février 2022: le même Zantaraya, retraité depuis sept mois et déjà bien occupé par sa double casquette de conseiller municipal à Kyiv et de propriétaire d'une académie de judo à son nom, postait sur les réseaux sociaux une photo sans équivoque.

Un AK-47 chargé, un drapeau jaune et bleu en arrière-plan, et ce bandeau: «Je suis à Kyiv et j'irai jusqu'au bout.» Retranché dans un bunker avec dix amis, le triple champion d'Europe incarnait la révolution à l'oeuvre: l'invasion russe en Ukraine a bousculé l'écosystème du judo international.

DIVORCE CONSOMMÉ Car s'il est une discipline que le soft power russe a marquée de son empreinte, c'est bien l'art martial nippon. Un pré carré verrouillé comme le sont la boxe ou les échecs, dont les fédérations internationales sont largement «russisées». L'incarnation de ce que le chercheur Lukas Aubin appelle le «nation branding» dans son livre la Sportokratura sous Vladimir Poutine (2021), comprendre l'utilisation du sport comme vitrine sur la scène internationale. Depuis 2012, la Russie a accueilli un championnat du monde, deux championnats d'Europe et cinq compétitions internationales ont été organisées par des pays de l'ex- URSS. Ce jeudi, c'est à Tachkent, la capitale de l'Ouzbékistan, que s'ouvrent les premiers Mondiaux depuis les Jeux olympiques de Tokyo de 2021. Sur les tatamis, pas de combattants russes. Les Ukrainiens, eux, seront de la partie.

Retour en arrière pour comprendre les racines du bouleversement à l'oeuvre. Après leur zéro pointé aux JO de Pékin, en 2008, les instances russes ont changé de stratégie. L'Italien Ezio Gamba, champion olympique à Moscou aux Jeux de 1980, a été recruté comme entraîneur en chef de l'équipe masculine. A Londres en 2012, il a hissé la Russie en tête du classement des médailles. Un exploit accompli sous les yeux d'un Vladimir Poutine aux anges. Reconnaissant, celui qui avait été bombardé président d'honneur de la Fédération internationale de judo (FIJ) en 2008 puis élevé au rang de huitième dan en 2012 - un grade qui sanctionne habituellement une expertise

XXL et une approche monacale de la pratique - accor- ??? dera un passeport russe à Ezio Gamba.

En déclenchant le 24 février dernier son «opération spéciale» en Ukraine, le président russe a donc bouleversé le judo mondial. Qu'il semble loin ce temps où, dans les échoppes à l'entrée des Mondiaux 2015 d'Astana, au Kazakhstan, le président russe apparaissait dessiné sur des mugs en train d'appliquer une clé de bras au président américain Barack Obama. Ou ces compétitions dans lesquelles il s'affichait complice, en tribunes, aux côtés du président de la FIJ - le Roumain Marius Vizer-, du Premier ministre hongrois, des présidents mongol et azerbaïdjanais. Félll vrier 2022 s'achève à peine que, déjà, le divorce est consommé. Au Japon, la légende Yasuhiro Yamashita (en neuf ans de carrière internationale, il n'a jamais été vaincu par un non- Japonais) est sommée de se positionner. Malgré deux décennies d'une proximité affichée - lui et le maître du Kremlin ont même sorti un DVD ensemble, en 2008, intitulé Apprendre le judo avec Vladimir Poutine-, Yamashita déclare «ne pas être aussi ami que ne le pensent les gens» avec le président russe, avant de parler de «lâcheté» concernant l'invasion de l'Ukraine. Plus sèche, la septième dan et médaillée olympique Kaori Yamaguchi tranche: «Poutine n'est pas un judoka» Inamovible président de la FIJ depuis 2007, Marius Vizer aligne son institution sur les préconisations du Comité international olympique (CIO) : ne pas accepter d'athlètes russes et bélarusses dans les grands raouts planétaires.

Il s'agit aussi de chasser de la mémoire collective les multiples accolades publiques des deux dirigeants. La FIJ suspend d'abord Vladimir Poutine de son statut de président d'honneur puis, le 6 mars, le retire purement et simplement de son organigramme. Comme des dominos, les têtes tombent en série. L'ancien journaliste Sergey Soloveychik, vice-président de la FIJ, patron de la fédération russe mais surtout président depuis 2007 de l'Union européenne de judo, est le premier à démissionner, arguant que «[son] coeur appartient [ ] également à [sa] patrie, la Russie».

«JUDOCRATIE» POUTINIENNE Arkady Rotenberg, puissant oligarque sanctionné par l'Union européenne et les Etats-Unis (il prétendait, entre autres, être le vrai propriétaire du «palais de Poutine»), disparaît lui aussi des organigrammes, bien qu'il fût, ces dernières années, l'un des principaux argentiers du judo européen. Le maître du Kremlin et Rotenberg s'étaient connus sur les tatamis de Leningrad (la future Saint-Pétersbourg), coeur de la «judocratie» poutinienne. C'est dans ce fief que le président russe a découvert le sambo (un art martial créé en URSS) à 11 ans, le judo à 19 et a rencontré de futurs compagnons de route, à l'image d'Arkady Rotenberg et de son frère Boris. En décembre 2021, l'école cofondée en 1998 à Saint-Pétersbourg par Rotenberg, le Yawara-Neva, suffisamment dotée pour recruter la quasi-totalité de l'équipe nationale du moment, et dont Poutine est toujours le président d'honneur, a d'ailleurs remporté à Paris la dixième Golden League de son histoire -soit, pour les clubs, la compétition continentale par équipes suprême. Personne en Europe n'a fait mieux.

D'abord privés de compétitions internationales, les judokas russes et bélarusses ont fait leur retour sur les tatamis le 24 juin, à l'occasion du Grand Chelem de Mongolie, un tournoi international, en combat- tant sous pavillon neutre. La nouvelle provoquant l'ire de Heorhiy Zantaraya et le boycott de l'équipe ukrainienne. L'inoxydable équipe russe, elle, s'installera à la première place du classement des nations. En septembre, le même scénario semblait parti pour se reproduire lors des Mondiaux en Ouzbékistan. Mais cette fois, face à la menace d'un nouveau boycott de Kyiv, l'équipe russe a rétropédalé, avant que la FIJ n'enfonce le clou en lui interdisant de participer.

CRISE DE CONFIANCE C'est peut-être une question de survie pour le judo mondial, s'il veut rester sport olympique. A cet égard, le choix récent de l'Association internationale de boxe amateur de maintenir à sa présidence Umar Kremlev, un homme d'affaires russe de 39 ans étiqueté pro-Poutine, risque de sceller la crise de confiance avec le CIO, et d'entériner la disparition de la discipline du programme aux JO de Los Angeles en 2028. En coupant ses liens avec la Russie, la FIJ, elle, a tâché de ne pas insulter l'avenir. ?

LIBÉ.

FR

Financée par l'entreprise russe Gazprom, dirigée par un oligar- que proche du Kremlin et habi- tuée des scandales financiers, la fédération de boxe se coupe progressivement de la commu- nauté sportive internationale et des futures compétitions.

S'il est une discipline que le soft power russe a marquée de son empreinte, c'est bien l'art martial nippon.

Le Figaro, no. 24295
Le Figaro, samedi 1 octobre 2022 722 mots, p. 18

Sport

Aussi paru dans
30 septembre 2022 - Le Figaro (site web)

Amandine Buchard, la chercheuse d'or

Callier, Cédric

« UNE ÉCOLE de la vie ». C'est ainsi que Larbi Benboudaoud, le directeur de la haute performance à la Fédération française, aime à définir le judo. Et comme toute scolarité, celle-ci peut s'avérer douce ou plus délicate. Pour Amandine Buchard, elle a sans doute été les deux. Douce au départ, avec une ascension extraordinairement rapide en 2014, symbolisée par une médaille de bronze mondiale et un titre de vice-championne d'Europe décrochés dès l'âge de 18 ans. Puis particulièrement douloureuse au tournant de l'année 2016, lorsqu'elle manqua les Jeux olympiques de Rio en raison de son changement de catégorie.

Son corps ne supportait alors plus les régimes drastiques que lui imposaient les moins de 48 kg, entraînant une vague dépressive manquant de la submerger totalement, comme elle nous l'avait confié en 2017 : « Je suis revenue de loin parce que je ne comptais plus faire de judo. J'étais partie à l'étranger, loin de tout. Je ne voulais plus entendre parler de compétitions, de l'Insep, de tout ce qui faisait mon quotidien avant... J'ai arrêté car je ne pouvais plus physiquement et mentalement. J'ai fait une dépression car le kimono était devenu synonyme de souffrance. Mais qu'est-ce que j'aurais fait sans le judo ? Ma vie n'aurait plus eu aucun sens car ce sport était tout pour moi. »

D'autant plus qu'à ses difficultés à faire le poids vinrent se mêler des problèmes d'ordre personnel et familial, le tout engendrant un maelström d'émotions que la jeune femme a pris le temps de surmonter. La force de la résilience sans doute. 2018 amorce ainsi son retour au très haut niveau, avec notamment une nouvelle médaille de bronze mondiale à Bakou. Ce qui lui vaut d'occuper la première place au classement des moins de 52 kg. Mais là encore, la vie devait lui mettre des bâtons dans les roues, sous la forme d'un certain Covid-19 et des confinements l'accompagnant. Une période d'isolement que la future pensionnaire du PSG Judo vivait mal.

Heureusement, le phare Tokyo et ses futurs Jeux olympiques, même reportés d'un an, constituaient une lueur dans la nuit lui évitant de s'abîmer complètement. Et le 25 juillet 2021, après tant de combats, sur et en dehors des tatamis, Amandine Buchard décrochait une médaille d'argent olympique qui ne valait peut-être pas de l'or, mais pas loin. « Cette médaille olympique m'a enlevé un poids car j'ai rempli un premier très grand objectif de ma carrière, confiait-elle. J'ai moins la pression. Je resterai médaillée olympique toute ma vie. Maintenant, mentalement, je suis blindée et je dois juste tout faire pour aller décrocher l'or à Paris en 2024. » Son objectif ultime, celui pour lequel elle se dit prête à se mettre en mode « machine de guerre». Mais, avant cela, la judokate de 27 ans a coché plusieurs étapes devant la mener sur une voie royale vers la capitale.

À commencer par ces championnats du monde de Tachkent, où elle rêve de décrocher sa première couronne planétaire. Tout en relativisant. « Cela fait des années que je m'entraîne pour remporter des titres, et pas pour être vice-championne par exemple, analyse-t-elle. Maintenant, ces championnats du monde ne constituent pas un objectif ultime. Je les vois plus comme une compétition de référence où je vais pouvoir prendre des repères par rapport à certaines de mes adversaires, où je vais pouvoir mesurer ma progression par rapport à ce que je produis à l'entraînement. »

Se projeter au-delà des JO

Parmi lesdites adversaires, évidemment, tout le monde espère assister à des retrouvailles entre la Française et sa principale rivale japonaise, Uta Abe, celle qui l'a privée du sacre à Tokyo. Même si Buchard, elle, a déjà le regard tourné plus loin : « Les Jeux sont dans un an et demi mais, dans la vie d'un athlète, c'est déjà très proche. Cela va passer très vite. J'ai l'impression que Tokyo était hier et que Paris sera demain. Si à Tachkent je ne suis pas championne du monde, je ne vais pas me prendre la tête. J'aurai une autre opportunité en mai de l'année prochaine. Et si je ne dois plus gagner qu'un seul titre dans toute ma carrière, alors il faudra que ce soit celui, olympique, à Paris. » C. C.

L'Équipe
dimanche 30 octobre 2022 470 mots, p. 36

Lecointre -Mion, lune de miel en bronze Après deux mois d'entraînement en commun, le duo français a terminé troisième des premiers Mondiaux de 470 mixte en Israël. Prometteur à moins de deux ans des JO de Paris.

PASCAL SIDOINE

Une campagne olympique qui commence de la plus belle des façons. Après seulement deux mois d'entraînement en commun, Camille Lecointre et Jérémie Mion ont terminé troisièmes, hier, sur le plan d'eau de Sdot Yam (Israël), du premier Championnat du monde de 470 mixte (qui remplace les séries hommes et femmes) remporté par l'équipage allemand Luise Wanser-Philipp Autenrieth. « Ce sont deux pointures qui ont décidé de se mettre ensemble après la décision du CIO de faire une série mixte pour Paris 2024, réagit Philippe Mourniac, directeur de l'équipe de France. Individuellement, Camille est championne du monde en 2016 avec Hélène Defrance et double médaillée olympique (avec en Hélène Defrance à Rio et avec Aloïse Retornaz à Tokyo) , Jérémie est champion du monde en 2018 avec Kévin Peponnet. Le challenge était que ça fonctionne. »

L'histoire est d'autant plus belle que Camille Lecointre a donné naissance fin mai à son deuxième enfant, la petite Alma. « Tout le monde a pris le temps de la reconstruction en mettant en place une reprise progressive pour préserver la vie de famille de Camille,poursuit Mourniac. Ils ont été très bons cette semaine, c'est génial, mais ça n'occulte pas la somme de travail qu'il reste à faire dans la perspective des Jeux. »

"Ça démarre plus fort que ce qu'on avait imaginé

Camille Lecointre

Sur un petit nuage, Camille Lecointre apprécie le premier résultat prometteur décroché avec son nouveau coéquipier. « Ça démarre plus fort que ce qu'on avait imaginé,lance-t-elle. On était là pour voir où on se situait face à la nouvelle concurrence internationale. Mais à mi-Championnat, quand on s'est retrouvés deuxièmes, on s'est dit, pourquoi ne pas jouer le podium ! Monter sur la troisième marche deux mois après nos premières navigations et alors que je suis encore un peu dans une phase de reprise physique, c'est vraiment super. On a pris beaucoup de plaisir à naviguer ensemble avec Jérémie, on a appris à découvrir nos réactions dans le stress et dans l'action,continue-t-elle. Maintenant, c'est encore le début et on sait que la concurrence française et bien là. »

Concurrence marquée en Israël par la grosse performance réalisée par le jeune tandem Matisse Pacaud-Lucie De Gennes, quatrième, déjà champion du monde et d'Europe des moins de 21 ans cette année. « Ils ont confirmé leur montée en puissance chez les seniors,commente Mourniac. C 'était un équipage programmé pour les JO 2028, mais vu leur vitesse de progression, ils vont pouvoir jouer leur place dès 2024. Ça a moins bien marché sur ce Mondial (11e) pour Aloïse(Retornaz) et Hippolyte (Machetti) , mais ils ont eux aussi un fort potentiel. »

Aujourd'hui en France
Edition Principale
_Sports, dimanche 9 octobre 2022 1342 mots, p. AUJM20
Aussi paru dans
9 octobre 2022 - Le Parisien

Entre l'or et le bébé, elles ne veulent pas choisir

Quelques semaines après leur accouchement, plusieurs sportives de haut niveau ont entamé leur préparation aux Jeux de Paris. Le défi est immense, d'autant que les aides financières pour accompagner ces mamans ne sont pas toujours prévues.

Sandrine Lefèvre

Par pudeur, Manon Genest n'en dira pas beaucoup plus. Mais, il y a quelques semaines, l'athlète, 4 e aux Jeux paralympiques de Tokyo au saut en longueur, a été à deux doigts de raccrocher les pointes. « J'étais en détresse », résume-t-elle sobrement. Six mois plus tôt, elle avait donné naissance à une petite fille. Le travail à mi-temps, les huit séances d'entraînement hebdomadaire, son bébé... elle a dû jongler avec un emploi du temps bien rempli, d'autant que son mari est en mission à l'étranger pour plusieurs mois.

De son côté, la judokate Clarisse Agbégnénou vit ses premiers mois de maman, postant parfois sur Instagram des photos où ses larmes coulent lorsqu'elle doit se séparer quelques heures de sa petite Athéna. Parce que le quotidien de ces sportives de haut niveau devenues des mères et bien décidées à briller aux Jeux en 2024 s'apparente parfois à un sacré « rodéo », selon Manon Genest. Celle-ci se souvient avec émotion de sa reprise en août. « Je n'avais pas encore de nounou, Wilfried, mon entraîneur, a accepté que je vienne avec ma fille et s'en occupait pendant que je m'entraînais. Il a été hyper compréhensif. Moi, je n'étais pas très à l'aise, de lui imposer cette charge... Il est là pour entraîner, pas pour cocooner ! » raconte Manon.

Comme Clarisse Agbégnénou, Manon Genest interrompait parfois son entraînement pour donner le sein à son bébé. « Tout le groupe s'est adapté. C'est grâce à ces athlètes qui ont compris que j'avais besoin de la présence de ma fille que ma reprise a été possible », sourit-elle.

Fin août, quand la double championne olympique a débarqué en stage à Houlgate, avec sa manageuse, sa maman, son compagnon et leur bébé, la Fédération française de judo n'était pas forcément prête à un tel chamboulement. Clarisse Agbégnénou est bien décidée à emmener son bébé partout avec elle, quitte à bousculer les codes d'une fédération qui veut aussi mettre en avant l'esprit collectif de l'équipe de France. Manon Genest est confrontée aux mêmes enjeux. En décembre, un stage national la conduira dans les DOM-TOM et pas question, pour cette maman qui, comme Clarisse Agbégnénou, a choisi d'allaiter pendant un an, de se séparer de son bébé.

Mais si désormais les fédérations sportives ont intégré le fait que les sportives peuvent devenir mamans durant leur carrière, rares sont celles encore qui anticipent les nouveaux enjeux. Après de longs échanges, Manon Genest a été autorisée à venir en stage avec sa petite fille et son mari, sans trop savoir encore comment cela s'organiserait sur place.

Pendant sa grossesse, Clarisse Agbégnénou avait souhaité fixer les modalités de sa reprise. Son compagnon est prêt à mettre entre parenthèses son métier d'ostéopathe, sa maman à poser des jours de congé pour qu'Athéna accompagne la championne dans sa préparation des JO, mais cela représente un coût. Si des échanges ont seulement eu lieu en septembre avec Claude Onesta, le directeur de la haute performance à l'Agence nationale du sport (ANS) et la Fédération de judo, le cadre n'est pas encore posé. Mais un rendez-vous est prévu prochainement.

Des aides existent, mais pas pour les frais de garde d'enfant

« Ce n'est de la faute de personne, le monde du sport n'est simplement pas prêt », estime Manon Genest. Le stade de Talence étant situé à plus d'une heure de chez elle, elle a dû, il y a quelques semaines, se résoudre à quitter le groupe d'entraînement. C'est désormais son coach qui effectue les trajets pour venir à elle. Sans dédommagement pour le moment, aucun accord n'ayant pu être trouvé entre les parties, malgré les aides auxquelles Manon, qui figure dans le cercle de haute performance, peut prétendre. Les aides existent, mais pas pour les frais de garde d'enfant. Le directeur général de l'ANS, Frédéric Sanaur, nous précise cependant que « l'Agence est prête à discuter de tous les sujets ».

« Moi, je n'ai pas estimé que j'étais en droit de demander quoi que ce soit », souligne l'escrimeuse Cécilia Berder, maman d'Ambre depuis le 4 mai et qui fait garder son bébé. L'Insep, où s'entraîne Cécilia, dispose bien d'une crèche, mais celle-ci accueille les enfants... lorsqu'ils commencent à marcher.

La Fédération française de voile semble en avance sur son époque. Depuis 2016, elle attribue, sur ses fonds propres, une bourse de 4 000 € aux mamans et aux papas pour aider aux frais de garde. « La voile est un sport à maturité tardive, une médaille pouvant être décrochée au-delà de 50 ans, le sujet de la maternité est intégré depuis longtemps, explique Guillaume Chiellino, le DTN. On accompagne les sportives mamans dans leur reprise et on se concentre sur l'équipe au sens large. » Camille Lecointre et Charline Picon, devenues mamans en 2017, ont permis de faire avancer les choses puisque, à leur retour, la Fédération les a autorisées à emmener leurs bébés lors des rassemblements de l'équipe de France.

Les soins kiné se faisaient au sein de l'équipe de France, les mamans avaient obligation de participer aux briefings, mais elles pouvaient être hébergées en dehors de l'équipe de France et donc retrouver leurs bébés après les entraînements. « Quand les sportives deviennent mères, la cellule familiale devient leur priorité, d'où la nécessité de construire de nouveaux repères en stage et en compétition pour que la mère soit bien avec son enfant tout en continuant à être intégrée au collectif », souligne le DTN. Une mission plutôt bien réussie, puisque Charline Picon et Camille Lecointre ont décroché une nouvelle médaille aux JO de Tokyo.

Depuis, Camille a mis au monde Alma. Si la navigatrice avait choisi d'emmener Gabriel, son premier enfant, dans tous ses déplacements, l'arrivée d'Alma a bouleversé l'organisation. « On plonge un peu dans l'inconnu, avoue- t-elle. Gabriel grandit, à 5 ans, il a besoin de sa routine, de sa maison, de ses copains, et avec deux enfants la logistique est différente. »

L'impression d'essuyer les plâtres

Avant de prendre la décision de repartir, Camille Lecointre a étudié le calendrier des compétitions. « Les déplacements au bout du monde avec deux enfants, c'était inenvisageable, pointe-t-elle. Pour Gabriel, il fallait penser à la maison qu'on allait louer, à la nounou sur place qu'il fallait trouver. C'était un budget d'environ 10 000 € par stage. » La double médaillée olympique a cependant pris la décision de quitter Brest pour Marseille, futur site de voile lors des Jeux de 2024 : « Ça fera moins de déplacements à gérer. »

« Moi, ce projet vers les Jeux de Paris, je veux le vivre avec ma fille, pas question de me séparer d'elle », assure Clarisse Agbégnénou. « C'est un vrai beau challenge aussi pour nous, souligne Christophe Massina, responsable de l'équipe de France féminine de judo. C'est nouveau, il y a des choses à réfléchir, à créer. » « En décrochant une médaille olympique à Tokyo, on a montré avec Charline [Picon], que c'était possible », pointe Camille Lecointre.

Ces mamans ont malgré tout l'impression d'essuyer les plâtres. Chez certaines, le manque d'anticipation de la reprise, d'aide financière et de soutien psychologique sont autant de sources d'inquiétudes. « On doit se creuser la tête pour trouver des solutions, on reste positives, mais la réalité est que c'est compliqué », souligne Manon Genest. « Aujourd'hui, mes envies sont différentes, avoue Clarisse Agbégnénou. C'est Athéna qui guide mes choix. Ma vie, ce n'est pas le judo. »

« Même les Jeux olympiques ne méritent pas de sacrifier le bien-être de nos enfants, on a envie de profiter d'eux, de les voir grandir, estime Camille Lecointre. Clarisse Agbégnénou va certainement permettre de rendre le sujet de la maternité et de son accompagnement plus médiatique. Je me revois en elle. » « Moi, j'ai envie que les choses bougent, pour toutes les sportives de haut niveau qui viennent d'être mamans mais aussi pour toutes celles qui le deviendrons, clame Manon Genest. Non, on n'a pas osé être enceinte, on a simplement eu envie d'être mères. »

Les Echos, no. 23812
Dernière, jeudi 13 octobre 2022 62 mots, p. 14

La photo du jour

[la judokate Française Romane Dicko sacrée...]

CAROLINE D'AVOUT

la judokate Française Romane Dicko sacrée championne du monde en +78 kg : Romane Dicko, déjà triple championne d'Europe et médaillée olympique, est allée chercher, mercredi à Tachkent en Ouzbékistan, sa première couronne mondiale à 23 ans, apportant à la France son premier titre de ces Mondiaux. La judokate a battu en finale la Brésilienne Beatriz Sousa par ippon.

Photo Kirill Kudryavtsev/AFP

Le Figaro, no. 24484
Le Figaro, jeudi 11 mai 2023 421 mots, p. 12

Sport

Agbégnénou retrouve les sommets avant Paris 2024

La Francilienne, mère de famille depuis onze mois, a récolté son sixième titre de championne du monde. Idéal avant les JO.

Couturié, Martin

JUDO Avec ses doigts entourés de bandes élastiques, elle a écrit un A. Un A comme Athéna, le prénom de sa fille née il n'y a même pas onze mois et qui s'est promenée toute la journée de mercredi à Doha avec un tee-shirt aux couleurs bleu-blanc-rouge. « Je suis fière, je suis fière de ma fille et de ceux qui m'entourent. J'avais dit à ma fille que j'allais lui mettre cette médaille autour du cou » , a-t-elle lancé, comblée, au micro de La chaîne L'Équipe. Chose faite au Qatar. En battant sur immobilisation la Slovène Andreja Leski, Clarisse Agbégnénou a récolté un sixième titre de championne du monde, dans la catégorie des moins de 63 kg, pour signer son grand retour au sommet.

La double médaillée olympique de Tokyo ne se savait pas aussi forte que sur les tatamis asiatiques, maternité oblige. Mais au terme d'une longue journée qu'elle a débuté dès le premier tour, ayant perdu son statut de tête de série, et en montant en régime à chacun de ses cinq combats (contre la Serbe Obradovic, la Cubaine del Toro Carvajal, l'Israélienne Sharir, la Canadienne Beauchemin-Pinard puis l'Autrichienne Piovesana), la Française de 30 ans a su forcer la décision pour se rouvrir les portes du paradis. « C'est mon titre le plus dur, j'ai beaucoup travaillé et beaucoup pleuré » , a-t-elle ajouté, après cette finale maîtrisée et conclue dans les trente dernières secondes pour récolter une sixième médaille d'or en huit Mondiaux disputés (avec également deux médailles d'argent).

Après sa maternité et une préparation marquée par une blessure au genou et une violente polémique avec la fédération française de judo (pour une histoire de choix de kimono, Clarisse souhaitant pouvoir, comme Teddy Riner, porter celui de son partenaire vêtement), l'heure n'était pas au règlement de comptes pour la Francilienne. « Je suis contente d'avoir réussi à mettre certaines choses de côté. J'y suis allée, sans problème, on avance pour Paris 2024. » À 433 jours de l'ouverture des Jeux olympiques parisiens, la reine Clarisse a donc retrouvé les sommets. Excellente nouvelle pour elle-même mais également pour l'équipe de France et le tableau des médailles. « Il me manque encore des choses à travailler pour 2024 » , constate-t-elle, lucidement. La « machine » (qui n'avait disputé que deux compétitions depuis sa reprise), s'est remise à tourner à (presque) plein régime. Vivement les JO. Son ultime défi. M. C.

Libération
jeudi 11 mai 2023 843 mots, p. 1,16

Premiere Page

Aussi paru dans
10 mai 2023 - Libération (site web)

Judo Clarisse Agbégnénou en or massif

Par Anthony Diao

Clarisse Agbégnénou, une judokate six fois en or la femme du jour Moins d'un an après avoir accouché, la Française a remporté l'or aux championnats du monde en -63 kg, mercredi à Doha. La désormais sextuple médaillée donne rendez-vous pour les Jeux olympiques de Paris 2024.

page 16

Au terme de la quatrième journée de compétition, Clarisse Agbégnénou offre à la France son premier titre sur ces championnats du monde de judo. Déjà vraie en 2014, 2017, 2018, 2019 et 2021, l'information s'est à nouveau vérifiée mercredi à Doha, au Qatar.

Ce sixième titre de la Française de 30 ans est de loin le plus inattendu: depuis son doublé individuel et par équipe mixte en juillet 2021 aux Jeux olympiques de Tokyo, la -63 kg est devenue la mère d'une petite fille, Athéna, en juin 2022.

Ses seuls points de repère depuis se résumaient à trois petits combats (et une blessure) en novembre lors du championnat d'Europe des clubs en Géorgie, puis à quatre autres en février lors du Grand Chelem de Tel-Aviv. Ces ultimes retrouvailles avec le circuit avaient d'ailleurs tourné au cauchemar pour la tricolore, privée de son coach par la fédération, à qui elle s'opposait pour pouvoir porter son judogi personnel.

En mode vérin. Tombée au 17e rang mondial avant son entrée en lice, Clarisse Agbégnénou a livré six combats en crescendo dans une catégorie en total renouveau depuis la retraite de nombreuses taulières des olympiades précédentes. Une clé de bras à vingt secondes du terme face à la Serbe Obradovic (30e mais médaillée mondiale en 2021), un premier golden score - le temps additionnel du judo - sanctionné d'un ura-nage (sorte de plaquage retourné à la volée) face à la Cubaine

Del Toro Carvajal (16e), un second golden score achevé sur un o-uchi-gari (grand fauchage intérieur) en rotation face à l'Israélienne Sharir (7e, et en pleine bourre depuis sa victoire en février au Grand Chelem de Paris) : il est 14 heures à Doha, les quarts de finale approchent et une étincelle intense et familière vient de se rallumer au fond des yeux de la sociétaire du RSC Champigny. La suite ne fait que confirmer cette impression de l'inéluctable retour aux affaires de celle qui, hormis la son congé maternité de 2022, une du blessure à la hanche aux championnats d'Europe de 2017 et une médaille de bronze aux Jeux européens de 2015, a disputé depuis 2013 toutes les finales olympiques, mondiales et continentales des championnats où elle était inscrite. La Canadienne Catherine Beauchemin- Pinard, médaillée olympique et mondiale, et numéro 2 du classement mondial? Un waza-ari d'entrée, un autre à sept secondes du terme, et femme jour fin de la discussion. En demifinale, l'ex-Britannique récemment naturalisée autrichienne Lubjana Piovesana, toute heureuse d'avoir vu le tableau s'ouvrir devant elle après l'élimination surprise de la tenante du titre, la Japonaise Megumi Horikawa, prend peu ou prou le même tarif sur deux actions de jambes conclues avec le sourire simple de celle qui retrouve le pic d'adrénaline propre à ces moments rares.

En finale, la Slovène Andreja Leski, longtemps dans l'ombre de son aînée Tina Trstenjak désormais retraitée, vaut bien mieux que son 12e rang mondial actuel. Déjà finaliste des Mondiaux de 2021 face à la Française, elle tente de gêner le puissant bras gauche de son adversaire en plaçant sa main sous son aisselle. Peine perdue: prise dans la nasse séquence après séquence, la Slovène tente de se tirer d'affaire mais finit par s'emberlificoter. Plaquée sur les omoplates puis immobilisée en mode vérin par Clarisse Agbégnénou, elle lâche prise, tandis que la Française vit sans doute à cet instant les dix secondes les plus agréables depuis son retour sur les tatamis.

«Patronne». «J'avais dit à ma fille que je lui mettrai la médaille autour du cou, c'est chose faite», réagit à chaud la désormais sextuple championne du monde, avant de sagement attendre la cérémonie de remise des médailles avec sa fille, Athéna, sur les genoux. Et de compléter : «Je savais que le chemin allait être très dur, et je peux dire que dix mois après mon accouchement, onze mois à peine, je suis revenue, même s'il reste des choses à travailler avant Paris 2024.» Quant au bras de fer avec sa fédération, Agbégnénou a indiqué ne pas être venue au Qatar «pour faire des revanches» et être «contente d'avoir mis les choses de côté dans [sa] tête». «La patronne est de retour», s'est pour sa part réjoui son entraîneur, Ludovic Delacotte, bien présent cette fois sur la chaise et ravi de voir sa protégée rejoindre des légendes comme la -48 kg japonaise Ryoko Tamura-Tani ou la -63 kg cubaine Driulis Gonzalez. En 2007, les deux championnes avaient elles aussi remporté une nouvelle couronne mondiale après avoir eu un enfant. Mais la seule à l'avoir fait seulement dix mois et 25 jours après, est française. Elle s'appelle Clarisse Agbégnénou, et a pris date pour les Jeux olympiques de Paris 2024, où elle compte conclure sa carrière par une nouvelle médaille dorée. ?

L'Équipe
vendredi 21 octobre 2022 878 mots, p. 21

Heureux de se balader sur l'avenue... À l'image d'Alexis Hanquinquant, champion paralympique 2021 de triathlon, les sportifs applaudissent le projet dévoilé de la cérémonie d'ouverture.

QUENTIN THOMAS et CéLINE NONY

Soudain, il se mettrait presque à fredonner. « Qui n'a pas chanté les paroles de Joe Dassin ? » Alexis Hanquinquant, comme l'ensemble des champions français, est en tout cas prêt, impatient de se balader sur l'avenue, le coeur ouvert à l'inconnu. « C'est une occasion unique, la première fois qu'une cérémonie d'ouverture des Jeux Paralympiques aura lieu en dehors d'un stade, savoure le triathlète de 36 ans, sacré à Tokyo l'été dernier. Quelle chance de pouvoir défiler sur les Champs-Élysées et place de la Concorde ! D'être au plus près des spectateurs et du public parisien. » D'une même voix, la rameuse Perle Bouge, les athlètes Nantenin Keita et Arnaud Assoumani félicitent ce choix aussi original que symbolique à leurs yeux.

« Cette cérémonie d'ouverture permettra de toucher un maximum de personnes, cela va nous permettre de communier avec tout ce monde,s'enthousiasme Nantenin Keïta (37 ans), qui a décidé de prolonger sa carrière jusqu'à Paris pour effacer la frustration de sa 4e place sur 400 m en 2021. J'ai hâte de vivre cela car on sort des Jeux de Tokyo où on n'a pas pu avoir le public avec nous du fait de la crise sanitaire. »

"Cette cérémonie, ça va être un moment de fête, de partage, d'échange qui peut contribuer à changer le regard sur le handicap et mettre le para-sport en avant

Perle Bouge, rameuse, double médaillée olympique

En 2024, c'est un bain de foule qu'ils espèrent tous. « Ce partage entre les athlètes et le public, ça va être plus intense », prédit Perle Bouge (44 ans), médaillée d'argent en 2012, de bronze en 2016, et qui compte bien goûter de nouveau au podium à Paris après sa désillusion japonaise (9e). « Ça s'annonce dingue et grandiose,promet le quintuple médaillé paralympique Arnaud Assoumani (36 ans). Pour tous les athlètes, toutes les délégations, ça va être une fierté d'être au coeur de la ville, au coeur de la société. Populaire aussi. Qu'il puisse y avoir du monde, que ce soit gratuit et accessible. Message fort. La journée paralympique du 8 octobre était déjà une première étape. C'est un message fort et populaire que les organisateurs envoient avec une cérémonie accessible et gratuite. » Sur les 65 000 places disponibles, seules les 35 000 des gradins disposés place de la Concorde seront payantes.

S'ils louent tous l'orientation décidée pour le 28 août 2024, il y eut quand même quelques grincements initiaux. « La maladresse qui a été commise, et reconnue depuis, a été d'annoncer une superbe cérémonie d'ouverture pour les Jeux Olympiques, sans rien annoncer concernant celle des Paralympiques. C'est ce qui a créé ce climat délicat, on s'est sentis délaissés, admet Alexis Hanquinquant. Maintenant, c'est digéré, on doit avancer. Paris 2024 va innover et c'est bien l'essentiel. Il ne faut pas chercher le conflit là où il n'y en a pas. Ni comparer ce qui ne l'est pas. Il faut accepter, contribuer à ce que les inégalités soient le moins disproportionnées possible. »

Perle Bouge apprécie que les sportifs aient été sollicités, et surtout entendus : « On veut rêver comme les olympiques, on veut être considérés comme eux. Cette dernière proposition présentée aujourd'hui (hier) a tenu compte des réactions, des retours, des échanges qu'on a pu avoir au sein de la commission des athlètes. »

L'un des enjeux majeurs reste évidemment cette quête d'équité. De visibilité et d'accessibilité aussi. Et si les Paralympiques ne défileront pas sur la Seine, le fait que Paris 2024 les sorte quand même de l'enceinte fermée et traditionnelle du stade est un marqueur important. « Ça montre cette équipe de France unie, qui travaille sur les mêmes valeurs, avec une même ligne de conduite, traduit Perle Bouge. Cette cérémonie, ça va être un moment de fête, de partage, d'échange qui peut contribuer à changer le regard sur le handicap et mettre le para-sport en avant, montrer qu'il a sa place et sa légitimité dans la société. C'est l'occasion de prendre un virage sur l'accessibilité, des équipements sportifs, des transports. On a envie de faire rêver les gens qui viendront nous voir, leur donner envie de venir encourager, leur montrer que tout le monde a sa place. Parce qu'on a besoin d'aller chercher du monde pour nos clubs. »

Et pour tous, le choix du lieu a valeur de symbole. « Ce sont des monuments chargés d'histoire qui expriment l'égalité, la liberté. Face à l'obélisque, de l'autre côté du pont, il y a l'Assemblée nationale, qui rappelle les droits de l'homme, une dimension démocratique et fraternelle qui me parle, soulève Arnaud Assoumani. Certains y ont pensé mais envisager les Invalides aurait été trop gros. Je n'aurais pas aimé ce lien avec le handicap. Là, on ne sera pas dans ce cliché. On associera davantage les images de la Concorde liées au 14-Juillet, au Tour de France, aux Bleus qui présentent la Coupe du monde de foot depuis l'hôtel Crillon... » Perle Bouge se montre plus pragmatique : « Il est un peu tard pour tout changer, mais il faut avancer, accélérer, combler le retard qu'on a en termes d'accessibilité. Donner de la joie, de l'envie, comme en 1998 quand on avait réussi, à travers le sport, à fédérer la population. »

L'Équipe
mercredi 1 février 2023 1331 mots, p. 34

Une vraie saveur locale Événement de dimension internationale, les Championnats du monde de ski, qui s'ouvrent à Courchevel-Méribel lundi, s'appuient pourtant sur une structure partenariale en partie régionale. Explications.

DE NOTRE ENVOYÉs SPÉCIAux

MATHIEU AIT LACHKAR et Vincent Mercier (pHotos)

COURCHEVEL ET MÉRIBEL (Savoie) - Au pied des 970 m de dénivelé de l'Éclipse à Courchevel, piste dessinée pour les épreuves hommes des Championnats du monde de ski alpin (6-19 février), les membres du comité d'organisation (CO) ont le sourire. « Vous avez vu toute cette neige ? », se réjouit Céline Prevost, directrice marketing et commerciale de l'événement. Après le huis clos à Cortina d'Ampezzo (Italie) en 2021 pour cause de Covid, la station savoyarde accueille avec Méribel la deuxième plus grande compétition de ski derrière les Jeux Olympiques d'hiver.

Et avec elle, le retour du public. « La dernière fois en France, c'était en 2009 à Val-d'Isère (Savoie) » , rappelle-t-on au CO, comme pour souligner l'importance de ce rendez-vous bisannuel. L'enjeu est tel que les vacances scolaires de la zone A (académie de Grenoble) ont ainsi été spécialement avancées pour l'occasion. Quand on les rencontre à la mi-janvier, tous les membres de l'organisation sont évidemment soulagés par les quelques centimètres de neige recouvrant la station. À l'heure des ultimes préparatifs, ça fait toujours un problème de moins à régler, en tout cas sur le plan sportif.

"Les partenaires majeurs cherchent donc de la visibilité où il y a de l'audience

Céline Prevost, directrice marketing et commerciale des mondiaux de ski alpin

En coulisses, on en est aux derniers ajustements : accréditations, accueil des journalistes, relecture des plans de communication, billetterie ou encore repérage des loges réservées aux partenaires font partie du quotidien de la vingtaine d'organisateurs présents sur place. « Nous sommes dans la gestion de toutes les urgences. Je pense par exemple à la documentation destinée aux spectateurs. On travaille aussi aux activations de nos partenaires comme la Caisse d'Épargne Rhône Alpes(CERA) qu'on aide en interne et auprès de ses clients » , explique l'ancienne skieuse Marie Marchand-Arvier (37 ans), médaillée d'argent en super-G aux Mondiaux de Val-d'Isère, responsable de la communication et de l'animation.

La CERA fait partie à date des 37 partenaires de la compétition. Classés grand événement sportif international (GESI) au même titre que la Coupe du monde de rugby (8 septembre-28 octobre) cette année ou des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, les Championnats du monde de ski affichent pourtant une structure partenariale basée sur du local, du grand régional, et des sponsors de niche.

« Nous sommes d'abord un pays de ski de loisir. Sur une telle épreuve, les retransmissions traditionnelles fonctionnent en Allemagne, en Autriche, en Suisse et en Italie. Généralement, la France se classe après ces pays, détaille Céline Prevost. Les partenaires majeurs cherchent donc de la visibilité où il y a de l'audience. »

Parmi eux, on retrouve ainsi le quincaillier allemand des professionnels, Würth, l'autrichien Zgonc, spécialiste des outils, machines et matériel de construction et de jardinage, la compagnie d'assurance italienne Generali, ou encore la marque d'huile de moteur Liqui Moly (groupe Würth), connue en France pour son contrat de naming avec le Championnat de France de D1 hommes en handball. Ces entreprises, dont font aussi partie le chronométreur officiel Longines et la marque polonaise de vêtement 4F, ont chacune versé 1,5 MEU à Infront.

L'agence marketing suisse, rachetée pour 1,05 milliard d'euros par le groupe chinois Wanda Sports en 2015, gère tous les aspects des événements sportifs majeurs, incluant la distribution des droits médias, le sponsoring, les hospitalités VIP, la production audiovisuelle, les solutions numériques et la gestion opérationnelle.

En septembre dernier, l'agence a notamment signé un contrat de trois ans avec la Fédération française de judo. De son côté, la Fédération internationale de ski (FIS), en charge de l'ensemble des sports de neige olympique (ski alpin, nordique, freestyle, snowboard) hors biathlon, est liée à elle au moins jusqu'en 2026. « Au moment de l'attribution, l'organisateur signe un contrat de pays-hôte dans lequel sont recensées toutes ses obligations », reprend Céline Prevost. Il stipule entre autres que la vente des droits marketing et télé est exclusivement réservée à Infront. « Mais comme d'autres organisateurs avant nous, on a négocié pour un rachat des droits hospitalités et merchandising et obtenu également un accord de coopération sur la recherche de partenaires », ajoute-t-elle. Jusqu'ici, à échelle globale (billetterie grand public et VIP, partenariat, merchandising), ces rachats ont déjà permis de générer près de 7 MEU de revenus complémentaires auxquels viennent s'ajouter 32 MEU reversés par la FIS et 8,5 MEU de subventions (État, région, département). Cette relation avec Infront explique en grande partie la structure partenariale de ces Championnats du monde.

"Le comité d'organisation cherche à se rapprocher du territoire et de la nature. C'est ce qui nous a poussés à nous lancer alors que nous n'étions personne

David Merle, cofondateur et directeur général de Bonneval

« Peu importe qui on intègre, on doit rendre des comptes. Leur intérêt est de sécuriser les secteurs les plus porteurs en espérant les faire signer à 1,5 M EU jusqu'au dernier moment, là où pour être partenaire national nous demandons entre 200 000 et 750 000 EU. De fait, ça limite le nombre de secteurs potentiels à démarcher », déplore encore la directrice marketing et commerciale. Le CO se souvient par exemple avoir été contraint de mettre fin à ses discussions avec INEOS Grenadier et Lotus dans l'automobile. « Les deux étaient pourtant intéressés. On avait aussi des échanges avec BMW France, mais le groupe monde discutait déjà avec Infront. »

Autre point de blocage, outre l'exclusivité sectorielle, les délais de l'agence marketing. Infront vivant au rythme des Championnats du monde, ce n'est qu'après les Mondiaux 2021 que la politique partenariale de Courchevel-Méribel a été décidée. « Niveau timing, ça faisait trop court pour nous dans la mesure où nous voulions travailler sur le long terme en vendant les finales de Coupe du monde(l'an dernier, du 16 au 20 mars à Méribel) et les Championnats du monde conjointement » , précise Céline Prevost.

Pas découragé et à la recherche d'une structure partenariale cohérente, le comité d'organisation s'est finalement tourné vers des partenaires locaux. « Nous n'avons pas la culture ski de la Suisse et de l'Autriche. En revanche, au niveau régional, on ressent un attachement particulier. Voire une certaine fierté d'être associé à l'événement », affirme Perrine Pelen, la directrice générale des Mondiaux, ancienne skieuse triple médaillée olympique (bronze en géant en 1980; argent en slalom et bronze en géant en 1984).

Ils sont plusieurs à se mobiliser depuis plus d'un an pour porter haut et fort les couleurs de l'événement. La CERA, l'un des tout premiers soutiens du CO, habille ses agences du logo de la compétition, le logisticien du froid STEF (basé à Chambéry) ses camions, et Bonneval ses bouteilles d'eau. Une aubaine pour cette entreprise, installée près de Bourg-Saint-Maurice et lancée en 2017. « Le comité d'organisation cherche à se rapprocher du territoire et de la nature. C'est ce qui nous a poussés à nous lancer alors que nous n'étions personne », s'étonne aujourd'hui David Merle, cofondateur et directeur général de Bonneval.

Même stupéfaction pour l'association des Fromages de Savoie (beaufort, reblochon, chevrotin, abondance, tomme de Savoie, tome des Bauges, emmental, raclette). « Je craignais ce type de partenariat. J'ai toujours pensé que c'était inaccessible, trop coûteux et élitiste, avoue Jean-Luc Duclos, président de l'Association des Fromages Traditionnels des Alpes Savoyardes. Mais les équipes nous accompagnent à chaque instant. On travaille main dans la main. »

Au-delà du seul territoire, la plupart des sponsors nationaux ne sont pas étrangers aux sports d'hiver. STEF est ainsi partenaire officiel de l'équipe de France de biathlon. Poma soutient les espoirs du ski français et équipe les stations de ski avec ses remontées mécaniques (dont celles menant à l'Éclipse), tandis que la Caisse d'Épargne Rhône Alpes est associée à la Fédération française de ski depuis vingt-six ans. « À défaut d'être dans les préoccupations des meilleures entreprises françaises, on a réussi à mobiliser des partenaires de sens autour de nous » , se félicite Céline Prevost.

L'Équipe
dimanche 8 mai 2022 367 mots, p. 31

Fraser-Pryce en trombe La sprinteuse jamaïcaine a signé la grande performance du meeting de Nairobi, hier, avec 10''67 sur 100 m. Sur la même distance, Ferdinand Omanyala a, lui, brillé devant son public.

Annabelle Rolnin

Le complexe sportif Moi était loin de faire le plein, hier après-midi à Nairobi, mais les fans de Shelly-Ann Fraser-Pryce étaient suffisamment bruyants pour célébrer la légende du sprint jamaïcain. À 35 ans, l'octuple médaillée olympique a été époustouflante pour sa première sortie sur 100 m de l'année. En altitude (1 612 m) mais avec un léger vent de face (-0,4 m/s), Fraser-Pryce a repris sur les bases où on l'avait laissée l'été dernier, à 10''67.

C'est le troisième meilleur chrono de sa carrière, évidemment le meilleur d'un été qui commence très fort au niveau mondial. « Je remercie Dieu d'être aussi opiniâtre, a-t-elle commenté, tout sourire, après la course. Vous savez que vous avez quelque chose en vous et vous travaillez très dur pour l'accomplir, même si vous avez des revers et des déceptions sur le chemin. Je suis très heureuse d'en être là aujourd'hui et d'avoir fait une belle course pour débuter ma saison. »

Omanyala s'impose sur 100 m

Deuxième du 100 m aux JO de Tokyo et 4e du 200 m, Fraser-Pryce a écrasé la course, repoussant l'Egyptienne Bassant Hemida, 2e, à 11"02. Mauvaise nouvelle en revanche pour l'étoile montante du sprint africain, Christine Mboma. La Namibienne de 18 ans s'est blessée à la mi-course et a été évacuée.

La fête fut totale pour le public kényan qui a assisté, en fin de programme, à la victoire de son héros du sprint, Ferdinand Omanyala, une nouvelle fois devant quelques-uns des meilleurs sprinteurs du monde. En septembre 2021, l'athlète avait surpris son monde en claquant un chrono de 9''77. Cette fois, il a ravi le président kényan, présent en tribunes, en s'imposant en 9''85 (+2 m/s). Omayala a résisté à un Fred Kerley (9''92) quelque peu émoussé par un faux départ et un rappel entendu très tard. L'Américain, vice-champion olympique à Tokyo, avait eu le temps de déployer sa foulée jusqu'à la mi-course avant de s'arrêter. Le champion en titre, l'Italien Marcell Jacobs, malade, avait déclaré forfait.

L'Équipe
lundi 6 février 2023 500 mots, p. 35

Le phénix Tcheumeo Douze ans après son titre mondial à Paris, la Française s'est imposée pour la sixième fois dans le tournoi parisien en dominant sa compatriote Chloé Buttigieg, en - 78 kg.

Le poids de l'expérience a fini par peser. Après 1'36'' de golden score, en finale des - 78 kg, Audrey Tcheumeo a contré un mouvement d'épaule lancé par Chloé Buttigieg, à valeur de waza-ari. À 32 ans, la double médaillée olympique (3e en 2012 et 2e en 2016) disputait, hier, son quatorzième Tournoi de Paris. À 25 ans, sa rivale française vivait sa première sélection, dont elle n'a hérité qu'à la suite du forfait sur blessure, voilà une semaine, de Madeleine Malonga.

« Je suis contente, ça fait des années que j'attendais ça. Je voulais montrer à la Fédération qu'il ne fallait pas m'oublier », confie Buttigieg, troisième des Championnats de France 2022. Avant de se tourner vers le public, faire un 6 avec ses doigts (comme son nombre de succès au Paris Grand Slam), Tcheumeo lui a glissé quelques mots à l'oreille : « Respect, respect car Chloé a traversé des moments difficiles. Chapeau. » Déroutante Tcheumeo, aussi impressionnante de puissance et de rage de vaincre sur un tatami qu'à fleur de peau une fois le combat achevé.

"Des sélections, j'en ai vu, ce n'est pas un motif de motivation. La motivation, c'est ce que je vais chercher au fond de moi

Audrey Tcheumeo

Hier, la fille de Bondy (Seine-Saint-Denis) a dit « merci » à ce public parisien qu'elle apprécie tant. « Bercy, c'est la maison, ça vous transcende, c'est beau. Et c'est là que j'ai gagné mon titre mondial », rappelle-t-elle à propos de son sacre de 2011. Douze ans après, elle est toujours là. « Je suis un phénix. Il ne faut rien lâcher dans la vie, qui est faite de hauts et de bas. Mes parents m'ont appris ça. » Son père, Christian Ebwea-Bile, a été international de foot camerounais, sa mère, Marcelline Tchato, capée en hand.

Tcheumeo n'est plus la cheffe de file des Bleues comme voilà dix ans, mais elle apprécie ce judogi d'outsider : « Ça me va, il faut toujours se remettre en question dans la vie. La vie, ce sont des défis. »

Avec ce succès, conjugué à une finale au Masters à Jérusalem en décembre dernier, la voilà qui se replace dans la course à la sélection pour les Mondiaux de Doha (7-14 mai). « Des sélections, j'en ai vu, ce n'est pas un motif de motivation. La motivation,c'est ce que je vais chercher au fond de moi », relativise-t-elle.

Son succès ici même en 2022 (devant la Japonaise Umeki) ne l'avait expédiée ni à l'Euro ni aux Mondiaux, sésame revenu à Malonga, pourtant derrière elle à Paris (3e). Hier, la championne du monde 2019 et vice-championne olympique en 2021 était donc absente sur blessure. Interrogé sur la possibilité de revoir Tcheumeo sur un Mondial (dernière cape à Bakou en 2018, non classée), Christophe Massina a glissé dans un sourire : « Le comité de sélection décidera. » Le rendez-vous est pris. Ak. C.

Les Echos, no. 23712
Monde, vendredi 20 mai 2022 661 mots, p. 8

Océanie

En Australie, l'enjeu climatique au coeur des législatives

GREGORY PLESSE

A la veille du scrutin, le Premier ministre conservateur a rattrapé son écart avec ses opposants travaillistes.

Les candidats indépendants et les Verts sont portés par l'urgence climatique.

Il pleut des cordes ce matin à Sydney mais le mauvais temps n'entame pas la détermination des partisans de Zali Steggall, députée indépendante, qui l'a emporté il y a trois ans face à l'ancien Premier ministre Tony Abbott. Ce dernier était pourtant l'élu de cette circonscription huppée de Warringah depuis plus de vingt-cinq ans.

Parmi celles qui l'ont soutenue se trouve Janet, ex-électrice du Parti libéral. « Ce qui m'a convaincu, c'est la nécessité d'agir pour le climat, je n'en peux plus des climatosceptiques », explique cette dame qui, comme la centaine de militants réunis ce matin pour un meeting de leur candidate, porte un T-shirt sur lequel est inscrit « Zali ». Zali Steggall, ancienne médaillée olympique de ski, s'est lancée en politique lors des dernières législatives en plaçant la lutte contre le réchauffement climatique au coeur de son engagement. Un pari gagnant qui a encouragé de nombreuses autres candidates, novices en politique, à se lancer cette année. Ce sont toutes des candidates investies dans des fiefs du Parti libéral, qui estiment que l'action climatique est la priorité.

« Moment charnière »

A l'image des T-shirts, des parapluies, et même des manteaux portés par certains chiens au meeting de Zali Steggall, elles font partie d'un mouvement baptisé les Indépendants « bleu canard ». Kylea Tink est l'une d'entre elles. Candidate dans une circonscription qui vote libéral depuis plus de cent ans, elle est favorite pour le scrutin du 21 mai.

Elle estime que dans ces électorats de droite modérée, la population est déçue par le manque d'action du gouvernement sur le climat. « Nous sommes à la traîne par rapport au reste de la planète. Pourtant, en Australie, nous avons plus de ressources renouvelables que dans n'importe quel autre pays au monde. Mais le gouvernement est l'un des plus lents à sortir des énergies fossiles. » Au total, cinq de ces Indépendantes ont de sérieuses chances de l'emporter. « J'espère que cette élection représentera un moment charnière de la politique australienne, qui nous permettra d'amorcer un véritable changement à Canberra », indique, pour sa part, Zali Steggall.

Pour ce qui est des principaux partis, ils occupent l'essentiel de l'espace médiatique. Mais les programmes sont maigres et les leaders se contentent de jouer sur le rejet suscité par l'autre camp. Scott Morrison, à la tête de la Coalition libérale-nationale, dénonce ainsi un leader travailliste « qu'on ne connaît pas » et qui n'aurait aucune expérience du pouvoir (il a pourtant été plusieurs fois ministre). Tandis que chez les Travaillistes, Anthony Albanese dénonce un Premier ministre « menteur », ayant « la sincérité d'un bronzage aux UV »...

« Les Libéraux, après neuf ans au pouvoir, sont clairement en fin de course et n'ont plus aucune idée », analyse Romain Fathi, historien à l'université Flinders d'Adélaïde. « Pour ce qui est du Labor, ils sont tétanisés par leur défaite de 2019, ajoute-t-il. Ils avaient présenté un programme très détaillé, ce dont se sont servis les Libéraux pour agiter la menace d'une multiplication des taxes en cas de victoire des Travaillistes. C'est pourquoi, cette année, ils n'ont presque rien dévoilé de leur programme et se contentent de critiquer le gouvernement sortant. »

Le leader des Verts, Adam Bandt, mise, comme les Indépendants bleu canard, sur une victoire des Travaillistes, mais sans majorité absolue. « Nous souhaitons contraindre le prochain gouvernement à aller plus vite et plus fort face à la crise climatique », détaille celui qui, pour l'instant, est le seul député Vert élu au Parlement.

Dans ce contexte, l'écart entre la Coalition et les Travaillistes s'est considérablement resserré ces derniers jours. En prenant en compte les reports de voix dus au vote préférentiel, ces derniers ne sont crédités que de 51 % des voix, contre 49 % pour la majorité sortante. En 2019, Scott Morrison avait qualifié sa réélection de « miracle ». Une surprise n'est pas exclue cette année non plus.

Grégory Plesse

Le Monde
Sports, mardi 3 janvier 2023 914 mots, p. 17

Romane Dicko, judoka « Quand j’ai des moments de doute, je regarde ma médaille et je me dis que j’en suis capable »

Propos recueillis parAnthony Hernandez Propos recueillis parAnthony Hernandez

Le palmarès de Romane Dicko, 23 ans, commence à s’épaissir. Médaillée de bronze olympique à Tokyo en 2021 et triple championne d’Europe, la spécialiste de la catégorie des + 78 kilos a remporté son premier titre mondial le 12 octobre, à Tachkent.

Quel bilan personnel faites-vous de cette année 2022 ?

C’est une très belle année. C’était l’année d’après les Jeux olympiques (JO), donc une année spéciale et déterminante. Je suis revenue victorieuse des deux grands championnats : d’Europe et du monde – ma première médaille mondiale.

Au moment où vous entrez en lice lors de ces Mondiaux, les Bleus n’avaient aucune médaille. Etait-ce une pression supplémentaire ?

Non, parce que cela aurait été négatif si je m’étais trop mis la pression par rapport à cela. J’ai essayé de faire en sorte que l’ambiance générale ne m’atteigne pas, pour ma compétition individuelle. J’ai parlé aux bonnes personnes, j’ai envoyé un message à mon cousin Teddy Tamgho et à Teddy Riner pour qu’ils me donnent quelques conseils. Ils m’ont dit : « Romane c’est ton jour. Peu importe ce qui s’est passé avant. C’est ta compétition et il faut que tu laisses tout le reste de côté. »

Aux JO, vous aviez terminé en larmes, d’émotion mais aussi de déception. Qu’a changé cette médaille de bronze depuis ?

A chaque compétition, j’arrive en tant que médaillée olympique. Cela compte pour mes adversaires, et aussi pour moi. Quand j’ai des moments de doute, je regarde ma médaille et je me dis que j’en suis capable. Quand on revient médaillée des Jeux à 21 ans, on se dit que c’est possible. Je voulais montrer aux Mondiaux que je pouvais faire encore plus : aller en finale et la gagner.

Toutes disciplines confondues, quelle sportive ou sportif vous a le plus impressionnée en 2022 ?

Je dirais Mathilde Gros [cyclisme sur piste].En plus, c’est ma copine. On a le même âge, des carrières similaires. On gagne les championnats d’Europe en 2018, les Mondiaux cette année. Elle a percé très tôt. J’espère que l’on va gagner l’or ensemble à Paris dans deux ans.

Qui va marquer l’année 2023, sportivement ?

Monsieur Teddy Riner. Ah non, on en a marre du judo [rires]. Je vais dire l’athlète Cyréna Samba-Mayela. Elle est jeune, elle a gagné les championnats du monde indoor [60 m haies]; en extérieur, ça a été plus compliqué [élimination en séries du 100 m haies des Mondiaux d’Eugene]. Je pense qu’elle est sur une progression jusqu’à Paris.

Vous avez commencé le judo en regardant Audrey Tcheuméo aux JO de Londres en 2012. Est-ce que les modèles sont importants en sport ?

Je ne pense pas que « Tcheum » était un modèle, même si c’est l’une des grandes sœurs de l’équipe. Mais c’est important d’avoir une ou deux personnes auxquelles s’identifier. Moi je parle beaucoup de Serena Williams, c’est une femme extraordinaire : à la fois une athlète, une maman et quelqu’un qui se bat contre les stéréotypes. C’est important que les athlètes passent des messages en dehors du sport.

Quatre ans après vos débuts, vous devenez championne de France avec une ceinture marron. Comment expliquer cette précocité ?

J’ai commencé après les JO 2012. Mon premier entraîneur a été Karim Dhali. Il avait été sparring-partner de David Douillet. Dès que je suis entrée dans la salle, il m’a dit : « Romane, je dois voir tes parents au prochain cours. » Au deuxième cours, il leur a dit : « Votre fille est physiquement impressionnante. Si vous le voulez, et si votre fille le souhaite, j’aimerais lui faire faire des compétitions. » J’ai tout de suite accroché et j’ai été performante malgré mon niveau technique très très bas. C’était le sport qui était fait pour moi.

Vous avez une relation particulière avec Teddy Riner. Vous avez vécu votre journée olympique avec lui, en combattant le même jour…

Teddy, c’est un grand frère. Je me dis que tout ce que je vis, il l’a vécu avant. Il n’y a pas meilleur conseiller que lui. On combat le même jour. On se suit, on se soutient. Quand il a perdu en demi-finales, à Tokyo, je suis allée le voir, et réciproquement lorsque j’ai perdu en demi-finales. On est liés d’une certaine manière par notre catégorie, notre club [PSG judo] et nos galères respectives. Son expérience est primordiale.

Qu’avez-vous prévu pour l’été 2024 ?

Je veux m’entraîner fort et rentrer à la fin de l’été avec deux médailles d’or [en individuel et par équipes mixtes].

Vous êtes étudiante à la Sorbonne dans un cursus scientifique pour devenir ingénieure aéronautique. En quoi est-ce important d’avoir un projet à côté du sport ?

Le sport, ce n’est pas toute ma vie. Je vis, je dors judo, le judo prend énormément de place. Mais si ma carrière dure quinze ans, c’est déjà énorme. La plus grande partie de ma vie se fera sans le judo. Il faut préparer l’avenir. J’ai envie d’avoir le choix. Et puis mon père ne m’aurait jamais laissée faire du haut niveau si je n’avais pas un projet scolaire à côté.

Aujourd'hui en France
Edition Principale
_Sports, lundi 6 février 2023 203 mots, p. AUJM23
Aussi paru dans
5 février 2023 - Le Parisien (site web) Aujourd'hui en France (site web)
6 février 2023 - Le Parisien

Tcheuméo aussi en or Julia Tolofua et

Tcheuméo aussi en or

Julia Tolofua et Romane Dicko s'enlacent après avoir remporté chacune leur combat pour la médaille de bronze chez les plus de 78 kg. L'image est belle, mais on retiendra aussi que Dicko, championne du monde en titre, a été battue en demi-finale par la Turque Kayra Sayit, qu'elle avait dominée pour le bronze aux JO de Tokyo.

Même au sein de l'équipe de France féminine, la hiérarchie a été bousculée lors de ce Grand Slam parisien. Après les victoires surprises de Blandine Pont et Priscilla Gneto samedi, Audrey Tcheuméo s'est rappelée au bon souvenir des sélectionneurs en décrochant l'or chez les moins de 78 kg,

la catégorie généralement dominée par Madeleine Malonga, actuellement blessée. En finale, la double médaillée olympique (à Londres

et Rio) s'est imposée face

à une autre Française, Cloé Buttigieg.

Au total, sur ce week-end, l'équipe de France décroche 11 médailles (3 chez les hommes, 8 chez les femmes), avec ce dimanche également l'argent pour Marie-Ève Gahié (moins de 70 kg)

et le bronze pour Alpha Diallo (moins de 81 kg).

Un bilan positif, même si plusieurs nations, notamment les Russes et les Japonais, manquaient à l'appel.S.L.

L'Équipe
lundi 13 février 2023 716 mots, p. 23

« Une machine de guerre » Julia Simon n'est pas arrivée au sommet du monde par hasard. Depuis toujours, aux dires de ses proches, elle a tout fait pour cela.

de notre envoyé spécial

OBERHOF - C'est bizarrement en zone mixte que Julia Simon (26 ans) a lâché les vannes, se mettant à pleurer. Elle avait difficilement réussi à se retenir lors de la cérémonie des fleurs, essuyant furtivement une larme, tentant de refouler une trop grande émotion, mais là, elle a craqué. « Il faut vivre ces moments pour les comprendre, dit-elle. Je suis un peu pudique, imperméable aux émotions, mais il y a des moments où il faut laisser ressortir tout cela. »

Et hier, dans la brume d'Oberhof, c'était le moment ou jamais. Car ce titre venait de loin. « Ce succès, estime l'entraîneur de tir Jean-Paul Giachino, elle va le chercher dans la frustration de l'olympiade passée. »Son coach Cyril Burdet, la voix totalement cassée à force d'avoir crié, se veut plus prolixe : « Julia, dit-il , c'est une conquérante, une battante, quelqu'un qui a toujours eu ce tempérament. Quand je l'ai connue à 16 ans, c'était déjà quelqu'un avec un état d'esprit tourné vers le progrès, vers la conquête. Elle a eu un parcours semé d'embûches avec des hauts et des bas. Des très hauts, et des très bas. Elle a connu des blessures, des moments de doute en début de saison dernière qui avait été très compliquée avec beaucoup de difficultés, y compris pour se sélectionner pour les Jeux.»

Le parcours de la douanière des Saisies n'a pas été des plus rectilignes depuis qu'à l'âge de 11 ans elle a poussé la porte du club de ski de fond du coin, elle qui pratiquait jusqu'alors le ski alpin. Son entraîneur d'alors, Richard Loosen, repère vite ses qualités, lui fait essayer la carabine à air comprimé où elle se prend rapidement au jeu. Il détecte déjà un des traits qui fera sa force : la détermination. Car Simon ne s'est pas retrouvée sur la plus haute marche du podium par hasard. « Dès le début, elle savait ce qu'elle voulait », se souvient Margaux Achard qui fut sa coéquipière en comité dans ses jeunes années. Cela tient en trois mots : devenir une championne. Elle mettra du temps à y parvenir, freinée régulièrement par des blessures dans ses jeunes années. « Mais malgré ces ennuis, elle a toujours été capable de revenir, se souvient Loosen. C'est quelqu'un de patient, méthodique, qui construit les choses. »

Marie-Laure Brunet prend en main sa préparation mentale

Sa progression est progressive. Alors que sa conscrite et rivale du club de Saisies Justine Braisaz intègre dès 2015 l'équipe de France, elle doit patienter jusqu'à 2019 pour disputer ses premiers Championnats du monde. Sans jamais décrocher de podium en solo jusqu'à hier, le titre mondial en relais mixte simple 2021 n'étant qu'une consolation. Même déception aux Jeux de Pékin l'an dernier où, mise à part la médaille d'argent du relais mixte, elle n'a pas fait mieux que la sixième place de la mass-start remportée par Justine Braisaz.

Mais Julia Simon sait ce qu'elle veut. Pour mettre tous les atouts de son côté, elle a contacté voici deux ans avec la médaillée olympique (bronze sur la poursuite en 2010) Marie-Laure Brunet. La Pyrénéenne prend en main sa préparation mentale et lui donne un coup de main derrière la carabine.

Elle était elle-même une des meilleures au tir couché, et c'est cela qui manque à Simon. Voici deux ans, quand il reprend en main le tir des Bleues, Giachino entreprend de corriger le gros défaut qu'il a identifié : une mauvaise gestion de la respiration. « Cela prendra deux ans », lui dira-t-il alors. « Je ne les ai pas », lui répondra la jeune femme pressée. « Elle est déterminée, mais impatiente », sourit aujourd'hui Giachino. « Elle a un gros caractère, elle ne se laisse pas marcher dessus, renchérit Frédéric Jean, qui fut son coach jusqu'à l'an passé en équipe de France. Elle a un gros tempérament, elle le montre de suite. C'est une machine de guerre. » Mais elle acceptera le défi de "Paulo", car elle veut réussir. Bien lui en aura pris. Car en deux ans, ses progrès au tir couché ont fait d'elle la meilleure au monde dans ce domaine, un dossard jaune de la Coupe du monde, et, désormais, une championne du monde. M. V.

Le Figaro, no. 24404
Le Figaro et vous, lundi 6 février 2023 1064 mots, p. 38

der

Aussi paru dans
5 février 2023 - Le Figaro (site web)

PERRINE PELEN FLAMME ÉTERNELLE

PORTRAIT LA CHAMPIONNE DES ANNÉES 1980 EST LA RAYONNANTE DIRECTRICE GÉNÉRALE DES CHAMPIONNATS DU MONDE DE SKI ALPIN, QUI DÉBUTENT À COURCHEVEL ET MÉRIBEL.

Ezvan, Jean-Julien

Elle se faufile en coulisses, déploie avec discrétion et précision la minutie d'un metteur en scène de théâtre avant la générale. D'un regard, elle scrute la météo, qui, complice, a livré un environnement de carte postale avec des « sapins pleins de neige » , avant de balayer la logistique d'un événement bicéphale qui a dessiné les pistes d'un championnat du monde original : planté à Courchevel (pour les hommes) et à Méribel (pour les femmes). Avant le début des épreuves, prévu ce lundi, Perrine Pelen, directrice générale des championnats du monde de ski alpin, glisse : « Les derniers jours, c'est un mix entre enthousiasme et concentration. Chaque jour qui passe file plus vite que le précédent. On sent un intérêt croissant. L'événement, on y pense beaucoup. Il y a eu des nuits pas forcément sereines. »

Des propos éclairés par un large sourire. Celui qui a surgi dans le panorama d'un ski tricolore nostalgique des succès de son âge d'or quand, dans les années 1960, Jean-Claude Killy, Marielle Goitschel et compagnie faisaient de l'école française une référence. Avant de voir son étoile pâlir, puis de suivre l'ascension d'une surdouée, repérée à 11 ans, entrée en équipe de France à 14 ans, lancée dans la compétition internationale à 16 ans, médaillée olympique à 20 ans, à Lake Placid en 1980, puis à 24 ans, à Sarajevo, en 1984 Propulsée, avec la pionnière sur quatre roues, Michèle Mouton, sur le devant de la scène à côté des stars Alain Prost, Serge Blanco, Michel Platini, Yannick Noah et Bernard Hinault.

Née à Boulogne-Billancourt, numéro sept d'une famille de huit enfants, Perrine Pellen a accompagné les mutations de son père, industriel chez Pechiney, passé son enfance à Romans, puis Grenoble et découvert le ski à Courchevel, où ses parents avaient acheté un chalet : « J'adorais le ski de la même manière que j'adorais toutes sortes de sports. Je suivais mes grands frères. Je suis issue d'une famille qui n'est pas du tout de culture de sport de haut niveau, mais de sport santé. Ce sont les rencontres avec des éducateurs qui ont allumé la flamme et m'ont incitée à y croire. »

« J'ai le souvenir d'une période dorée »

Perrine Pelen a manié avec souplesse et puissance des skis de 1,90 m (1,55 m pour la prodigieuse Américaine Mikaela Shiffrin, tête d'affiche annoncée des Mondiaux, aujourd'hui), brillé par sa volonté, sa ténacité et son côté novateur en s'appuyant sur les conseils d'une sophrologue. Ses médailles dorment aujourd'hui dans un placard, mais son histoire reste bien accrochée dans la mémoire du ski français. Elle la revisite : « La période de compétition, j'ai adoré. En terminant avec une médaille d'or aux championnats du monde(en slalom 1985, à Bormio), même si j'avais eu trois médailles olympiques(bronze en géant en 1980 et 1984, argent en slalom en 1984) , c'était une forme de consécration. J'ai le souvenir d'une période dorée. J'adorais le ski, l'activité physique, je n'ai jamais été blessée. J'ai eu l'impression de me réaliser dans cette dimension de sportive. À l'époque, on passait beaucoup à la télévision, le ski était retransmis sur les chaînes publiques et, ce dont les gens se souviennent, ce sont les médailles aux Jeux olympiques ou aux championnats du monde. J'ai quinze victoires en Coupe du monde, les gens ne s'en souviennent pas du tout. »

Avoir été et être, le périlleux grand écart des sportifs. Perrine Pelen, après des études de kinésithérapeute, un troisième cycle HEC et un stage à Detroit, s'inscrit, aiguillée par Jean-Claude Killy et Michel Barnier, dans le projet olympique d'Albertville 1992. Au service du marketing, puis en tant que responsable du Village olympique à Brides-les-Bains, avant de prolonger l'aventure dans les arcanes du tourisme au sein du département marketing de l'agence Savoie Mont-Blanc. Jamais loin du sport quand elle participe à l'organisation de grands événements, enjeux de développement et de rayonnement, avec les championnats du monde de handball en 2001 à Albertville, de ski de Val d'Isère en 2009 ou d'aviron à Aiguebelette en 1997 et 2015. Avant de relever le défi sportif, économique, logistique et environnemental de Courchevel et Méribel. Premier volet du triptyque des grands événements sportifs internationaux en France dans les prochains mois, avec la Coupe du monde de rugby en septembre prochain et les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.

« Des étoiles dans les yeux »

« Nous sommes les seuls en hiver et on ouvre le concert de cette série. On a une place toute particulière. On veut montrer de quoi sont capables les sports d'hiver », assure-t-elle, avant de confier : « La touche Pelen ? C'est la sensibilité au parcours des athlètes. Ils sont au coeur de l'organisation. On veut qu'ils repartent avec des étoiles dans les yeux. C'est également un événement inclusif, tourné vers les jeunes avec des espaces dédiés pour qu'un spectateur qui aura assisté aux exploits des skieurs puisse dire : « Je veux être comme eux, je veux être champion du monde ». Il y a une chose qu'on maîtrise moins, ce sont les médailles françaises, qui peuvent avoir une résonance sur notre événement. On veut des médailles françaises dès le début, dès les combinés (femmes ce lundi, hommes mardi, NDLR) » , souffle celle qui, de ses vies de championne et d'organisatrice, retient : « Quand on est skieur, c'est beaucoup plus simple... Ce sont deux dimensions enrichissantes, plus personnelle dans la première, plus collective et humaine dans la deuxième. »

Perrine Pelen (62 ans), qui demeure la dernière Française championne du monde du slalom, avoue prendre toujours autant de plaisir à skier : « Q uand je peux m'échapper, c'est un grand bonheur. Mais, en ce moment, je n'ai jamais pris autant de télécabines en chaussures de montagne, pour les réunions qu'on a dans les différents niveaux de Courchevel. » Nommée directrice générale des Mondiaux en avril 2019, Perrine Pelen, portée par le projet, assure ne pas voir plus loin : « Il me faudra du temps pour respirer, du temps pour avoir du temps et profiter de mes proches. Je veux bien terminer, vivre pleinement l'événement. C'est le dernier grand événement dans lequel je suis impliquée. Il a une place toute particulière parce que c'est du ski alpin et parce que, à travers lui, j'ai l'impression de boucler la boucle, de rendre au ski un peu de ce qu'il m'a apporté... »

L'Équipe
vendredi 10 février 2023 986 mots, p. 16

[Stéphane Kohler...]

Stéphane Kohler

Quelle est la skieuse la plus forte que vous avez affrontée ?

La Suédoise Pernilla Wiberg. On a fait plusieurs podiums ensemble mais elle était toujours devant moi aux JO et aux Mondiaux. Elle a gagné dans toutes les disciplines du ski, elle a aussi gagné le classement général de la Coupe du monde. C'était une skieuse engagée, puissante, toujours à l'attaque, volontaire, malgré les blessures. On est toujours copines, elle vit à Monaco depuis vingt ans, possède un hôtel en Suède.

Quelle était la skieuse la plus timbrée ?

L'Américaine Picabo Street. Elle venait d'une famille hippie et avait une très grosse personnalité. Elle a gagné le super-G des JO de Nagano avec des skis de descente. Juste après en Coupe du monde à Crans, elle se blesse très gravement, deux ans d'arrêt. Je me souviens qu'elle était l'une de toutes premières athlètes à avoir une chaussure Nike à son nom. Et le deuxième prénom de ma fille Kylia, c'est Pikabo !

La consigne la plus étrange que vous avez entendue de la part d'un coach ?

La plus importante surtout. En 1996, alors que je m'acharnais à courir en technique, je me prenais la tête, je n'étais pas qualifiée pour les finales de la Coupe du monde, j'étais à la limite de la dépression. Alors Gilles Mazzega, notre chef d'équipe m'a dit :

"Mais si c'est pour continuer comme ça, arrête ! " J'ai alors changé ma manière d'aborder les courses sur mes saisons suivantes.

La fête la plus folle ?

Il y avait la traditionnelle Dételée en fin de saison, à Praz-sur-Arly, organisée par la brasserie Le Gaulois à Albertville. On était tous déguisés, il y avait un slalom, des dégustations, des grosses fêtes et on ne dormait pas beaucoup pendant le week-end.

Quel est votre meilleur souvenir ?

Ma médaille de bronze en 1998 à Nagano en descente. C'est une autre dimension que celle en combiné de 1992. Je suis sur le podium avec Pernilla Wiberg et Katja Seizinger, qui garde son titre. Je savais que c'étaient mes derniers JO. Pour moi, c'est au-dessus des Mondiaux, des Coupes du monde. On me parle sans cesse de mes médailles olympiques, on me présente comme ça. Mais on ne me reconnaît pas dans la rue, hein !

Votre plus grosse honte ?

À Vail, en 1994. On est à la salle de gym, en train de faire de la pliométrie. Isolde Kostner (double championne du monde de super-G, triple médaillée olympique) ne décollait que de 20 cm, alors que moi ça allait trois fois plus haut. Mais le lendemain au super-G, elle fait podium, et moi je suis à 4 secondes et demie !

Le moment le plus émouvant ?

Ma victoire en Coupe du monde, la seule, à Garmisch en super-G en 1995. Un an avant sur la même piste était morte l'Autrichienne Ulrike Maier. Après ma victoire, on avait entre Françaises respecté une minute de silence en sa mémoire. Ça a fait remonter toutes les émotions.

"Bode Miller a repoussé les limites dans notre sport, pas le plus fun et le plus sympa, mais il a cassé les codes

L'anecdote que vous n'avez jamais osé raconter ?

Aux JO en 1998 à Nagano, il neigeait un jour sur deux et il y avait de nombreux reports. J'en avais marre d'attendre, ça me bouffait une énergie folle. Un jour, je suis partie faire de la poudreuse avec des skis de géant, mais sur une montagne "sacrée" du domaine skiable, où on n'avait pas le droit d'aller. En bas de la piste, des gens m'ont engueulée, j'ai cru que j'allais me faire retirer mon accréditation. J'ai fait comme si je ne comprenais pas, je me suis enfuie à toute vitesse..

Votre plus grand regret ?

Après ma carrière, j'ai découvert le yoga et les étirements. Quand je skiais, j'étais plutôt fière d'aller en force, mais aujourd'hui je me dis que le yoga m'aurait bien servi. J'aurais sans doute moins été blessée si je n'avais pas négligé cet aspect. C'est désormais entré dans les habitudes du circuit.

La skieuse dont vous aviez peur ?

Une Italienne, Bibiana Perez. Pas peur totalement, mais un jour à Mammoth Mountain, on était avec Janica Kostelic qui avait oublié de damer la piste sur un entraînement de descente... Perez l'a chopée vite fait !

La partenaire la plus forte ?

Carole Merle. Quand je suis arrivée sur le circuit à la fin des années 1980, elle gagnait des géants, des super-G, faisait des médailles dans les grands Championnats, avec super style. Elle a ensuite monté sa cellule d'entraînement particulière, donc je la voyais moins. Dommage qu'elle ait coupé avec le monde du ski.

La course ou la piste la plus dure physiquement ?

À Bormio, où on a fait des finales de Coupe du monde en 1995, en partant un peu plus bas que les hommes. Il y a tout, des gros sauts, des dévers, souvent de la glace... Veysonnaz était aussi très dur en descente, avec des sauts à l'ombre, c'est là où je me luxe la hanche en super-G.

Le lieu le plus incroyable où vous avez skié ?

Les Dolomites, le cadre est extraordinaire, avec ces rochers rouges. L'accueil des Italiens, on mange bien à Cortina d'Ampezzo. Mais la France est vachement bien aussi !

Le voyage le plus fou ?

Aux chutes d'Iguazu, à la frontière argentino-brésilienne, après un stage à Las Leñas en Argentine. Avec Nathalie Bouvier, on avait décidé de prendre quelques jours sur place. Un changement d'univers total...

La personnalité qui vous a le plus marquée dans le ski ?

Bode Miller, il a repoussé les limites dans notre sport, pas le plus fun et le plus sympa, mais il a cassé les codes. C'était "Mister DNF" (DNF : Did Not Finish) au slalom quand il a débuté, il voulait faire le virage le plus rapide systématiquement. Mais quelle carrière incroyable. Et il y a Luc Alphand, bien sûr ! En janvier 1995 on gagne le même jour, lui à Kitz et moi à Garmisch. »

L'Équipe
vendredi 10 février 2023 24 mots, p. 16

Florence Masnada « Dans la poudreuse sur la montagne sacrée » La double médaillée olympique se souvient d'une journée particulière pendant les JO 1998 à Nagano.

L'Équipe
vendredi 27 janvier 2023 587 mots, p. 19

L'heure de la revanche Les X Games à Aspen, rendez-vous incontournable de la scène ski freestyle, seront le théâtre ce week-end des retrouvailles entre la vice-championne olympique Tess Ledeux et Eileen Gu, triple médaillée aux JO de Pékin.

Dorine Besson

Un mois avant les Championnats du monde, Tess Ledeux va vivre à Aspen son premier grand test de la saison. Comme chaque année, la station du Colorado accueille les meilleurs freeskieurs du monde pour les X Games, le grand rendez-vous incontournable et mythique de la planète freestyle. Avec le genre de snowpark et d'effervescence rare qui transcende, comme l'année dernière quand la Française avait skié comme jamais et plaqué une figure, un 1620 (soit quatre tours et demi sur elle-même) pour la première fois de l'histoire du ski féminin, marquant un peu plus son sport, un mois avant de décrocher l'argent olympique à Pékin.

Ce week-end, Ledeux, 7 médailles aux X Games, retrouvera une connaissance pour la première fois depuis les JO : la Chinoise de 19 ans Eileen Gu. La triple médaillée olympique, celle qui lui a ravi le titre en big air sur son ultime saut, grâce à une figure, ce fameux 1620, qu'elle n'avait jamais encore tentée et seulement réussie par Ledeux avant elle.

« Je ne l'aurais pas fait(le 1620) si elle n'avait pas poussé le sport à ce niveau, racontait alors Gu au pied du tremplin. C'est pourquoi je lui suis reconnaissante. J'espère qu'elle sait qu'elle a joué un rôle important dans ce succès. »

Le début d'une intense rivalité ? Leur dernier affrontement remonte à la finale du slopestyle aux JO, conclue avec une septième place de la Française de 21 ans, pourtant une des favorites, et la médaille d'argent pour la Chinoise. « L'objectif n'est pas de la battre, c'est de remplir mes objectifs techniques, poser mes sauts et les résultats suivront ou pas, et il y a d'autres redoutables adversaires, balaie la Plagnarde, avant d'ajouter : mais bien sûr que c'est une petite appréhension et que ça rajoute des petites palpitations en plus, car c'est une rivalité qui est là. »

De deux ans son aîné, Ledeux performe sur le circuit depuis plus longtemps, en big air et slopestyle. Gu, qui est née et a grandi aux États-Unis, impressionne de son côté par sa capacité à monter sur le podium dans les trois disciplines du freeski (le halfpipe en plus), aux X Games comme aux JO et aux Championnats du monde, du jamais vu.

Des débuts de saison bien différents

Avant de se défier en big air (la nuit prochaine) et en slopestyle (dimanche), dans un format de compétition différent de celui des Championnats du monde de Bakuriani, en Géorgie (25 février-5 mars), elles ont vécu deux débuts de saison bien différents. Gu a priorisé ses études dans la prestigieuse université américaine de Stanford, à San Francisco, et a repris le chemin de la compétition seulement la semaine dernière avec deux victoires en Coupe du monde. Ledeux a elle connu une victoire sur le circuit, deux podiums, et un traumatisme crânien sur une violente chute fin octobre.

Jamais elles ne se sont affrontées aux X Games. L'an passé, quand la double championne du monde tricolore s'offrait le doublé doré inédit en big air et en slopestyle, Gu avait décliné l'invitation. « Ce souvenir de 2022 me porte, mais il me fait peur aussi car je me dis que ça va être très dur de refaire aussi bien, explique Ledeux. Mais bien sûr que mes objectifs sont élevés, ce serait un rêve de refaire comme l'année dernière. »

Libération
mercredi 6 avril 2022 1170 mots, p. 26

AUTRE

Aussi paru dans
5 avril 2022 - Libération (site web)

Battante en neige

Par Romain Métairie

Cécile Hernandez Médaillée d'or paralympique, la snowboardeuse de 47 ans atteinte de sclérose en plaques pense déjà aux Jeux olympiques de Paris.

Le début de soirée pointe, et Cécile Hernandez nous raconte son année2022 comme si elle ne l'avait encore jamais soufflé à quelqu'un. Avec nous, elle est pourtant censée boucler le traditionnel marathon médiatico-institutionnel consécutif à son retour de Chine. Quoique éreintant, l'exercice l'amuse. On la croise à l'étage d'un hôtel spacieux du XVe arrondissement parisien où séjourne la délégation paralympique. La médaille d'or soigneusement entreposée dans un coffret siglé «Pékin 2022», luimême recouvert d'un sac en toile rouge. Affable et solaire, chevelure blonde soignée, la Pyrénéenne rayonne d'une singulière nitescence, atténuée par un ensemble équipe de France noir sur mesure sur lequel figure, brodé pile au-dessus du Coq sportif, une étoile dorée. Son sourire tranche net avec le visage du mois dernier, lorsqu'elle ne savait toujours pas si elle pouvait réserver son vol pour Pékin.

Le

Elle a reçu le coup de fil salvateur le 18 février à «14 h 06», deux heures après la date limite de dépôt officiel des listes paralympiques. Epilogue de longs mois nébuleux. Non pas que la triple médaillée olympique à Sotchi et Pyeongchang fût blessée, ou n'avait plus le niveau pour concourir à 47 ans. Faute d'un nombre suffisant de concurrentes, sa catégorie de handicap (LL1) a tout simplement été supprimée par les instances. Seule alternative: s'aligner en LL2, une catégorie destinée aux snowboardeuses avec une déficience sur les membres inférieurs moins prononcée que la sienne. Le transfert est accepté pour les manches de Coupe du monde. Pour les Jeux, en revanche, le Comité international paralympique (CIP) met son veto. Motif officiel: son corps «entier» lui conférerait un avantage par rapport à d'autres adversaires amputées d'un membre. Décision aussi motivée par les velléités de certaines fédérations concurrentes, peu enthousiastes à l'idée de voir débarquer une triple championne du monde (deux titres en slalom, un en cross) prétendante à l'or.

Portrait

Dans l'impasse, elle imite une concurrente dans le même pétrin et enclenche une procédure contre la décision du CIP début février. Un tribunal allemand lui donne raison deux semaines plus tard. Elle n'y croyait plus. «J'avais six jours pour me préparer. Je n'avais rien de prêt.» Trois jours avant la course, la fédération canadienne dépose plainte. Au départ des entraînements officiels, un dirigeant chinois pose un pied sur sa planche pour l'empêcher d'avancer. «On ne veut pas d'elle.» Son run tourne court: une chute sur les genoux, elle finit à l'hôpital du village olympique. «Je me dis : "Quand est-ce que ça va s'arrêter ?"» La veille de la course, lorsqu'elle reçoit la startlist, elle l'ouvre «la boule au ventre», effrayée à l'idée de ne pas voir son nom figurer sur le document.

La mésaventure l'a marquée. Peut-être plus que son sacre, passé au second plan durant l'entretien. «On a voulu m'abattre», jure-t-elle. S'insurge : «Comment tu peux reprocher ça à quelqu'un ?» Elle rappelle les galères qu'elle trimballe depuis vingt ans, et ce matin d'octobre où, à 28 ans, elle se réveille sans pouvoir poser ses jambes au sol. Scientifiquement, elle détaille comment sa sclérose en plaques, cette «colocataire indésirable», interfère avec sa pratique du snow. «Tous les jours, je me lève, je ne sais pas si je vais marcher», souffle celle qui a gardé 80 % de handicap sur la jambe droite, souffre de troubles de l'équilibre, de raideurs musculaires «complètement incontrôlables». Ces courses où, devant des sauts de dix mètres, elle ne distingue soudain plus rien de l'oeil droit. La licenciée des Angles (Pyrénées-Orientales) cite une réception à la mairie de Paris deux heures plus tôt, où elle manque de tomber à trois reprises.

1974 Naissance.

21 octobre 2002 Découvre qu'elle est atteinte de la sclérose en plaques.

Tout de suite, elle a besoin d'aller souffler chez elle à Saint-Estève, en banlieue de Perpignan. Elle y est née, n'a jamais quitté le coin. A l'époque, sa mère travaillait à l'accueil de la DDE, son père commerçait dans le gaz. De 10 à 20 ans, elle quadrille la région sur son BMX, avalant les chemins accidentés à haut niveau. Puis découvre le snow comme ça, en cherchant un nouveau sport avec une bonne dose d'extrême, elle, qui ne jurait que par les skis depuis «toute petite». Lorsqu'on lui diagnostique sa maladie, Cécile Hernandez a 28 ans. Désireuse d'enseigner le français à l'étranger ou à des sportifs installés en France, elle n'est alors pas loin d'achever ses études en communication et en sciences du langage. Il lui faudra trois longues années 2014 Intègre l'équipe de France, devient vice-championne paralympique en snowboard cross à Sotchi.

7 mars 2022 Championne paralympique en snowboard cross.

pour accepter. Depuis, elle a embrassé la cause. Elle multiplie les conférences sur le sujet, intervient dans les entreprises pour expliquer à quel point le handicap peut être «une formidable richesse quand il est bien vécu, structuré, organisé». En parallèle, elle développe une association d'aide aux personnes invalides dans leur pratique des sports extrêmes.

Longtemps, elle pensait avoir fait le deuil du sport. Jusqu'à ce qu'elle remonte sur un vélo à l'occasion d'un raid organisé en 2012, dont elle était la marraine. Quelques mois plus tard, alors qu'elle tient la rubrique handisport au Figaro, elle est invitée aux micros d'or, à Valmorel (Savoie). L'occasion d'évoquer son expérience des Jeux paralympiques de Londres, côté médias. Dans la station, elle croise Patrice Baraterro, un para snowboardeur français. Il la convainc de remonter sur une planche. Les débuts sont «chaotiques, compliqués». Puis franchement convaincant : deux ans plus tard, elle monte sur la seconde marche du podium des Jeux de Sotchi. Le premier métal olympique du para snow tricolore.

L'or enfin acquis à Pékin, elle devrait consacrer pas mal de son temps à sa fille de 14 ans, Victoire-Eleonore (le premier prénom pour sa revanche sur la maladie). La divorcée voyage avec elle quand c'est possible, choisissant les destinations en fonction de son programme d'histoire-géo.

Rocambolesque, la période l'a empêchée de bien suivre la présidentielle. Une campagne «un peu biaisée» par cette guerre en Ukraine et le Covid-19, «compliqué à gérer». Tout juste a-t-elle eu le temps de zieuter «les grands débats télévisés». Elle votera pour le candidat qui «saura tenir ses promesses» et le plus proche de ses convictions. A savoir, outre le handicap, la cause animale - elle aime «caresser les bêtes» à la SPA - et l'écologie, elle est membre de la fondation Fair-Play for Planet, qui oeuvre pour la Terre à travers le sport.

On s'enquiert de sa fin de carrière. Milano-Cortina, dans quatre ans ? Elle aura la cinquantaine révolue. Hésitation. Malicieuse, elle nous prend à rebours : «Avant Milan, il y a Paris, glisse-t-elle, comme une illumination. Ce serait quand même incroyable de faire hiver-été.» Mais dans quelle discipline ? «Ça reste mon gros secret.» ?

1974 Naissance. 21 octobre 2002 Découvre qu'elle est atteinte de la sclérose en plaques. 2014 Intègre l'équipe de France, devient vice-championne paralympique en snowboard cross à Sotchi. 7 mars 2022 Championne paralympique en snowboard cross. Le Portrait

L'Équipe
jeudi 30 novembre 2023 637 mots, p. 4

Et maintenant ? Choisis comme interlocuteurs uniques par le CIO, les promoteurs de la candidature des Alpes françaises aux Jeux de 2030 ont encore du boulot avant de rendre leur dossier définitif au printemps 2024.

rachel pretti (avec L. Bo.)

Un comité de candidature à créer

David Lappartient, président du CNOSF, a annoncé la création d'une « structure ad hoc qui portera la candidature » avec la participation des comités olympique et paralympique, des deux régions et de l'État. « On va travailler à délivrer le meilleur dossier, a-t-il précisé. On ira voir les infrastructures site par site et on verra comment on traite le sujet des transports. » Le comité va travailler sur les nombreux chapitres du contrat de site hôte, ex-contrat de ville hôte prévu pour être signé entre les régions et le CIO. Et si le dossier « complet et précis » rendu à la fin du printemps 2024 obtient le dernier feu vert du CIO lors de sa session du 22 au 24 juillet 2024, le comité de candidature se transformera en comité d'organisation.

Des dossiers à trancher

Deux dossiers prioritaires sont à régler, dont celui de l'anneau de vitesse, qui fait l'objet de deux scénarios. « Des contacts ont déjà été pris » à l'étranger, a annoncé David Lappartient hier soir sans vouloir citer de pays. L'autre hypothèse est celle d'une structure éphémère construite pour l'occasion. Après les Jeux d'Albertville en 1992, l'anneau de vitesse est devenu une piste d'athlétisme. Une autre interrogation porte sur le site du snowboard pour les Jeux Paralympiques qui n'est pas encore situé sur la carte. « Nous allons discuter pendant cette phase avec les deux régions ainsi qu'avec l'IPC (comité paralympique international) » , a précisé Marie-Amélie Le Fur, présidente du CPSF, en précisant que la mutualisation avec les épreuves olympiques n'était pas adéquate pour cette discipline paralympique.

Quels sportifs pour incarner le projet ?

Le nom de Martin Fourcade est sur toutes les lèvres. « Je ne peux pas nier que c'est une réflexion qui m'a été remontée plusieurs fois. J'ai été dans un projet très personnel ces dernières semaines avec le lancement de mon spectacle qui continuera jusqu'à la fin de l'hiver. Aujourd'hui, je suis d'abord très heureux en tant que membre français du CIO d'avoir pu contribuer à cette avancée dans le projet et je compte continuer à le faire » , a confirmé le quintuple champion olympique de biathlon depuis les Étoiles du sport. Celui de Marie Bochet revient aussi souvent car l'octuple championne paralympique s'est déjà beaucoup impliquée dans le dossier au côté du CPSF. Autre champion olympique de biathlon, Vincent Jay est d'ores et déjà directeur de projet du dossier olympique en Auvergne-Rhône-Alpes et Michel Barnier nous a rappelé le rôle de Perrine Pelen, triple médaillée olympique de ski, à la tête des grands événements de la région, dont les Mondiaux de ski 2023 à Courchevel et Méribe l.

Combien ça va coûter ?

Les promoteurs n'ont pas voulu donner un budget précis même s'il devrait se situer entre 1,5 et 1,8 Md EU. « Nous avons à peine dépensé 100 000 EU » en cinq mois, s'est félicité Laurent Wauquiez en soulignant que les budgets de candidature se comptent généralement en dizaines de millions. Il a précisé que deux budgets étaient prévus, dont un, minime, sur les investissements puisque plusieurs sites sont déjà construits, comme la piste de bobsleigh de La Plagne ou les deux tremplins de Courchevel. Quant au budget de fonctionnement, il va reposer sur les recettes de sponsoring et mécénat. Le président (LR) de la région Auvergne-Rhône-Alpes a expliqué que 17 partenaires de Paris 2024 avaient fait part de leur intérêt pour la candidature des Alpes, et signé une lettre d'intention dans le dossier remis au CIO, tandis qu'une cinquantaine de groupes français se disaient partants pour être mécènes. « On ne veut pas être dans le gaspillage d'argent public » , a conclu le dirigeant.

L'Équipe
mercredi 13 décembre 2023 96 mots, p. 25

[Ski alpin...]

Ski alpin

Holdener sérieusement blessée

Wendy Holdener a peut-être déjà terminé sa saison. La Suissesse (30 ans, photo) a chuté hier à l'entraînement en Italie, à Pozza di Fassa. Elle souffre d'une fracture de la cheville gauche et a été opérée. La quadruple médaillée olympique individuelle (en slalom et en combiné alpin) devra ensuite être immobilisée pendant deux mois au moins. « Après la phase d'immobilisation, nous déciderons fin février, début mars, si Wendy Holdener pourra à nouveau participer à des courses lors de la saison 2023-2024 », a expliqué le médecin de l'équipe suisse, Walter O. Frey.

L'Équipe
lundi 21 mars 2022 994 mots, p. 24

Jours de Grand-Bo Tessa Worley et le Grand-Bornand, c'est une histoire de plus de vingt-cinq ans. Comme tous les champions locaux, la « puce » est très soutenue et appréciée dans la station haut-savoyarde, où elle ne manque jamais de venir se ressourcer.

De notre envoyée spéciale

Béatrice Avignon

Méribel (Savoie) - Pour la première fois au Grand-Bornand, Tessa Worley a gagné sur écran géant. Devant plusieurs milliers de personnes, célébrités, fans et locaux, réunis au pied des pistes pour « Glisse en coeur » , le traditionnel événement caritatif de la station bordée par la chaîne des Aravis. « On a mis la télé et commenté le passage des neuf dernières, raconte Stéphane Deloche, directeur du ski-club. C'est un moment de communion et de partage qu'on attendait depuis longtemps ! »

Habituellement, l'attente, les cris, la fête et la foule en délire sont ailleurs, entre les murs des bars, restaurants. « Tout le monde s'arrête de vivre à chaque grande course, s'amuse la retraitée Nelly Moenne-Loccoz, championne du monde 2017 de snowboardcross par équipes. Les gens nous connaissent et nous soutiennent vraiment, et Tessa est très appréciée. »

La plupart des skieurs français ont un fan-club à leur nom. Pas Worley. Parce qu'ici, au pied du col de la Colombière cher au Tour de France, elle n'est pas la seule héroïne célébrée l'hiver. « On a créé le fan-club pour les premières courses de Steve Missillier (médaillé d'argent en géant aux Jeux de Sotchi en 2014) en Coupe du monde, raconte Yves Perrissin, le président du club , mille adhérents revendiqués, soit la moitié du village (2118 habitants en 2018). À Sölden en 2007, on a fait une banderole pour Tessa, et par la force des choses c'est devenu le fan-club du Grand-Bornand. » Option raisonnable, vu le nombre d'athlètes à soutenir.

Jeune, elle passait la moitié de l'année en Nouvelle-Zélande

Quelques années après les exploits de la biathlète Sylvie Becaert (double championne du monde et double médaillée olympique, entre 2003 et 2010), la station des Aravis a pu compter, outre Missillier et Moenne-Loccoz, sur Thomas Mermillod-Blondin (six podiums en Coupe du monde d'alpin), et dénombre une dizaine d'athlètes sous contrat, dont six ont fait le voyage à Pékin (Lucas Chanavat et Léna Quintin en ski de fond, Bastien Midol en ski cross, Léo Le Blé Jaques, médaillé de bronze par équipes en snowboardcross il y a un an aux Mondiaux d'Idre Fjäll), dont deux porte-drapeaux, Benjamin Daviet (médaillé en parabiathlon et ski de fond), et Tessa Worley. « La puce du Grand-Bo » , palmarès oblige, a offert le plus d'émotions à son village d'enfance, où elle vient poser ses valises dès qu'elle en a l'occasion. « C'est mon chez-moi, là où je me ressource, confie la championne. Ici tout le monde se dit bonjour, et quand j'y vais je suis une villageoise comme les autres, je retrouve les amis d'enfance. »

Ceux, notamment, qui ont côtoyé la petite fille discrète sur les bancs de l'école élémentaire. « Elle était très sage, on ne l'entendait pas », se souvient Benjamin Daviet. À l'époque, la famille Worley partageait son temps entre la Nouvelle-Zélande, sur les pistes du père australien, Steven, et le Grand-Bornand, où vit encore sa mère, Madeleine. « Elle arrivait dans la classe en novembre et repartait en mai, raconte Flora Farges, amie d'enfance, monitrice de ski dans la station. Mais il n'y avait pas besoin de lui faire rattraper les cours, elle était plutôt douée. Et elle avait beaucoup d'activités à côté. »

Sur les pistes d'alpin, où les élèves sont accueillis un après-midi par semaine, la jeune Tessa est assidue. « Elle venait pour l'ambiance, les copines, les anniversaires », note Lucien Perrissin, l'entraîneur des premiers schuss, présent à Méribel, hier. On est loin du portrait d'une jeune prodige. « Elle est petite, et sur les pistes dédiées aux enfants, elle était trop légère pour aller vite, poursuit le coach. Elle s'est détachée des autres vers 13-14 ans. Quand les pistes sont devenues plus difficiles, ses qualités techniques ont fait la différence. »

L'envie, aussi. « Elle n'était pas la meilleure au départ, mais elle avait la joie de pratiquer avec le sérieux nécessaire », résume Stéphane Deloche. La scolarité se poursuit au collège de Thônes, à une dizaine de kilomètres sur la route d'Annecy, au lycée du Mont-Blanc à Chamonix, puis à Albertville, où se concentre le plus haut niveau.

"Elle est toujours à fond, qu'elle fasse du wakeboard, du ski-roues, du vélo ou du tricot !

Flora, une amie d'enfance

Sa vie de nomade l'a éloignée du Grand-Bornand, sans jamais couper les liens. Il y a les coups de fil à Lucien Perrissin : « On parle des courses, mais pas de technique. Elle a plus d'ambition que quand elle était jeune... » Les journées goûter-shopping avec Flora. « Elletrouvera toujours un moment pour voir les copines. Elle est toujours à fond, qu'elle fasse du wakeboard, du ski-roues, du vélo ou du tricot ! » Fiona Cipriano, autre amie de toujours, a « hâte de passer du temps avec elle. Ce n'est pas que je veux qu'elle arrête ! Ce qu'elle fait à 32 ans, c'est beau, on sait à quel point c'est dur. »

Pour la croiser aujourd'hui, les Bornandins se déplacent, à Sölden (Autriche) lors de l'ouverture de la Coupe du monde, où le fan-club fait toujours sensation. Sur les courses italiennes... Ou attendent la fête des champions locaux, fin mars. « Pour les enfants de la station, elle est une marraine, une grande soeur, apprécie Stéphane Deloche. Elle s'implique et aime passer du temps avec les gamins. » Ce qu'elle a fait hier à Méribel dès qu'elle a pu, auprès de la cinquantaine d'enfants du club venus la soutenir.

Dès qu'elle en aura l'occasion, la nouvelle détentrice du globe de géant viendra forcément balader ses nattes blondes et son sourire au pays du reblochon. Elle ira échanger quelques mots avec les commerçants, prendra un verre à l' Optraken (l'historique Marco's bar) avec les amis. Certains sont devenus artistes, ils ont décoré le bus des supporters, des banderoles et les télécabines du Rosay avec les portraits des champions locaux. Et le sourire de Tessa.

L'Équipe
mercredi 8 novembre 2023 227 mots, p. 27

[Bateaux...]

Bateaux

Picon-Steyaert, objectif Jeux

Voile olympique Vilamoura, au Portugal, accueille d'aujourd'hui à lundi les Championnats d'Europe de 49er, 49er FX (dériveurs double hommes et femmes) et Nacra 17 (catamaran mixte). Pour les Bleus en compétition, ce dernier rendez-vous de la saison est une étape importante dans le cadre de la course à la sélection pour les JO de Paris 2024. C'est le cas pour le duo Sarah Steyaert-Charline Picon (photo) en 49erFX, à la lutte avec leurs compatriotes Lara Granier-Amélie Riou et Mathilde Lovadina-Aude Compan. « Nous sommes depuis septembre en préparation intense pour ce Championnat d'Europe », commente Picon, double médaillée olympique en planche RS : X (or à Rio, argent à Tokyo). « Nous avons passé une bonne période sur le site de Vilamoura et avons rencontré des conditions météo très variées, poursuit-elle. On a participé à une Warm Up regatta la semaine dernière qui s'est bien passée. Nous avons à coeur d'aller chercher une performance : entrer en medal race, ce serait super. »

Chez les hommes, le niveau est aussi très serré avec quatre équipages tricolores capables de signer de bons résultats : Mathias Berthet-Clément Pequin, Kevin Fischer-Yann Jauvin, Julien D'Ortoli-Noé Delpech, Lucas Rual-Emilie Amoros. En Nacra 17, Billy Besson et Noa Ancian ont également l'objectif de marquer les esprits face au jeune Tim Mourniac, accompagné d'Aloïse Retornaz qui remplace Lou Berthomieu, opérée des ligaments croisés l'été dernier. P. S.

L'Équipe
mercredi 16 mars 2022 475 mots, p. 23

« On a beaucoup à apprendre de ces finales » Perrine Pelen , directrice générale du comité d'organisation des Mondiaux 2023, sera très attentive au déroulement de la semaine à Courchevel et Méribel.

STÉPHANE KOHLER

Les finales de la Coupe du monde qui ont lieu jusqu'à dimanche à Courchevel (vitesse) puis à Méribel (technique) sont un événement important pour les deux stations qui accueilleront dans moins d'un an les Mondiaux 2023 (6-19 février). Directrice générale du comité d'organisation de ces Mondiaux, Perrine Pelen (triple médaillée olympique et championne du monde 1985 de slalom) fait le point sur les différents dossiers inhérents à ce rendez-vous très attendu.

« En quoi les finales de la Coupe du monde vont être utiles à l'organisation des Mondiaux sur les mêmes sites en 2023 ?

C'est un test. Pas grandeur nature car ce ne sont pas des événements de la même dimension, mais un test sur des secteurs clés, en particulier dans le domaine sportif. À Courchevel, par exemple, il y a avec les descentes puis les super-G les premières compétitions sur la nouvelle piste de L'Éclipse. À Méribel, il y a eu des travaux sur le bas du stade de compétition, avec notamment pour ambition d'avoir un site de géant parallèle irréprochable. On va aussi prendre nos marques sur la production des images télé. On a beaucoup à apprendre de ces finales. Dès la semaine finie, on fera un bon débriefing pour se replonger immédiatement sur les Mondiaux. 2023. Il n'y a aucun temps à perdre.

Quels sont les premiers retours d'athlètes sur cette nouvelle piste à Courchevel ?

Ils sont bons, tout comme ceux de la Fédération internationale, qui a salué le travail du Comité d'organisation et du club des sports de Courchevel. La piste appartient à la commune, qui a réalisé un investissement de l'ordre de 10 millions d'euros. Tout a été pensé au millimètre, le parcours est varié, passe dans la forêt, et arrive au Praz. Ces dernières heures, il s'agissait juste d'ajuster quelques bosses pour rendre la descente encore plus spectaculaire.

À combien estimez-vous le budget des Mondiaux 2023 ? Il y a un an, il était de 43 millions d'euros...

Il est monté à 54 millions d'euros, car on a intégré celui des finales de Coupe du monde. Mais ce sont deux événements difficilement comparables. On a ainsi cette semaine 600 bénévoles, et on en aura près du double dans un an. Il y a 18 nations représentées cette semaine, il y en aura 75 lors des Mondiaux.

Des Mondiaux réussis, ça passe forcément par de bonnes performances de l'équipe de France ?

C'est indiscutable que ça compte dans la réussite de l'événement. Il y a un lien direct entre le rayonnement des Mondiaux et le succès de nos athlètes, qui adorent courir à la maison. On a besoin de têtes d'affiche et on sait la place des Mondiaux dans une carrière. »

L'Équipe
vendredi 1 décembre 2023 122 mots, p. 20

[Perrine Pelen...]

Perrine Pelen

Ski alpin

63 ans Championne du monde de slalom (1985). Médaille d'argent en slalom (JO 1984). Double médaillée de bronze en géant (JO 1980 et 1984).

L'habitude des grands événements

Outsider de notre casting, la championne du monde en slalom (à Bormio, en 1985) a dirigé pendant plusieurs années la commission grands événements de l'agence touristique Savoie Mont-Blanc avant d'être nommée, à l'été 2019, à la direction générale du comité d'organisation des Championnats du monde Courchevel Méribel 2023. C'est Michel Barnier, coprésident d'Albertville 1992, qui nous a soufflé le nom de la triple médaillée olympique qui était responsable des villages olympiques lors de la dernière édition des Jeux d'hiver français mais ne prétend à rien pour les prochains. R. P.

L'Équipe
vendredi 3 novembre 2023 245 mots, p. 15

[Audrey Tcheuméo préfère toujours s'exprimer...]

Audrey Tcheuméo préfère toujours s'exprimer sur un tatami qu'en dehors. Alors la concurrence avec Madeleine Malonga ? « Je n'ai pas envie d'en parler. Je pense à moi. Le reste je ne regarde pas. » À 33 ans, la puissante et rapide judoka est revenue dans le jeu tel « un phénix ». Depuis, elle a enchaîné les perfs dont la plus marquante a été l'argent mondial en mai, douze ans après son unique sacre planétaire. À quoi aspire-t-elle dimanche ? « J'ai envie de me faire plaisir avant tout, je n'ai pas envie de prouver quoi que ce soit » , avance Tcheuméo, déjà double médaillée olympique (3e en 2012, 2e en 2016). « Cuite » mentalement, elle a marqué le pas au Masters en août (7e) alors que Madeleine Malonga (29 ans) retrouvait son allant teinté d'impact (2e). « Je savais que le Masters serait déjà décisif pour la sélection. Si je passais à côté, c'était terminé. Je suis dans la course, je vais continuer à me battre jusqu'au bout », glisse « Mado » aussi liane que « Tchoumi » est sculpturale. « J'ai vécu une période pas évidente. Je m'étais blessée à une côte après le Masters (2022), je n'avais pas pu faire Paris qu'Audrey a gagné. Je suis passée numéro 2, j'ai pris du retard dans la sélection » , rembobine Malonga. Totalement retrouvée, notamment grâce au travail technique (en parallèle avec celui de l'INSEP) avec Jean-Pierre Gibert, son entraîneur de club à l'Étoile Sportive de Blanc-Mesnil. Dimanche, les duettistes ont rendez-vous en finale ou pour le bronze. Ak. C.

Le Monde
Sports, vendredi 29 décembre 2023 1179 mots, p. 20
Aussi paru dans
28 décembre 2023 - Le Monde (site web)

L’embrouillamini des techniques de préparation mentale

Dans la tête des sportifs 3 | 4 Les méthodes utilisées par les athlètes pour maximiser leurs prouesses n’ont pas toujours de caution scientifique

Élisabeth Pineau

Al’ère des réseaux sociaux, quel sportif de haut niveau n’a jamais été démarché par un professionnel se présentant comme préparateur ou coach mental pour lui vendre sa méthode ? Telle approche se vantant d’avoir « déjà débloqué des centaines de sportifs »,en agissant « directement sur l’identité pour booster les performances, sans effort », telle autre prônant un « coaching mental énergétique », telle autre encore promettant de « dépasser la préparation mentale classique et la rendre plus concrète, plus rapide et donc plus efficace ».

Le point commun de chacune de ces méthodes ? Se définir comme « unique », « innovante », voire « révolutionnaire » dans l’accompagnement des athlètes, avec l’assurance de leur faire outrepasser leurs limites en offrant « la » solution pour y parvenir. Souvent, comme pseudo-gage de crédibilité, les concepts abscons mis en avant ont une vague coloration scientifique. Certains montrent un sens poussé du marketing : leur méthode fait l’objet d’une marque déposée ou d’un ouvrage pour la développer figurant parfois en bonne place sur les étals des librairies.

Lalittérature sur la préparation mentale est désormais aussi foisonnante que les outils venus élargir le champ des possibles, à tel point que, pour les sportifs, il estdifficile de séparer le bon grain de l’ivraie. « Certaines méthodes sont très répandues, mais sans aucune validité scientifique »,relève Marjorie Bernier, maîtresse de conférences à l’université de Brest et autrice d’une thèse de doctorat en sciences du sport. « Prétendre adosser sa méthode sur les neurosciences est aussi un grand classique »,poursuit la chercheuse, qui cite ainsi « laprogrammation neurolinguistiqueou bien des méthodes basées sur les préférences motrices »,lesquelles établissent des profils de personnalité sur la base de tests moteurs.

« Particularité franco-belge »

« Selon comment vous marchez, on sait comment vous pensez »,caricature Jean Fournier, maître de conférences à l’université Paris Nanterre et chercheur en psychologie de la performance. Plusieurs outils d’évaluation psychologique sur lesquels ces techniques se basent ont été remis en cause par la communauté scientifique, notamment par l’Association américaine de psychologie.

D’autres relèvent à proprement parler du coaching, à l’instar du clean language (langage propre) – une technique de questions-réponses pour aider le sportif à mieux cerner son comportement – développée dans les années 1980 par le psychologue néo-zélandais David Grove.

Certains intervenants orientent leurs méthodes sur la recherche du « flow », cet état mental optimal – aussi appelé « la zone » – que décrivent les sportifs, généralement au sortir d’une compétition où tout leur a souri. Or, cet état n’est pas contrôlable, il n’y a aucune garantie de l’atteindre. « Leflow a des effets clairs sur la motivation, on veut retrouver cet état, et, en cela, c’est très intéressant », reconnaît Jean Fournier. La relation de cause à effet entre le flow et la performance n’a cependant jamais été démontrée et fait débat au sein de la communauté scientifique.

A contrario, « certaines méthodes sont établies et s’appuient sur des données scientifiques »,insiste le chercheur, ancien rédacteur en chef de l’ International Journal of Sport Psychology. Il cite en premier lieu l’établissement d’objectifs », mais aussi les « processus attentionnels » (à quoi dois-je penser ? Au geste ou au résultat ?), l’imagerie mentale ou encore la pleine conscience, dont le but n’est pas de rechercher un état optimal, mais une performance, indépendamment des émotions agréables ou désagréables ressenties durant l’épreuve.

La relaxation va, elle, permettre une meilleure régulation du stress quotidien et favoriser la récupération, ce qui a été démontré par plusieurs travaux, notamment ceux du chercheur allemand en psychologie du sport Maximilian Pelka,publiés en 2016. Indirectement, elle aura des effets sur la performance à long terme. Egalement très populaire en France, la sophrologie a fait l’objet de très peu d’études. « L’application de la sophrologie pour l’amélioration de la performance est une particularité franco-belge. Dans le reste du monde, au niveau scientifique, il n’y a pas de publications »,insiste Jean Fournier.

La judoka Romane Dicko s’y est essayée, mais « ça ne [lui] convenait pas trop »,témoigne la championne du monde des plus de 78 kg et double médaillée olympique à Tokyo en 2021 . « Je fais plutôt de la préparation mentale classique, c’est-à-dire entraînement et conditionnement du cerveau, avec des mots-clés que je vais répéter, répéter, répéter pour que le jour J, mon cerveau soit prêt et qu’il réagisse à ces mots. »

« Equilibre de vie »

La plupart du temps, l’athlète teste plusieurs méthodes avant de choisir celle qui lui parle le plus. Du temps où il était nageur, Camille Lacourt a travaillé dix ans l’entraînement psychologique au Cercle des nageurs de Marseille. « J’ai eu recours à énormément de techniques,atteste l’ancien dossiste, retraité depuis 2017, la visualisation me parle énormément, la cohérence cardiaque aussi. » La préparation mentale l’a aidé à se construire au point qu’il envisage aujourd’hui de suivre une formation, non pas pour en faire son métier maisparce qu’il trouve cela « fascinant ».

A chacun son approche. Il y a presque autant de sportifs que de façons d’envisager la préparation mentale. « Ma recherche de performance, ce n’est pas nécessairement des outils précis, de visualisation ou de respiration, on a plus une approche systémique,développe l’escrimeuse Ysaora Thibus, c’est-à-dire : qu’est-ce qui a des effets sur ma performance ? Comment je réfléchis ? Ce que j’apprends dans le sport m’aide dans la vie et inversement. C’est plus pour trouver mon équilibre de vie. »

A la Fédération française de tir à l’arc, la démarche consiste à délivrer des bases pour l’ensemble des athlètes, puis à s’atteler à un travail spécifique « parce que tout le monde n’a pas les mêmes besoins »,estime le directeur technique national, Benoît Binon. « On ne peut pas imposer quelque chose à un athlète, on doit lui présenter un maximum d’outils, et après il fait en fonction de ses croyances et de ce qu’il est capable de faire »,dit-il.

Si, aujourd’hui, la majorité des fédérations sportives en France ne néglige plus cette composante, trop souvent encore la préparation mentale n’est pas traitée comme une science à l’égal de la préparation physique, rarement laissée à l’appréciation du seul athlète. Et peu dessinent des stratégies de développement à des fins d’optimisation de la performance.

Au-delà de la méthode, « ce qui est important, c’est de bien vérifier que celle qu’on utilise a été démontrée comme efficace pour atteindre un résultat donné : par exemple, une amélioration de sa concentration en situation de performance », insiste Marjorie Bernier. Outre un cadre éthique indispensable, le « bon » préparateur mental est celui qui construit son approche en réfléchissant aux mécanismes psychologiques (gestion des émotions, motivation, etc.) qu’il veut mobiliser. Et non pas un technicien qui se contente d’exposer à l’athlète sa boîte à outils, aussi rutilante soit-elle.

L'Équipe
lundi 13 novembre 2023 161 mots, p. 27

[Trampoline...]

Trampoline

Les Français en bronze en synchronisé

Au lendemain du titre par équipes, la France a décroché hier une 5e et dernière médaille aux Mondiaux de Birmingham (Grande-Bretagne). Cette fois, c'est la paire composée de Pierre Gouzou et Morgan Demiro o Domiro qui a obtenu du bronze en synchronisé, derrière les Allemands Lauxtermann-Vogel et les Américains Padilla-Shostak. Il s'agit d'une 3e médaille de bronze mondiale obtenue dans cet exercice pour Gouzou, après celles de 2021 avec Josuah Faroux et de 2022 avec Florestan Riou. En revanche, Laura Paris et Cléa Brousse, à cause d'une erreur d'entrée de mouvement, ont terminé à la 8e place de la finale synchro, remportée par les Américaines Ahsinger-Webster. Enfin, alors qu'aucun Français n'avait réussi à se hisser dans les finales individuelles, elles ont sacré les deux champions du monde de 2021, la Britannique Bryony Page (32 ans), double médaillée olympique (2e en 2016 et 3e en 2021), et le Chinois Yan Langyu (24 ans). C. N.

AFP Infos Mondiales
jeudi 9 janvier 2020 - 19:13:23 GMT 398 mots
Aussi paru dans
9 janvier 2020 - AFP doc AFP Infos Françaises

L'Iran, choqué, se demande où est Kimia, sa seule médaillée olympique

Téhéran, 9 jan 2020 (AFP) - - L'Iran est en émoi jeudi après la disparition de la seule femme médaillée olympique du pays, la taekwondiste Kimia Alizadeh, soupçonnée de vouloir s'installer aux Pays-Bas.

"Choc pour le taekwondo iranien. Kimia Alizadeh a émigré aux Pays-Bas", titre l'agence semi-officielle Isna.

La jeune femme, âgée de seulement 21 ans et médaillée de bronze aux JO 2016 de Rio, ne se serait pas présentée aux sélections en vue des prochaines olympiades, cette année à Tokyo.

Isna remet en cause l'explication de la blessure donnée par l'entraîneuse de l'équipe féminine nationale, ajoutant que le jeune femme est "partie il y a quelques jours aux Pays-Bas", où elle poursuit son entraînement.

La sportive n'aurait pas l'intention de se battre sous les couleurs de la République islamique et chercherait à représenter un autre pays aux JO 2020.

Sur internet, une photo de mauvaise qualité semblant montrer la sportive tête nue au milieu d'autre jeunes gens, hommes et femmes, en tenue de sport suscite des dizaines de milliers de commentaires.

Le cliché fait redouter l'impensable : que la championne soit effectivement partie se préparer ailleurs qu'en Iran, où le port du voile islamique est obligatoire et où règne une stricte ségrégation sexuelle dans le sport.

Le mot-dièse "#Kimia_Alizadeh" est l'un des plus partagés en persan jeudi sur Twitter.

Proche des ultraconservateurs, l'agence Tasnim s'"étonne" que la fédération et sa famille "n'aient pas encore réagi pour confirmer ou nier la surprenante nouvelle" de sa défection.

Alimentant les craintes d'un départ définitif de la taekwondiste, a ressurgi sur internet la vidéo d'une interview d'elle et de son mari, le champion de volley-ball Hamed Madanchi, répondant en août 2018 par un silence gêné à une question sur leur possible émigration.

Sur Twitter, le député Abdolkarim Hosseinzadeh s'insurge et demande des comptes aux "responsables incompétents qui font fuir le capital humain" du pays en faisant un lien entre Alizadeh et Aliréza Firouzja (16 ans) et un des très grands espoirs des échecs au plan mondial qui pourrait bientôt jouer pour la France.

Le taekwondo est une des disciplines reines du sport iranien.

L'absence d'Alizadeh sous les couleurs de l'Iran à Tokyo porterait un rude coup à la République islamique, déjà menacée de voir ses judokas privés de compétition à cause du refus de la fédération nationale de les autoriser à rencontrer des concurrents israéliens.

bur-mj/feb

AFP Infos Françaises
samedi 11 janvier 2020 - 20:33:23 GMT 364 mots
Aussi paru dans
11 janvier 2020 - AFP Infos Mondiales Corse Matin (site web) Challenges (site web) AFP - Journal Internet AFP (français)
12 janvier 2020 - Belga News Agency (français) DH (site web) La Libre (site web) Metro (Bruxelles) (site web) AFP - Journal Internet AFP (français)

La seule femme médaillée olympique d'Iran, Kimia Alizadeh, fait défection

Nicosie, 11 jan 2020 (AFP) - - La taekwondiste Kimia Alizadeh, seule femme médaillée olympique d'Iran, a annoncé samedi avoir quitté définitivement son pays, n'en pouvant plus de l'"hypocrisie" d'un système qui, selon elle, utilise ses sportives à des fins politiques et ne fait que les "humilier".

"Je commence par bonjour, au-revoir, ou condoléances ?", a écrit la championne sur son compte Instagram, au moment où le pays est sous le choc de la catastrophe aérienne du Boeing 737 d'Ukraine International Airlines --abattu mercredi à Téhéran par un tir de missile-- dans laquelle ont péri 176 personnes, en majorité iraniennes et canadiennes.

La sportive déroule une charge au vitriol contre les autorités de la République islamique.

"Je fais partie des millions de femmes opprimées en Iran avec qui ils jouent depuis des années", dit-elle.

"J'ai porté tout ce qu'ils m'ont dit de porter", ajoute celle qui a décroché le bronze aux JO de Rio en 2016, en faisant allusion au voile islamique, obligatoire pour toutes les femmes dans l'espace public en Iran, et notamment dans le sport.

"J'ai répété tout ce qu'ils m'ont ordonné de dire" et eux, ils "ont mis mes médailles au crédit du respect du voile obligatoire", poursuit-elle, "aucune de nous n'a d'importance pour eux".

Critiquant l'"hypocrisie", le "mensonge", l'"injustice" et la "flatterie" qui règnent selon elle au sein du système politique iranien, elle assure ne rien vouloir "d'autre au monde que le taekwondo, la sécurité et une vie heureuse et saine".

"Personne ne m'a invitée en Europe", écrit-elle encore, sans dire où elle se trouve.

Jeudi, la nouvelle de la disparition de la jeune femme de 21 ans avait mis le pays en émoi.

Le député Abdolkarim Hosseinzadeh avait demandé des comptes aux "responsables incompétents qui font fuir le capital humain", alors que l'agence semi-officielle Isna titrait: "Choc pour le taekwondo iranien. Kimia Alizadeh a émigré aux Pays-Bas".

L'agence soupçonne la sportive de vouloir défendre les couleurs d'un autre pays que la République islamique aux JO 2020 de Tokyo.

Sans rien dire de ses projets, la championne olympique assure à son "cher peuple iranien" qu'elle reste "une enfant de l'Iran où" qu'elle soit.

bur/mdz

AFP Infos Françaises
mercredi 12 février 2020 - 09:24:05 GMT 624 mots
Aussi paru dans
12 février 2020 - Ouest-France (site web) La Croix (site web)
13 février 2020 - AFP doc AFP - Journal Internet AFP (français)

A 44 ans, huitièmes et derniers JO pour l'Ouzbèke Chusovitina

Tachkent, 12 fév 2020 (AFP) - - Oksana Chusovitina disputera à Tokyo ses huitièmes Jeux olympiques et améliorera son propre record d'il y a quatre ans: celui de la gymnaste la plus âgée de l'histoire des Jeux.

L'Ouzbèke, qui avait découvert les JO en 1992 à Barcelone, est un miracle permanent dans une discipline dominée par les adolescents prodiges.

"J'adore la gymnastique. Je me dis: pourquoi ne pas s'entraîner et concourir tant que je peux encore?", déclare Oksana Chusovitina dans un entretien avec l'AFP à Tachkent, la capitale de l'Ouzbékistan: "Si j'arrêtais, je pense que je le regretterais amèrement".

Si le goût de la compétition est toujours en elle, la quadragénaire assure qu'elle a promis à sa famille -- sa "plus forte motivation" -- que les Jeux de Tokyo (24 juillet - 9 août) seraient ses "dernières olympiades".

Née le 19 juin 1975 à Boukhara, Oksana Chusovitina a débuté sa carrière en URSS mais ses premiers Jeux, en 1992, se déroulèrent sous les couleurs de l'équipe unifiée des ex-Républiques soviétiques alors que l'Union soviétique était en décomposition.

A Barcelone, elle remporta l'or au concours général par équipes mais la gymnaste dut encore attendre 16 ans, quatre olympiades, pour remporter une médaille olympique individuelle. C'était en 2008, à Pékin, sous les couleurs de l'Allemagne qu'elle avait rejoint en 2002 pour permettre à son fils Alisher de soigner une leucémie.

Sa présence aux JO-2016 de Rio en fit la première gymnaste à participer à sept Jeux consécutifs.

Les Jeux de Tokyo seront ses cinquièmes sous les couleurs de l'Ouzbékistan, un pays de 33 millions d'habitants où sa notoriété est si grande qu'un timbre à son effigie a été édité.

- Nouveau chapitre -

Faisant une pause après un entraînement de saut de cheval, Oksana Chusovitina explique que c'est Alisher, 20 ans aujourd'hui, qui l'a convaincue d'arrêter. "Il s'inquiète beaucoup pour moi, que je puisse être gravement blessée", explique la médaillée olympique.

Ses souvenirs favoris restent l'édition 2008, quand elle partagea le podium avec deux sportives de Chine et de Corée du Nord plus de dix ans plus jeunes qu'elle. Mais le plus important fut la guérison de son fils dans la foulée de ses jeux.

"Quand je suis rentrée, le docteur m'a dit que mon fils était soigné. Je pense que pour une mère, c'est une nouvelle qu'aucune médaille ne peut égaler", se remémore-t-elle.

Dans le "Centre de gymnastique de la République" où elle s'entraîne, la médaillée olympique est aussi une source d'inspiration pour les jeunes gymnastes.

"Elle connaît son corps et ce qu'elle peut faire avec: notre seul travail est de l'aider à maintenir son niveau", confie son entraîneuse Lioudmila Li.

Son mari Bakhodir Kurbanov, lui-même un ancien sportif de haut niveau, a représenté l'Ouzbékistan en lutte gréco-romaine aux Jeux de 1996 et 2000. Il a mis sa propre carrière entre parenthèses pour s'occuper de leur fils quand celui-ci était malade.

"On n'avait pas prévu quatre olympiades, sans même parler de huit, mais elle nous rend fiers", sourit-il dans leur modeste appartement de la banlieue de Tachkent.

Après les Jeux de Tokyo, la gymnaste a déjà prévu sa reconversion. Jamais loin de ses premières amours puisqu'elle compte ouvrir une académie de gymnastique à Tachkent, pour aider la jeune génération à éclore.

Un autre de ses objectifs est de continuer le cheval et la poutre, mais sur scène cette fois, pour "un spectacle de théâtre de gymnastique" afin de populariser son sport en Ouzbékistan, où la lutte ou la boxe restent les sports les plus populaires.

"Je veux que les gens aiment la gymnastique, qu'ils voient comment c'est beau", souffle-t-elle. "Quand les gens verront comment c'est beau, ils se précipiteront pour mettre leurs enfants dans des cours de gym".

sk-cr/tbm/alf/av

Midi Libre
SETE
samedi 17 décembre 2022 262 mots

[NATATION Or et record pour le relais mixte...]

NATATION Or et record pour le relais mixte bleu Les relayeurs français ont remporté le 4x50 m nage libre mixte des Mondiaux en petit bassin, signant au passage un nouveau record du monde, vendredi à Melbourne. Avec un chrono de 1'27"33, Maxime Grousset, Béryl Gastaldello, Florent Manaudou et Mélanie Henique ont devancé l'Australie et les Pays-Bas. Ils apportent à la France son premier titre dans ces Mondiaux. Béryl Gastaldello aurait pu être doublement sacrée quelques instants plus tard mais elle a dû se satisfaire de la médaille d'argent du 100 m quatre nages, remporté pour un dixième par la Néerlandaise Marrit Steenbergen. « Ce n'est pas facile d'être aussi proche d'être double championne du monde, c'est vraiment dommage , a estimé Gastaldello. Mais je n'ai jamais eu à gérer un record du monde et dans l'heure qui suit une finale très importante. Donc je suis vraiment satisfaite de ce que j'ai fait quand même. » BIATHLON La Suédoise Anna Magnusson a obtenu sa première victoire en Coupe du monde au bout du sprint du Grand-Bornand (Haute-Savoie) que la jeune Française Sophie Chauveau a terminé à la 4e place vendredi, le meilleur résultat de sa carrière.

SKI DE BOSSES L'Ariégeoise Perrine Laffont, championne olympique 2018 du ski de bosses, a pris la 2e place de l'étape de Coupe du monde de l'Alpe D'Huez (Isère), vendredi, soit son 4e podium en quatre compétitions cette saison.

SNOWBOARD La double médaillée olympique Chloé Trespeuch s'est imposée devant sa coéquipière Manon Petit-Lenoir pour un doublé français sur la manche de Coupe du monde de snowboardcross de Cervinia (Italie) vendredi.

L'Indépendant
CARCA_IN
lundi 7 novembre 2022 445 mots

Budo club 11 de Trèbes : clap de fin pour le stage de la Toussaint

Cela s'est passé cette dernière semaine de vacances scolaires. Mercredi 2, jeudi 3 et vendredi 4 novembre, chaque jour, 80 jeunes âgés de 7 à 14 ans étaient sur le tapis avec leur professeur Richard Pavia pour ce stage interne. Uniquement des adhérents du Budo club 11, de 10 heures à 17 heures, pour du judo, encore du judo et toujours du judo et pour appliquer les valeurs que ce sport véhicule : amitié, courage, sincérité, honneur, modestie, respect, contrôle de soi et politesse.

La jolie surprise du jeudi Le deuxième jour de stage, Automne Pavia, en vacances chez ses parents, a revêtu son judogi : sa tenue de judo et a assuré la séance, pour le plus grand bonheur de ces judokas en herbe, heureux et fiers d'avoir sous leurs yeux une médaillée olympique. Celle qui sera championne de France pour la première fois en 2006 décrochera le titre national à deux reprises, et un titre européen en 2007. Chez les séniors, Automne sera de nouveau championne de France deux années consécutives, et décrochera en 2012 une médaille de bronze aux Jeux Olympiques de Londres. En 2013, Automne deviendra championne d'Europe, une performance qu'elle reproduira en 2014. À la fin de son cours, Automne proposa un « Mondo » à ses petits protégés. Le Mondo incarne un temps de discussion privilégié entre professeur et élèves. Automne Pavia qui entraîne désormais les cadettes de l'équipe de France jusqu'à Paris 2024 répondait calmement à toute une série de questions : « As-tu eu peur la première fois ? Non, j'étais heureuse ! » « As-tu pleuré quand tu es devenue championne ? » « A quel âge as-tu commencé ? À quatre ans avec mon papa comme professeur et ma maman sur ce même tapis. Je me suis longtemps entraînée dans ce club avant de rejoindre le pôle espoir et le pôle France. À l'Insep (Institut national du sport, de l'expertise et de la performance), je me suis entraînée avec les meilleurs, plus on s'entraîne avec les meilleurs, meilleur on devient ». Les échanges se succédaient mais tout a une fin et comme il était midi, il ne restait plus qu'à manger pour reprendre des forces. Richard Pavia rappelait : « boire, manger, se reposer » , il faut bien faire les trois avant les activités de l'après-midi et le dernier entraînement. Pendant ce temps, Adrien Pavia accompagnait à Abu Dhabi (Émirats arabes unis), ses élèves sélectionnés pour les championnats du monde de jujitsu/ne-waza, du 29 octobre au 8 novembre. Le Budo club 11 attend impatiemment les résultats. Les courageux stagiaires ont tous été félicités pour leur implication et la qualité de leur travail.

As-tu eu peur ? Non, j'étais heureuse.

Ouest-France
Pays d'Auge
Autour de Pont-L'Evèque, jeudi 3 novembre 2022 490 mots, p. OF Pays d'auge_12

Au club de judo, un effectif en nette augmentation

Le club de judo de l’Entente Val-d’Auge a vu son effectif augmenter de 26 % par rapport à la saison précédente. Il espère confirmer la progression en termes de licenciés.

 Nous terminons la saison sportive 2021-2022 avec 180 licenciés, soit une progression de 26 % par rapport à la saison précédente où nous étions 143 licenciés , ​annonçait Sandrine Soudain, la secrétaire du club de judo de l’Entente Val-d’Auge, à Pont-l’Évêque, samedi matin, lors de l’assemblée générale du club animée par le président Patrick Yaicle.  Mais nous n’avons pas retrouvé notre effectif d’avant Covid, avec 209 licenciés en 2019 », ​a fait remarquer la secrétaire.

Deux jeunes Ukrainiens ​

Les licenciés sont répartis dans quatre pôles : le dojo de Pont-l’Evêque avec 120 licenciés, le gymnase de Blangy-le-Château avec huit judokas ; le gymnase Nicolas-Batum, à Moyaux, avec 22 licenciés, et le centre sportif de Bonnebosq où 30 trente licenciés s’entraînent chaque semaine. Ils évoluent sous la houlette de deux professeurs : Eric Halopeau et Laurent Couais.  Sur le pôle de Blangy-le Château-Moyaux, en l’absence de professeur, c’est le jeune Corentin Dausse, licencié au club et membre du bureau, qui a assuré les cours. Nous tenons à le remercier pour son aide. 

Le club accueille, depuis le mois de mai, deux jeunes Ukrainiens.  Ils peuvent ainsi s’adonner à leur passion pour ce sport, même s’ils sont loin de leur pays, grâce à l’implication de notre professeur Eric Halopeau. ​

Au niveau des résultats sportifs, le club continue à engranger des ceintures noires, à l’image d’Alban Cottereau. Une quinzaine de judokas ont donc retrouvé le chemin des compétitions, où ils ont obtenu de bons résultats.

À la rencontre de champions

Dans le domaine des animations, Eva Judo a organisé deux foires à tout, la remise des ceintures le 18 juin…  Nous avons emmené 50 de nos jeunes licenciés judokas, à Mondeville, pour participer à l’ Itinéraire des champions. Ils ont ainsi approché quelques champions français comme Cécile Novak, championne d’Europe, du Monde et olympique, ou encore Cathy Arnaud, médaillée olympique, championne du Monde et Olympique, et Cyril Maret, champion de France et médaillé olympique.  ​

La secrétaire a terminé son rapport sur une note optimiste :  Nous espérons que cette nouvelle saison confirmera notre progression en termes d’effectifs. Par ailleurs, nous comptons sur les bonnes volontés et les idées. 

Brigitte Labegorre, la trésorière, a pris le relais pour présenter les finances, l’exercice montre un déficit de 808 € qui s’explique par le fait que le club a offert un kimono aux moins de 12 ans et une remise de 30 € aux plus de 12 ans, l’an dernier, lors de leur réinscription. Laurine Bouvier fait son entrée au sein du bureau.

Cet article est paru dans Ouest-France

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche - Tarare ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, dimanche 11 décembre 2022 161 mots, p. VALS47,VILL47,LYON47,LYOE47,OGML47

Escrime

Manon Apithy-Brunet réussit son retour au Grand Prix d’Orléans

B.S.

Manon Apithy-Brunet est de retour. Après sept mois d’absence en raison d’une opération de l’épaule droite, la sabreuse de Rillieux-la-Pape est passée tout près de l’exploit ce samedi au Grand Prix d’Orléans.

Sans repères après son forfait à la manche de Coupe du monde d’Alger le mois dernier (lumbago) , la double médaillée olympique à Tokyo en 2021 (3e en individuel et 2e par équipes) a eu deux « touches » de match en finale (12-14) face à l’Italienne Martino Criscio (16e mondiale). Ex-numéro 1 mondiale redescendue au 8e rang pendant sa convalescence, la Lyonnaise (26 ans) s’est finalement inclinée 14-15 au Zénith d’Orléans où elle s’était déjà imposée en 2016 et 2019.

Cette médaille d’argent relance cependant complètement Manon Apithy-Brunet à un an et demi des JO de Paris.

Le Bien Public
Edition de la Haute Côte d'Or ; Edition de Beaune ; Edition de la Région Dijonnaise ; Edition de Dijon
Sports | france monde, lundi 28 novembre 2022 360 mots, p. DIJO43,BEAU43,RDIJ43,COTE43
Aussi paru dans
27 novembre 2022 - AFP Infos Françaises
28 novembre 2022 - Le Progrès (Lyon) Le Journal de Saône et Loire L'Est Républicain AFP doc AFP - Journal Internet AFP (français) La Croix (site web) Radio France Internationale (français) (site web réf.) RTL Info (site web réf.) Challenges (site web) Le Courrier du Vietnam (site web réf.)

Ski alpin - Coupe du monde

Égalité sur le slalom de Killington

Après 30 podiums sans succès, la Suissesse Wendy Holdener s’est enfin imposée sur un slalom de Coupe du monde dimanche à Killington (Vermont), à égalité avec la Suédoise Anna Swenn-Larsson. L’Américaine Mikaela Shiffrin s’est ratée sur le second tracé (5e ).

Dernière à s’élancer après avoir réussi le meilleur temps de la première manche, jusqu’alors invaincue en slalom à Killington, déjà victorieuse à deux reprises cet hiver, la reine du ski Mikaela Shiffrin avait tout pour priver une 31e fois Wendy Holdener de victoire en slalom. Mais la « malédiction » de la Schwytzoise a pris fin dimanche en même temps que Shiffrin s’effondrait sur la neige réchauffée et abîmée du second tracé, avec le 27e chrono seulement sans faute majeure, pour ne prendre que la 5e place.

Noens termine 12e

Fair play, l’Américaine a immédiatement enlacé la Suissesse dans l’aire d’arrivée, un gros câlin qui valait bien le nombre de victoires prises par l’Américaine aux dépens de la Suissesse.

Double championne du monde de combiné, médaillée olympique en slalom (2e en 2018, 3e en 2022), et en combiné (3e en 2018, 2e en 2022), la polyvalente Holdener a atteint une nouvelle étape dans sa carrière et peut rêver à un bon classement général final en cas de saison pleine. Après quatre courses, elle est deuxième à 25 points de la tenante du titre Mikaela Shiffrin.

À égalité avec Holdener dimanche à Killington, Anna Swenn-Larsson a elle vécu sa toute première victoire en Coupe du monde, à 31 ans, après huit podiums. Elle avait décroché l’argent mondial dans la discipline en 2019.

L’Autrichienne Katharina Truppe a pris la 3e place à 22 centièmes, devant la championne olympique slovaque Petra Vlhova (à 44/100).

La Française Nastasia Noens a terminé 12e à 1 sec 18, son meilleur résultat depuis mars 2021. Les skieuses ont rendez-vous la semaine prochaine à Lake Louise pour deux descentes et un super-G.

AFP - Journal Internet AFP (français)
mardi 14 janvier 2020 - 13:32:55 GMT 687 mots
Aussi paru dans
14 janvier 2020 - AFP doc AFP Infos Françaises La Croix (site web) ICI Radio-Canada - Nouvelles (site web) Challenges (site web)

Le ski alpinisme, une irrésistible ascension olympique

Par Eric BERNAUDEAU

Villars-sur-Ollon (Suisse) (AFP) - "Ce serait incroyable que le ski alpinisme n'entre pas aux Jeux olympiques !": Ophélie David, multiple médaillée olympique en ski et cheffe de mission de la délégation française ne tarit pas d'éloge sur un sport "frais et ludique".

Cette discipline est au programme pour la première fois cette année des Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) de Lausanne.

Jadis façon de se déplacer l'hiver en montagne, la pratique s'est étendue aux loisirs avec le ski de randonnée avant de s'ouvrir à la performance avec des courses mythiques comme la Patrouille des Glaciers en Suisse ou la Pierra Menta en France.

Pratiqué à l'origine sur de longues distances, le ski alpinisme alterne des ascensions sur des skis légers équipés de peau de phoque ou à pied, skis dans le sac, quand la pente est trop raide puis des descentes.

Sur des formats plus courts, il présente aux JOJ une épreuve individuelle d'environ 1 heure, une épreuve sprint de 2 à 3 minutes et un relais, au plus près du public.

Encadré en France dans une fédération qui chapeaute également l'escalade et à l'international par une fédération qui ne compte encore que 38 pays membres, ce sport en pleine ascension séduit.

- Le monde olympique "en retard" -

"Le ski alpinisme se popularise de plus en plus et c'est même le monde olympique qui a du retard", assure Ophélie David, venue soutenir les Bleus lundi à Villars, notamment la jeune Française Margot Ravinel, qui a décroché sa 2e médaille de bronze en autant d'épreuves.

"Le ski alpinisme a fait une très grosse impression. C'est très spectaculaire, compact et facile à comprendre, exactement ce dont nous avons besoin", s'enthousiasme Christophe Dubi, directeur des JO au Comité international olympique (CIO), en visite lui aussi, en compagnie de son président Thomas Bach pour des épreuves de sprint remportées chez les dames par l'Espagnole Maria Costa Diez, avec un doublé italien chez les hommes.

"L'enchaînement dynamique des courses hommes et femmes sur un même site est également un plus", ajoute M. Dubi, pour qui "la notion d'universalité constitue sans doute le plus grand défi".

De plus en plus pratiqué en Europe, ce sport est en effet beaucoup plus confidentiel en Amérique du Nord ou en Asie, où une épreuve de Coupe du Monde est cependant organisée.

- 17 pays aux JOJ -

Aux JOJ de Lausanne, seuls 17 pays, dont 12 européens, étaient alignés en ski alpinisme. Les Amériques ne comptaient que deux représentants (Canada et Etats-Unis) et l'Asie trois membres (Chine, Corée du Sud, Iran).

"Le peu de pays pratiquants n'est pas un problème, c'est le cas d'autres disciplines qui sont déjà olympiques", rétorque Ophélie David.

"C'est en train de devenir universel", renchérit Pierre-Henri Paillasson, directeur technique national de la Fédération française montagne et escalade, qui a oeuvré pour l'entrée de l'escalade aux JO d'été. Le sport fera ainsi ses grands débuts sous les cinq anneaux cet été aux JO de Tokyo.

"Il y a dix ans, on n'imaginait pas que l'escalade soit olympique. Pour le ski alpinisme, tout est donc ouvert", assure-t-il.

S'il est trop tard pour les JO d'hiver de Pékin-2022, le rêve olympique pourrait devenir réalité en 2026 lors des JO de Milan/Cortina d'Ampezzo. "Il y a à Cortina une vraie culture de la montagne, ce serait l'écrin idéal pour l'entrée du ski alpinisme", estime ainsi Ophélie David.

"Aux JOJ, les organisateurs ont bien préparé les épreuves, donc c'est une bonne pub pour notre sport", ajoute Margot Ravinel.

"J'espère que le ski alpinisme sera présent" aux JO de Milan. "Je pense qu'il y a une chance", veut croire la jeune femme de 17 ans qui pourrait alors représenter l'une des meilleures chances de médaille pour la France.

L'Est Républicain
Edition de Besançon ; Edition de Montbéliard ; Edition de Lunéville ; Edition de Nancy ; Edition de Pont-à-Mousson - Toul ; Edition de Meuse ; Edition de Vesoul ; Edition de Belfort
Sports, samedi 17 décembre 2022 329 mots, p. NAAB42,DOHD42,BADU42,EVES42,PONT42,MONT42,EBEL42,LUN42
Aussi paru dans
17 décembre 2022 - Le Bien Public Le Progrès (Lyon) Le Journal de Saône et Loire

planète sport

Sinisa Mihajlovic (53 ans) est décédé

Football

L’ex-international serbe devenu entraîneur Sinisa Mihajlovic est décédé d’une leucémie à l’âge de 53 ans, a annoncé vendredi sa famille dans un communiqué. Son épouse Arianna et leurs cinq enfants ont déploré dans ce communiqué à l’agence italienne Ansa la « mort injuste et prématurée » du joueur qui a évolué en Italie (AS Rome, Lazio Rome, Sampdoria Gênes et Inter Milan) avant d’être entraîneur à Bologne.

FOOTBALL

Sergio Busquets prend sa retraite internationale

Il était l’ultime rescapé du sacre mondial de 2010 : le milieu de terrain espagnol Sergio Busquets a annoncé vendredi sa retraite internationale, après avoir participé avec la Roja au Mondial-2022 au Qatar. « J’aimerais annoncer qu’après quasiment 15 ans et 143 matches, est arrivé le moment de faire mes adieux à la sélection » espagnole, a écrit le joueur du FC Barcelone, 34 ans, sur les réseaux sociaux.

RUGBY

Le comité d’éthique de la FFR charge Laporte

Le comité d’éthique de la Fédération française de rugby (FFR) a enjoint vendredi au président Bernard Laporte de quitter ses fonctions. Bernard Laporte et l’homme d’affaires Mohed Altrad, président du club de Montpellier, ont été condamnés mardi par le tribunal correctionnel de Paris pour un « pacte de corruption » lié notamment au sponsoring du maillot du XV de France.

SNOWBOARDCROSS

Doublé des Françaises à Cervinia

La double médaillée olympique Chloé Trespeuch s’est imposée devant sa coéquipière Manon Petit-Lenoir pour un doublé français sur la manche de Coupe du monde de snowboardcross de Cervinia (Italie) vendredi.

ski de bosses

Laffont deuxième à l’Alpe d’Huez

La championne olympique 2018 du ski de bosses, Perrine Laffont, a pris la deuxième place de l’étape de Coupe du monde de l’Alpe D’Huez (Isère), vendredi, soit son quatrième podium en quatre compétitions cette saison. Elle a été devancée par la championne olympique australienne Jakara Anthony.

Ouest-France
Sports - France/Monde, mardi 27 décembre 2022 53 mots

[La Biélorusse Herasimenia condamnée à 12 ans de prison...]

La Biélorusse Herasimenia condamnée à 12 ans de prison. L’organisation de défense des droits Viasna a annoncé hier que la double médaillée olympique, opposée au président Loukachenko, a été reconnue coupable de « d’appels à des sanctions contre la Biélorussie » et de « diffusion de fausses informations sur les événements » dans le pays.

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche - Tarare ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, samedi 10 décembre 2022 524 mots, p. LYOE42,VILL42,LYON42,OGML42,VALS42

Escrime

Manon Apithy-Brunet : « C’est mon grand retour j’espère ! »

Recueilli par Benjamin STEEN

La sabreuse de Rillieux-la-Pape, double médaillée olympique (3e en individuel ; 2e par équipes), reprend enfin la compétition ce samedi au Grand-Prix d’Orléans après son opération de l’épaule au printemps.

Vous faites votre vrai retour à la compétition ce samedi au GP d’Orléans, six mois après votre opération de l’épaule. Comment l’envisagez-vous ?

« C’est mon grand retour j’espère ! Mais en attendant, c’est le grand départ. »

Vous auriez dû reprendre à la manche de Coupe du monde d’Alger le mois dernier mais votre dos vous en a empêché. Que s’est-il passé ?

« Lors du dernier entraînement avant la compétition, j’ai fait un faux mouvement. Mon dos s’est complètement bloqué. Tout s’est contracté. J’ai eu un énorme lumbago. J’ai dû me faire masser tous les jours juste pour marcher quelques mètres sans être pliée en deux. J’ai passé des examens en rentrant qui ont montré qu’il n’y avait rien de grave. J’ai fait des soins une semaine et j’ai pu reprendre. »

À quoi attribuez-vous cette blessure ?

« C’est un mélange de plein de choses. Mon osthéo m’a dit que j’étais bloquée de partout alors qu’il pensait que seul mon dos était en vrac. J’ai tellement pris soin de mon épaule après mon opération que j’ai peut-être moins écouté mon corps. Pour revenir à la compétition, j’ai vraiment envoyé à l’entraînement. Il y avait aussi le stress de la reprise. Je n’étais peut-être pas prête mentalement. J’ai travaillé là-dessus avec ma préparatrice mentale. Aujourd’hui, tout va bien. 

« J’ai envie de revivre les sensations de bonheur que j’avais eues lors de mes victoires à Orléans »

Vous avez pu enfin retirer en compétition dans un tournoi national à Strasbourg il y a deux semaines…

« L’individuel ne s’est pas bien passée (ndlr : défaite au 1er tour). Gros drame, beaucoup de larmes ! Tous les doutes reviennent. Mais finalement, ça s’est super bien passé par équipes le lendemain. Ça m’a relancé. »

Qu’attendez-vous de ce GP d’Orléans où vous habitez et où vous vous entraînez à l’académie Bauer ?

« Manquer Alger a décalé un peu l’objectif que je m’étais fixé initialement pour Orléans. Déjà, je suis contente de revenir à la compétition après des périodes de stress et de doutes. Normalement, je ne suis pas trop mal préparée. Je vais me bagarrer. »

Que représente ce rendez-vous que vous avez déjà remporté deux fois (2016 et 2019) ?

« Ce sont beaucoup de bons souvenirs, comme ma victoire partagée avec mes parents (2019). Le public me soutient beaucoup. J’aimerais atteindre le Zénith (ndlr : site des demi-finales et de la finale) pour avoir le vrai show. Ça voudrait dire que je me suis bien entraînée. J’ai envie de revivre les sensations de bonheur que j’avais eues lors de mes victoires à Orléans. »

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche - Tarare ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, samedi 4 mars 2023 186 mots, p. LYON37,LYOE37,VALS37,OGML37,VILL37

En bref

Les Louves ont besoin d’un miracle

Rugby féminin

Quatrième au classement d’Elite 1 à deux journées de la fin, l’équipe féminine du LOU a besoin d’un miracle, sous la forme d’une victoire lors de l’un des deux derniers matches, pour espérer se qualifier. Est-ce qu’il aura lieu ce samedi soir (19 h) à l’Arblesle, où les Louves reçoivent le leader invaincu, Blagnac ? Privées de leurs deux internationales à sept (Jacquet, Okemba), elles abordent ce match avec un petit espoir.

L’équipe.- Devarenne, M. Jeannin, Leduc – Joliveau, C. Jeannin – Clareton, Foulon, Abdallah – Labeyrie, Graciet – Kayabalian, Attwood, Rufas, Trollier – Beltran.

Remplaçantes.- Gaudon, Gaston, Clainholphe, Palisser, Peytour, Ponthus, Hagel, Samadoulougou.

Escrime

Manon Apithy-Brunet revancharde à Athènes

Manon Apithy-Brunet est engagée ce samedi à la manche de Coupe du monde de sabre d’Athènes. La double médaillée olympique à Tokyo (3e en individuel ; 2e par équipes) aborde le tournoi avec l’ambition d’effacer sa contre-performance de Tashkent (Ouzbékistan) lors de la précédente étape mondiale où la sabreuse de Rillieux-la-Pape a été sortie dès le tableau de 64.

Le Bien Public
Edition de la Haute Côte d'Or ; Edition de Beaune ; Edition de la Région Dijonnaise ; Edition de Dijon
Sports | france monde, mardi 14 mars 2023 202 mots, p. BEAU32,RDIJ32,COTE32,DIJO32
Aussi paru dans
14 mars 2023 - L'Est Républicain Le Journal de Saône et Loire Le Progrès (Lyon)

Manon Apithy-Brunet, l’or déjà en tête

Double médaillée olympique à Tokyo au sabre féminin, la sabreuse lyonnaise Manon Apithy-Brunet (27 ans) rêve de profiter de l’élan de Paris pour compléter sa collection de métaux précieux.

Ce retour des JO à Paris, 100 ans après l’édition 1924, intervient au sommet de sa carrière. Dépitée par sa 4e  place à Rio à 19 ans, elle a grimpé d’une marche à Tokyo (3e en individuel ; 2e  par équipes). Même si elle a déjà été une éphémère n° 1 mondiale début 2022 avant u ne opération de l’épaule droite , elle peut espérer atteindre le sommet de sa carrière à 28 ans en 2024. « Maintenant, je veux ma médaille d’or », clamait-elle d’ailleurs dès sa descente des podiums au Japon.

Depuis, elle a changé de coach en quittant l’Insep pour rejoindre l’académie Christian Bauer à Orléans. L’objectif n’a évidemment pas changé et occupe quotidiennement ses pensées. « Il faut faire de ces Jeux à Paris une force : ce sera en France, dans un endroit fabuleux, devant ma famille : j’ai hâte d’y être. »

B.S.

L'Équipe
mercredi 13 septembre 2023 200 mots, p. 39

[Autorisées à concourir sous condition, les...]

Autorisées à concourir sous condition, les athlètes transgenres ont vu la donne changer après les JO de Tokyo, lorsque le CIO a confié à chaque Fédération internationale le soin d'établir sa propre règle. La Fédération internationale d'athlétisme a décidé, en mars, de les exclure des catégories féminines. Halba Diouf (Aix Athlé Provence, photo), autrice en janvier de deux bons chronos (7''36 sur 60 m et 23''45 sur 200 m) aux Championnats régionaux en salle la plaçant parmi les meilleures Françaises de l'hiver, avait déjà été retirée des listes de la Fédération française pour les Championnats de France Espoirs et Élite, mi-février. Aujourd'hui autorisée à courir jusqu'au niveau départemental par la FFA, elle continue de se battre.

La semaine prochaine, elle défendra l'intégration des athlètes transgenres dans le sport au côté de Sandra Forgues, championne olympique de canoë en 1996 (elle s'appelait alors Wilfrid). Double médaillée olympique, Marion Clignet, qui oeuvre à la professionnalisation du vélo féminin, a présenté l'an passé un rapport à l'UCI : 92 % des cyclistes refusent les athlètes transgenres dans le peloton féminin. Elle partage cet avis pour éviter l'affaire Lia Thomas, la nageuse américaine transgenre première à décrocher un titre universitaire aux États-Unis, qui avait fait jaser...

L'Est Républicain
Edition de Besançon ; Edition de Montbéliard ; Edition de Lunéville ; Edition de Nancy ; Edition de Pont-à-Mousson - Toul ; Edition de Meuse ; Edition de Vesoul ; Edition de Belfort
Sports, samedi 17 décembre 2022 433 mots, p. NAAB42,DOHD42,BADU42,EVES42,PONT42,MONT42,EBEL42,LUN42
Aussi paru dans
17 décembre 2022 - Le Bien Public Le Progrès (Lyon) Le Journal de Saône et Loire

Biathlon - Coupe du monde

Chauveau, la fête à la maison

Julien BABAUD

Pour le 5e  départ en Coupe du monde de sa carrière, la Bornandine Sophie Chauveau (4e ) a été l’inattendu rayon de soleil du clan bleu ce vendredi lors du sprint dames du Grand-Bornand.

Et soudain, Sophie Chauveau. Avec son dossard 86, la petite nouvelle du groupe France, qui découvre le grand raout international, s’est catapultée dans les roues des toutes meilleures. Ce vendredi, le plafond était bas au Grand-Bornand et la Haute-Savoie a beau avoir le public le plus excité du circuit, ça retombait sérieusement quand les têtes de gondoles bleues étaient repoussées les unes après les autres loin de la boîte. Et puis, Chauveau est sortie deuxième du premier intermédiaire. Et puis, la Franco-Suisse a mis toutes ses balles.

Les gradins se sont alors remis à rugir. « Elle va aller se le chercher », bouillonne Marie Dorin-Habert, quadruple médaillée olympique, en salle de presse. Il en manquera un poil. Quatrième, à 4’’7 de l’Allemande Denise Herrmann-Wick. Mais une semaine après avoir sombré sur le sprint d’Hochfilzen (71e), cette fois, Sophie Chauveau (23 ans) en a même éclipsé la doublette suédoise victorieuse Anna Magnusson et Linn Persson qui n’avaient jamais mis une patte sur un podium de Coupe du monde de leur vie. Ça valait bien de finir à califourchon sur les épaules du maillot jaune Julia Simon, après un gros câlin de ses sœurs bleues et avant une tendre accolade avec Sylvie Becaert, dernière Bornandine à avoir pris un départ à la maison, en 2013.

Neuf ans plus tard, ça se termine au pied du podium, trempé de bonnes larmes pour arroser la première cérémonie des fleurs de sa carrière. « Je me suis mise à pleurer (après le tir debout) car avec un 10/10, je savais que ça allait bien marcher », souffle-t-elle.

« Je suis fière qu’elle se soit battue pour en arriver là »

Sa progression, c’est aussi un projet familial. Née en Suisse, elle a grandi à Bogève avant de faire déménager sa famille au Grand-Bornand où les installations étaient plus propices à son ascension. Ce vendredi, Christine, la maman, n’aurait manqué ça pour rien au monde : « Ça fait des années qu’elle me dit : “Maman, j’aimerais faire une fois une Coupe du monde au Grand-Bornand”. Je suis fière qu’elle se soit battue pour en arriver là », glisse-t-elle. « Elle fait son bonhomme de chemin, apprécie lui Stéphane Deloche, président du SC Grand-Bornand. Elle ne fait pas de bruit. » Jusqu’à ce vendredi.

Ouest-France
Auray
Auray, mardi 24 août 2021 457 mots, p. Auray_10
Aussi paru dans
23 août 2021 - Ouest-France (site web)

Au Parc, le ballon ovale en pleine ascension

Samedi, le rugby avait investi pour la première fois le stade du Loch. L’occasion de faire le point dans le Pays d’Auray Rugby-club (Parc), qui fait sa grande rentrée et n’a pas fini de faire parler de lui.

Reportage

«  Enfin le rugby au Loch !  » lance l’un des sponsors du club de rugby alréen. Pour ce premier match amical opposant Vannes à Massy, un coup d’envoi en beauté donné par la marraine du club, la médaillée olympique Caroline Drouin.

L’équipe espoirs de Vannes, dans laquelle joue Pierre-Ilan Guezel, ancien élève de l’école de rugby du Parc, a brillamment gagné avec un score de 38 à 3.

Que de bons augures pour l’actuel conseil d’administration qui, depuis deux ans, œuvre pour mettre en place d’ambitieux objectifs : passer du Rugby-club Auray (Rac) au Pays d’Auray Rugby-club (Parc). «  Entre terre et mer, un territoire, un club  », rappelle, avec un grand sourire, Marc Capdeville, coprésident du Parc.

Et ils ont de quoi se réjouir au club, car le bilan est là : des anciens élèves de l’école de rugby en espoirs, une médaillée olympique, un stade supplémentaire, du baby rugby dès 3 ans, une académie de rugby…

Des effectifs en progression

«  Nous avons bien passé la crise sanitaire car la Fédération nous a bien soutenus. On a innové de nouvelles façons de s’entraîner en respectant les gestes barrières, explique le coprésident. Il n’y a donc pas eu d’interruption des cours.  »

«  Des catégories U6 aux U14, nous avions 80 élèves en 2019, nous en avons maintenant 121 !  » Cette progression n’est pas le fruit du hasard mais d’une volonté clairement affichée. «  Nous avons une trentaine d’intervenants qui font connaître le rugby dans les écoles du territoire.  »

Et, pour compléter ce dispositif d’expansion du rugby, à la rentrée, l’académie de rugby ouvre au lycée Benjamin-Franklin.

Des valeurs fortes

«  Le but est de former un vivier pour les équipes séniors et passer en fédérale 2.  » L’accent est aussi mis sur la promotion du rugby féminin et son équipe des Breizh’barians de plus de quarante joueuses.

«  Nous avons une responsabilité sociétale : comment développer notre jeunesse au rugby mais, au-delà, comment être des citoyens responsables ? Nous partageons les valeurs du club : respect, intégrité, transparence, exigence et prendre du plaisir aussi. On veut des jeunes acteurs et non consommateurs  », confie Marc Capdeville.

Contact : école de rugby, mail : [email protected]. Pour les 16-19 et les seniors, mail : [email protected]

Cet article est paru dans Ouest-France

Le Télégramme (Bretagne)
lundi 30 août 2021 272 mots, p. 2CAR-2
Aussi paru dans
29 août 2021 - Le Télégramme (Bretagne) (site web)

Plévin

Plévin Romane Dicko, double médaillée olympique accueillie en héroïne

Romane Dicko a été double médaillée olympique lors des JO de Tokyo, en judo, avec une médaille de bronze en plus de 78 kg et une médaille d'or par équipes. Et le saviez-vous ?Ses grands-parents, Alain et Babeth Bernard, vivent à Plévin. Où elle a été accueillie en grandes pompes samedi 28 août, par les élus et la population, en présence de sa famille.

« Tout est possible à force de travail »

À l'arrivée de la judokate, deux haies d'honneur lui étaient dressées par les enfants du Judo Club du Poher, encadrés par Béatrice Ribeaux Grandin, professeure, et Romane Glehen. Très sollicitée par la centaine de personnes présente, la championne s'est montrée disponible pour les pauses photos et les dédicaces. Elle a été remerciée et félicitée par Dominique Cogen, maire de Plévin, et Olivier Faucheux, vice-président enfance jeunesse et sports de Poher Communauté.

À 21 ans, l'avenir lui appartient, comme l'a souligné Dominique Cogen, « On est déjà tous derrière toi pour Paris 2024 ».

« Mais auparavant il y aura les championnats du monde 2022 et 2023, » a ajouté l'intéressée et, s'adressant aux jeunes judokas émerveillés, elle a lancé : « Il faut s'accrocher, croire en ses rêves, et surtout écouter les profs. Tout est possible à force de travail ».

La Nouvelle République du Centre-Ouest
sports IG, dimanche 4 décembre 2022 379 mots, p. 6

[en bref...]

en bref

Ski de bosses

SNowboard cross

marathon

Cyclisme sur piste

Premier podium pour Perrine Laffont

Trespeuch et Casta ensemble sur la boîte

Kiptum et Berisorapides à Valence

Mathilde Gros remporte la Ligue des champions

Un podium pour commencer ! La championne olympique française 2018, Perrine Laffont, a pris la deuxième place de l’étape d’ouverture de la coupe du monde de ski de bosses à Ruka (Finlande), avec un total de 78,33 points. Elle est devancée seulement par la championne olympique en titre, l’Australienne Jakara Anthony, 81,69 points. La Japonaise Anri Kawamura complète le podium de cette première épreuve.

Les deux autres Françaises qualifiées pour la finale, Fantine Degroote et Camille Cabrol, se sont classées 13 et 16.

Côté masculin, le Canadien Mikaël Kingsbury, triple médaillé olympique, a dominé la concurrence. Le Français Ben Cavet n’a pas passé le cut des qualifications (19). À l’inverse de Martin Suire, finalement seizième.

L’ouverture de la coupe du monde de snowboard cross avait rendez-vous aux Deux Alpes (Isère). Et les Françaises ont répondu présentes, avec deux podiums. L’Australienne Josie Baff a pris la première place, devant la double médaillée olympique Chloé Trespeuch et Léa Casta, qui participait à sa première manche de coupe du monde. Un baptême plus que réussi pour la licenciée au ski-club des Deux Alpes, agée de seulement 16 ans.

Le Kenyan Kelvin Kiptum et l’Éthiopienne Amane Beriso ont remporté le marathon de Valence dans des temps ultra-rapides, respectivement en 2 h 1'53 et en 2 h 14'58.

Pour son premier marathon, Kiptum, 23 ans, est devenu le troisième athlète le plus rapide de l’histoire de la discipline derrière son compatriote Eliud Kipchoge. À 31 ans, Beriso est, elle, devenue la troisième femme à terminer un marathon sous les 2 h 15.

Mathilde Gros, championne du monde de vitesse individuelle, a remporté, ce samedi soir, le classement général du sprint de la Ligue des champions de cyclisme sur piste.

Elle a terminé en tête du sprint après avoir remporté la vitesse dans quatre des cinq manches, à Majorque, Berlin, Saint-Quentin et samedi soir à Londres, compensant ainsi ses moins bons résultats en keirin.

Mathilde Gros devient la première Française à s’imposer dans cette compétition disputée en cinq étapes.

Le Journal de Saône et Loire
Edition de Montceau - Creusot - Autun
Actu | autun - morvan, jeudi 24 novembre 2022 344 mots, p. CRAU22

Épinac

Une médaillée olympique comme marraine au collège Hubert-Reeves

Chantal PITELET (CLP)

Les classes olympiques de 5e  du collège Hubert-Reeves, à Épinac, ont fait connaissance cette semaine avec leur marraine, Bérengère Schuh, médaille de bronze en tir à l’arc aux jeux olympiques de Pékin de 2008.

Après s’être initiés au ski, à l’aviron, c’est à la découverte du tir à l’arc qu’étaient conviés les collégiens des classes olympiques du collège Hubert-Reeves, à Épinac. Pour l’occasion, ils ont reçu la marraine de cette nouvelle session de 3 ans, Bérengère Schuh, médaille de bronze olympique aux jeux olympiques de Pékin en 2008 et licenciée au club de tir à l’arc d’Autun depuis 2022. Elle était accompagnée pour l’occasion de Michel Lahmar, le vice-président du comité départemental olympique et sportif (CDOS71). Après s’être présentée, Bérengère Schuh a parlé de sa discipline aux jeunes très intéressés.

Tous mobilisés pour les jeux olympiques

Pourquoi a-t-elle accepté de devenir marraine ? « Toute la France se mobilise pour Paris 2024. En tant que sportif, il est important de montrer ce qu’on a fait et ce qu’on fait aujourd’hui dans notre discipline. Quand on m’a proposé d’être marraine, j’ai accepté », explique-t-elle. Les enfants lui ont posé de nombreuses questions : « Pourquoi avez-vous choisi le tir à l’arc ? » « Combien faites-vous d’entraînements par semaine ? » « Est-ce qu’on peut augmenter la pression de l’arc ? », etc...

Discipline et concentration

La championne olympique a longuement insisté sur la sécurité dans son sport, qui exige discipline et concentration. « Surtout n’essayez pas de jouer les Robin des bois ou les Guillaume Tell », a-t-elle conseillé aux collégiens, avant de faire une démonstration de tir à 18 m grâce au mur de paille du gymnase et d’apporter ses conseils aux jeunes qui se sont essayés à quelques tirs avec des flèches à ventouse. La rencontre s’est terminée par une séance de dédicaces à laquelle s’est pliée la sportive.

Ouest-France
Challans, Saint-Gilles-Croix-de-Vie ; La Roche-sur-Yon ; Les Sables d'Olonne
Les Sables-Les Achards Remontés, jeudi 5 août 2021 640 mots, p. Challans Saint-Gilles-Croix-de-Vie_12
Aussi paru dans
4 août 2021 - Ouest-France (site web)

La fan zone vibre pour Aloïse Retornaz aux Jeux

Pierre HAMON.

Entre Tokyo et Port Olona, la même tension. Hier, la skippeuse Aloïse Retornaz s’élançait pour sa dernière course. Devant un écran géant, une centaine de supporters ont célébré sa médaille de bronze.

Reportage

Il est 8 h, mercredi 4 août, sur la place Jean-David-Nau, aux Sables-d’Olonne. La pression monte petit à petit à l’approche de la dernière course d’Aloïse Retornaz, licenciée aux Sports nautiques sablais, en voile aux JO.

Avec sa coéquipière Camille Lecointre, elles pointent à la deuxième place provisoire du classement et peuvent encore espérer l’or olympique. Des dizaines de supporters arrivent, sous un ciel nuageux. Passe sanitaire oblige, ils font la queue et émargent pour entrer dans la fan zone, où un écran a été installé la veille.

Ondine Bigot-Retornaz, la grande sœur d’Aloïse, ne tient plus en place. «  Il y a beaucoup de fierté et beaucoup d’émotions, lâche-t-elle. Je suis très heureuse et très émue qu’elle soit là aujourd’hui. Depuis qu’elle est toute petite, je la vois se battre, faire des sacrifices, pour enfin arriver à cette journée. Elle est déterminée, j’ai vraiment hâte de la voir sur la ligne de départ, avec Camille.  »

Un public de connaisseurs

Au total, 120 personnes étaient attendues à la fan zone. Dans la foule, Merlin Coutand, 23 ans, connaît bien Aloïse pour avoir navigué avec elle il y a trois ans lors du Mondial J80. «  Elle a les moyens d’aller chercher l’or, avec son gros mental, même s’il faut un peu de chance vu l’avance des Anglaises, admet Merlin, licencié des Sports nautiques sablais. On va suivre la course avec attention ici !  »Vêtu d’un tee-shirt blanc spécialement conçu pour les Jeux Olympiques, Gaël Bigot, directeur technique du club, se prépare à commenter la medal race.

«  La medal race, c’est la dernière manche de la compétition avec les dix meilleures, explique le beau-frère d’Aloïse. On n’est pas surpris de la voir à ce niveau. Elle avait cet objectif des Jeux en ligne de mire depuis longtemps, elle ne l’a pas lâché et ce serait beau d’atteindre une médaille.  » Il est précisément 8 h 33. Le coup d’envoi de la régate est donné. «  Allez les filles !  », encourage le public.

Pendant la course, les supporters sont tendus en voyant que les Françaises ne sont pas dans les cinq premières positions. La grande sœur d’Aloïse, stressée, regarde les écarts en direct sur son téléphone. À 9 h, les résultats tombent. Les Bleues obtiennent finalement la médaille de bronze, battues sur le fil par les Polonaises pour l’argent.

«  Une petite sœur médaillée olympique, c’est génial !  »

À l’écran, on voit Aloïse Retornaz déçue, en larmes. «  C’est un sentiment mitigé, soupire Ondine. Je suis d’abord triste de la voir pleurer, mais il ne faut pas noircir le tableau. J’ai une petite sœur médaillée olympique, c’est génial !  » Pour ses premières olympiades, à 27 ans, la Sablaise d’adoption monte déjà sur le podium. De belles promesses quand on sait que les Jeux de Paris arrivent dans trois ans.

Michel Poitevineau, le président du club nautique, avait organisé cet événement avant même le début des qualifications. Un pari réussi. «  J’ai le privilège de côtoyer Aloïse et Camille régulièrement. Je sais qu’elles vont être déçues car elles visaient l’or, déclare-t-il. Mais une médaille de bronze, ce n’est pas anodin ! Ce sont deux belles personnes, qui ont la tête sur les épaules et je suis fier de les voir sur le podium. Elles le méritent !  »

Cet article est paru dans Ouest-France

Le Parisien
Oise ; Seine-et-Marne ; Essonne ; Yvelines ; Val d'Oise ; Val de Marne ; Seine St Denis ; Hauts-de-Seine ; Paris
Sports, samedi 28 août 2021 763 mots, p. HDSE37
Aussi paru dans
27 août 2021 - Le Parisien (site web) Aujourd'hui en France (site web)

JUDO|Médaille d'argent aux JO Tokyo voilà un mois, la Martiniquaise Amandine Buchard, 26 ans, évoluera désormais sous les couleurs parisiennes, au moins jusqu'aux JO de Paris 2024.

« Au PSG, j'atteindrai mes objectifs »

Médaille d'argent aux JO Tokyo voilà un mois, la Martiniquaise, 26 ans, évoluera désormais sous les couleurs parisiennes, au moins jusqu'aux JO de Paris 2024.

Propos recueillis parlionel Chami

En perspective de Paris 2024, la vice-championne olympique en moins de 52 kg - également médaille d'or par équipe mixte - estime mettre toutes les chances de son côté en rejoignant le PSG.

Amandine Buchard

Comment vous sentez-vous, dans le corps et la tête, après les JO ?

Je me sens bien. J'ai ressenti un contrecoup parce que l'olympiade a été longue. Je n'ai pas l'habitude d'être au repos aussi longtemps, mais ça fait énormément de bien.

Comment avez-vous organisé votre temps ?

Pour l'instant, je ne suis pas encore partie en vacances. Quand je suis rentrée, on a eu beaucoup de sollicitations. J'ai profité de mes proches que je n'avais pas vus depuis des semaines pour éviter tout risque de contamination. J'avais déménagé récemment, donc j'ai pu m'occuper de mon chez-moi et de mes animaux.

Quand retournerez-vous à l'entraînement ?

Je pense reprendre tout début octobre par des préparations physiques. En attendant, je fais quand même du sport. Je ne suis pas quelqu'un qui peut vivre sans. Ma première échéance avec PSG, ce seront les Championnats de France.

Vos médailles, où les gardez-vous ?

Pour l'instant, elles sont chez moi. Je laisse passer les dernières sollicitations et puis, elles iront à la banque, bien au chaud.

Comme allez-vous organiser les trois années qui vous séparent de Paris 2024 ?

Je n'ai pas encore programmé tout ça avec mon entraîneur, mais j'ai déjà en tête de disputer tous les Championnats d'Europe et du monde. J'adore la compétition et, même si je suis médaillée olympique, j'aimerais continuer à en faire autant que par le passé.

Pourquoi rejoindre le PSG ? Cela implique-t-il beaucoup de changements pour vous ?

Beaucoup de changements, oui. J'étais à Champigny depuis 2013 et je suis attachée à la stabilité. Mais depuis deux ans, je ressentais d'autres besoins. J'étais allée à Champigny pour m'entraîner avec Audrey Bonhomme, qui se trouve avoir maintenant beaucoup d'obligations liées à sa vie professionnelle. Je me sentais redevable vis-à-vis du club. Pour moi, il était important de lui offrir une médaille olympique avant de partir. Là, c'est un nouveau départ, avec de nouveaux objectifs.

Au PSG, allez-vous trouver tout ce dont vous avez besoin ?

Il y a d'abord mon entraîneur Nicolas Mossion. J'avais travaillé avec lui en pôle espoir, seulement un an, hélas, et il m'avait fait énormément progresser. Je suis super contente de retravailler avec lui. En termes de structures, je ne pouvais pas trouver mieux. Le PSG est là pour les athlètes, à l'écoute de leurs besoins. Je sais que j'y serai bien et que j'atteindrai mes objectifs. En plus, je rejoins mes copains et copines de l'équipe de France : Teddy [Riner], Romane [Dicko], Marie-Eve [Gahié], Alpha [Oumar Djalo], ainsi que Faiza Mokdar. J'arrive dans un groupe très performant. On va se pousser vers le haut les uns les autres.

Votre quête de la médaille d'or à Paris va provoquer beaucoup d'attente et de pression. Avez-vous prévu de travailler spécifiquement là-dessus ?

Je ne vais aborder les choses comme ça. J'aurais pu avoir une énorme pression du résultat à Tokyo faute d'avoir pu m'aligner à Rio. Je me suis simplement estimée heureuse d'y être. J'avais fait tout le travail en amont. Pour Paris, je ne me rajoute pas de pression particulière. Je me dis que j'ai un objectif à remplir. Je vais y arriver dans le même état d'esprit qu'à Tokyo, sans pression. Être à domicile, ça sera une force au contraire. J'aurai ma famille, mes proches pour me pousser dans les moments difficiles sur certains combats. Je suis sereine, j'ai vraiment hâte de traverser cette olympiade et d'arriver au top à Paris.

Êtes-vous sensible à la situation sanitaire que vivent les Antillais actuellement ?

Ils ont tout mon soutien ! J'espère que ça va aller mieux dans les semaines à venir, que le gouvernement va mettre un protocole en place pour aider les personnes souffrant du Covid. Et que les personnes là-bas vont faire en sorte de se protéger et de protéger les autres. L'île ne disparaîtra pas du jour au lendemain. Quand tout ira mieux, on pourra fêter ça tous ensemble.

CHARENTE LIBRE
Sports, lundi 7 novembre 2022 - 04:00 680 mots, p. 26

Judo (championnats de france)

L’argent inattendu pour Manoah Dumont

Kévin CABIOCH

Manoah Dumont est un garçon pressé. À seulement 18ans, le Sojaldicien a pris la médaille d’argent aux championnats de France de judo, samedi, à Toulon, dans la catégorie des 66kg. Alors qu’il n’est encore que junior, l’ancien élève de Guillaume Avril à La Couronne monte sur le podium en senior dès sa première compétition chez les grands.

«

Décrocher une médaille chez les seniors en étant junior, ce n’est pas donné à tout le monde

», apprécie celui qui évolue depuis l’année dernière sous les couleurs du Paris Saint-Germain judo. C’est sa deuxième médaille nationale après l’argent décroché aux championnats de France jeunes, en juniors, au printemps dernier.

Au lendemain de son exploit, Manoah Dumont confiait néanmoins sa frustration car il a été à deux doigts de l’emporter en finale face à William Cysique. Le combat, ouvert et équilibré, s’est conclu après cinq longues minutes de golden score, la prolongation qui s’arrête dès qu’un des deux combattants marque.

«

J’ai craqué physiquement et mentalement. J’ai manqué de lucidité sur l’action décisive

», regrette Manoah Dumont, qui a disputé un combat de plus que son adversaire samedi. «

J’ai été quatre fois au golden score dans la journée. Le quart de finale

(ndlr. contre Reda Seddouki)

a été un très gros combat. En finale, j’ai plongé physiquement après trois minutes de golden score

.

J’ai sans doute aussi manqué d’expérience

. »

Le combat avait failli basculer en sa faveur quelques minutes plus tôt. Au début du golden score, le Charentais a été à deux doigts de l’emporter sur un waza-ari. «

Sur le moment, j’étais persuadé d’avoir scoré mais l’arbitre a considéré que l’attaque s’était faite en deux temps

», regrette-t-il.

Cette médaille d’argent reste une excellente performance un an après un passage - jamais facile à négocier - de la catégorie des 60à 66kg. S’il manquait à Toulon quelques pointures de la catégorie, dont Walide Khyarqui a participé aux championnats du monde en octobre en Ouzbékistan avec l’équipe de France, Manoah Dumont prend date pour l’avenir.

Cette médaille lui donne le droit de rêver des Jeux olympiques de Paris en 2024. «

Les Jeux, j’y pense, mais il y a une belle concurrence. Il faut d’abord que je réitère ce genre de tournoi en senior et que je gagne en junior

Avec des championnats de France, d’Europe et du monde juniors au programme de l’année 2023, le Charentais aura l’occasion de se mettre en évidence. «

La saison démarre bien. J’espère que le meilleur reste à venir

Julie Pierret au pied du podium

Après le bronze l’année dernière, Julie Pierret n’a pas réussi à monter sur le podium des championnats de France de D1 en 78kg. Cinquième, la championne de France 2016 et 2018 a été battue ce dimanche par Irene Lavillonnière, championne de France de D2 en titre, dans la petite finale pour la médaille de bronze. Elle a été disqualifiée après avoir reçu trois shido (cartons jaunes) pour manque de combativité contre deux à son adversaire.

Comme en 2021, elle avait été battue en demi-finales par la double médaillée olympique (argent et bronze) Audrey Tcheuméo. Dans un combat très fermé où les deux combattantes ne se sont pas livrées, la Charentaise avait déjà écopé de trois cartons jaunes contre un pour son adversaire. Le troisième shido a suscité l’étonnement de Julie Pierret et de son entraîneur Guillaume Avril. Il peut apparaître sévère tant Audrey Tcheuméo ne faisait pas preuve de plus d’agressivité.

Dans la même catégorie (78kg), Illana Bouvier a pris la 7e place. Manon Desfarges (48kg), Morgane Arthuis (57kg) et Marie Desangle (70kg) ont été éliminées dès le 1er tour.

La Nouvelle République du Centre-Ouest
Deux-Sèvres
sports 79, jeudi 8 décembre 2022 608 mots, p. 27

Majorie Demunck de retour

Mercredi, les Celloises n’ont jamais été en mesure de prendre le dessus sur la solide équipe de Chambray (32-26) mais enregistrent une bonne nouvelle avec le retour de Marjorie Demunck.

Samuel Magnant

Tours - « Je ne pouvais plus marcher »

Elles avaient pris la route de Tours, mercredi 7 décembre, pleines d’ambition, comme à chaque fois. Face à Chambray, européen cette saison, les Celloises jouaient une place dans le Top 5. Mais l’envie et l’agressivité, la cohésion et les talents individuels, vus depuis le début de saison n’ont pas suffi. L’expérience chambraisienne, illustrée par Manon Houette (plus de 100 sélections en Bleues, championne du monde et médaillée olympique) et Laura Van der Heijden (250 sélections avec les Pays-Bas, championne du monde), fera la différence dès les premières minutes.

Jamais les joueuses de Thierry Vincent n’ont été en mesure d’inverser la mauvaise tendance des premiers instants. confirmait l’entraîneur. « Sur l’ensemble du match, la défaite est logique, on a toujours été derrière,On est tombés sur des super joueuses, qui ont l’habitude des compétitions internationales depuis des années. »

Analyse similaire pour la jeune arrière, Marjorie Demunck : « On n’a pas su mettre le rythme, certaines de nos joueuses enchaînent beaucoup, avec des responsabilités, cela a été compliqué ce soir (mercredi), on n’a pas su imposer notre jeu. C'est rageant, on a enchaîné avec de belles victoires cette saison, on ne méritait pas de finir à 32-26 »

L’amer à boire d’une défaite avait néanmoins une saveur plus douce pour Marjorie Demunck. Arrivée à Celles-sur-Celle, en provenance de Sambre-Avesnois, la joueuse, passée également par Bourg-de-Péage, a connu son lot de désillusions depuis l’accession en LBE du HBCC-MEP.  dans un accident de la circulation, elle va connaître ensuite une grosse blessure au dos, nécessitant une opération. La page est maintenant tournée, avec ce match à Chambray, et un but à la clé. à l’été 2020, Blessée avant le premier match de LBE,

, raconte Marjorie Demunck, 23 ans, passée par des matchs en réserve pour retrouver du rythme. « C’est un grand plaisir et une grande fierté de remettre les pieds sur les terrains de LBE, sur des matchs officiels, même si j’aurai préféré la victoire. C’était très long et très frustrant. Je ne pouvais plus marcher, il a fallu tout réapprendre, le handball était alors très loin et là je suis très fière. Ce n’est que le début, j’espère que de très belles choses nous attendentCela va très bien, je suis en pleine forme, j’ai pris ma dose de soucis. Cela fait des mois que je travaille le physique. »

Depuis son fauteuil de convalescente, l’arrière gauche a pu observer les premiers matchs, victorieux, de ses coéquipières, découvrir les progrès d’une équipe, désormais épouvantail du championnat et attendue de pied ferme par des adversaires de mieux en mieux préparées pour faire face au défi physique imposé. ajoute la native de Marseille. « Cela reste un beau début de saison, tous les ingrédients ont été mis par les joueuses, le staff et l’ensemble du club pour avoir ses résultats, le travail ça paie,Quand on voit que l’on perd que d’un but face à paris (23-24), on sent que l’on a élevé le niveau par rapport à la saison dernière. »

Il reste désormais (samedi 17 décembre) « deux gros matchs à la maison (*), surtout la réception de Plan-de-Cuques à l’Acclameur, en championnat,, nous aurons tous nos supporters, il faudra aller chercher cette victoire. »

(*) Celles-sur-Belle accueille samedi 10 décembre, à 18 h 30, Dijon en Coupe de France, à Celles.

Aujourd'hui en France
Edition Principale
_Sports, lundi 23 octobre 2023 932 mots, p. AUJM21
Aussi paru dans
22 octobre 2023 - Le Parisien (site web)
23 octobre 2023 - Le Parisien

Un glacier suisse défiguré pour la Coupe du monde de ski

Après l'annulation faute de neige de l'étape à Zermatt, l'an passé, les organisateurs sont allés se servir dans le glacier du Théodule. Des skieurs condamnent ce charcutage.

Thomas Pueyo

C'est une image choc qui a créé une vive polémique chez nos voisins suisses. Sur les hauteurs de la très chic station de Zermatt, face au mythique Cervin, des pelleteuses hissées à plus de 3 000 m d'altitude éventrent frénétiquement le glacier du Théodule depuis fin septembre. Le but de ces balafres : préparer la première étape de vitesse de la Coupe du monde de ski alpin, programmée entre le 11 et le 18 novembre.

Le média suisse « 20 Minutes » a lancé, le premier, un pavé dans la mare en filmant ces pelles mécaniques creusant d'énormes tranchées dans la glace, pourtant déjà bien grignotée par les chaleurs exceptionnelles des derniers mois. Des scientifiques révélaient récemment que, ces deux dernières années, les glaciers suisses avaient autant fondu que sur la période 1960-1990.

La glace et la neige ponctionnées sur plusieurs mètres de profondeur sont ainsi transportées sur la future piste de descente encore zébrée de crevasses, afin de l'égaliser et d'offrir une surface suffisamment plane pour voir débouler à des vitesses folles les stars de la discipline. À une telle altitude, ce genre d'artifice serait inutile en hiver. Sauf que le démarrage précoce de la saison combiné à des hivers qui raccourcissent à cause du réchauffement climatique - deux fois plus rapide dans les Alpes - rendent l'équation impossible. Déjà, l'an passé, l'étape de Coupe du monde de Zermatt avait été annulée à cause du manque de neige, aussi bien naturelle qu'artificielle. Même les canons à neige n'avaient pu cracher de faux flocons, faute de températures assez fraîches.

La justice a demandé l'arrêt des travaux jeudi

« Je trouve que cette course est un non-sens, critiquait à l'époque le Français Johan Clarey, vice-champion olympique à Pékin. Beaucoup de skieurs pensent comme moi, mais très peu vont le dire. On voit que les conditions sur les glaciers sont de pire en pire chaque année. Cette étape demande des moyens énormes [...] pour boucher les crevasses, rendre une piste potable. Je ne comprends pas, ça ne va pas dans le sens dans lequel devrait aller la FIS (Fédération internationale de ski). »

Cette année, les organisateurs semblent plus déterminés que jamais à ce que la manche de Zermatt-Cervinia (à cheval entre la Suisse et l'Italie) ait enfin lieu. Franz Julen, directeur du comité d'organisation, assure que « toutes les autorisations nécessaires ont été obtenues de la part des autorités et des fédérations dans les deux pays ».

Le glacier du Théodule n'est pas un immense espace naturel vierge. Une partie de sa calotte est déjà exploitée par les stations de Zermatt et Cervinia. En revanche, le travail des pelleteuses déborderait sur des zones sanctuarisées du glacier d'après le journal « le Matin Dimanche ». C'est sur ce point que des recours ont été déposés par des élus écologistes du canton du Valais. La Commission cantonale des constructions les a jugés recevables et a ordonné l'arrêt des travaux sur les zones hors du domaine skiable, jeudi. Le comité de course annonçait dans le même temps que la piste de la Gran Becca était prête pour accueillir les skieurs.

Du côté de la Fédération internationale de ski, on choisit le silence face à la polémique. Michel Vion, son secrétaire général, ne nous a pas répondu. En face, les associations environnementales (WWF, Pro Natura et Mountain Wilderness Schweiz) condamnent avec vigueur le charcutage du glacier. La fronde gagne jusqu'aux skieurs de Coupe du monde eux-mêmes. « Notre sport fait partie des plus touchés par le réchauffement climatique et, au lieu de changer notre système, de s'adapter, on fait tout le contraire, fustige Alexis Pinturault, dernier vainqueur français du Gros Globe, dans les colonnes de 20 Minutes. Cette compétition, surtout à ce moment-là de l'année, n'a pas de sens. L'épreuve n'est pas dans l'air du temps. Ça choque tout le monde. »

« Les images de ce glacier détruit pour quelques heures de course sont choquantes, et ce n'est qu'une petite partie des dégâts climatiques et environnementaux qu'encourage la FIS avec son calendrier de course aberrant », pointe à son tour Antoine Pin, à la tête de Protect Our Winters. Son association avait déjà averti la FIS sur ces dérives, lui remettant l'hiver dernier une lettre lui enjoignant de renoncer à des courses si tôt dans la saison ou à multiplier les allers-retours du cirque blanc outre-Atlantique.

Des stars pourraient zapper l'étape

Quelque 500 athlètes, dont Mikaela Shiffrin, l'avaient signée, sans effet jusqu'à présent. Une pétition publique a suivi, profitant de la polémique du glacier de Zermatt (20 000 signatures). « En commençant si tôt, la FIS veut plus de retombées médiatiques, mais cela va commencer à lui faire de la mauvaise publicité si elle continue à nier la réalité du réchauffement », ajoute Florence Masnada, skieuse double médaillée olympique dans les années 1990 et consultante à Eurosport. La fronde pourrait-elle aboutir à une grève de certains skieurs, voire à des manifestations en marge de la course ? En tout cas, certaines stars pourraient zapper l'étape de Zermatt. Pinturault annonce déjà y renoncer pour privilégier son entraînement.

Concernant l'exploitation future des glaciers, les associations environnementales ont le regard tourné vers le One Planet-Polar Summit, prévu le 8 novembre, en présence d'Emmanuel Macron, à Paris, où elles veulent défendre une sanctuarisation internationale de ces géants de glace.

L'Indépendant
CATALAN_IN
lundi 9 août 2021 1149 mots

Fanny Horta, rugby à 7 aux JO: «Une partie de l'histoire de ma vie s'arrête» La médaillée olympique était reçue hier soir par la ville

Quand avez-vous chaussé les crampons pour la première fois ? J'avais 7-8 ans et c'était avec le club de l'AS Bompas XV. Par la suite, nous avons rejoint La Réunion avec mes parents. Durant trois ans, j'ai joué à Saint-Benoit à la JSB. Quand nous sommes rentrés, j'ai intégré l'entente Bompas-Foyer laïque du Haut-Vernet jusqu'à mes 16 ans. Puis, j'ai signé à Toulouges. Toulouges, un club qui vous est cher? C'est le club avec qui j'ai vécu beaucoup d'émotion. J'y ai rencontré de belles personnes qui me sont chères: les Sagols Henri et Aline et puis tout le groupe, Maud Amata, Marion Marty, Fabienne Biès,etc. Ce sont des gens qui m'ont marquée et restent des amis proches, qui m'ont toujours encouragée et soutenue tout au long ma carrière. Je les ai très peu vus ces dernières années du fait du rythme imposé par les compétitions et de mon entrée dans le milieu professionnel. Mais, nos nombreux titres partagés (six titres entre2004 et2011, Ndlr), nous ont beaucoup rapprochés et ont créé des liens très forts. Puis, c'est la découverte du rugby à 7, une révélation pour vous? Dès que j'ai pratiqué le rugby à 7, j'ai ressenti beaucoup de plaisir et de fortes sensations. Mon premier tournoi remonte en 2009. J'ai rapidement pris conscience de l'ampleur que prenait cette discipline. Cela m'a ouvert les yeux sur le regard de la planète sur le rugby à 7. À partir de là, j'ai eu l'ambition de pratiquer au plus haut niveau et c'est ce qui m'a poussé tout au long de ma carrière. Que retenez-vous de votre participation aux Jeux Olympiques de Tokyo? C'est une expérience extraordinaire de par l'événement qui vous marque à vie. Avec les filles, on s'était préparées et on avait à coeur d'aller au bout. On ne s'entraînait que pour ça. Il y avait beaucoup d'impatience, mais de la sérénité aussi dans le travail que ce soit de la part des joueuses ou du staff. On savait qu'on allait construire quelque chose de fort. Je pense qu'on était confiantes dans le projet. Le groupe a bien travaillé là-dessus. S'il ne devait vous rester qu'une seule image de ces Jeux Olympiques, ce serait laquelle? Le podium évidemment, c'est la consécration. On pense à nos familles, nos proches, les amis, tous ceux qui nous ont soutenus. Et puis, la fierté de la médaille. C'est la raison pour laquelle avec les filles, on s'est remis les médailles et félicité les unes et les autres. Vous ne pouviez pas rêver plus belle fin de carrière avec cette médaille d'argent aux Jeux? Je ressens beaucoup de nostalgie, c'est une page qui se tourne, mais je garde de l'ambition pour la suite. C'est une partie de l'histoire de ma vie qui s'arrête. Elle va se poursuivre autrement. Ce qui me rend nostalgique, c'est de laisser le groupe, de m'en éloigner. On n'est plus athlète, elles vont continuer à vivre sans moi. Je suis fière que les filles poursuivent sur cette lancée, même si on aimerait malgré tout pouvoir continuer... Cela dit, c'est une discipline qui demande beaucoup. Il faut savoir raccrocher, ce n'est pas facile, j'avais atteint le maximum et poursuivre une année de plus, ce serait sûrement celle de trop. Après toutes ces émotions, vous allez vous ressourcer en famille? J'avais hâte de rentrer et retrouver mes parents, mes soeurs et mon fiancé Jérémy, pouvoir partager avec eux mon vécu sur les JO, l'émotion de la médaille, évoquer la fin de ma carrière avec ma famille qui m'a toujours soutenue et qui m'a permis de poursuivre mes études d'infirmière tout en combinant le sport de haut niveau. Recueilli par Magali Mitjaville Hier en fin de journée, Fanny Horta était reçue par la Ville de Bompas, son maire Laurence Ausina et le conseil municipal. La médaillée d'argent à Tokyo (les Françaises se sont inclinées face à la Nouvelle-Zélande sur le score de 26-12), capitaine de l'équipe de France de rugby à 7, était à l'honneur dans son village. Dès son arrivée en terre catalane, le premier magistrat a tenu à accueillir Fanny:«C'était important pour moi de la saluer dès son retour, le jour J. J'ai suivi la finale chez ses parents, Sylvie et François avec ses soeurs aînées les jumelles Nathalie et Myriam. C'était un joli moment que j'ai pu partager avec sa famille», évoque, émue, l'élue. Et de poursuivre:«Cette cérémonie était une évidence. Dans ma tête, c'était clair, il fallait honorer l'enfant de la commune et sa famille qui est très investie et engagée avec le club de rugby de l'AS Bompas XV». En effet, son papa est le président d'honneur et ses soeurs jouent avec l'équipe féminine des Braises, dont Fanny est la marraine. Hier, les joueuses de rugby locales étaient présentes, avec les enfants du club, dont ses nièces: ils lui ont dressé une haie d'honneur pour l'accueillir sur le parvis de la mairie.

«Une médaille d'argent qui vaut de l'or» Un nouveau moment d'émotion pour la capitaine des Bleues. Des émotions, Fanny en a eu tout au long de la soirée avec d'abord le discours de Laurence Ausina. Un discours élogieux, pour la sportive qu'elle a qualifiée de«combative, pleine d'abnégation, au tempérament de feu sur un terrain de rugby, c'est un exemple pour la jeunesse. Elle lui donne l'image d'une belle réussite, celle que l'on dit méritée et qui réjouit tout le monde», a-t-elle souligné avant de lui remettre solennellement la médaille de la Ville et un joli bouquet de fleurs. Puis, les invités se sont réunis sous le chapiteau érigé pour l'occasion: «Nous voulions faire une belle fête et surtout qu'elle s'en rappelle». De la mégalopole japonaise aux confins des terres catalanes, il est certain que ces moments resteront gravés dans la mémoire de Fanny. Ainsi hier, elle était entourée des personnes qui ont marqué son parcours, des gens qu'elle apprécie, qu'elle aime et qu'elle a eu plaisir de revoir. Une soirée qui ponctue de la plus belle des manières sa carrière rugbystique dans sa ville, à Bompas, en présence du club de ses débuts l'ASB XV, de certains de ses amis et, sa famille. «C'est une médaille d'argent qui vaut de l'or»,a conclu, avec ferveur, le maire Laurence Ausina. Fanny Horta serademain mardiau rendez-vous musical Menja i canta que la ville organise tous les mardis au stade Gaston-Pams, pour y présenter sa médaille d'argent. La médaillée olympique Fanny Horta était à l'honneur hier soir dans son village, entourée de sa famille, amis et supporters.Photos Jean-Claude Mienville «Je ressens beaucoup de nostalgie» Soirée pleine d'émotion, hier en fin de journée pour Fanny.Photo J.-C. Mienville La capitaine des Bleues a été portée en triomphe par ses coéquipières, à la fin de la rencontre contre la Nouvelle-Zélande.Photo Maxppp

Le Progrès (Lyon)
Sports 39, vendredi 16 juillet 2021 459 mots, p. Sports 3922

Anaïs Bescond s'engage en faveur de la vaccination

Xavier ALLOY

La Jurassienne, triple médaillée olympique de biathlon, s'est positionnée publiquement en faveur de la vaccination contre le Covid cette semaine. Elle explique les raisons de cet engagement.

En pleine préparation

à quelques mois des Jeux Olympiques d'hiver de Pékin, Anaïs Bescond donne de la voix. Contactée par la préfecture du Jura, la biathlète

a accepté d'enregistrer une vidéo pour encourager à la vaccination contre le Covid. Un message rendu public mardi après-midi. « La préfecture m'a demandée si je pouvais dire un petit mot car ils avaient des difficultés à toucher la jeunesse et plus globalement la population, qui n'était pas forcément hyper-dynamique de ce côté-là. Ça tombait bien car j'allais me faire vacciner », explique la Morberande au Progrès.

« Pour le bien collectif »

« Ce n'est pas de la propagande, je suis ni pour ni contre les vaccins, je n'ai rien

à gagner là-dedans, mais si ça peut être une façon d'endiguer le problème alors je valide. Ça me semble important pour le bien collectif de se faire vacciner, pour se protéger soi et les autres. Si ma petite voix peut servir à quelque chose, alors je veux bien essayer », sourit-elle.

Mais ce n'est pas le seul argument. En tant que sportive de haut niveau, la Jurassienne a multiplié les tests l'hiver dernier lors des différentes coupes du monde. Des examens qui ne l'ont pas laissée indifférente. « Je me rends compte de l'impact financier que ça représente, c'est énorme. Je ne sais pas combien j'en ai fait, mais ça faisait mal au coeur d'en faire autant alors que je n'avais aucun symptôme. »

La Jurassienne est tombée malade en avril

Malgré toutes les précautions, Anaïs Bescond n'est d'ailleurs pas passée entre les mailles du filet, contractant la maladie juste après les championnats de France, en avril dernier. « C'est un comble pour moi car je faisais vraiment attention. J'étais négative le mercredi juste avant la compétition et j'ai commencé à avoir les premiers symptômes le dimanche », se souvient-elle. « J'ai ressenti une très grande fatigue mais difficile de dire si c'était uniquement lié au Covid ou aussi à la fin de saison. Aujourd'hui ça va, je ne semble pas avoir de séquelles. »

Autant d'éléments qui ont poussé la triple médaillée olympique de Pyeongchang

à prendre la parole. « Au vu de la propagation du variant Delta dans le secteur, le vaccin est l'opportunité de mettre toutes les chances de mon côté pour ne pas attraper de nouveau le Covid et ne pas le transmettre à mes coéquipiers, même si la plupart ont déjà reçu leurs deux doses. Car tomber malade pourrait handicaper notre préparation olympique », expose-t-elle.

Ouest-France
Saint-Brieuc, Lamballe
Lang-Trég-Plouf-Yffiniac-Hillion, mercredi 21 juin 2023 207 mots, p. OF Saint-Brieuc - Lamballe_13
Aussi paru dans
21 juin 2023 - Ouest-France (site web)

Un week-end riche pour les judokas

Ce week-end a été riche pour le club de judo. Samedi, trois représentants langueusiens étaient présents à l’Institut national du judo, à Paris. Pour ce championnat de France vétérans, trois Langueusiens sont montés sur le podium. Gwenaëlle Reinhard a pris la 3 e place en +78 kg, comme son mari Damien Reinhard en + 100 kg, tandis que Lætitia Le Clerc devient vice-championne de France dans la catégorie des +78 kg.

 C’est une belle aventure qui sera célébrée au club samedi, lors du gala de fin de saison, à la salle de judo », annonce le président du club, Jean-Luc Sevin.

Samedi matin avaient aussi lieu, à Plœuc-sur-Lié, les 40 ans du club. Hikari Sasaki (la première médaillée olympique de l’histoire du judo japonais, en 1988, à Séoul) avait été invitée. Cinq judokas ont profité d’un entraînement prodigué par l’athlète.

Le club était aussi bien représenté lors à la Corrida. Quatre de ses judokas ont participé au 5 et 10 km populaires, dont la championne de judo Marion Sevin, qui a terminé les 10 km en 53 minutes.

Renseignements : al-de-langueux.ffjudo.com

Cet article est paru dans Ouest-France

L'Est Républicain
Edition de Besançon ; Edition de Lunéville ; Edition de Nancy ; Edition de Pont-à-Mousson - Toul
Sports, mardi 14 mars 2023 566 mots, p. NAAB41,DOHD41,PONT41,LUN41
Aussi paru dans
14 mars 2023 - Le Journal de Saône et Loire Le Bien Public Le Progrès (Lyon)

J-500 - Escrime

Manon Apithy-Brunet, l’or déjà en tête

Benjamin STEEN

Double médaillée olympique à Tokyo au sabre féminin (3e en individuel, 2e par équipe), la sabreuse lyonnaise (27 ans) rêve de profiter de l’élan de Paris pour compléter sa collection.

Il y a quelques semaines, Manon Apithy-Brunet a eu le privilège de pénétrer dans le Grand Palais, encore en travaux. Sous son imposante verrière, le site des compétitions d’escrime des JO de Paris 2024 sentait plus la poussière que le lustre, mais la sabreuse lyonnaise a pu humer le doux parfum du rendez-vous d’une vie.

Pour la double médaillée aux JO de Tokyo, c’est ici que tout a commencé quand elle avait assisté aux Mondiaux 2010: « J’étais trop petite pour participer (14 ans). Mais c’est la première fois que je voyais un grand championnat. C’est un instant déterminant pour moi… » Quatorze ans plus tard, elle passera (sauf accident) de l’autre côté de la scène. « Voir le Grand Palais, ça fait rêver, confie-t-elle. On m’a montré où seront les tribunes et les pistes. J’avais les yeux grands ouverts : ‘‘Wouah !’’ J’ai pu me projeter ! »

Ce retour des JO à Paris, 100 ans après l’édition 1924, intervient au sommet de sa carrière. Dépitée par sa 4e  place à Rio à 19 ans, elle a grimpé d’une marche à Tokyo (3e en individuel, 2e  par équipes). Même si elle a déjà été une éphémère n° 1 mondiale début 2022 avant u ne opération de l’épaule droite , elle peut espérer atteindre le sommet de sa carrière à 28 ans en 2024. « Maintenant, je veux ma médaille d’or », clamait-elle d’ailleurs dès sa descente des podiums au Japon.

« Pas plus d’attentes de la part des gens que j’en ai pour moi »

Depuis, elle a changé de coach en quittant l’Insep pour rejoindre l’académie Christian Bauer à Orléans. L’objectif n’a évidemment pas changé et occupe quotidiennement ses pensées : « Je pensais déjà à Tokyo tous les jours, explique-t-elle. C’était drôle parce que les gens me parlaient de Paris alors que Tokyo n’était pas passé. Aujourd’hui, je n’ai pas le J-500 en tête. Je pense plutôt en termes d’étapes pour être à 100 % le jour J. Il s’agit d’abord de se qualifier et on verra quand la saison prochaine débutera en novembre… »

Elle n’est pas du genre à trembler à l’idée de tirer devant ses proches, qui n’ont d’ailleurs pas réussi à acheter des billets. Abonnée au podium de la manche française de coupe du monde à Orléans (1re en 2016 et 2019, 2e  en 2022, 3e  en 2017), Manon Apithy-Brunet est stimulée à l’idée de tirer à domicile : « La pression, je l’ai déjà ressentie à Tokyo. Après ma 4e  place à Rio, les gens pensaient que c’était une évidence que je fasse une médaille. Je sais que je serai attendue à Paris. Le stress arrivera dans les derniers mois. Mais les gens n’ont pas plus d’attentes que j’en ai pour moi. Il faut faire de ces Jeux à Paris une force : ce sera en France, dans un endroit fabuleux, devant ma famille : j’ai hâte d’y être. »

L'Équipe
vendredi 16 octobre 2020 86 mots, p. 22

[Pellegrini positive au Covid-19...]

Pellegrini positive au Covid-19

Premier coup dur pour l'ISL ! Hier soir, l'une de ses ambassadrices, l'Italienne Federica Pellegrini, annonçait via son compte Instagram qu'elle avait subi un contrôle positif au coronavirus. La multiple médaillée olympique et mondiale, qui devait rejoindre la Hongrie pour disputer le premier match de son équipe Aqua Centurions dimanche et lundi, reste donc bloquée chez elle à Vérone dans l'attente du feu vert médical.

Deux autres nageuses, la Néerlandaise Femke Heemskerk et l'Italienne Stefania Pirozzi, sont dans le même cas que Pellegrini.

L'Équipe
vendredi 22 juillet 2022 700 mots, p. 32

Tout sauf un coup d'épée dans l'eau Battues à la mort subite en demies puis lors du match pour le bronze hier au Caire, les épéistes françaises ont manqué l'occasion de monter sur leur premier podium mondial depuis quatorze ans. Mais elles voient plus loin.

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL

LOUIS BOULAY

LE CAIRE (EGY) - « Pour l'instant, elle le déteste ce rôle de finisseuse, mais elle va apprendre à l'aimer, on est toutes passées par là. » Alors qu'Auriane Mallo, inconsolable, n'en finissait plus de faire les cent pas hier dans les couloirs déserts du Cairo Stadium, ressassant sa défaite à la mort subite face à la Pologne (34-33) dans le match pour la médaille de bronze, Laura Flessel insistait sur un point : « Tout ce qui compte, c'est de faire les choses en équipe, victoire comme défaite. » La quintuple médaillée olympique sait de quoi elle parle. « Des dernières touches par équipes, j'en ai raté , ne manquait pas de rappeler l'ancienne ministre des Sports, désormais présidente de la commission épée dames à la FFE. Cette quatrième place va faire mal, il va falloir l'encaisser, mais l'objectif est plus qu'atteint. L'équipe de France fait de nouveau peur à l'épée dames. »

Après des années passées loin des sommets, les Bleues ont tutoyé hier leur premier podium mondial depuis le titre de Flessel et sa bande en 2008. Quatorze ans, une éternité pour une arme qui n'en finissait plus de gagner. La fin de série était toute proche. Elles l'ont touchée. Deux fois. Il y a d'abord eu cette demi-finale contre l'Italie. Un duel accroché entre deux nations qui s'étaient affrontées en finale des Championnats d'Europe d'Antalya un mois plus tôt. En Turquie, il n'y avait pas eu de match. France, 43. Italie, 30. Un sacre incontestable, inattendu, qui venait gonfler la confiance d'un groupe qui en manquait terriblement depuis la non-qualification pour les JO de Tokyo.

Hier au Caire, les Transalpines avaient retenu la leçon et ont forcé la décision jusqu'au bout en égalisant à six secondes du terme. 29-29. Un premier coup de bambou pour les Bleues, qui se voyaient sûrement déjà avec une médaille autour du cou. Le ticket pour la finale allait se jouer à la mort subite. Rossella Fiamingo contre Auriane Mallo. La première qui touche l'emporte. À ce petit jeu-là, c'est la double championne du monde et vice-championne olympique qui allait avoir le dernier mot.

"Maintenant, il faudra compter avec la France

Laura Flessel, présidente de la commission épée dames à la FFE

Effondrée, la 13e mondiale était vite consolée par Marie-Florence Candassamy, Joséphine Jacques-André-Coquin et Lauren Rembi. Mais elle ne voulait rien savoir, en larmes au bord de la piste. Forçant le passage, Hervet Faget s'empressait de la remobiliser. « Je lui ai tout simplement dit qu'on avait encore besoin d'elle pour la suite, soulignait l'entraîneur national de l'épée dames. Il ne faut pas tout prendre pour soi. C'est une compétition par équipes. Elle n'est pas responsable, elle était menée de deux touches et a réussi à revenir. En huitièmes de finale contre la Hongrie, elle l'a mise cette dernière touche (35-34). On gagne ensemble et on perd ensemble. »

Une heure plus tard, il fallait y retourner contre la Pologne. Cette fois-ci, le scénario semblait avoir tourné. Temps additionnelnue de nulle part avec une égalisation à une seconde du gong après avoir été menée de quatre touches, Mallo avait réussi à forcer le destin. 33-33. Nouvelle mort subite. Contrée, la Française prend un deuxième coup derrière la tête. 34-33. Les Polonaises accompagneront les Coréennes et les Italiennes sur le podium.

« C'est dur à avaler, mais on est sur le bon chemin, préférait retenir Faget. On part de très loin. Avant, on jouait autour de la 10e place. On est maintenant près du podium. Si on m'avait dit en début de saison qu'elles seraient championnes d'Europe et demi-finalistes mondiales... Je retiens la combativité, jusqu'au bout. On va faire peur maintenant, ce qui n'était plus le cas depuis un bout de temps. On va être dans les trois ou quatre meilleures équipes mondiales. On est placées. La déception est là, mais on avance. Il faut construire. » Avec un grand sourire, Flessel ne pouvait qu'acquiescer. « Maintenant, il faudra compter avec la France. »

L'Équipe
dimanche 14 août 2022 818 mots, p. 22

Bergère décroche son étoile Deuxième mondial, le Français a remporté, avec la manière, son premier succès dans une course majeure en carrière. Le tout ponctué par un triplé bleu.

Romain Donneux

Munich (ALL) - Celle-là, il avait dû y penser un paquet de fois, seul, dans son perchoir de Font-Romeu (Pyrénées-Orientales). Tout là-haut, entre les 1 850 m réels du Centre national d'entraînement en altitude et les 2 700 m créés par sa chambre hypoxique, Léo Bergère a eu le temps de se faire des films, le tout avec un pouls autour des 30 pulsations par minute.

Pendant quatre semaines, il a construit son succès d'hier, vérifiant à l'aide d'un saturomètre (pour connaître la saturation du sang en oxygène) au bout du doigt et de pipis quotidiens dans un bocal si la charge d'entraînement et les nuits en manque d'oxygène ne le flingueraient pas trop,lui qui, en plus, traîne des traces d'une infection au Covid lointaine. Le but de la manoeuvre était de savoir si le triathlète de 26 ans allait performer dans la fenêtre des trois-quatre jours après son retour en plaine afin de valider une préparation idoine pour les Jeux Olympiques de Paris. Sa démonstration munichoise, dans une ambiance de Tour de France sur OlympiaBerg (colline du site de compétition), devrait valider le protocole.

C'est d'ailleurs peu avant cette difficulté (750 m à 5 %) que l'actuel deuxième mondial a fait la différence. On venait de passer la moitié de la course à pied (5e km) et l'escadron bleu (avec Dorian Coninx et Pierre Le Corre) volait déjà bien haut, avec le Hongrois Csongor Lehmann comme seul poil à gratter. Visage impassible, Bergère en mettait alors une, l'air de rien, mais c'était de trop pour « ses potes ». Et le voilà qui s'envolait vers ce qu'il n'avait jamais encore réussi.

Pourtant, depuis les JO de Tokyo (21e), le garçon était plus que régulier avec six podiums en huit WTCS (World Triathlon Championship Series). Mais la victoire n'était encore jamais arrivée. En juin, il avait mené à Leeds, après un coup de force à vélo avec Vincent Luis, mais il avait dû baisser les armes contre le Néo-Zélandais Hayden Wilde. Cette fois, ni le modèle Luis (choix), ni le leader mondial n'étaient présent - tout comme le Britannique Yee (au repos après les Jeux du Commonwealth) et le Belge Van Riel (blessé) - et Bergère ne pouvait pas laisser passer ça. « J'avais l'habitude de tourner autour du podium, lâchera-t-il après sa course. Au bout d'un moment, j'avais envie de faire mieux. »

Dans le dernier tour à pied (2,5 km), malgré des « jambes de plus en plus dures », il ne rompait pas pour passer la ligne avec les yeux de celui qui a coché ce qu'il avait lui-même écrit sur sa liste. Car, dans l'ombre des Luis, Le Corre ou Coninx, Bergère a grandi à l'ombre, toujours annoncé comme un espoir. Une étiquette qu'il a peut-être trop entendue puisqu'à l'heure de bousculer les gros poissons il n'osait pas.

"J'avais un complexe d'infériorité par rapport aux leaders du circuit. Je me considérais, inconsciemment, toujours moins fort qu'eux

Léo Bergère

Cet hiver, entre une préparation axée sur la longue distance (victoire à l'half Ironman de Lanzarote), il a donc pris les choses en main en se rapprochant de Marie-Laure Brunet, double médaillée olympique en biathlon, reconvertie en préparation mentale. « J'ai vraiment passé un cap d'un point de vue mental grâce à elle, nous livrait-il il y a quelques jours. Elle a cassé des barrières dans ma tête. J'avais un complexe d'infériorité par rapport aux leaders du circuit. Je me considérais, inconsciemment, toujours moins fort qu'eux. Au départ d'une course, je me voyais plus faire dixième que podium. On a fait un travail important qui porte ses fruits. Maintenant, je me sens légitime à jouer les premiers rôles. Je n'ai plus l'impression d'être un imposteur ou d'être là par chance. Je vais chercher mes résultats. »

Exactement ce qu'il a fait hier, ouvrant son palmarès avec un titre de champion d'Europe, pas le plus prestigieux mais qui montre le chemin pour la suite. « Cette victoire va l'aider à lever cette barrière qu'il pouvait avoir, ajoute Benjamin Maze, le DTN. C'est magistral la façon dont il a conduit son 10 km de course à pied. Ça va lui permettre d'attaquer la fin de saison avec le plein de confiance. »

À quelques unités d'Hayden Wilde au classement mondial, Bergère, est dans le coup pour envisager le titre dès cette année, avec encore deux WTCS à courir (Cagliari et les Bermudes) et la grande finale à Abu Dhabi, même si Wilde, meilleur à pied, garde l'avantage. « Il faut trouver des stratégies pour éliminer les meilleurs coureurs avant la partie course à pied, expliquait-il récemment. Il ne faut pas baisser les bras. Il y a des failles. »

À Munich, il a su trouver les recettes, et la confiance emmagasinée devrait l'aider à viser encore plus haut.

Le Progrès (Lyon)
Edition du Roannais ; Edition du Forez ; Edition du Gier et du Pilat ; Edition de Saint-Etienne - Ondaine ; Edition de la Haute-Loire
Sports | loire et région, jeudi 23 mars 2023 825 mots, p. FORZ37,GIER37,SETI37,ROAN37,HALO33

Triathlon

Romain Lieux, des plateaux ligériens aux ambitions olympiques

Judicaël BISSARDON

Collaborant depuis le mois de janvier avec la médaillée olympique Léonie Périault, Romain Lieux, désormais entraîneur dans une structure privée, entend bien contribuer à ce que sa nouvelle protégée réitère sa performance japonaise.

Ancien triathlète des années 2000 jusqu’en 2014, mais aussi récent vainqueur du Trail des Sucs   ou de la SaintéLyon en 2021 et du Pilatrail en 2022 , Romain Lieux connaît aussi les sommets de sa première discipline avec le coaching. Conseiller technique puis entraîneur des équipes de France jeunes à la Fédération Française de Triathlon (FFTRI) depuis 2010 au Centres de Ressources, d’Expertise et Performance Sportive (CREPS) de Boulouris (83), il a décidé à l’automne 2021 de s’engager avec la structure Multriman.

Un projet autant guidé par sa volonté de voir autre chose que de revenir dans sa Loire natale. « Avec trois filles en bas âge, je ne voulais plus enchaîner des années à 150 ou 200 jours en déplacement ». Un changement opéré avec Christophe Bastie, son entraîneur lorsqu’il était encore triathlète. Au sein de la structure ligérienne, les deux hommes ont en charge une flopée de triathlètes locaux et parmi eux, les deux frères Forissier Arthur et Félix, Nathan Grayel, Jeanne Collonge ou encore Yvan Jarrige. Surtout, depuis plus d’un mois, Léonie Périault, médaillée de bronze en relais mixte à Tokyo en 2021, a rejoint le team stéphanois. « J’ai eu une demande de Léonie en décembre et on a commencé à collaborer en janvier. Je la connais depuis ces années en jeunes puisqu’elle faisait ses premiers stages nationaux en 2010-2011. On avait gardé contact et elle cherchait un entraîneur autre que celui de sa nouvelle structure à Boulouris. »

« Tout est focalisé sur les JO »

Le challenge d’une vie pour l’homme qui fêtera ses 36 ans en juillet prochain. « Ce n’était pas prévu, mais c’est quelque chose qu’on ne peut pas refuser comme entraîneur et qui n’arrivera peut-être qu’une fois dans ma carrière. C’est gratifiant quand un athlète vous fait confiance, cela décuple ma motivation. » Bien que pour lui, l’investissement soit identique pour « celui qui veut terminer son premier marathon ou celle qui vise une médaille olympique », il existe une réalité : la minutie du travail. « Plus les indicateurs de performance utilisés sont fins, plus cela demande du travail et plus il y a du temps de planification, plus on va y consacrer du temps. »

C’est dans ce cadre que Léonie Périault et Romain Lieux ont décidé d’accorder leurs violons, malgré la distance (voir par ailleurs). Déjà qualifiée pour le « Test Event », répétition générale des Jeux Olympiques sur le même parcours, à la même date et au même horaire, mais un an avant, soit le 17 août 2023, Léonie Périault a « facilité le travail » de son coach. « Tout est focalisé sur les JO. Je centralise toute ma planification sur ce Test Event. C’est confortable car si je devais penser à la qualification de Léonie pour cet évènement, cela précipiterait les choses avec un premier pic de forme en mai pour se qualifier. Là je peux prendre mon temps pour travailler les nombreux points que l’on veut. »

« Toujours se laisser la possibilité d’adapter »

Des points aussi nombreux que délicats à faire varier. En dépit d’un matériel pointu (ceinture cardio, GPS, capteurs de puissance et même un capteur de fréquence cardiaque en natation), Romain Lieux sait que chaque modification peut avoir des effets secondaires. « Outre le vélo, la natation et la course, les transitions et la préparation physique sont des disciplines à part entière. Cela fait énormément de choses à travailler et pour certains points, il va y avoir un phénomène de transfert. Si je passe de 60 km de course à 10 km pour mieux travailler le vélo et la natation, cela aura un impact négatif. On ne peut pas progresser de partout, c’est donc important de faire des choix dans l’entraînement. » C’est ici aussi que se confirme la symbiose entre l’athlète et son coach. « Il faut bien discuter avec les athlètes pour être d’accord sur les orientations qu’on donne. »

Lancés sur la ligne droite qui doit les mener vers les Jeux parisiens, Léonie Périault et Romain Lieux devront encore patienter quelques semaines pour connaître les critères de qualification édictés par la FFTRI. Des détails qui pourraient modifier la feuille de route établie alors que le coach stéphanois ne se fait pas d’illusion sur ce qui l’attend : « Ce serait mal connaître l’entraînement que dire que ça marchera obligatoirement en copiant l’exercice 2023 en 2024. Ça peut marcher cette année, l’an prochain, il suffit qu’elle soit malade ou blessée, il faut toujours se laisser la possibilité d’ajuster. »

L'Équipe
vendredi 18 août 2023 825 mots, p. 20

ROBERT-MICHON

Marc Ventouillac

Le privilège de l'âge. Mélina Robert-Michon, 44 ans, est sans doute la seule athlète engagée de ces Mondiaux 2023 à avoir participé aux derniers grands Championnats, ceux d'Europe, organisés dans la capitale hongroise il y a vingt-cinq ans. Un quart de siècle, un sacré bail. « Jamais de la vie je n'aurais alors imaginé me retrouver encore là, sourit la Française. Ce n'était pas du tout un plan. »

La jeune discobole qui se présente en 1998 débarque dans un monde nouveau pour elle. « Ma sélection était une surprise, se souvient-elle. C'est à l'issue des Championnats du monde juniors où j'avais terminé deuxième qu'on m'a dit que j'étais qualifiée. On n'avait pas du tout pensé à ça avec mon entraîneur. Ç'a été un peu un choc de se retrouver dans ce Championnat. Un choc de cultures. Juniors et seniors sont des mondes très différents. »

La Lyonnaise n'a pas vraiment eu le coup de foudre en se retrouvant chez les grands. « 1998 n'était peut-être pas la meilleure période pour arriver en équipe de France, dit-elle. Il y avait beaucoup de clans, beaucoup de groupes. On était trois athlètes à arriver des Mondiaux juniors (Manuela Montebrun, Amandine Homo et elle) et on s'est dit : "Si c'est ça les seniors, je ne veux pas y retourner." »

Dans l'équipe, l'ambiance s'est réchauffée

De fait, à l'époque, l'équipe de France était divisée. « Il y avait des entraîneurs qui ne se parlaient pas (Jacques Piasenta et Fernand Urtebise, par exemple), des athlètes qui ne se parlaient pas... Il y avait deux-trois athlètes phares (Diagana, Arron, Girard) et, après, le reste du monde... Les gens se regroupaient par discipline. On ne se connaissait pas beaucoup entre les disciplines. »

Rien à voir avec la situation actuelle. En vingt-cinq ans, l'ambiance chez les Bleus a changé du tout au tout. « Aujourd'hui, reprend la médaillée olympique 2016 (argent) , je me sens à ma place, je me sens bien. Quand je vois des jeunes qui arrivent, j'ai envie d'aller vers eux. Je n'ai pas envie qu'ils ressentent ce que j'ai pu ressentir. L'équipe de France est plus collective. C'est en partie dû aux différents stages collectifs qui ont pu être mis en place. » Et Mélina Robert-Michon de rendre hommage à l'ancien DTN, Ghani Yalouz (aujourd'hui directeur général de l'Insep), qui « a eu un effet positif sur la dynamique ».

D'un point de vue plus personnel, il n'y a évidemment rien à voir entre la junior de 1998 et la championne d'aujourd'hui. Pour ses débuts, elle n'avait pas passé l'étape des qualifications face à une discipline d'un tout autre niveau. « Mon concours a été une catastrophe, j'étais stressée à mort, se souvient-elle. Mais j'aurais appris que la marche allait être haute. Le niveau était tout autre. C'était la fin du bloc de l'Est, je lançais avec des filles qui avaient commencé avec la RDA, l'ambiance était différente. J'osais à peine adresser la parole aux autres concurrentes. Aujourd'hui, je trouve une ambiance compétitive, mais sympa. »

"Quand tu vois les haies, le 800 m, la perche, je trouve qu'elle a de belles cartes à jouer

Mélina Robert-Michon à propos de la génération future

On n'est plus à l'époque où les qualifications se jouaient à 70 m. « On a vu, se réjouit-elle, le niveau se stabiliser et s'humaniser. » Et la Lyonnaise ne tire plus dans la même catégorie. Elle a clairement franchi un palier au tournant des années 2010.

Deux raisons à cela explique-t-elle : « Des analyses biomécaniques qui m'ont amenée à revoir mon lancer et la coupure liée à ma première grossesse. Les deux sont liées. J'avais fait tous les grands Championnats depuis 1998 et, dans ces conditions, à un moment, tu perds le fil de pourquoi tu fais les choses. Je me suis rendu compte que l'athlétisme me manquait et j'y suis retournée avec de nouvelles ambitions. » Qui l'ont conduite sur des podiums olympiques ou mondiaux qu'elle espère retrouver cette année et l'an prochain à Paris.

Des résultats des Bleus à Budapest 98, Robert-Michon ne garde pas de souvenirs : « À part Christine (Arron) et le relais (4x100m femmes) , je ne me rappelle plus trop des résultats. Je débarquais là, les athlètes que je croisais dans les couloirs étaient des gens que j'avais seulement vus à la télévision. » Pour lui rafraîchir la mémoire, il n'y avait eu que quatre médailles, dont deux titres, pour les Bleus.

Cela ne veut pas dire que Budapest ne réussit pas à l'équipe de France : à l'Euro 1966, avec quatorze médailles, les Tricolores avaient réussi un des meilleurs Championnats de leur histoire. Cette fois, on peut penser que le niveau ne sera pas transcendant. Mais l'ancienne voit l'affaire avec confiance : « On sort d'une génération exceptionnelle, mais celle qui arrive a de la gueule. Quand tu vois les haies, le 800 m, la perche, je trouve qu'elle a de belles cartes à jouer. » Un peu optimiste sans doute. Mais c'est peut-être aussi dans son caractère et c'est ce qui lui a permis de durer aussi longtemps.

L'Équipe
vendredi 10 juillet 2020 293 mots, p. 28

Élection de déléguée

Quel feuilleton ! Toujours pas de matches officiels en France ? Pas grave, le week-end dernier, on avait le remaniement pour nous tenir en haleine. Avec ce suspense encore plus trépidant que le mystérieux rachat de l'OM : Roxana Maracineanu allait-elle prolonger l'aventure ou, au contraire, connaître un sort aussi funeste que celui promis à Christophe Castaner et Nicole Belloubet ? Depuis lundi soir, on est rassuré, la nageuse championne du monde est sauve. Avec un changement toutefois : de ministre « de plein exercice » la voilà « déléguée » auprès de Jean-Michel Blanquer, le taulier de l'Éducation nationale. Une rétrogradation scandaleuse pour certains. Un ancien titulaire du poste, Patrick Kanner, a été sans nuance dans L'Équipe : « Je trouve ça lamentable alors qu'on doit organiser les Jeux ! » Thomas Bach, le président du CIO, est en visite à Paris ces jours-ci. On espère qu'il ne va pas refiler les JO 2024 à Londres par sanction.

D'autres se sont servis du changement de statut de Mme Maracineanu pour entonner leur refrain favori : « La France n'est pas un pays de sport. » S'ils n'ont peut-être pas tort, pas sûr que cette question d'ordre protocolaire soit très pertinente. Chez nos voisins britanniques, dans le cabinet de Boris Johnson, un secrétariat d'État est chargé du secteur mais il doit aussi s'occuper du numérique, de la culture et des médias. Depuis 2017, cinq personnalités se sont succédé à sa tête, et aucune n'était médaillée olympique. Pas très sérieux. En Allemagne, cette nation qui nous nargue parce qu'elle est arrivée au bout de sa saison de foot, c'est pire. Aucun ministre des Sports au sens propre dans le gouvernement fédéral d'Angela Merkel, le domaine entre dans les compétences du Bundesminister de l'Intérieur, de la Construction et du Territoire. Tous les pays n'ont pas les mêmes priorités.

L'Équipe
mardi 1 décembre 2020 172 mots, p. 30

[ATHLétisme...]

ATHLétisme

Ivanov élu à la tête de la Fédération russe

La Fédération russe, toujours suspendue par la Fédération internationale (World Athletics), a élu hier à sa tête Piotr Ivanov (50 ans, photo), président de la Fédération russe de triathlon. Ivanov a obtenu 56 votes, devançant Mikhail Gusev (10 voix) et la quadruple médaillée olympique Irina Privalova (7 voix).

Ivanov doit quitter dans les prochains jours son poste à la Fédération de triathlon. Il a déclaré qu'il avait proposé la vice-présidence à Privalova. Il succède à Evgueni Iourtchenki.

BATEAUX

Coville à l'équateur

Thomas Coville et ses sept membres d'équipage sur Sodebo-Ultim 3 ont passé l'équateur hier avec 9 heures d'avance sur le record de 40 jours et 23 heures établi en janvier 2017 par Francis Joyon, lors du trophée Jules-Verne, la tentative de record du tour du monde en équipage.

Parti le 25 novembre, le bateau est entré dans l'hémisphère Sud après 5 jours 9 heures et 50 minutes de course (contre 5 jours 18 heures et 59 minutes pour Joyon sur Idec-Sports).

L'Équipe
dimanche 22 novembre 2020 381 mots, p. 34

« Je suis fière de moi » Madeleine Malonga (26 ans) a décroché un deuxième titre européen en - 78kg, un an après avoir été sacrée championne du monde.

« Que ressentez-vous après cette victoire ?

D'abord, il y a de la joie. Un retour comme ça, après neuf mois sans compétition... Je ne le dis pas souvent mais, aujourd'hui, je suis fière de moi. Pendant le confinement, ce n'était pas facile mais je n'ai rien lâché, je ne me suis jamais arrêtée. Et depuis, je me suis entraînée comme une folle. Malgré une petite alerte (entorse du genou droit et forfait pour le Grand Slam de Budapest), ça paie.

Comment avez-vous vécu cette journée ?

Il y a eu plus de stress que d'habitude. De ne pas avoir pu voir la salle de compétition avant, ça a joué. Je n'avais pas mes repères, mes habitudes. Je voulais tellement bien faire ! Margaux (Pinot) a réussi à se faufiler dans la salle, j'ai été en contact téléphonique avec Alain (Schmitt, leur entraîneur au club du Blanc-Mesnil). Faire mes routines comme avant, ce sont des choses qui rassurent. En fait, j'y suis allée crescendo. Je ne voulais pas me précipiter, ne pas faire d'erreur. Les sensations se sont améliorées au fur et à mesure des combats.

En quoi ce titre est-il différent du premier en 2018 ?

Le premier était très fort en émotion. Je venais d'entamer un nouveau chapitre, avec un nouvel entraîneur de club. Et c'était une finale française contre Audrey Tcheuméo qui était médaillée olympique. D'un coup, je me suis dit : "Voilà, tu peux le faire". Aujourd'hui, punaise ! Après neuf mois sans compétition, sans être au top des sensations, j'y suis allée avec la tête et je n'ai rien lâché.

Dans l'intervalle, vous avez été championne du monde...

C'est sûr que ça donne de la confiance. Maintenant, quand tu as ce dossard rouge, les filles veulent ta peau. Et je suis dans une catégorie très dense (Fanny-Estelle Posvite, forfait, ou Tcheuméo, gagnante à Budapest, restent en lice pour la qualification olympique). À chaque sortie, il faut montrer qu'on est là. Mais ce n'est pas une pression, je n'ai pas voulu penser à cet enjeu. Je ne contrôle pas ce que font les autres, c'est leur carrière. Mais, là, je suis maîtresse de mon destin. » C.N.

La Croix, no. 42732
Mag_Les_Francais_par_eux_mêmes, samedi 30 septembre 2023 869 mots, p. 20,21

Les Français par eux-mêmes, spécial JO

Mélanie Desmots  : « J'ai cousu la mascotte de Tony Estanguet »

Une fois par mois, jusqu'à la cérémonie d'ouverture des JO, nous partons à la rencontre de Français qui agissent dans les coulisses des Jeux olympiques 2024 de Paris. Cette semaine, Mélanie Desmots, couturière-mécanicienne à la Guerche-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), qui participe à la fabrication de la mascotte officielle des JO 2024 répond à nos questions.

Recueilli par Raphaël Baldos

Qu'est-ce qui vous fait vous lever le matin ?

Les défis. Chaque jour est en un, aussi bien dans le travail que dans ma vie personnelle. Pour l'entreprise, Doudou et compagnie, le challenge est de produire en France la « Phryge », la mascotte officielle des Jeux olympiques 2024 à Paris. C'est un défi à la hauteur de ce grand événement. Sur le plan personnel, mon défi est de lutter contre la douleur liée à l'endométriose profonde, une maladie dont je souffre depuis l'âge de 20 ans. J'essaie de vivre normalement. Le matin, je me force à positiver, en me disant « Allez ! ça va être une bonne journée. » Comme les athlètes paralympiques qui se surpassent pour gagner des médailles malgré leur handicap, je me dis que cette maladie ne m'empêchera pas d'accomplir mes rêves.

Au travail, ça se passe comment ?

Super bien ! Nous sommes une équipe soudée. Même s'il y a des jours où l'on est plus au moins motivé, plus ou moins de bonne humeur, il y a toujours quelqu'un pour nous retourner un sourire. Cette force d'équipe, c'est très important pour moi.

Comme je suis chargé de la piqûre, je commence le processus de fabrication : assembler les différentes pièces de la mascotte, et les coudre ensemble. Mes collègues prennent le relais : la retourner, mettre le squelette, la garnir de ouate, la refermer, puis la contrôler, et la conditionner. Chaque étape est importante dans la fabrication. Pour avoir une peluche bien finie et jolie, il faut que chaque salarié donne sa petite touche. La création est collective : c'est cela que j'aime. Nous formons une véritable équipe.

En qui avez-vous confiance ?

J'ai confiance dans des valeurs : la famille, le travail, l'amitié et le respect, des autres et de soi. Ce sont des valeurs qui nous permettent de nous dépasser et de vivre ensemble, car nous ne sommes pas tous pareils. Elles doivent être défendues pour que tout le monde vive en harmonie.

Une scène vous a-t-elle marquée récemment ? Racontez-nous.

C'était en juillet dernier, ici, lors d'une soirée organisée par Doudou et compagnie avant les vacances. Tous les commerciaux sont venus voir la fabrication de la mascotte et des autres produits qu'ils vendent. Nous avons pu leur expliquer notre travail. Lors de cette soirée, l'entreprise a fait venir deux championnes paralympiques : Faustine Noël, médaillée double mixte en badminton, et Michèle Sévin, quadruple médaillée olympique de ping-pong. Nous leur avons posé des questions, et joué ensemble au ping-pong et au badminton, dans la salle de sport juste à côté ! Il y a eu un bel échange. J'ai admiré leur courage, leur ténacité. Et puis leur tolérance, car mine de rien, les Jeux paralympiques, on n'en parle pas beaucoup. Elles prennent les choses sous un angle très positif. J'ai adoré l'espoir qu'elles ont suscité. Ce sont de vraies championnes.

Qu'est-ce qui vous changerait la vie, là, tout de suite ?

Un nouveau corps, plus jeune, plus dynamique... Réduire ma souffrance liée à l'endométriose. Et puis mon travail est physiquement difficile. On est un peu comme les athlètes, il faut qu'on tienne la cadence jusqu'au JO ! (Rires.) Le matin, en arrivant au travail, nous nous mettons tous en rond, et nous faisons un petit réveil musculaire : de petits exercices pour se mettre en condition. Nous en avons pris l'habitude depuis que nous avons commencé la fabrication de la mascotte. Physiquement, c'est plus dur : il y a plus de répétitions de gestes que d'habitude. Cette petite gym n'a pas changé mon corps, mais elle me met dans de meilleures conditions.

Et pour demain, une idée pour changer le monde ?

La bienveillance, c'est essentiel pour changer le monde. La société manque d'altruisme. Pour que chacun se sente à sa place, il faut faire attention aux autres et être bienveillant. Particulièrement nous, les Français, qui avons cette propension à râler de tout. Nous passons à côté des choses qui pourraient nous rendre heureux. Il faut donc de la douceur, du sourire, de la compréhension pour que la vie soit belle...

Participer aux JO, c'était un rêve d'enfant ?

Quand j'étais enfant, j'étais à mille lieues de me soucier du sport, mais aujourd'hui, il fait partie de ma vie. Je trouve que les JO relaient de très belles valeurs : le respect, l'excellence, l'amitié. Ce sont des valeurs qui nous portent, mes collègues et moi. Les Jeux fédèrent les gens. Cela leur donne l'envie de se dépasser, comme les athlètes qui font tout pour aller au bout d'eux-mêmes. Avec Doudou et compagnie, nous sommes une petite goutte dans l'organisation des Jeux olypiques. Tony Estanguet, le président du Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 est venu nous voir. Je lui ai cousu sa mascotte, avec son numéro ! Il a regardé chaque étape de la fabrication, et nous nous sommes parlé. On a eu l'impression de faire partie de la machine des Jeux.

L'Équipe
vendredi 28 juillet 2023 461 mots, p. 7

Kharlan : « On ne serrera jamais votre main » Après sa disqualification, la sabreuse ukrainienne a accepté de revenir sur une journée éprouvante. Elle déclare vouloir rester ferme à l'égard des athlètes russes et regretter la décision de la Fédération internationale.

De notre envoyé spécial à Milan

« Comment avez-vous vécu cette journée ?

Je savais qu'elle serait très compliquée pour moi. La veille, quand j'ai appris que je pourrais tirer contre une adversaire russe, j'ai commencé à être très nerveuse, à penser à mes émotions, à m'y préparer. Et j'ai fait le boulot, j'ai gagné ce match plutôt bien (15-7). Quand j'ai quitté la piste, je suis tombée sur les genoux et j'ai commencé à pleurer, à pleurer tellement. C'est si dur pour nous, les Ukrainiens, de juste les voir, mais on sait qu'on doit se battre, et c'est ce que j'avais fait.

Avez-vous été surprise quand Anna Smirnova vous a tendu la main à la fin de votre match ?

Je n'ai pas été surprise, parce que je sais qu'ils ont ordre de le faire. Le président de leur Fédération veut provoquer et tout détruire, parce qu'il a perdu tout le reste, pour la qualification olympique. Il veut nous tuer, c'est son but. Je savais que ça se produirait mais je ne m'attendais pas à ce qu'on me disqualifie. J'espérais qu'ils allaient respecter leur parole.

Et quand vous avez été disqualifiée ?

Je n'y croyais pas ! L'arbitre qui m'a donné ce carton a pleuré quand il l'a fait ! Ce n'est pas de sa faute... Je le connais bien, c'est un bon ami, italien. C'est même cruel pour lui, ils l'ont utilisé pour ça. Et j'ai compris que cette Fédération... Bon, j'espère que je serai encore vivante quand elle changera. Mais pour le moment... J'espère que le monde de l'escrime prends conscience de ce qui se passe. Pas seulement en se disant : "Oh oui, ce n'est pas bien", mais plutôt en se disant qu'il faut vraiment faire quelque chose. Parce qu'aujourd'hui, c'était moi, mais demain, ça peut vous arriver aussi.

Après votre disqualification, le Comité international olympique a publié un communiqué dans lequel il appelait le monde du sport à faire preuve de plus de sensibilité vis-à-vis des athlètes ukrainiens...

J'espère que cette fois le Comité international olympique va dire quelque chose vis-à-vis de la Fédération internationale d'escrime. Aujourd'hui, j'ai fait le bon choix. J'ai déjà des médailles, puisque je suis médaillée olympique, championne olympique, mais il y a quelque chose de plus fort : mon pays, ma famille. C'est le message que je souhaite transmettre. Nous, athlètes ukrainiens, sommes prêts à nous battre contre vous (les Russes) , avec respect, mais on ne serrera jamais votre main. On ne nous forcera jamais à faire cette paix. C'est ce qu'ils cherchent à faire, nous faire abandonner. » A. Bo.

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche - Tarare ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, dimanche 12 mars 2023 260 mots, p. LYON41,LYOE41,VALS41,VILL41,OGML41

Snowboard

Deuxième place pour Trespeuch qui reste en tête de la Coupe du monde

Chloé Trespeuch a pris la deuxième place ce samedi de la première des deux étapes de Coupe du monde disputées ce week-end en Sierra Nevada (Espagne). La skieuse des Monts d’Or est parvenue à se qualifier pour la finale de cette manche de Coupe du monde, contrairement à la semaine précédente où elle était tombée en demi-finale des championnats du monde en Géorgie , ce qui lui avait valu une cinquième place.

C’est plutôt une bonne nouvelle pour la snowboardeuse du Rhône, médaillée olympique d’argent en 2022 , qui ajoute un cinquième podium à son palmarès cette saison. Sauf que la manche a été remportée par la Britannique Charlotte Bankes, déjà victorieuse il y a un mois en Italie et qui est sa dauphine au classement de la Coupe du monde. Chloé Trespeuch n’a donc plus que deux petits points d’avance au classement de la Coupe du monde. L’Américaine Lindsey Jacobellis et la Tchèque Eva Adamczykova ont pris les troisième et quatrième places de cette manche en Sierra Nevada, disputée par beau mais surtout chaud temps, ce qui influe sur la qualité de la neige.

Les skieuses remettent ça ce dimanche puisqu’une deuxième manche est au programme, toujours en Sierra Nevada. L’occasion pour Trespeuch de reprendre un peu d’écart en tête de la Coupe du Monde ? Il restera ensuite trois manches à disputer dans la compétition.

La Nouvelle République du Centre-Ouest
Loir-et-Cher
vendôme, mardi 14 mars 2023 599 mots, p. 16

Pap Ndiaye s’inspireradu collège de Morée

Hier, le ministre de l’Éducation Pap Ndiaye a visité le collège de Morée. L’établissement a présenté son projet de voyage aux Jeux paralympiques 2024.

Alexis Couturier

Tours - Un « beau projet » lié au Jeux paralympiques

C’est entre autres avec cet état d’esprit que le ministre de l’Éducation Pap Ndiaye a souhaité visiter lundi 13 mars le collège de Morée, comme il l’a fait dernièrement au sein d’autres établissements en Savoie, et. Un moyen de prendre la température et avoir de bonnes idées dont je peux ensuite m’inspirer.Haute-Savoie Gironde

À Morée, c’est le projet ParaMorée, repéré par le député local Christophe Marion (Renaissance) qui a été présenté au ministre en détail. L’idée, initiée par le professeur d’EPS Nicolas Boucard : emmener les actuels élèves de 5 du collège de Morée cinq jours aux Jeux paralympiques de Paris 2024.

Un projet parrainé par l’athlète médaillée olympique Marie-Amélie Le Fur, débuté l’année passée, et qui mobilisera toute la scolarité collégienne des élèves concernés avec la découverte de nombreux aspects du handicap. Il implique par ailleurs toute la communauté éducative de l’établissement.

À l’occasion d’un échange organisé dans le gymnase en présence de plusieurs dizaines d’élèves, le ministre a souligné la du choix des Jeux paralympiques.. « pertinence »« Les athlètes paralympiques sont porteurs de valeurs de courage et d’opiniâtreté, plus encore que les athlètes olympiques. C’est un beau projet »

Autre point qui a séduit Pap Ndiaye : cette initiative promeut. « l’école inclusive, l’un des grands chantiers depuis 2005 qui sera renouvelé à partir du printemps avec la  » conférence nationale sur le handicap

Très intéressé par le côté pluridisciplinaire de ParaMorée, le ministre s’est interrogé : Nicolas Boucard n’a pas eu de peine à répondre :  , appuyait le principal Vincent Descloux. « Comment faire travailler des professeurs de français, d’histoire et de mathématiques sur une telle idée ? »« En classe de latin, les élèves travaillent sur l’histoire des Jeux antiques, en classe d’histoire, celle des Jeux modernes. En français, les jeunes étudient des textes qui parlent du handicap, en anglais, la professeur souhaite faire interviewer des athlètes paralympiques… »« La dynamique de projet, c’est l’avenir de l’Éducation nationale, les enseignants ont compris cela »

Déployé au prix d’un énorme investissement de la communauté éducative et avec l’implication de nombreux acteurs associatifs et élus locaux, ce projet qui a même nécessité la création d’une association nommée ParaMorée, nécessite évidemment des moyens. lançait l’un des élèves interrogés par les nombreux élus présents. , rassurait Pap Ndiaye. « Nous avons 96 billets à se procurer,C’est compliqué mais on se débrouille. »« Je vais essayer d’aider un peu »

Ce projet entre en effet dans le cadre du dispositif « Notre école faisons-la ensemble », volet « éducation » du. Il pourra donc bénéficier d’une subvention du fonds d’innovation pédagogique de 150 millions d’euros débloqué par l’Éducation nationale pour l’année scolaire 2022-2023. Un élément qu’on imagine bienvenu dans un contexte où le manque de moyens est souvent cité comme source d’inquiétude importante chez les enseignants. Conseil national de la refondation

Du reste, une délégation départementale de cinq représentants du syndicat FSU s’est déplacée à Morée en ce jour de visite ministérielle. Elle a pu rencontrer un conseiller de Pap Ndiaye pour lui faire part entre autres de ses préoccupations sur les questions de suppressions de poste, des fermetures de classes ou encore. « des charges qui pèsent sur les directeurs d’école »

Des moyens pour l’innovation pédagogique

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche - Tarare ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, mercredi 12 avril 2023 358 mots, p. VILL30,VALS30,LYOE30,OGML30,LYON30

Judo

La médaillée olympique Priscilla Gneto promeut le judo féminin à Lyon

Alexandre BOYER

Multiple championne de France et médaillée de bronze aux Jeux olympiques de Londres en 2012, la judokate Priscilla Gneto est intervenue à Lyon pour une journée des féminines.

La journée des féminines, organisée à la Maison du judo de Lyon et avec comme invitée principale Priscilla Gneto, a été un véritable succès. « Le matin, Priscilla a dirigé un entraînement réservé aux licenciées où 80 filles étaient présentes. L’après-midi, ce sont environ 60 judokates qui ont participé à des ateliers de taïso et de self-défense, puis un nouvel entraînement, ouvert à toutes et auquel 80 Rhodaniennes ont pris part, a permis de clôturer la journée », déclare Alain Valette, président du comité du Rhône de judo.

Victorieuse au mois de février du Grand Slam de Paris, Priscilla Gneto a enchaîné les photos et les dédicaces tout au long de la journée et s’est dite satisfaite de l’événement : « Je trouve l’initiative très belle. Aujourd’hui, ça a été un moment entre filles. Elles ont pu s’exprimer pleinement et surtout avoir des références, donc des personnes en qui se voir et sur qui se projeter pour exceller au judo. En ce qui me concerne, ça m’a permis de sortir de mon quotidien et de voir ce qu’il se faisait ailleurs, surtout que plus jeune, j’ai été à leur place. C’est important de transmettre et de promouvoir le sport féminin ».

À un an des Jeux olympiques de Paris 2024, et avec l’envie de faire partie de l’aventure, la judokate de l’US Orléans est d’abord tournée vers les championnats du monde (7-14 mai au Qatar) : « Dès jeudi, je pars en stage à La Temple-sur-Lot où je vais préparer l’épreuve par équipes mixtes. Au mois d’août, je disputerai le masters de Hongrie, compétition qui réunit les meilleurs combattants de la ranking list mondiale et début novembre, il y aura les championnats d’Europe, à Montpellier ».

Le Monde
Sports, lundi 18 juillet 2022 993 mots, p. 19
Aussi paru dans
16 juillet 2022 - Le Monde (site web)

A Eugene, les femmes sont l’avenir du sprint

Le 100 m féminin a éclipsé le 100 m masculin grâce aux performances des Jamaïcaines Shelly-Ann Fraser-Pryce et Elaine Thompson-Herah

A. H.

Le roi est mort, vive la reine ! Ou plutôt les reines… Le proverbe prend tout son sens dans l’univers de l’athlétisme mondial : le sprint féminin y a pris l’ascendant, tant sur le plan sportif que sur le plan médiatique, sur le sprint masculin depuis la retraite de la superstar jamaïcaine Usain Bolt, il y a cinq ans. A Eugene (Oregon, Etats-Unis), la course la plus excitante des championnats du monde ne sera pas le 100 m hommes – samedi 16 juillet –, mais bien, le lendemain, la ligne droite disputée entre les meilleures sprinteuses du moment.

« C’était déjà le cas à Tokyo. Le 100 m féminin est plus attendu que le 100 m masculin, constate Pierre-Jean Vazel, ex-coach de Christine Arron, toujours recordwoman d’Europe de la distance. Chez les hommes, la hiérarchie est un peu floue. Marcell Jacobs[l’Italien, champion olympique surprise en 2021] est diminué par une blessure. Il n’y a pas de performance extraordinaire. Chez les filles, ça a déjà couru très vite. »

Cette année, douze athlètes sont, en l’occurrence, descendues sous 10 s 90. Trois d’entre elles ont couru en moins de 10 s 80 et, parmi celles-ci – toutes Jamaïcaines –, la favorite Shelly-Ann Fraser-Pryce a déjà amené deux fois le chronomètre sous 10 s 70.

En 2021, pour la première fois, deux sprinteuses de la Jamaïque avaient approché de très près un record que l’on pensait inatteignable, celui détenu, depuis le 16 juillet 1988, par l’Américaine Florence Griffith-Joyner (10 s 49) : Elaine Thompson-Herah, triple championne olympique à Tokyo (sur 100, 200 et relais 4 × 100 m), a couru en 10 s 54, deuxième performance de l’histoire ; Shelly-Ann Fraser-Pryce en 10 s 60.

L’impossible devenu réalisable

« Depuis Bolt, personne n’a repris le flambeau chez les hommes. Les filles font des chronos et le 100 mètresféminin donne envie », relève Muriel Hurtis, médaillée d’or du relais 4 × 100 m aux Mondiaux 2003. « Tous les yeux seront rivés sur les sprinteuses, cet été », appuie la Jamaïcaine Juliet Cuthbert, double vice-championne olympique 1992 du 100 et du 200 m.

Rencontrée la veille du meeting de Paris, le 18 juin, Shelly-Ann Fraser-Pryce, 35 ans, neuf fois championne du monde et huit fois médaillée olympique, ne veut pas se contenter de son immense palmarès et de la place honorifique de troisième femme la plus rapide de tous les temps. « Mon but est juste de dépasser les choses que j’ai faites jusqu’à présent pour courir plus vite. Et je crois vraiment que je peux courir plus vite. C’est ce qui me motive vraiment »,confie-t-elle au Monde. Et d’insister : « Je suis impatiente d’ajouter une autre médaille d’or à mon palmarès. J’ai eu tous ces succès, mais je pense toujours que je suis capable de courir plus vite. »

La « fusée de poche » – elle mesure 1,52 mètre – aurait tort de se cacher. Elle part avec une petite marge sur sa principale rivale, Elaine Thompson-Herah, mais aussi face à une troisième prétendante, Shericka Jackson, qui s’est révélée lors des championnats de Jamaïque en s’imposant sur 100 et 200 m (Fraser-Pryce n’a pas couru en finale).

C’est aussi l’avis de sa compatriote Juliet Cuthbert. « Fraser-Pryce a été très régulière tout au long de l’année. Elle est très forte mentalement. Pour moi, elle est la meilleure. Elle me semble un peu plus puissante. Elle va faire de grandes choses, peut-être est-ce elle qui battra le record du monde cette année », prédit-elle.

Et peut-être dès ce mois de juillet sur la piste du stade Hayward Field, à Eugene, réputée rapide?: c’est là qu’Elaine Thompson-Herah (30 ans), un peu en retrait cette année, s’était rapprochée, le 21 août 2021, à seulement cinq centièmes du record du monde. Cette course a été un déclic, l’impossible est devenu réalisable.

« Avant, les sprinteuses disaient que le record était imprenable, rappelle Pierre-Jean Vazel. L’an passé, le record olympique a été égalé. Là, le record du monde est dans leurs cordes. Shelly-Ann Fraser-Pryce et Elaine Thompson l’affichent clairement. »

Faveurs du public jamaïcain

La compétition promet d’être spectaculaire entre Elaine Thompson-Herah, réputée pour son finish, et Shelly-Ann Fraser-Pryce, qui l’est, à l’inverse, pour ses départs. Mais il ne faudra pas non plus négliger la principale outsider, Shericka Jackson : l’ex-coureuse de 400 mètres a couru en 10 s 76 dans l’épreuve du 100 m et réalisé un tonitruant 21 s 55 sur 200 m, soit la troisième performance de l’histoire.

Juliet Cuthbert pronostique un triplé jamaïcain : « Ce serait formidable et un énorme exploit si les Jamaïcaines pouvaient battre le record sur le sol de leurs rivales américaines. »Plus extravertie, Shelly-Ann Fraser-Pryce rassemble les faveurs du public jamaïcain. « Elle est la plus populaire en raison de sa personnalité,confirme Juliet Cuthbert. Elle est joviale, sourit beaucoup et possède cette longévité au plus haut niveau.?»

Malgré la qualité du spectacle offert par ces grandes dames du sprint, leur niveau de reconnaissance n’est pas encore à la hauteur de celui des grands sprinteurs. « C’est dommage que le sprint féminin ne soit suivi que lorsqu’il y a des performances hors norme », déplore Muriel Hurtis.

« Il y a encore une disparité, regrette Juliet Cuthbert, désormais engagée en politique et actuelle ministre de la santé et du bien-être. Les femmes n’obtiennent pas le même niveau de sponsoring qu’Usain Bolt par exemple, qui en reçoit encore beaucoup, même retraité. »

Un record du monde vieux de presque 35 ans effacé lors d’une finale de championnat du monde serait, à coup sûr, une magnifique publicité pour le sprint féminin. « Si elles battent ce record, j’espère qu’elles auront la reconnaissance qu’elles méritent » , lance la ministre.

Libération
samedi 23 juillet 2022 1060 mots, p. 12,13

SPORTS

Aussi paru dans
22 juillet 2022 - Libération (site web)

TOUR DE FRANCE Les coureuses en pleine ascension

Par JULIEN LECOT

Dimanche, 144 sportives s'élanceront du pied de la tour Eiffel pour le retour de l'épreuve reine du cyclisme. Une compétition de huit jours symbole du long chemin parcouru vers la professionnalisation du vélo féminin.

Elles l'attendaient de longue date. Alors que depuis plus d'un siècle, les hom- mes ont leur rendez-vous bicyclette an- nuel ultra-médiatisé, qui n'a cessé année après année de se structurer et de s'inviter du- rant les chaudes après-midi de juillet sur les écrans des Français, les femmes en étaient boudées. Les coureuses ont bien eu droit à leur tour à elles, variant sous diverses formes entre la fin du XXe siècle et le début des an- nées 2000 dans un anonymat presque total. Mais peu rentable et peu soutenue, la course avait fini par tout bonnement disparaître, sans que personne, à part les premières con- cernées, ne s'en émeuve. Dimanche, cette longue traversée du désert appartiendra définitivement au passé. En lever de rideau de l'arrivée de la grande bou- cle masculine, que le Danois Jonas Vinge- gaard devrait remporter, 144 femmes s'élanceront à vélo du pied de la tour Eiffel avant d'effectuer une douzaine de tours sur les Champs-Elysées. Une première étape hautement symbolique marquant le début d'un Tour de France de huit jours qui amè- nera le peloton jusqu'aux sommets vosgiens, le tout diffusé en simultané dans 190 pays, selon les dires d'Amaury sport organisation (ASO), l'organisateur. Les gros sous sont éga- lement de sortie pour les plus performantes: au total 250 000 euros de primes sont mis en jeu, dont 50 000 euros à la vainqueur du classement général final (contre 2,3 millions de primes chez les hommes et 500000 euros pour le maillot jaune pour un tour de trois semaines).

«On a le sentiment d'être enfin respectées» L'événement marque une nouvelle étape ma- jeure dans le combat mené de longue date par les coureuses pour qu'un vrai statut pro- fessionnel leur soit octroyé et que leur prati- que du sport de haut niveau soit reconnue au même titre que celle de leurs homologues masculins. Lorsque Libération l'avait ren- contrée en 2016, Pauline Ferrand-Prévot, championne ultra-polyvalente titrée mon- dialement aussi bien en vélo de route qu'en VTT, disait les choses ainsi : «Le jour où il y aura à nouveau un Tour de France, ce sera un grand pas pour notre sport.» C'est désormais chose faite. «On a le sentiment d'être enfin respectées, qu'ASO a finalement compris que chez les femmes aussi, il y a une envie, une économie à développer et tout un secteur à séduire, se félicite Marion Clignet, présidente de l'Association française des coureures cyclistes (AFCC), double championne de France (1991 et 1993) et double médaillée olympique sur piste (1996, 2000). Pour toutes les coureuses, le Tour était un rêve. La première question qui revenait, quand on disait qu'on était coureuse de haut niveau, c'était : "Est-ce que tu fais le Tour ?" Maintenant, on peut dire que oui.» Le retour du Tour a avant tout été possible par la professionnalisation progressive du cyclisme féminin ces dernières années. L'Union cycliste internationale (UCI) a instauré en 2020 un salaire minimum, cer- tains droits et un cahier des charges précis et exigeant pour les équipes WorldTeams fémi- nines (la première division mondiale). De 15000 euros annuels début 2020, ce smic des cyclistes est passé à 27 500 euros en 2022, et doit atteindre en 2023 celui des coureurs masculins de deuxième division, soit un peu plus de 32 000 euros. Une révolution dans le milieu. «Je suis clairement née un peu trop tôt. A mon époque, on était pro sans l'être, se remémore Catherine Marsal, championne du monde sur route en 1990. Nos salaires étaient particulièrement bas, quand on avait le luxe d'en avoir, et l'employeur faisait bien ce qu'il voulait de nous. Nous n'avions pas de statut, pas de protections Ça m'est arrivé de ne pas être payée pendant plusieurs mois sans ne rien pouvoir y faire.» Pour Gaël Le Bellec, directeur sportif de Cofidis, cette évolution permet également «aux filles de rêver de faire carrière» : «Quand j'ai commencé à coacher il y a dix ans, il y avait peut-être trois Françaises qui vivaient décemment du cyclisme. Forcément, les adolescentes talentueuses n'envisageaient jamais de devenir pro, contrairement aux garçons. Aujourd'hui c'est autre chose, elles savent que c'est possible et les mentalités commencent à changer.» L'amélioration se traduit aussi au niveau des conditions de travail : la plupart des équipes bénéficient désormais de matériel de qualité, d'un staff médical et les déplacements entre les courses se font dans un certain confort.

«Tout et n'importe quoi» Il reste pour autant encore du chemin à parcourir pour que toutes se rapprochent des standards dont bénéficient leurs homologues masculins. Seules 14 équipes à l'heure actuelles sont classées WorldTeams et sont donc contraintes de respecter le cahier des charges imposé par l'UCI. Pour les autres, les équipes «Continentales» -une petite cinquantaine appartiennent à cette deuxième division mondiale, dont dix seront présentes sur le Tour-, aucun cahier des charges n'est imposé. La rémunération des athlètes dépend donc du bon vouloir des équipes.

«Ça a tendance à laisser la porte ouverte à tout et n'importe quoi, dénonce Marion Clignet. Certaines comme la Cofidis assurent au moins un smic à toutes leurs coureuses. D'autres sont bien moins généreuses, et les filles sont contraintes de travailler parfois quarante heures par semaine à côté de leur sport pour survivre.» «Dans beaucoup d'équipes "Continentales", les filles sont rémunérées en frais de déplacement ou compensations financières ou matérielles, confirme Gaël Le Bellec. Ça risque de surprendre le grand public, mais il y aura bien un tiers du peloton du Tour qui ne sera pas payé ou très peu payé.» Selon le syndicat The Cyclists'Alliance, le nombre de coureuses dites «professionnelles» déclarant ne pas toucher de salaire est paradoxalement passé de 17 à 34 % entre 2018 et 2021.

Pour le directeur sportif de la Cofidis, cette «professionnalisation à deux vitesses» nuit à la concurrence et à l'intérêt sportif: «C'est compliqué de demander à ces filles de faire les mêmes courses, à la même vitesse, que d'autres qui ont une énorme structure autour d'elles et des salaires montant parfois à plusieurs centaines de milliers d'euros par an. Si on regarde sur toute l'année, c'est toujours les 20 mêmes qui se disputent les victoires.» ?

L'Équipe
samedi 16 juillet 2022 398 mots, p. 27

Hassan remet le couvert Triple médaillée olympique à Tokyo, la fondeuse néerlandaise reprend sa course vers les médailles ce soir après une année loin des compétitions.

De notre envoyé spécial

Eugene - Avec six courses, trois médailles - dont deux en or sur 5 000 et 10 000 m, bronze du 1 500 m - et un statut de légende assis aux derniers Jeux Olympiques, Sifan Hassan est passée cette saison à la diète de compétitions. En effet, avant le 8 juillet et un 5 000 m de mise en route au Stumptown Twilight Meet de Portland (victoire en 15'13''41), la Néerlandaise n'avait pas accroché le moindre dossard, récupérant d'une saison 2021 gargantuesque.

« Sifan essaie de prendre les choses lentement afin de ne pas s'épuiser l'année prochaine tout en se préparant pour Paris(2024) », a indiqué son entraîneur Tim Rowberry au site spécialisé Let's Run. « J'ai pris beaucoup de repos et ça a été difficile de repartir, de me concentrer, a-t-elle indiqué de son côté au point presse de l'équipe des Pays-Bas. Les Jeux Olympiques ont été un moment fort. C'était vraiment difficile de se fixer de nouveaux objectifs. Je fuyais la course, je n'avais aucune motivation. Puis, la course à pied a commencé à me manquer. »

"Je ne peux pas m'attendre à être au plus haut niveau. Mais je n'ai aucun regret

Sifan Hassan

Malgré une reprise à peu près dans les temps de ses saisons précédentes et des stages en Namibie et en Éthiopie, l'athlète de 29 ans a pris son temps, faisant une pause pendant le ramadan et manquant notamment le meeting de Ligue de diamant d'Eugene fin mai. Malgré tout, même si elle annonce s'être moins préparée que lors des dernières années, la double championne du monde de Doha en 2019 (1 500 et 10 000 m) ne devrait pas être là pour faire de la figuration, elle qui avait rejoint le Nike Oregon Project d'Alberto Salazar ici même en 2016.

Un temps inscrite sur les trois distances (en ajoutant le 1 500 m), elle s'est recentrée sur le 10 000 m (aujourd'hui, à 21 h 20 heure française) et le 5 000 m dont les séries s'élanceront (à 1 h 25, le 21 juillet). « Je ne peux pas m'attendre à être au plus haut niveau. Mais je n'ai aucun regret et je suis vraiment contente de ce que je ressens maintenant. » R. Do.

Ouest-France
Fontenay, Luçon ; Les Sables d'Olonne ; Challans, Saint-Gilles-Croix-de-Vie ; Les Herbiers, Montaigu ; La Roche-sur-Yon
Sports - Vendée, jeudi 20 avril 2023 1331 mots, p. OF Fontenay-Le-Comte Luçon_20

Mamans et sportives, elles trouvent leur équilibre

Virginie BACHELIER.

Dossier. Athlète, handballeuse ou basketteuses, cinq Vendéennes guidées par leur passion témoignent de leur vie à 100 à l’heure, entre les terrains amateurs et leur vie de famille.

Dimanche dernier, Justine Jolly a refermé le livre de plus de deux décennies passées sur les terrains de basket. À 34 ans, la meneuse du Smash (Nationale 3) a disputé son dernier match. Avec émotion, mais sans regrets.

Des regrets, elle en aurait peut-être eu si elle avait rangé définitivement son sac de sport quelques années auparavant, au retour d’une de ses deux grossesses. Mais la maman de Léana et Pablo, respectivement 11 et 5 ans bientôt, a réussi le pari de revenir à chaque fois à la compétition.  Les gens nous mettent dans la tête que l’arrivée d’un enfant, c’est compliqué, qu’on ne pourra pas revenir. Mais c’est possible, à partir du moment où on est prête à faire ce qu’il faut faire », retient-elle de cette aventure. Une question de volonté, mais pas que, pour les sportives du monde amateur.

La grossesse et la reprise, parcours souvent solitaire

Comme dans le sport professionnel, où la maternité est enfin un sujet, la grossesse et le post-partum sont des étapes importantes, pour lesquelles il n’existe pas encore de réel « cadre ».  L’inconvénient du sport amateur, même quand il est en compétition, c’est qu’on n’est pas accompagné par du personnel type kinés », distingue Justine Jolly. Si certaines sportives pros – mais pas toutes, en fonction des moyens mis par les clubs ou les fédérations – peuvent désormais avoir accès à un staff médical pour un suivi adapté, beaucoup de joueuses se débrouillent comme elles peuvent.

 Si on ne demande pas d’aide, on est seule », reconnaît Julie Soulard. À 29 ans, la handballeuse de La Roche (Nationale 1) est la maman d’un garçon de 2 ans. Ayant eu le feu vert du personnel médical pour une reprise du sport quelques mois après avoir accouché, la jeune femme a vite retrouvé son cardio. Mais pas un corps aussi résistant qu’avant.  Tout ce qui était impact, contact, ça a été vraiment très dur. Il a bien fallu cinq mois,rembobine-t-elle. Le plus compliqué, c’est de prendre conscience que tout ne va pas revenir comme ça. Qu’il faut du temps, que ça va se faire au fur et à mesure. »

 On perd quand même en muscles, en endurance », rappelle Valérie Dupouey. Pendant sa grossesse, l’athlète de l’OVA Les Sables, médecin généraliste, souriait quand elle voyait les plans de reprise préconisant des séances alternant une minute de course et une minute de marche.  Mais en fait, c’était bien suffisant », s’est-elle rendu compte après la naissance d’Agathe, en 2020. Pour retrouver son niveau,  il faut prendre son temps. Effacer les référentiels d’avant ».C’est encore plus vrai en course à pied.  C’est ingrat, on perd très vite. 

« S’entraîner, c’est rogner sur autre chose »

Pour espérer performer de nouveau, il faut alors s’entraîner régulièrement. Encore faut-il le pouvoir.  S’entraîner, c’est rogner sur autre chose : soit sur du temps avec son enfant, soit sur son temps de sommeil », poursuit Valérie Dupouey, qui optimise désormais le créneau entre midi et deux. Plusieurs licenciées de son club se sont organisées pour prendre la même baby-sitter durant l’entraînement, leur permettant d’aller faire leurs séances.

Parfois, c’est l’entourage qui prend le relais.  Le soir, on a la chance d’avoir les familles proches. Elles me le gardent pendant l’entraînement », explique Julie Soulard, pédicure podologue, dont le conjoint est également handballeur, à Nantes. Quand ses parents ou beaux-parents ne sont pas là, elle emmène alors son petit garçon à l’entraînement, où un membre du club se rend toujours disponible pour s’en occuper le temps de la séance.  À La Roche-sur-Yon, on est un club familial, ça se ressent vraiment. Ça fait une pression en moins dans cette vie à 100 à l’heure », apprécie-t-elle.

 Je remercie mon conjoint,glisse pour sa part la basketteuse de Riez/Vie, Kelly Paquet. Forcément, quand je ne suis pas là, c’est lui qui gère. Ça prend pas mal de temps : les trois entraînements par semaine, le dimanche où je ne suis pas là de la journée… » Infirmière en horaires décalés, la jeune trentenaire a bien conscience qu’il y a  quand même une fatigue qui se cumule  chez ces femmes qui jonglent entre leur vie familiale, le travail et le sport.

Après une saison intense en Nationale 3, la maman de Mahé, 2 ans, va s’accorder une pause. Elle reportera le maillot de son club de cœur, à l’avenir. Parce que le plaisir de la compétition est toujours là. Celui aussi de passer de bons moments avec ses coéquipières, à qui elle a montré qu’elles pourront également être mère et joueuse si elles le souhaitent, un jour.

Car s’il y a autant de papas compétiteurs, il n’y a pas de raison que les mamans soient laissées sur la touche. À condition qu’elles se l’autorisent elles-mêmes.  Au début, ça a été un peu compliqué d’arriver à me décider de prendre ce temps-là pour moi. Je pense qu’on s’auto-bloque », analyse désormais Valérie Dupouey, qui a eu le déclic de la reprise en visionnant un reportage sur Charline Picon, maman et médaillée olympique en planche à voile.

« Elle me dit qu’elle est fière de moi »

Valérie Dupouey sélectionne désormais les temps forts de sa saison. En décembre dernier, elle a battu son record sur marathon, à Valence. Un joli chrono de 2 h 50’54’’, acquis après une parenthèse prépa de trois mois. De temps en temps, sa petite Agathe l’accompagne au stade. À bientôt 3 ans, elle est de toute façon baignée dans l’athlétisme, avec un papa lanceur de javelot.

La fille de Mariame Dia vient quant à elle voir sa mère jouer au basket le week-end, au Smash (Nationale 3). Parfois avec une pancarte en carton, sur laquelle elle a écrit « Allez maman ! ».  Elle me dit qu’elle est fière de moi, ça fait plaisir », reconnaît la basketteuse de 44 ans, qui avait dû gérer seule sa grossesse et sa reprise, il y a onze ans, alors qu’elle évoluait en Ligue 2, à Pau.  J’ai eu de la chance », dit-elle en repensant à son retour comme titulaire, en forme, trois mois après avoir accouché, à une époque où la maternité était taboue dans le sport de haut niveau, et mal vue dans les clubs professionnels.

Désormais en âge de comprendre ce par quoi est passée sa maman, la fille de Mariame Dia a un bel exemple d’abnégation sous les yeux.  On a une force supplémentaire, parce qu’on n’est pas toute seule. On se bat deux fois plus , considère l’ancienne joueuse de La Roche VBC, chez qui les années semblent ne pas avoir d’emprise. Sa coéquipière du Smash, Justine Jolly, a elle aussi bien conscience de ce qu’elle a prouvé à sa fille Léana.  Je suis fière de lui montrer qu’on est libre, et qu’on peut faire pas mal de choses si on en a l’envie, même si la société nous montre parfois un modèle où la femme peut devoir se passer de certaines choses parce qu’il y a la famille. 

Maintenant que ses baskets sont rangées pour de bon, la jeune femme sait qu’elle va passer plus de temps avec ses enfants. Pour elle, c’est le bon moment.  Ce n’est pas un sacrifice, mais une envie de profiter d’autre chose. J’ai beaucoup loupé de premiers concours d’équitation, de fêtes de l’école le dimanche…  Ces fragments de vie, Justine Jolly va désormais les apprécier le cœur léger. D’avoir été, auparavant, au bout de ses envies de basketteuse.

L'Équipe
mardi 25 juillet 2023 549 mots, p. 27

Le conflit Russie-Ukraine bascule sur les pistes Quatre tireurs russes ont obtenu leur place pour ces Championnats du monde. Mais deux d'entre eux ont vu le tirage au sort leur attribuer des adversaires ukrainiens, qui refusaient jusque-là de les affronter.

de notre envoyé spécial

MILAN - Les Championnats d'Europe, le mois dernier, avaient marqué le retour des escrimeurs russes sur les pistes, sous bannière neutre, et aucun d'entre eux n'avait pu y briller. C'est que les restrictions édictées par le Comité international olympique, notamment sur leur appartenance à l'armée ou leur éventuel soutien à leurs troupes dans le conflit avec l'Ukraine, avaient écarté d'office bon nombre d'entre eux, dont toutes les têtes d'affiche. Pour les Mondiaux, déterminants dans la course à la qualification olympique, il semblerait que certaines d'entre elles aient voulu faire leur retour : selon le site Inside The Games, Sofia Pozdniakova, championne olympique au sabre à Tokyo il y a deux ans, et fille de Stanislas, ancien sabreur et actuel président du Comité olympique russe, a été retoquée au dernier moment.

Seuls sept Russes ont donc pu tirer à Milan, et les qualifications, lancées samedi, ont déjà été fatales à trois d'entre eux. C'est que leur contingent était jeune et inexpérimenté. Deux épéistes, Vadim Anokhin et Iana Bekmurzova, une sabreuse, Anna Smirnova, et une fleurettiste, Leyla Pirieva, tireront donc les épreuves individuelles à partir d'aujourd'hui, sans réel espoir de médaille, même pour Anokhin, qui a déjà connu des podiums en Coupe du monde, tant ils manquent de repères sur la scène internationale depuis plus d'un an qu'ils en ont été bannis.

L'histoire aurait pu s'arrêter là, mais le tirage au sort du tableau principal en a décidé autrement. Les tireurs ukrainiens, qui, aux Championnats d'Europe, avaient refusé de s'engager à cause de la présence des Russes, s'étaient inscrits aux Championnats du monde cette fois-ci, tant ils sont déterminants pour accéder à Paris 2024. Ils pouvaient aussi espérer que les Russes disparaissent dès les qualifications, ou les éviter au maximum dans la compétition principale. Las, deux combats Russie-Ukraine ont surgi des machines dès le premier tour, pour l'épéiste Igor Reizlin, contre Anokhin, demain, et pour la sabreuse Olga Kharlan, contre Smirnova.

L'option de la blessure diplomatique

Kharlan, multiple médaillée olympique et mondiale, avait été l'une des plus déterminées opposantes au retour des Russes à la compétition, lorsqu'il avait été voté par la Fédération internationale en mars. Elle a infléchi sa position depuis, expliquant il y a deux semaines à l'Agence France-Presse que le boycott des compétitions auxquelles participent les Russes n'était pas la bonne solution, et prenant en exemple les joueurs de tennis, qui jouent leurs matches contre eux.

Se présentera-t-elle sur la piste face à Smirnova dans quarante-huit heures ? Cela ne dépend peut-être pas que d'elle-même, car son gouvernement, qui a poussé jusque-là pour le boycott, peut peser sur sa décision. Dans la grande halle de Milan où se terminaient les qualifications hier, les observateurs imaginaient plutôt les Ukrainiens opter pour la blessure diplomatique, juste avant leur match, car un refus de tirer manifesté sur la piste entraînerait une disqualification et annulerait les points olympiques qu'une défaite au premier tour peut donner. À moins que la ligne Kharlan, tirer car « c'est une façon de se battre, tu es un combattant à ta manière » , ne s'impose. A. Bo.

CHARENTE LIBRE
Sports, samedi 13 mai 2023 - 04:00 421 mots, p. 34
Aussi paru dans
13 mai 2023 - Le Bien Public Centre Presse Aveyron L'Est Républicain Le Progrès (Lyon) Le Journal de Saône et Loire

Judo (mondiaux)

La revenante Audrey Tcheuméo se pare d’argent

Incapable de s’exprimer en finale à cause de crampes aux mains, Audrey Tcheuméo, revenue à son meilleur niveau après un long trou noir, a dû se satisfaire de la médaille d’argent des -78kg, vendredi aux Championnats du monde de judo de Doha.

Tcheuméo, 33ans, s’est inclinée par ippon en finale face à l’Israélienne Inbar Lanir, 7e mondiale.

«Je n’arrivais pas à attraper le kimono! Je ne pouvais rien faire!»,

a-t-elle regretté.

La double médaillée olympique, qui n’avait plus participé aux Mondiaux depuis 2018, apporte à la délégation française une cinquième médaille depuis le début de ces Mondiaux.

«C’était assez difficile mais je suis quand même fière de moi»,

a-t-elle ajouté.

«Ça fait cinq ans que je n’ai pas fait les Monde, là, je reviens avec une médaille mondiale donc ça fait plaisir, et l’année prochaine j’espère que je serai championne olympique à la maison.»

Exemptée de premier tour, la Française a démarré sa journée par un combat un peu poussif contre la Colombienne Brenda Olaya avant de monter en puissance.

Au troisième tour, la native de Bondy a ipponisé la Bélarusse Darya Kantsavaya en à peine vingt secondes. Elle s’est montrée ensuite impressionnante en quart de finale contre la championne olympique japonaise Shori Hamada.

«C’est frustrant parce que clairement

(Lanir)

est forte mais j’ai battu plus forte avant, c’est ça qui me met les boules»

, a-t-elle réagi après avoir reçu le soutien en zone mixte de ses coéquipières en équipe de France.

Même si elle s’est montrée extrêmement déçue de sa défaite en finale, Tcheuméo se replace à point nommé dans la course aux JO-2024 après un trou noir de plusieurs années.

Championne du monde en 2011, médaillée de bronze olympique à Londres l’année d’après, puis d’argent aux Jeux de Rio, la doyenne des Bleues revient de loin après avoir connu une longue période de doutes.

Reléguée au rang de N.2 française par l’émergence de Madeleine Malonga dans sa catégorie des -78kg, elle avait notamment été privée des JO de Tokyo en 2021.

Mais depuis quelques mois, elle semble renaître.

«Quand je regarde le chemin parcouru, très peu de gens pensaient que je pourrais revenir à mon niveau et là, j’ai prouvé que je pouvais être parmi les meilleures mondiales»

, s’est-elle félicitée.

«Regardez, on dirait que j’ai 20ans!»

, a-t-elle souri.

Le Progrès (Lyon)
Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Est Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône
Actu | lyon et région, dimanche 23 avril 2023 189 mots, p. LYON17,OGML17,LYOE17,VALS17

Rillieux-la-Pape

Champion de France d’escrime artistique avec Carlos Bravo et Stéphane Devaud

C’était en février à Cenon, près de Bordeaux. Le trio Carlos Bravo, Stéphane Devaud et Jorge Loca, remportait le championnat de France d’escrime artistique. Une nouvelle preuve de la vigueur de l’association CLAIR Escrime artistique de Rillieux-la-Pape dont les trois sportifs sont les emblématiques représentants.

« Le club n’a cessé de grandir et de former des athlètes au plus haut niveau, dont six jeunes sélectionnés en équipe de France et Manon Brunet médaillée olympique au sabre », rappelle le maître d’armes Carlos Bravo, fondateur.

Depuis sa création en 1991, la structure abrite la compagnie Scaramouche dont Carlos Bravo est le directeur artistique. Elle a initié quantité d’acteurs, de comédiens ou de passionnés d’escrime de spectacle, dans la région lyonnaise en France et en Europe.

« Nous avons en projet la création d’une école professionnelle parce qu’il y a de plus en plus de compagnies qui utilisent l’escrime artistique pour faire des spectacles », annonce le passionné d’escrime - son père, son grand-père et son arrière-grand-père étaient maîtres d’armes.

Sud Ouest - Bordeaux Agglo
Bordeaux rive gauche, vendredi 28 avril 2023 299 mots, p. 22

La fine fleur de l’escrime féminine en compétition dans la commune

Talence

Samedi dernier, la salle Coubertin à Talence accueillait le 3e circuit national épée dames organisé par le club de Gradignan Talence Escrime. Cent-vingt-cinq participantes avaient fait le déplacement, de toute la France, pour montrer leur meilleur niveau et gagner.

Le gratin de l’escrime français était notamment présent lors de cette compétition avec de nombreuses tireuses faisant ou ayant fait partie de l’équipe de France et d’autres escrimeuses de haut niveau essayant de se faire remarquer. Des tireuses internationales étaient aussi invitées, dont certaines qui font partie du top 20 mondial. «Elles ne sont pas pour les championnats de France mais pour se jauger et se préparer en vue des futures compétitions et potentiellement des Jeux Olympiques 2024», précise Julia Domareff, maître d’armes du club.

Il y avait aussi du beau monde dans le public avec la quadruple championne du monde et double médaillée olympique Maureen Nisima, venue superviser et observer la compétition.

Ce dernier circuit était extrêmement important car il représentait la dernière chance de qualification pour les championnats de France qui auront lieu le week-end des 3 et 4juin à Châlons-en-Champagne.

Après une longue journée de compétition marquée par des touches, des esquives et de nombreux cris, c’est Joséphine Andre Coquin de Paris UC qui s’est imposée devant Alice Conrad de l’E3F Thionvil. Deux tireuses se sont partagé la troisième marche du podium: Sara Fernandez-Calleja de Saint-Gratien et Jade Sersot de l’E3F Thionvil.

Malheureusement, pas de Talençaise au plus haut du classement. Julia Domareff l’explique: «On est un club formateur, on a de très bons éléments en jeunes mais après s’être formés, ils finissent par partir ailleurs.»

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche - Tarare ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, lundi 6 mars 2023 108 mots, p. VILL39,LYOE39,LYON39,OGML39,VALS39

Escrime - Sabre

Manon Apithy-Brunet en or à Athènes avec les Bleues

Au lendemain de sa troisième place en individuelle à la manche de Coupe du monde d’Athènes , Manon Apithy-Brunet a conclu en beauté son week-end en Grèce. La double médaillée olympique (3e en individuel ; 2e par équipes) et les Bleues (Balzer, Rifkiss, Queroli) ont remporté le tournoi par équipes en s’imposant largement en finale (45-29) face à la Corée du Sud.

Arrivée en plein doute après son élimination au 1er tour à la manche de Tachkent, la sabreuse de Rillieux-la-Pape s’est relancée sans attendre grâce à ces deux podiums en deux jours à Athènes.

Aujourd'hui en France
Edition Principale
_Paris 2024, lundi 10 juillet 2023 662 mots, p. AUJM19

À Marseille, le site de voile réserve bien des surprises

Un premier jour de test et déjà une certitude : les conditions seront changeantes et donc compliquées pour les concurrents en 2024.

Sandrine Lefèvre Envoyée Spéciale À Marseille (bouches-Du-Rhône)

Le site marseillais choisi pour les épreuves de voile des Jeux olympiques 2024 sera splendide - avec pour les concurrents une vue incroyable sur Notre-Dame-de-la-Garde et la Corniche - mais les conditions seront difficiles. Trois des dix manches prévues lors de la première journée du test event, ce dimanche, n'ont pas pu se tenir en raison des conditions de vent dans certains ronds de course (une habitude en voile où le programme prévoit des journées de réserve).

« C'est très varié ici, on peut avoir des journées de vent assez mou, des journées de mistral, des journées de vent d'est fort, souligne Jérémie Mion (470), qui s'entraîne la plupart de l'année sur le site. Il faut se préparer à toutes les conditions. »

« C'est quasiment imprévisible »

« L'intensité variait aujourd'hui (ce dimanche) entre 2 et 12 noeuds, c'est quelque chose d'habituel en été mais ce sont des conditions encore différentes de celles qu'on a en mars ou en juin. Il faudra s'attendre à ça lors des JO, même s'il y aura aussi des journées plus calées avec du mistral ou du vent d'est », estime sa coéquipière Camille Lecointre, double médaillée olympique.

« C'est un plan d'eau méditerranéen très impacté par l'affluence du soleil, qui par des effets thermiques perturbe l'écoulement du vent. C'est quasiment imprévisible dans le détail, analyse pour sa part Jean-Baptiste Bernaz (laser). Des experts travaillent dessus, on récupère un maximum de données aux entraînements, mais la réalité c'est qu'il faut être très ouvert car la situation peut évoluer très vite. Le vent n'est pas une science exacte, et la ville est un gros point de chaleur qui perturbe les écoulements, le Frioul (un archipel proche de la côte) n'est pas lisse, et le vent se faufile, la vallée du Rhône nous donne aussi un flux. C'est un endroit très particulier, qu'il faut apprivoiser. »

« Un plan d'eau agressif »

C'est pour cela que, comme d'autres skippeurs tricolores, Jean-Baptiste Bernaz a décidé de s'installer à Marseille. « Il faut passer du temps sur ce plan d'eau, assez agressif, pour s'y sentir à la maison, sinon tu as l'impression de te faire violenter tout le temps par les changements, le mistral, les vagues croisées. On n'a aucune chance de prévoir le temps qu'il fera l'année prochaine ici, alors on essaie de passer un maximum de temps pour étudier tous les scénarios. »

Depuis un an, celui qui participera certainement à ses 5 es Jeux olympiques multiplie donc les sorties, dans cette rade sud de Marseille où, grâce aux travaux d'aménagement, l'équipe de France dispose désormais d'un vrai pôle d'entraînement. « Je voulais me sentir à la maison sur l'eau et sur la terre, j'ai vendu mon appartement de Cannes et acheté à Marseille. C'est important de savoir où sont les points de ressources, les bons kinés, les bons ostéopathes. Même si la Fédération met tout en place, j'avais ce besoin de me créer un réseau. »

Régulièrement, des délégations étrangères viennent aussi découvrir le plan d'eau. « Ce qui est compliqué dans notre sport, c'est que, pour se jauger tactiquement, on a besoin de travailler en groupe, mais sans dévoiler nos secrets. Les grosses nations finiront par connaître également ce plan d'eau, beaucoup de moyens sont mis, mais nous, on a cette chance d'y être à la maison. »

Si la baie est accessible à tous, la marina du Roucas-Blanc, dont une partie est encore en chantier, est exclusivement réservée aux Français. « On essaie de ne pas leur mener la vie facile, sourit Jean-Baptiste. Les étrangers sont répartis dans des clubs autour qui leur font payer un droit d'accès. C'est aussi ça le petit avantage de faire les Jeux à la maison ! »

La Voix du Nord
Boulogne
mercredi 12 avril 2023 204 mots, p. 8201

Sept cents élèves de maternelle et primaire s'initient à l'olympisme

Boulogne-sur-Mer. Frédéric Cuvillier, maire, accompagné d'Anne Lelan, adjointe aux sports, est venu à la salle des sports du Chemin-Vert pour rendre visite aux jeunes Boulonnais participant à une animation dans le cadre de la labellisation de Boulogne Terre de Jeux.

des luttes du monde entier

David Legrand, éducateur responsable du club de lutte local, a fait voyager les enfantsà travers toutes les formes de lutte (africaine, asiatique, européenne, japonaise...). Les groupes d'enfants ont évolué sur les tapis olympiques récemment installés dans la salle. Septcentsélèves ont participé à cette semaine olympique. Lionel Bastide, conseiller pédagogique, a géré le projet olympique boulonnais concernant 36 classes de maternelle et primaire de la ville, avec l'encadrement des moniteurs et éducateurs sportifs du secteur. La flamme olympique a mis à l'honneur la Boulonnaise Lise Legrand, médaillée olympique de lutte en 2004. Anne Lelan a promis des événements d'envergure pour Paris 2024, histoire de faire découvrir les différentes structures sportives boulonnaises, puis mettre en valeur l'accueil des délégations étrangères qui ne vont pas manquer de prévoir des pôles d'entraînements dans les équipements de la ville. L'équipe de France féminine de lutte a déjà retenu les dojos boulonnais.DANIEL BODART (CLP)

L'Équipe
vendredi 18 août 2023 685 mots, p. 26

Proche du tour parfait Cassandre Beaugrand, battue à l'emballage par Beth Potter, a tout de même réussi son test-event. Preuve que la Française peut aussi briller sur le format olympique.

Romain Donneux

Stéphanie Déanaz aurait bien aimé avoir une baguette magique, hier, dans les rues de Paris, pour se téléporter dans la dernière portion du circuit. La responsable de l'équipe de France, qui a biberonné Cassandre Beaugrand à Montpellier pendant de longues années, se serait bien vue encourager la Française lors de l'emballage final face à la Britannique Beth Potter, comme elle le faisait à l'époque lors de séances à la mort, où Beaugrand, allongée par terre, n'en pouvait plus mais repartait quand même. « Je sais qu'elle a un très bon finish et là, je ne l'ai pas sentie spécialement éprouvée, lâchait Déanaz. Et je sais que parfois, pour l'avoir beaucoup entraînée, elle croit ne pas pouvoir en remettre mais il y en a encore. »

À écouter Beaugrand, il n'en restait tout de même pas beaucoup dans le réservoir, comme elle l'expliquait à son ex-entraîneuse, libérée de tous ses impératifs protocolaires, quasiment une heure après la course. « Je ne pouvais plus, jurait la leader des Bleues. Je ne suis pas bien dans mon corps. »

Cela faisait pourtant un moment qu'elle avait déboulé sur le pont Alexandre III, épicentre d'un triathlon noté, dans la foulée, cinq étoiles sur TripAdvisor. En un peu moins de deux heures, sous un soleil aussi beau que le polo doré et siglé Paris 2024 de Tony Estanguet, spectateur omniprésent, Beaugrand a répondu présent.

Dans une eau « propre » jusqu'à preuve du contraire, la récente championne du monde de sprint a su jouer avec le courant pour sortir dans le bon groupe avec sa jeune coéquipière Emma Lombardi sur le porte-bagages.

"Ce n'était que musculaire. À la fin, mes jambes m'ont lâchée, je ne pouvais plus rien faire, j'ai eu du mal à finir cette dernière ligne droite

Cassandre Beaugrand, 2e du test-event

Le ronronnement d'un peloton d'une vingtaine de filles ne l'a pas endormi et c'est à pied qu'elle a mis en marche ses grands compas. Très vite esseulée en tête (« j'étais juste sur mon rythme, je n'ai pas cherché à me détacher »), elle voyait revenir des copines de balade, avec les Allemandes Lisa Tertsch et Laura Lindemann, la Britannique Potter et la jeune Lombardi, toujours là malgré une expérience infime (21 ans, finalement 4e).

« Mon objectif était de rester accrochée à la tête de course, de me relâcher le plus possible, expliquait-elle. Je voyais que ça commençait à accélérer, j'ai serré les dents car je ne voulais pas qu'elles voient que j'avais mal. Ce n'était que musculaire. À la fin, mes jambes m'ont lâchée, je ne pouvais plus rien faire, j'ai eu du mal à finir cette dernière ligne droite. »

Comme elle le révéla après, la Française n'avait pas passé une bonne nuit et n'avait rien avalé le matin, tout ça sans même avoir testé l'eau de la Seine la veille. On était plus sur un état fébrile lié aux enjeux et aux grosses attentes, pour une athlète de 26 ans, désignée depuis toute jeune comme une médaillée olympique en puissance. « Cassandre savait qu'elle était attendue, ça l'a un peu perturbée, forcément, avouait Déanaz. Mais elle fait preuve de plus de régularité cette année, c'est un point très positif. Je l'attendais sur cette épreuve où elle allait être attendue. Le format olympique(1,5 km de natation, 40 km de vélo, 10 km de course à pied), elle l'a dans les jambes, j'en suis certaine. Maintenant, il faut qu'elle l'ait dans la tête. »« Ça me tenait à coeur parce que je sais que peu de personnes croyaient en moi sur cette distance, prolongeait Beaugrand, habituée aux lauriers sur des formats sprint. Ça reste du triathlon, je sais ce que je vaux à l'entraînement. Aujourd'hui (hier), je n'ai peut-être pas gagné mais je me suis prouvé de belles choses. »

Numéro un mondiale ce matin (le test-event compte pour le classement WTCS) et détentrice d'un ticket pour les Jeux Olympiques, Beaugrand s'est installée parmi les grandes. Et la magie n'y est pour rien.

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche - Tarare ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, vendredi 28 avril 2023 124 mots, p. LYOE36,OGML36,VILL36,VALS36,LYON36

Escrime

Manon Apithy Brunet en quête de régularité à Séoul

Après une pause d’un mois et demi, le circuit mondial de sabre féminin reprend ce samedi avec le Grand-Prix de Séoul qui marque le lancement du chemin de qualification pour les JO de Paris. Frustrée par des résultats en dents de scie cette saison (2e à Orléans, 5e à Tunis, 34e à Tachkent, 3e à Athènes, 33e à Sint-Niklaas), Manon Apithy Brunet (n° 12 mondiale) va tenter de retrouver le chemin du podium. Une étape importante pour la sabreuse lyonnaise, double médaillée olympique (3e en individuelle ; 2e  par équipes), avant les championnats d’Europe (25 au 30 juin Cracovie) et les Mondiaux (22 au 25 juillet à Milan).

Le Parisien
Val de Marne
Près de chez vous, jeudi 13 avril 2023 378 mots, p. VDMA34

94|Villejuif La championne olympique est venue dans le quartier Pasteur pour visiter l'équipement.

Lucie Décosse a inauguré la Maison des arts martiaux

L'équipement, situé dans le quartier Pasteur, comprend un dojo de 170 m2 et permettra aux clubs d'avoir une aire de combat dédiée et de désengorger un gymnase voisin.

Marine Legrand

Lucie Décosse enchaîne les autographes et photos avec les enfants en kimono. Ce mercredi après-midi à Villejuif, la star c'est elle. La médaillée olympique et championne du monde de judo est venue inaugurer la Maison des arts martiaux au 43, rue Pasteur, « le quartier de mon enfance, juste à côté de la rue Henri-Barbusse où ma famille habitait ».

La jeune maman, qui vit désormais à Thiais, a impressionné les judokas villejuifois avec son palmarès : « Championne du monde de judo en 2005, 2010 et 2011, quatre fois championne d'Europe, vice-championne olympique à Pékin et enfin, championne olympique à Londres », énumère la commune.

Aussi, lorsque est né le projet de créer une Maison des arts martiaux à Villejuif, le nom de Lucie Décosse pour la baptiser « s'est imposé comme une forme d'évidence, confie Pierre Garzon (PCF), le maire. Elle incarne la plus haute distinction sportive et elle est une enfant du quartier. » L'élu espère que son parcours inspirera les nombreux jeunes qui fréquentent les lieux depuis désormais trois semaines : « Les champions de demain sont les enfants d'aujourd'hui. Et il faut se rappeler que tous les succès sont importants, du plus petit au plus grand. »

« Que de bonnes énergies dans ce dojo »

L'équipement de 624 m 2 apporte aussi un nouveau souffle localement. Son dojo dédié de 170 m 2 « renforcera les capacités d'accueil et de développement des nombreuses associations sportives et notamment des clubs d'arts martiaux. Il permettra de désengorger la salle du complexe sportif Guy-Boniface et de développer la pratique des arts martiaux auprès des scolaires et collégiens ».

« Que de bonnes énergies dans ce nouveau dojo », rédige Lucie Décosse sur l'un de ses autographes auprès d'un tout jeune judoka. « C'est beaucoup d'honneur, de joie et d'émotion d'inaugurer un tel lieu ».

Le montant des travaux s'élève à 1 238 790 €, dont 100 000 € ont été financés par la région Île-de-France.

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche - Tarare ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, dimanche 5 mars 2023 263 mots, p. OGML42,VALS42,LYON42,VILL42,LYOE42

Escrime - Sabre

En bronze à Athènes, Manon Apithy-Brunet remet les pendules à l’heure

B.S.

Son élimination à la manche de Coupe du monde de Tashkent le mois dernier en tableau de 64 était bien un accident. Manon Apithy-Brunet a remis les pendules à l’heure ce samedi lors de l’étape d’Athènes en décrochant la médaille de bronze. La double médaillée olympique aux JO de Tokyo 2021 (3e en individuel et 2e  par équipes) a été battue en demi-finale par la jeune Hongroise Sugar Katinka Battai (19 ans) assez nettement (15-9), mais ce podium lui suffit pour le moment : « J’ai perdu contre plus forte que moi mais je progresse », a expliqué la sabreuse de Rillieux-la-Pape.

« Je me suis remise en question »

« En allant à Tashkent, je sentais que c’était compliqué, j’avais beaucoup de doutes, ajoute-t-elle. Le résultat a été rude. Mais au final, ça m’a fait du bien de prendre une claque. Je me suis remise en question. J’ai changé complètement ma façon de m’entraîner sur les conseils de mon coach (Christian Bauer). Et aujourd’hui, j’étais dans le juste. Je compte bien continuer à utiliser ces progrès lors de chaque manche de Coupe du monde pour franchir des petits caps jusqu’aux JO de Paris. »

Elle enchaînera le 18 mars avec l’étape de Sint-Niklaas (Belgique) avant le lancement de la qualification olympique au Grand Prix de Séoul le 28 avril.

Ouest-France
Ancenis
Ancenis et sa région, mardi 30 mai 2023 736 mots, p. OF Ancenis_11

Une délégation à Ancenis ? Les jeux restent à faire

Basile CAILLAUD.

Retenue comme centre de préparation aux Jeux olympiques et paralympiques 2024, la Ville donne un «  dernier coup de collier » en vue d’attirer une délégation d’athlètes ou de triathlètes.

L’opération séduction se poursuit. Mais pour l’heure, elle n’a pas encore porté ses fruits.

Depuis octobre 2021 et l’obtention du tant désiré titre de Centre de préparation (CPJ) pour les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, la Ville d’Ancenis-Saint-Géréon cherche à attirer dans ses filets une délégation de sportifs qui participeront aux JO et qui auront besoin d’un camp de base et d’entraînement avant et entre les épreuves. À Ancenis, deux disciplines, olympique et paralympique, peuvent être accueillies : l’athlétisme et le triathlon.

Les semaines, les mois passent. Aucun pays n’a pour l’heure officiellement sélectionné l’offre de la ville des bords de Loire. « Il y a eu des contacts, des touches. Mais pour l’instant, rien », signale l’adjoint au maire ancenien en charge des sports, Florent Caillet. Pas démotivé pour autant. Au contraire. « On veut tout faire pour tenter d’attirer une délégation. On va mettre un dernier coup de collier pour ne rien regretter », lance l’élu selon qui « tout devrait se jouer dans les semaines qui viennent ».

« On ne sait jamais, avec le bouche-à-oreille… »

Comment tirer son épingle du jeu ? « Avec ce qu’on voit, ce qu’on entend autour de nous, on se rend compte que tout est une question de réseaux, de connaissances, poursuit Florent Caillet. Donc on va activer tous les nôtres, de réseaux. »

Prenez André Giraud, président de la Fédération française d’athlétisme : en septembre 2021, lors de l’inauguration de la nouvelle piste d’athlétisme d’Ancenis-Saint-Géréon, ce dernier « nous avait promis qu’il pousserait et soutiendrait notre candidature, rappelle l’adjoint aux sports. On lui a envoyé un courrier pour lui rappeler son engagement et on a mis en copie Marie-José Pérec ».La triple médaillée olympique avait, elle aussi, fait le déplacement à Ancenis en septembre 2021 pour l’inauguration de la piste. « On ne sait jamais, avec le bouche-à-oreille… »

Réseautage et voisinage

Ah, le réseautage… La municipalité mise aussi dessus lorsqu’elle fait venir des clubs amateurs. Ce fut le cas fin avril – début mai lorsqu’une vingtaine de jeunes triathlètes et nageurs, venus de l’Essonne, a posé ses valises pour une semaine sur les bords de Loire. Même chose le 23 mai lorsque des éducateurs sportifs palestiniens sont venus en visite à Ancenis pour une demi-journée. La Ville en a profité pour vanter ses installations. Depuis 1996, des sportifs palestiniens participent aux JO. Peut-être que certains pourraient opter pour les installations anceniennes en 2024, on ne sait jamais…

Enfin, dernier levier activé par la municipalité : la bonne relation avec ses voisins. Notamment ceux du Creps, le Centre de ressources, d’expertise et de performance sportive basé à La Chapelle-sur-Erdre. Le site est lui aussi centre de préparation aux JO. « Et ils sont complets, avance l’adjoint aux sports. Mais ils restent très sollicités. Je suis en contact avec la direction. S’ils ont des demandes pour l’athlé ou le triathlon, ils les renverront vers nous. C’est un biais intéressant, j’espère que ça fonctionnera. »

Hôtels et restaurants dans les starting-blocks

Tous les moyens sont bons pour tenter d’attirer l’attention d’une délégation étrangère. Et pour faire partie des chanceux parmi les centres de préparation aux Jeux : sur les 1 029 sites sélectionnés, seuls entre 100 et 200 seront retenus par des sportifs et leurs pays.

Pour Ancenis-Saint-Géréon, comme pour les 1 028 autres, l’enjeu est de taille : «  Accueillir une délégation olympique ou paralympique, c’est faire connaître le territoire, susciter de l’engouement dans la ville, estime Florent Caillet. Et c’est s’assurer de retombées économiques pour le territoire, dans la restauration, l’hébergement. » Si des sportifs retiennent l’offre ancenienne, ils auront le choix entre le Domaine des Lys (hôtel et restaurant quatre étoiles), l’Ibis Style (hôtel et restaurant trois étoiles) et une combinaison entre l’Ibis Budget (deux étoiles) et le restaurant voisin Le 7 de table. Trois formules à la carte pour tenter de convenir à toutes les délégations.

Cet article est paru dans Ouest-France

Aujourd'hui en France
Edition Principale
_Paris_2024, dimanche 29 octobre 2023 461 mots, p. AUJM23
Aussi paru dans
29 octobre 2023 - Le Parisien

Le village olympique aura-t-il son maire ?

La nomination ou non d'un représentant ne sera pas actée avant plusieurs semaines.

Anthony Lieures

Vous pensiez que les prochaines élections municipales n'étaient prévues qu'en 2026 ? Dès l'année prochaine, pourtant, un maire pourrait avoir la lourde tâche de représenter quelque 15 000 personnes sur un secteur situé à cheval sur trois villes de Seine-Saint-Denis : Saint-Ouen, Saint-Denis et L'Île-Saint-Denis. Car c'est une vieille coutume des Jeux olympiques et paralympiques, toutefois méconnue du grand public : un « maire du village olympique » est traditionnellement nommé par le comité d'organisation des Jeux.

Pour 2024, son bureau est déjà prêt : « Il se trouvera ici, dans le pavillon Copernic de la halle Maxwell », confiaient il y a quelques semaines, lors d'une visite du village, les équipes du promoteur Vinci Immobilier, chargées de construire le village dans la partie Saint-Denis.

En 1972, il était intervenu durant la prise d'otages

Mais si la présence de son cabinet était prévue dans les plans d'aménagement, la décision de nommer ou non un maire n'a, en revanche, pas encore été actée par le comité d'organisation Paris 2024. Contacté, ce dernier n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet à ce stade, renvoyant la décision à plusieurs semaines, au moins.

Quel rôle aurait ce drôle d'élu ? « Il est avant tout symbolique : le maire reçoit notamment des personnalités qui viennent visiter le village, des chefs d'État par exemple, confie un acteur du dossier. Mais il peut aussi faire remonter d'éventuels problèmes ou des demandes d'athlètes et de leurs délégations. » L'édile, qui est la plupart du temps un ancien athlète ayant déjà participé aux Jeux, doit parler plusieurs langues, dont évidemment l'anglais, les athlètes provenant de 206 nations.

En 2021 à Tokyo, c'est Saburo Kawabuchi, ancien footballeur nippon membre de la sélection olympique aux JO de 1964, qui avait été nommé.

En 2016 à Rio, c'est l'ancienne basketteuse brésilienne Janeth Arcain à qui est revenu le poste. Quelques jours avant l'ouverture des JO, elle avait dû monter au créneau face aux nombreuses critiques des sportifs prenant leurs quartiers au village. Confrontées à de sérieux soucis de finition, les délégations australiennes et brésiliennes avaient même refusé de s'y installer : « Le plus important, c'est [que ces problèmes] soient résolus avant le début des compétitions et ils le seront d'ici 48 heures maximum », avait alors promis l'ancienne médaillée olympique.

Historiquement, le « maire du village » a même parfois eu un rôle encore plus important : pendant la tragique prise d'otages visant des athlètes israéliens par un commando terroriste palestinien, lors des JO de 1972 à Munich, Walther Tröger avait été brièvement autorisé à parler avec les otages. Onze athlètes avaient trouvé la mort. « Des innocents ont perdu la vie, et j'étais impuissant. Une telle situation vous accompagne toute une vie », avait confié a posteriori l'ancien maire.

Le Monde
Télévisions, lundi 10 juillet 2023 626 mots, p. 23

Canal+

La retraite, une douloureuse étape dans la vie des sportifs

Avec Marc Sauvourel, l’ex-footballeur Olivier Dacourt a interrogé six athlètes pour évoquer cette période délicate

Catherine Pacary

Dimanche 9 - 21 h 05Documentaire - Dans Ma part d’ombre, en 2018, six stars du ballon rond, dont Franck Ribéry, confiaient à l’ex-international de football Olivier Dacourt leurs blessures intimes ; suivaient, en 2019, Je ne suis pas un singe, sur le racisme dans le football, et Papa en 2021, sur la difficulté d’être « filles et fils de » dans le sport.

Pour sa quatrième coréalisation, le duo Marc Sauvourel-Olivier Dacourt ne change pas une formule qui gagne pour aborder la retraite des sportifs, cette « petite mort » d’autant plus délicate à aborder qu’ils ont connu le succès, l’adrénaline, et doivent l’envisager tôt.

« Même préparée, [la retraite sportive] est un travail de deuil », assure ainsi Laura Flessel, quintuple médaillée olympique d’escrime, avant de revenir sur sa carrière et sur sa décision de participer, à 40 ans et après avoir eu une fille, aux Jeux de Londres en 2012 – mais elle ne fait qu’une allusion à son passage au ministère des sports en 2017-2018.

« Oui, la retraite me fait peur », répond, cash, le nageur Florent Manaudou, triple médaillé olympique sur 50 mètres. Mais il se souvient aussi de l’instant précis où, à 26 ans, il n’a plus eu envie de nager ; de son besoin de pratiquer un sport collectif – « j’étais nul »– ; de son retour en bassin pour « voir la peur dans les yeux des autres concurrents ».

Le schéma est différent pour le joueur de tennis Gilles Simon, que les caméras suivent au long de la dernière journée de son dernier match professionnel à Roland-Garros. Ce qui l’a décidé à arrêter ? Entre autres, l’envie de ne plus souffrir. C’est une des révélations de ce film sensible et émouvant : la douleur.

Récit bouleversant

La douleur, le rugbyman Mathieu Bastareaud connaît, comme l’attestent les séquences tournées lors de sa rééducation, après qu’il a été opéré des deux genoux en 2021 à la suite d’un choc lors d’un match contre Toulon. D’un naturel joyeux, sa motivation, ses questionnements, il les aborde avec un sourire ; comme son retour au RC Toulon, moyennant quelques aménagements : « Avant, on jouait à 21 heures, et à minuit j’étais en boîte. Maintenant, ce n’est qu’occasionnel ! »

« Mon corps me dit “arrête”, mais moi je n’ai pas envie ! », lance Djibril Cissé, ancien attaquant de l’AJ Auxerre, 96 buts en Ligue 1 et 41 sélections avec les Bleus. Il s’emballe, et le téléspectateur avec lui, en revoyant son premier ciseau au PSG ; mais il minimise la séquence glaçante le montrant au sol, la jambe en équerre, le 30 octobre 2004, victime d’une double fracture tibia-péroné – il a frôlé l’amputation…

Les yeux qui brillent à l’évocation de leurs meilleurs souvenirs, et les larmes qui coulent. Médaille de bronze en ski de bosses aux JO de 2006, la freestyleuse Sandra Laoura a perdu l’usage de ses jambes après un accident le 5 janvier 2007 au Canada. A 26 ans, la jeune femme s’est retrouvée en fauteuil roulant. Son récit, bouleversant, dépasse le thème de la retraite des sportifs. Une « petite mort » ? C’est à la mort tout court qu’elle pense alors.

Sandra Laoura sera aux JO 2024… où Florent Manaudou s’est fixé un ultime objectif. Et l’AJ Auxerre vient d’annoncer, le 3 juillet, l’arrivée de Djibril Cissé dans son staff technique. Même si la fin du documentaire aurait mérité d’être peaufinée, Olivier Dacourt confirme, lui, sa reconversion réussie en Mireille Dumas des sportifs.

L'Équipe
samedi 23 juillet 2022 50 mots, p. 31

[en bref...]

en bref

Shericka Jackson

(JAM)

28 ans, 1 m 73,

61 kg.

Record personnel sur 200 m : 21''45.

Palmarès : quintuple médaillée olympique (1 en or, 1 en argent et 3 en bronze). Premier athlète, tous sexes confondus, à être monté sur un podium mondial sur 100, 200 et 400 m.

Ouest-France
Pays d'Auge ; Caen, Vire ; Bayeux, Caen
Caen Ville, samedi 4 mars 2023 213 mots, p. OF Pays d'auge_15

Les sportives mises en avant au MoHo, mercredi

« À l’adolescence, 45 % des jeunes filles abandonnent leur pratique sportive. » Un chiffre alarmant que l’évènement « Elles sont le sport ! » compte mettre en évidence mercredi, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. Organisé au MoHo, cet évènement gratuit est dédié à la place de la femme dans le sport.

Plusieurs activités sont prévues le long de la journée, à commencer par des initiations à la boxe, au rugby et au basket par plusieurs sportifs et sportives locaux. Les jeunes basketteuses du centre de formation de l’USO Mondeville seront aussi représentées en jouant un match d’exhibition.

Une table ronde sur le thème de la place des femmes dans le sport de haut niveau est aussi prévue le soir. Elle sera animée par Emilie Gomis (médaillée olympique de basket et ambassadrice Paris 2024) ainsi que Rim Ridane (triple championne du monde de boxe).

Mercredi 8 mars , au MoHo HQ, 16 bis, quai Amiral-Hamelin. Gratuit sur inscription sur le site du MoHo, de 10 h à 20 h pour les initiations et le match d’exhibition et de 18 h 30 à 20 h pour la table ronde.

Cet article est paru dans Ouest-France

La Voix du Nord
Valenciennes
dimanche 5 mars 2023 360 mots, p. 2711

Les Amandinoises finalement rattrapées par les Tarbaises

basket.LFB. Dans ce match entre deux adversaires directs, ce sont les Amandinoises qui prennent le meilleur départ avec un panier à trois points de Iva Slonjsak. La Serbe lance bien ses coéquipières qui prennent les devants au score après un panier de Oderah Chidom (2-5, 3e), ce qui met en confiance les Nordistes qui vont profiter du manque de réussite adverse pour passer un 10-4 à des Tarbaises pas vraiment en verve offensive si bien qu'avec 10 unités d'avance en fin de premier quart, les Amandinoises peuvent voir venir. Mais la troisième faute infligée à Hatoumata Diakité en début de second quart modifie la donne. Si Tarbes revient à cinq points sous la houlette d'Isabelle Yacoubou (19-24, 16e), les vertes et noires contiennent les offensives adverses même si elles restent six minutes sans marquer. Qu'importe, juste avant la pause, Oderah Chidom trouve la famille à trois points et Saint-Amand atteint la pause avec un avantage de neuf unités en sa faveur. Au retour des vestiaires, malgré une volonté de l'adversaire d'accélérer le jeu, l'écart entre les deux équipes se stabilise (27-36, 25e) et s'accroître à la suite d'un bras roulé de Oderah Chidom sous le cercle et un tir à trois points de Thompson (27-41, 27e). Mais le métier d'Isabelle Yacoubou ramène Tarbes à cinq longueurs (38-43, 30e) conjugué à la sortie de Chidom touchée au genou assure d'un dernier quart indécis dans ce match qui se joue en défense. Dans le dernier quart, Iva Slonjsak redonne de l'air à trois points (41-49, 31e) mais le duel entre Diakité et Yacoubou sous les panneaux tourne en faveur de la médaillée olympique de Londres (50-49, 34e). L'espoir change de camp et les Tarbaises font la course en tête dans le money-time toujours sous la houlette d'Isabelle Yacoubou pour s'imposer au final avec cinq points d'écart. Jean-Philippe Nassieu Tarbes - Saint-Amand-les-Eaux: 72-67. À Tarbes. Arbitres: MM. Bazine, Sissoko et Melab. Mi-temps: 21-30 (11-21/10-9/18-16/33-21). Public: 400personnes. Tarbes: Leite (14), Foppossi (4), Pardon (6), Tadic (10), Yacoubou (35), Samson (3). Saint-Amand-les-Eaux: Limouzin (9), Slonjsak (19), Lithard (2), Chidom (18), Thompson (6), Diakité (11).

Le Progrès (Lyon)
Edition du Gier et du Pilat
Actu | gier, jeudi 9 mars 2023 558 mots, p. GIER19

Saint-Chamond

Valentina Balabanov, assistante du maire et médaillée olympique

Blandine BAUDIER

Les Couramiauds connaissent peut-être Valentina Balabanov, qui travaille au sein de la mairie de Saint-Chamond depuis 1998. Mais ce qu’ils ne savent certainement pas, c’est que celle qui est aujourd’hui l’assistante du maire a été sportive professionnelle, remportant avec l’équipe de Bulgarie la médaille de bronze aux Jeux Olympiques de Moscou en 1980.

Qui a déjà eu rendez-vous avec le maire ces dernières années a forcément croisé son grand sourire. D’autres ont peut-être eu affaire à son accent slave lorsqu’elle exerçait à la direction générale, ou encore au service population.

Valentina Balabanov travaille à la mairie de Saint-Chamond depuis 1998 et elle a vu passer beaucoup de Couramiauds. Mais peu certainement savent que cette silhouette longiligne et élégante d’un mètre quatre-vingts cache un glorieux passé de sportive.

Médaillée à 18 ans, après seulement trois ans de volley

Et pas des moindres : sélectionnée dans l’équipe nationale de volley-ball de Bulgarie, Valentina Balabanov (Haralampieva à l’épo-que), a remporté en 1980 la mé-daille de bronze aux Jeux olympi-ques de Moscou !

L’assistante du maire en garde de précieux souvenirs. « C’était vraiment des moments uniques. On est restées un mois sur place. C’est une véritable ville dans la ville. Il faut le vivre, c’est inexplicable. Nous étions entre sportifs, partageant les mêmes valeurs. »

Elle n’avait alors que 18 ans. Si Valentina, la plus jeune de son équipe, faisait partie des remplaçantes, elle a bel et bien joué sur cette olympiade. « Je suis rentrée pour le match qui a permis d’avoir la médaille de bronze, face à la Hongrie sur le score de 3-2 », se rappelle-t-elle. Et si ces JO de 1980 en URSS avaient été boycottés par de nombreux pays, Valentina l’assure : « Les meilleures nations du volley de l’époque étaient présentes. »

Le jour de ce beau podium, Valentina n’avait que trois ans de volley-ball d’expérience. « Je n’ai commencé qu’à 15 ans à jouer au volley. À 17 ans, j’étais déjà dans l’équipe nationale. J’ai progressé très vite. » Sa force ? « L’attaque, mais à l’époque, nous étions toutes des joueuses complètes, on pouvait jouer à tous les postes. »

Elle s’installe à Saint-Chamond en 1991 pour jouer avec l’équipe locale

Elle jouera pour la Bulgarie durant dix ans. Les JO de Moscou seront son plus beau résultat en équipe nationale. « Nous avions fait les championnats du monde et d’Europe, mais sans remporter de médaille. » Mais elle affiche également un très beau palmarès avec son club bulgare, le Sofia CSK. « Nous avons été sept fois championnes de Bulgarie, quatre fois championnes d’Europe en club et nous avons remporté six fois la coupe de Bulgarie », relate Valentina.

Sportive professionnelle, elle quitte son pays en 1989, pour atterrir à Lyon et jouer avec l’équipe de Francheville, pendant deux ans, participant au titre de championne de Nationale 2 et à la montée au plus haut niveau.

Puis, elle rejoint en 1991 l’équipe de volley de Saint-Chamond où elle évoluera en Nationale 2 puis en Nationale 1. Avant de prendre sa retraite sportive en 2004.

Midi Libre
LODEVE
samedi 13 mai 2023 382 mots

Tcheuméo prend l'argent

Tcheuméo, 33 ans, s'est inclinée par ippon en finale des - 78 kg ce vendredi face à l'Israélienne Inbar Lanir, septième mondiale. « Je n'arrivais pas à attraper le kimono ! Je ne pouvais rien faire ! » , a-t-elle regretté. La double médaillée olympique, qui n'avait plus participé aux Mondiaux depuis 2018, apporte à la délégation française une cinquième médaille depuis le début de ces Mondiaux. « C'était assez difficile mais je suis quand même fière de moi , a-t-elle ajouté. Ça fait cinq ans que je n'ai pas fait les "Monde", là, je reviens avec une médaille mondiale, donc ça fait plaisir. Et l'année prochaine, j'espère que je serai championne olympique à la maison. » Exemptée de premier tour, la Française a démarré sa journée par un combat un peu poussif contre la Colombienne Brenda Olaya avant de monter en puissance. Au troisième tour, la native de Bondy a ipponisé la Bélarusse Darya Kantsavaya en à peine vingt secondes. Elle s'est montrée ensuite impressionnante en quarts de finale contre la championne olympique japonaise Shori Hamada. « C'est frustrant parce que clairement, Lanir est forte mais j'ai battu plus fortes avant, c'est ça qui me met les boules » , a-t-elle réagi après avoir reçu le soutien en zone mixte de ses coéquipières en équipe de France.

Replacée pour les Jeux Même si elle s'est montrée extrêmement déçue de sa défaite en finale, Tcheuméo se replace à point nommé dans la course aux JO 2024 après un trou noir de plusieurs années. Championne du monde en 2011, médaillée de bronze olympique à Londres l'année d'après, puis d'argent aux Jeux de Rio, la doyenne des Bleues revient de loin après avoir connu une longue période de doutes. Reléguée au rang de N.2 française par l'émergence de Madeleine Malonga dans sa catégorie des - 78 kg, elle avait notamment été privée des JO de Tokyo en 2021. Mais depuis quelques mois, elle semble donc renaître. Ce samedi, la compétition se poursuit avec la catégorie des + 100 kg, où Teddy Riner, décuple champion du monde, signe son retour, six ans après sa dernière apparition sur la scène planétaire. Chez les femmes, Romane Dicko tentera de conserver son titre chez les + 78 kg tandis que Julia Tolofua essaiera de la détrôner. La Française impressionnante en quarts de finale face à Hamada. MAXPPP

Le Télégramme (Bretagne)
mardi 27 juin 2023 124 mots, p. 6QPR-BRIECUNE

Briec

Briec Une fresque de la médaillée olympique Colette Besson au complexe sportif

Une nouvelle fresque accueille les visiteurs de la salle Colette-Besson. Elle représente la sportive française éponyme, médaillée d’or du 400 m durant les Jeux Olympiques de Mexico, en 1968.

Dans cette création chorégraphique, le graffeur brestois Nazeem a laissé sa créativité opérer, pour laisser apparaître le portrait de l’athlète Colette Besson lors de la fête du Sport, le 10 juin. Une performance de plus d’une heure rythmée par les ambiances musicales de DJ Rons, et mise en relief par les danses de Tengis et Pierre-Yves. « J’adore, confie-t-il. À chaque fois, c’est un challenge », confie le graffeur, qui anime des ateliers auprès des jeunes et des aînés.

Ouest-France
Bayeux, Caen ; Les Sables d'Olonne ; Les Herbiers, Montaigu ; La Roche-sur-Yon ; Avranches, Granville ; Nord-Finistère ; Saint-Lô, Coutances, Cherbourg ; Pays d'Auge ; Fontenay, Luçon ; Caen, Vire ; Orne
Sports - France/Monde, samedi 13 mai 2023 556 mots, p. OF Bayeux Caen_28
Aussi paru dans
12 mai 2023 - La Libre (site web) L'intern@ute (site web) La Croix (site web) Challenges (site web) AFP - Journal Internet AFP (français)
13 mai 2023 - Le Courrier de l'Ouest

La revenante Audrey Tcheuméo se pare d’argent

Championnats du monde. La double médaillée olympique, qui n’avait plus participé aux Mondiaux depuis 2018, a apporté hier à la délégation française une cinquième médaille.

Incapable de s’exprimer en finale à cause de crampes aux mains, Audrey Tcheuméo, revenue à son meilleur niveau après un long trou noir, a dû se satisfaire de la médaille d’argent des -78 kg, hier à Doha.

Tcheuméo, 33 ans, s’est ainsi inclinée par ippon face à l’Israélienne Inbar Lanir. « Je n’arrivais pas à attraper le kimono. Je ne pouvais rien faire !a-t-elle regretté. C’était assez difficile mais je suis quand même fière de moi. Ça fait cinq ans que je n’avais pas fait les Monde, là, je reviens avec une médaille, donc ça fait plaisir, et l’année prochaine j’espère que je serai championne olympique à la maison. »

Exemptée de premier tour, la Française a démarré sa journée par un combat un peu poussif contre la Colombienne Brenda Olaya avant de monter en puissance. Au troisième tour, la native de Bondy a « ipponisé » la Biélorusse Darya Kantsavaya en à peine vingt secondes. Elle s’est montrée ensuite impressionnante en quarts de finale contre la championne olympique japonaise Shori Hamada.

«  C’est frustrant parce que clairementLanir est forte, mais j’ai battu plus forte avant, c’est ça qui me met les boules », a-t-elle réagi après avoir reçu le soutien de ses coéquipières en équipe de France. Même si elle s’est montrée extrêmement déçue de sa défaite en finale, Tcheuméo se replace à point nommé après un trou noir de plusieurs années.

Championne du monde en 2011, médaillée de bronze olympique à Londres l’année d’après, puis d’argent aux Jeux de Rio, la doyenne des Bleues revient de loin après avoir connu une longue période de doutes. Reléguée au rang de n°2 française par l’émergence de Madeleine Malonga dans sa catégorie des -78 kg, elle a notamment été privée des JO de Tokyo en 2021.

Mais depuis quelques mois, elle semble renaître. « Quand je regarde le chemin parcouru, très peu de gens pensaient que je pourrais revenir à mon niveau et là, j’ai prouvé que je pouvais être parmi les meilleures mondiales »,s’est-elle félicitée. Regardez, on dirait que j’ai 20 ans ! »

« À 33 ans, une longévité pareille, d’avoir une nouvelle médaille mondiale à son âge… C’est quand même assez exceptionnel », a ajouté son entraîneur Christophe Massina.

À Teddy Riner de jouer

Dans la compétition masculine, où aucun Français n’était engagé hier, la journée a été marquée par le titre du Russe Arman Adamian, concourant sous bannière neutre, en moins de 100 kg.

Ce samedi, la compétition se poursuit avec la catégorie des + 100kg, où Teddy Riner, décuple champion du monde, signe son retour, six ans après sa dernière apparition sur la scène planétaire. Riner se présente au Qatar avec l’envie de se tester au contact des meilleurs judokas à un an des JO de Paris, son grand objectif.

Chez les femmes, Romane Dicko tentera de conserver son titre chez les +78 kg tandis que Julia Tolofua essaiera de la détrôner.

La Nouvelle République du Centre-Ouest
Loir-et-Cher
sports IG, samedi 13 mai 2023 198 mots, p. 32
Aussi paru dans
12 mai 2023 - AFP Infos Françaises Le Figaro (site web) Midi Libre (site web) Sud Ouest (site web)

Désillusion pour Tcheuméo

La Française Audrey Tcheuméo a remporté la médaille d’argent de la catégorie des -78 kg, hier aux championnats du monde de judo de Doha. Tcheuméo, 33 ans, s’est inclinée par ippon en finale face à l’Israélienne Inbar Lanir, 7 mondiale.

La double médaillée olympique n’avait plus participé aux Mondiaux depuis 2018. Elle apporte à la délégation française une cinquième médaille depuis le début de ces Mondiaux.

Exemptée de premier tour, la Française avait démarré par un combat poussif contre la Colombienne Brenda Olaya avant de monter en puissance.

Au troisième tour, la native de Bondy a battu par ippon la Bielorusse Darya Kantsavaya en à peine vingt secondes. Elle s’est montrée ensuite impressionnante en quart de finale contre la championne olympique japonaise Shori Hamada.

Elle a atteint la finale grâce à une victoire par waza-ari contre la Néerlandaise Guusje Steenhuis. Même si elle s’est montrée extrêmement déçue de sa défaite en finale, Tcheuméo se replace à point nommé dans la course aux JO 2024 après un trou noir de plusieurs années qui lui avait fait manquer les Jeux de Tokyo.

Elle se replace dans la course aux JO 2024

Midi Libre
LUNEL
lundi 26 juin 2023 262 mots
Aussi paru dans
26 juin 2023 - Midi Libre (site web)

Deux classes de CE1 sensibilisées au milieu marin

C'est une opération démarrée il y a quelques mois avec 50 élèves de CE1 de l'école André-Malraux qui s'est terminée en beauté ce vendredi 23 juin avec la médaillée olympique Coralie Balmy. Dans le cadre du mouvement Maif Sport Planète, pour le développement d'un sport écoresponsable, celle-ci a rencontré les deux classes sur la plage du Point Zéro. Entre ateliers, activité d'aisance aquatique et ramassage de déchets sur la plage, cette séquence avait pour but de sensibiliser les enfants à la protection des milieux marins. Quelques mois auparavant, grâce à l'aide du Cesel et l'implication de leurs institutrices, les écoliers ont été sensibilisés à la sauvegarde des tortues marines. Ils en ont fabriqué une avec l'artiste Daniel Henri Duart, qui trône fièrement au plafond de l'école. Ce travail a nécessité le ramassage des déchets sur la plage, leur tri puis la construction elle-même, le résultat est bluffant ! Autre initiative, toujours avec le Cesel et les services de la ville, la visite du Seaquarium, un travail sur l'eau et sur tout ce qui finit dans la mer. Pour sensibiliser le plus grand nombre, des grafs, représentant une tortue marine où il est inscrit « ici commence la mer », ont été apposés devant les bouches d'égout de l'école, une preuve tangible qu'il faut faire attention à ce que l'on jette.

Correspondante Midi Libre : 06 71 09 73 75 La tortue en plastique recyclée fait la fierté des élèves. Des grafs apposés devant les bouches d'égout. Un final avec la Coralie Balmy, très enrichissant. Crédit photos : ©Julien Goldstein

Le Télégramme (Bretagne)
samedi 13 mai 2023 131 mots, p. 5SPO-5

Mondiaux : l'argent pour Audrey Tcheuméo

La Française Audrey Tcheuméo (à gauche) a remporté la médaille d'argent de la catégorie des -78 kg, vendredi aux Championnats du monde de judo de Doha. Tcheuméo, 33 ans, s'est inclinée par ippon en finale face à l'Israélienne Inbar Lanir, 7emondiale. La double médaillée olympique n'avait plus participé aux Mondiaux depuis 2018. Elle apporte à la délégation française une cinquième médaille depuis le début de ces Mondiaux. Place, ce samedi, à Teddy Riner qui va se tester face aux meilleurs judokas du moment. Si le décuple champion du monde atteint les quarts de finale de la catégorie des +100 kg, il pourrait affronter la nouvelle star japonaise Tsatsuru Saito avant de retrouver en demi-finale son tombeur des JO de Tokyo, le Russe Tamerlan Bashaev.

(Photo AFP)

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche - Tarare ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, samedi 13 mai 2023 560 mots, p. VILL39,VALS39,OGML39,LYOE39,LYON39

En bref

L’heure de vérité pour l’OLB

Basket – NM3

On saura ce samedi vers 22h qui de Montmorot, OLB (Ouest Lyonnais Basket) ou Poligny accédera à la NM2. Ces trois équipes sont à égalité (18v-7d) à l’amorce de la dernière journée (poule J), mais Montmorot est en position de force.

En cas de victoire à Lagresle (11e), qui jouera sans pression du résultat, les Jurassiens seront promus en quatrième division.

À l’inverse, c’est l’OLB (une saison après sa relégation) qui empochera la mise, si bien sûr les joueurs de Bénédicte Fombonne - avant de quitter son poste - écartent la lanterne rouge, Curgy.

Poligny, qui a perdu gros la semaine dernière à Caluire, doit à la fois battre le Coteau (avant-dernier) et croiser les doigts pour que ses deux concurrents chutent.

Basket

Asvel : les U15 face aux champions de France en demi-finale

À l’instar des U18, attendus dans la Manche, les U15 de l’Asvel disputent le Final Four de leur catégorie ce week-end à Roanne (Halle des Sports André Vacheresse).

Les jeunes basketteurs de Mathieu Cassard défient Nanterre ce samedi à 20 heures. Il s’agit du remake de la finale 2022 remportée par les Franciliens d’Oscar Wembanyama, qui a depuis rejoint le centre de formation rhodanien.

Dax et Sud Basket 93 (Poissy) s’affrontent pour l’autre place en finale (dimanche à 15 h 30).

TRAIL

1 500 coureurs à l’Ultra trail des Coursières à Saint-Martin-en-Haut

Près de 1 500 traileurs sont attendus ce samedi à l’Ultra trail des Coursières à Saint-Martin-en-Haut dans les monts du Lyonnais. L’épreuve reine de 112 km (4 770 m D +) réunit plus de 200 participants dont le grand favori Dominique Renda.

Le parcours le plus fréquenté sera le 54 km (2 450 m D +) avec 500 engagés alors que le 25 km et le 11 km réuniront respectivement 400 et 250 coureurs.

Si les inscriptions sont closes pour les petits formats, il est possible de prendre son dossard pour les épreuves de 112 km et 54 km avant le départ.

Pour cette nouvelle édition de la version estivale des « Coursières », les organisateurs ont remodelé les parcours en ajoutant des sentiers inédits.

Ultra des coursières  : 112 km (4 770 m D +), départ à 4 h 00 ; Trail des Coursières : 54 km (2 450 m D +), 11 h 00 ; 25 km des Coursières : 25 km (1 040 m D +), 17 h 00 ; City trail Coursières 11 km (380 m D +), 17 h 00.

Sabre

Manon Apithy-Brunet à la relance à Batumi

Manon Apithy-Brunet dispute ce week-end la manche de Coupe du monde de sabre de Batumi en Géorgie.

La double médaillée olympique à Tokyo (3e en individuelle ; 2e par équipes) va tenter de se relancer après un début de saison difficile.

L’ex n°1 mondiale (9e aujourd’hui) reste sur une 33e place à la manche mondiale de Sint-Niklaas et une 20e place au Grand Prix de Séoul, loin de ses standards habituels.

Outre le tournoi individuel ce samedi, l’épreuve par équipes marquera dimanche le début de la qualification olympique pour les JO de Paris.

Un passage obligé pour les Bleues afin de bénéficier d’un ticket collectif et de trois places dans l’épreuve individuelle des jeux.

Sud Ouest - Bordeaux Agglo
Sports, samedi 13 mai 2023 96 mots, p. 48
Aussi paru dans
13 mai 2023 - L'Indépendant Sud Ouest - Charente-Maritime Sud Ouest - Lot-et-Garonne Sud Ouest - Sud-Gironde Sud Ouest - Landes Sud Ouest - Béarn et Soule Sud Ouest - Dordogne Sud Ouest - Libournais / Blayais Sud Ouest - Pays Basque Sud Ouest - Bassin d'Arcachon / Médoc

Tcheuméo décroche l’argent

judo

Audrey Tcheuméo a remporté la médaille d’argent de la catégorie des -78 kg, hier aux Championnats du monde de judo de Doha. La Française de 33 ans s’est inclinée par ippon en finale face à l’Israélienne Inbar Lanir, 7e mondiale. La double médaillée olympique apporte à la délégation française une cinquième médaille depuis le début de ces Mondiaux. Extrêmement déçue, Tcheuméo se replace à point nommé dans la course aux JO-2024 après un trou noir de plusieurs années qui lui avait fait manquer les Jeux de Tokyo.

La Voix du Nord
Toutes éditions
samedi 13 mai 2023 322 mots, p. 5071
Aussi paru dans
13 mai 2023 - Nord Éclair

L'argent pour Audrey Tcheuméo, l'or pour Arman Adamian

JUDO. Championnats du monde. La Française Audrey Tcheuméo a remporté la médaille d'argent de la catégorie des -78 kg, hier, aux Championnats du monde à Doha. Tcheuméo, 33 ans, s'est inclinée par ippon en finale face à l'Israélienne Inbar Lanir, 7e mondiale. La double médaillée olympique n'avait plus participé aux Mondiaux depuis 2018. Elle apporte à la délégation française une cinquième médaille depuis le début de ces Mondiaux. Exemptée de premier tour, la Française avait démarré par un combat poussif contre la Colombienne Brenda Olaya avant de monter en puissance. Au troisième tour, la native de Bondy a ipponisé la Bélarusse Darya Kantsavaya en à peine vingt secondes. Elle s'est montrée ensuite impressionnante en quart de finale contre la championne olympique japonaise Shori Hamada. Elle a atteint la finale grâce à une victoire par waza-ari contre la Néerlandaise Guusje Steenhuis. Même si elle s'est montrée extrêmement déçue de sa défaite en finale, Tcheuméo se replace à point nommé dans la course aux Jeux de 2024 après un trou noir de plusieurs années qui lui avait fait manquer les Jeux de Tokyo.

champion sans patrie

Le Russe Arman Adamian, concourant sous bannière neutre, a été sacré champion du monde après sa victoire en finale contre le Tchèque Lukas Krpalek, vendredi à Doha, dans la catégorie des moins de 100 kg. Après leur exclusion en raison de la guerre en Ukraine, les athlètes russes et bélarusses ont été réadmis en tant qu'athlètes neutres aux Mondiaux 2023, compétition boycottée par les Ukrainiens. Les judokas russes présents au Qatar auront un kimono neutre avec les lettres AIN (Athlètes indépendants et neutres). Après la victoire d'Adamian, acquise aux pénalités au cours de la prolongation, le drapeau russe a été remplacé au cours de la cérémonie protocolaire par un drapeau affichant le logo de la compétition et une musique de fond a été jouée à la place de l'hymne russe.

Paris-Normandie
Paris Normandie Rouen Sud
vendredi 26 mai 2023 385 mots, p. RSL05

DÉVILLE-LÈS-ROUEN

La championne Christine Caron en visite dans sa piscine

Sophie Bogatay Allez savoir pourquoi le surnom de Kiki lui colle si bien à la peau. Comme un maillot de compétition. Venue visiter hier la piscine municipale de Déville-lès-Rouen qui porte son nom, Christine Caron médaillée olympique de natation en 1964, aux JO de Tokyo, révèle sans détour, avec une gouaille parisienne, son âge: 75 ans. Elle n'avait pu être présente lors de l'inauguration le 20 octobre 2022, en raison d'une blessure. Dominique Gambier, maire, savait que ce n'était que partie remise. «Près de Rouen, ce sont mes racines. Mes parents et grands parents sont nés près de Dieppe, mais moi je suis une vraie Parisienne issue d'une famille modeste», s'enthousiasme l'élégante marraine.

Porte-drapeau de la France à Mexico en 1968

Elle a à cette occasionrencontré une classe de l'école élémentaire Georges-Charpak en pleine séance de natation. «Je sais que vous ne me connaissez pas, je pourrais être votre grand-mère. J'ai fait de la compétition de l'âge de 10 à 20 ans, avec des entraînements deux fois par jour, tout en allant à l'école. Même si vous ne devenez pas champion, c'est important de savoir nager», expose l'ancienne nageuse. Pourquoi avoir arrêté sa carrière sportive à 20 ans? «À l'époque, le sport devait être amateur. Il fallait que je travaille pour gagner ma vie! J'ai fait plein de choses ensuite, de la chanson, des films, monté une société d'installation de piscines pour les particuliers et même participé à des rallyes automobiles et au Paris-Alger-Dakar sans GPS!» L'ex star des sixties n'était pas venue les mains vides. Quand elle a sorti sa médaille olympique d'argent décrochée sur 100 mètres dos (alors qu'elle avait tout juste 16 ans), Christine Caron a eu son petit effet wouah. Les gamins ont pu toucher la précieuse récompense, ainsi qu'une torche olympique. Enfin, il est un titre dont Christine Caron est particulièrement fière. «J'ai été la première femme au monde à porter le drapeau d'une délégation olympique, aux JO de Mexico en 1968. J'ai même été reçue par le général de Gaulle!» Aujourd'hui Kiki Caron rayonnante continue à nager trois fois par semaine en région parisienne au Lagardère Paris Racing, un club qui compte près de 10 000 membres, soit autant d'habitants que Déville. Et où la piscine porte aussi son nom.

Ouest-France
Rennes Nord-Ouest ; Rennes Sud-Est ; Redon ; Saint-Malo ; Fougères, Vitré ; Rennes
Sports - Ille-et-Vilaine, vendredi 16 juin 2023 872 mots, p. OF Rennes Nord-Ouest_28

Charlotte Bonnet :« Le public sait que j’ai grandi ici »

Championnats de France, à Rennes. La médaillée olympique, 28 ans, a vécu à Brest de 6 à 15 ans. Elle évoque ses souvenirs finistériens et son rapport actuel à la Bretagne.

Entretien

Charlotte, revenons sur vos années brestoises. Comment êtes-vous arrivée dans le Finistère, vous qui n’en êtes pas originaire ?

Je suis née en région parisienne, toute ma famille est de là-bas. À 6 ans et demi, je suis arrivée en Bretagne, parce que mes parents ont voulu bouger. Ils sont maîtres-nageurs, ils ont eu des postes à Brest.

C’est avec le CN Brest que vous avez commencé la compétition…

Brest a été mon premier club. Mes parents m’ont appris à nager très jeune, à 3 ans et demi. Quand je suis arrivée en Bretagne, j’ai voulu m’inscrire dans un club, pour faire des compétitions. J’ai eu plusieurs entraîneurs, dont Morgan Dufour. On est restés très proches et c’est vraiment lui qui m’a emmenée à très bon niveau, jusqu’à mes 15 ans. Il m’a entraînée quatre ou cinq ans. À mes 10 ans, j’étais déjà en stage avec son groupe de temps en temps. Et puis après, à temps plein. J’ai fait un sport-étude au collège, où je pouvais m’entraîner un peu le matin, aller en cours, et y retourner le soir.

Quel est votre souvenir le plus marquant avec Brest ?

J’en ai beaucoup. Mais ce qui me plaisait le plus, c’étaient les compétitions où toutes les piscines de Brest s’affrontaient : Recouvrance, Kerhallet, Foch, Saint-Marc… J’avais des copains un peu partout et c’était un peu la guerre pour savoir quelle piscine allait ramener le plus de médailles. C’était vraiment une bonne ambiance.

Vous avez aussi de nombreux souvenirs dans cette piscine de Bréquigny, à Rennes…

Énormément, parce que c’était vraiment la grosse piscine des environs. On y faisait à peu près deux stages par an. On mangeait à la cafet’ là-haut (installée dans les tribunes, elle montre l’étage), je me rappelle. On s’entraînait dur, on avait de grosses séances avec d’autres gens de la région. Et j’y ai fait pas mal de compétitions. Notamment mes premières qualifications chez les juniors, avec de très bons chronos. Mon coach m’avait filmée depuis tout là-haut (elle désigne les dernières rangées de gradins).

Partir de Brest était un crève-cœur, ou une obligation pour continuer à progresser ?

C’était obligatoire, parce que j’avais fini mon collège, je voulais aller au lycée, mais il était beaucoup moins bien réputé. Je n’avais pas envie de galérer pour m’entraîner et suivre les cours. J’en ai parlé avec Morgan (Dufour), et franchement, ça a été difficile. Parce qu’il devait laisser partir sa nageuse, et qu’on avait créé quelque chose de fort tous les deux. Il m’avait amenée aux championnats d’Europe juniors, à des médailles, j’ai fait toutes les équipes juniors avec lui. C’était un peu comme mon deuxième père. Donc je lui ai dit que ce n’était pas contre lui, mais qu’il fallait que je parte. J’étais en pleine progression. Avec ma mère, j’ai visité quelques clubs, et j’ai choisi Nice.

Quel rapport avez-vous aujourd’hui avec la Bretagne ?

Je reviens seulement pour les compétitions car quand je pars en vacances, je vais à l’étranger. Mais c’est une région que j’apprécie. Les gens sont très chauvins ici, ils me disent tous « Ah, tu es Bretonne ! ». J’ai l’impression que ce sont mes amis, alors que je ne les ai jamais vus ! (rires)C’est assez marrant. Même d’anciens voisins de quand nous habitions à Brest écrivent à mes parents pour savoir comment ils vont, alors que ça fait dix ans qu’on est partis, même plus ! C’est l’esprit breton.

Vous êtes un peu une fierté locale.

Oui, tout à fait ! Ça me fait plaisir. Je ne me considère pas comme Bretonne, car je ne suis pas née ici, et que j’ai aussi beaucoup de souvenirs à Nice. Mais quand je reviens dans le coin, je sens que le public sait que j’ai grandi ici.

Vous avez fait plusieurs championnats de France ici, et ça vous a pas mal réussi (deux médailles d’argent en 2013, trois titres en 2019). Cette semaine, ça a encore été le cas, non ?

Oui carrément ! J’arrivais ici sans référence, sans repères sur des courses nouvelles, donc j’avais pas mal d’appréhension. Me qualifier dès le premier jour (sur 200 m 4 nages, le titre en prime), ça m’a libérée pour le reste de la semaine. J’ai gagné pas mal de trucs ici, même en junior, donc, oui, c’est une piscine qui me réussit bien. Il y a des nageurs de l’équipe de France qui ont dit en interview qu’il y avait une énorme ambiance, qu’ils n’avaient jamais vu ça. Moi je leur ai dit, c’est normal, ce sont les Bretons  (rires) !

L'Indépendant
NARBONNE_IN
mardi 20 juin 2023 502 mots
Aussi paru dans
16 juin 2023 - L'Indépendant (site web)

À la découverte du judo avec des champions de la discipline

Les vendredi 23 et samedi 24 juin accueilleront « l'itinéraire des champions » dans la ville de Narbonne pour promouvoir la pratique du judo, favoriser le sport en général et donner envie aux jeunes de découvrir les valeurs de cette discipline et le goût de l'effort. « Le sport est porteur de valeurs importantes auxquelles nous tenons , explique-t-on du côté des organisateurs. Le code de moralité que l'on retrouve dans le judo, nous espérons le transmettre et retrouver ses valeurs dans la société de demain car les enfants sont une priorité pour la ville ». Les jeunes judokas audois titrés au niveau national et européen seront présentés au public pour leur rendre hommage. Les organisateurs souhaitent également par cet événement, à travers les champions, raconter leur histoire, les efforts que les athlètes de haut niveau endurent pour atteindre les sommets. Les maîtres-mots du rassemblement sont : « Convivialité, échange et bonheur » selon le président du comité de l'Aude de judo, René Féliu.

Les rendez-vous seront donnés dans des lieux différents Le Parc des sports, le chapiteau du Parc, le dojo et surtout l'Arena seront le théâtre de partage entre initiés et professionnels. Le premier jour de l'événement se déroulera au dojo de 10 heures à midi en compagnie de 100 à 150 jeunes issus des classes sportives départementales. Ils seront en présence de membres de l'équipe de France pour un entraînement. À 14 heures, 250 élèves de l'école Emile-Zola ainsi qu'un IME seront présents. Dans la soirée, au chapiteau, aura lieu une conférence dans la continuité de la journée pour mettre en avant les valeurs du judo. En présence de partenaires, de chefs d'entreprise. Le samedi matin, de 10 heures à midi, les joueurs du Racing Club Narbonnais partageront un entraînement commun avec toutes les ceintures noires et enseignants de l'Aude. L'après-midi, à l'Arena, sera ouverte à tous les départements limitrophes de l'Aude de 13 heures à 17 heures. Le président du comité de judo de l'Aude, René Féliu annonce « un grand show » pour clore « l'itinéraire des champions ». Sur les tatamis : une grande partie des acteurs de ces deux jours. Grâce aux bénévoles, à l'investissement de tous les partis, des manifestations comme celles-ci peuvent être planifiées au dojo où les organisateurs souhaitent programmer, dans le futur, des compétitions de plus en plus prestigieuses.

Amélie Marsan Quelques-uns des meilleurs judokas de France feront le show à l'Arena le 24 juin. OLIVIER GOT

Les champions présents pour ces deux jours. Chloé Buttigier : elle a pris la deuxième place du podium du Grand Slam de Paris 2023. Cathy Arnaud : championne de France, d'Europe et du monde et première française médaillée olympique. Faiza Mokdar : championne d'Europe cadette, triple championne d'Europe junior et championne de France. Estelle Gaspard : double championne du monde de ju jitsu Guy Delvingt : vainqueur du Grand Slam de Paris, champion d'Europe et sélectionné olympique Bertrand Amoussou : médaillé européen en judo, premier français vainqueur des Jeux mondiaux de ju jitsu et quatre fois champion du monde de ju jitsu.

L'Équipe
vendredi 11 août 2023 638 mots, p. 31

Les Bleus à l'épreuve du Nord Après leur grosse performance au test-event à Marseille mi-juillet, les Français vont tenter d'accrocher des podiums aux Mondiaux à La Haye, sur la mer du Nord.

PASCAL SIDOINE

Près de quatre semaines après les cinq médailles, dont quatre en or, remportées au test-event à Marseille mi-juillet (or pour Nicolas Goyard en planche iQfoil, Lauriane Nolot et Axel Mazella en kitefoil, Lecointre-Mion en 470, argent pour Fischer-Péquin en 49er), les Bleus se retrouvent à La Haye (Pays-Bas) pour les Championnats du monde jusqu'au 20 août. Traditionnellement organisé par World Sailing à un an des Jeux, l'événement, qui réunit les dix séries olympiques et quatre disciplines para-voile, va permettre aux nations d'aller chercher leurs qualifications pour Paris 2024 sur la mer du Nord. Les conditions de navigation s'annoncent musclées, avec du vent, du courant et de la mer formée.

« Ca va être du très haut niveau, mais, pour nous, l'enjeu est un peu différent, car en tant que pays hôte des Jeux, on est assurés d'avoir les précieux sésames, observe Philippe Mourniac, directeur de l'équipe de France. Notre objectif sportif de l'année était clairement le test-event, unique répétition des JO. Maintenant, la dimension de l'épreuve fait que c'est un rendez-vous important pour les athlètes et le staff. »

À moins d'un an des Jeux, tous ont en tête les sélections

Pour Mourniac, il n'a pas été nécessaire de travailler sur la remobilisation des troupes. « Ceux qui n'étaient pas présents au test-event (un seul sélectionné par série, comme aux JO) ont envie de montrer qu'on peut compter sur eux,lance-t-il. Les autres veulent continuer à briller, à l'image de Jean-Baptiste Bernaz qui défend son titre mondial en ILCA 7(ex-Laser) . »

Parmi les absents sur le plan d'eau de la cité phocéenne figure notamment Charline Picon, double médaillée olympique en planche RS : X (or à Rio, argent à Tokyo), qui ambitionne toujours de décrocher son ticket pour Paris 2024 en 49er FX (dériveur double) au côté de son acolyte Sarah Steyaert. « Nous savons que nous avons le niveau technique pour jouer aux avant-postes, c'est une étape importante à cocher,explique-t-elle. On se sent bien physiquement, nous avons fait un stage d'entraînement en mer du Nord début juillet, cela va forcément nous aider car le plan d'eau ici est difficile avec beaucoup de courant et du clapot. »

Championne du monde d'iQfoil en 2021 (nouvelle planche olympique), Hélène Noesmoen espère, quant à elle, reconquérir sa place au sommet de la hiérarchie après son échec aux Mondiaux 2022 à Brest (15e). « Je me sens en forme, je suis dans le match par rapport à la concurrence internationale, et cela même si je n'ai pas encore fait de podium cette année,commente-t-elle. J'ai été régulière avec deux tops 10, dont cette bonne 4e place à l'Euro à Patras (Grèce, en mai) , mais il va falloir que je sois davantage aux avant-postes sur cette compétition et les prochaines. »

En Nacra 17, Billy Besson et Noa Ancian tenteront de batailler avec les meilleurs étrangers et de marquer les esprits alors que leurs rivaux Tim Mourniac et Lou Berthomieu (blessée au genou droit au test-event) restent à quai. Le défi s'annonce complexe, en revanche, pour Aloïse Retornaz (470 mixte) qui a dû choisir un nouveau barreur (Hugo Le Clech) après la décision au début du mois d'Hippolyte Machetti de mettre un terme à sa préparation olympique pour raisons personnelles. « Je ne voulais pas m'arrêter là-dessus,indique la médaillée de bronze à Tokyo avec Camille Lecointre. Nous ne nous mettons pas d'objectif de résultat, mais nous y allons avec l'envie de bien faire. » À moins d'un an des Jeux, tous ont en tête les sélections dont le processus se poursuit, rappelle le directeur de l'équipe de France. « La course est encore longue, insiste-t-il. Rien n'est joué, même si certains ont marqué des points à Marseille. »

Ouest-France
Mayenne
Laval, samedi 10 septembre 2022 449 mots, p. Mayenne édition_13

Le stade lavallois omnisports fête ses 120 ans

Fer de lance du développement des pratiques sportives à Laval, le Stade lavallois omnisports a vu le jour le 10 septembre 1902. Retour sur son histoire.

Jour pour jour, 120 ans après, les bénévoles et salariés des différentes sections sportives, les élus locaux et les partenaires vont souffler, ce samedi, les bougies d’un anniversaire qui marque l’empreinte du stade lavallois omnisports (SLO) dans Laval.

 1902 : c’est la date de la parution au journal officiel de notre association  », ​souligne Alain Tancrel, le président du SLO. Ce samedi, les membres se retrouveront pour se remémorer des souvenirs, mais aussi pour écrire le futur de l’association.  C’est l’occasion de marquer le coup avec ceux qui font le quotidien de nos sections  », ​explique Alain Tancrel.

 Nous allons retracer par une exposition de photos tous les sports qui ont été proposés  », ​indique-t-il. Des années 1900 aux années 2000 en passant par les années 50, les souvenirs sont nombreux.  On va ressortir les coupures de presse de l’époque qui mettaient en valeur le stade Lavallois  », ​spécifie le président du SLO.

L’histoire du stade lavallois omnisports s’est écrite avec le palmarès de grands noms du sport mayennais comme Jean-Claude Bouttier, boxeur professionnel et champion d’Europe, poids moyen dans les années 70.

Bouttier, Montebrun, Sylla : des figures emblématiques

Au petit jeu de l’athlète qui ressort de ces 120 ans, Alain Tancrel n’a pas d’hésitation :  Manuela Montebrun incarne, pour moi, les valeurs de notre association, pour son palmarès, mais aussi pour sa personne  », ​indique-t-il. La médaillée olympique est toujours présente auprès de la section athlétisme.  Elle encadre les jeunes et partage son expérience  », ​précise-t-il.

Le futur est dans la jeunesse lavalloise qui émerge sur le plan international.  Je pense notamment à Sounkamba Sylla, en athlétisme, que j’ai eu la chance d’entraîner par le passé  »,​glisse le président.

Le nombre de sections sportives affiliées au Stade lavallois a fluctué selon les décennies.

À la rentrée, 14 sections sont proposées (1),  l’athlétisme est la plus ancienne, et le Krav Maga nous a rejoints récemment  », ​cite Alain Tancrel.

Depuis 2015, le SLO propose aussi des stages multi-activités en direction des jeunes pendant les vacances scolaires.  Il s’agit de découvrir nos sections mais aussi d’autres disciplines  », ​conclut-il.

(1) Athlétisme, basket, natation, boxe, ultimate, football américain, cheerleading flag football, art de rester vivant sport de combat (ADRV), tennis, hockey sur gazon, wing chin, Krav Maga, pétanque (loisirs), tennis de table(loisirs) et taekwondo.

Midi Libre
GARD_RHOD
jeudi 13 octobre 2022 389 mots
Aussi paru dans
13 octobre 2022 - Le Courrier de l'Ouest Le Maine Libre

Romane Dicko, une fille en or

Pour ses débuts sur la scène planétaire, Romane Dicko, déjà triple championne d'Europe et médaillée olympique, est allée chercher sa première couronne mondiale à 23 ans, apportant à la France son premier titre de ces Mondiaux. «Je ressens beaucoup d'émotions parce que je savais que j'en étais capable, mais entre le savoir et le faire, c'est autre chose», a-t-elle déclaré après avoir reçu sa médaille. «J'ai eu un début de journée très compliqué, j'ai eu du mal à me mettre dans la compétition mais ça m'a reboostée. Je me suis dit: "J'ai pas le choix, il faut que je sois plus agressive". Et pour la finale, je suis vraiment montée d'un cran. J'étais la Romane de d'habitude.» Céline Dion dans les oreilles pendant l'échauffement -«c'est la base!»-, ceinture porte-bonheur autour de la taille, Dicko a été expéditive en finale des +78kg contre la Brésilienne Beatriz Sousa, mettant son adversaire ippon en à peine plus d'une minute.

Tolofua en bronze «Elle a fait une finale monstrueuse, elle était intouchable en fait», a réagi le patron de l'équipe de France féminine, Christophe Massina.«C'est une machine», a enchéri sa coach en Bleu Séverine Vandenhende. Un peu plus tôt, l'autre Française engagée dans la catégorie, Julia Tolofua, avait décroché la médaille de bronze en s'imposant aux pénalités contre l'Israélienne Raz Hershko. Sur la route de la finale, Dicko s'était défaite par ippon de la Chinoise Su Xin pour son entrée en lice au deuxième tour, avant de signer deux waza-ari contre la Néerlandaise Marit Kamps en quarts de finale. Elle avait ensuite battu sa compatriote Julia Tolofua en demi-finales. «Forcément, c'est compliqué parce qu'avec Julia, on s'aime beaucoup mais je suis très contente qu'on soit deux sur le podium des Championnats du monde», a souri Dicko. Au terme de la dernière journée des compétitions individuelles, et avant l'épreuve par équipes ce jeudi, la France compte donc quatre médailles, dont un titre. Les Bleus vivaient jusqu'ici des Championnats difficiles, avec plusieurs contre-performances venues de l'équipe féminine, attendue bien plus haut. À moins de deux ans des Jeux Olympiques, Dicko s'impose ainsi comme l'un des leaders du collectif français, aux côtés de Riner, actuellement blessé, et de Clarisse Agbégnénou, en phase de reprise après un congé maternité. Romane Dicko, 23 ans, parfaitement lancée pour Paris 2024.

Sud Ouest - Bordeaux Agglo
Sports, vendredi 3 mars 2023 625 mots, p. 45
Aussi paru dans
3 mars 2023 - Sud Ouest - Charente-Maritime Sud Ouest - Landes Sud Ouest - Lot-et-Garonne Sud Ouest - Sud-Gironde Sud Ouest - Béarn et Soule Sud Ouest - Libournais / Blayais Sud Ouest - Dordogne Sud Ouest - Pays Basque Sud Ouest - Bassin d'Arcachon / Médoc

Les Bleus avec les JO pour horizon

Athlétisme / Euro en salle

Cet Euro sera «une dernière opportunité» pour les jeunes athlètes françaisde s’aguerrir dans une compétition internationale plus accessible avant les JO

La compétition a été maintenue malgré le séisme qui a frappé l’Est de la Turquie et la Syrie le 6février, causant plus de 50000 morts (dont plus de 44000 en Turquie) selon les derniers bilans. European athletics a annoncé qu’il n’y aurait «pas de publicité locale pour l’événement et que les célébrations et animations extra-sportives seraient maintenues à un niveau minimum».

Lancée tant bien que mal vers des Jeux olympiques à domicile en 2024, l’équipe de France se présente en nombre à Istanbul avec 39 athlètes, quasiment tous les «sélectionnables», tenant la promesse des dirigeants d’ouvrir les vannes pour que les espoirs expérimentent les grands championnats avant l’immense scène olympique. Les Bleus, emmenés par leur totem Kevin Mayer sur l’heptathlon, tiennent une bonne occasion de décrocher des médailles, face à une opposition de niveau varié. Après ce sera plus dur. «Ce championnat est extrêmement important. C’est le grand championnat le plus accessible, le plus faible», juge l’un des deux doyens de l’équipe, le triple sauteur Benjamin Compaoré (35ans), également entraîneur du jeune Enzo Hodebar (23ans), présent dans la sélection.

Ensuite viendront les Mondiaux de Budapest cet été, les Mondiaux en salle de Glasgow dans un an puis l’Euro de Rome en début d’été 2024, trop proche des JO pour être représentatifs. «Quelqu’un qui se révélerait à Istanbul, en prenant une médaille, il peut engranger de la confiance. C’est la dernière opportunité d’avoir quelque chose d’accessible. C’est la réalité du niveau mondial, qui est très dur. Istanbul reste un championnat international, et il n’y a rien de plus vrai en athlétisme. C’est là qu’il faut apprendre à maîtriser ses émotions et ses performances.»

Malgré le forfait de Sasha Zhoya, les tricolores présentent un gros collectif sur le 60m haies, avec notamment la championne du monde en salle Cyréna Samba-Mayela, l’homme en forme Just Kwaou-Mathey, le multi-médaillé Pascal Martinot-Lagarde et le revenant Dimitri Bascou. Kevin Mayer, lui, visera le titre: «Je suis en forme physiquement, je me sens serein, beaucoup moins stressé que d’habitude en championnat, c’est un nouvel état que je découvre. Je ne suis pas dans l’état d’esprit d’atteindre un record, je veux juste tout donner pour gagner. L’or va être difficile à aller chercher, selon la forme du Suisse Simon Ehammer, même si je reste favori.»

L’Euro sera privé par choix de la star de la perche suédoise Armand «Mondo» Duplantis, qui vient de porter le record du monde de la discipline à 6,22m samedi à Clermont-Ferrand. De quoi laisser plus de lumière à la sensation néerlandaise Femke Bol, qui s’est elle emparée du vieux record du monde du 400m en salle (49’’26 le 19février contre 49’’59 pour la Tchèque Jarmila Kratochvilova en 1982). Bol (22ans), déjà médaillée olympique et mondiale sur 400m haies, continue d’explorer ses possibilités après avoir réussi le triplé à l’Euro de Munich en août 2022 (400m, 400m haies, relais 4x400m).

L’Italien Marcell Jacobs, champion olympique du 100m et champion du monde du 60m en salle l’hiver dernier, se doit lui une revanche après avoir été battu lors des Championnats d’Italie. Le glouton norvégien Jakob Ingebrigtsen, déjà sept fois champion d’Europe sur la piste à seulement 22ans, devrait défendre ses titres sur 1500 et 3000m.

Sud Ouest - Bordeaux Agglo
Sports, jeudi 13 octobre 2022 431 mots, p. 37
Aussi paru dans
13 octobre 2022 - Sud Ouest - Charente-Maritime Sud Ouest - Sud-Gironde Sud Ouest - Landes Sud Ouest - Lot-et-Garonne Sud Ouest - Béarn et Soule Sud Ouest - Libournais / Blayais Sud Ouest - Pays Basque Sud Ouest - Bassin d'Arcachon / Médoc Sud Ouest - Dordogne

Dicko, l’or et la manière

Judo / Championnats du monde

La Française Romane Dicko, médaillée de bronze aux JO de Tokyo l’an dernier, a remporté son premier titre de championne du monde de judo

Pour ses débuts sur la scène planétaire, Romane Dicko, déjà triple championne d’Europe et médaillée olympique, est allée chercher sa première couronne mondiale à 23 ans, apportant à la France son premier titre de ces Mondiaux. «Je ressens beaucoup d’émotions parce que je savais que j’en étais capable », a-t-elle déclaré après avoir reçu sa médaille. «J’ai eu un début de journée très compliqué, j’ai eu du mal à me mettre dans la compétition mais ça m’a reboostée. Je me suis dit ‘J’ai pas le choix, il faut que je sois plus agressive’ et pour la finale je suis vraiment montée d’un cran. »

Céline Dion dans les oreilles pendant l’échauffement - « c’est la base ! » -, ceinture porte-bonheur autour de la taille, Dicko a été expéditive en finale des +78 kg contre la Brésilienne Beatriz Sousa, mettant son adversaire ippon en à peine plus d’une minute. « Elle a fait une finale monstrueuse, elle était intouchable en fait », a réagi le patron de l’équipe de France féminine, Christophe Massina.

Un peu plus tôt, l’autre Française engagée dans la catégorie, Julia Tolofua avait décroché la médaille de bronze en s’imposant aux pénalités contre l’Israélienne Raz Hershko.

Sur la route de la finale, Dicko, également triple championne d’Europe, s’était défaite par ippon de la Chinoise Su Xin pour son entrée en lice au deuxième tour, avant de signer deux waza-ari contre la Néerlandaise Marit Kamps en quart de finale. Elle avait ensuite battu sa compatriote Julia Tolofua en demi-finale.

Au terme de la dernière journée des compétitions individuelles, et avant l’épreuve par équipes jeudi, la France compte donc quatre médailles dont un titre. Les Bleus vivaient jusqu’ici des Championnats difficiles, avec plusieurs contre-performances venues de l’équipe féminine, attendue bien plus haut.

A moins de deux ans des Jeux olympiques et alors qu’elle n’a que 23 ans, Dicko s’impose ainsi comme l’un des leaders du collectif français, aux côtés de Riner, actuellement blessé, et de Clarisse Agbégnénou, en phase de reprise après un congé maternité. Interrogée sur ce qui faisait sa force, elle a répondu dans son sourire habituel : « C’est un mélange de mental, de physique, de dynamisme. C’est un peu tout ça, une grosse salade bien faite! »

Ouest-France
Fontenay, Luçon ; Challans, Saint-Gilles-Croix-de-Vie ; Les Herbiers, Montaigu ; La Roche-sur-Yon ; Les Sables d'Olonne
Sports - Vendée, mardi 13 septembre 2022 347 mots, p. Fontenay-Le-Comte Luçon_19
Aussi paru dans
13 septembre 2022 - Maville (site web réf.)

Aloïse Retornaz en quête de repères

A. M.

Championnats d’Europe de 470. La licenciée des Sables débute sa 1re grande compétition depuis le passage en mixité de la catégorie.

Elle a beau être médaillée olympique (bronzée à Tokyo en 2021) sur la même embarcation, Aloïse Retornaz navigue encore dans l’inconnu. La raison ? La refonte de sa catégorie (470), passant de paires genrées à des duos mixtes depuis le début de la saison. Finie son association avec Camille Lecointre, la voici depuis avril avec le Marseillais Hippolyte Marchetti, après une pige de moins de cinq mois avec le Basque Kevin Peponnet.

Six embarcations pour une place olympique

Les premiers résultats sont probants : 2e lors de la semaine olympique de Marseille en avril (site des JO 2024), 7e à Kiel (Allemagne) en juin et lors de la régate d’entraînement des championnats d’Europe de Cesme (Turquie) dimanche. En mer Égée, le duo dispute sa première grande compétition, d’aujourd’hui à dimanche. L’occasion de  «  jauger la concurrence dans une hiérarchie mondiale rebattue  »,selon la licenciée aux Sports nautiques sablais. Si seuls les 40 voiliers européens se joueront le titre, 12 embarcations extra-continentales seront également de la partie,  «  des Coréens, des Américains, des Néo-Zélandais ; quasiment le niveau d’un championnat du monde  ». Dans ces conditions,  «  nous n’avons pas d’objectif vraiment défini  ».

À moins de deux ans des Jeux olympiques, cinq embarcations françaises seront alignées en Turquie. De retour de maternité, Camille Lecointre devrait postuler avec son partenaire Jérémie Mion directement au prochain rendez-vous, les Mondiaux de Sdot-Yam (Israël) fin octobre. Seul un duo participera aux JO. De quoi créer une rivalité ?  «  L’ambiance est bonne en équipe de France, assure Aloïse Retornaz. Nous n’allons pas nous tirer dans les pattes, même quand nous jouerons notre qualification olympique l’an prochain. Si nous allons aux Jeux, c’est pour obtenir une médaille. Alors, nous pensons d’abord à nous, à nos repères.  » La paire en aura un peu plus dimanche soir.

Cet article est paru dans Ouest-France

Sud Ouest - Bordeaux Agglo
Actualité, mercredi 26 octobre 2022 501 mots, p. 6
Aussi paru dans
26 octobre 2022 - Sud Ouest - Charente-Maritime Sud Ouest - Sud-Gironde Sud Ouest - Lot-et-Garonne Sud Ouest - Landes Sud Ouest - Béarn et Soule Sud Ouest - Libournais / Blayais Sud Ouest - Dordogne Sud Ouest - Pays Basque Sud Ouest - Bassin d'Arcachon / Médoc

Kiev plongée dans le noir après des frappes russes

Plusieurs régions ukrainiennes font face à des coupures de courant temporaires après des frappes russes sur les infrastructures

Les Ukrainiens continuaient à subir lundi soir des coupures massives d’électricité, conséquences des frappes russes répétées visant les infrastructures du pays à l’approche de l’hiver. Kiev n’est pas épargnée comme le prouvent les images qui circulent sur les réseaux sociaux. Dimanche déjà, l’opérateur national Ukrenergo avait procédé à des coupures électriques dans la capitale pour «stabiliser» la fourniture en électricité.

Ces coupures programmées touchent alternativement les différents quartiers de la capitale divisée en trois groupes et ne doivent –en théorie – pas durer plus de quatre heures, a précisé le fournisseur privé d’électricité ukrainien DTEK. Ce dernier n’exclut toutefois pas des durées un peu plus longues «en raison de l’importance des dégâts».

Samedi, la présidence ukrainienne avait précisé que plus d’un million de foyers ukrainiens ont été privés d’électricité à la suite d’attaques russes contre les infrastructures électriques.

D’après France24, sept régions de l’Ukraine, notamment dans l’ouest du pays, sont aussi touchées par ces coupures de courant nécessaires afin de réparer les installations électriques après les frappes russes. Selon le média, plusieurs localités n’auraient pas de courant depuis samedi.

Depuis une dizaine de jours, la Russie multiplie les frappes sur le réseau ukrainien, entraînant la destruction d’au moins un tiers de ses capacités, juste avant l’hiver. Particuliers et entreprises sont par conséquent également appelés à limiter leur consommation électrique en Ukraine.

Outre l’électricité, les frappes de l’armée russe ciblent le carburant ukrainien. Dimanche, un dépôt avec 100000 tonnes de carburant destiné à l’aviation ukrainienne a été détruit, ainsi que plusieurs dépôts de munitions et un réservoir de pétrole avec du carburant diesel destiné aux véhicules militaires ukrainiens.

Une basketteuse incarcérée en Russie

La justice russe a rejeté mardi l’appel de la basketteuse américaine Brittney Griner, double médaillée olympique en 2016 et 2020, condamnée en Russie à neuf ans de prison pour trafic de cannabis et qui a demandé au tribunal de réduire sa peine « traumatisante ». Le tribunal a décidé de « laisser sans changement » le verdict prononcé en août dernier contre la star américaine du basket, a déclaré la juge Elena Vorontsova, tout en précisant que la justice va tenir compte des mois déjà passés en prison par Griner, incarcérée depuis mars, et comptabiliser chaque jour de cette détention comme un jour et demi.

Cette procédure judiciaire est «bidon» et Griner doit être libérée, a affirmé en réponse le conseiller à la Sécurité nationale de la Maison-Blanche. «Le président Biden a été très clair sur le fait que Brittney doit être libérée immédiatement», a déclaré Jake Sullivan, regrettant qu’elle continue d’être «emprisonnée à tort, selon des circonstances inacceptables, après avoir dû subir une nouvelle procédure judiciaire bidon aujourd’hui».

Le Progrès (Lyon)
Edition Est Lyonnais
Actu | grand est lyonnais, mercredi 5 octobre 2022 293 mots, p. LYOE25

Colombier-Saugnieu

Annouck Curzillat, médaillée olympique, récompense les sportifs

De notre correspondante, Christiane MARMONIER

Vendredi 30 septembre, la cérémonie de remise des récompenses visant à mettre en avant les sportifs locaux a été présidée par Annouck Curzillat. La marraine de l’évènement compte de nombreux exploits à son actif, dont de belles médailles aux championnats du monde et d’Europe. Elle a terminé 3e au Jeux olympiques de Tokyo 2021 paratriathlon, en catégorie déficient visuel.

Accompagnée des élus du conseil municipal des enfants, Annouck Curzillat a distribué les trophées aux sportifs locaux :

➤  Pierre Caberlon et Julien Portier, club automobiliste St Exupéry (CAMSE), obtiennent de très bons résultats cette saison.

➤  Alain Malaval est champion de France de joutes.

➤ Linda Bredel, institutrice sur la commune, devient championne de France en aviron.

➤  L’équipe senior 2 du club de volley accède à la 1re  série.

➤  Au club Dojo henchi, Noah Sportiello et Romain Prud’homme se sont qualifiés pour les championnats de France espoirs.

➤  Côté foot : l’équipe senior féminine accède en 1re division de district.

➤  L’équipe sénior 1 évolue désormais en ligue régionale.

➤  Alex Deboni peut désormais abriter au niveau régional. Ceux qui ne brillent pas sur le terrain mais œuvrent dans l’ombre pour le club ont également été récompensés.

Ovation a pour 3 entraîneurs

Christophe Peyron, ceinture noire 4e dan, a marqué le club en transmettant très tôt son savoir aux autres et en grande partie au sein du club de Colombier-Saugnieu. 

Philippe Espinasse pour l’ensemble de sa carrière de joueur puis entraîneur et désormais manager général du club.

Vincent Ricci président du club Yoseikan pendant 20 ans jusqu’à la saison dernière. Il poursuit son activité en entraînant les enfants.

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche - Tarare ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, mardi 25 octobre 2022 690 mots, p. LYOE35,VALS35,VILL35,OGML35,LYON35

Jeux olympiques

Bataillon de Joinville : ces Lyonnais qui préparent Paris 2024 sous les drapeaux

Benjamin STEEN (avec N.B. et M.S)

Les médaillés olympiques Manon Apithy-Brunet, Hugo Boucheron et Alexandre Lloveras ou encore le grimpeur Guillaume Moro bénéficient d’un contrat avec l’armée. Deux d’entre eux ont participé la semaine dernière à un rassemblement sur la base militaire d’Orléans.

Maillot tricolore siglé « Armée de champions » et treillis militaire : environ 90 sportifs valides et handisports ont changé de costume la semaine dernière pour le rassemblement annuel du Bataillon de Joinville, organisé cette année à la base aérienne 123 d’Orléans.

Au programme de ces cinq (longues) journées commencées à 5 h 30 du matin : course d’orientation et divers challenges sportifs, mais aussi parcours d’obstacles avec mitraillettes d’entraînement en bandoulière, tir à la carabine ou encore technique de nage utilitaire et cérémonie quotidienne de montée des couleurs. Une vraie vie de bidasse, y compris avec les nuits en tente militaire sous la tempête.

Manon Apithy-Brunet : « On partage les mêmes valeurs, au service de la patrie »

Actuellement en phase de préparation avec une épaule opérée en juin à ménager , la sabreuse lyonnaise Manon Apithy-Brunet (double médaillée olympique à Tokyo en 2021) a été exemptée de certains exercices et n’a passé que deux jours sur la base. Mais sous contrat avec le Bataillon de Joinville depuis 2017, la Maréchal des Logis apprécie ces rassemblements riches et rudes à la fois.

« Cela nous permet de découvrir la vie des militaires, explique-t-elle. C’est enrichissant. D’une certaine manière, on partage les mêmes valeurs en étant au service de la patrie, eux dans leurs missions, et nous en gagnant des médailles. Ce sont des semaines éprouvantes. On pratique des activités dont on n’a pas l’habitude dans un contexte différent. Les militaires sont placés dans les pires conditions, alors que notre quotidien, c’est d’être dans les meilleures conditions avec kinés etc... Ça nous bouscule un peu, c’est bien. Et puis, ça forge des liens forts entre nous. C’est là-bas par exemple que j’ai rencontré Clarisse (Agbegnenou, la judoka dont elle est proche). Quand on se retrouve aux JO, on se soutient. »

Créé en 1956, le Bataillon de Joinville a vu passer des générations de sportifs français. Un temps appelé l’« Armée de champions » à la fin de la conscription obligatoire en 2002, il a retrouvé son nom original en 2015. Avec la perspective des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, le contingent a presque doublé depuis 2019. Ils sont aujourd’hui 200 sportifs valides et handisports, représentants 24 fédérations, à avoir intégré le dispositif. Parmi eux, quatre Lyonnais : Hugo Boucheron (aviron), Guillaume Moro (escalade) et Alexandre Lloveras (cyclisme handisport), en plus de Manon Apithy-Brunet.

Alexandre Lloveras : « Incorporer le Bataillon a été un soulagement »

« Les candidatures s’effectuent via les fédérations, explique le commandant François à la tête du Bataillon. On propose des contrats de deux ans renouvelables qui permettent aux sportifs d’avoir un salaire et un vrai statut. Pour certains, ça leur permet tout simplement de vivre. En 2021, nous avons eu 140 candidatures pour 35 places. Paris 2024 est pour beaucoup dans l’engagement de l’État. Mais notre discours aux sportifs est de dire : ‘‘si vous remportez des médailles, cela démontrera que le dispositif fonctionne et cela poussera à le garder en héritage’’. »

Le plongeur Alexis Jandard fait partie des nombreux candidats qui aimeraient un jour être intégrés : « J’espère que ma médaille mondiale (2e par équipe mixte en juin) jouera en ma faveur. J’ai 25 ans et je ne suis pas autonome. Heureusement que j’ai mes parents pour m’aider. Mais c’est vrai que je suis à la recherche d’opportunités telles que celle-là », témoigne le plongeur de Vaugneray.

Entré le 1er mai 2022, Alexandre Lloveras (triple médaillé à Tokyo en 2021) avoue d’ailleurs que son incorporation a été « un soulagement » : « Cela me permet de m’entraîner et de me préparer pour Paris 2024 de façon sereine. »

Presse Océan
Nantes Métropole, Nord et Sud ; Saint-Nazaire Presqu'île
Sport, samedi 13 mai 2023 653 mots, p. PO Nantes métropole, Nord et Sud_57
Aussi paru dans
12 mai 2023 - L'intern@ute (site web) La Croix (site web) Challenges (site web) AFP - Journal Internet AFP (français)
13 mai 2023 - Le Courrier de l'Ouest Le Maine Libre

Audrey Tcheuméo renaît à Doha

JUDO. Championnats du monde. Victime de crampes aux mains, la Française Audrey Tcheuméo a dû se satisfaire de l’argent des -78 kg.

Tcheuméo, 33 ans, s’est inclinée par ippon en finale hier à Doha face à l’Israélienne Inbar Lanir, 7 e mondiale. « Je n’arrivais pas à attraper le kimono ! Je ne pouvais rien faire ! » , a-t-elle regretté.

La double médaillée olympique, qui n’avait plus participé aux Mondiaux depuis 2018, apporte à la délégation française une cinquième médaille depuis le début de ces Championnats du monde.

« C’était assez difficile mais je suis quand même fière de moi », a-t-elle ajouté. « Ça fait cinq ans que je n’ai pas fait les Monde, là, je reviens avec une médaille mondiale donc ça fait plaisir, et l’année prochaine j’espère que je serai championne olympique à la maison. »

Exemptée de premier tour, la Française a démarré sa journée par un combat un peu poussif contre la Colombienne Brenda Olaya avant de monter en puissance.

Au troisième tour, la native de Bondy a ipponisé la Bélarusse Darya Kantsavaya en à peine vingt secondes. Elle s’est montrée ensuite impressionnante en quart de finale contre la championne olympique japonaise Shori Hamada.

« C’est frustrant parce que clairement (Lanir) est forte mais j’ai battu plus forte avant, c’est ça qui me met les boules », a-t-elle réagi après avoir reçu le soutien en zone mixte de ses coéquipières en équipe de France.

« Peu de gens pensaient que je pourrais revenir »

Même si elle s’est montrée extrêmement déçue de sa défaite en finale, Tcheuméo se replace à point nommé dans la course aux JO-2024 après un trou noir de plusieurs années.

Championne du monde en 2011, médaillée de bronze olympique à Londres l’année d’après, puis d’argent aux Jeux de Rio, la doyenne des Bleues revient de loin après avoir connu une longue période de doutes.

Reléguée au rang de n°2 française par l’émergence de Madeleine Malonga dans sa catégorie des -78 kg, elle avait notamment été privée des JO de Tokyo en 2021.

Mais depuis quelques mois, elle semble renaître. « Quand je regarde le chemin parcouru, très peu de gens pensaient que je pourrais revenir à mon niveau et là, j’ai prouvé que je pouvais être parmi les meilleures mondiales », s’est-elle félicitée. « Regardez, on dirait que j’ai 20 ans ! », a-t-elle souri.

« À 33 ans, une longévité pareille, d’avoir une nouvelle médaille mondiale à son âge. C’est quand même assez exceptionnel », a ajouté son entraîneur Christophe Massina.

Dans la compétition masculine, où aucun Français n’était engagé, la journée a été marquée par le titre du Russe Arman Adamian, concourant sous bannière neutre, en moins de 100 kg.

Après leur exclusion en raison de la guerre en Ukraine, les judokas russes et bélarusses ont été réadmis en tant qu’athlètes neutres pour ces Mondiaux, l’une des premières compétitions internationales d’envergure à avoir suivi la recommandation du Comité international olympique. Après la victoire d’Adamian, acquise aux pénalités au cours de la prolongation, le drapeau russe a été remplacé pour la cérémonie protocolaire par un drapeau affichant le logo de la compétition et l’hymne de la Fédération internationale a été joué à la place de l’hymne russe.

Le retour de Riner

Aujourd’hui, la compétition se poursuit avec la catégorie des +100kg, où Teddy Riner, décuple champion du monde, signe son retour, six ans après sa dernière apparition sur la scène planétaire. Riner se présente au Qatar avec l’envie de se tester au contact des meilleurs judokas à un an des JO de Paris, son grand objectif.

Chez les femmes, Romane Dicko tentera de conserver son titre chez les +78 kg tandis que Julia Tolofua essaiera de la détrôner.

Ouest-France
Saint-Nazaire, La Baule, Guérande ; Nantes Nord-Loire ; Châteaubriant ; Nantes ; Nantes Sud-Loire Vignoble ; Ancenis ; Pornic, Pays de Retz
Sports - Loire-Atlantique, mardi 27 septembre 2022 300 mots, p. Saint-Nazaire - La Baule - Guérande_23

Nawel Abdelkrim veut passer un cap

Recueilli par Antoine RIPOCHE.

L’entretien. En quittant le Dojo Nantais pour Montreuil, la sociétaire du Pôle France espère progresser encore plus rapidement.

Entretien

Pourquoi avoir rejoint Montreuil, il y a quelques semaines ?

Les clubs parisiens sont les plus cotés, les plus forts, et il y a plus de moyens financiers pour pouvoir faire des compétitions et des stages dans d’autres pays. À Montreuil, il y a d’autres judokas réputés comme Audrey Tcheuméo (médaillée olympique, championne du monde en 2011) ou encore Loïc Korval, qui faisait beaucoup de résultats à une période.

Par quoi ce choix a-t-il été motivé ?

Je pensais rester au Dojo Nantais encore un ou deux ans. Je voyais le club comme un tremplin. En fait, ç’a vraiment été un choix personnel, je n’en ai parlé à personne autour de moi. J’y avais déjà réfléchi, parce que mon frère (Jawad) y évolue. C’était un club qui «  m’attirait  », mais je ne me voyais pas forcément changer dès cette année. Finalement, en stage d’été, j’ai croisé un des profs du club. On a échangé deux, trois fois ensemble, il m’a coaché de temps en temps.

Arnaud Gendre, directeur technique du Dojo Nantais, a compris votre décision ?

Oui, je pense qu’il savait aussi que mon but est d’être une sénior forte en -52 kg dans un club parisien. Il voulait encore me garder, pour qu’on fasse du chemin ensemble, mais les objectifs ont été atteints avec moi.

Quel est votre programme à venir  ?

Je serai le 22 octobre à Cormelles-le-Royal (Calvados), pour un tournoi excellence juniors, puis début novembre aux championnats de France individuels séniors à Toulon (Var). Puis, il me restera des tournois label excellence en junior jusqu’aux France junior, le 4 mars.

Cet article est paru dans Ouest-France

Ouest-France
La Roche-sur-Yon ; Fontenay, Luçon ; Les Herbiers, Montaigu ; Les Sables d'Olonne ; Challans, Saint-Gilles-Croix-de-Vie
Sports - Vendée, vendredi 28 octobre 2022 554 mots, p. OF La Roche-sur-Yon_21

« La première place mondiale me stimule »

Recueilli par Arthur MASSOT.

Zoom. Alors que le circuit mondial aurait dû débuter aujourd’hui, Chloé Trespeuch doit patienter. La Vendéenne d’adoption se prépare avec une réelle fraîcheur mentale.

Entretien

Chloé Trespeuch (28 ans), double médaillée olympique en snowboardcross (2014-2022)

On sait qu’une saison post-olympique est toujours particulière. En avez-vous profité pour modifier votre préparation ?

J’avais besoin de temps pour me ressourcer. J’ai repris plus tard, avec moins de volume mais plus de qualité et d’investissement, pour rester fraîche mentalement. Dans le haut niveau, c’est la motivation qui octroie le bénéfice de l’entraînement. Elle est difficile à avoir de manière constante, il faut donc savoir la stimuler. D’où mes venues à Saint-Jean-de-Monts, où je suis loin de mon milieu habituel, avec un cadre et une nature qui changent ; c’est toujours un bol d’air. Cette année, j’ai souhaité aussi suivre un voyage personnel de ma sœur en Afrique. Elle a toujours été là pour moi, c’était normal de lui rendre la pareille. Je me suis donc entraîné un temps sur ce continent, dans un climat et un environnement différents. J’aime casser la routine avec ce genre de projet qui m’anime, comme mes études à Sciences Po Paris qui m’aèrent l’esprit.

« Un petit coup au moral »

Les conditions climatiquesont repoussé le début de la saison, prévu initialement aujourd’hui à début décembre. Cela a dû vous perturber…

Ce fut un petit coup au moral car je suis une compétitrice. Repartir à l’entraînement pour plus d’un mois supplémentaire change des choses dans la tête. Mais c’est peut-être un mal pour un bien car j’ai passé moins de jours sur la neige qu’habituellement, et que ça m’offre l’opportunité de réaliser plus de jours d’entraînement.

La manche inaugurale de Coupe du monde se disputera aux Deux Alpes (Isère). Ceci doit évidemment vous ravir…

C’est la première Coupe du monde en France depuis 2017. À cette époque, c’était à Val Thorens (Savoie), chez moi, une atmosphère forcément particulière. Je suis très contente d’avoir cette étape française, d’autant plus qu’il y a toujours eu une grosse densité dans notre équipe de snowboardcross (deux médailles d’or, trois d’argent, deux de bronze sur les quatre derniers JO).

L’an dernier, vous aviez affiché une régularité nouvelle en Coupe du monde, et terminé troisième du général. C’est une fierté ?

C’était l’objectif : obtenir une polyvalence, une adaptabilité à chaque parcours, ne plus être performante uniquement sur les parcours rapides avec beaucoup de sauts, mais aussi sur ceux plus techniques. Malgré tout, il me manque un détail. Je compte très peu de victoires en carrière (trois en Coupe du monde, la dernière en mars 2020). Ce n’est pas passé loin plusieurs fois, car ce n’est pas toujours la même fille qui gagne, et je les ai déjà toutes battues. Chercher cette première marche me stimule.

En mars, il y aura également les championnats du monde…

C’est clairement l’objectif de cette année. Ma dernière médaille aux Mondiaux remonte à 2017 (argent). D’autant plus que le parcours géorgien est chouette. Évidemment que cela me fait rêver.

Cet article est paru dans Ouest-France

La Voix du Nord
Toutes éditions
jeudi 13 octobre 2022 207 mots, p. 1071
Aussi paru dans
13 octobre 2022 - Nord Éclair

Romane Dicko, «intouchable», s'offre un premier titre mondial

JUDO. Romane Dicko, déjà triple championne d'Europe et médaillée olympique, est allée chercher sa première couronne mondiale à 23ans, apportant à la France son premier titre dans ces Mondiaux. «Je ressens beaucoup d'émotions parce que je savais que j'en étais capable, mais entre le savoir et le faire...», a-t-elle déclaré après avoir reçu sa médaille. Céline Dion dans les oreilles pendant l'échauffement, ceinture porte-bonheur autour de la taille, la native de Clamart a été expéditive en finale des +78kg contre la Brésilienne Beatriz Sousa, mettant son adversaire ippon en à peine plus d'une minute.

Le bronze pour Tolofua

«Elle a fait une finale monstrueuse, elle était intouchable, en fait», a réagi le patron de l'équipe de France féminine, Christophe Massina. «C'est une machine», a renchéri sa coach en bleu, Séverine Vandenhende. À moins de deux ans des JO de Paris, Dicko s'impose comme l'un des leaders du collectif tricolore. Un peu plus tôt, l'autre Française engagée dans la catégorie, Julia Tolofua, avait décroché la médaille de bronze en s'imposant aux pénalités contre l'Israélienne Raz Hershko. Au terme de la dernière journée des compétitions individuelles, et avant l'épreuve par équipes aujourd'hui, la France compte donc quatre médailles, dont un titre.

La Voix du Nord
Roubaix
vendredi 30 septembre 2022 428 mots, p. 1721
Aussi paru dans
30 septembre 2022 - Nord Éclair

Séphora Corcher ou la résilience couronnée d'or

Par Sébastien Darnaux [email protected] Sambo. «Chez les jeunes, au haut niveau, les médailles priment sur le potentiel. Et quand tu ne rapportes plus de médailles, tu finis par perdre ta place et tes illusions. Mais c'est la vie et je l'accepte. Peut-être que mon destin était d'aller voir ailleurs...» Médaillée de bronze aux championnats d'Europe junior d'Oberwarth (Autriche) puis aux Mondiaux d'Abu Dhabi en 2015, Séphora Corcher était clairement, à 18ans, cheffe de file du judo tricolore chez les -48kg. Mais des blessures à répétition se sont imposées comme autant d'embûches sur sa route vers une promise renommée. «Je prends une clé de bras au Grand Prix de la Havane qui m'envoie six mois en dehors des tapis (luxation de l'épaule) puis j'enchaîne des fractures, des entorses. Presque chaque année, résume la jeune Guyanaise née à Paris. Et quand j'ai commencé à ne plus me blesser, le Covid est arrivé. Je m'étais physiquement reconstruite mais ne pouvais plus défendre mes chances à l'international, les frontières étant fermées. Sans accès aux compétitions, je ne trouvais plus de véritable sens à l'entraînement sans objectif. C'est alors que Sami Zran, mon entraîneur au Red Star de Champigny-sur-Marne, m'a parlé du sambo...» Décidée à définitivement tourner la page judo, Séphora Corcher n'a pas mis beaucoup de temps à se plonger dans une seconde carrière. Bien moins médiatique, certes, mais réparatrice. Clarisse Agbegnenou, sa grande copine (et accessoirement porte-drapeau à Tokyo, multi médaillée olympique et mondiale) au club de Champigny-sur-Marne, a d'ailleurs salué sa décision. «Elle était contente pour moi, ravie de voir que je voulais passer à autre chose sans faire partie de ces sportifs qui restent frustrés toute une vie.» Il y a donc à peine un an et demi, la jeune élève (25ans) de l'école de police de Roubaix-Hem a débuté le sambo et enchaîné des tournois (tous remportés) jusqu'à la consécration le 17 septembre dernier en décrochant le titre de championne d'Europe à Novi Sad (Serbie). «Je n'étais pas du tout connue de mes adversaires au moment de débuter la compétition et j'ai éliminé la Russe, quadruple championne du monde, en demi-finale», sourit la double-licenciée aux clubs de Villejuif et Villeneuve-d'Ascq. Avant d'exploser l'Espagnole en finale (9-0)! «Je ne recherche pas la notoriété mais simplement la possibilité de m'épanouir dans un sport. Je rêvais de JO en judo, j'ai autre chose avec le sambo. Et c'est très bien comme ça.» Nul doute que la Villeneuvoise ne sera pas bien loin du podium mi-novembre aux Championnats du monde de Bishkek (Kirghizistan).

Ouest-France
La Roche-sur-Yon ; Challans, Saint-Gilles-Croix-de-Vie ; Les Sables d'Olonne
Challans -Pays de Vie remontés, lundi 31 octobre 2022 436 mots, p. OF La Roche-sur-Yon_12

Les Foulées du Gois auront lieu le samedi 10 juin

L’association Les Amis du Gois a reçu ses bénévoles pour une rétrospective de l’édition 2022. La soirée a été l’occasion d’annoncer la date de l’édition en 2023.

Après deux années neutres, la 34 eédition des Foulées du Gois a pu se tenir le 19 juin dernier à la faveur d’une accalmie des températures. «  Nous travaillons déjà sur l’édition 2023 qui aura lieu le samedi 10 juin. Nous recherchons un médecin pour renforcer notre staff médical  », a annoncé Jean-Marie Blanchard, président des Amis du Gois, vendredi aux 200 bénévoles venus à la rétrospective de l’édition 2022, salle polyvalente à Beauvoir-sur-Mer.

L’édition a comporté sept courses qu’il a fallu inclure dans un délai de cinq heures du fait de la marée. « Avec 1 600 arrivants, les participants étaient moins nombreux», a rappelé Claude Merceron, vice-président et directeur sportif, troublé à l’évocation de la disparition de Serge Morisseau, l’un des piliers de l’association.

2022 a connu une grande nouveauté. Les 30 athlètes de la course des As se sont élancés contre la marée descendante, alors que jusqu’à maintenant elle se faisait à marée montante. Gwladys Lemoussu, triathlète handisport, triple championne de France, vice-championne du monde paratriathlon en 2016 et médaillée olympique, a relaté son expérience. « L’eau était chaude et j’ai même vu des poissons sauter à côté de moi.J’ai vraiment profité du moment avec les encouragements des bénévoles sur les bateaux, et la haie d’honneur des premiers arrivés. À l’arrivée, j’ai tenu à déployer un drapeau tricolore sérigraphié : no différence, no force – Paris 2024.  »

Une course née en 1987

La première édition des Foulées du Gois, c’était en 1987. Jean-Pierre Lévêque, vice-président d’honneur, a rappelé les débuts de cette course unique au monde. Ainsi que la bataille administrative qu’il a fallu mener pour obtenir les autorisations. « Il fallait en effet tenir compte des courses à marée basse dont l’autorité décisionnelle revient au préfet. Tandis que pour la course contre la mer, dès que l’océan recouvre le Gois, l’autorité compétente relève du domaine maritime  », raconte-t-il.

En outre, lors de l’établissement des dossiers pour avis, il a été découvert que les 4 km 150 officiellement arrêtés du passage du Gois, partaient du restaurant Le Relais du Gois côté Beauvoir-sur-Mer pour s’arrêter au local technique de l’Équipement, côté Barbâtre.

Cet article est paru dans Ouest-France

Sud Ouest - Bordeaux Agglo
Bordeaux rive gauche, vendredi 2 juin 2023 347 mots, p. 23

À 50ans, le club de judo jujitsu est tourné vers l’avenir

Canéjan

Cette année 2023 est celle des50ans du club de judo jujitsu. Après la journée anniversaire du13mai, et les montées de grades les samedi27 et dimanche28mai, la présidente, Véronique Vilain, se projette avec son équipe sur la prochaine saison.

«Il faut anticiper, le Judo Jujitsu Canéjan comprend plus de145adhérents, 29 ceintures noires, 59 féminines et 20 bénévoles dont 12 enseignants, parmi lesquels, Jean-François Vilain, directeur technique.»

Les pratiquants sont attirés, selon la présidente, par «la compétence de l’équipe technique, la politique d’entraide et de prospérité mutuelle, devise du judo. Le club est également ouvert aux judokas extérieurs, cherchant des partenaires de travail pour préparer un grade ou un examen.»

En outre, l’association organisera un ou deux regroupements ouverts à tous, en partenariat avec les sections de karaté et d’aïkido pour des échanges entre pratiquants.

La dynamique est en marche pour la saison prochaine: «Présenter plusieurs hauts grades, former de nouveaux enseignants et organiser nos manifestations (en judo, jujitsu, self defense ou taïso) pour tous les âges, dans la convivialité, l’amitié et un esprit familial.»

Des hauts grades, on en a vu le 13mai: Karima Medjeded, championne paralympique à Athènes, Éva Bisseni, 44 titres de championne (monde, Europe, France dans de multiples disciplines), maître Hiroshi Katanishi, 8e dan du kodokan (Japon), conseiller auprès de l’Union européenne de judo, Jocelyne Triadou, pionnière du judo français féminin, première Française 8e dan et première championne du monde de judo, Brigitte Deydier, 8e dan, trois fois championne du monde, quatre fois d’Europe, médaillée aux Jeux olympiques de Séoul, la Libournaise Christine Cicot, 6e dan, médaillée olympique à Atlanta, championne du monde et championne d’Europe, neuf fois championne de France et bien d’autres, sans oublier les talents du club, comme le doyen Claude Soubrillard, 7e dan, soixante-douze ans de pratique dont cinquante-cinq d’enseignement qui fut arbitre international, conseiller technique en Suède, toujours en activité, notamment comme juge.

Paris-Normandie
Paris Normandie Toutes éditions
samedi 13 mai 2023 276 mots, p. TES10

JUDO MONDIAUX

Aussi paru dans
13 mai 2023 - L'Est éclair Nord Littoral L'Union (France)

Tcheuméo se pare d'argent

Audrey Tcheuméo, 33 ans, s'est inclinée par ippon en finale face à l'Israélienne Inbar Lanir, 7e mondiale. «Je n'arrivais pas à attraper le kimono! Je ne pouvais rien faire!», a-t-elle regretté. La double médaillée olympique, qui n'avait plus participé aux Mondiaux depuis 2018, apporte à la délégation française une cinquième médaille depuis le début de ces Mondiaux. «C'était assez difficile mais je suis quand même fière de moi», a-t-elle ajouté. «Ça fait cinq ans que je n'ai pas fait les 'Monde', là, je reviens avec une médaille mondiale donc ça fait plaisir, et l'année prochaine j'espère que je serai championne olympique à la maison.» Après cinq médailles françaises, c'est au tour de Riner et Dicko de monter sur le tatami Exemptée de premier tour, la Française a démarré sa journée par un combat un peu poussif contre la Colombienne Brenda Olaya avant de monter en puissance. Au troisième tour, la native de Bondy a ipponisé la Bélarusse Darya Kantsavaya en à peine vingt secondes. Elle s'est montrée ensuite impressionnante en quart de finale contre la championne olympique japonaise Shori Hamada. «C'est frustrant parce que clairement (Lanir) est forte mais j'ai battu plus forte avant, c'est ça qui me met les boules», a-t-elle réagi après avoir reçu le soutien en zone mixte de ses coéquipières en équipe de France. Même si elle s'est montrée extrêmement déçue de sa défaite en finale, Tcheuméo se replace à point nommé dans la course aux JO-2024 après un trou noir de plusieurs années. Ce samedi, la compétition se poursuit avec la catégorie des +100kg, où Teddy Riner (+100 k) et Romane Dicko (+78 kg) en en lice.

La Nouvelle République du Centre-Ouest
Deux-Sèvres
deux-sèvres, mercredi 7 juin 2023 335 mots, p. 4

actualité

[en bref...]

en bref

économie

Une soiréeavec les jeunesdirigeants

Le Centre des jeunes dirigeants (CJD) des Deux-Sèvres organise une soirée jeudi 22 juin à l’Espace Tartalin à Aiffres sur le thème : « Ton état d’esprit, son influence sur la société de demain ». Interviendront Jeff Barcelo, expert en neurosciences, Sarah Daninthe, escrimeuse française, médaillée olympique, et Marc de la Ménardière, réalisateur qui a cosigné plusieurs documentaires sur le bien-être social et l’impact des entreprises sur l’environnement. Le CJD est une association qui regroupe chefs d’entreprise et cadres dirigeants partageant une philosophie commune : progrès économique rime avec progrès social.

Pour participer, inscriptions sururlz.fr/IRNZ

Entreprises

Nouveau directeurrégional chez Still

David Ponty a été nommé à la direction régionale Grand Ouest de Still, l’un des leaders des appareils de manutention. À 46 ans, il entrera en fonction le 1 juilllet. La direction Grand Ouest couvre neuf départements dont les Deux-Sèvres et la Vendée. er

sortie

Les papillons de la Pierre-Levée à Bougon

Le Conservatoire d’espaces naturels (CEN) Nouvelle-Aquitaine et DSNE organisent une sortie nature intitulée « Les papillons de la Pierre-Levée », samedi 24 juin à 14 h 30 à Bougon. Guidés par les murets de pierres sèches autour du dolmen de la Pierre-Levée, venez découvrir les papillons de ce petit site de prairies bocagères géré par le CEN Nouvelle-Aquitaine. Rendez-vous à l’église de Bougon.

Gratuit. Inscription conseillée auprès de Sabrina Maiano au 06.13.44.57.76.

LOISIRS

Sortie avec les Veuves et veufs des Deux-Sèvres

L’association Veuves et veufs des Deux-Sèvres propose à ses adhérents une rando pique-nique, samedi 17 juin à Secondigny. Rendez-vous à 9 h 30 sur le parking de la salle multiloisirs au plan d’eau. Départ de la randonnée à 10 h ; pique-nique tiré du sac (apporter tables, chaises et couverts) à 12 h 30. L’après-midi, nouvelle rando et jeux divers.

Renseignements : tél. 06.03.88.44.09 ; 06.85.38.78.91 ou 06.16.16.77.51 et sur le site de l’association.

Ouest-France
Rennes Sud-Est ; Redon ; Fougères, Vitré ; Saint-Malo ; Rennes Nord-Ouest ; Rennes
Sports - Ille-et-Vilaine, samedi 17 juin 2023 428 mots, p. OF Rennes Sud-Est_33

Montfort fait son retour dans la cour des grands

Concours national de saut d’obstacles à Montfort-sur-Meu, ce week-end. Réintégré dans le circuit Grand National, le CSO, organisé par les Equisports de Montfort, accueille 750 cavaliers.

Plutôt pas mal pour un événement qui n’a pas prétention à être un rassemblement massif. De 600 cavaliers présents en 2022, le Grand National de Montfort-sur-Meu a fait gonfler le chiffre à 750 cette année.

Pas besoin de se creuser la tête bien longtemps pour en trouver la raison : « On est revenu cette année dans le circuit Grand National (le circuit fédéral) », rencarde Nicolas Duval, vice-président des Equisports de Montfort, l’association organisatrice de l’événement depuis près de 50 ans. L’attrait retrouvé de Montfort dans le calendrier français ne s’explique pas seulement par une question de prestige. « Il y a de la dotation de la part de la Fédération française d’équitation, poursuit Nicolas Duval. Cette année, dans le Grand Prix, il y a 39 000 € à gagner, c’est le Grand Prix Pro Élite le plus doté en France. »

Dont 27 000 € pour son concours phare à 1,50 m dimanche (à partir de 14 h 30). Cinquième étape du Grand National 2023, Montfort pourra compter sur la venue de trois écuries du top 8 provisoire, même si les deux premières (Antares – EBM et HDC – Authuit) seront absentes.

Côté cavaliers, Alexandra Ledermann (médaillée de bronze aux JO d’Atlanta en 1996 et championne d’Europe en 1999, les deux fois en individuel) sera la principale tête d’affiche. Mais la Normande, qui viendra avec Requiem de Talma (encore compétitif à 18 ans), aura de la concurrence, incarnée par le vainqueur sortant Jérôme Coulombier (Flex On), l’expérimenté Benjamin Devulder (Doris Platiere) ou Pierre-Marie Friant (Royal Horse), qui avait fini 2 e du Grand Prix de La Baule l’année dernière, et qui a surtout réussi à qualifier ses deux chevaux au barrage lors de l’étape précédente à Tours.

En plus du Grand Prix Pro Élite, il faudra également surveiller le Grand Prix Top 7 (samedi à partir de 16 h 30), réservé aux jeunes chevaux. « Il est plein est plein à craquer (50 inscrits sur 50 places) , on va vraiment avoir un beau plateau », annonce Nicolas Duval.

Pratique. Samedi, début des épreuves à 8 h. Dimanche, début des épreuves à 8 h 30. Aux Equisports du Pays de Montfort, Z.A de l’Abbaye à Montfort-sur-Meu. Gratuit tout le week-end.

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche - Tarare ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, lundi 19 juin 2023 484 mots, p. VALS34,VILL34,OGML34,LYOE34,LYON34

Escrime

Manon Apithy-Brunet, le retour de la flamme

Benjamin STEEN

Sacrée championne d’Europe de sabre ce dimanche à Plovdiv en battant la Française Sara Balzer en finale, la double médaillée olympique sort d’une mauvaise spirale dans laquelle elle s’enfermait depuis plusieurs mois.

Elle a placé une ultime touche et a lâché un immense cri, de joie et de rage mêlées, dans le vélodrome de Plovdiv (Bulgarie). Manon Apithy-Brunet venait de conclure sans trembler en finale des championnats d’Europe contre la Strasbourgeoise Sara Balzer (10-15) : « C’était un cri très positif que je retiens depuis trop longtemps. » Plus tard, la médaille d’or autour du cou, la sabreuse de Rillieux-la-Pape allait laisser couler des larmes sur ses joues : « Je n’ai même pas pu chanter la Marseillaise tellement je chialais. Je ne réalise toujours pas. »

À 27 ans, Manon Apithy-Brunet monte pour la première fois sur la plus haute marche du podium d’un grand championnat individuel, après sa deuxième place à l’Euro 2019 et bien sûr sa médaille de bronze aux JO de Tokyo. Au-delà de ce sacre attendu, c’est une libération après des mois de doutes.

Propulsée n° 1 mondiale en mars 2022 , elle n’avait pas pu en profiter longtemps. Blessée et opérée de l’épaule , elle avait ensuite dû renoncer à l’Euro et aux Mondiaux 2022. Si elle a vite rebondi (2e de la manche de Coupe du monde d’Orléans dès sa reprise), elle a enchaîné ces derniers mois les contre-performances , plongeant au 11e rang mondial.

« J’ai repris ma vie en main »

« Les deux dernières années ont été compliquées, avoue-t-elle. Après les JO, j’étais très fatiguée. Je me laissais porter. Je me disais que j’avais le meilleur entraîneur du monde (Christian Bauer) et qu’il allait me guider. Je me suis battue pour revenir après mon opération, mais ensuite je suis retombée dans les mêmes travers. Alors j’ai poussé un coup de gueule. J’étais malheureuse. J’ai repris ma vie en main. J’ai retrouvé le sourire et l’envie de gagner. J’ai pris mon mari avec moi (le sabreur Bolade Apithy), on a travaillé. Le coach m’a accompagné. Aujourd’hui, on gagne tous les trois. »

Dans cette journée presque parfaite, elle n’a connu qu’une frayeur, en demi-finale contre la Grecque Theodoura Gkountoura, sa bête noire. Menée 5-11, elle a renversé la situation pour s’imposer in extremis 15-14 : « Le coach m’a dit d’arrêter de réfléchir. Après ça, j’avais juste envie de toucher. C’était purement de la bagarre. Tout est sorti tout seul. » La voilà pleinement relancée au meilleur moment à un mois des Mondiaux de Milan et un an des JO de Paris : « Il faut retourner au travail, dit-elle, en gardant cette dynamique qui me rend très heureuse. »

Le Progrès (Lyon)
Edition du Jura
Sports | jura et région, dimanche 1 janvier 2023 294 mots, p. LCHJ30

Omnisports

Une année 2022 riche en émotions pour le sport jurassien

Si le biathlète Quentin Fillon Maillet a logiquement crevé l’écran avec ses 5 médailles olympiques, les autres sportifs jurassiens n’ont pas été en reste durant l’année 2022. Retour en images sur des émotions multiples et toutes très fortes.

Ouest-France
Côtes-d'Armor ; Morbihan ; Ille-et-Vilaine ; Finistère
Finistère SP, dimanche 5 juin 2022 325 mots, p. Sports Côtes d'Armor_6
Aussi paru dans
4 juin 2022 - Ouest-France (site web)

Les Français champions du monde

Mondiaux militaires à Brest. Face à des Polonais accrocheurs, l’équipage français a remporté la couronne mondiale, invaincu.

Il y avait pétole en ce samedi de finale du championnat du monde militaire de voile dans la rade de Brest. Il a fallu attendre plus de trois heures pour qu’Eole perce les nuages et permette l’affrontement entre les équipages français, invaincus depuis le début de la compétition, et les surprenants Polonais, qui après une première journée timide ont «  vite appris à manœuvrer sur ce magnifique plan d’eau. Nous avons toutes nos chances en finale  », confiait leur capitaine Mikolaj Staniul avant le départ. L’opposition était en effet très relevée car l’équipage polonais comptait deux champions d’Europe et une médaillée olympique.

Pas de quoi effrayer les favoris français dont le capitaine Jean-Baptiste Bernaz, fraîchement couronné aux Mondiaux de laser au Mexique. Il commandait trois matelots finistériens très aguerris aux compétitions internationales : Pierre Laouenan, Marie Riou et Vincent Guillarm.

La première manche de la finale fut à sens unique. Malgré plusieurs tentatives de les pousser à la faute, les Français ne sont pas tombés dans le piège une seule fois et ont facilement contrôlé la course. La deuxième manche fut beaucoup plus accrochée, les Bleus recevant même une pénalité qui leur coûta de précieuses secondes. Mais comme ce fut le cas toute la semaine, l’avantage que leur procure leur science de la course fut suffisant pour franchir la ligne d’arrivée à la première place, sous le regard du Général de brigade Arnaud Dupuy de la Grand’Rive «  heureux que la synergie des différents corps d’armée permette ces succès sportifs  ».

Le désormais double champion du monde, Bernaz, pouvait savourer, lui qui a «  pour objectif les JO de 2024 à la maison après ces deux titres mondiaux en une semaine.  »

Cet article est paru dans Ouest-France

CHARENTE LIBRE
À chaud, vendredi 24 juin 2022 - 04:00 270 mots, p. 2

Le sauvetage

Mondiaux de natation: une athlète sauvée de justesse de la noyade

L’entraîneure de l’équipe américaine de nage artistique et synchronisée a plongé dans le bassin mercredi pour sauver une de ses nageuses coulant après s’être évanouie pendant les Championnats du monde à Budapest.

Anita Alvarez ne respirait plus après sa performance lors de la finale de natation synchronisée solo libre, et a sombré dans le fond du bassin. Andrea Fuentes s’est alors jetée à l’eau pour la secourir. «

Nous avons eu très peur. J’ai dû sauter parce que les sauveteurs ne le faisaient pas

», a expliqué Fuentes au journal espagnol

Marca

.

Fuentes, vêtue d’un short et d’un T-shirt, est descendue au fond du bassin et a remonté Alvarez vers la surface avant de recevoir de l’aide pour porter la nageuse en détresse au bord de la piscine.

«

J’ai eu peur car je voyais qu’elle ne respirait pas, mais maintenant, elle va bien

», a rassuré Fuentes. Une civière a emmené Alvarez au centre médical de la piscine, laissant coéquipiers et spectateurs sous le choc. Quadruple médaillée olympique, Fuentes a expliqué à une radio espagnole que sa nageuse avait fait un malaise à cause de l’effort fourni pendant sa performance. «

Elle a seulement eu de l’eau dans les poumons, une fois qu’elle a recommencé à respirer, tout allait bien

», a-t-elle ajouté.

Selon son entraîneure, Alvarez avait prévu de se reposer hier et espérait toujours participer à l’épreuve pas équipes aujourd’hui, après des examens médicaux.

Midi Libre
GARD_RHOD
dimanche 8 mai 2022 36 mots

Fraser-Pryce va déjà vite

La légende jamaïcaine du sprint

Shelly-Ann Fraser-Pryce, octuple médaillée olympique, a couru en 10" 67 son premier 100m de la saison samedi à Nairobi, un chrono impressionnant, meilleure performance mondiale de l'année.

Midi Libre
SETE
mercredi 11 mai 2022 216 mots
Aussi paru dans
10 mai 2022 - Midi Libre (site web)

Marie-José Pérec partage

Pour Marie-José Pérec, les sportifs exercent un métier. Et dans ce métier, communiquer sur le sport, transmettre, fait partie des missions. «C'est très important, lorsque l'on a fait les choses, que l'on en parle. L'exemple enseigne. En reparler, montrer les images, je pense que cela parle aux jeunes qui arrivent derrière. Cela doit les libérer:Si elle l'a fait, pourquoi moi je ne le ferai pas?Tous ces titres, cet honneur, cela doit servir à cela», indique la triple médaillée olympique française. Et d'estimer que rencontrer les jeunes pour les inciter à faire un sport est important.«Nous sommes conscients de cela.»

Pour les enfants de Sète et du bassin L'athlète, qui se souvient de la petite fille qu'elle était, en Guadeloupe, avait aussi un message pour les enfants de Sète et du bassin de Thau:«Il paraît qu'il y a un super bassin chez vous et on a envie que vous fassiez du sport. Le sport c'est génial: on rencontre des amis, on s'amuse, il y a plein d'activités, on échange avec les autres. C'est vraiment un lieu où tout est magique. Et on est à l'extérieur! Donc je vous invite à courir, à sauter, à jouer! Parce que c'est ça, le sport!» Le message est passé! Caroline Froelig [email protected]

Midi Libre
SETE
mercredi 11 mai 2022 753 mots
Aussi paru dans
11 mai 2022 - Midi Libre (site web)

Sète et la région se préparent pour les JO de Paris 2024

Mobilisés, la région Occitanie, Sète, Montpellier et Millau unis dans un territoire labellisé, le sont, à deux ans désormais des jeux olympiques de Paris 2024. Et les enjeux sont de taille: attirer, pour les accueillir localement, des équipes internationales le temps de leur préparation; améliorer les équipements sportifs locaux; transmettre la flamme de l'olympisme et du sport aux plus jeunes, entraîner les populations locales dans l'énergie qui va mener à cet événement majeur. Comment s'y prépare-t-on? Cette question de taille était posée mardi 10mai, à Sète, lors du forum Sport et santé organisé par Sète agglopôle Méditerranée etMidi Libre. Et pour y répondre, des invités concernés et de renom étaient assis sur la scène du conservatoire. François Commeinhes, le marie de Sète et président de son agglo, puis sa vice-présidente en charge des sports Magali Ferrier, Christian Assaf, vice-président de Montpellier Méditerranée Métropole, délégué aux politiques sportives, Patrice Canayer, conseiller régional, entraîneur et manager général de Montpellier Handball, Christophe Carniel, président de Vogo et Elodie Espiau, du comité régional Handisport Occitanie. Sans oublier la marraine de la journée, la championne et triple médaillée olympique Marie-José Pérec. Ainsi que les interventions, par message vidéo et visioconférence, du champion de décathlon Kevin Mayer et de l'ancien pongiste Jean-Philippe Gatien, devenu directeur des sports de Paris 2024. Pour ces derniers, Marie-José Pérec en tête,«les jeux peuvent changer quelque chose à notre société, il faut que cela prenne sens». Il ne s'agit en effet pas seulement de montrer de la performance. L'héritage que laisseront ces jeux de 2024 leur paraissant être fondamental.

Exploiter le label "Terre de jeux" Sur le terrain, pour préparer ces JO, des labels ont été distribués par l'organisation de Paris 2024 afin de reconnaître des territoires en capacité de recevoir des équipes olympiques. 43 sites ont été labellisés «Terre de jeux» en Occitanie, treize dans l'Hérault. Sète, Millau et Montpellier s'étant unis pour tenter d'attirer au mieux et travaillent depuis en synergie. Mais ces territoires veulent en profiter, appuyait François Commeinhes, qui est aussi médecin, pour«faire découvrir l'activité sportive, le sport santé et nos territoires». Si sur l'agglo de Sète, les équipements ont été soignés, pour accueillir natation artistique, triathlon, voile, water-polo, et si plusieurs visites de délégations ont déjà eu lieu, un travail de fond est aussi mené auprès des scolaires. À l'automne dernier, des mini-olympiades ont été organisées à Sète, expliquait Magali Ferrier. Les 12 et 13, une nouvelle cession est programmée à Millau. «C'est la bonne méthode», estimait Marie-José Pérec. L'évidence étant que la volonté politique doit être là pour aller plus loin. Et qu'il faut se saisir localement de l'occasion! Patrice Canayer soulignant pour sa part que la Région Occitanie est bien équipée en matière de structures, d'équipements, mais que le rôle des collectivités est aussi«de créer un environnement propice»à la fois pour la compétition et pour le sport amateur. Ce dernier regrettant une forme de centralisation parisienne et s'inquiétant de l'héritage réel qui sera laissé aux plus jeunes.

Contre la sédentarisation et l'obésité M.Commeinhes répondait qu'à Sète, vient d'être lancée une Agora des sports, qui permet aux enfants de découvrir de nouvelles activités sportives et les clubs de la ville. Avec une structuration qui va être encore développée. L'objectif de lutter contre la sédentarisation et l'obésité étant bien présent. Et côté équipes internationales, qui est annoncé? Le travail est en cours. Avec de multiples contacts. Et Christian Assaf de citer les équipes de volley et de judo du Japon. Vendredi prochain, une rencontre est aussi prévue à Montpellier avec le manager général de l'équipe de rugby d'Australie. Reste à le convaincre! La synergie avec Sète, côté mer et Millau côté vert, pourra y aider... Caroline Froelig [email protected] Marie-José Pérec lors du forum Sport et santé à Sète. L'élu montpelliérain Christian Assaf a alerté l'assistance du Forum Sport et santé sur les conséquences des confinements et de la crise du Covid sur les apprentissages sportifs des plus jeunes et en particulier sur celui de la nage. "De nombreux enfants n'ont pas appris à nager", a-t-il insisté, parlant d'un risque de noyade accru l'été venu. Et d'expliquer qu'avec les services, il réfléchit à la mise en place d'installations pédagogiques, aux abords des plages du Montpelliérain, avec des petits bassins, pour enseigner des rudiments aux enfants, avant qu'ils n'aillent rejoindre la mer.

Une préoccupationUne préoccupation

: la nage: la nage Lors de la première conférence de la journée du forum Sport et santé.

Ouest-France
Nord-Finistère
Pays d'Iroise - Pays des Abers, samedi 25 juin 2022 200 mots, p. Nord-Finistère_15

Première balade du don de sang, ce dimanche

«  Alors que nous étions parmi les meilleurs élèves, depuis le Covid-19, nos chiffres ne cessent de baisser  », regrette André Gélébart, coprésident de l’Amicale des donneurs de sang de Ploudalmézeau Saint-Renan. Pour remédier à cette situation, après des rencontres ces derniers jours avec des écoliers et collégiens des environs, les bénévoles de l’Amicale organisent, dimanche, leur première Balade du don. Elle se déroulera en présence de Faustine Merret, médaillée olympique de planche à voile en 2004, et sera animée par les Ruz-Boutou. La journée sera tout à la fois informative, sportive et festive !

Les professionnels de l’Établissement français du don de sang (EFS) présents en profiteront pour présenter l’importance du don de sang mais aussi d’autres moins connus tels que ceux de plasma, de plaquettes ou encore de moelle osseuse. Il sera également possible de s’inscrire pour les prochaines collectes : à Ploudalmézeau les 27 et 28 juillet, à Saint-Pabu le 29 juillet

Ce dimanche, au parc de Moulin-Neuf. Départs libres de 8 h à 15 h, animations diverses. Participation 5 €.

Cet article est paru dans Ouest-France

Le Journal de Saône et Loire
Edition le Creusot-Autun ; Edition de Montceau-les-Mines ; Edition de Bresse ; Edition de Chalon-Sur-Saône ; Edition du Charolais-Brionnais ; Edition de Mâcon
Sports | france monde, dimanche 8 mai 2022 283 mots, p. MACO36,PCHR36,CRAU36,CHSA36,MTLM36,BRES36
Aussi paru dans
8 mai 2022 - Le Bien Public L'Est Républicain Le Progrès (Lyon)

planète sport

Gilles Simon prendra sa retraite en fin de saison

Tennis

Gilles Simon, ancien N.6 mondial et vainqueur de 14 tournois sur le circuit ATP, a annoncé samedi qu’il mettrait un terme à sa carrière à la fin de la saison. « Ce fut une aventure magique, merveilleuse et extraordinaire. Elle s’arrêtera à la fin de l’année. Il n’y a aucune tristesse, aucun regret. Juste la volonté de mettre tout ce qu’il me reste. Sur chaque match, jusqu’à la fin », a tweeté le Niçois, âgé de 37 ans.

athlétisme

Débuts canons pour Fraser-Pryce à Nairobi

La légende jamaïcaine du sprint Shelly-Ann Fraser-Pryce, octuple médaillée olympique, a couru en 10’’67 son premier 100 m de la saison samedi à Nairobi, un chrono impressionnant, meilleure performance mondiale de l’année. Malgré un vent défavorable (-0,4 m/s), Fraser-Pryce s’est approchée de son record personnel (10’’60 en août 2021). Quatre autres athlètes ont couru plus vite dans l’histoire que son chrono du jour : les Américaines Marion Jones et Carmelita Jeter, sa compatriote Elaine Thompson-Herah, et Florence Griffith-Joyner.

CYCLISME

4 Jours de Dunkerque :  Vermeersch prend l’étape

Démonstration belge au sommet du Mont Cassel (Nord) : Gianni Vermeersch (Alpecin-Fenix) y a remporté la 5e étape des Quatre Jours de Dunkerque devant Oliver Naesen (AG2R Citroën), et leur compatriote Philippe Gilbert (Lotto Soudal) a pris les commandes du général. À une journée de la fin, le vétéran a fait un grand pas vers la victoire finale, même si les bonifications mises en jeu lors de la dernière étape maintiennent un léger suspense.

Ouest-France
Auray
Auray, mardi 10 mai 2022 132 mots, p. Auray_8

Gros programme pour l’anniversaire

Dès 10 h 30, samedi 14 mai au stade de la Forêt, est prévue une matinée pour les jeunes avec des challenges, des cibles géantes et des structures gonflables. Le midi, une buvette sera à disposition pour la restauration.

A partir de 14 h 30, se tiendra un tournoi des familles en rugby touché à cinq (pour limiter les risques de blessures), suivi de la remise des trophées. La journée sera animée par Stéphane Monnier, du RCV, en présence de Caroline Drouin, formée à l’école de rugby et médaillée olympique.

Le soir, dîner préparé par un traiteur (sur réservation), prolongé par une soirée dansante et un feu d’artifice.

Samedi 14 mai, partir de 10 h, stade de la Forêt, 7, avenue Pierre-Dugor, Auray. Entrée gratuite.

Le Progrès (Lyon)
Edition de Lons, Champagnole et du Haut-Jura ; Edition de Dole et du Nord Jura
Sports | jura et région, samedi 28 mai 2022 509 mots, p. LCHJ29,DONJ29

Biathlon

À Morbier, Anaïs Bescond dit un dernier « au revoir »

P.M

Elle ne voulait pas partir comme ça. Après plusieurs semaines de vacances, la biathlète jurassienne va fêter l’arrêt de sa carrière, ce samedi, dans son village de Morbier, avec tous ses supporters. Avant de se consacrer à d’autres projets.

Les larmes ont coulé, début avril à Prémanon, pour la dernière course en compétition d’Anaïs Bescond. Ce samedi après-midi, on devrait encore sortir les mouchoirs dans le haut Jura. Dans la salle multi-activités des Marais à Morbier, la biathlète va faire ses adieux à ses soutiens du premier jour.

« J’avais envie de faire quelque chose à Morbier car j’ai grandi ici. Cette fête a été organisée en coopération avec mon fan-club, mon ski-club et la mairie. Je tenais vraiment à dire au revoir à tout le monde », précise Nanass. Et à son image, elle souhaite « quelque chose de festif et de sympathique, familial ». Au programme : autographes, animations autour du biathlon pour les enfants et de nombreux discours. L’occasion de définitivement refermer le livre de sa carrière de sportive de haut niveau.

Elle a commencé une formation d’entraîneur

Car oui, la Morberande a bel et bien rangé sa carabine au placard. Mais quand elle voit ses petits camarades de l’équipe de France reprendre peu à peu les entraînements, plusieurs sentiments s’entremêlent. « Je suis assez nostalgique. J’ai toujours connu ça. C’est nouveau et c’est étrange pour moi. Après, je me suis fixé d’autres objectifs comme un beau challenge avec Marie Dorin. Nous allons faire l’Alps Epic dans 3 semaines. Ça me permet d’avoir une raison d’aller m’entraîner », avance Anaïs Bescond, désormais tournée vers l’avenir.

Même si elle va troquer les skis pour le VTT pendant quelques jours, la Jurassienne n’oublie pas sa discipline de prédilection. Au début du mois de mai, elle a commencé une formation pour être entraîneur. « Je ne sais pas si c’est quelque chose vers lequel je m’orienterai mais je veux avoir un minimum de connaissances. Même si j’ai l’expérience du terrain en tant qu’entraînée, je voulais avoir des billes de manière complète », précise-t-elle. Pendant deux ans, elle participera aux neuf sessions proposées par le Centre national de ski nordique et de moyenne montagne (CNSNMM) de Prémanon.

Et ce n’est pas le seul projet d’Anaïs Bescond : « Je suis militaire depuis 15 ans. J’ai émis la demande de poursuivre avec l’armée. J’aimerais continuer à être en contact avec les athlètes de haut niveau de la Défense. C’est quelque chose qui prend du temps à organiser. Je suis dans l’attente d’une réponse de l’armée. »

À peine retraitée, Nanas fourmille d’idées pour « sa nouvelle vie ». Mais avant, la triple médaillée olympique va prendre un dernier bain de foule à Morbier. Et c’est bien mérité !

Le Progrès (Lyon)
Edition du Roannais ; Edition du Forez ; Edition du Gier et du Pilat ; Edition de L’Ondaine ; Edition de Saint-Etienne ; Edition de Villefranche et Beaujolais ; Edition de Tarare – L’Arbresle – Monts du Lyonnais ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire ; Edition de la Haute-Loire ; Edition de Lons, Champagnole et du Haut-Jura ; Edition de Dole et du Nord Jura ; Edition d'Oyonnax – Léman – Bugey – Bas-Bugey ; Edition de Bourg – Bresse – Val-de-Saône-Nord ; Edition de Dombes – Côtière de L’Ain
Sports | france monde, vendredi 13 mai 2022 509 mots, p. SETI31,ROAN31,FORZ31,LOND31,GIER31,VALS33,TAML33,LYOE33,LYON33,OGML33,VILL33,HALO31,DONJ30,LCHJ30,OLBB30,BBVS30,DOCA30
Aussi paru dans
13 mai 2022 - Le Bien Public L'Est Républicain Le Journal de Saône et Loire

Athlétisme/Ligue de diamant

Une rentrée alléchante à Doha

En plus de la rentrée du recordman du monde de la perche Armand Duplantis, le meeting de Ligue de diamant de Doha propose ce vendredi deux alléchants 200 m et les retrouvailles entre les amis champions olympiques de la hauteur Mutaz Essa Barshim et Gianmarco Tamberi.

Premiers pas pour Duplantis

En quête du dernier titre lui manquant, celui de champion du monde en plein air, le recordman du saut à la perche Armand Duplantis débute sa saison en extérieur vendredi à Doha (Qatar). Le Suédois n’avait jamais été couronné lors d’un rendez-vous mondial avant les Mondiaux en salle de Belgrade (Serbie) en mars, s’offrant en prime, son record du monde pour la troisième fois depuis qu’il l’a chipé au Français Renaud Lavillenie en février 2020.

D’ici à juillet et les Mondiaux d’Eugene (15-24 juillet), son programme est « assez chargé avec cinq meetings environ » (Doha, Eugene le 28 mai, Oslo le 16 juin, Paris le 18 juin et Stockholm le 30 juin) et déjà avec des objectifs élevés. « J’ai l’impression d’être en assez bonne forme pour faire de bonnes choses » dès vendredi, annonce-t-il. « Je ne sais pas si quelqu’un a déjà sauté 6 m au Qatar. Il faut vérifier… Personne ? Alors quelqu’un doit le faire. Vite ! »

Asher-Smith et De Grasse de retour sur le 200 m

La championne du monde Dina Asher-Smith (26 ans) retrouve sa distance fétiche du 200 m pour sa rentrée internationale, quelques mois après avoir dû faire une croix sur le demi-tour de piste aux Jeux olympiques de Tokyo, blessée. La Britannique affrontera au Qatar l’Américaine Gabrielle Thomas, en bronze au Japon, ainsi que la quintuple médaillée olympique jamaïcaine Shericka Jackson.

Chjez les hommes, Andre de Grasse, champion olympique à Tokyo, mène la liste de départ d’un 200 m hyper relevé où il fera notamment face aux Américains Noah Lyles, médaillé de bronze olympique, et Fred Kerley, le vice-champion olympique du 100 m au talent protéiforme (capable de briller du 100 au 400 m).

Tamberi et Barshim se retrouvent

Le concours de saut en hauteur réunit le local Mutaz Essa Barshim et l’Italien Gianmarco Tamberi, qui avaient partagé l’or l’été dernier à Tokyo lors d’un grand moment de sportivité des Jeux olympiques.

Barshim n’a pas sauté depuis sa médaille, alors que Tamberi s’est contenté d’un seul concours en 2022, les Championnats du monde en salle à Belgrade en mars, où il s’est emparé du bronze.

Ils ont assuré que s’ils se retrouvaient à nouveau à égalité, ils tenteraient de se départager. « On a gagné ensemble parce qu’on méritait tous les deux cette médaille d’or, (mais) lorsqu’on nous demande si on partagera de nouveau, la réponse est ‘’non’’ parce qu’on l’a déjà fait », a dévoilé l’Italien en conférence de presse.

L'Est Républicain
Edition de Lunéville ; Edition de Nancy ; Edition de Pont-à-Mousson - Toul ; Edition de Meuse
Sports | lorraine, vendredi 27 janvier 2023 525 mots, p. NAAB34,BADU34,PONT34,LUN34

Jeux olympiques

Ils ont leurs chances

Ces athlètes lorrains sont des prétendants crédibles à une qualification olympique mais il leur faudra confirmer ou élever leur niveau pour s’inviter à Paris-2024.

ATHLÉTISME. Avec un record à 8,16 m et des minima fixés à 8,27 m, le Sarrebourgeois Augustin Bey devra viser un classement mondial avantageux pour intégrer le concours de saut en longueur à Paris. Le Nancéien Benjamin Choquert (2h09’’26) , lui, s’était affranchi des minima pour Tokyo, mais le champion du monde de duathlon 2019 devra abaisser son chrono d’1’16 pour répondre aux minima internationaux sur le marathon. Sachant que les critères français sont souvent plus exigeants…

AVIRON. L’aviron lorrain a souvent brillé sous le soleil olympique. Pour la génération 2024, le CN Verdun misera sur les frères Théophile et Valentin Onfroy et Esteban Catoul , quand le SN Nancy comptera sur Hugo Beurey et Emma Cornelis. Les Mondiaux à Belgrade (septembre) seront déterminants.

ESCRIME. Native de Sierck-les-Bains, Ilona Ribeiro (19 ans) est 57e  mondiale au sabre. Elle fréquente déjà l’équipe de France juniors mais elle devra élever le curseur face à une concurrence dense et relevée pour s’inviter dans le cortège bleu. Jade Sersot, Alice Conrad et Camille Keller (Escrime-Trois Frontières) sont régulièrement appelées en équipe de France. Mais les places sont chères.

LUTTE. Les lutteurs de Maizières (Kendra Dacher, Arman Eloyan) et Sarreguemines (Akhmed Aibuev, Saïfedine Alekma) représentent des maisons qui comptent en France avec des athlètes rompus aux joutes internationales. Ils devraient logiquement parvenir à placer des éléments à Paris.

NATATION. Pourquoi douter d’une médaillée olympique (le bronze du relais) ? Parce que la concurrence est dense en France et qu’il faut combler les minima. La Sarregueminoise Assia Touati , licenciée à Toulouse, peut y croire.

TENNIS. Il faut apparaître dans les 70 meilleurs joueurs du monde pour disputer le tournoi olympique. Le Messin Ugo Humbert est 88e  aujourd’hui. C’est dans ses cordes.

TENNIS DE TABLE. Pauline Chasselin (25 ans) et sa coéquipière du Metz TT Adina Diaconu (23 ans) sont deux solides prétendantes pour les équipes de France et de Roumanie. Leur participation à la Ligue des Champions et leur invincibilité en Pro A plaident pour elles. Originaire de Nancy et passé par Metz, Vincent Picard (22 ans) fait partie de la classe montante.

TIR. Médaillé d’argent par équipe, à la carabine 50 m 3 positions des derniers Mondiaux, Lucas Krysz (Nitting) peut sérieusement envisager une première participation. Comme Nicolas Thiel (Briey) et Emilien Chassat (Bitche). Mais il faudra entrer dans les quotas…

TIR A L’ARC. Vice-championne de France 2022, en argent sur le Grand Prix Européen et médaillée de bronze par équipes sur les Mondiaux 2021, l’archère de Cheminot Caroline Lopez a les armes.

TRAMPOLINE. Deux femmes seront élues et la Fameckoise Marine Prieur serait en 3e  ou 4e  position dans la hiérarchie nationale.

WATER-POLO. Le Grand Nancy Aquatique Club pourrait placer en équipe de France féminine quatre éléments habitués des sélections : Lucie Fanara, Léa Bachelier, Kahena Benlekbir ainsi que la gardienne Lou Counil.

La Nouvelle République du Centre-Ouest
Deux-Sèvres
sports IG, lundi 23 janvier 2023 282 mots, p. 15

Cortina sous pavillon norvégien

La Norvégienne Ragnhild Mowinckel, double médaillée olympique en 2018, a conquis dimanche lors du super-G de Cortina d'Ampezzo sa troisième victoire en Coupe du monde, devant des tifosi un peu sur leur faim malgré le podium de Marta Bassino.

La star locale Sofia Goggia n’a pas couru, forfait « par précaution » en raison d’une gêne au genou droit après sa chute en descente samedi et sa compatriote Federica Brignone, seulement 11, a abandonné la tête du classement de la spécialité à la lauréate du jour.

, a lancé la vice-championne olympique de géant et de descente en 2018, rayonnante sous son bonnet, en pensant aussi à la victoire de la star nationale, Aleksander Aamodt Kilde, samedi lors de la descente de Kitzbühel (Autriche). « C’est cool pour la Norvège »

La Française Romane Miradoli (5 à 53 centièmes) termine bien son week-end après deux déceptions en descente (14 vendredi et 19 samedi).

, a déclaré la Française, consciente de devoir progresser dans les premières parties de course. « Finir à six centièmes du podium, ça fait mal, mais ça reste une belle cinquième place. »

La n° 1 mondiale Mikaela Shiffrin termine 7. Elle était en tête aux premiers temps intermédiaires, mais a laissé filer sa chance de podium dans un dernier virage pris trop large.

: 1. Mowinckel (Nor) en 1'23''22, 2. Hütter (Aut) à 0''30, 3. Bassino (Ita) 0''47, 4. Gut (Sui) 0''50, 5. Miradoli (Fra) 0''53… 16. Gauché (Fra) 1''16, 20. Worley (Fra) 1''41…: 1. Shiffrin (USA) 1317 points, 2. Vlhova (Svk) 796 pts, 3. Gut (Sui) 781 pts, 4. Bassino (Ita) 612 pts, 5. Brignone (Ita) 596 pts… 20. Worley (Fra) 284 pts…

> Classement épreuve

> Classement général

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche - Tarare ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, samedi 14 janvier 2023 239 mots, p. VILL39,LYON39,LYOE39,OGML39,VALS39

Escrime

Manon Apithy-Brunet en reconquête à Tunis

B.S.

Manon Apithy-Brunet lance son année 2023 ce dimanche au Grand Prix de Tunis au complexe de Radès. La sabreuse de Rillieux-la-Pape entend effacer le mauvais souvenir de son dernier passage en Tunisie.

Lors de la manche de Coupe du monde d’Hammamet en 2022, la double médaillée olympique de Tokyo (3e en individuelle, 2e par équipes) s’était gravement blessée à l’épaule dès le premier assaut de l’épreuve par équipes au lendemain de sa 3e place individuelle. « Je n’y pense pas trop, et d’ailleurs ce n’était pas la même salle, assure-t-elle. Depuis, j’ai essayé de pousser l’épaule et la butée tient bon. »

« Être régulière dans le Top 4 »

Ce coup d’arrêt l’avait en effet obligée à passer par la case opération et à faire une croix sur la suite de la saison alors qu’ elle venait de s’emparer de la place de n° 1 mondiale. Revenue à la compétition en décembre au Grand Prix d’Orléans, elle avait d’emblée retrouvé le podium en échouant seulement en finale.

« J’espérais un tel résultat, mais je n’y croyais pas trop, dit la n° 5 au classement FEI. C’était beaucoup de bonheur, cela montrait que ce que j’avais fait pour revenir avait été efficace. Maintenant, j’aimerais confirmer et être régulière dans le Top 4. »

La Voix du Nord
Lens-Liévin
vendredi 10 février 2023 238 mots, p. 1717
Aussi paru dans
10 février 2023 - Nord Éclair

L'Héninois Jérôme Martin rejoint l'équipe de préparation olympique

Gymnastique. Après avoir entraîné son club de toujours à Hénin-Beaumont pendant plus de vingt ans, Jérôme Martin avait pris la tête de l'équipe nationale féminine de Suisse pendant cinq années et demi avant de revenir dans la région. Cette semaine, il a rejoint l'INSEP à Paris où il est désormais entraîneur assistant à la préparation olympique pour Paris 2024. La fédération de gymnastique cherchait un quatrième entraîneur pour compléter l'encadrement et renforcer la préparation des douze féminines qui ont mis le cap sur l'objectif olympique. Véronique Legras-Snoeck, directrice du haut niveau, a donc contacté Jérôme Martin en décembre afin de lui proposer le poste, le contrat courant jusqu'en août 2024. Une mission qu'il a très vite acceptée: «Après mon retour de Suisse, j'ai eu quelques propositions pour entraîner des clubs du Top 12. J'ai aussi été sollicité par un pôle Espoir. Mais pour moi, le défi était d'accepter quelque chose dans la continuité de la Suisse.»

«Je n'en menais pas large»

Il y avait notamment entraîné Giulia Steingruber, médaillée olympique, mondiale et européenne. Une expérience qui ne l'a pas empêché de connaître une certaine émotion en arrivant lundi à l'INSEP: «Pour être sincère, j'avais une certaine appréhension. Je n'en menais pas large. Je connaissais la structure, mais de là à être sur le praticable, c'est autre chose. Je connaissais quelques-unes des filles et j'ai reçu un super accueil.» Philippe Leclercq

Le Télégramme (Bretagne)
dimanche 19 juin 2022 145 mots, p. 3SPO-3

Ligue de diamant : nouveau chrono canonpour Shely-Ann Fraser-Pryce sur 100 m à Paris

La légende du sprint jamaïcaine Shelly-Ann Fraser-Pryce a égalé sa meilleure performance mondiale de l'année sur 100 m en 10''67, un nouveau chrono canon pour l'athlète de 35 ans, samedi à Paris. L'octuple médaillée olympique a écrasé la ligne droite dans le même temps que son premier 100 m référence de 2022, réalisé début mai à Nairobi. À 35 ans, la nonuple championne du monde a montré qu'elle devrait offrir une résistance féroce à sa compatriote championne olympique Elaine Thompson-Herah, dans un mois, aux Championnats du monde de Eugene (15-24 juillet). Deux autres meilleures performances mondiales de la saison ont été décrochées samedi soir, par l'Ukrainienne Yaroslava Mahuchikh à la hauteur (2,01 m) et par la Bahreïnie Winfred Mutile Yavi au 3 000 m steeple (8'56''55).(Photo Julien de Rosa/AFP)

Midi Libre
BEZIERS
dimanche 8 mai 2022 232 mots
Aussi paru dans
8 mai 2022 - Midi Libre (site web)

Un club de judo de la région parisienne en stage

«Hajime»(Commencez),«Mate»(pause): ces termes d'arbitrage de judo ont retenti durant plusieurs jours dans la salle polyvalente transformée en dojo, à l'occasion du stage du Randoris Club Judo de Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne). Ce rendez-vous annuel a réuni une vingtaine de pratiquants âgés de 9 à 15 ans, encadrés par Karim Dahli, entraîneur, et sixjudokas, assistants ou membres du bureau. En plus des entraînements quotidiens, chacun a pu découvrir les environs, avec balade dans la campagne, au bord de la mer, VTT, accrobranche. Karim Dahli, partenaire de David Douillet en équipe de France lors des JO d'Atlanta en 1996, est entraîneur du club depuis 12 ans:«Le Randoris est un club familial qui assure la formation au judo de près de 160enfants et adolescents. Mon ambition, c'est de transmettre les valeurs de ce sport, notamment la modestie, l'amitié, le courage, le respect». Puis il ajoute avec fierté:«Et quelquefois de découvrir un talent comme Romane Dicko, 22 ans à peine, déjà trois fois championne d'Europe et médaillée olympique à Tokyo.» Le Foyer rural et Fabien Girault, installé à Roujan depuis 2 ans et ancien président du Randoris Club, ont facilité la tenue de ce stage dans le village. La municipalité a mis gracieusement à disposition les installations sportives. Correspondant Midi Libre:0671213423. Chaque entrée sur le tatami est ponctuée par un salut collectif.

La Nouvelle République du Centre-Ouest
INFORMATIONS GENERALES
L ESSENTIEL, samedi 11 juin 2022 508 mots, p. 38

FRANCE MONDE24heures

Aussi paru dans
11 juin 2022 - Centre Presse (Vienne)

FRANCE Stade de France : un rapport liste les dysfonctionnements

pboulben

Le délégué interministériel aux Jeux olympiques et aux grands évènements, Michel Cadot, pointe dans un rapport rendu public vendredi les dysfonctionnements dans l'organisation de la finale de la Ligue des champions au Stade de France, le 28 mai. Arrivée mal « signalisée »des supporters en transports, embolie aux « points de préfiltrage », phénomène de « délinquance d'opportunité »aux abords du stade : Michel Cadot déplore une « atteinte à l'image de la France ».

Alain Schmitt relaxé en appel des faits de violences conjugales

Déjà relaxé en fin d'année en correctionnelle à Bobigny, l'entraîneur de judo Alain Schmitt a de nouveau été relaxé, vendredi, par la cour d'appel de Paris, des faits de violences conjugales à l'en- contre de la judoka médaillée olympique Margaux Pinot.

Retraites : les syndicats satisfaits du calendrier

À l'issue de leur déjeuner vendredi avec le président Emmanuel Macron, les principaux leaders syndicaux se sont dits vendredi « rassurés »du calendrier de la réforme des retraites, dont la concertation devrait débuter à la rentrée. « On a senti qu'il n'y avait pas de volonté de précipitation de sa part », s'est félicité Laurent Berger (CFDT). Sur le fond, les syndicats « ont été très clairs »sur leur refus de report de l'âge légal à 65 ans, a-t-il ajouté.

Assassinat d'une ado : son petit ami écroué

L'adolescent de 14 ans qui a avoué jeudi avoir tué de coups de couteau quelques heures plus tôt sa petite amie de 13 ans en Saône-et-Loire a été mis en examen vendredi et écroué pour assassinat. Le garçon a été incarcéré dans un établissement disposant d'un quartier pour mineurs, a indiqué le procureur de la République Chalon-sur-Saône, Patrice Guigon. En tant que mineur, il encourt une peine maximale de vingt ans de réclusion criminelle.

Travailleurs détachés : Terra Fecundis devra verser 80 millions

L'entreprise espagnole de travail temporaire Terra Fecundis, reconnue coupable l'an dernier d'avoir fraudé les règles européennes sur le travail détaché, devra verser plus de 80 millions d'euros aux organismes sociaux, a jugé vendredi le tribunal de Mar- seille. La firme avait envoyé entre 2012 et 2015 plus de 26.000 ouvriers, majoritaire- ment sud-américains, travailler dans des exploitations du sud-est de la France sans payer les cotisations sociales dues à l'Urssaf.

UKRAINE Kiev contre-attaque à Kherson

Les forces ukrainiennes ont informé vendredi d'une offensive dans la région occu- pée de Kherson (sud), tandis que des combats sanglants ont toujours lieu à Severodonetsk, dans l'est du pays.

ÉTATS-UNIS Assaut du Capitole : la commission pointe le rôle central de Trump

La commission d'enquête parlementaire a pointé jeudi le rôle central de l'ancien président Donald Trump dans l'assaut de ses supporters sur le Capitole, le 6 janvier 2021, qui a choqué le monde. « Le 6 janvier a été le point culminant d'une tentative de coup d'État », a affirmé le chef de la commission Bennie Thompson lors de cette audition de près de deux heures. Ajoutant : « Donald Trump était au centre de ce complot. »

Ouest-France
Quimper, Centre-Finistère
Quimper, vendredi 10 juin 2022 437 mots, p. Quimper - Centre-Finistère_12

Un champion olympique au Dojo Sanshiro

Le club de judo a profité de la pandémie pour acheter son dojo. Le double champion olympique Waldemar Legien l’a inauguré.

Ce samedi-là, il y a plus d’affluence que de coutume au Dojo Sanshiro. Et dans l’air, une petite excitation palpable. Des parents sont venus voir leurs petits s’entraîner, le smartphone à la main, prêt à le dégainer en mode photo.

Il faut dire qu’au centre du tatami se trouve un professeur inhabituel : le Polonais Waldemar Legien, double champion olympique à Séoul (1988) puis à Barcelone (1992) dans deux catégories différentes.

Dans la journée, une petite centaine de judokas se sont entraînés avec le champion dont «  une dizaine de très haut gradés (6e dan et plus), et des judokas de Dojos voisins (Brest, Concarneau, Briec)  », se félicite Cédric Le Rouge, membre du bureau. Avec, parmi eux, fait exceptionnel une autre médaillée olympique à Séoul, Hiraki Sasaki, elle-aussi professeur au Sanshiro.

La période du Covid pour se réinventer

Il fallait bien cela pour inaugurer officiellement le nouveau dojo du club. Son Dojo. Car, depuis la rentrée 2021, le Sanhiro est propriétaires du local flambant neuf où s’entraînent ses 160 licenciés, au 10, rue de Keradennec.

L’idée a mûri pendant le Covid, quand la discipline, sport de contact, a été de celles qui ont le plus souffert des restrictions sanitaires. «  Il a fallu se réinventer : via des vidéos, on faisait surtout du renshu-tandoku, c’est-à-dire de l’entraînement à distance et solitaire avec des bâtons, des élastiques…  », explique le professeur.

Moins de présentiel donc et plus de temps pour développer un projet «  gagnant sur le long terme, et pour tout le monde  »,souligne-t-il. Avec un prêt sur douze ans, «  on paye même moins en remboursement que notre ancien loyer. La Ville n’aura plus à nous subventionner pour nos locaux.  »

L’initiative aura aussi permis de cimenter la communauté Sanshiro : «  Une quarantaine de jeunes et parents sont venus aider pour les travaux qu’on a faits nous-mêmes, sauf la plomberie et l’électricité  », et deux financements participatifs allant «  au-delà de nos espérances  »ont payé la construction de sanitaires accessibles aux handicapés et une partie du dojo.

Quand on demande à Waldemar Legien comment il voit le judo français, il répond : «  C’est peut-être plus compliqué de mettre en place un collectif en France. Mais quand ça fonctionne, c’est très performant !  »

Presse Océan
Saint-Nazaire Presqu'île ; Nantes Métropole, Nord et Sud
Sport, dimanche 8 mai 2022 322 mots, p. Sport PO_26

[EN HAUSSE...]

EN HAUSSE

Ferdinand Omanyala

Le sprinter kényan Ferdinand Omanyala (26 ans) a dominé hier à domicile le vice-champion olympique du 100 m américain Fred Kerley samedi en 9 sec 85 (vent de 2m/s) sur le meeting de Nairobi. Le recordman d’Afrique (9.77) avait été éliminé en demi-finale des Jeux olympiques de Tokyo l’été dernier.

EN BAISSE

Les handballeuses brestoises

Les handballeuses de Brest, vice-championnes d’Europe l’année dernière, se sont inclinées 35 à 23 à Györ en Hongrie, et sont éliminéeé en quart de finale de la Ligue des champions, après le match nul à l’aller en Bretagne (21-21).Metz sera donc le seul club français présent au Final 4 de la Ligue des champions à Budapest les 4 et 5 juin.

LE CHIFFRE

10.67

La légende jamaïcaine du sprint Shelly-Ann Fraser-Pryce (photo- 35 ans), octuple médaillée olympique, a couru en 10 sec 67 son premier 100 m de la saison hier à Nairobi, un chrono impressionnant. Il s’agit de la meilleure performance mondiale de l’année.

LA PHRASE

« Tout va dans le bon sens »

Le champion du monde cycliste françaisJulian Alaphilippe s’est voulu rassurant à propos de son état de santé depuis sa grave chute sur Liège-Bastogne-Liège, ajoutant que « les prochains examens décider(aient) de la suite de (sa) saison. Ma récupération se passe bien et les douleurs sont moins fortes. Je respire beaucoup mieux. J’espère que d’ici peu cette grosse chute ne sera plus qu’un mauvais souvenir » , précse-t-il sur Instagram.

Paris-Normandie
Paris Normandie Rouen Sud
samedi 25 juin 2022 324 mots, p. RSL08

La nouvelle piscine baptisée Christine Caron

Déville- lès-Rouen La nouvelle piscine baptisée Christine Caron Lors du conseil municipal de Déville-lès-Rouen du jeudi 16 juin 2022, les élus ont validé le nom de la future piscine municipale. Et c'est le nom de Christine Caron qui a été choisi. Multiple championne de France dans les années soixante, la nageuse est surtout connue pour avoir été la première nageuse française médaillée olympique aux jeux de Tokyo en 1964. Quatre ans plus tard, elle fut également la première athlète porte-drapeau aux jeux de Mexico. Sur son compte Facebook, Dominique Gambier, maire de la commune, a fait part de son souhait d'inviter Christine Caron à l'inauguration de la piscine, dont la date reste à déterminer. En raison de la hausse des factures découlant de celle des matières premières, une rallonge de 600 000€ a également été votée lors du dernier conseil municipal. Le budget total atteint, aujourd'hui, douze millions d'euros. Cléon Un gala avant la fermeture estivale de la patinoire des Feugrais Après plus de deux ans sans gala, en raison notamment de la période Covid, l'équipe de la patinoire des Feugrais, à Cléon, organise à nouveau cet événement majeur ce dimanche 26 juin 2022. Il met en avant l'ensemble des niveaux accueillis tout au long de l'année dans les différents cours de glace (apprentissage, ballet...). Les nouveautés de la rentrée y seront également présentées en avant-première avant la fermeture estivale de la patinoire. Pendant plus d'une heure et demie tous les participants du gala, de 6 à 32 ans, enchaîneront différents numéros pour combiner un spectacle complet sur le thème des lumières et de l'évolution technologique. Deux représentations sont prévues à 15 h 30 et à 20 h 15 et plus de 500 spectateurs ont d'ores et déjà réservé leur siège. Depuis le 1er janvier, l'établissement est géré par Récréa et permet à tous les enfants et participants de faire rayonner leur activité sportive et sa dimension artistique.

Le Progrès (Lyon)
Edition d'Oyonnax – Léman – Bugey – Bas-Bugey ; Edition de Bourg – Bresse – Val-de-Saône-Nord ; Edition de Dombes – Côtière de L’Ain
Sports | ain et région, mercredi 8 juin 2022 288 mots, p. DOCA26,OLBB26,BBVS26

En bref

1 130 jeunes joueurs au challenge Pomathios

Rugby

Ce week-end de Pentecôte a eu lieu le 42e tournoi du Pomathios sur l’espace des Vennes, à Bourg-en-Bresse. Ce grand tournoi de rugby institutionnel organisé par l’USBPA retrouvait vie après deux ans d’absence liée aux conditions sanitaires. Samedi, 20 clubs venants de Rhône Alpes et de Bourgogne étaient représentés réunissant 850 jeunes répartis sur 80 équipes allant des « Baby » jusqu’au U12. Dès les premiers coups d’envoi sur des terrains tracés sur les installations bressanes, l’organisation mettait tout en place afin que le déroulement des rencontres se passe le mieux possible. Le dimanche les pelouses étaient laissées aux 280 joueurs de la catégorie U14 totalisant 15 équipes. Les jeunes pousses en devenir de la balle ovale ont eu le privilège dans les travées du stade de rencontrer Hamza Kaabeche, champion d’Europe avec le LOU, issu de la formation bressane.

Natation

Les jeunes nageurs de l’Ain ont participé à la première coupe Plewinski

Ce week-end, deux équipes mixtes du comité de l’Ain ont participé à Chatte (Isère) à la première coupe Plewinski réservée aux Jeunes 1 et Avenirs (filles moins de 11 ans et garçons moins de 12 ans).

Catherine Plewinski, médaillée olympique à Séoul et Barcelone et plusieurs fois championne d’Europe était présente.

L’Ain a eu de bons résultats avec la 3e place de l’équipe 1 derrière le Rhône et le puy de Dôme, et la 9e  place pour l’équipe 2. Ces jeunes nageurs étaient entraînés par Lisa Bastiand (CNBBS) et Charles Jacquot (ANBC).

Ouest-France
Dinan
Dinan et son pays, samedi 25 juin 2022 14 mots, p. Dinan_13

[Chloé a sorti son cahier pour...]

Le Parisien
Oise ; Seine-et-Marne ; Essonne ; Yvelines ; Val d'Oise ; Val de Marne ; Seine St Denis ; Hauts-de-Seine ; Paris ; Edition Principale
Sports, samedi 28 mai 2022 432 mots, p. HDSE41
Aussi paru dans
27 mai 2022 - Le Parisien (site web) Aujourd'hui en France (site web)

Judo|Villebon-sur-YvetteLa star dispute ce samedi les Championnats de France par équipe avec le PSG.

Teddy Riner à l'assaut du seul titre qui lui échappe

Samedi à Villebon-sur-Yvette, la star Teddy Riner fera sa rentrée sur les tatamis avec le PSG lors des championnats de France par équipe.

Sandrine Lefèvre

Si Teddy Riner a tout gagné à de multiples reprises, un titre lui manque : celui de champion de France par équipes qu'il espère enfin remporter avec le PSG Judo ce samedi à Villebon-sur-Yvette (Essonne). Le triple champion olympique enfilera donc le kimono ce week-end, après un stage de cohésion de deux jours avec le PSG où il a fait passer des messages à ses partenaires. « J'ai tenu à leur dire qu'il ne fallait rien lâcher, nous explique le judoka. Même si quelqu'un se met en travers de notre chemin, il faut y aller. On est un groupe, on est soudé, on travaille les uns pour les autres. Si un échoue samedi, derrière un autre fera tout ce qu'il faut pour reprendre le dessus. Cette compétition par équipe est surtout une belle aventure à vivre ensemble. »

Teddy Riner en sait quelque chose. L'été dernier à Tokyo, il avait grandement participé au titre olympique par équipe de l'équipe de France de judo, notamment en réunissant tous les judokas lors de la pause déjeuner pour faire passer des messages. Le poids lourd du judo tricolore bascule parfois dans l'euphorie. À Tokyo, alors que les Français fêtaient leur victoire, il avait ainsi oublié qu'il portait Clarisse Agbégnénou et avait lâché sa partenaire, qui avait alors chuté sur le tapis. Mardi, lors du stage des Parisiens, Teddy Riner s'est, en plein match de football... tamponné avec Romane Dicko. « On me fait un magnifique centre, moi qui suis haut de 2 m, je vais sur cette balle, je mets la tête et j'entends boum ! nous raconte-t-il. Je ressens une vive douleur sur le crâne, je me retourne et là je vois Romane (Dicko), qui en voulant défendre est venue me heurter... » Dans le choc, la double médaillée olympique s'est cassé une dent... sans semble-t-il, parvenir à éviter le but. « Le ballon était déjà passé », assure Teddy Riner, qui s'avoue, bien sûr, « désolé » pour sa partenaire de club.

Tous les deux défendront les couleurs du PSG ce samedi. Riner s'avoue en forme, après être rentré d'un stage en Mongolie. « J'ai envie envie de voir où j'en suis avant ma reprise internationale (le 10 juillet à Budapest), explique-t-il. C'est important de reprendre, surtout sur une compétition par équipe. J'ai vécu quelque chose de magnifique à Tokyo, j'adore ce genre d'épreuve. »

Le Progrès (Lyon)
Edition d'Oyonnax – Léman – Bugey – Bas-Bugey ; Edition de Lons, Champagnole et du Haut-Jura ; Edition de Dole et du Nord Jura
Actu | haut jura, mardi 31 mai 2022 301 mots, p. OLBB16,LCHJ24,DONJ24

Morbier

200 personnes à la fête d’adieu de la biathlète Anaïs Bescond

De notre correspondante Marie-Noëlle MOREL

Ce 28 mai, les supporters d’Anais Bescond, le ski-club et la mairie de Morbier étaient tous partie prenante dans la fête pour la championne olympique de biathlon. Bien sûr, la tristesse et même les larmes étaient de mise le matin lors de l’assemblée générale des supporters qui acceptaient la dissolution de cette association « qui perdait son objectif », comme l’affirmait Christian Bescond, le père de la biathlète.

Un soutien sans faille de la famille

Mais l’après-midi, la fête, avec de multiples animations pour les enfants, retrouvait ses couleurs. 200 personnes étaient invitées au pot d’adieu de la championne triple médaillée olympique. Après la signature des autographes, Anaïs, acclamée sous la haie d’honneur des jeunes du ski-club, pouvait rejoindre la salle hors sacs où les discours la mettaient encore à l’honneur.

Laurent Mermet, le présentateur, évoquait la carrière prestigieuse de la Morberande qui répondait à toutes les sollicitations. Mais il évoquait aussi la présence permanente de sa famille qui la soutenait dans toutes ses courses et qui la suivait au bout du monde pour l’encourager. Les partenaires et anciens champions venaient à tour de rôle exprimer leur admiration, comme Jean Pierre Henriet offrant une paire de ski en bois des années 80.

Puis les jeunes du ski-club posaient des questions très pertinentes à la championne. « Pourquoi arrêtes-tu ? », « quel est ton meilleur souvenir ? » Ils ont souhaité qu’elle vienne les entraîner plus tard à Morbier.

En conclusion, elle donnait quelques indications sur sa vie future. « L’armée encore quelques années et surtout voyager et voir mes amis qui ont toujours prouvé leur amitié. »

L'Est Républicain
Edition de Besançon ; Edition de Vesoul
Vesoul, samedi 18 juin 2022 141 mots, p. DOHD47,EVES34

VESOUL

Margaux Pinot, médaillée olympique, attendue

Samedi 18 (à partir de 9 h) et dimanche 19 juin (à partir de 9 h 30), au dojo départemental, 53 rue Jean-Jaurès à Vesoul, aura lieu la manifestation sportive « Week-end judo ».

Cette manifestation est organisée par le Comité départemental de Haute-Saône de judo. Au programme du samedi : intervention technique sur le système d’attaque de Margaux Pinot auprès des enseignants et compétiteurs et remise des diplômes ; de 13 h 30 à 19 h, interventions, dédicaces et photos. Le dimanche débutera à 9 h 30 avec l’intervention populaire auprès des féminines. Margaux Pinot, née à Besançon, est une judoka française qui affiche un beau palmarès, dont une médaille d’or en équipe lors des Jeux Olympiques de Tokyo. Elle a notamment été formée au Cercle de Judo de Vesoul.

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche et Beaujolais ; Edition de Tarare – L’Arbresle – Monts du Lyonnais ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, mardi 10 mai 2022 486 mots, p. LYOE27,LYON27,VALS27,OGML27,TAML27,VILL27

Escrime

Blessée à l’épaule, Manon Apithy-Brunet stoppée dans son élan

Benjamin STEEN

Au lendemain de sa 3e place en individuelle de la manche de Coupe du monde à Hammamet, la sabreuse de Rillieux-la-Pape s’est blessée à l’épaule droite dans le tournoi par équipes. Un coup d’arrêt qui va perturber la préparation de la n° 1 mondiale pour les championnats d’Europe. 

« J’ai fait une sorte de faux geste pour éviter la toute première touche », raconte Manon Apithy-Brunet. Au lendemain de sa belle troisième place dans le tournoi individuel de la manche de Coupe du monde de Hammamet, la sabreuse de Rillieux-la-Pape venait de débuter le quart de finale par équipes dimanche face à la Turquie quand son épaule est « littéralement sortie ». « Sur le coup, ça m’a fait peur. C’était vraiment douloureux. La kiné a pu me remettre en place mais ça continue de me lancer très fort », racontait-elle ce lundi matin. C’est le bras emballé dans une écharpe qu’elle a assisté au parcours des Bleues jusqu’à la médaille de bronze.

Forfait pour les championnats de France et le GP de Padoue

Revenue en France dans la nuit de dimanche à lundi, la double médaillée olympique des JO de Tokyo (bronze en individuel et argent par équipes) a aussitôt passé des examens qui ont révélé sans surprise une « subluxation (autrement dit une luxation incomplète) de l’épaule droite », avec laquelle elle tient son sabre. La nouvelle n° 1 mondiale a d’autant moins été surprise par le diagnostic qu’elle avait déjà été victime d’une telle blessure en 2016, juste avant les JO de Rio (4e), puis en 2019 : « J’ai peut-être une petite fragilité à ce niveau », suppose-t-elle.

Même si « tout n’a pas été arraché », Manon Apithy-Brunet va devoir rester deux semaines sans pouvoir réactiver son épaule. Ce coup d’arrêt la prive des championnats de France ce week-end puis de la manche de Grand-Prix de Padoue la semaine suivante alors qu’ elle vient de totaliser trois podiums individuels lors des quatre dernières manches de Coupe du monde (2e à Plovdiv, 1re  à Istanbul et donc 3e  à Hammamet). « J’étais contente de ma régularité. Samedi, je m’en suis bien sortie puisque je gagne mon premier match 15-14 en étant dominée. Mais ensuite, ça s’est bien passé. J’aurais aimé avoir l’or. »

C’est partie remise pour sa prochaine compétition qui devrait être les championnats d’Europe (Antalya en Turquie le 19 juin), une compétition qui lui avait permis de décrocher sa première médaille en grand championnat senior en 2019 (2e).

L'Équipe
lundi 19 avril 2021 708 mots, p. 23

Une Fontaine d'argent À 19 ans, la Réunionnaise Léa Fontaine, doublement titrée en juniors, a su saisir sa chance pour devenir vice-championne d'Europe en + 78 kg, confirmant un sacré potentiel.

DE NOTRE ENVOYÉE SPÉCIALE

CELINE NONY

LISBONNE - C'est assez cocasse. Tous ceux qui évoquent Léa Fontaine l'appellent « la petite ». Bien sûr, la révélation française des Championnats d'Europe à Lisbonne est très jeune (19 ans), mais son gabarit tendrait à démentir le qualificatif. Hier, sans appréhension, sans complexe, elle a balayé ses rivales en + 78 kg, jusqu'à atteindre la finale. Et si la Turque Kayra Sayit (33 ans), née en Martinique et ayant combattu pour la France jusqu'à son mariage en 2015, a réussi à la renverser, cela n'enlève rien à la performance du nouveau bulldozer bleu. « Je suis très calme, gentille. Mais quand on me cherche, je peux être très agressive et d'un coup exploser » , dit-elle tout sourire, avec assez de conviction pour qu'on n'ose pas s'y frotter.

"On a bien fait de penser à cette petite. C'est une athlète à fort potentiel et tu sais qu'elle va s'engager à fond dans son projet

LARBI BENBOUDAOUD, patron de l'équipe de France

À son tableau de chasse, Léa Fontaine a commencé hier par éliminer l'Azerbaïdjanaise Kindzerska, n° 2 mondiale; elle a enchaîné par l'honnête Lituanienne Jablonskyte (n° 31) puis la Portugaise Nunes (n° 11) en demi-finales. Seule la Turque donc (n° 5) a trouvé la faille. « Je suis un peu déçue, j'aurais dû m'imposer plus au kumikata (saisie de la manche) et bouger, grimace la Française, tout en voyant aussi le positif. Depuis ce matin (hier), Larbi (Benboudaoud, le patron des Bleus qui la coache) m'a dit qu'on devait prendre ce qu'il y a à prendre dès que ça se présente. » Elle a parfaitement suivi la consigne.

« On a bien fait de penser à cette petite qui est double championne d'Europe juniors (2019 et 2020) pour la mettre dans la cour des grandes, ajoute Benboudaoud. C'est une athlète à fort potentiel, et cette médaille va lui donner de la confiance. Elle possède une grande marge de progression. Et tu sais qu'elle va s'engager à fond dans son projet, parce qu'elle a consenti au sacrifice de quitter La Réunion, sa famille, ses amis, pour sa passion et essayer de réaliser ses rêves. »

Temps additionnelnue au judo à 13 ans après avoir vu les finales de Tcheuméo et Agbegnenou

Cette fille unique avait 5 ans quand elle a débuté le judo. Son tempérament de bagarreuse l'y avait poussé, alors que sa mère avait été lanceuse de poids et ses tantes footballeuses. Mais elle a vite abandonné pour s'aventurer dans d'autres sports, notamment la natation. « Je suis revenue au judo vers treize ans parce que je voyais les finales de "Tcheum"(Audrey Tcheuméo, double médaillée olympique), de Clarisse (Agbegnenou, quadruple championne du monde), et ça m'a donné envie. Un an après, j'étais au pôle espoir de La Réunion. »

Ses capacités ont fait mouche : après un an à Strasbourg, elle a intégré l'Insep à Paris il y a deux ans. « C'est une petite adorable, rigolote, qui bénéficient aussi de beaucoup de bienveillance autour d'elle. C'est pour ça qu'elle est épanouie, qu'elle arrive à s'exprimer. Un vrai régal » , apprécie Larbi Benboudaoud. « C'était ma colocataire à Lisbonne, révèle Fanny-Estelle Posvite. Elle est juste incroyable, pleine de joie. On a beaucoup rigolé, et connu quelques crises de folie cette semaine. Et elle est forte. J'ai l'impression que la pression coule sur elle. On dirait qu'elle a plus d'expérience que ne le dit son âge. »

Tout juste bachelière, Léa Fontaine envisage des études de droit. « J'aurais pu choisir plus simple, mais je préfère le plus compliqué » , sourit-elle. Un trait de caractère que l'on retrouve à l'instant d'évoquer ses ambitions. Dans une interview réalisée à La Réunion pendant le premier confinement, elle a ainsi osé cette perspective : « Gagner les Jeux une fois, ça ne sera pas assez. Il faudra les gagner deux ou trois fois. » La jeune femme chausse de grosses lunettes, admet son admiration pour Clarisse Agbegnenou et sa détermination au quotidien. Elle sait, aussi, qu'elle devra se coltiner Romane Dicko (21 ans, championne d'Europe 2018 et 2020), qui disputera les Jeux de Tokyo. Cela ne gêne pas Léa Fontaine, prête à relever tous les défis.

Le Progrès (Lyon)
Edition de la Haute-Loire ; Edition du Roannais ; Edition du Forez ; Edition du Gier et du Pilat ; Edition de Saint-Etienne - Ondaine ; Edition d'Oyonnax – Léman – Bugey – Bas-Bugey ; Edition de Bourg – Bresse – Val-de-Saône-Nord ; Edition de Dombes – Côtière de L’Ain ; Edition du Jura ; Edition de Villefranche - Tarare ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | france monde, lundi 23 janvier 2023 253 mots, p. HALO39,ROAN43,GIER43,FORZ43,SETI43,OLBB39,DOCA39,BBVS39,LCHJ41,VALS43,LYOE43,VILL43,OGML43,LYON43
Aussi paru dans
23 janvier 2023 - Le Bien Public Le Journal de Saône et Loire L'Est Républicain

Ski alpin - Coupe du monde

Yule s’impose à Kitzbühel, Mowinckel l’emporte en Italie

Daniel Yule et sa superbe seconde manche

Le Suisse Daniel Yule a remporté dimanche le slalom de Kitzbühel (Autriche) comptant pour la Coupe du monde de ski alpin, devant le Britannique Dave Ryding et le Norvégien Lucas Braathen.

Septième après la première manche, Yule a réalisé une seconde manche parfaite pour devancer Ryding de 0” 40 de seconde et Braathen de 0” 41. Vainqueur l’an passé à Kitzbühel entre les piquets serrés, Ryding a réalisé une belle remontée en seconde manche, après avoir seulement décroché le 16e temps de la première.

À 29 ans, Yule signe sa deuxième victoire dans la station du Tyrol autrichien après janvier 2020. Vainqueur cet hiver du slalom nocturne de Madonna di Campiglio, le Suisse revient à 36 points de Braathen, qui reprend la tête de la Coupe du monde de la spécialité à son compatriote Henrik Kristoffersen, 5e dimanche.

Ragnhild Mowinckel, la plus rapide à Cortina

La Norvégienne Ragnhild Mowinckel, double médaillée olympique en 2018, a remporté le super-G de Coupe du monde de Cortina d’Ampezzo (Italie) dimanche, la 3e victoire de sa carrière.

Mowinckel (30 ans), vice-championne olympique de géant et de descente en 2018, a devancé l’Autrichienne Cornelia Hütter de 0” 30 et l’Italienne Marta Bassino de 0” 47. La championne olympique suisse Lara Gut-Behrami a pris la 4e place à 0” 50.

Solide leader du classement général, l’Américaine Mikaela Shiffrin a terminé 7e.

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche - Tarare ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, lundi 16 janvier 2023 97 mots, p. LYOE37,OGML37,VILL37,LYON37,VALS37

Escrime

Sabre : Manon Apithy-Brunet stoppée en quarts à Tunis

Petite déception pour Manon Apithy-Brunet au Grand Prix de sabre Tunis ce dimanche. La double médaillée olympique (3e individuelle ; 2e  par équipes) s’est inclinée 10-15 en quarts de finale contre l’Espagnole Lucia Martin Portugues (4e mondiale). Après sa 2e  place à Orléans, la sabreuse de Rillieux (5e mondiale) disputait sa deuxième compétition depuis son retour de blessure (opération de l’épaule en juin 2022). Ses prochains rendez-vous seront les manches mondiales de Tashkent (11 février) puis Sint-Niklaas (18 mars).

Le Figaro, no. 23816
Le Figaro, mercredi 17 mars 2021 964 mots, p. 12

Sport

Aussi paru dans
16 mars 2021 - Le Figaro (site web)

Mondiaux 2023 : Perrine Pelen, le trait d'union de légende

Ezvan, Jean-Julien

AVEC LE SOURIRE, elle ouvre une fenêtre. Celle d'une montagne qui veut se projeter après un hiver compliqué. Perrine Pelen, skieuse de légende, championne du monde de slalom en 1985, triple médaillée olympique (argent en slalom en 1984, bronze en slalom géant en 1980 et 1984), pilote l'organisation des championnats du monde 2023 organisés par Courchevel et Méribel de son bureau au pied du tremplin de Courchevel. Suivez le guide. « Travailler avec deux stations, c'est une force. Des deux côtés, il y a des capacités et une expertise en matière d'accueil de la clientèle internationale ou française. Elles savent accueillir des événements internationaux, comme une manche de la Coupe du monde de ski alpin à Courchevel ou une étape du Tour de France à Méribel (col de la Loze). Après, il faut embarquer tout le monde, veiller à ce que l'on organise un seul championnat du monde. C'est unique dans l'histoire que l'événement soit organisé dans deux sites. Il y a des atouts, mais aussi un peu plus de complexité. Pour les athlètes, ce sera une garantie de confort avec des zones d'arrivée différentes. Cela donnera beaucoup de marge pour un spectacle sportif magnifié » , résume la directrice générale. Perrine Pelen (60 ans) vient de reprendre le flambeau après les Mondiaux organisés à Cortina d'Ampezzo. « C'est un point de départ, une balise. Cortina nous a permis d'apprécier l'organisation, de prendre la mesure des domaines qui étaient préservés comme le sport, la télévision. On voyait déjà le temps passer très vite, là on sent clairement qu'une nouvelle phase arrive et on voit le sablier se vider... » Sur le calendrier clignote déjà le test grandeur nature des finales de la Coupe du monde en mars 2022, ensuite débutera le recrutement pour les bénévoles.

Courchevel (épreuves masculines) et Méribel (épreuves féminines et mixtes) qui succèdent aux Mondiaux organisés à Chamonix en 1937 et 1962, avant Val-d'Isère en 2009, veulent faire rayonner la montagne française. Perrine Pelen souligne : « C'est un honneur, une fierté et une grande responsabilité. Une aventure formidable, à la fois humaine et sportive. Je reviens dans mon sport de coeur, sur mon territoire de coeur, où j'ai appris à skier. » Retour rapide. Née à Boulogne-Billancourt, septième d'une fratrie de huit, Perrine Pelen suit les mutations d'un père cadre chez Pechiney et découvre Courchevel dans les années 1960. Ses parents aimaient la montagne et le ski. Elle prendra goût à la compétition sous les couleurs de Grenoble. Frimousse décidée, ski délié, engagé, Perrine Pelen entre sur la pointe des pieds en équipe de France à 14 ans, avant de briller comme la nouvelle étoile. Timide, douée, adoubée par Marielle Goitschel et les légendes bleues heureuses de voir se faufiler une héritière. Les slalomeurs évoluaient encore sans casque et sans protections. Ingemar Stenmark, la légende suédoise, faisait danser son inséparable bonnet à pompon. Les pistes s'invitaient alors dans les salons durant l'hiver. Les courses plongeaient sur les nappes blanches et les acteurs étaient des familiers des week-ends en famille. « Il y avait plus de ski à la télévision » , s'excuse Perrine Pelen, surprise d'avoir autant imprégné les souvenirs (« avec le recul on s'aperçoit de l'impact des médailles olympiques, ce sont des temps forts qui restent gravés »).

Discrète, réservée, elle a tracé sa vie avec ambition une fois ses médailles et ses succès rangés (15 victoires en Coupe du monde). Après des études de kinésithérapeute, un troisième cycle HEC et un stage à Detroit, elle s'est laissée embarquer dans l'histoire des Jeux olympiques d'Albertville 1992 par le duo Jean-Claude Killy-Michel Barnier pendant trois ans. Et raconte : « Ensuite Michel Barnier, responsable du marketing de l'agence départementale touristique de la Savoie a fait des grands événements un moyen de développement du tourisme et j'ai rejoint l'agence en tant que responsable marketing pour valoriser la Savoie des lacs et des montagnes. On a accueilli des championnats du monde d'aviron, de canoë-kayak, de handball, partant du principe que ces manifestations sont des occasions de fédérer, de mettre des coups de projecteur sur des territoires et d'éclairer des investissements. » Au plus près du sport, mais pas dans le ski. En parallèle d'une vie de famille épanouie (quatre enfants). Avant que surgisse l'opportunité de postuler pour les championnats du monde 2023. Une oeillade trop belle pour résister. Pour boucler la boucle. Porter et incarner le dossier. Dans une démarche qui ressemble à celle vécue en tant qu'athlète, avec l'obligation d'être prêt le jour J : « Ce qui est comparable, c'est la pression. La grosse différence, c'est qu'organiser c'est beaucoup plus complexe, cela met en scène de nombreux composants, c'est un peu un rôle de chef d'orchestre. » Avec un porte-drapeau tout trouvé, Alexis Pinturault, enfant de Courchevel, leader du ski français : « C'est naturellement la figure des championnats du monde 2023. En tant qu'athlète, pouvoir courir à la maison, c'est une chance incroyable. »

Perrine Pelen skie toujours « avec grand bonheur. En ce moment les remontées sont fermées, alors c'est ski de fond et ski de rando ». Depuis les années 1980, le ski de compétition a changé. Un peu. Elle glisse : « Les pistes, ce sont des patinoires et avec le matériel et notamment les skis courts, la technique a évolué. Pour le reste, rien n'a changé, on retrouve les mêmes sensations, les mêmes expressions, les mêmes émotions. Quel bonheur. Quelles que soient les générations, on a l'impression de revivre les mêmes choses. Il y a tellement de belles choses à raconter. On aimerait que les Mondiaux offrent une exposition plus importante. » Les acteurs de la montagne française accompagnent le défi et s'inscrivent dans le sillage de l'emblématique ambassadrice. J.-J. E.

Ouest-France
Pays d'Auge ; Auray ; Fontenay, Luçon ; Rennes Sud-Est ; Avranches, Granville ; Bayeux, Caen ; Pontivy ; Orne ; Challans, Saint-Gilles-Croix-de-Vie ; Saint-Brieuc, Lamballe ; Nantes ; Nord-Finistère ; Châteaubriant ; Les Sables d'Olonne ; Mayenne ; La Roche-sur-Yon ; Rennes ; Ancenis ; Lannion, Paimpol ; Fougères, Vitré ; Lorient ; Pornic, Pays de Retz ; Vannes ; Saint-Nazaire, La Baule, Guérande ; Nantes Sud-Loire Vignoble ; Rennes Nord-Ouest ; Sarthe ; Guingamp ; Quimperlé, Concarneau ; Loudéac, Rostrenen ; Dinan ; Angers, Segré ; Redon ; Quimper, Centre-Finistère ; Saint-Lô, Coutances, Cherbourg ; Cholet ; Nantes Nord-Loire ; Saint-Malo ; Les Herbiers, Montaigu ; Caen, Vire ; Ploërmel
Nos vies vos histoires, vendredi 17 février 2023 1786 mots, p. OF Pays d'auge_31

« La maternité ne doit pas mettre la carrière en péril »

Florent METOIS, Pierrick CHEVRINAIS et Dylan LE MEE.

Comment concilier carrière sportive et maternité ? Ouest-France a interrogé plusieurs sportives mères de famille sur le sujet, notamment la boxeuse Sarah Ourahmoune.

La nouvelle a provoqué un tollé. Il y a quinze jours, la navigatrice Clarisse Crémer a révélé être débarquée de Banque Populaire. La raison, selon elle ? Sa maternité. La direction de l’équipe lui aurait signifié qu’elle craignait qu’elle manque sa qualification pour le prochain Vendée Globe, et que le risque était trop grand de miser sur elle. Le nouveau règlement prévoit en effet que les participants pour 2024 décrochent leur billet en allant sur des courses pour capitaliser des milles. Jeune maman depuis novembre 2022, Clarisse Crémer n’a pas pu participer aux premières courses en raison de sa maternité, et elle a donc un retard sur un bon nombre d’autres marins. « Aujourd’hui, force est de constater que les règles choisies par le Vendée Globe interdisent à une femme d’avoir un enfant », a lâché la skippeuse, qui avait terminé 12 e du Vendée Globe 2020.

« Devenir maman ne peut pas être quelque chose de pénalisant »

Cette annonce a touché beaucoup de monde. Elle a aussi ému ces sportives de haut niveau, mères de famille, que Ouest-France a contactées. « Je suis triste, confie Cécilia Berder, escrimeuse, 33 ans, médaillée d’argent par équipes aux JO de Tokyo. Pas seulement pour elle. Je suis triste pour les sponsors, les organisateurs. Elle vient de donner naissance. Elle va faire un tour du monde. Comment elle va gérer ça ? C’est une histoire que tout le monde a envie d’entendre. On s’en fiche de son résultat, l’histoire sera encore plus belle. Ça m’a paru ahurissant. »Camille Lecointre, skippeuse (470, voile olympique), en bronze aux JO de Rio et Tokyo, a aussi été choquée : « La maternité, ce n’est vraiment pas une raison valable en 2023. Dans n’importe quel travail, quand une employée tombe enceinte, elle retrouve son travail dès son retour, cela fait partie du droit des femmes. »

Pour Sarah Ourahmoune, boxeuse, vice-championne olympique en 2016, « Devenir maman ne peut pas être quelque chose de pénalisant. Je n’ai pas tous les tenants et les aboutissants, mais je suis assez surprise par son sponsor car il s’est vraiment engagé sur le sport féminin. »

La Finistérienne Camille Lecointre a été étonnée car le monde de la voile, dit-elle, a su accepter sa maternité. « Je n’ai jamais connu ça, que ce soit au niveau de la fédération ou de mes sponsors. Même quand j’ai repris avec Jérémie Mion, j’étais encore enceinte devant les partenaires et ils n’ont pas été surpris. Donc je pense qu’il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier… »

L’accompagnement des sportives enceintes, puis mères, a évolué. Le handball, par exemple, est devenu, en mars 2021, le premier sport en France à signer une convention collective concernant la maternité des joueuses. Désormais, leur salaire est maintenu pendant un an en cas de grossesse. L’athlète Mélina Robert-Michon, vice-championne olympique au disque en 2016, confirme que cela va dans le bon sens. « J’avais la chance d’avoir un encadrement autour de moi qui m’a suivie dans cette démarche. C’est un gros plus, que ce soit au niveau de mes entraîneurs, de la fédération, du DTN.»

« Ma fédération n’a pas compris »

Aujourd’hui, ces mères sportives de haut niveau sont davantage acceptées. Sarah Ourahmoune se souvient : « Il y a des années, on ne pouvait pas voir une fédération ou un club qui accompagnait les athlètes. Et elles ne s’autorisaient pas à devenir maman pendant leur carrière. Il y avait un peu cette règle qui disait que quand on devenait maman, ça signifiait la fin d’une carrière. Aujourd’hui, on voit qu’on peut avoir ce désir de maternité pendant sa carrière et reprendre sereinement.»

Elle ne dit pas que ça a été facile pour elle, au contraire. Mais c’était avant. « Moi, ma fédération n’était pas du tout prête à ça. Avant ma première grossesse, quand j’ai commencé à en parler autour de moi, la fédération n’a pas compris. Pour eux, c’était fini. Si je devais revenir dans le monde de la boxe, c’était avec un statut d’entraîneur», raconte la boxeuse.

« Je ne voulais pas que ma fille se sente responsable de l’arrêt de ma carrière »

Les sceptiques furent nombreux, dans un premier temps. « Quand j’ai annoncé mon retour en 2014 pour les JO 2016, ma fédération m’a dit que ça n’allait pas être possible d’arriver comme ça à deux ans des JO avec un gosse sous le bras, après avoir arrêté pendant deux ans. Sur le coup j’ai eu du mal à comprendre car j’étais convaincue que je pouvais y arriver. »

C’est aussi une question de mentalité. Mélina Robert-Michon avoue : « J’avais cette motivation de réussir, parce que je ne voulais pas que ma fille se sente responsable de l’arrêt de ma carrière, ou de ma non-réussite derrière. » Il a fallu travailler, toutefois. Plus encore que d’habitude. Car après la grossesse, après avoir vu son corps changer, la reprise du sport n’a pas été de tout repos. « C’est sûr qu’il y a une petite préparation physique à faire, sourit Camille Lecointre. Cela prend du temps, mais on peut revenir à un niveau très correct, voire meilleur. Cela ne se fait pas en deux jours, mais en quelques mois… »

Il faut accepter la patience. Sarah Ourahmoune raconte : « Je suis repartie de zéro, je suis passée par les championnats départementaux, régionaux, des choses que je n’avais pas faites depuis plus de quinze ans. Ça m’a fait du bien de repartir sur la ligne de départ. Et quand je partais en compétition ou en stage, je laissais ma fille à la maison. Je me disais alors que c’était du temps que je ne rattraperai jamais avec elle, donc que ce temps devait être utile. J’étais motivée à 1 000 % et je le voyais bien par rapport aux autres athlètes, il y avait une différence. »

« J’ai fait une pub enceinte jusqu’au cou »

Concilier sa vie de sportive avec un enfant chez soi représente un véritable enjeu. Sur certaines compétitions à l’autre bout du monde, Camille Lecointre a par exemple fait appel à des baby-sitters pendant qu’elle était sur l’eau la journée. Selon Sarah Ourahmoune, « il y a toute une organisation à mettre en place avec le papa. Lui était un peu craintif de rester avec un bébé tout seul au début. Il a appris et ça a permis aussi de créer une relation père – fille. Il fallait juste un peu de temps pour prendre ses marques et, pour moi, de m’habituer à partir et me dire : “Ok tu pars mais elle ne t’en veut pas”. Aujourd’hui, elle a 9 ans, elle ne se rappelle pas des moments où je partais, mais elle a de super souvenirs à la salle quand elle jouait ou de la période Jeux olympiques. »

« Mes sponsors se sont adaptés »

Et économiquement ? Voir son sponsor la lâcher comme Clarisse Crémer, c’est ce qu’a vécu Mélina Robert-Michon après sa deuxième grossesse. Nike, à l’époque, n’avait pas renouvelé son contrat. Cela s’était finalement arrangé. « Si je suis retournée avec eux, c’est justement parce qu’ils avaient cette envie de faire évoluer les choses. Plutôt que me braquer contre ça, j’ai été dans l’échange et la construction, de dire : “Qu’est-ce qu’on peut faire de tout ça ?” Maintenant, ils ont créé la gamme maternité… », confie-t-elle.

Financièrement, les marques ont fait leur mue. Le temps où des clauses pouvaient être mises dans les contrats en cas de grossesse paraît presque révolu. « Reebok et Etam ont continué de m’accompagner, et se sontadaptés, lâche Sarah Ourahmoune. Chez Etam, ils ne savaient même pas que j’étais enceinte. Ils m’avaient contactée pour casser les codes et ils m’ont dit “quitte à casser les codes, autant y aller à fond !” Dans une pub qu’on a faite, j’étais enceinte jusqu’au cou… » Selon elle, « ce sont des cas isolés qui décident d’arrêter. Aujourd’hui, il y a beaucoup de sportives qui acceptent de dire qu’elles peuvent devenir maman en étant sportive et reprendre après. On n’attend plus vraiment d’aller au bout de son projet sportif pour devenir maman.»

Toutes s’accordent néanmoins pour dire qu’il ne faut pas baisser la garde. Devenue maman l’an passé, la handballeuse Chloé Bulleux a par exemple révélé s’être fait écarter du club de Toulon après sa grossesse (*). Selon Camille Lecointre, pour l’éviter, ce sont aussi les règlements qu’il faut faire évoluer. « Dans le cas de Clarisse, il devrait y avoir une solution pour que, quand une femme fait une pause maternité, elle puisse retrouver sa position dans le ranking quand elle revient. »

« Ça m’a apporté beaucoup de sérénité »

Elle, après la naissance de son premier enfant, a aussi vécu une course contre la montre pour rester dans les clous. « Mon classement mondial avait chuté pendant mon année d’absence. Quand j’ai voulu reprendre en 2018, les modes de qualifications en Coupe du monde avaient un peu changé. J’ai dû attendre qu’ils distribuent les invitations pour participer. Je me rappelle avoir contacté la Fédération mondiale de voile et il m’avait répondu : “Désolé, on n’a rien de prévu dans ce cas-là.” »

Camille Lecointre pense que : « Le cas de Clarisse Crémer va arriver de plus en plus souvent. La maternité ne doit pas mettre une carrière sportive en péril. Ce n’est pas parce qu’une femme a un enfant que sa carrière est terminée. Dans la voile, c’est assez flagrant, moi et Charline Picon, on a toutes les deux eu des médailles aux JO de Tokyo après notre grossesse… »

La maternité a parfois donné du sens à la carrière de ces sportives. « Ça a été super-positif, conclut Sarah Ourahmoune. Ça m’a apporté beaucoup de sérénité, je n’étais plus complètement focalisée sur la boxe et la médaille. Cela ne pouvait pas être seulement une médaille autour du cou mais tout ce que je pouvais vivre sur le ring. Donc j’ai remonté ce curseur plaisir et je pense vraiment que c’est grâce à ma fille. »

* Depuis, le club varois a dit que cela n’avait rien à voir avec sa maternité.

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche - Tarare ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, dimanche 12 février 2023 195 mots, p. VILL37,LYON37,VALS37,OGML37,LYOE37

En bref

Marion Delespierre 6e du Tarawera trail by UTMB

B.S.; B.S.

Trail

Marion Delespierre a effectué sa rentrée internationale ce samedi au Tarawera ultramarathon by UTMB en Nouvelle-Zélande. Trois mois après sa médaille d’or par équipes aux championnats du monde de trail à Chiang Maï en Thaïlande (7e individuelle), la médecin du sport lyonnaise s’est classée 6 du format 51 km et 1 572 m D + (4h15’40’’), la course ayant été remportée par l’Américaine Allie McLaughlin (3h43’38’’).

Escrime

Sabre : Manon Apithy-Brunet éliminée d’entrée à Tashkent

Contre-performance pour Manon Apithy-Brunet. La double médaillée olympique à Tokyo en 2021 (bronze individuel, argent par équipes) a été éliminée d’entrée en tableau de 64 à la manche de coupe du monde de sabre de Tashkent par la Polonaise Malgorzata Koszacuk (14-15). « C’est mieux d’en rire et de relativiser, mais j’ai quand même lâché quelques larmes après cette compétition ratée, a commenté la sabreuse de Rillieux actuellement 5e mondiale. Mon escrime ne me plaît pas et je vais faire en sorte de changer ça. » Elle dispute ce dimanche le tournoi par équipes avec les Bleues

L'Équipe
samedi 20 février 2021 222 mots, p. 42

ATHLÉTISME Retraite pour Vlasic

Double championne du monde (2007 et 2009) et double médaillée olympique (argent en 2008, bronze en 2016) du saut en hauteur, Blanka Vlasic a annoncé hier qu'elle mettait à 37 ans un terme à sa carrière, à cause de blessures à répétition subies ces dernières années. « J'ai essayé de soigner ma blessure des années durant, espérant être en mesure de revenir face à la barre » , a écrit dans une lettre ouverte la Croate. Ces années ont été émaillées « d'innombrables traitements de réhabilitation et de déceptions » , a-t-elle précisé.

Vlasic souffrait de longue date de blessures au tendon d'Achille et a subi plusieurs interventions chirurgicales. « Je savais que le moment était venu (de se retirer) et j'étais entièrement sereine » avec cette décision prise « naturellement » , a ajouté la championne.

Vlasic avait fait ses débuts internationaux aux Jeux de Sydney, en 2000, à 16 ans, juste avant de devenir championne du monde juniors (et de récidiver en 2002). Elle a été élue athlète de l'année 2010 après avoir été championne du monde en salle (pour la deuxième fois après 2008) et d'Europe. Elle possède la deuxième performance mondiale de l'histoire, avec un bond à 2,08 m réussi en 2009 à Zagreb, un centimètre derrière le record du monde de la Bulgare Stefka Kostadinova, établi lors des Mondiaux de Rome, en 1987.

Aujourd'hui en France
Edition Principale ; Marseille
Sports_, dimanche 21 mars 2021 614 mots, p. AUJM22
Aussi paru dans
20 mars 2021 - Le Parisien (site web) Aujourd'hui en France (site web)
21 mars 2021 - Le Parisien

Pinturault, plus grand skieur français de l'histoire ?

Le Français a remporté hier le gros globe de cristal, qui consacre son incroyable régularité. Il rejoint dans la légende des champions comme Jean-Claude Killy ou Luc Alphand.

C'est le genre de débats auxquels seuls les très grands champions peuvent voir leur nom se mêler. Vainqueur du gros globe de cristal avec sa démonstration sur le géant de Lenzerheide (Suisse), Alexis Pinturault a gagné hier le droit de relancer celui pour le titre officieux de meilleur skieur français de l'histoire. Le jour de ses 30 ans, « Pintu » est devenu le quatrième Tricolore de l'histoire, après Jean-Claude Killy (1967, 1968), Michèle Jacot (1970) et Luc Alphand (1997) à gagner le classement général de la Coupe du monde de ski. Au panthéon de son sport.

« Cela consacre le meilleur skieur de l'année, souligne Frédéric Covili, vainqueur de la Coupe du monde de géant en 2002. Vous n'êtes pas juste le plus fort sur une course, comme ça peut être le cas dans des Championnats du monde ou dans des Jeux olympiques. Cela récompense sa polyvalence et sa très grande régularité sur la saison. C'est comme quand Lewis Hamilton est sacré champion du monde de Formule 1. Toute sa vie, Alexis pourra dire qu'il était le plus fort cette année-là. »

70 podiums pour 34 victoires

Et au-delà ? Si on regarde le palmarès pur en Coupe du monde, il n'y a pas photo entre Pinturault et ses prédécesseurs tricolores. Le tout récent trentenaire compte 70 podiums pour 34 victoires, ce qui le classe parmi les dix skieurs les plus victorieux de l'histoire, et a remporté six petits globes, dont celui du combiné et du géant cette saison, là où Jean-Claude Killy (18 victoires) - qui a pris sa retraite sportive à 24 ans - et Luc Alphand (12) se sont moins imposés sur le circuit planétaire.

« Je pense qu'Alexis est le plus grand skieur français de tous les temps, souligne la double médaillée olympique de bronze et consultante pour Eurosport Florence Masnada. Il y a bien plus de courses qu'à l'époque de Killy, mais il y a beaucoup de concurrence sur le circuit, et il faut savoir répondre présent tout au long de l'année. Alexis a également une longévité impressionnante, il est dans le coup depuis des années. C'est un très bon ambassadeur de notre sport. Maintenant, il lui reste encore des challenges. L'or olympique le ferait entrer dans une autre dimension. »

Car c'est la seule ombre, et pas négligeable, au très dense palmarès du skieur de Courchevel (Savoie). En deux Jeux olympiques et six Championnats du monde, Pintu ne compte qu'un titre en individuel, un sacre sur le combiné aux Mondiaux de 2019. L'actuel meilleur skieur du monde manque d'une très grande victoire sur une épreuve emblématique, à l'image de ce géant des Mondiaux de Cortina (Italie) en février où il a abandonné après avoir manqué une porte. Là où, pour le grand public, Jean-Claude Killy reste l'homme du triplé olympique des Jeux de Grenoble en 1968.

« Je n'échangerais pas ma médaille d'or olympique de descente contre un gros globe de cristal, lance Jean-Luc Crétier, sacré en descente à Nagano (Japon) en 1998. Pour notre microcosme, la Coupe du monde est plus importante. Mais pas pour le spectateur lambda, qui se perd dans le bazar d'une saison où l'on passe du super-G au géant, puis à une descente et au slalom. L'or aux JO, ce serait la cerise sur le gâteau, ça compléterait son CV. » Il y a déjà ajouté une très belle ligne hier.

L'Indépendant
CATALAN_IN
mardi 14 février 2023 637 mots

Cécile Hernandez peaufine sa préparation pour les Mondiaux

Il paraît que les malheurs arrivent très vite. La championne de parasnowboard, Cécile Hernandez, aurait du mal à dire le contraire. « Début janvier je suis tombée, devant chez moi, aux Angles , raconte la Catalane. J'ai trébuché comme cela aurait pu arriver à tout le monde, mais à cause de mon handicap (elle est atteinte de la sclérose en plaques, NDLR), mes jambes réagissent moins bien dans l'urgence, donc je suis tombée et j'ai atterri sur quelque chose de tranchant. Cela m'a sectionné le pouce, on voyait l'os. On a dû me mettre des points mais, après, cela s'est infecté donc j'ai dû être opérée en urgence. » Après quelques complications à la suite de l'opération il y a un mois, Cécile Hernandez est néanmoins déjà prête à remonter sur sa planche. Toutefois elle le concède : « J'ai eu de la chance, j'aurais pu perdre mon pouce. » Mais une fois n'est pas coutume, ce malheur est arrivé seul. Elle assure même « être doublement chanceuse ». Et pour cause, dans la foulée de cette chute, elle apprenait que les championnats du monde de parasnowboard, à La Molina (Espagne), qui devaient se dérouler du 19 au 29 janvier, étaient reportés du 9 au 18 mars prochains, faute de neige

Elle tourne la page snowboardcross En hyperactive qu'elle est, Cécile Hernandez a déjà entamé une nouvelle phase de sa préparation. Et pas des moindres, la championne doit retrouver les sensations qu'elle avait avant sa chute. « Pendant toutes les vacances de fin d'année, après les championnats du monde de surf, j'ai fait énormément de snowboard aux Angles , expose-t-elle. J'étais vraiment au top. J'avais de très bonnes sensations. J'ai même eu des déclics, pourtant, depuis le temps que je fais du snowboard, je suis censée connaître, mais j'ai découvert de nouvelles sensations grâce à des détails techniques. » En quête de son cinquième Graal mondial, le défi de la Catalane sera d'autant plus important qu'elle s'élancera en banked slalom, et plus en snowboardcross. « J'ai arrêté le cross, je veux rester sur ma médaille des JO, à Pékin , révèle la quadruple médaillée olympique. En banked slalom, j'ai encore une énorme marge de progression. C'est pour cela que j'ai changé car je voulais me challenger. C'est cela le sport. J'avais fait le tour du snowboardcross. » De quoi multiplier les entraînements. Enchaîner les compétitions. Avec, en ligne de mire, les Jeux Olympiques de Cortina (Italie), en 2026. Mais cela n'effraie pas l'athlète : « Sans sport, je ne me sens pas vivre , martèle la Perpignanaise. Je viens de mettre entre parenthèses le surf jusqu'à avril, puis c'est un sport complémentaire, mais, c'est vrai qu'avec la maladie mon corps a parfois besoin de se reposer. Avec ce concours de circonstances il a eu du repos. Le fait qu'il lâche était peut-être un signe d'ailleurs, mais maintenant ça va mieux » Et, sans sourciller, elle assure qu'en mars, pour les championnats du monde dans les Pyrénées espagnoles, elle sera « au top ». Avec, un seul objectif, décrocher sa première médaille d'or en banked slalom.

Paul-Roch Bruneton Après son or au Jeux Paralympiques, Cécile Hernandez a décidé de délaisser le snowboardcross pour le banked slalom. ARCHIVES

Des voyages en Italie et au Maroc Elle l'avoue en riant : « Jusqu'au mois de mars, mon agenda est complet. » Et pour cause, elle va suivre une préparation intensive en vue des championnats du monde. Aux Angles, elle poursuit ses entrainements, avant de prendre la direction, à la fin du mois, de San Pellegrino, en Italie, pour l'étape de Coupe du monde programmée le 28 février. Même après le mois de mars, son agenda désemplira peu. Dès avril, elle reprendra sa planche de surf, au Maroc. «Je partirai avec mon coach de Canet-en-Roussillon pour m'y entraîner et préparer les compétitions en mer», détaille la Catalane qui voudrait participer à des compétitions avec les valides.

CHARENTE LIBRE
Sports, lundi 23 janvier 2023 - 04:00 470 mots

[Yule remporte le slalom de Kitzbühel...]

Yule remporte le slalom de Kitzbühel

Ski Alpin. Le Suisse Daniel Yule a remporté dimanche le slalom de Kitzbühel (Autriche) comptant pour la Coupe du monde de ski alpin, devant le Britannique Dave Ryding et le Norvégien Lucas Braathen.

A 29 ans, Yule signe sa deuxième victoire dans la station du Tyrol autrichien après janvier 2020. Vainqueur cet hiver du slalom nocturne de Madonna di Campiglio, le Suisse revient à 36 points de Braathen, qui reprend la tête de la Coupe du monde de la spécialité à son compatriote Henrik Kristoffersen, 5e dimanche.

Seul Français qualifié pour la seconde manche du slalom de Kitzbühel, le champion olympique en titre Clément Noël a dû se contenter de la huitième place, à 71/100e du lauréat du jour.

Mowinckel plane sur Cortina d’Ampezzo

Ski alpin. La Norvégienne Ragnhild Mowinckel, double médaillée olympique en 2018, a conquis dimanche lors du super-G de Cortina d'Ampezzo sa troisième victoire en Coupe du monde, devant des tifosi un peu sur leur faim malgré le podium de Marta Bassino.

La star locale Sofia Goggia n'a pas couru, forfait "par précaution" en raison d'une gêne au genou droit après sa chute en descente samedi et sa compatriote Federica Brignone, seulement 11e, a abandonné la tête du classement de la spécialité à la lauréate du jour.

Mowinckel a devancé l’Autrichienne Cornelia Hütter de 30/100 et l’Italienne Marta Bassino de 47/100. La championne olympique suisse Lara Gut-Behrami a pris la 4e place (à 50/100) juste devant la Française Romane Miradoli (à 53/100), qui termine bien son week-end après deux déceptions en descente (14e vendredi et 19e samedi).

La N.1 mondiale Mikaela Shiffrin termine seulement septième.

Jouve et Jay raflent

le sprint par équipes

de Livigno

Ski de fond. Les fondeurs français Richard Jouve et Renaud Jay ont remporté dimanche le sprint par équipes en style libre de Livigno en Italie, de bon augure dans l'optique des Championnats du monde de Planica (Slovénie), dans quatre semaines (23 février-5 mars).

Richard Jouve et Renaud Jay ont skié les six boucles de 1,2 kilomètre en 11 min 46 sec 13, devançant les Italiens Federico Pellegrino et Francesco De Fabiani de 44/100e de seconde, et les Suisses Janik Riebli et Valerio Grond de 2 sec 62.

Van der Poel bat Van Aert à Benidorm

Cyclo-cross. Le Néerlandais Mathieu van der Poel (Alpecin-Deceuninck) a signé son troisième succès en Coupe du monde cette saison en devançant au sprint son grand rival, le Belge Wout Van Aert, dimanche sur le circuit sablonneux de Bénidorm en Espagne.

Au terme de cette 13e des 14 manches de la compétition disputée devant 15.000 spectateurs, le Belge Laurens Sweeck (4e) s'est lui adjugé la victoire finale en Coupe du monde devant son compatriote Michael Vanthourenhout, grippé et forfait dimanche.

Ouest-France
Ploërmel ; Pontivy ; Auray ; Lorient ; Vannes
Auray, mardi 31 janvier 2023 417 mots, p. OF Ploërmel_15

Caroline Drouin est la « reine » du club de rugby

Au Pays d’Auray Rugby-club (Parc), ce n’est pas la galette des Rois que l’on déguste, mais bien celle de la Reine, leur « reine », Caroline Drouin, l’Alréenne médaillée olympique.

Sourire et simplicité, la médaillée d’argent aux Jeux olympiques d’été de Tokyo en rugby à sept, Caroline Drouin, reste fidèle à son club d’origine qui l’a initié : le Pays d’Auray Rugby-club. Après les entraînements du matin, samedi, elle est revenue dans le club de son enfance, qui organisait en son honneur une galette de la Reine.

Les petits et les plus grands, champions en herbe, se tenaient à distance de leur idole, le téléphone et le crayon à la main, hésitant, n’osant lui demander une photo, un autographe.  Papa, tu crois qu’elle voudra ?  demande un jeune joueur.  Mais oui, vas-y !  ​l’encourage son père en prenant le smartphone.

La jeune joueuse professionnelle, qui est demie d’ouverture dans l’équipe de France de Rugby à 15, qui a fini troisième lors de la Coupe du Monde en Nouvelle-Zélande, a été nommée chevalier de l’ordre national du Mérite en 2021.  Elle n’a pas pris la grosse tête, toujours sympathique, elle est restée comme on l’a quittée, ​souligne Jean-Claude Mothiron, président du club qui, depuis 1975, est très impliqué dans la vie fédérative du rugby Quand elle est rentrée de Tokyo, elle m’a mis sa médaille olympique autour de mon cou… 

La meilleure plaqueuse

L’occasion pour elle de revoir les figures emblématiques du Parc qui l’ont vue grandir, échanger des souvenirs.  J’avais le niveau car je m’entraînais avec les garçons , confit-elle. Et le président de confirmer !  Elle était notre meilleure plaqueuse quand elle jouait avec eux ! Alors quand elle a commencé chez les filles… 

Elle en a profité pour offrir au club un tee-shirt porté, lors du dernier championnat du monde, contre l’Angleterre, clin d’œil à son président dont la femme est anglaise.

Son club s’est bien développé depuis son enfance.  De la cinquantaine d’enfants à l’école de Rugby, nous en formons maintenant 145. Nous avons une académie de rugby et un partenariat avec Congo Bretagne, dans le cadre de notre démarche de responsabilité sociétale. Maintenant, nous avons le stade du Loch et nous pouvons recevoir de grands matchs. 

Cet article est paru dans Ouest-France

La Voix du Nord
Boulogne
vendredi 11 mars 2022 131 mots, p. 2701

Emma Luttenauer, une Boulonnaise d'adoption championne d'Europe

LUTTE. Euro U23. Le club de l'Entente Lutte Côte d'Opale (ELCO) qui regroupe Boulogne, Marquise et Ambleteuse est réputé pour être l'un des meilleurs de France chez les filles. Présidé par la médaillée olympique Lise Legrand, on connaissait jusqu'à hier surtout la Boulonnaise Pauline Lecarpentier, régulièrement qualifiée pour les Mondiaux et qui enchaîne actuellement les podiums dans divers tournois. Il faudra désormais ajouter Emma Luttenauer. La jeune Alsacienne a décroché en Bulgarie, à Plovdiv, le titre européen U23 (Espoirs) dans la catégorie des 50 kg en dominant en finale la Hongroise Szimonetta Timea Szeker sur un score sans appel (3-0). Une recrue de choix donc pour le club boulonnais qui conforte ainsi son statut de place forte de la lutte féminine française.Sylvain LIRON

Le Bien Public
Edition de la Haute Côte d'Or ; Edition de Beaune ; Edition de la Région Dijonnaise ; Edition de Dijon
Sports | france monde, lundi 6 novembre 2023 182 mots, p. BEAU42,COTE42,DIJO42,RDIJ42
Aussi paru dans
6 novembre 2023 - Le Journal de Saône et Loire L'Est Républicain Le Progrès (Lyon)

Et aussi… Les autres Français frustrés dimanche

Madeleine Malonga, vice-championne olympique à Tokyo, et la revenante Audrey Tcheuméo, à la lutte pour le billet olympique en -78 kg, ont toutes deux raté leur rendez-vous. Méconnaissable, Tcheuméo s’est inclinée en repêchage, tandis que Malonga a été battue dès son entrée en lice.

« J’étais en retrait, je ne me suis pas libérée. Pourtant je n’étais pas stressée. J’étais sur la retenue, sur le calcul, ce qui n’est pas mon point fort, et je n’ai pas réussi à relâcher le frein », a regretté Tcheuméo, double médaillée olympique.

Malonga a elle aussi exprimé sa déception, tout en assurant qu’elle allait rebondir. « Je sais que ce n’est pas la fin. Vu la façon dont j’ai travaillé, ce n’est pas possible que ça s’arrête là », a-t-elle affirmé.

Chez les hommes, Alexis Mathieu, malgré un bon début de journée, a lui aussi buté en repêchage des -90 kg.

Au total, les Bleus quittent tout de même Montpellier avec une médaille de plus que l’an dernier à Sofia.

La Voix du Nord
00TOUTES
SPORTS, vendredi 3 novembre 2023 452 mots, p. 00TOUTES28

Une belle répétition générale pour les Bleus

par David Delporte

À moins de neuf mois des Jeux de Paris, la quasi-totalité des stars de l’équipe de France, Teddy Riner excepté, sont à Montpellier, d’aujourd’hui à dimanche, pour des championnats d’Europe qui serviront à engranger de la confiance et à marquer des points dans la course aux tickets olympiques.

par David Delporte

[email protected]

JUDO.Championnats d’Europe. Neuf ans après avoir fait vibrer la Sud de France Arena avec treize médailles dont six en or, l’équipe de France est de retour dans l’enceinte héraultaise avec l’ambition de monter, au minimum, sur une dizaine de podiums. Un rendez-vous abordé sans Teddy Riner, qui avait de longue date annoncé que ce championnat continental ne figurerait pas sur sa feuille de route, lui qui a prévu un minimum de compétitions sur la route des Jeux de Paris et qui sera d’ailleurs dès dimanche dans un vol en direction du Japon pour un stage de préparation.

Clarisse Agbegnenou sera donc la cheffe de file tricolore pour cet événement avec un double challenge devant elle : celui d’aller chercher un sixième sacre européen, ce qu’aucun Français n’a réussi à faire jusqu’à présent, mais aussi celui d’être la leader d’un collectif féminin capable de décrocher une médaille dans toutes les catégories de poids, et peut-être même la plus belle dans la plupart des cas.

Sur la ligne de départ, les neuf Françaises retenues ont toutes des arguments à faire valoir et un palmarès à faire pâlir de jalousie bien des concurrentes de ces championnats d’Europe. Elles ont toutes été, a minima, médaillée mondiale ou médaillée olympique au moins une fois. C’est dire le niveau extraordinaire des Bleues. Dans certaines catégories, cette échéance pourra même permettre de prendre un temps d’avance dans la course aux Jeux. On pense au duel entre Marie-Eve Gahié et Margaux Pinot en moins de 70 kg et entre Madeleine Malonga et Audrey Tcheuméo en moins de 78 kg.

Chez les hommes, en l’absence de Teddy Riner, il n’y a pas de grands favoris qui se dessinent. Chez les poids légers en moins de 60 kg, le médaillé surprise de Tokyo Luka Mkheidze devra s’affirmer dans une catégorie où le jeune Romain Valadier-Picard est en pleine ascension. Médaillé de bronze des derniers Mondiaux, Walide Khyar, aura à cœur de confirmer en – 66 kg. Pour le reste, on espère assister à quelques révélations.

Championnats d’Europe de judo du 3 au 5 novembre à Montpellier, à suivre sur la chaîne L’Équipe.

Le Progrès (Lyon)
Edition de Saint-Etienne - Ondaine ; Edition de la Haute-Loire
Actu | ondaine, mercredi 29 novembre 2023 296 mots, p. SETI24,HALO23

Firminy

Ali Ortaoren : « On veut récolter le maximum d’argent pour le Téléthon »

De notre correspondant Jean-Marc Berthomier

Après l’OMS (Office Municipal des Sports) en 2022, c’est le Dojo olympique et sportif qui a bien voulu accepter la lourde charge d’organiser l’édition 2023 du Téléthon. Rencontre avec son président, Ali Ortaoren.

Comment se présente cette édition du Téléthon ?

« On a bien démarré. Pour nous, c’est une première, on avait encore jamais organisé le Téléthon, on apprend. On est bien soutenu par Marie Maisonneuve, conseillère municipale responsable de cette action. »

Vous voulez battre des records de dons ?

« On organise plusieurs actions pour augmenter les recettes. Pour nous qui sommes des sportifs, un club de compétiteurs, on s’est fixé comme challenge de faire mieux que la fois précédente. Nos prédécesseurs avaient récolté 9 000 euros, on a dans l’idée d’arriver à 10 000 euros. »

Le temps fort va encore être organisé sur la place du Breuil ?

« La place du Breuil rassemblera toutes nos associations partenaires. Concernant le Dojo Olympique et Sportif, le premier rendez-vous c’est ce week-end. Nous organisons un challenge, un tournoi de judo où sera présente Priscilla Gneto, médaillée olympique, européenne et mondiale. On va se servir de son image pour vendre des photos prises à ses côtés. On va aussi organiser une tombola avec des lots intéressants. Tous ces bénéfices seront reversés à l’AFM Téléthon avec tous ceux qu’on a faits auparavant. »

Parce que les animations du Téléthon ont déjà commencé ?

« Le Téléthon a déjà commencé, mais le week-end phare est celui des 9 et 10 décembre… Puis ça continuera jusqu’à fin janvier. »

Ouest-France
Sports - France/Monde, vendredi 3 novembre 2023 851 mots

Dans le judo français, une autre tempête à gérer…

Gaspard BREMOND.

Championnats d’Europe, d’aujourd’hui à dimanche à Montpellier. À moins de neuf mois des JO de Paris 2024, la tension est palpable entre les meilleurs Tricolores, concurrents pour une place aux Jeux. Cet Euro permettra d’y voir plus clair dans des catégories. Et parfois de trancher.

C’est une quête qui n’en finit pas. Obsédante, lancinante, évidemment motivante, mais aussi usante. Une épreuve pour les nerfs, assurément. Qui se répète, olympiade après olympiade, et ce n’est peut-être pas étranger aux réussites de ce sport aux JO.

En judo, donc, c’est toujours le même refrain : un seul ticket par nation, par catégorie, est distribué pour les Jeux olympiques. Cette lutte pour ce précieux sésame donne donc lieu à une concurrence terrible entre les athlètes. Et nous y sommes, plus que jamais. Dans la dernière ligne droite.

Cet Euro de Montpellier, à un peu moins de neuf mois des Jeux, ressemblera à une étape décisive sur la route de Paris 2024. Cela paraît tellement gros que Christophe Massina, le responsable des féminines en équipe de France, a tenu à faire redescendre la température et rappeler l’ordre des priorités il y a quelques jours : « L’objectif n’est pas de se qualifier pour les JO, mais bien de ramener des titres européens ! » Et d’ajouter : « On leur parle beaucoup des JO autour d’eux, mais notre rôle est de calmer tout ça. Il se passera ce qu’il se passera après, mais là, le but est de continuer à progresser… »

Ce discours est-il audible ? Pas tellement. Dans quatre catégories féminines (-48 kg, -70 kg, -78 kg, + 78 kg) et dans l’essentiel des masculines (à l’exception de celle de Riner), les places ne sont pas jouées. Ainsi, à l’Insep il y a quelques jours, toutes les questions tournaient autour de ces rivalités en vue des JO. Et les Tricolores ne pouvaient le cacher : « On y pense forcément, admet Marie-Eve Gahié, en balance avec Margaux Pinot en -70 kg. Plus on s’approche des JO, et de surcroît comme ils sont à la maison, plus ça compte. Hier soir, je mangeais encore avec des proches qui me demandaient comment allait se passer la sélection cette fois… »

« Dès les juniors,on est dans ce climat »

Pour clarifier les choses et s’éviter le couac de l’annonce de cet Euro (où des judokas avaient appris leur non-sélection sur les réseaux sociaux), la Fédération a bâti un « chemin de sélection » pour 2024, selon les mots de Sébastien Mansois, le directeur technique national. En clair, il y aura trois moments fléchés pour révéler les billets pour Paris 2024. À l’issue de l’Euro, où toute médaille d’or vaudra quasiment déjà un aller direct pour les JO. Fin février après le Grand Slam de Paris et celui de Tel Aviv s’il est maintenu. Et enfin en mai après les championnats d’Europe en Croatie. « Dans la communication, les annonces se feront sur le tatami, sur un temps cadré, posé, après validation du comité de sélection, dit le DTN. Le but est de rendre cela le moins violent possible. »

Dans un sport où la plupart des athlètes s’entraînent ensemble toute l’année à l’Insep, la tension est palpable. « C’est pour ça qu’on est au plus près d’eux en essayant de leur faire garder la notion de plaisir, confie Christophe Massina. On ne joue pas sur la concurrence, ils le savent, ils la vivent au quotidien, il n’y a pas besoin d’en rajouter… » Chez les femmes, ces batailles sont encore plus exacerbées car plusieurs d’entre elles par catégories peuvent être médaillables aux Jeux. Parfois, imaginez, il faut trancher entre une médaillée olympique et une médaillée mondiale. Terrible…

Malgré tout, officiellement, les intéressées préfèrent voir le positif de cette lutte acharnée, qui précédera une autre lutte aux JO. «  Ça peut être éreintant, mais ça reste un booster, dit par exemple Margaux Pinot. Au moins, on ne se repose pas sur ses lauriers, on essaie de creuser des petits détails. » Surtout, elles ont grandi dans cette ambiance. Elles sont habituées, désormais, et cela a cultivé leur esprit de compétitrices. « On commence en étant la 3 e dans la hiérarchie, puis la 2 e, puis la première. Dès les juniors on est dans ce climat. Tu sors, tu entres, c’est le jeu, et il faut aussi avoir un minimum de caractère et croire en soi , lâche Shirine Boukli (-48 kg).. Ça nous renforce et je pense que ça explique aussi nos succès… » À l’Insep, des psychologues, des préparateurs mentaux, sont aux petits soins. Après cet Euro, première porte d’entrée ou de sortie des Jeux, certains auront sans doute besoin d’eux…

Les chances françaises pour l’or

Femmes: -48 kg : Boukli. -52 kg : Buchard. -57 kg : Cysique. -63 kg : Agbégnénou.

-70 kg : Pinot et Gahié. -78 kg : Tcheuméo et Malonga. + 78 kg : Dicko.

Hommes   : -60 kg : Mkheidze. -66 kg : Khyar.

Cet article est paru dans Ouest-France

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche - Tarare ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, samedi 11 novembre 2023 70 mots, p. VALS43,VILL43,OGML43,LYON43,LYOE43

Escrime

Sabre : Manon Apithy-Brunet battue en quarts à Alger

Manon Apithy-Brunet (n° 5 mondiale) s’est inclinée ce vendredi 15-11 en quarts de finale de la manche de Coupe du monde d’Alger contre la Grecque Despina Georgiadou (n° 4). La sabreuse de Rillieux, double médaillée olympique (3e en individuel, 2e  par équipes) et championne d’Europe 2023 , tentera de faire mieux au Grand Prix d’Orléans les 8-9 décembre.

Ouest-France
Mayenne ; Challans, Saint-Gilles-Croix-de-Vie ; Lannion, Paimpol ; Orne ; Nantes Nord-Loire ; Saint-Lô, Coutances, Cherbourg ; Ploërmel ; Nord-Finistère ; Redon ; Rennes ; Les Herbiers, Montaigu ; Fontenay, Luçon ; La Roche-sur-Yon ; Quimperlé, Concarneau ; Rennes Sud-Est ; Nantes Sud-Loire Vignoble ; Vannes ; Rennes Nord-Ouest ; Sarthe ; Auray ; Les Sables d'Olonne ; Guingamp ; Quimper, Centre-Finistère ; Ancenis ; Loudéac, Rostrenen ; Pornic, Pays de Retz ; Châteaubriant ; Nantes ; Bayeux, Caen ; Cholet ; Saint-Brieuc, Lamballe ; Saint-Malo ; Pontivy ; Dinan ; Caen, Vire ; Lorient ; Saint-Nazaire, La Baule, Guérande ; Avranches, Granville ; Fougères, Vitré ; Angers, Segré ; Pays d'Auge
Ski alpin, Biathlon, Auto, lundi 9 janvier 2023 580 mots, p. Sports Ouest Mayenne_13

Shiffrin rejoint Vonn dans la légende

Julien DESFRENE.

Coupe du monde. En remportant son 82 e succès, hier, lors du géant de Kranjska Gora, l’Américaine Mikaela Shiffrin a égalé le record de sa compatriote Lindsey Vonn datant de mars 2018.

L’histoire du ski alpin se rappellera que Mikaela Shiffrin a égalé le record de victoires en Coupe du monde de Lindsey Vonn en Slovénie, sur le tracé de Kranjska Gora, ce dimanche. « C’est énorme car elle est jeune (27 ans) et elle signe ce record avec quatre ans d’avance sur Vonn, souligne Florence Masnada, double médaillée olympique en combiné (1992) et en slalom (1998). C’est vraiment exceptionnel. Autant Lindsey Vonn se démarquait par sa puissance, autant Mikaela Shiffrin est dans la justesse technique, l’agilité et la précision. C’est super beau à voir. »

« C’est une mégastar »

Un sentiment que partage Nastasia Noens, membre de l’équipe de France de ski alpin. « C’est assez dingue d’égaler ce record aussi vite. Sa première victoire remonte à 2012 et, en à peine 11 ans, elle atteint ce nombre de victoires (Vonn aura mis 14 ans). Ce qui est remarquable, c’est sa régularité, elle ne rate jamais une saison. Mikaela, c’est une mégastar. »

Depuis son entrée sur le circuit mondial, la skieuse du Colorado aura remporté en moyenne plus de 7 courses par saison avec un record de 17 succès en 2018-2019. « Elle n’a quasiment jamais connu de blessure, poursuit la consultante sur Eurosport. Physiquement, elle a une intelligence musculaire incroyable. La seule année où elle a été en dedans, c’est au moment du décès de son père. »

Une épreuve qui a beaucoup affecté Mikaela Shiffrin début 2020 au point de consulter un psychologue du sport. Cette saison, la skieuse de 27 ans semble avoir retrouvé son meilleur niveau après notamment son échec aux Jeux olympiques de Pékin l’an passé (aucune médaille, trois sorties de piste). « C’est une travailleuse, elle ne pouvait que rebondir, poursuit Florence Masnada. En ce moment, elle maîtrise tout, elle sait parfaitement se gérer, ce qui n’est pas facile sur les disciplines techniques avec deux manches. »

« Elle a cette grande force d’être performante dans toutes les disciplines et sur tout type de neige », admire Nastasia Noens. Pour Florence Masnada, un autre élément a son importance. « Elle est très amoureuse en ce moment, ça joue forcément. Elle est très bien avec le Norvégien Aleksander Aamodt Kilde. Il gagne aussi de son côté(4 victoires cette saison) , ils se tirent vers le haut, tout semble plus facile pour eux. »

La barre des 100 victoires

Désormais, Mikaela Shiffrin a une autre cible en vue : le record absolu de victoires en Coupe du monde détenu par le Suédois Ingemar Stenmark (86). Lui-même sait qu’il ne tiendra plus très longtemps. « Elle remportera plus de 100 courses », avait-il déclaré en 2021. Florence Masnada voit bien Shiffrin évoluer et se consacrer aux épreuves de vitesse. « Ça serait tellement symbolique qu’elle batte ce record. Que ce soit Lindsey, qui était plus drama-queen, ou Mikaela, plus nature, ces deux grosses personnalités permettent de faire parler du ski et c’est super pour ce sport. »

Le Norvégien Lucas Braathen s’est adjugé le slalom d’Adelboden (Suisse), devant son compatriote Atle Lie McGrath et l’Allemand Linus Strasser. Alexis Pinturault a terminé 10 e.

L'Équipe
samedi 27 novembre 2021 479 mots, p. 37

Retour doré pour Buchard La double médaillée olympique a réussi sa rentrée internationale, hier, en remportant le tournoi d'Abu Dhabi en - 52 kg.

ANOUK CORGE

Amandine Buchard aurait pu, comme ses copains médaillés aux JO l'été dernier, attendre février prochain pour effectuer sa grande rentrée internationale, dans le cadre du tournoi de Paris. Mais la vice-championne olympique des -52 kg à Tokyo (et sacrée par équipes mixte) a tenu à être ajoutée à la délégation française en lice au Grand Chelem d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis), débuté hier.

« La reprise officielle, c'est Paris mais c'est loin et j'adore combattre. Je ne voulais pas reprendre directement sur Paris où c'est du très haut niveau » , a justifié la jeune femme de 26 ans après son succès en -52 kg. Une cinquième victoire en Grand Chelem (après Abu Dhabi 2013; Bakou 2019, Osaka 2019 et Budapest 2020) marquée par trois succès en autant de combats.

"Elle est allée travailler à la manche, ce qu'elle ne fait pas non plus si souvent. J'ai trouvé ça bien

Séverine Vandenhende, entraîneure d'Amandine Buchard

Les deux premiers contre l'Américaine Katelyn Jarrell et la Mongole Khorloodoi Bishrelt l'ont été grâce à son redoutable kata-guruma (roue autour des épaules). En finale face à la Britannique Chelsie Giles, Buchard a dû se contenter d'un succès aux pénalités. Pas de quoi emballer cette combattante-née : « J'aurais bien voulu la faire tomber. Je suis beaucoup sur l'attaque mais ça manque de finition. »

Séverine Vandenhende décrypte la finale ainsi : « Ce qui intéresse Amandine, c'est de faire tomber mais elle s'est précipitée sur kata-guruma car c'est une valeur sûre. Mais il faut qu'elle apprenne aussi à gagner aux pénalités. » Si elle apprécie l'intransigeance de l'athlète envers elle-même, l'entraîneure remarque : « Sa journée est intéressante. On voit qu'Amandine n'a pas encore tous ses repères mais elle a quand même enquillé deux sode (technique de projection avec la manche), ce qui n'est pas si fréquent. Elle est allée travailler à la manche, ce qu'elle ne fait pas non plus si souvent. J'ai trouvé ça bien. » D'autant que la judoka a respecté la consigne d'avant-tournoi : « Je lui avais dit qu'au-delà du résultat, c'est l'attitude qui m'intéresse. »

Qui plus est, Buchard a combattu avec les côtes strappées, conséquence d'une blessure le 28 octobre, qu'elle n'a révélée qu'après avoir glané le bronze aux Championnats de France par équipes avec son club, le PSG judo, le 14 novembre. Hier, au début de la finale, on l'a vue se toucher les côtes. « C'était un léger rappel, les côtes se sont chevauchées. J'étais restée beaucoup au repos avant ce Grand Chelem, que beaucoup ne voulaient pas que je dispute pour ne pas prendre de risque. Mais je sentais que je pouvais le faire » , explique la championne d'Europe, qui termine l'année numéro 1 au ranking. Son prochain objectif est la Coupe d'Europe des clubs avec le PSG judo, le 11 décembre à Prague.

L'Équipe
jeudi 23 décembre 2021 112 mots, p. 25

PATINAGE DE VITESSE Suspendue pour messages insultants

SHORT TRACK Quadruple médaillée olympique, dont deux en or, au relais, en 2014 et 2018, la Sud-Coréenne Shim Suk-hee (24 ans) a été suspendue deux mois pour des messages insultants et devrait donc, sauf surprise, être absente des JO de Pékin. Le comité de discipline de la Fédération sud-coréenne a jugé que ses messages envoyés à son encadrement pendant les Jeux de Pyeongchang en 2018 avaient « terni la dignité » d'autres athlètes. Ceux-ci avaient été révélés en octobre dernier. Shim dénigrait plusieurs de ses coéquipières et avait laissé entendre qu'elle avait délibérément causé la chute de sa coéquipière Choi Min-jeong en finale du 1 000 m.

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche - Tarare ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, dimanche 3 décembre 2023 153 mots, p. VALS47,VILL47,LYON47,OGML47,LYOE47

Coupe du monde de snowboard cross

La météo chamboule le programme, Trespeuch en piste ce dimanche

M.S.

Les conditions météorologiques peu favorables perturbent quelque peu le lancement de la saison 2023-2024 de la Coupe du monde de snowboard cross, ce week-end aux Deux Alpes.

Deuxième de l’épreuve mixte avec Loan Bozzolo

Censée prendre le départ des qualifications vendredi, la Lyonnaise Chloé Trespeuch devra patienter jusqu’à ce dimanche pour regoûter aux courses individuelles.

Les qualifications de vendredi ayant été reportées en raison du vent et d’abondantes chutes de neige sur le glacier de la station iséroise, qui culmine à 3 200 m d’altitude.

Deuxième de l’épreuve mixte avec le Haut-Savoyard Loan Bozzolo ce samedi, la double médaillée olympique jouera donc les qualifications ce dimanche matin, avec des finales prévues à 12 h 30.

L'Équipe
mardi 14 décembre 2021 1256 mots, p. 27

Jimmy Vicaut « Devant une page blanche » Le sprinteur a suivi à Padoue Marco Airale, le coach assistant de Rana Reider qu'il côtoyait depuis deux ans en Floride. Il explique comment il compte lancer son dernier défi : Paris 2024.

NICOLAS HERBELOT

Sur l'écran de l'ordinateur, on voit une batterie de casseroles accrochée au mur, derrière lui. « Je suis dans un Airbnb jusqu'à Noël, explique Jimmy Vicaut depuis Padoue. Je kiffe la ville, on peut tout faire en tram ou à pied, je ne suis qu'à un quart d'heure de marche du stade... » Expatrié pendant deux ans à Jacksonville, en Floride, dans le groupe foisonnant de talents du coach Rana Reider, l'ex-recordman d'Europe du 100 m (9''86) a décidé de tout changer, entourage et horizon. Dépossédé cet été par le champion olympique italien Marcell Jacobs (9''80) tandis qu'il se contentait d'une demi-finale, le Français (29 ans) veut tourner la page dès cet hiver en salle, après trois semaines de stage à Dubaï en janvier, avec les Jeux Olympiques de Paris en ultime point de mire.

« Pourquoi avez-vous quitté les États-Unis ?

J'ai choisi l'Italie pour me rapprocher de ma famille (sa compagne et son enfant vivent à Paris). Vivre aux États-Unis depuis deux ans commençait à être pesant avec la distance et le Covid... même s'ils viennent de rouvrir les frontières. De Padoue, avec Venise à côté, je suis à Paris en deux heures. J'ai regardé en France aussi, évidemment. J'ai même envisagé de voir avec Guy Ontanon (son ancien coach). Et puis, je me suis dit que je ne devais pas non plus chercher la facilité, qu'il restait trois ans, que c'était Paris 2024 et qu'il fallait que je me bouge le cul. De toute façon, Marco Airale était mon premier choix.

Pourquoi lui ?

Parce que je le connais bien et que, même s'il est jeune (31 ans), je n'ai aucun doute sur ses capacités. Marco a été l'assistant du coach de Su Bingtian (recordman d'Asie en 9''83 et 5e à Tokyo), Randy Huntington, puis de Rana (Reider). Marco est arrivé en même temps que moi à Jacksonville et on avait une relation privilégiée. Dans les séances, il y aura une forme de continuité.

"J'en étais presque à être content de faire une demi-finale aux Jeux et 10''07 (en série), alors que c'est pourri

Comment cela se passait-il en Floride ?

J'ai été très surpris par le volume d'entraînement avec Rana, des blocs de trois séances sur deux jours, six jours sur sept, digne d'une période de stage. Je me suis ouvert à d'autres choses, de nouvelles méthodes, dans un groupe incroyable, avec Trayvon (Bromell), Omar (McLeod), André (de Grasse), Adam (Gemili)... Un vrai kif. J'ai fait de gros progrès en anglais et j'ai passé le permis aussi, indispensable aux États-Unis, sinon c'était une heure de bus (rires). Mais Adam logeait dans la même résidence et il a accepté tout de suite de m'emmener. On est devenu potes, c'est une crème. Au point que la deuxième année, on était en coloc.

Qu'est-ce qui n'a pas marché ?

D'abord, je n'ai pas eu de chance avec l'année Covid de 2020, sans JO, sans Euro. Alors que mon départ représentait quand même... pas des sacrifices, je n'aime pas ce mot, mais un investissement lourd pour moi. Je commence à me connaître, je marchais bien à l'entraînement et Rana disait que j'allais aller vite. Mais ça n'a pas payé. À cause des blessures. Quand les petits bobos s'additionnent, ils te font perdre du temps alors que tu n'as pas le droit à l'erreur en année olympique. J'en étais presque à être content de faire une demi-finale aux Jeux et 10''07 (en série), alors que c'est pourri. Mais 2021 avait mal commencé, par un accident domestique bête au gros orteil qui m'a coûté la saison hivernale. Je n'ai fait que du vélo et de la muscu, j'ai charbonné, j'ai voulu rattraper le temps perdu et ç'a été une erreur. Je me suis blessé à l'ischio une semaine avant de reprendre...

Toujours les blessures...

Oui, je sais. C'est pour ça que j'ai très peu communiqué dessus. Parce que j'en ai marre qu'on dise "Jimmy est toujours blessé !" C'est relou. À force de se blesser, on s'interroge, on doute, on en a marre, il n'y a plus de plaisir. Je sais que je suis fragile mais je travaille dessus. Actuellement, je constitue mon équipe, encadrement mental, médical, agent... Comme un écrivain qui s'attaque à un nouveau chapitre et qui se trouve devant une page blanche. Je vais tout faire pour trouver la bonne méthode. Avant la saison en salle, j'irai voir le docteur Müller-Wohlfahrt à Munich (qui a soigné entre autres Usain Bolt ou Marcell Jacobs). En plus d'être coach, Marco est physio et ostéo de formation, ça sera un plus. Le travail psychologique peut aussi être important : à force de craindre les blessures, je peux me mettre tout seul des bâtons dans les roues. Je sais que je peux passer un cap. À condition de créer toutes les conditions pour que ça sorte au bon moment.

"Perdre mon record d'Europe m'a mis une petite balle quand même (sourire), mais c'est pas grave, les records sont faits pour être battus. À moi de me bouger pour le reprendre

Votre départ de Floride n'a donc rien à voir avec les problèmes de Rana Reider (accusé de harcèlement sexuel par au moins une athlète de son groupe).

Non. J'ai été surpris quand j'ai lu ça dans la presse. Je n'ai rien vu de ce qu'on lui reproche. Mais ma décision de partir était prise bien avant. Sans que la porte soit fermée pour toujours avec Rana d'ailleurs.

Est-ce que c'est voulu de partir d'un groupe très costaud pour un petit dont vous êtes le leader ?

Il y a quand même dans ce groupe une fille en moins de 11'' (la Britannique Daryll Neita, 8e à Tokyo, double médaillée olympique sur 4x100m qui était avec lui en Floride) . Plus un coureur de 400 m en moins de 46'' et une triple sauteuse à plus de 14 m. C'est un petit groupe, c'est vrai, mais le coach sera d'autant plus focus. Après, je ne cherche pas l'attention, c'était bien de s'entraîner avec des gars au top, en 9''80. Mais je crois que le mieux pour moi est d'être la locomotive du groupe.

Comment avez-vous réagi au fait que Jacobs devienne champion olympique en vous prenant le record d'Europe ?

D'abord, ce n'est pas parce que le champion olympique est italien que je suis venu en Italie, aucun rapport. Sinon, la victoire de Jacobs prouve que les Américains sont battables. Après, perdre mon record d'Europe m'a mis une petite balle quand même (sourire), mais c'est pas grave, les records sont faits pour être battus. À moi de me bouger pour le reprendre.

Les pointes de nouvelle génération (De Grasse a amélioré son record cet été avec les Puma de Vicaut) peuvent-elles vous y aider ?

J'ai couru vite avec plein de marques et de modèles anciens. Avec les dernières pointes, cet été, j'ai eu un super ressenti à l'entraînement. Mais comme je ne l'ai pas concrétisé en compète...

Vous disiez qu'il vous restait trois ans...

Bah, à Los Angeles (pour les JO 2028) , j'aurai 36 ans. Ça risque de faire un peu vieux quand même. Pour un gars comme moi, né à Bondy, qui a fait toute sa scolarité en région parisienne, qui est passé par l'Insep, qui a fait ses meilleures perfs à Saint-Denis et Montreuil, l'idée c'est de terminer en beauté, à la maison, avec toute ma famille et mes proches. »

L'Est Républicain
Edition de Besançon ; Edition de Montbéliard ; Edition de Vesoul ; Edition de Belfort
Sports | franche-comté, vendredi 1 avril 2022 222 mots, p. MONT18,EBEL18,EVES18,DOHD18

Saut : Joséphine Pagnier avec l’équipe 1 en compétition par équipes ?

Nicolas Martin, le cadre technique régional du Massif jurassien, va devoir composer la meilleure équipe possible pour la compétition par équipes de saut spécial. Et a priori, il y aura une petite surprise : aux côtés de Marco Heinis, Laurent Muhlethaler et Mattéo Baud, trois combinés ( !), c’est Joséphine Pagnier, la meilleure sauteuse française qui devrait être alignée.

« En principe, on pourra encore modifier notre équipe en fonction de diverses petites choses après les deux sauts d’essai de vendredi matin », souligne Nicolas Martin. Lequel devait aligner 4 voire 5 quatuors. « Avec notre équipe 1, on jouera la victoire », espère le coach.

Joséphine Pagnier (Chaux-Neuve) sera la favorite logique de la compétition individuelle féminine et la Vosgienne Julia Clair une redoutable outsider. Il se murmure que la médaillée olympique de 2014, Colline Mattel, qui avait stoppé sa carrière en 2018… lors des France à Prémanon, pourrait être de la partie.

Dans la compétition masculine, en 2021, le massif jurassien avait signé un doublé avec Baud et Muhlethaler. Bis repetita en 2022… avec Heinis en plus ? Les jeunes sauteurs de Courchevel ne l’entendent sans doute pas de cette oreille…

CHARENTE LIBRE
Sports, samedi 19 mars 2022 - 04:00 246 mots, p. 51

Biathlon

Fillon-Maillet rentre avec le petit globe

Après le gros globe de cristal du classement général et le petit de la poursuite, Quentin Fillon Maillet a encore enrichi sa moisson en obtenant le petit globe du sprint lors de l’ultime étape de la Coupe du monde de biathlon, vendredi à Oslo.«QFM», star française des JO de Pékin en février avec cinq médailles, dont deux en or, s’est classé deuxième (+22.4) du dernier sprint de l’hiver vendredi, derrière le Norvégien Sturla Laegreid, mais devant le Suédois Sebastian Samuelsson (+26.5), le dernier qui avait encore une petite chance de le priver de ce petit globe. Tous les trois ont été impeccables au tir.Le Jurassien de 29 ans tentera d’en ajouter un dernier dimanche, celui de la mass start. Fillon Maillet s’était assuré avant cette dernière étape norvégienne de terminer pour la première fois en tête du classement général de la Coupe du monde, et de devenir ainsi le quatrième Français à s’adjuger le gros globe de cristal après Patrice Bailly-Salins (1994), Raphaël Poirée (2000, 2001, 2002, 2004) et Martin Fourcade (de 2012 à 2018).

Anaïs Bescond arrête. La Française Anaïs Bescond, triple médaillée olympique, a annoncé qu’elle mettrait un terme à sa carrière à l’issue de la dernière étape de la Coupe du monde de biathlon, dimanche à Oslo. Âgée de 34 ans, Anaïs Bescond a été un pilier des Bleues.

Le Télégramme (Bretagne)
mercredi 2 mars 2022 184 mots, p. 11BRV-PLOUGUNE

Le Relecq-Kerhuon

Le Relecq-Kerhuon Une conférence sur les femmes et leur carrière professionnelle, samedi

L'association « L'Union pour Le Relecq-Kerhuon » va proposer pour la première fois une conférence dans le cadre de ses actions destinées à la population. Elle aura pour thème « Être une femme et mener une carrière professionnelle, un défi digne de Wonder Woman ».

« À quelques jours de la Journée internationale des droits des femmes, ce thème nous a semblé très opportun, et nous avons donc demandé à trois femmes de venir partager leur expérience : Camille Lecointre, athlète et médaillée olympique de voile,Marie-Lise Jégo-Guillou, ancienne directrice de l'école Jules-Ferry, et Yasmine Le Berre, soignante en milieu hospitalier », indique Rachel Nicolas, présidente de l'association. Cette soirée permettra les témoignages, les échanges de pratiques, et sera ouverte aux débats.

Cette soirée est la première de ce type proposée par l'association, qui envisage d'en organiser d'autres : « Nous travaillons à d'autres thèmes et d'autres formats d'action », ajoute Rachel Nicolas.

Pratique

Ouest-France
Ploërmel
Ploermel, mardi 22 mars 2022 248 mots, p. Ploërmel_8

Une médaillée olympique a témoigné devant les élèves

Vendredi, la direction du lycée agricole La Touche a accueilli Jade Le Pesq-Ulutule, championne olympique et capitaine de l’équipe de France de rugby à 7. Elle a présenté son parcours aux élèves en présence, accompagnée de la Fédération française de rugby.  J’ai découvert le rugby à l’âge de 7 ans. Depuis j’ai pratiqué le rugby à XV puis à 7, en passant par le Pôle espoir de Rennes  », explique-t-elle.

À 15 ans, elle a en effet quitté la Normandie pour passer un BAC sciences et technologies de l’agronomie et du vivant. Elle est également bachelor de l’école des métiers de l’environnement de Ker Lann.

Lors de son démarrage, il n’existait pas de contrat professionnel et a eu la chance d’assouvir sa passion.  Je suis tombée dedans et depuis rien ne m’a arrêté. Mes parents m’ont toujours soutenu dans mon projet et, maintenant, c’est au tour de mon mari. Le rugby c’est l’école de la vie, cela demande beaucoup de compétences  », ​assure-t-elle. Jade Le Pesq-Ulutule a un beau palmarès à son actif dont la médaille d’argent aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020.

Actuellement, elle prépare la Coupe du monde de rugby à 7 en Afrique du Sud, en septembre.

Le Progrès (Lyon)
Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais
Actu | sud ouest lyonnais, mercredi 6 avril 2022 396 mots, p. VALS25,OGML20

Oullins

Quand l’escrime vient aider le combat contre le cancer du sein

De notre correspondante, Jocelyne TAKALI

L’escrime est une bonne alternative aux parades préconisées pour se remettre d’une chirurgie mammaire.

Cela se passe tous les vendredis après-midi dans de la salle Laura-Flessel (escrimeuse quintuple médaillée olympique et ministre des Sports en 2017-2018), située dans le quartier de La Cadière à Oullins.

Il y a Annick, Céline, Dominique, Anne et Anna… Toutes, à un moment de leur vie, se sont battues, sans épée, sabre ou fleuret, contre le cancer du sein.

Elles se retrouvent avec Sébastien, maître d’armes de l’Escrime Ouest Lyonnais (EOL), à manier les outils habituels de l’escrimeur.

« Ce sport s’est révélé excellent tant au niveau physique ou psychologique pour lutter contre l’épreuve de cette maladie. Apprendre à réutiliser son ou ses bras après la chirurgie, retrouver de l’énergie pour surmonter les soins lourds auxquels les malades doivent se soumettre, reprendre confiance en son corps, créer du lien social avec d’autres personnes dans la même situation, autant de raisons légitimes pour venir… », témoigne Sébastien Clerc, convaincu du bien-fondé de l’action qui accompagne les femmes dans cette activité, qui en outre, contribue au bien-être, à l’aisance et l’estime de soi.

Développée en partenariat avec l’association Europa Donna, dont les utilisatrices du concept doivent être adhérentes, la mise en place de ces rendez-vous a été mûrie par le club oullinois durant le confinement où des échanges ont eu lieu avec le président David Duplan suite aux travaux du Docteur Hornus-Dragne, de Toulouse, qui a créé l’association Riposte. « Nous avions envie d’aider à notre niveau, poursuit le maître d’armes. Les séances d’une heure sont prises en charge entièrement par le club la première année, avec un certificat médical de non-contre-indication. »

À entendre les rires, à voir l’ambiance chaleureuse, il est certain que la raison d’être se confirme d’elle-même. Les réunions ont commencé en octobre 2021, il reste de la place, le chiffre palier est fixé à une dizaine pour que le suivi soit bien individualisé.

https://www.escrime-ol.com - Annick Gérard au 06 78 60 39 23. www.europadonnalyon.org et [email protected]

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche et Beaujolais ; Edition de Tarare – L’Arbresle – Monts du Lyonnais ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, vendredi 4 mars 2022 148 mots, p. OGML32,TAML32,VILL32,LYON32,VALS32,LYOE32

Escrime / Sabre

Manon Brunet-Apithy à Athènes en quête de la première place mondiale

B.S.

Médaille d’argent en individuel puis en or par équipes à la manche de Coupe du monde de Plovdiv fin janvier , Manon Brunet-Apithy se présente en favorite de l’étape mondiale d’Athènes ce samedi. La double médaillée olympique (3e en individuel ; 2e  par équipes) s’est rassurée en Bulgarie après son changement de maître d’armes intervenu au retour des JO de Tokyo quand elle a quitté l’Insep pour l’académie Bauer à Orléans.

Elle entend donc confirmer ses bonnes sensations et se rapprocher de la place de n° 1 mondiale. La sabreuse lyonnaise (204 points) pointe juste derrière la Russe Sofya Velikaya (213 points), actuellement retirée de la compétition, et devant Lokhanovoa (3e ; 176 pts), les tireuses russes et ukrainiennes étant absentes du tournoi d’Athènes.

Ouest-France
Mayenne
Laval, vendredi 29 avril 2022 436 mots, p. Mayenne édition_10
Aussi paru dans
28 avril 2022 - Ouest-France (site web)

Le vélodrome François Pervis inauguré ce samedi

La nouvelle piste, située à l’Espace Mayenne, sera dévoilée demain. Les visiteurs pourront découvrir l’anneau avec des démonstrations de niveau international et une compétition régionale.

L’événement

Une cinquantaine d’années après la destruction du vélodrome situé place de Vaufleury, le nouvel équipement lavallois s’inscrit comme l’un des plus beaux de France. «  Alors qu’on était un département sans vélodrome, on se retrouve avec un vélodrome homologué au niveau international  », s’enthousiasme Patrick Omasson, président de Laval cyclisme 53.

Ce nouvel anneau a été baptisé François Pervis, en hommage au champion mayennais. Le septuple champion du monde sur piste a d’ailleurs livré de précieux conseils. «  C’est lui qui nous a aidés pour voir plus grand, avec 250 mètres de piste relevée à 45 degrés dans les virages  », relate Patrick Omasson.

Il y a bientôt un an, le champion effectuait les premiers coups de pédales sur «  sa  » piste. Ce samedi, se déroulera à l’Espace Mayenne l’inauguration, initialement prévue en octobre 2021 et repoussée pour cause d’une mauvaise météo. Pour ce lancement officiel, est organisé un plateau d’animations très relevées.

L’équipe de France médaillée olympique en démonstration

Dès 9 h 30, en présence de François Pervis et du Breton David Lappartient, président de l’Union cycliste internationale, les écoles de cyclisme du département vont défiler sur la piste et mettre en avant la vitalité de ce sport en Mayenne.

L’après-midi sera consacré à des démonstrations, avec notamment la présence de l’équipe de France de sprint médaillée de bronze aux Jeux olympiques de Tokyo en 2021, et la star allemande Robert Förstermann, champion du monde de vitesse par équipe. «  C’est le pistard qui a les plus grosses cuisses au monde, et c’est assez impressionnant  », précise Patrick Omasson. L’Allemand, devenu pilote de tandem pour non-voyant, fera face à une équipe des Pays-Bas venue pour l’occasion.

Une compétition officielle mettra en avant les différentes disciplines sur piste. «  Vitesse, élimination, scratch seront proposés dans ce deuxième tour de la coupe des Pays de la Loire  », présente le président de Laval Cyclisme 53.

Le grand public est invité à profiter du spectacle et, pourquoi pas, à se laisser tenter par une initiation. «  Nous souhaitons développer des baptêmes auprès des particuliers, des entreprises, et des écoles, avec des vélos à disposition  », annonce Patrick Omasson.

Samedi 30 avril, de 9 h 30 à 18 h. Vélodrome François Pervis, à l’Espace Mayenne, à Laval. Gratuit, restauration sur place.

Cet article est paru dans Ouest-France

Le Télégramme (Bretagne)
vendredi 15 avril 2022 279 mots, p. 11MLX-PLOUES1
Aussi paru dans
14 avril 2022 - Le Télégramme (Bretagne) (site web)

Plouescat

Plouescat Cléopâtre Darleux a fait briller les yeux des jeunes









La gardienne de l'équipe de France de handball est venue à la rencontre des jeunes sportifs plouescatais et leur a remis des tenues complètes.

Avec des étoiles plein les yeux, plusieurs jeunes handballeuses et handballeurs de l'Hermine Kernic, accompagnés de leurs parents et en présence des dirigeants du club et du 1eradjoint au maire, Jean-Luc Moisan, ont accueilli, mercredi 13 avril à la salle de l'Europe, la championne Cléopâtre Darleux.

Des tenues complètes distribuées

Cette dernière, gardienne de but au BBH et en équipe de France, médaillée olympique, s'investit pour la promotion du sport amateur. Pour venir à la rencontre des jeunes sportifs, elle n'est pas arrivée les mains vides.

L'Hermine Kernic fait en effet partie des 40 lauréats sélectionnés, parmi 972 candidats en France, par l'opération du groupe Butagaz intitulée #AuPlusPrèsDesClubs.

Cléopâtre Darleux, ambassadrice partenaire, a remis à deux équipes de l'Hermine Kernic (filles -13 ans et garçons -11 ans) des tenues de handball complètes.

Les jeunes ont ensuite vécu un moment d'exception, car la championne s'est livrée, avec gentillesse et un grand sens de la proximité, au jeu des selfies et des dédicaces sur ballons et photos, ponctué d'échanges et d'encouragements.

Ouest-France
Sports - France/Monde, vendredi 15 décembre 2023 884 mots

Pour les JO, les sponsors misent sur les champions

Cyril PETIT (avec Marion DUBOIS et G. B.)

Dossier. Plus de 700 sportifs sont membres d’une équipe créée par un partenaire des JO 2024. Voici comment les entreprises les choisissent, ce qu’elles en attendent et ce qu’ils leur apportent.

Aux Jeux l’an prochain, il y aura le match des nations. Et il y aura le match des sponsors. Parmi les 71 partenaires que compte Paris 2024, 40 disposent déjà de leur équipe (leur « team ») et d’autres annonceront la leur en début d’année. Au total, plus de 700 athlètes en font partie, selon les données fournies à Ouest-France par le Comité d’organisation (Cojo), dont plus de 500 Français. On compte 58 % d’hommes et 42 % de femmes. Et les athlètes paralympiques sont environ 200. Certaines équipes sont très fournies comme le groupe BPCE (243 sportifs) ; d’autres moins à l’image d’Air Liquide et Atos (deux) ou de Tourtel Twist (quatre). « L’engouement est sans précédent et on s’en réjouit, réagit Tony Estanguet, le président du Cojo. Cela apporte autant aux entreprises qu’aux athlètes, c’est du gagnant-gagnant. »

 Les sociétés ont plusieurs objectifs, indique Matthieu Llorca, maître de conférences en économie à l’Université de Bourgogne. Faire du sponsoring classique en finançant l’athlète mais aussi faire connaître leur marque employeur et attirer des talents. Les JO sont une opportunité pour toucher un public différent et international. »  Les sportifs mettent en valeur nos produits, et, oui, ça fait vendre car les spectateurs s’identifient , explique Patrick Ouyi, directeur de la marque chez Le Coq sportif.

Mais comment choisit-on les athlètes ? Certains sponsors veulent l’exclusivité (comme LVMH avec le nageur Léon Marchand) quand d’autres acceptent de partager tant qu’il n’y a pas de concurrence sectorielle (Kevin Mayer chez Bridgestone et FDJ ; mais aucun sportif ne sera chez deux équipementiers par exemple). Pour leur équipe, seuls les partenaires officiels des JO ont le droit d’exploiter, le logo, les anneaux olympiques, le nom Paris 2024…

Les athlètes sont sollicités en direct ou viades agences ; certains candidatent. Ils doivent partager  les valeurs de la marque , déclarent à l’unisson les partenaires sollicités.  On les rencontre tous en face-à-face pour qu’ils se sentent bien avec nous et réciproquement,précise Patrick Ouyi. Et ils passent aussi du temps en immersion dans notre usine. »

Parmi les six membres de la team LVMH, la gymnaste Mélanie de Jesus dos Santos est passionnée de mode : elle bénéficiera aussi du parrainage de la maison Dior.  On regarde également le palmarès, la visibilité sur les réseaux sociaux et les chances de médaille , complète-t-on au sein du groupe de luxe. Les marques cherchent ainsi des sportifs en affinité avec leur univers : ceux de l’équipe SNCF travaillent tous… à la SNCF ; quand le joueur de cécifoot Hakim Arezki (team de l’hôtelier Accor), est salarié à mi-temps au Pullman de la Tour Eiffel. Chez Carrefour, le kayakiste Guillaume Burger envisage une reconversion dans la grande distribution.

« On les met en avant et ils nous mettent en avant »

« Ces liens sont importants en interne et en externe,explique Ève Zuckerman, directrice du partenariat Paris 2024 chez Carrefour.  Nos 15 athlètes rencontrent nos clients et partagent le quotidien de nos salariés. On a vu Teddy Riner à la caisse et on a montré les performances de nos para-athlètes. »  On les met en avant et ils nous mettent en avant ; on les verra dans nos spots TV , complète Bénédicte Bohbot, directrice marketing pour la région West chez Bridgestone, soutien de six sportifs en France et 45 dans le monde.

Autre apport des champions : leur expertise. Le kimono de judo Le Coq sportif, équipementier officiel des équipes de France, a été conçu en lien avec la triple médaillée olympique Clarisse Agbégnénou, qui fait partie de la team.  Nos athlètes aident nos ingénieurs à concevoir des produits qu’ils porteront pendant les Jeux et qu’on pourra commercialiser parce qu’ils sont à la fois accessibles et ultra-performants , détaille l’ex-recordman du monde du 50 km marche, Yohann Diniz, qui encadre la team Decathlon. Parmi ses 33 membres, la cycliste Marie Patouillet courra sur piste avec un vélo Decathlon. Le rôle de l’ex-marcheur : les aider à rester  sereins  dans une grande compétition et à  faire le tri entre les sollicitations .

Car en échange de leur engagement, les athlètes sont accompagnés, équipés, mis en lumière. Et souvent rémunérés. Pour certains, c’est indispensable pour se préparer sereinement, sans travailler par ailleurs. Mais tous n’ont pas des contreparties financières. Si personne n’avance de montants, ceux-ci peuvent aller de quelques centaines d’euros à des dizaines de milliers pour les stars.

Parmi ces membres des teams, tous ne participeront pas aux JO faute de qualification. Les  recalés  (mais aussi les retraités qui sont dans les équipes, tels Yannick Noah ou Laura Flessel) auront davantage de temps pour des opérations avec les sponsors. Les compétiteurs, eux, devront décrocher des médailles. Combien ? Ce n’est pas l’essentiel, répondent plusieurs interlocuteurs. Quand d’autres affichent clairement des objectifs.  Une médaille pour la moitié de nos qualifiés , assume Yohann Diniz chez Decathlon.  On en vise entre 15 et 20, voire 25 si les performances sont excellentes , dit-on chez Le Coq sportif. Car visibilité rime aussi avec gagner.

Cet article est paru dans Ouest-France

La Nouvelle République du Centre-Ouest
EN BREF, mercredi 16 mars 2022 116 mots, p. 35

SPORTS 86

Aussi paru dans
16 mars 2022 - Centre Presse (Vienne)

Tennis table

Exploit de Jia Nan Yuan à Singapour

psamit

Joueuse du Poitiers TTACC 86 en Pro dames, Jia Nan Yuan a réalisé un exploit, mardi 15 mars 2022. Au Grand Smash de Singapour, l'un des principaux opens du circuit international, Jian Nan Yuan (67ejoueuse mondiale) a battu la Japonaise Mima Ito (n°3) en quatre manches (3-1). Une très belle performance lorsque l'on sait que Mima Ito est triple médaillée olympique aux derniers Jeux de Tokyo en 2021 (or en double mixte, argent par équipes et bronze en simple dames). La Poitevine est qualifiée pour les quarts de finale qui se disputent jeudi 17 mars 2022.

Ouest-France
Nord-Finistère
Brest, samedi 16 avril 2022 87 mots, p. Nord-Finistère_10

Coup d’envoi de Rendez-vous en terre responsable

Durant un jour, Pauline Coatanéa a travaillé à Triglaz, centre de tri des emballages ménagers à Plouédern. La handballeuse brestoise a partagé le quotidien d’Eméré Ruaroo, agent qui valorise ces déchets recyclables. La médaillée olympique lance le coup d’envoi de Rendez-vous en terre responsable, une série de vidéos sur la filière des déchets en Finistère. Cette vidéo, visible sur Youtube, sera diffusée avant le match Brest-Nantes, ce samedi, à 20 h 10, à l’Arena de Brest.

Cet article est paru dans Ouest-France

Ouest-France
Cholet ; Ploërmel ; Nord-Finistère ; Dinan ; Ancenis ; Lannion, Paimpol ; Pays d'Auge ; Rennes ; La Roche-sur-Yon ; Pornic, Pays de Retz ; Les Herbiers, Montaigu ; Châteaubriant ; Redon ; Bayeux, Caen ; Saint-Nazaire, La Baule, Guérande ; Challans, Saint-Gilles-Croix-de-Vie ; Angers, Segré ; Nantes ; Guingamp ; Rennes Nord-Ouest ; Caen, Vire ; Quimper, Centre-Finistère ; Saint-Lô, Coutances, Cherbourg ; Saint-Brieuc, Lamballe ; Mayenne ; Rennes Sud-Est ; Avranches, Granville ; Les Sables d'Olonne ; Fougères, Vitré ; Auray ; Nantes Nord-Loire ; Quimperlé, Concarneau ; Lorient ; Loudéac, Rostrenen ; Saint-Malo ; Orne ; Sarthe ; Vannes ; Nantes Sud-Loire Vignoble ; Pontivy ; Fontenay, Luçon
Sports - France/Monde, samedi 19 mars 2022 434 mots, p. Cholet_30

Le petit globe du sprint pour Fillon Maillet

Coupe du monde à Oslo. Quentin Fillon Maillet poursuit sa moisson. Anaïs Bescond a, elle, décidé de raccrocher.

Après le gros globe de cristal du classement général et le petit de la poursuite, Quentin Fillon Maillet a encore enrichi son palmarès en obtenant le petit globe du sprint lors de l’ultime étape de la Coupe du monde de biathlon, hier à Oslo.

«  QFM  », star française des JO de Pékin en février avec cinq médailles, dont deux en or, s’est classé deuxième du dernier sprint de l’hiver, derrière le Norvégien Sturla Laegreid, mais devant le Suédois Sebastian Samuelsson, le dernier qui avait encore une petite chance de le priver de ce petit globe.

Anaïs Bescond, triple médaillée olympique, a annoncé de son côté qu’elle mettrait un terme à sa carrière à l’issue de cette étape norvégienne. «  À quelques heures du départ du dernier sprint de la saison, je dois vous annoncer que ce sera aussi le dernier de ma carrière  », a-t-elle écrit sur les réseaux sociaux.

Trois médailles olympiques en 2018

Agée de 34 ans, Anaïs Bescond a été un pilier des Bleues, débutant sur le circuit de la Coupe du monde en 2007 avant de devenir au fil années une titulaire indiscutable du relais français. Même si elle n’a remporté qu’une seule course en Coupe du monde sur le plan individuel, elle s’est surtout distinguée lors des grands événements, décrochant trois médailles aux JO de Pyeongchang en 2018 (or du relais mixte, bronze de la poursuite et du relais).

Bescond compte également huit podiums aux championnats du monde dont l’or en relais mixte et l’argent sur l’individuel en 2016. Ce départ intervient après celui de Simon Desthieux, autre «  cadre  » des Bleus, qui a annoncé également en début de semaine qu’il disputerait ce week-end ses derniers tours de piste.

Hier, la Norvégienne Tiril Eckhoff a remporté le dernier sprint de la saison, dont Anaïs Chevalier-Bouchet s’est classée cinquième à une quarantaine de secondes avec un sans-faute au tir. Troisième, la Norvégienne Marte Olsbu Roeiseland empoche elle le petit globe du sprint. Et, à deux courses de la fin de saison, elle fait un pas de plus vers le gros globe du classement général. Bescond a dû se contenter de la 37e place, juste derrière Julia Simon.

La compétition continue ce samedi avec les poursuites femmes (12 h 50) et hommes (15 h) et s’achèvera dimanche avec les mass start (12 h 50 et 15 h).

Le Télégramme (Bretagne)
dimanche 6 mars 2022 384 mots, p. 9SPO-9

Arthur Bauchet brille, Marie Bochet trébuche









Le skieur Arthur Bochet a été sacré champion paralympique de descente samedi. Chez les dames, la favorite Marie Bochet a échoué en perdant un ski en début de course.

Jeux Paralympiques

C'est le roi Arthur. La référence est presque trop facile mais pourtant évidente. En dominant samedi la descente, première épreuve de ski de ces Jeux, Arthur Bauchet a ajouté à 21 ans la plus belle des récompenses à son riche palmarès.

Le skieur originaire du golfe de Saint-Tropez, quadruple médaillé d'argent à Pyeongchang il y a quatre ans, double champion du monde à Lillehammer (Norvège) en janvier, a devancé l'Autrichien Markus Salcher et le Suisse Theo Gmuer.

« Je finirai ces Jeux sur les rotules »

« C'est fou ! Entendre la Marseillaise, tout le monde vient pour ça », s'est réjoui Arthur Bauchet qui ne compte pas s'arrêter là. « Je suis venu pour donner tout ce que j'ai à chaque course. Je finirai ces Jeux sur les rotules mais au moins j'aurai tout donné ». Les autres Français, Manoel Bourdenx, Jordan Broisin et Oscar Burnham, sont 7e, 13eet 18e.

Marie Bochet aussi aurait souhaité tout donner sur la descente, épreuve où elle avait été sacrée à Sotchi (2014) et Pyeongchang (2018). Mais une perte de son ski dès la deuxième porte a annihilé les chances de médaille de la Chambérienne.

« Il n'y a pas vraiment d'explication. Il y avait un petit trou, j'ai mis le pied dedans », a dit l'octuple médaillée olympique, en avouant « beaucoup de frustration » et en versant quelques larmes. Elle devra surmonter cet échec pour se concentrer sur le Super-G dimanche. En son absence, la Canadienne Mollie Jepsen est sacrée championne paralympique devant la Chinoise Zhang Mengqiu et la Suédoise Ebba Aarsjoe.

Hyacinthe Deleplace en bronze

Chez les hommes, en catégorie malvoyant, Hyacinthe Deleplace a glané sa première médaille paralympique, le bronze, derrière un jeune Autrichien de 16?ans, Johannes Aigner, et le Canadien Mac Marcoux. Accompagné de son guide Valentin Giraud-Moine, Deleplace, ancien athlète, fait déjà mieux que lors de sa première participation aux Jeux, en 2012 à Londres. Il avait pris la 7eplace du 400 m.

En biathlon, pas de médaille pour le porte-drapeau Benjamin Daviet qui termine au pied du podium lors du sprint.

Midi Libre
MONTPELLIER
samedi 26 mars 2022 241 mots

[Après en avoir été privés de compétition...]

Après en avoir été privés de compétition, pendant deux ans, en raison du Covid, les licenciés du Club sportif des sourds de Montpellier (CSSM) ont disputé, les 12 et 13mars derniers à Toulouse, la Coupe de France de volley 6x6. Qualifiées pour les demi-finales, après une deuxième et une troisième place en poule, les équipes masculines et féminines du club ont toutes deux décroché la médaille d'argent. De quoi nourrir de très belles promesses pour lesprochaines compétitions. Toujours invaincu dans sa jeune et prometteuse carrière, Lucas Migotti va vivre un grand moment, ce dimanche, à Talence (Gironde). Champion d'Occitanie et champion du Languedoc, le grand espoir du Boxing club montpelliérain tentera de se qualifier pour les demi-finales du championnat de France junior (69kg). Un gros challenge et une nouvelle opportunité de montrer toutes ses qualités au plus haut niveau national. À l'image du club de Génération Taekwondo, qui a bénéficié le mois dernier de l'acquisition d'un minibus grâce au soutien de la Ville de Montpellier et de ses partenaires privés, le Croix-d'Argent Basket a également reçu, ces dernières semaines, un véhicule d'une valeur de 57690 euros, dont la Ville s'engage à rembourser 70% de l'investissement réalisé. La remise des clés a été effectuée en présence de Michaël Delafosse, Hervé Martin, Nicole Marin-Khoury, Magali Ferrier, présidente ducomité héraultais de basket-ball, Jean-Marc Dida, président du Basket Croix-d'Argent et Diandra Tchatchouang, médaillée olympique de l'équipe de France de basket-ball aux Jeux Olympiques de Tokyo.

Ouest-France
Quimperlé, Concarneau ; Nord-Finistère ; Quimper, Centre-Finistère
Sports - Finistère, jeudi 14 avril 2022 869 mots, p. Quimperlé - Concarneau_21

«  Avec les JO en France, repartir était une évidence  »

Recueilli par Valentin PINEAU.

Jeux olympiques. La Finistérienne Aloïse Retornaz, médaillée olympique à Tokyo avec Camille Lecointre, entame une nouvelle préparation aux Jeux. Toujours en 470, mais avec Kevin Peponnet.

Entretien

Repartir sur une préparation olympique, ça a toujours été une évidence pour vous ?

Je savais que j’en avais envie mais j’ai pris le temps de la réflexion. Ce sont des projets très prenants, pour lesquels il faut faire beaucoup de sacrifices. Je me suis posé les bonnes questions. Mais avec des Jeux olympiques en France, c’était quand même une évidence. J’ai envie de vivre des Jeux dans mon pays, d’autant plus qu’ils ont l’air d’organiser ça de manière grandiose.

En plus, le plan d’eau de Marseille, vous le connaissez déjà par cœur ?

Oui, on a fait pas mal de compétitions et d’entraînements là-bas. Ça fait 15 ans que je vais plusieurs fois par semaine m’entraîner à Marseille. C’est l’un des plans d’eau sur lesquels j’ai le plus navigué. Mon barreur (Kevin Peponnet) habite là-bas.

Les athlètes parlent souventdu côté addictif des Jeux. Vous confirmez ?

Oui. À la fin des Jeux, j’avais trop envie de revivre ça. C’est un combo d’émotions qu’on n’est pas habitué à avoir. Toutes les émotions s’emmêlent d’un coup. C’est vraiment un grand moment de vie.

Cela n’a pas été trop dur pour vous de switcher sur un nouveau projet ?

Mentalement, ça a été. Je connaissais déjà le projet sur lequel je voulais m’engager. La construction du nouveau projet a été plus compliquée. Il faut retrouver des partenaires financiers. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi difficile après la médaille.

Des partenaires vous ont-ils déjà rejoints ?

On a pas mal de partenaires techniques, des fournisseurs, une concession. Mais au niveau financier, on est toujours en recherche.

L’association avec Kevin Peponnet a-t-elle été naturelle ?

On savait déjà qu’on voulait naviguer ensemble donc ça s’est fait naturellement. On a des fonctionnements dans le bateau qui sont assez proches, ça simplifie un peu les choses au début. Mais pour le moment, on n’a pas beaucoup navigué ensemble. On a repris fin janvier mais on a été tous les deux malades sur deux stages différents.

«  Je me disais : Un jour, je veux gagner des régates comme Kevin !  »

Vous connaissez le bateau par cœur, ça fait forcément gagner un peu de temps ?

Oui, c’est clair. On ne découvre pas le bateau, on le connaît bien techniquement. Mais il faut quand même un temps d’adaptation. On navigue avec le bateau qu’avait Kevin, qui n’est pas forcément fait à ma main à l’avant. C’est un petit challenge de réussir à retrouver les boots à l’intérieur du bateau.

Il paraît que quand vous étiez en Optimist, vous étiez fan de Kevin. Est-ce vrai ?

Oui. Il avait un peu d’avance sur moi en Optimist, comme il a trois ans de plus. Je le voyais toujours devant et je me disais : «  Un jour, je veux gagner des régates comme Kevin !  » Mon tour est venu, mais je l’admirais pas mal. À l’époque, je n’imaginais vraiment pas me retrouver dans un bateau avec lui. On était encore loin du mixte.

Le fait d’être un couple mixte,qu’est-ce que ça change dans le bateau ?

Pas grand-chose. J’aime bien parce que ça apporte du changement dans la discipline, ça va renouveler le plateau international. La particularité sera qu’il y a deux configurations : barreur et équipière ou barreuse et équipier. Ça va être sympa de voir ce que ça donne par rapport aux autres (Aloïse Retornaz est équipière).

En novembre, vous avez participé aux championnats de France avec Kevin, et remporté la compétition (9 régates gagnées sur 13). Quel bilan en avez-vous tiré ?

C’est un contexte particulier parce qu’il n’y a pas la concurrence étrangère. On ne peut pas vraiment tirer de conclusion, d’autant plus que les conditions étaient calmes, pas très techniques.

La concurrence est féroce pour les Jeux. Cela doit vous pousser à la performance ?

C’est clair que ça va être une olympiade où l’on sera pas mal challengé. C’est intéressant mais j’espère surtout que ça va nous servir à tirer le niveau du 470 français vers le haut. Ça motive, on ne peut pas se laisser aller. On a commencé un peu tard par rapport aux autres, mais on n’est pas les plus en retard. Maintenant, on doit se donner les moyens et travailler pour être devant.

Avez-vous évoqué cette concurrence nouvelle avec Camille Lecointre, votre ancienne partenaire ?

Pour le moment, pas trop. Ça nous paraît un peu lointain (Camille Lecointre est enceinte et ne devrait reprendre le 470 que cet été). Mais les relations sont bonnes (sourire).

Quand tombera la sélection pour les Jeux ?

On ne sait pas encore, la Fédération ne nous a pas tenus informés. On imagine que ce sera à partir de l’été 2023.

Le Télégramme (Bretagne)
samedi 23 décembre 2023 617 mots, p. 16SPO1
Aussi paru dans
23 décembre 2023 - Le Télégramme (Bretagne) (site web)

Jeux Olympiques

Jeux Olympiques « J’ai hâte d’ouvrir un nouveau chapitre »

Aline Merret

Aline MerretA sept mois des Jeux Olympiques, le Quiberonnais Tim Mourniac voit l’échéance de la sélection approcher. Sa coéquipière Lou Berthomieu, blessée, va pouvoir reprendre mi-janvier. Le chrono est enclenché…

En route pour Paris 2024 avec Tim Mourniac

« On a fait huitièmes du championnat d’Europe avec Aloïse Retornaz, qui venait faire une pige en attendant que Lou (Berthomieu qui s’était blessée) revienne. C’est quand même une super expérience de pouvoir naviguer avec une médaillée olympique (médaillée de bronze en 470 à Tokyo en 2020) et partager avec elle ce qu’elle a vécu sur les Jeux.

« Lou de retour sur le bateau le 15 janvier »

Lou est désormais en bonne voie. Elle est en fin de rééducation. Elle peut pratiquement faire tous les gestes qu’on lui demande sur le bateau. Bien sûr, il y aura de l’appréhension sur les premiers jours où elle va remettre les pieds sur le bateau mais dans le process global, elle est vraiment bien. Je ne suis pas inquiet sur le fait qu’elle revienne à un très haut niveau sur le bateau rapidement. J’ai hâte de retrouver nos marques et d’ouvrir un nouveau chapitre avec des nouveautés techniques, en termes de communication…

« L’idée, ce n’est pas de brûler les étapes »

Notre objectif, ce n’est pas de naviguer comme avant. C’est, certes, de reprendre les bases qu’on avait avant mais dès qu’on a l’opportunité de passer des caps pour aller chercher les meilleurs mondiaux. L’idée, ce n’est pas de brûler les étapes avec Lou, physiquement. Mais quand elle se sent bien et qu’elle nous donne le feu vert, c’est de pouvoir passer à la vitesse supérieure et de progresser. Ça ne m’étonnerait pas que Lou revienne plus forte qu’en juillet. Je serais super content que ce soit le cas, au vu du travail qu’on a fourni avec Aloïse et, elle, du travail physique qu’elle a effectué de son côté. Si on arrive à faire un bon mixte, on devrait aller vers le haut.

D’ici là, on va s’entraîner aux Canaries dès janvier. Le 15, Lou revient sur le bateau. Et après, petit à petit, l’idée sera de préparer Palma (Regatta Princesa Sofia, du 29 mars au 6 avril), une des dernières échéances de sélection. Et, après Palma, il y aura une nouvelle histoire… ou pas. Pour l’instant, le regard est sur Palma et on verra ce que ça donne.

« On veut rester en vie ! »

D’ici le 15 janvier, on va recharger les batteries. Parce qu’on sait que potentiellement, ça peut être long s’il y a sélection. C’est une double dernière ligne droite : c’est la dernière ligne droite de sélection, mais pas de repos et pas de pause s’il y a sélection parce que derrière, il faudra préparer les Jeux. Il faut plutôt anticiper maintenant la possibilité d’engranger du repos et de l’énergie parce que s’il y a un heureux événement en avril, on ne va pas arrêter jusqu’en août. L’idée sur les toutes régates depuis un an, c’est d’être a minima premiers Français. Dans la tête, c’est compliqué d’aller chercher de bons résultats parce qu’une grande partie de la flotte est sélectionnée, une bonne partie des équipages étrangers qui vont participer aux Jeux le savent déjà. Nous, on est toujours un peu dans le calcul tout le temps. Ce qu’on veut, c’est rester en vie ! (rires) »

Ouest-France
Sarthe
Sarthe, mercredi 16 mars 2022 552 mots, p. Sarthe_7
Aussi paru dans
15 mars 2022 - Ouest-France (site web)

La Sarthe fait sa promo dans le métro !

Véronique GERMOND.

Proximité avec la capitale, la fibre, le prix de l’immobilier, la nature… Les atouts du département ne manquent pas. Pour attirer les Franciliens, 6 nouveaux ambassadeurs sont dans les starting-blocks.

Pourquoi ? Comment ?

Pourquoi cette 2e campagne de promotion du territoire ?

Parce que la Sarthe ne veut pas s’endormir sur ses lauriers et «  démontrer qu’elle a de nombreux atouts,  » comme aime à le rappeler le président du conseil départemental Dominique Le Mèner. Le Département a relancé, jeudi 10 mars, et pour la deuxième fois, sa campagne de promotion du territoire à Paris, dans le métro parisien, sur les lignes très fréquentées 6 et 12.

Également, dans la presse et sur les réseaux sociaux sous forme de petites vidéos signées de ces ambassadeurs. Elles ont enregistré un million de vues lors de la campagne de 2020. «  Lancez-vous en Sarthe !  » vise les habitants et les jeunes d’île de France qui veulent migrer au vert à 55 mn de Paris. Ou (et) qui souhaitent venir y développer une activité économique.

Pourquoi «  En Sarthe on a la fibre et la chlorophylle  », est le slogan 2022 ?

«  Parce que la Sarthe sera connectée à la fibre optique à 100 % d’ici fin 2022. Et nous possédons un très beau cadre de vie avec la surface la plus boisée des Pays de la Loire et du grand Ouest  », argumente Dominique Le Mèner.

Ses autres attraits ne manquent pas, en plus de son circuit international automobile : des TGV pour Paris plusieurs fois par jour et un accès simple à plusieurs grandes métropoles de l’Ouest : Strasbourg, Lille, Rennes, Nantes, Lyon ; les trois autoroutes ; le prix de l’immobilier, «  quatre fois moins cher qu’en île de France  »et la mer à deux heures…

Qui sont les nouveaux ambassadeurs de cette communication ?

La précédente campagne de pub avait eu lieu en août 2020. Ses ambassadeurs étaient Guillaume Richard (PDG de Oui care), Leïla Heurtault, championne du monde karaté, Fabrice Denis, professeur en médecine et d’autres. La Sarthe, terre de champions. Cette année, six profils très variés portent la promo. L’artiste-créateur de haute coiffure qui évolue dans le monde du luxe à l’international, Raphaël Perrier, toujours propriétaires de deux salons au Mans ; Chloé Rossignol, co-fondatrice de Fleurs d’ici, présidente de la French Tech Le Mans, qui développe depuis la Sarthe une plateforme logistique digitalisée au service des circuits courts ; Julien Canal, célèbre pilote trois fois vainqueur aux 24 Heures du Mans et patron de quatre établissements de restauration rapide ; Arnaud Chéreau, président de Wello Jo (vélos cargos électriques) ; Iliana Rupert, basketteuse médaillée olympique à Tokyo ; Charlotte Huyghues, fondatrice de la Maison de la maille à La Flèche.

Quel financement pour cette campagne parisienne ?

Le président du Département la chiffre à 100 000 €. «  Un montant équivalent à la précédente édition.  »Les retombées, dit-il, sont et seront bien là, «  grâce à la fibre et au potentiel économique qui peut être développé sur le territoire.  » Et le président de rappeler, l’installation de Guillaume Richard, dragué sur un salon parisien. Aujourd’hui, il a fait construire le siège de son entreprise au Mans.

Cet article est paru dans Ouest-France

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche et Beaujolais ; Edition de Tarare – L’Arbresle – Monts du Lyonnais ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire ; Edition de Lons, Champagnole et du Haut-Jura ; Edition de Dole et du Nord Jura ; Edition de la Haute-Loire ; Edition du Roannais ; Edition du Forez ; Edition du Gier et du Pilat ; Edition de L’Ondaine ; Edition de Saint-Etienne ; Edition d'Oyonnax – Léman – Bugey – Bas-Bugey ; Edition de Bourg – Bresse – Val-de-Saône-Nord ; Edition de Dombes – Côtière de L’Ain
Sports | france monde, samedi 19 mars 2022 442 mots, p. TAML33,VILL33,LYOE33,VALS33,LYON33,OGML33,DONJ36,LCHJ36,HALO31,FORZ33,GIER33,LOND33,SETI33,ROAN33,BBVS33,OLBB33,DOCA33
Aussi paru dans
19 mars 2022 - Le Bien Public L'Est Républicain Le Journal de Saône et Loire

planète sport

Milan-Sanremo : Pogacar et van Aert à la lutte

cyclisme

Deux stars pour un monument. Tadej Pogacar et Wout van Aert s’avancent à découvert samedi dans Milan-Sanremo, la première grande classique de la saison cycliste, au risque de se faire surprendre au bout de 293 kilomètres dans un peloton dégarni de plusieurs prétendants. Pogacar, sans complexes, affiche ses ambitions de succéder à la légende Eddy Merckx, le dernier coureur vainqueur en titre du Tour de France à s’imposer à Sanremo en 1976.

Formule 1

Verstappen devance Ferrari en essais libres 2

Le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull) a réalisé le meilleur temps de la 2e séance d’essais libres du Grand Prix de Bahreïn, 1re manche du Championnat du monde de Formule 1, vendredi sur le circuit de Sakhir (5,412 km). En 1 min 31 sec 936/1000, le champion en titre a devancé les Ferrari du Monégasque Charles Leclerc et de l’Espagnol Carlos Sainz Jr de 87 et 584/1000, lors de la seule séance représentative des qualifications et de la course, à la tombée de la nuit.

Biathlon

Anaïs Bescond va arrêter sa carrière

La Française Anaïs Bescond, triple médaillée olympique, a annoncé vendredi qu’elle mettrait un terme à sa carrière à l’issue de la dernière étape de la Coupe du monde de biathlon, qui se termine dimanche à Oslo. Âgée de 34 ans, Anaïs Bescond a été un pilier des Bleues, débutant sur le circuit de la Coupe du monde en 2007 avant de devenir au fil années une titulaire indiscutable du relais français.

Sprint : victoire de la Norvégienne Eckhoff

La Norvégienne Tiril Eckhoff a remporté le dernier sprint de la saison de Coupe du monde de biathlon, dont Anaïs Chevalier-Bouchet s’est classée cinquième à une quarantaine de secondes avec un sans-faute au tir, vendredi à Oslo. Troisième à 9 sec 4/10e avec un 9/10 au tir, la Norvégienne Marte Olsbu Roeiseland empoche, elle, le petit globe du sprint. Et, à deux courses de la fin de saison, elle fait un pas de plus vers le gros globe du classement général.

Ski de bosses

Laffont décroche le globe des bosses

Perrine Laffont a remporté vendredi à Megève la dernière épreuve de bosses individuelle de la coupe du monde cette saison et conservé son petit globe de cristal de spécialité, pour un point devant la Japonaise Anri Kawamura. L’Ariégeoise s’adjuge ainsi le cinquième globe de cristal de sa carrière, et clôture en beauté une saison où elle aura été comme jamais bousculée par la concurrence, terminant notamment quatrième aux Jeux olympiques, où une médaille lui semblait pourtant promise.

Le Journal de Saône et Loire
Edition le Creusot-Autun ; Edition de Montceau-les-Mines ; Edition de Bresse ; Edition de Chalon-Sur-Saône ; Edition du Charolais-Brionnais ; Edition de Mâcon
Sports | france monde, dimanche 6 mars 2022 550 mots, p. MACO38,CHSA38,BRES38,CRAU38,PCHR38,MTLM38

jeux paralympiques

Bauchet en or, Bochet out

Le skieur Arthur Bauchet, sacré champion paralympique de descente samedi, a offert sa première médaille d’or aux Bleus à Pékin, dans une épreuve où la favorite Marie Bochet a échoué en perdant son ski.

Cette première journée des Jeux paralympiques de Pékin a été marquée par la moisson des Ukrainiens avec huit médailles, dont trois en or en biathlon, pour se hisser en tête du tableau des médailles. Des récompenses dédiées à leur pays, en proie à la guerre suite à l’invasion russe.

Côté français, les hostilités ont plutôt bien démarré avec déjà deux médailles en ski alpin : l’or de Bauchet et le bronze de Hyacinthe Deleplace, en catégorie malvoyant.

Il est le roi Arthur. La référence est presque trop facile mais pourtant évidente. En dominant samedi la descente, première épreuve de ski de ces Jeux, Arthur Bauchet a ajouté, à 21 ans, la plus belle des récompenses à son déjà riche palmarès.

Le skieur de Saint-Tropez, quadruple médaillé d’argent à Pyeongchang il y a 4 ans, double champion du monde à Lillehammer (Norvège) en janvier, a devancé l’Autrichien Markus Salcher et le Suisse Theo Gmuer.

« C’est fou ! Entendre la Marseillaise, tout le monde vient pour ça », s’est réjoui Bauchet qui ne compte pas s’arrêter là. « Je suis venu pour donner tout ce que j’ai à chaque course. Je finirai ces Jeux sur les rotules mais au moins j’aurai tout donné. »

Les autres Français, Manoel Bourdenx, Jordan Broisin et Oscar Burnham, sont 7e , 13e et 18e.

Désillusion pour Marie Bochet

Marie Bochet aussi aurait souhaité tout donner sur la descente, épreuve où elle avait été sacrée à Sotchi (2014) et à Pyeongchang. Mais une perte de son ski dès la deuxième porte a annihilé les chances de médaille de la Chambérienne. « Il n’y a pas vraiment d’explication. Il y avait un petit trou, j’ai mis le pied dedans », a dit l’octuple médaillée olympique, en avouant « beaucoup de frustration » et en versant quelques larmes. Elle devra surmonter cet échec pour se concentrer sur le super-G dimanche.

En son absence, la Canadienne Mollie Jepsen est sacrée championne paralympique devant la Chinoise Zhang Mengqiu et la Suédoise Ebba Aarsjoe.

Chez les hommes, en catégorie malvoyant, l’ancien athlète Hyacinthe Deleplace a glané sa première médaille paralympique, le bronze, derrière un jeune Autrichien de 16 ans, Johannes Aigner, et le Canadien Mac Marcoux.

Accompagné de son guide Valentin Giraud-Moine, Deleplace fait déjà mieux que lors de sa première participation aux Jeux, en 2012 à Londres. Il avait pris la 7e place du 400 m.

En biathlon, pas de médaille pour le porte-drapeau Benjamin Daviet qui termine au pied du podium lors du sprint. « J’aurais voulu faire mieux », a regretté le Haut-Savoyard mais « je n’ai pas mis tous les ingrédients que j’avais pu mettre il y a deux jours (lors des entraînements) ». De son côté, Anthony Chalençon a accroché la 9e place dans la catégorie malvoyant.

L’épreuve a été dominée à 100 % par les Ukrainiens Vitalii Lukianenko, Oleksandr Kazik et Dmytro Suiarko, arrivés avec leur délégation mercredi à Pékin après un long périple à travers l’Europe.

L'Est Républicain
Edition de Besançon ; Edition de Montbéliard ; Edition de Lunéville ; Edition de Nancy ; Edition de Pont-à-Mousson ; Edition de Toul ; Edition de Meuse ; Edition de Vesoul ; Edition de Belfort
Sports, dimanche 6 mars 2022 550 mots, p. MONT26,LUN26,ETOU26,NAAB26,EBEL26,PONT26,DOHD26,EVES26,BADU26

jeux paralympiques

Bauchet en or, Bochet out

Le skieur Arthur Bauchet, sacré champion paralympique de descente samedi, a offert sa première médaille d’or aux Bleus à Pékin, dans une épreuve où la favorite Marie Bochet a échoué en perdant son ski.

Cette première journée des Jeux paralympiques de Pékin a été marquée par la moisson des Ukrainiens avec huit médailles, dont trois en or en biathlon, pour se hisser en tête du tableau des médailles. Des récompenses dédiées à leur pays, en proie à la guerre suite à l’invasion russe.

Côté français, les hostilités ont plutôt bien démarré avec déjà deux médailles en ski alpin : l’or de Bauchet et le bronze de Hyacinthe Deleplace, en catégorie malvoyant.

Il est le roi Arthur. La référence est presque trop facile mais pourtant évidente. En dominant samedi la descente, première épreuve de ski de ces Jeux, Arthur Bauchet a ajouté, à 21 ans, la plus belle des récompenses à son déjà riche palmarès.

Le skieur de Saint-Tropez, quadruple médaillé d’argent à Pyeongchang il y a 4 ans, double champion du monde à Lillehammer (Norvège) en janvier, a devancé l’Autrichien Markus Salcher et le Suisse Theo Gmuer.

« C’est fou ! Entendre la Marseillaise, tout le monde vient pour ça », s’est réjoui Bauchet qui ne compte pas s’arrêter là. « Je suis venu pour donner tout ce que j’ai à chaque course. Je finirai ces Jeux sur les rotules mais au moins j’aurai tout donné. »

Les autres Français, Manoel Bourdenx, Jordan Broisin et Oscar Burnham, sont 7e , 13e et 18e.

Désillusion pour Marie Bochet

Marie Bochet aussi aurait souhaité tout donner sur la descente, épreuve où elle avait été sacrée à Sotchi (2014) et à Pyeongchang. Mais une perte de son ski dès la deuxième porte a annihilé les chances de médaille de la Chambérienne. « Il n’y a pas vraiment d’explication. Il y avait un petit trou, j’ai mis le pied dedans », a dit l’octuple médaillée olympique, en avouant « beaucoup de frustration » et en versant quelques larmes. Elle devra surmonter cet échec pour se concentrer sur le super-G dimanche.

En son absence, la Canadienne Mollie Jepsen est sacrée championne paralympique devant la Chinoise Zhang Mengqiu et la Suédoise Ebba Aarsjoe.

Chez les hommes, en catégorie malvoyant, l’ancien athlète Hyacinthe Deleplace a glané sa première médaille paralympique, le bronze, derrière un jeune Autrichien de 16 ans, Johannes Aigner, et le Canadien Mac Marcoux.

Accompagné de son guide Valentin Giraud-Moine, Deleplace fait déjà mieux que lors de sa première participation aux Jeux, en 2012 à Londres. Il avait pris la 7e place du 400 m.

En biathlon, pas de médaille pour le porte-drapeau Benjamin Daviet qui termine au pied du podium lors du sprint. « J’aurais voulu faire mieux », a regretté le Haut-Savoyard mais « je n’ai pas mis tous les ingrédients que j’avais pu mettre il y a deux jours (lors des entraînements) ». De son côté, Anthony Chalençon a accroché la 9e place dans la catégorie malvoyant.

L’épreuve a été dominée à 100 % par les Ukrainiens Vitalii Lukianenko, Oleksandr Kazik et Dmytro Suiarko, arrivés avec leur délégation mercredi à Pékin après un long périple à travers l’Europe.

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche et Beaujolais ; Edition de Tarare – L’Arbresle – Monts du Lyonnais ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, dimanche 6 mars 2022 95 mots, p. TAML35,VALS35,VILL35,LYOE35,LYON35,OGML35

Escrime

Sabre : Brunet-Apithy s’arrête en 16e de finale à Athènes

B.S.

Déception pour Manon Brunet-Apithy lors de la manche de Coupe du monde de sabre d’Athènes ce samedi. La double médaillée olympique à Tokyo (3e en individuel et 2e par équipes), qui restait sur une médaille d’argent à la manche de Plovdiv , a été battue en 16e de finale par sa compatriote Sarah Noutcha (12-15). La Lyonnaise tentera ce dimanche avec l’équipe de France de prolonger la réussite des Bleues, qui s’étaient imposées fin janvier à Plovdiv.

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche et Beaujolais ; Edition de Tarare – L’Arbresle – Monts du Lyonnais ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, jeudi 21 avril 2022 207 mots, p. VILL28,VALS28,OGML28,TAML28,LYON28,LYOE28

Omnisports

21 ligues regroupées : la Maison régionale des sports inaugurée

B.S.

C’est un projet unique en France : regrouper en un même lieu plusieurs ligues régionales autour du Comité régional olympique et sportif (CROS) et des Creps. Ouverte en septembre dernier, la Maison régionale Auvergne Rhône-Alpes des sports a été inaugurée par le président de Région Laurent Wauquiez ce mercredi après-midi à Lyon.

Six années de discussions et réflexions ont été nécessaires pour créer cet espace au sein du programme immobilier des Jardins du LOU à Gerland. Le coût de l’opération, qui s’élève à 12 millions d’euros, a été entièrement assumé par la Région Aura. « C’est une fierté de réaliser ce projet dans un lieu chargé d’histoire construit par le visionnaire Tony Garnier », a déclaré Laurent Wauquiez, qui a aussi appelé les ligues à profiter de ce voisinage pour avancer de concert.

21 ligues ont désormais leurs bureaux dans cette maison commune (il ne reste plus de place) disposant de quatre salles de réunion.

Centre Presse Aveyron
RODEZ_CP
vendredi 3 novembre 2023 126 mots
Aussi paru dans
3 novembre 2023 - L'Indépendant

Les judokas français démarrent leur Euro

C'est ce vendredi que démarrent, à Montpellier, les championnats d'Europe de judo, qui se déroulent jusqu'à dimanche. La journée sera notamment marquée par l'entrée en lice en - 48 kg, de Shirine Boukli, double tenante du titre et deuxième des derniers championnats du monde. En - 52 kg médaillée olympique aux Jeux de Tokyo en 2021, multiple médaillée mondiale et européenne (7 médailles dont un titre européen), tentera de s'imposer tout comme Sarah-Léonie Cysique (-57 kg), elle aussi en argent à Tokyo. Chez les hommes, Luka Mkheidze, en bronze au Japon et le jeune Romain Valadier-Picard seront en lice chez les - 66 kg pendant que Walide Khyar et Maxime Gobert sont attendus dans la catégorie du dessus (-66 kg).

La Croix, no. 42183
Sport, mercredi 8 décembre 2021 258 mots, p. 22

Les essentiels Sport

Pékin 2022 Les Etats-Unis annoncent un boycott diplomatique des Jeux olympiques d'hiver en Chine

Les tensions entre la Chine et les États-Unis s'étendent désormais jusqu'aux pistes de ski. La Maison-Blanche a annoncé lundi 6 décembre que les États-Unis n'enverront aucun représentant diplomatique aux Jeux olympiques d'hiver, qui se dérouleront à Pékin du 4 au 22 février 2022, en raison du « génocide et des crimes contre l'humanité en cours au Xinjiang ».Les athlètes américains, eux, participeront bien à la compétition. Mardi 7 décembre, le porte-parole de la diplomatie chinoise, Zhao Lijian, a condamné la décision américaine.

----

Tennis Guy Forget quitte la direction de Roland-Garros et de Bercy

Guy Forget quitte ses fonctions de directeur de Roland-Garros et du Masters 1 000 de Paris-Bercy, a annoncé la Fédération française de tennis (FFT), mardi 7 décembre. L'ancien tennisman français âgé de 56 ans dirigeait le Grand Chelem parisien depuis 2016 et Bercy depuis 2012. Son contrat arrivait à terme au 31 décembre 2021. Sa succession pour Roland-Garros doit être annoncée dans les prochains jours.

----

Voile Yannick Bestaven élu marin de l'année

Le skippeur français Yannick Bestaven, vainqueur du Vendée Globe 2020-2021, a été élu marin de l'année lundi 6 décembre. Il devance Charline Picon, double médaillée olympique en planche à voile l'été dernier à Tokyo. C'est la première fois que le Rochelais de 48 ans reçoit cette récompense décernée par la fédération française de voile depuis vingt ans. Emmanuel Macron l'a également décoré de la Légion d'honneur, tout comme un autre skippeur français, Jean Le Cam.

L'Équipe
mercredi 24 novembre 2021 1064 mots, p. 26

L'incongrue candidature Lancée par Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, l'idée que les Alpes postulent aux Jeux d'hiver 2030 bouscule certains acteurs locaux, surtout si près de Paris 2024.

RACHEL PRETTI (avec M. V.)

C'est une réunion qui ne devait pas s'ébruiter. Le 23 octobre, place de l'hôtel de ville à Moûtiers (Savoie), plusieurs élus des sites hôtes des Jeux d'Albertville 1992 se retrouvent derrière la façade vert pomme de la mairie. « Une prise de température» , souligne Gilles Chabert, ancien patron du syndicat des moniteurs de ski et conseiller montagne de Laurent Wauquiez, mandaté, avec le maire de Moûtiers, Fabrice Pannekoucke, par le président de la Région Auvergne - Rhône-Alpes. « Un tour de piste pour voir l'éventualité d'une candidature » , ajoute Vincent Rolland, député (Les Républicains) de Savoie. « Comme on dit dans nos montagnes, il faut laisser reposer le lait et quand il sera reposé, on y reviendra » , ajoute Chabert.

Trop tard, le lait a déjà débordé sur la une du Dauphiné Libéré du 29 octobre où le président LR de la région évoque « une candidature des Alpes, du Mont-Blanc au Vercors ». Les réactions font boule de neige au point de dépasser les acteurs eux-mêmes. « Il n'y a pas de dossier constitué. Notre propos est très prudent. Nous sommes très en amont et cette communication inopportune vient bousculer le calendrier choisi,admet Fabrice Pannekoucke. On a des atouts évidents de toutes natures et notamment les Championnats dumondedeski2023 et les finales (de la Coupe du monde) en 2022(à Courchevel et Méribel). Et ça nous laisse penser que l'on pourrait revivre l'aventure olympique. Certains y pensent depuis 1992 ! On regarde le calendrier pour se dire où nous en sommes et ne pas louper le coche. »

Surfer sur les équipements

et éviter la débâcle d'Annecy 2018

« C'est un très joli coup à jouer » , estime Michel Savin, sénateur (LR) de l'Isère en précisant que la Région a « les moyens ». Et les équipements. De la piste de bobsleigh à La Plagne, construite pour les Jeux de 1992, aux tremplins de saut du Praz au pied de Courchevel, en passant par les pistes de fond du Vercors, voire le stade de Décines en banlieue lyonnaise cité par certains, les atouts ne manquent pas. De quoi réduire la facture de futurs Jeux mais sans oublier que le déficit de ceux d'Albertville a atteint 42,50 MEU (pour un budget de 1,83 milliard) et que les Savoyards ont payé pendant plus de dix ans la piste de bobsleigh. « On ne peut pas décorréler la piste de bob de tout ce que les Jeux ont apporté, tempère Edgar Grospiron, champion olympique de ski de bosses en 1992. C'est une idée que je trouve très intéressante. La montagne doit faire sa mutation. Le tout ski va concerner les stations de 1 800 m à 2 200 m mais la plupart ne se situe pas à ces altitudes. Le modèle de la montagne centrée sur l'hiver a migré. Les Jeux peuvent booster cette transition. »

Grospiron avait longtemps mené la candidature d'Annecy en 2018 puis démissionné de son poste de directeur général juste avant la débâcle de la capitale de Haute-Savoie face à Pyeongchang lors du vote du CIO en 2011 (63 voix, contre 23 à Munich et 7 pour Annecy). « Il faut tirer de l'expérience réussie d'Albertville et regarder ce qui n'a pas fonctionné pour Annecy » , souligne Vincent Rolland, coprésident de Savoie Mont-Blanc tourisme.

À commencer par la fâcheuse habitude de mettre les politiques devant et de reléguer les sportifs derrière, un défaut qui avait contribué à la défaite parisienne face à Londres pour les Jeux de 2012. Laurent Wauquiez a bien appelé Brigitte Henriques (voir page 27), présidente du CNOSF, mais après que la dirigeante a eu vent du projet par la presse.

Le CIO pas au courant

Sapporo, Salt Lake City

et Barcelone déjà candidats

De l'autre côté de la frontière, le Comité international olympique salue diplomatiquement l'intérêt alpin : « Depuis la réforme de notre approche pour la sélection des hôtes olympiques, qui rend le processus durable et financièrement abordable pour les régions intéressées, nous avons noté un fort intérêt de la part de différents continents. Le CIO salue toutes les initiatives visant à organiser les Jeux et est ouvert à des discussions informelles avec tout nouveau partenaire. »

La désignation ne se fait plus au bout d'une campagne acharnée entre les candidats pour obtenir le vote des membres du CIO sept ans avant, mais au terme de nombreux échanges avec une commission dédiée. Si une région ou un pays peut candidater, le porteur du projet reste le mouvement sportif. « Nous n'avons pas eu de discussions spécifiques avec le CNOSF au sujet d'un intérêt futur pour l'organisation des Jeux » , précise le CIO. Face à Sapporo, Barcelone et Salt Lake City, les trois candidatures déclarées à ce jour, les acteurs des Alpes pensent avoir une carte à jouer quatre ans après les JO de Milan-Cortina d'Ampezzo. « Si on présente un dossier, on a des chances parce que la géopolitique, la rotation des continents jouent moins qu'avant (entre Sotchi, Pyeongchang et Pékin, les JO d'hiver se sont déplacés à l'Est ces huit dernières années). Deux ans ne sont pas suffisants pour commercialiser les droits de Salt Lake City après Los Angeles 2028 et, à Barcelone, il y a un manque cruel d'infrastructures » , estime Grospiron.

Martin Fourcade

caution sportive envisagée

Selon l'ancien skieur, la région ne manque pas de champions et n'aurait aucun mal à trouver un patron. À commencer par le quintuple champion olympique de biathlon (2014 et 2018) Martin Fourcade, engagé dans une autre campagne pour devenir membre de la commission des athlètes du CIO. L'intéressé, qui vient de s'installer à Annecy, préfère ne pas parler du sujet alors que son nom revient comme un leitmotiv quand on évoque le projet. « Il faudra une tête de pont sportive si tous les acteurs se mobilisent », souligne Michel Savin, qui cite le duo Michel Barnier-Jean-Claude Killy de 1992 en exemple. Directrice générale du comité d'organisation des Mondiaux 2023 de ski alpin, Perrine Pelen a découvert elle aussi le projet olympique dans le Dauphiné Libéré. La triple médaillée olympique (1980, 1984) pose la question centrale : « C'est un projet enthousiasmant mais il faut tenir compte de la géopolitique française et de la proximité avec Paris 2024, qui va beaucoup mobiliser ses acteurs. La France aura-t-elle le temps de digérer les Jeux de Paris? »

Ouest-France
Saint-Brieuc, Lamballe
Lang-Trég-Plouf-Yffiniac-Hillion, mercredi 2 mars 2022 436 mots, p. Saint-Brieuc - Lamballe_15
Aussi paru dans
28 février 2022 - Ouest-France (site web)

L’ascension d’une jeune championne de judo

Depuis la rentrée scolaire, Lyse Versmisse a intégré le pôle France de Bordeaux. Un nouveau défi pour la jeune judokate, qui disputera le championnat de France, samedi.

«  La rentrée à Bordeaux (Gironde) a été pour moi un peu compliquée, j’avais pris du retard à l’entraînement en raison de la pandémie  », indique Lyse Versmisse. Elle a dû reprendre les bases du judo, tout en poursuivant ses études en terminale scientifique. «  Les cours s’achèvent à 15 ou 16 h, mais la journée continue avec les entraînements. Nous avons douze heures de pratique du judo par semaine.  »

Travailler les techniques au sol, en position debout, c’est un éternel recommencement pour s’améliorer en permanence. Lyse s’entraîne avec Cédric Claverie et bénéficie, de temps en temps, des précieux conseils de Stéphanie Possamaï, médaillée olympique en 2008, deux des meilleurs formateurs au pôle France de Bordeaux.

Un potentiel physique, technique et mental

Au dojo d’Yffiniac, Arnaud Elinguel, président de l’association et coach de la jeune yffiniacaise, est fier de l’ascension de la judoka : «  Lyse a toujours voulu accéder au haut niveau. Nous avons tout mis en œuvre au sein du club pour atteindre cet objectif. C’est pour nous tous très gratifiant de voir émerger une athlète si prometteuse, en route vers de prestigieux podiums.  »

Arnaud Elinguel l’accompagne dans tous ses déplacements, comme à Thionville (Moselle) au tournoi international excellence seniors, le dimanche 20 février 2022, où Lyse s’est classée 3e. En décembre 2021, elle avait pris la première place du tournoi international excellence junior à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Samedi 5 mars 2022, elle disputera le championnat de France juniors à Paris.

«  Elle a un potentiel important, à la fois physique et technique. Et surtout un mental à toute épreuve. Persévérante, elle ne lâche rien, ce qui est primordial durant les compétitions  », ajoute son coach.

Lyse, qui reste modeste, n’oublie pas Yffiniac où elle retrouve sa famille à l’occasion des vacances et à la veille des déplacements. C’est encore avec plaisir qu’elle revient au club encourager les plus jeunes et faire part de son expérience.

«  J’adore être à Bordeaux, mais la Bretagne me manque  », avoue-t-elle. L’an prochain, Lyse espère intégrer l’institut national du sport, de l’expertise et de la performance (INSEP), à Paris, où elle pourrait côtoyer l’élite française et internationale du judo.

Cet article est paru dans Ouest-France

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche et Beaujolais ; Edition de Tarare – L’Arbresle – Monts du Lyonnais ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, lundi 7 mars 2022 775 mots, p. TAML34,VILL34,LYOE34,VALS34,LYON34,OGML34

En bref

Disque : 36e titre de championne de France pour Mélina Robert-Michon

B.S.; B.S.

Athlétisme

Mélina Robert-Michon a décroché, ce dimanche à Salon-de-Provence, son 36e titre national du disque lors des championnats de France hivernaux de lancers. La Lyonnaise (42 ans) améliore ce record qu’elle détient depuis l’année dernière (dont 20 titres aux championnats élites estivaux), alors qu’elle entend prolonger sa carrière jusqu’aux JO de Paris 2024.

La vice-championne olympique 2016 retiendra surtout la victoire. Côté performance, elle a dû se contenter d’un jet à 59,13 m (dès le 1er essai), alors qu’elle avait fait une rentrée prometteuse il y a deux semaines également à Salon-de-Provence (61,32 m). MRM trouvera un contexte plus favorable la semaine prochaine à la Coupe d’Europe des lancers longs à Leiria (Portugal) où elle tentera de décrocher un nouveau podium dans une compétition qui lui réussit habituellement très bien.

Trail

Le Lyonnais Baptiste Chassagne au pied du podium de la TransGranCanaria

Il a entretenu le suspense jusqu’au bout. Auteur d’une énorme fin de course, Baptiste Chassagne n’a raté le podium de la TransGranCanaria que de cinq petites minutes (14 h 17 au lieu de 14 h 12), ce samedi, à la fin d’une course de 126 km et 7 000 m de dénivelé positif sur un parcours tracé du nord au sud de l’île des Canaries (Espagne).

Déjà 4e de la SaintéLyon 2019, puis 9e de la CCC 2021, Chassagne termine derrière un trio de traileurs espagnols de haut niveau (Pablo Villa, Pau Capell, Pere Aurell) lors du premier grand rendez-vous international de la saison.

Le Lyonnais, qui a donné un coup de barre vers l’ultra cette année, enchaînera avec le Lavaredo ultra trail en Italie (juin) puis à nouveau la CCC (l’une des courses de l’UTMB) fin août, avant sans doute de revenir sur la course de ses rêves, la SaintéLyon.

Anaïs Sabrié 14e du semi-marathon de Paris

Alors qu’elle opère une transition vers la route après une riche carrière en trail, Anaïs Sabrié s’est testée ce dimanche au semi-marathon de Paris. La Lyonnaise licenciée au club de l’Athlé Calade Val de Saône s’est classée 14e en 1h15’24’’, soit son record personnel sur la distance. La 3e  des Golden trail series 2022 disputera son premier marathon le 10 avril à Zurich.

Escrime

Petit week-end pour Manon Brunet-Apithy

Éliminée en 16e de finale du tournoi individuel de la manche de coupe du monde d’Athènes samedi, Manon Brunet-Apithy ne s’est pas consolée avec l’épreuve par équipes dimanche. La double médaillée olympique de Tokyo (3e en individuel et 2e  par équipes) et les Bleues se sont inclinées dès leur entrée dans la compétition face au Canada et finissent 9e  au classement final.

CYCLISME/AMATEurs

Matteo Vercher (Vendée U) décroche sa première victoire

Parti du VC Vaulx pour rejoindre Vendée U, Matteo Vercher réalise un remarquable début de saison 2022 marqué par quatre podiums, dont une 3e place au Bedat (Puy-de-Dôme) dimanche dernier et cinq top-5 en sept courses. Le Rhodanien (21 ans) a remporté ce dimanche la plus belle classique du calendrier breton, Manche-Atlantique, au sommet de la côte de Cadoudal à Plumelec (Morbihan), devançant Costiou (Côte d’Armor), Devanne (Vendée U) et l’ex-pro Johan Lebon (Dinan). Le natif du Beaujolais n’avait plus gagné depuis la 1ere étape du Tour de la Vallée de le Trambouze juniors... le 28 juillet 2019.

N.B.

CYCLISME/AMATEURS

Encore un podium pour Jordan Labrosse en Coupe de France

Troisième il y a trois semaines sur le GP d’Aix-en-Provence, le natif de Cours-la-Ville (19 ans, Ag2r-Citroën U23) a terminé cette fois-ci 2e de la 2e manche de la Coupe de France sur la Vienne Classic en ayant fait partie de la bonne échappée de 8 éléments partie à l’entame du premier des 3 tours du circuit final (21 km) à Chauvigny à 60 km de l’arrivée, seulement devancé par Lecamus-Lambert (VC Rouen). Derrière, Florent Gardella (VC Villefranche-Beaujolais) a terminé 11e , troisième du sprint du peloton derrière Retailleau (Ag2r-Citroën U23) et Jeannière (Vendée U) pour marquer 10 points, Loris Coss (VC Vaulx) ne terminant que 27e.

Sur la Coupe de France, le VCVB est 9e (16 points) dans un classement dominé par Vendée U (98 pts) devant Ag2rCitroën-Chambéry CF (73), Rouen (58), Dunkerque (34), Laval (30), l’AVC Aix-en-Provence, le VC Loudéac et le CC Nogent (17). Avant les Boucles de l’Artois du 1er  au 3 avril avec un chrono individuel de 18,7 km puis trois étapes en ligne.

N.B.

Le Bien Public
Edition de la Haute Côte d'Or ; Edition de Beaune ; Edition de la Région Dijonnaise ; Edition de Dijon
Sports | france monde, dimanche 6 mars 2022 550 mots, p. COTE36,BEAU36,DIJO36,RDIJ36

jeux paralympiques

Bauchet en or, Bochet out

Le skieur Arthur Bauchet, sacré champion paralympique de descente samedi, a offert sa première médaille d’or aux Bleus à Pékin, dans une épreuve où la favorite Marie Bochet a échoué en perdant son ski.

Cette première journée des Jeux paralympiques de Pékin a été marquée par la moisson des Ukrainiens avec huit médailles, dont trois en or en biathlon, pour se hisser en tête du tableau des médailles. Des récompenses dédiées à leur pays, en proie à la guerre suite à l’invasion russe.

Côté français, les hostilités ont plutôt bien démarré avec déjà deux médailles en ski alpin : l’or de Bauchet et le bronze de Hyacinthe Deleplace, en catégorie malvoyant.

Il est le roi Arthur. La référence est presque trop facile mais pourtant évidente. En dominant samedi la descente, première épreuve de ski de ces Jeux, Arthur Bauchet a ajouté, à 21 ans, la plus belle des récompenses à son déjà riche palmarès.

Le skieur de Saint-Tropez, quadruple médaillé d’argent à Pyeongchang il y a 4 ans, double champion du monde à Lillehammer (Norvège) en janvier, a devancé l’Autrichien Markus Salcher et le Suisse Theo Gmuer.

« C’est fou ! Entendre la Marseillaise, tout le monde vient pour ça », s’est réjoui Bauchet qui ne compte pas s’arrêter là. « Je suis venu pour donner tout ce que j’ai à chaque course. Je finirai ces Jeux sur les rotules mais au moins j’aurai tout donné. »

Les autres Français, Manoel Bourdenx, Jordan Broisin et Oscar Burnham, sont 7e , 13e et 18e.

Désillusion pour Marie Bochet

Marie Bochet aussi aurait souhaité tout donner sur la descente, épreuve où elle avait été sacrée à Sotchi (2014) et à Pyeongchang. Mais une perte de son ski dès la deuxième porte a annihilé les chances de médaille de la Chambérienne. « Il n’y a pas vraiment d’explication. Il y avait un petit trou, j’ai mis le pied dedans », a dit l’octuple médaillée olympique, en avouant « beaucoup de frustration » et en versant quelques larmes. Elle devra surmonter cet échec pour se concentrer sur le super-G dimanche.

En son absence, la Canadienne Mollie Jepsen est sacrée championne paralympique devant la Chinoise Zhang Mengqiu et la Suédoise Ebba Aarsjoe.

Chez les hommes, en catégorie malvoyant, l’ancien athlète Hyacinthe Deleplace a glané sa première médaille paralympique, le bronze, derrière un jeune Autrichien de 16 ans, Johannes Aigner, et le Canadien Mac Marcoux.

Accompagné de son guide Valentin Giraud-Moine, Deleplace fait déjà mieux que lors de sa première participation aux Jeux, en 2012 à Londres. Il avait pris la 7e place du 400 m.

En biathlon, pas de médaille pour le porte-drapeau Benjamin Daviet qui termine au pied du podium lors du sprint. « J’aurais voulu faire mieux », a regretté le Haut-Savoyard mais « je n’ai pas mis tous les ingrédients que j’avais pu mettre il y a deux jours (lors des entraînements) ». De son côté, Anthony Chalençon a accroché la 9e place dans la catégorie malvoyant.

L’épreuve a été dominée à 100 % par les Ukrainiens Vitalii Lukianenko, Oleksandr Kazik et Dmytro Suiarko, arrivés avec leur délégation mercredi à Pékin après un long périple à travers l’Europe.

La Nouvelle République Dimanche
INFORMATIONS GENERALES
JEUX OLYMPIQUES, dimanche 6 mars 2022 409 mots, p. S10

SPORT

Arthur Bauchet en or pour les Bleus

jpachet

Le roi Arthur. La référence est presque trop facile mais pourtant évidente. En dominant samedi la descente, première épreuve de ski de ces Jeux, Arthur Bauchet a ajouté à 21 ans la plus belle des récompenses à son riche palmarès. Sacré champion paralympique, il a offert sa première médaille d'or aux Bleus à Pékin.

« Je suis venu donner tout ce que j'ai »

Originaire du golfe de Saint-Tropez, quadruple médaillé d'argent à Pyeongchang il y a 4 ans, double champion du monde à Lillehammer (Norvège) en janvier, Bauchet a devancé l'Autrichien Markus Salcher et le Suisse Theo Gmuer. « C'est fou ! Entendre la Marseillaise, tout le monde vient pour ça,s'est réjoui Bauchet qui ne compte pas s'arrêter là. Je suis venu pour donner tout ce que j'ai à chaque course. Je finirai ces Jeux sur les rotules mais au moins j'aurai tout donné. »À l'image de son compatriote, Marie Bochet aurait aussi souhaité tout donner sur la descente, épreuve où elle avait été sacrée à Sotchi (2014) et Pyeongchang (2018). Mais une perte de son ski dès la deuxième porte a annihilé les chances de médaille de la Chambérienne. « Il n'y a pas vraiment d'explication. Il y avait un petit trou, j'ai mis le pied dedans », a dit l'octuple médaillée olympique, en avouant « beaucoup de frustration » et en versant quelques larmes. Elle devra surmonter cet échec pour se concentrer sur le Super-G ce dimanche.

Deleplace en bronze

Chez les hommes, en catégorie malvoyant, l'ancien athlète Hyacinthe Deleplace a glané sa première médaille paralympique, le bronze, derrière un jeune Autrichien de 16 ans, Johannes Aigner, et le Canadien Mac Marcoux. Accompagné de son guide Valentin Giraud-Moine, Deleplace fait déjà mieux que lors de sa première participation aux Jeux, en 2012 à Londres. Il avait pris la 7eplace du 400 m. « J'aurais voulu faire mieux, a regretté le Haut-Savoyard. Je n'ai pas mis tous les ingrédients que j'avais pu mettre il y a deux jours(lors des entraînements) ».Ces podiums portent à deux médailles le bilan tricolore pour ce premier jour en ski alpin. Cette journée restera avant tout marquée par la moisson des Ukrainiens qui ont décroché huit médailles, dont trois en or en biathlon, pour se hisser en tête du tableau des médailles. Des breloques dédiées à leur pays, en proie à la guerre suite à l'invasion russe.

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche et Beaujolais ; Edition de Tarare – L’Arbresle – Monts du Lyonnais ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire ; Edition de Lons, Champagnole et du Haut-Jura ; Edition de Dole et du Nord Jura ; Edition d'Oyonnax – Léman – Bugey – Bas-Bugey ; Edition de Bourg – Bresse – Val-de-Saône-Nord ; Edition de Dombes – Côtière de L’Ain ; Edition du Roannais ; Edition du Forez ; Edition du Gier et du Pilat ; Edition de L’Ondaine ; Edition de Saint-Etienne ; Edition de la Haute-Loire
Sports | france monde, dimanche 6 mars 2022 550 mots, p. TAML39,VALS39,VILL39,LYOE39,LYON39,OGML39,LCHJ39,DONJ39,OLBB39,DOCA39,BBVS39,GIER34,LOND34,ROAN34,FORZ34,SETI34,HALO36

jeux paralympiques

Bauchet en or, Bochet out

Le skieur Arthur Bauchet, sacré champion paralympique de descente samedi, a offert sa première médaille d’or aux Bleus à Pékin, dans une épreuve où la favorite Marie Bochet a échoué en perdant son ski.

Cette première journée des Jeux paralympiques de Pékin a été marquée par la moisson des Ukrainiens avec huit médailles, dont trois en or en biathlon, pour se hisser en tête du tableau des médailles. Des récompenses dédiées à leur pays, en proie à la guerre suite à l’invasion russe.

Côté français, les hostilités ont plutôt bien démarré avec déjà deux médailles en ski alpin : l’or de Bauchet et le bronze de Hyacinthe Deleplace, en catégorie malvoyant.

Il est le roi Arthur. La référence est presque trop facile mais pourtant évidente. En dominant samedi la descente, première épreuve de ski de ces Jeux, Arthur Bauchet a ajouté, à 21 ans, la plus belle des récompenses à son déjà riche palmarès.

Le skieur de Saint-Tropez, quadruple médaillé d’argent à Pyeongchang il y a 4 ans, double champion du monde à Lillehammer (Norvège) en janvier, a devancé l’Autrichien Markus Salcher et le Suisse Theo Gmuer.

« C’est fou ! Entendre la Marseillaise, tout le monde vient pour ça », s’est réjoui Bauchet qui ne compte pas s’arrêter là. « Je suis venu pour donner tout ce que j’ai à chaque course. Je finirai ces Jeux sur les rotules mais au moins j’aurai tout donné. »

Les autres Français, Manoel Bourdenx, Jordan Broisin et Oscar Burnham, sont 7e , 13e et 18e.

Désillusion pour Marie Bochet

Marie Bochet aussi aurait souhaité tout donner sur la descente, épreuve où elle avait été sacrée à Sotchi (2014) et à Pyeongchang. Mais une perte de son ski dès la deuxième porte a annihilé les chances de médaille de la Chambérienne. « Il n’y a pas vraiment d’explication. Il y avait un petit trou, j’ai mis le pied dedans », a dit l’octuple médaillée olympique, en avouant « beaucoup de frustration » et en versant quelques larmes. Elle devra surmonter cet échec pour se concentrer sur le super-G dimanche.

En son absence, la Canadienne Mollie Jepsen est sacrée championne paralympique devant la Chinoise Zhang Mengqiu et la Suédoise Ebba Aarsjoe.

Chez les hommes, en catégorie malvoyant, l’ancien athlète Hyacinthe Deleplace a glané sa première médaille paralympique, le bronze, derrière un jeune Autrichien de 16 ans, Johannes Aigner, et le Canadien Mac Marcoux.

Accompagné de son guide Valentin Giraud-Moine, Deleplace fait déjà mieux que lors de sa première participation aux Jeux, en 2012 à Londres. Il avait pris la 7e place du 400 m.

En biathlon, pas de médaille pour le porte-drapeau Benjamin Daviet qui termine au pied du podium lors du sprint. « J’aurais voulu faire mieux », a regretté le Haut-Savoyard mais « je n’ai pas mis tous les ingrédients que j’avais pu mettre il y a deux jours (lors des entraînements) ». De son côté, Anthony Chalençon a accroché la 9e place dans la catégorie malvoyant.

L’épreuve a été dominée à 100 % par les Ukrainiens Vitalii Lukianenko, Oleksandr Kazik et Dmytro Suiarko, arrivés avec leur délégation mercredi à Pékin après un long périple à travers l’Europe.

Ouest-France
Vannes ; Ploërmel
Questembert - Muzillac - La Roche-Bernard, mercredi 9 mars 2022 539 mots, p. Vannes_15

Caroline Drouin transmet sa passion aux écoliers

Caroline Drouin, de l’équipe de France de rugby, a fait une pause dans ses entraînements, lundi, pour raconter sa vie d’athlète de haut niveau à des élèves de l’école Saint-Pierre.

À 25 ans, Caroline Drouin, souriante, répond à toutes les questions préparées en amont par les élèves de CE1-CE2 et de CM1-CM2 de l’école Saint-Pierre.

Frédérique Griffon, élue de Molac, de par ses fonctions, a accès au réseau du Comité départemental olympique et sportif du Morbihan, qui se mobilise pour faire le lien entre les communes et les athlètes de haut niveau. La rugbywoman Caroline Drouin a répondu présente pour venir raconter aux enfants sa vision de la vie et son amour pour le sport.

«  Mon attirance pour le rugby était une évidence  »

Caroline Drouin, originaire d’Auray, raconte :  J’ai découvert le rugby depuis toute petite d’abord dans mon club à Auray et aujourd’hui au Stade Rennais. J’ai joué aussi au hand-ball, mais mon attirance pour le rugby était une évidence. Cela fait 15 ans que j’y consacre beaucoup de temps. C’est un sport qui admet tous les gabarits. On peut être petit ou grand, tout le monde peut y trouver sa place. Les valeurs y sont très fortes : la solidarité, le partage avec les membres de son équipe et ceux de l’équipe adverse, le dépassement de soi, qui est source d’adrénaline, sachant qu’il faut travailler toujours plus pour gagner plus de matchs ​.

Demi d’ouverture, Caroline Drouin guide les actions, mais elle doit aussi faire beaucoup de passes. De grands matchs et de grands tournois ont jalonné sa carrière pour des jeux à 7 ou à 15, comme bien sûr les Jeux olympiques de Tokyo 2021 où elle a gagné une médaille d’argent, et a été victorieuse face à la redoutable équipe de Nouvelle-Zélande.  Il y a des médailles qui comptent plus que d’autres. Un match contre l’Afrique du Sud à Vannes était pour moi un vrai plaisir, car c’était à côté de chez moi. 

Des valeurs sportives

C’est quoi l’esprit d’équipe ? «  C’est avant tout être ensemble, que ce soit dans la victoire ou dans la défaite ou la difficulté. Chacun est responsable de l’autre et l’équipe ne peut gagner que si tous ses membres s’impliquent à fond  », ajoute la médaillée olympique. Christophe Caignec, professeur des écoles, insiste auprès de ses élèves :  Cette année, nous jouons beaucoup au rugby à l’école. L’humilité dans ce sport est importante, car un match ne peut pas être gagné par un seul joueur, le ballon atterrit dans les mains de celui qui va marquer juste au dernier moment. Toute l’équipe participe à la victoire. C’est un bel exemple de jeu en commun pour tous les enfants.Début juillet 2022, nous avons prévu un tournoi de rugby sur la plage de Penvins avec l’école de Lauzach. Ce sera l’occasion de mettre en pratique les valeurs apprises aujourd’hui. 

Cet article est paru dans Ouest-France

Ouest-France
Saint-Brieuc, Lamballe
Lang-Trég-Plouf-Yffiniac-Hillion, jeudi 21 décembre 2023 473 mots, p. OF Saint-Brieuc - Lamballe_13
Aussi paru dans
20 décembre 2023 - Ouest-France (site web)

La judoka au mental d’acier a décroché l’or national

Lyse Versmisse a décroché le titre de championne de France de judo chez les seniors, en moins de 78 kg, le 19 novembre, à Caen. Le fruit de son opiniâtreté et d’un mental à toute épreuve.

Les gens d’ici

La jeune Yffiniacaise, Lyse Versmisse, est pensionnaire de l’Insep (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance) et fait partie de l’équipe des judokas du Paris Saint-Germain depuis septembre 2022.

Après une première saison francilienne en dents de scie, la deuxième avait mal commencé. « Fin septembre, lors d’un stage à Strasbourg, j’ai souffert d’une nouvelle blessure, rembobine la sportive. Je me suis alors souvenue de l’année dernière, qui a été galère à cause d’une autre blessure. Je voulais tout arrêter. »

Le retour du plaisir et de la confiance

Lyse Versmisse fait alors une pause et rentre dans sa commune, auprès de sa famille. « Je suis revenue dans mon club de judo et j’ai donné quelques cours aux petits ; ils étaient admiratifs de mon parcours et ça m’a reboostée, j’ai décidé de retourner à Paris. »

À ce moment-là, il ne restait qu’un peu plus d’un mois avant les championnats de France de mi-novembre, à Caen. Chaque semaine est devenue une étape à franchir. « J’ai travaillé avec Automne Pavia, médaillée olympique. Le plaisir est revenu, mon intensité augmentait et je gagnais en confiance. À deux semaines des épreuves, j’étais physiquement prête. »

Le jour J, c’est en toute sérénité que l’athlète se présente sur le tatami. « En quart de finale, j’affrontais Chloé Buttigieg, qui avait obtenu la médaille d’argent au grand Tournoi international de Paris 2023. »

En demi-finale et en finale, la judoka doit faire la différence contre deux amies, Marie Fernandez et Océane Zatchi Bi. « On combat pour la victoire, on lutte pour gagner, mais après, on se retrouve. »

Aujourd’hui encore, Lyse Versmisse n’en revient pas d’être montée sur la plus haute marche du podium et d’arborer le titre de championne de France. « Je sens que j’ai tout récupéré, mes capacités physiques et psychologiques nécessaires pour accomplir des performances de haut niveau. »

Au programme de cette fin d’année, un stage au Japon. Et début 2024, une participation au grand Tournoi international de Paris. « Après avoir été dans les tribunes la saison dernière, je serai là pour réaliser le rêve que caressent tous les judokas. Tous les champions de haut niveau seront présents. »

Confiante, mais aussi prudente, la jeune championne poursuit sa route sur les chemins qui mènent jusqu’aux médailles les plus prestigieuses.

Cet article est paru dans Ouest-France

L'Indépendant
CARCA_IN
samedi 11 novembre 2023 155 mots
Aussi paru dans
10 novembre 2023 - L'Indépendant (site web)
11 novembre 2023 - La Dépêche du Midi

Les judokas limouxins au plus près des champions

L'événement était d'importance et a ravi l'ensemble des jeunes judokas du club limouxin. En effet, pour une vingtaine d'entre eux, ils ont pu suivre au plus proche des tatamis les championnats d'Europe de la discipline, du 3 au 5 novembre. Mais au-delà de cette compétition, les sportifs limouxins ont pu rencontrer Amandine Buchard, multiple médaillée Olympique et championne d'Europe, la veille. Dans le même temps, ils ont pu vibrer et supporté avec tout le clan français présent les internationaux, dont Clarisse Agbegnenou (championne Olympique et 6 fois championne du Monde) qui s'inclinera lors de son quart de finale. D'autres tricolores se sont illustrés, Alpha Djalo médaillé de bronze, enfin Marie-Ève Gahié qui fera résonner la Marseillaise en fin d'après-midi, sous les applaudissements des judokas de la cité blanquetière, avec sa médaille d'or.

C.D. Une manifestation sportive de choix pour la délégation limouxine de jeunes judokas. DR

Le Télégramme (Bretagne)
mardi 1 mars 2022 211 mots, p. 7SBR-LANG1

Yffiniac

Yffiniac Yffiniac Judo : Lyse Versmisse favorite au France juniors

Lyse Versmisse, 19 ans, sera parmi les favorites au championnat de France junior à Paris, le 5 mars. Issue d'une famille de sportif et « judokate depuis la catégorie minime, elle a tout mis en oeuvre pour réaliser ses objectifs », note le président du club de judo yffiniacais.

Avec les plus grands de la discipline

Ces derniers mois, celle qui a pris ses marques au pôle France, à Bordeaux, enchaîne les entraînements à raison de 12 heures par semaine, notamment avec Stéphanie Possamai (médaillée olympique). Celle qui souhaite rejoindre l'Insep participe aux plus grands tournois nationaux.

En novembre 2021, Lyse a terminé septième au championnat de France senior première division, à Perpignan, en moins de 78 kg, après avoir été éliminé en quart de finale par la future championne de France, Audrey Tcheuméo (médaillée de bronze au JO de Londres, d'argent à Rio et dernièrement championne du monde militaire).

Le 12 décembre, l'Yffiniacaise a remporté le tournoi label super excellence juniors d'Aix-en-Provence et, le 20 février 2022, elle a terminé troisième du tournoi excellence senior de Thionville.

Ouest-France
Finistère ; Maine-et-Loire ; Mayenne ; Vendée ; Sarthe ; Loire-Atlantique ; Ille-et-Vilaine ; Morbihan ; Côtes-d'Armor ; Calvados, Manche, Orne
Athlétisme, Biathlon, Ski, dimanche 20 mars 2022 309 mots, p. Sports Finistère_24

La reine s’appelle Olsbu Roeiseland

Coupe du monde. Marte Olsbu Roeiseland a décroché le gros globe de cristal pour la première fois de sa carrière, hier.

La Norvégienne Tiril Eckhoff, déjà victorieuse du sprint la veille, a réussi le doublé à Oslo en s’imposant au bout de la poursuite, hier, devant sa compatriote Marte Olsbu Roeiseland. Cette dernière a définitivement mis la main sur le gros globe pour la première fois de sa carrière, à 31 ans. Sa plus proche poursuivante au classement général, la Suédoise Elvira Oeberg (8e samedi, +1’29’’7, 2 fautes), ne peut plus la rattraper.

Fillon Maillet encore sur le podium

En remportant le gros globe de cristal, Olsbu Roeiseland, quintuple médaillée olympique aux Jeux de Pékin en février, dont trois fois en or (sprint, poursuite et relais mixte), succède à Eckhoff au palmarès et devient la cinquième biathlète norvégienne à l’obtenir.

Anaïs Chevalier-Bouchet, 5e du sprint vendredi à 40’’ d’Eckhoff, a cette fois terminé au pied du podium, à 59’’, malgré un 19/20 sur le pas de tir.

Quentin Fillon Maillet n’en finit plus de monter sur le podium depuis les JO de Pékin : comme la veille sur le sprint, il a terminé deuxième de la poursuite d’Oslo, dernière étape de la Coupe du monde, derrière l’Allemand Erik Lesser, hier. Avec une faute au tir, «  QFM  », star française des JO-2022 en février avec cinq médailles, dont deux en or, et assuré depuis une semaine de remporter le gros globe de cristal du classement général, a terminé à 9’’ de Lesser, auteur lui d’un sans-faute – pour l’avant-dernière course de sa carrière, à 33 ans.

Ce dimanche, sur la mass start (15 h), Fillon Maillet visera un troisième petit globe, après ceux du sprint et de la poursuite, en plus du gros.

Ouest-France
Redon ; Quimper, Centre-Finistère ; Saint-Brieuc, Lamballe ; Pontivy ; Quimperlé, Concarneau ; Rennes Sud-Est ; Lannion, Paimpol ; Fougères, Vitré ; Dinan ; Loudéac, Rostrenen ; Rennes Nord-Ouest ; Saint-Malo ; Guingamp ; Ploërmel ; Auray ; Lorient ; Rennes ; Vannes ; Nord-Finistère
Finistère SP, lundi 25 avril 2022 331 mots, p. Sports Ouest Ille-et-Vilaine_9

Le doublé pour Sakakibara et Daudet

Coupe de France. Vainqueurs de la 3e manche la veille, l’Australienne et le Français sont parvenus à confirmer, à Guipavas.

On prend les mêmes et on recommence. Ce dimanche, le Guipavas BMX recevait la 4e manche de la Coupe de France. Les courses des élites ont offert les mêmes vainqueurs que la veille. Chez les hommes, Joris Daudet (Stade Bordelais) a bataillé jusqu’au bout pour arriver à bout de Mathis Ragot (Saint-Étienne BMX).

Du côté des femmes, l’Australienne Saya Sakakibara l’emporte grâce à un très bon départ. La Colombienne Mariana Pajon, trois fois médaillée olympique, n’est pas parvenue à l’accrocher. « C’était ma première Coupe de France, je ne savais pas à quoi m’attendre. Je suis restée concentrée sur la performance. C’est une très belle victoire », analysera l’Australienne, que l’on retrouvera lors des Championnats du monde à Nantes, en juillet prochain.

Dans les autres catégories, la Bretagne repart avec trois victoires. Maël Levay (BMX Quévert) réussit une double victoire. Louise Boisson (Lorient BMX) réussit la course parfaite pour finir en tête. Enfin, le Finistérien Logan Le Borgne (Locmaria BMX) prend sa revanche et remporte la 4e manche de sa catégorie.

Les résultats

Élite Hommes :1. Joris Daudet (Stade Bordelais); 2. M. Ragot (Saint-Etienne BMX); 3. J. Rencurel (Fly Besançon); Élite Femmes : 1. Saya Sakakibara (Australie); 2. M. Pajon (BMX Joué-lès-Tours); 3. M. Veenstra (BMX Sucy 94); Junior Hommes : 1. Arthur Chavanon (Fly Besançon); 2. E. Vinit (Cournon BMX); 3. N.Lampin (Saint-Brieuc BMX); Junior Femmes : 1. Léonie Druart (Saint-Michel); 2. Z. Feuvrier (Annecy BMX); 3. C. Moustier (Sarrians BMX); Hommes 30 + : 1. Kevin Delporte (Change Bicross); 2. H. Dorval (BMX Joué-lès-Tours); 3. C. Lucas (BMX Besançon); Hommes 25/29 : 1. Maël Levay (BMX Quévert); 2. P. Jarry (BMX Chantepie); 3. L. Cret (BMX Grenoble); Hommes 17/24 : 1. Logan Le Borgne (Locmaria BMX); 2. B. Lambert (Sarrians BMX); 3. A. Durante (Cournon BMX).

Cet article est paru dans Ouest-France

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche - Tarare ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, samedi 9 décembre 2023 231 mots, p. VALS41,LYON41,OGML41,VILL41,LYOE41

Escrime

Sabre : Manon Apithy-Brunet comme chez elle à Orléans

B.S.

À huit mois des JO de Paris, le Grand Prix d’Orléans lance pleinement ce samedi l’année olympique pour Manon Apithy-Brunet. Premier grand rendez-vous de la saison, ce tournoi bénéficie d’un label supérieur à la Coupe du monde. Pour la sabreuse de Rillieux-la-Pape, c’est surtout un événement à part. Licenciée au club d’Orléans, la double médaillée olympique 2021 (Bronze individuel, argent par équipes) s’y est installée à son retour de Tokyo pour intégrer l’académie privée de Christian Bauer. Et les pistes orléanaises lui ont souvent souri puisqu’elle a triomphé deux fois au Zénith (1re en 2016 et 2019) et atteint deux autres fois la finale (2e en 2017 et 2022).

Devant son public, la n° 2 française (derrière la n° 1 mondiale Sara Balzer) entend prolonger la régularité qu’elle a finie par retrouver en milieu de saison dernière après une année 2022 gâchée par une opération de l’épaule. Sacrée championne d’Europe à Plovdiv , « MAB » avait enchaîné avec une 6e  place aux Mondiaux à Milan. Puis pour l’ouverture de la saison, lors de la manche de Coupe du monde d’Alger, elle s’était classée 5e. De quoi aborder sa compétition de cœur à Orléans en pleine confiance.

Le Progrès (Lyon)
Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône
Actu | lyon nord, vendredi 17 novembre 2023 602 mots, p. VALS29

Rillieux-la-Pape

L’escrimeuse Manon Apithy Brunet en visite dans son club d’origine

De notre correspondante Élisa Roussel

En début de semaine, Manon Apithy Brunet, championne d’Europe 2023 et médaillée de bronze aux JO de Tokyo au sabre, a rendu visite à son club d’origine, Le Sabre au Clair Rillieux, où son maître d’armes Carlos Bravo ainsi que les jeunes et les parents l’attendaient.

À l’occasion du tournage d’un film promotionnel filmé par France télévisions avec la marque Bridgestone, un de ses partenaires, l’escrimeuse Manon Apithy Brunet est venue dans son club d’origine, Le Sabre au Clair Rillieux. « C’est un grand plaisir d’être dans le club de mes débuts. J’aime beaucoup cette salle, cela me rappelle d’énormes souvenirs et beaucoup de joie », avoue-t-elle.

Son professeur, maître Carlos Bravo, et les jeunes escrimeurs l’ont accueilli avec chaleur. « Dans le club, Carlos crée cette ambiance chaleureuse, il est là pour partager sa passion aux enfants. Pour moi, Carlos c’est quelqu’un qui m’a aidé à découvrir l’escrime et qui m’a transmis et partagé sa passion.  »

L’escrime ? « Un mélange de rigueur et d’amusement tout en faisant du sport »

Manon découvre l’escrime très jeune avec sa classe de CE2, puis une amie l’attire au club du Sabre au Clair Rillieux. « C’était un peu le coup de foudre, avec la tenue et le masque, j’ai adoré. Dès que j’ai essayé, je me suis inscrite au club, c’était parti pour un an et finalement cela fait vingt ans que ça dure.  »

L’escrime est un sport rigoureux où Manon montre très vite des aptitudes : « Carlos nous a appris que l’escrime est un sport où on pouvait s’amuser et en plus avec toutes les règles du respect, c’est un mélange de rigueur et d’amusement tout en faisant du sport, c’est ce que j’ai adoré en faisant de l’escrime à Rillieux ».

Manon quitte son club d’origine à 15 ans pour rejoindre le pôle espoir à Orléans et à 17 ans à l’INSEP, mais pour elle, Carlos Bravo est resté son maître d’armes.

« C’est lui qui m’a appris l’escrime, on se connaît depuis de nombreuses années. Il est resté mon maître d’armes, il y a toujours le respect du maître d’armes et de l’athlète. Tout à l’heure, lorsqu’on s’est retrouvé, il m’a parlé de mon match d’il y a deux jours en compétition à Alger, il me suit toujours.  »

Un espoir de médaille pour les JO de Paris 2024

On ne peut pas quitter Manon sans lui demander si elle participera aux JO de Paris 2024. « Les qualifications sont presque terminées après, l’enjeu sera d’aller chercher la médaille sur place à Paris », sourit-elle.

Aujourd’hui, Manon Apithy-Brunet reste un espoir de médaille pour les JO 2024. Elle s’entraîne actuellement avec le maître d’armes Christian Bauer dans son académie privée à Orléans. Académie où Manon s’entraîne avec son mari et conseiller Boladé Apithy. Si le club d’Orléans est aujourd’hui le club de prédilection de Manon depuis 2016, elle n’a jamais oublié son club d’origine où elle vient régulièrement en visite.

Dès que j’ai essayé, je me suis inscrite au club, c’était parti pour un an et finalement cela fait 20 ans que ça dure

Manon Apithy Brunet, escrimeuse médaillée olympique

Le Progrès (Lyon)
Edition du Jura
Sports | jura et région, lundi 6 novembre 2023 525 mots, p. LCHJ43

Judo - Championnat d’Europe

La très mauvaise opération de Margaux Pinot, Paris-2024 s’éloigne

Y.G.

Les Jeux Olympiques de 2024 se sont singulièrement éloignés pour la Franc-Comtoise Margaux Pinot. Battue au 3e tour du championnat d’Europe par une Russe, elle a surtout vu sa principale rivale tricolore (-70 kg), Marie-Eve Gahié, remporter la médaille d’or…

La rivalité sportive entre Marie-Eve Gahié et Margaux Pinot dure depuis de nombreuses années en équipe de France. Dans la catégorie des moins de 70 kg, elles ont remporté à elles deux plusieurs titres européens et mondiaux. Elles étaient classées respectivement 8e et 11e avant ce championnat d’Europe à Montpellier.

Autant dire qu’à neuf mois de Paris-2024, l’échéance de ce week-end était de la plus haute importance dans la conquête du sésame olympique. Même s’il y aura encore quelques compétitions et notamment un nouvel Euro en avril 2024. La Vésulienne Margaux Pinot avait gagné son billet pour Tokyo en 2021, au détriment de Marie-Eve Gahié. Après le résultat de la compétition de ce samedi dans l’Hérault, on sait qui est l’héroïne. La Parisienne s’est imposée avec brio en finale et a donc coiffé à nouveau la couronne de championne d’Europe. La Franc-Comtoise, en s’inclinant dès les 8es de finale, sait quel retard substantiel elle a concédé.

« On va dire que c’est mal parti pour ma sélection »

En se confiant à La chaîne l’Équipe, elle est d’abord revenue sur sa défaite face à la Russe Madina Taimazova, après un waza-ari. « On ne s’était jamais prises. Je sais qu’elle est forte, médaillée olympique quand même (3e aux JO 2021). J’ai fait un pas de déplacement, je suis déjà tombée là-dessus, la seule occasion qu’elle a eue, elle me l’a mise. Voilà… […]. Elle m’a eue une fois au kumi-kata (prise de garde), elle a été opportuniste, ses mouvements ne sont pas super finis mais je me suis déplacée du mauvais côté, c’est ce que je ressens à chaud. Il restait moins d’une minute, quand tu es marquée waza-ari, qu’il faut aller chercher en fin de combat, c’est compliqué », a d’abord indiqué Margaux Pinot.

À ce moment-là, Marie-Eve Gahié n’en était qu’aux quarts de finale. Avant donc qu’elle ne soit la grande gagnante de la journée. Et la Haut-Saônoise de trancher : « On va dire que c’est mal parti pour ma sélection. Je vais être assez franche, en tout cas avec moi-même. J’ai travaillé pour ces championnats, la saison qui vient, pour l’instant ça ne porte pas ses fruits concrètement. J’espère qu’à un moment ça sortira, sinon ça restera comme ça […]. On verra. Si ça passe dans les prochains jours ou dans 3-4 mois, je n’en sais rien mais pour moi, aujourd’hui ça s’est arrêté un peu tôt. Et si Marie-Ève (Gahié) gagne aujourd’hui, ça va être compliqué pour moi. Je suis assez clairvoyante là-dessus », a-t-elle encore déclaré au micro de La chaîne l’Équipe. Et Gahié a gagné…

Le Télégramme (Bretagne)
mercredi 22 novembre 2023 895 mots, p. 18SPO1
Aussi paru dans
20 novembre 2023 - Le Télégramme (Bretagne) (site web)

Judo

« J’ai pleuré, j’ai hurlé »

Recueilli par Laurent Rivier

Recueilli par Laurent RivierLa grande Lyse Versmisse (1,80 m) a été très grande, dimanche dernier à Caen. La demoiselle de Pommeret (20 ans), formée à Yffiniac et aujourd’hui licenciée au Paris SG, est devenue championne de France D1 en moins de 78 kg.

Championnats de France D1, à CaenRacontez-nous cette folle journée.

C’était une journée énorme, monstrueuse, parce que franchement, je suis revenue de très loin. Il n’y a encore pas si longtemps, j’avais envie de tout arrêter. J’ai vécu une saison complètement blanche l’an dernier. J’ai été blessée au poignet, au genou, à la cheville… Encore fin septembre, je me suis refait la cheville gauche. À ce moment-là, je me suis dit : « Tu n’es pas faite pour le judo si à chaque fois que tu reprends, tu te blesses ! » J’ai dû faire une pause, revenir aux sources. Pendant une semaine, début octobre, je suis rentrée à Yffiniac, j’ai entraîné les petits. Au final, je me suis rendu compte que je pratiquais un sport incroyable, que j’adorais ce que je faisais. Ça m’a remis un coup de boost.

Et cette journée de dimanche, alors ?

Dès le samedi soir, après la pesée, ça a commencé par un coup de fil d’Audrey Tcheuméo (double médaillée olympique et coéquipière au PSG). Elle m’a dit : « Écoute Lyse, si tu veux, demain, je t’échauffe ». Je lui ai répondu : « Tu es sûre ? ». Elle m’a redit : « Oui, aucun problème ». Du coup, elle était là dès 8 h du matin. Après chaque combat, elle est venue me voir, m’encourager. Dans la semaine, j’avais déjà eu le soutien de Madeleine Malonga (championne olympique et du monde). J’ai pris toutes ces bonnes ondes.

Dans votre parcours, le plus dur a-t-il été le quart de finale contre Chloé Buttigieg ?

Je ne l’avais jamais rencontrée en compétition et à l’entraînement, on ne se prend jamais. Son judo peut potentiellement me blesser. Si on veut durer dans ce sport, il faut choisir ses partenaires. Bon, là, je ne pouvais pas l’éviter, alors j’y suis allée (sourire). C’était la fille à abattre. Lors de la première séquence, elle m’en a mis plein la tronche. J’ai essayé de survivre et, progressivement, je suis montée en puissance. Quand on est arrivé au Golden Score, je voyais qu’elle ne montait plus les bras. Elle m’a lancé un O-soto-gari de loin, je l’ai relancée par-dessus et elle s’est retrouvée sur le dos. Et là, quand j’ai entendu « Ippon », ç’a été une explosion de joie. Je suis tombée dans les bras de mes entraîneurs, de ma famille, mes amis… Je n’ai fait que pleurer !

Comment avez-vous gagné vos deux derniers combats ?

En demies, j’ai retrouvé une grande amie, Marie Fernandez, qui m’avait battue il y a deux ans. Mais j’ai un dicton : « Je ne perds jamais deux fois contre la même personne ! » Ç’a encore été le cas même si j’ai eu chaud. Elle m’a menée d’un Waza-ari, j’avais deux shido (pénalités), et là, je me suis énervée ! J’ai foncé sur elle, lancé un O-uchi, elle est tombée à plat sur le dos et j’ai encore sauté de joie. J’étais en finale ! Il y avait 1 h 30 de pause. Audrey (Tcheuméo) est revenue me remettre en condition. En finale, j’ai retrouvé une autre grande amie, Océane Zatchi Bi. L’année dernière à l’Insep, on était dans la même chambre. Je savais que ça allait être très dur. Elle est beaucoup plus physique que moi, mais j’ai réussi à m’imposer au Golden Score, sur un Uchi-mata. Il ne passait pas et je me suis retrouvée à tenter un Ko-uchi-gake, une technique que je ne fais jamais. J’ai mis tout mon poids sur sa jambe, j’ai vu qu’elle tombait sur le côté et j’ai entendu Waza-ari. Alors là ! J’ai encore pleuré, hurlé, parce qu’en plus d’être championne de France, je décrochais ma place pour le Paris Grand Slam (du 2 au 4 février à l’Accor Arena de Paris). Ça va être une expérience de dingue ! J’ai couru dans les bras de tout le monde.

Et vous avez pleuré ?

Oui, évidemment. Même avec ma petite sœur, Axelle, qui jouait au même moment son match de basket avec les seniors d’Yffiniac. Son copain avait le téléphone à la main, il lui faisait des signes pendant qu’elle était sur le terrain… Quand je l’ai appelée, ç’a été fort. Je lui ai demandé son résultat. Elle m’a dit : « J’ai perdu mais on s’en fout, t’as gagné ! ». On était en larmes toutes les deux. C’était incroyable. Sur place, j’ai même vu Arnaud (Elinguel, son entraîneur de toujours) pleurer. La dernière fois, c’est quand j’avais fait troisième des championnats de France juniors. Il s’était caché. Pas là ! Que d’émotions ! Que de frissons ! J’ai montré aux jeunes judokas qui viennent d’un petit club (Yffiniac Judo compte 220 adhérents) que rien n’est impossible.

Le Progrès (Lyon)
Edition de la Haute-Loire
Actu | yssingelais, dimanche 26 novembre 2023 512 mots, p. HALO23

Aurec-sur-Loire

Club de tir : une nouvelle animatrice pour les séances enfants

David Petiot

Le Club de Tir d’Aurec (CTA) a décidé de concentrer son action sur les jeunes avec la mise en place de créneaux et d’une instructrice dédiée aux plus jeunes.

Le CTA, qui fêtera ses 40 ans en 2024, a le vent en poupe. Après avoir subi une drastique baisse du nombre de ses licenciés pendant la période de la pandémie, le club voit enfin les chiffres remonter avec 129 licenciés pour la nouvelle saison.

Si le retour à la normale sanitaire est sans doute un des facteurs de cette amélioration, elle est également due à la reprise du club par Pascal Vurpillot en 2020, qui a redonné un nouveau souffle au CTA en rétablissant des règles strictes au niveau de la discipline et de l’hygiène, et en s’investissant dans la vie locale, les autres clubs et les réseaux sociaux.

Des jeunes de 8 à 15 ans

Un des points forts de ce renouveau a été la création d’une école de tir pour les enfants. Des séances où les jeunes de 8 à 15 ans peuvent s’initier au tir à plomb, que ce soit au pistolet ou à la carabine, ainsi qu’aux valeurs de ce sport.

Les premières années de l’école de tir n’ont pas pu avoir lieu dans un cadre idéal : l’encadrant Brice Denis devait partager son temps entre la formation des adultes et celle des plus petits dans des séances parfois mixtes qui ne permettaient pas d’avoir l’attention nécessaire que demande l’enseignement aux enfants. « L’école végétait », admet le président Pascal Vurpillot.

Cet inconvénient a été éliminé avec l’arrivée dans le club de l’animatrice fédérale, Monique Abeillon, diplômée et labellisée pour les cibles couleur blanche et jaune. Issue du club d’Espaly où elle enseignait déjà le tir aux enfants, avec plus de 20 ans de pratique de la discipline. Elle a intégré le club d’Aurec au début 2022 suite à un déménagement et s’est vite imposée comme le choix idéal pour diriger l’école de tir du CTA.

« Les valeurs du tir, c’est avant tout le respect, car même si c’est une discipline individuelle, il y a un esprit d’équipe lors des compétitions. On y apprend aussi la maîtrise, le dépassement de soi et la concentration », a confié Monique Abeillon.

Treize enfants présents deux fois par semaine

À l’heure actuelle, 13 enfants bénéficient de son encadrement lors de deux séances hebdomadaires d’environ une heure, et reçoivent régulièrement la visite de la médaillée olympique, Laurence Brize, qui vient en repérage pour trouver les talents de demain de la discipline.

Club de Tir d’Aurec-sur-Loire : école de tir pour les enfants de 8 à 15 ans. Les mercredis et vendredis de 17 heures à 18 h 15, 9 rue de Chazourne. Renseignements et inscriptions sur https://cta-tir43.fr/

Ouest-France
Challans, Saint-Gilles-Croix-de-Vie
Pays de Vie - Pays de Monts, samedi 18 novembre 2023 363 mots, p. OF Challans Saint-Gilles-Croix-de-Vie_15
Aussi paru dans
17 novembre 2023 - Ouest-France (site web)

6 000 € par an attribués à Chloé Trespeuch

Chloé Trespeuch a partagé son enfance entre Saint-Jean-de-Monts (Vendée) et Val Thorens où elle pratique le snowboardcross. Elle est aujourd’hui double médaillée olympique. En 2022, après les Jeux olympiques d’hiver de Pékin, elle était venue présenter sa médaille d’argent à Odysséa.

Depuis 2015, la ville de Saint-Jean-de-Monts soutient la sportive via deux conventions prévoyant le versement d’une somme annuelle de 5 000 €, la première de 2015 à 2018 puis la deuxième de 2019 à 2022. Une nouvelle convention, engageant la commune à verser 6 000 euros par an à l’athlète, est en projet. « En contrepartie, la sportive s’engage à apposer le logo de la commune sur tous les documents administratifs et tous les supports aptes à le recevoir, à transmettre une image positive et dynamique de la politique sportive de la commune, indiquait Virginie Bertrand, adjointe au maire en charge des sports lors du conseil municipal, mardi 7 novembre. Chloé s’engage également à participer à un événement annuel organisé par la commune ou la Seml, deux interventions auprès des jeunes montois, le tournage d’un film promotionnel par an. »

L’athlète pas assez identifiée à la ville ?

Vincent Horeau, élu de l’opposition, se demandait « si une veille sur internet est assurée pour vérifier que Chloé Trespeuch parle de Saint-Jean-de-Monts. En 2023, jusqu’à présent, je n’ai vu aucune communication dans laquelle elle parle de la ville. En revanche, elle évoque bien Val Thorens. C’est bien de donner de l’argent, mais en contrepartie, il faut qu’elle parle de Saint-Jean-de-Monts, car les journalistes n’évoqueront que Val-Thorens.  »

Réponse de Véronique Launay, maire : « La précédente convention couvrait la période 2018 à 2022 et la nouvelle convention n’est pas encore signée. Chloé Trespeuch joue toujours le jeu et répond présente pour les rencontres avec les scolaires et les sportifs. Mais vous avez raison, il faut veiller à ce qu’elle communique sur notre ville. »

Cet article est paru dans Ouest-France

Le Progrès (Lyon)
Edition du Jura
Sports | jura et région, mardi 5 décembre 2023 372 mots, p. LCHJ37

Anaïs Bescond : « On a fait remonter nos retours d’expériences »

P.M

Elle est sur tous les fronts. Ou presque. Si Anaïs Bescond a raccroché les skis et la carabine en tant qu’athlète, la Morberande est désormais entraîneure de tir de l’équipe de France handisport de ski nordique, elle s’investit également au sein de la Fédération internationale de biathlon et fait partie de la commission des athlètes de haut niveau du CNOSF (Comité national olympique et sportif français). Entre autres.

« J’apprécie la volonté de mettre l’athlète au centre du projet »

Et c’est dans le cadre de cette dernière fonction que la Jurassienne a été amenée à s’exprimer concernant une potentielle olympiade en France en 2030. « Avec Maurice Manificat, on est ensemble dans cette commission et nous avons eu une réunion avec les porteurs de projet de la candidature. Nous avons fait remonter nos retours d’expériences sur les différents Jeux auxquels nous avons participé, nous avons évoqué les problématiques, les choses à faire attention », indique “Nanass”.

La triple médaillée olympique relève de nombreux points forts au dossier tricolore. « Notre force en France est d’utiliser des structures qui sont déjà existantes. Pour presque tous les sports, nous avons tous les sites qui s’y prêtent. On a l’habitude d’organiser des événements internationaux, il y a l’expertise, la volonté, il y a des organisateurs et des bénévoles qui sont là et motivés. Et en tant qu’ancienne athlète, j’apprécie la volonté de mettre l’athlète au centre du projet. »

Toujours prête à s’investir, Anaïs Bescond répondrait évidemment favorablement si on venait frapper à sa porte. « Il faudrait voir les missions car je ne suis pas dans les régions concernées. Après quand je parlais de l’expertise, j’ai pas mal de connaissances. Je suis en lien avec l’IBU pour faire avancer notre discipline, je suis aussi avec les “para”. Cela me tient à cœur. Si je suis sollicitée, je répondrai présente comme je l’ai déjà fait auparavant. C’est vraiment une belle opportunité pour les athlètes de concourir en France, ce serait génial. »

Sud Ouest - Bordeaux Agglo
Sports, mercredi 8 novembre 2023 759 mots, p. 33
Aussi paru dans
7 novembre 2023 - Sud Ouest (site web)
8 novembre 2023 - Sud Ouest - Charente-Maritime Sud Ouest - Sud-Gironde Sud Ouest - Landes Sud Ouest - Lot-et-Garonne Sud Ouest - Béarn et Soule Sud Ouest - Dordogne Sud Ouest - Libournais / Blayais Sud Ouest - Pays Basque Sud Ouest - Bassin d'Arcachon / Médoc

L’équipe de France au temps des «estropiés»

Voile/Championnat d’Europe de 49er et Nacra 17

Deux duos seront composés d’un remplaçant à cause de blessures des titulaires.Le troisième, celui de Sarah Steyaert et Charline Picon, est en souffrance côté résultats

Les équipages français n°1 n’abordent pas au top de leur forme ce championnat d’Europe de Vilamoura en 49er, 49erFX (la version féminine) et Nacra17 (catamaran) du 8 au 13novembre au Portugal, un rendez-vous important sur la route des Jeux de Paris.

En 49er, le barreur Erwan Ficher s’est fracturé deux vertèbreslombaires début octobre et son équipier, le Rochelais Clément Péquin, a embarqué le Franco-norvégien Mathias Berthet le temps du championnat. Ce bateau est le moins éclopé des trois, avec sa médaille d’argent au test event de Marseille en juillet, ce qui est un double exploit. Pour la perf, devant le gratin mondial, sur le plan d’eau des JO, et parce qu’elle a été obtenue alors que Péquin reprenait tout juste la compétition après trois mois d’arrêt pour une blessure au genou.

Bref, le duo sait gérer les absences: Erwan Fischer avait préparé Marseille en naviguant avec Youenn Bertin et une étroite collaboration avec Péquin à terre. Organisation efficace avec deux top10 d’affilée, reconduite pour Vilamoura, où un nouveau top10 comblerait le duo et devrait laisser à distance les concurrents français pour la sélection. Après l’intérimà la barre de Berthet, Fischerdevrait renaviguer dès décembre en vue du Championnat du monde de Lanzarote (4 au 10mars).En Nacra17, Tim Mourniac et Lou Berthomieu ont aussi l’expérience d’une blessure, celle du barreur, à l’épaule à l’été 2022, parfaitement digérée après quelques semaines d’absence, avec plusieurs top6. Le défi présent est bien plus relevé: Lou Berthomieu a été victime d’une rupture des ligaments croisés d’un genou en plein test event de Marseille, alors que le bateau était 4e au général. Bilan: six mois d’indisponibilité minimum.

Sa remplaçante pour Vilamoura, Aloïse Retornaz, est médaillée de bronze à Tokyo, mais en 470. Ellen’a jamais fait de Nacra17. «Elle m’impressionne, elle n’a pas peur et progresse vite, mais je me garderai bien de parler d’objectif à leur place», a indiqué Lou Berthomieu, jointe alors qu’elle terminait une partie de sa rééducation au CERS de Capbreton (40). Elle aide le duo pour la logistique et «reste en contact étroit avec Tim. Ce n’est pas possible de couper longtemps dans une série où tout évolue vite, le matériel, les techniques selon les conditions…»

Berthomieu renaviguerafin janvier et reprendra «soit au championnat du monde, fin février début mars, soit à la semaine de Palma fin mars début avril.» Assez pour boucler la course à la sélection olympique, où le duo avait fait le trou.Enfin, en 49erFX, la blessure n’est pas physique pour les Rochelaises Sarah Steyaert et Charline Picon, mais le manque de résultats est douloureux. Alors qu’elles visaient en 2023 un premier podium international, elles se sont toujours situées au-delà du top10, parfois avec de sérieux crashs. Celui de la Semaine de Palma, en mars 2023, a vu Lara Granier et Amélie Riou les devancer pour la sélection au test event et les concurrencer pour la place aux JO.

Ce duo formé il y a deux ans, entre Steyaert, spécialiste du 49er mais sortie d’une longue retraite, et Picon, double médaillée olympique mais en planche à voile, devra montrer à Vilamoura qu’il reste favori pour la sélection pour les Jeux, et accélérer sur la piste des résultats pour rêver de médaille.

Déclarations

Charline Picon: «Depuis début octobre, nous avons passé une bonne période à Vilamoura […] La régate d’entraînement, la semaine dernière, s’est bien passée. Nous avons à cœur d’aller chercher une performance: entrer en medal race, ce serait super.»

Clément Péquin: «Nous vivons vraiment une préparation olympique atypique […] C’est vrai que l’on commence à être habitué de gérer les blessures, je le vis beaucoup mieux et garde un super bon état d’esprit. Nous gardons un fonctionnement à trois. Tous les soirs j’échange avec Erwan pour faire des débriefs et analyser chaque session de travail. Cela se passe très bien avec Mattias qui est super motivé. Je sais que nous ne serons pas parfaits mais les fondations sont très bonnes. L’idée, cette semaine, est de bien faire et continuer à performer.»

Le Figaro (site web)
mercredi 14 décembre 2022 - 16:09 UTC +01:00 259 mots

Sports ; Autres Sports

Aussi paru dans
14 décembre 2022 - AFP Infos Françaises

Natation : les Australiennes s'adjugent un nouveau record du monde au Mondiaux (petit bassin)

Le Figaro avec AFP

Les nageuses australiennes ont battu mercredi le record du monde du relais 4x200 mètres nage libre en 7 min 30 sec 87 lors de la deuxième journée des championnats du monde de natation en petit bassin à Melbourne.

Mollie O'Callaghan, Madison Wilson, Leah Neale et Lani Pallister ont amélioré le précédent record détenu depuis 2014 par les nageuses néerlandaises (7min 32sec 85). Elles ont devancé les Canadiennes et les Américaines. Autre record du monde battu, celui du relais 4x50 mètres quatre nages mixte en 1:35.15 par les nageurs américains Ryan Murphy, Nic Fink, Kate Douglass et Torri Huske qui ont amélioré le précédent record du monde détenu depuis novembre 2021 par les Pays-Bas en 1:36.18. Les nageurs néerlandais, arrivés 3e de cette épreuve, ont été disqualifiés, cédant leur place sur le podium aux Canadiens, les Italiens montant eux sur la 2e marche. A noter que le vétéran brésilien Nicholas Santos, 42 ans, s'est adjugé la finale du 50 mètres papillon en 21.78.

Lena Palliser a, elle, remporté l'or sur le 800 mètres nage libre femmes en 8:04.07, devançant de plus de six secondes la Néo-Zélandaise Erika Fairweather et la Japonaise Miyu Namba. En 100 mètres dos femmes, c'est l'Australienne McKeown, médaillée olympique à Tokyo qui l'a emporté en 55.49 alors que chez les hommes, c'est l'Américain Ryan Murphy qui a gagné en 48.50, améliorant le record du championnat.

Voir aussi :

Le Figaro (site web)
jeudi 8 décembre 2022 - 18:57 UTC +01:00 2802 mots

Voyage ; Montagne

3-Vallées : quelle station de ski choisir ?

GUIDE - De Courchevel à Val Thorens, de Méribel aux Menuires, l'immense domaine skiable de Savoie ouvre ses remontées mécaniques jusqu'à fin avril et début mai. Avec de nombreuses nouveautés. Notre guide de l'hiver.Les pistes de ski : entre parcours experts et plus facilesles-pistes-de-ski-entre-parcours-experts-et-plus-facilesActivités et animations : en famille, pour les enfants, freeride... notre sélectionactivites-et-animations-en-famille-pour-les-enfants-freeride-notre-selectionSki de randonnée : deux nouvelles pistes ski-de-randonnee-deux-nouvelles-pistesRemontées mécaniques : les nouveautés 2023remontees-mecaniques-les-nouveautes-2023Forfaits de ski 2023 du domaine des 3 Vallées : tarifs, nouveautés et bon plans forfaits-de-ski-2023-du-domaine-des-3-vallees-tarifs-nouveautes-et-bon-plansNos pistes préférées des 3-Valléesnos-pistes-preferees-des-3-valleesVenir dans les 3-Vallées : une nouvelle interface pour le trainvenir-dans-les-3-vallees-une-nouvelle-interface-pour-le-train

Sept stations de sports d'hiver des   Alpes reliées entre elles, dont quelques-unes de légende : les 3-Vallées, «le plus grand domaine skiable du monde»  cumule les atouts dans un objectif : plaire à tous les types de skieurs. Avec un luxe, l'altitude, qui assure quasiment un tapis de neige de la fin d'automne jusqu'aux vacances de printemps. Val Thorens a ouvert dès la fin novembre, et l'ensemble des spots déroulent leur tapis blanc le 10 décembre au plus tard, pour une ouverture jusqu'au 28 avril 2023. «Val Tho», la quinquagénaire haut perchée, prolongera les plaisirs jusqu'au 8 mai. Idéal pour profiter des  week-ends ,  vacances scolaires  et autres  jours fériés.

Composé de stations aux profils variés - Courchevel , Val Thorens , Méribel , Brides-les-Bains, Saint-Martin-de-Belleville, Les Menuires et Orelle-, le domaine savoyard est nanti de 650 km de descente et 340 pistes environ, entre forêts et grand blanc, à des altitudes oscillant entre 1100 (Les Allues) et 3 230 mètres (Val Thorens).

Et c'est là que réside sa force : «85 % du domaine se situe à plus de 1 800 mètres et 25 sommets sont accessibles par les remontées mécaniques dont dix à plus de 2 500 mètres», 500 mètres », rappelle Olivier Desaulty, directeur général des 3 Vallées. Cette altitude élevée et des liaisons inter-vallées calées au-dessus de 2000 m sont un atout majeur naturel du domaine skiable XXL.

» LIRE AUSSI - Classement des 200 stations de ski françaises: enneigement, prix des forfaits... Laquelle est faite pour vous?

Les pistes de ski : entre parcours experts et plus faciles

Ce vaste cirque blanc veut rester accessible au plus grand nombre de glisseurs. «L'étendue ne doit pas faire peur, elle donne au contraire plus de latitude à chacun de choisir sa piste», prône Olivier Desaulty.

Le domaine des 3-Vallées compte environ 340 pistes de ski, et revendique une égalité quasi parfaite entre parcours experts (pistes rouges et noires), et plus faciles (pistes vertes et bleues). Les nombreuses zones estampillées «ski facile» guident le skieur novice sur des itinéraires à la fois larges et aux pentes douces. Cet hiver, les Menuires se dotent par exemple d'une nouvelle piste verte dédiée aux seuls débutants, à l'accès régulé par le personnel des pistes.

À l’opposé, côté Méribel-Mottaret, l'ancienne piste du Bouquetin fait son retour sur le plan des pistes sous un nouveau nom : Ibex. Sa cible : les grands skieurs. Son couloir de 600 m de long et ses 300 m de dénivelé, offrent effectivement une descente engagée. Estampillée « Vertical Expérience », elle rejoint la «Couloir Tournier» située au départ de La Saulire. En février prochain, les plus grands skieurs mondiaux emprunteront eux deux des plus belles pistes des 3-Vallées : la récente «Eclipse» à Courchevel, et l'olympique Roc de Fer , à Méribel.

À voir aussi - L'Eclipse à Courchevel : découverte de la nouvelle piste noire.

Activités et animations : en famille, pour les enfants, freeride... notre sélection

Plus d'une trentaine d'espaces ludiques (snowparks, familypark...) quadrillent le domaine savoyard. À Courchevel, le FreerideLab, l'espace sécurisé et balisé qui fait le bonheur des adeptes du hors-piste, s'est étoffé la saison dernière d'un DVA Park -protégé des avalanches- au pied de deux pistes non damées. Idéal pour que les adeptes du hors-pistes fassent leurs gammes en toute sécurité avant de s'élancer au-delà des jalons.

Les enfants disposent, eux, d'une quarantaine de pistes thématiques. Parmi elles, à Méribel, la fameuse piste des Inuits et des Animaux, dans le secteur de l'altiport, ont fait peau neuve et promettent cette saison un voyage sur la banquise et en forêt instructif et joliment mis en scène. Les Menuires proposent un nouveau parcours pédagogique pour s'immerger pendant 1h30 dans l'univers et le métier du pisteur. La «Ski Patrol Experience» permet aux 7-14 ans accompagnés d'un professionnel d'évoluer en mini-motoneige, mini-dameuse électrique et de vivre une simulation d'héliportage.

» LIRE AUSSI - Alpes du Nord : dix hôtels de montagne où aller avec les enfants

Ski de randonnée : deux nouvelles pistes

Le Roc à Méribel est une piste de montée pour s'initier au ski de randonnée. L'itinéraire est facile et à proximité du domaine skiable. Elle offre une balade de 2 km de long et 370 m de dénivelé jusqu'au Chalet du Lac.

La Géné'piste by Snowleader à Courchevel s'élève entre forêt et alpages au départ du téléski des Granges et jusqu'au sommet du télésiège de Signal sur 528 m de dénivelé et 2,8 km de distance. Une invitation à se confronter aux temps de montée des ambassadeurs de la marque partenaire à laquelle répondront les plus acharnés.

» LIRE AUSSI - Courchevel en ski de randonnée, loin du bling-bling

Remontées mécaniques : les nouveautés 2023

L'hiver 2021/2022 avait été riche en nouveautés avec la connexion entre Orelle et la cime Caron (3 230 mètres) à Val Thorens. Depuis la station village de Maurienne, le point culminant des 3 Vallées est désormais accessible en 20 minutes aller, grâce à deux nouvelles télécabines, Orelle et Orelle-Caron. Aux Menuires la télécabine dix places, dite de la Pointe de la Masse, permet d'atteindre le sommet en 8 minutes au lieu de 25, avec un débit de 2800 skieurs / heure.

Cet hiver ce sont des panneaux solaires que l'on voit fleurir sur le toit des remontées mécaniques. 450 panneaux squattent le toit de la gare d'arrivée de la télécabine de l'Ariondaz à Courchevel-Moriond. Les 188 mégawatt/heure produits confèrent l'autonomie à la télécabine. À Méribel, ce sont 182 panneaux qui ont intégré la gare intermédiaire de Saulire Express. Des installations qui marquent le début du plan vert de la Société des 3 Vallées prévu sur 3 ans.

À Courchevel, le téléphérique de la Saulire, qui ouvre l'accès au sommet éponyme à 2 738 mètres et à la combe du même nom, est encore à l'arrêt cet hiver. Il avait été sérieusement endommagé l'hiver 2021 lors d'un contrôle réglementaire.

Forfaits de ski 2023 du domaine des 3 Vallées : tarifs, nouveautés et bon plans

Pour profiter du domaine des 3-Vallées dans son intégralité, plusieurs options : saison, week-end... Les vacanciers s'orienteront vers le forfait 6 jours (à partir de 330 €/pers. dans une configuration «tribu», soit 3 personnes au moins), ou journée. À partir du 17 décembre : 72€ la journée pour un adulte (13 à 64 ans) ; seniors 64,80 € (65-75 ans); gratuit jusqu'à 4 ans et pour les plus de 75 ans.

Les skieurs fréquents ou locaux pourront opter pour le Pass 2/7 au prix de 685 € pour skier deux jours par semaine, consécutifs ou non, ou pour le Pass Skiflex au même prix, qui donne accès à 20 passages par semaine.

LES «BONS PLANS»

Pour skier en famille : le forfait de ski famille inclut deux adultes et deux enfants âgés de 5 à 17 ans. Avantage : tout le monde paie le tarif enfant pour le Pass famille 6 jours (288 €/personne).

Il existe aussi des forfaits stations, basés sur le même principe. Pour Orelle-Val Thorens (89 pistes, 150 km de descente, 29 remontées mécaniques), le Pass famille revient au minimum à 244,80 € les 6 jours par personne, et pour Les Menuires-Saint-Martin-de-Belleville (79 pistes, 34 remontées mécaniques), comptez 237,60 €.

Profiter des « ailes» de saison en avril : des premiers flocons (du 10 au 16 décembre) aux derniers (du 21 au 28 avril 2023), les prix sont légèrement inférieurs.  Détail en ligne.

Skier le samedi : si vous réservez votre forfait solo en ligne, vous bénéficiez de la promotion du samedi : 48,90 € la journée.

» LIRE AUSSI - Comment payer son forfait de ski moins cher ? Nos 5 astuces

Nos pistes préférées des 3-Vallées

OÙ SKIER À COURCHEVEL

L'Éclipse, la nouvelle piste des champions

Avec ses 3,3 km de descente, 970 mètres de dénivelé et 30 % d'inclinaison moyenne, cette nouvelle piste noire garantit son lot d'émotions depuis le col de la Loze jusqu'au village du Praz. Et pour cause : elle a été taillée en vue des Mondiaux Courchevel Méribel 2023 et, selon Perrine Pelen, la directrice générale de l'évènement et triple médaillée olympique de ski alpin, elle est d'ores et déjà bien placée « pour devenir un mythe du circuit par sa difficulté et son environnement grandiose ». Empruntant le tracé de la piste Jockeys, cette descente vertigineuse s'inscrit d'ores et déjà dans la légende de Courchevel.

Piste noire. Accès par le télésiège de la Forêt ou des TC du Praz et Chenus

Le Grand Couloir, pour un ski engagé

Dans une ambiance de haute montagne avec la Croix des Verdons au départ, engagez-vous dans un sympathique couloir bien raide (pente maximum, 80 %). En prime, du début jusqu'à la fin, un panorama exceptionnel sur la combe de la Saulire et la station. La piste est sécurisée mais pas damée.

Piste noire. Accès par la télécabine de Saulire Express depuis Méribel ou du téléphérique de la Saulire, depuis Courchevel.

La Jean Blanc, l'historique

Baptisée ainsi en l'hommage de Jean Blanc, ancien champion de l'équipe de France de ski alpin et pionnier de la station, cette piste noire du Praz, qui relie Courchevel 1850 au village du Praz, est l'une des plus anciennes de «Courch'». Sa succession de murs et de petits replats donne la sensation de plonger dans la vallée. C'est un terrain de jeu d'exception quelle que soit la météo.

» LIRE AUSSI - Ski et bonnes adresses : brigade mondaine à Courchevel

OÙ SKIER À MÉRIBEL

Roc de Fer, la piste des champions

Théâtre des finales de la Coupe du monde de ski alpin en 2015 et surtout des épreuves féminines des Championnats du monde 2023, la piste du Roc de Fer est définitivement entrée dans la légende. On ne compte plus les champions de ski français et internationaux qui ont laissé leurs traces sur cet itinéraire de près de 2,5 kilomètres. Un rêve de glisseur! À noter : un tunnel a été implanté au niveau du croisement des pistes Roc de Fer et Gélinotte, qui permet aussi le retour au cœur de la station. Sa création facilitera le passage des skieurs lors des compétitions ou entraînements.

Piste rouge. Accès via le télésiège Olympic.

» LIRE AUSSI - Roc de Fer, la piste des champions

La Face, une descente olympique

Située à côté de la piste du Roc de Fer, cette piste est sans concession avec un départ très soutenu. Après la partie raide, les parties planes qui suivent laissent une plus grande liberté d'expression. C'est sur cette piste que se sont déroulées les épreuves féminines des jeux olympiques d'Albertville en 1992.

Piste noire. Accès via le télésiège Olympic.

Mauduit, l'incontournable

Georges Mauduit, skieur alpin de renommée internationale dans les années 1960 -et qui vit toujours à Méribel — a donné son nom à cette piste à fort caractère, large sur le haut, raide et plus étroite dès son entrée en forêt. Elle offre une longue descente, avec un dénivelé supérieur à 1 000 mètres, et elle est parfaitement taillée pour les grandes courbes sinueuses.

Piste rouge. Accès via le télécabine Saulire Express 1&2.

La Combe du Vallon, un joyau des 3 Vallées

Faites une pause à l'arrivée pour admirer le sublime panorama à l'ambiance glaciaire, puis engagez-vous sur la mythique piste de la Combe du Vallon, longue de 3 km, relativement exigeante et souvent bosselée… Du sommet, plongez directement dans le grand ski, technique, avec une vue sur la belle Vallée de Méribel en contrebas. En bonus, la vue plongeante sur le Lac de Tueda.

Piste rouge. Accès via le télésiège du Mont du Vallon.

Roc de Tougne

Un environnement sauvage et une neige toujours de qualité, grâce à une exposition nord, caractérisent deux pistes des plus exigeantes de la Vallée, souvent méconnues du grand public. Plongez d'abord sur la noire de la Bartavelle, après une pente soutenue, admirez les Arolles perchés sur les rochers dans le petit replat du vallon aux allures de Dolomites. Puis rebasculez dans une pente très vallonnée où vous pourrez tracer de belles courbes.

Pistes noires. Accès via le télésiège Roc de Tougne.

» LIRE AUSSI - Méribel : conseils de pistes, d'hébergements, de restaurants... Notre guide 2021/2022

OÙ SKIER AUX MENUIRES ET SAINT-MARTIN DE BELLEVILLE

● Léo Lacroix, pour skieurs avertis

C'est en hommage à un grand nom du ski français, Léo Lacroix, médaillé olympique de descente, que les Menuires ont choisi de renommer cette piste qui a accueilli de nombreuses compétitions internationales. Incontournable pour les skieurs avertis, elle part du Mont de la Chambre jusqu'au centre de la station. Elle présente un enchaînement de grandes courbes et de pentes raides.

Piste noire.

● La Jérusalem, parfum de hors-piste

La piste rouge Jérusalem débute au sommet de Méribel (Tougnète et Cherferie) à plus de 2 100 m d'altitude et rejoint le village de Saint-Martin-de-Belleville. Elle se singularise par son agréable tracé vallonné et sa neige traditionnellement de qualité. Sensations de hors-piste au rendez-vous !

Piste rouge.

● La Masse

La pointe de la Masse est l'un des points culminant des Menuires à 2 804 mètres d'attitude. La Masse, l'îlot excentré des Menuires offre un ski différent du versant sud, avec ses conditions de neiges optimales toute la saison, préservées par une exposition nord. Large choix de pistes peu fréquentées avec une petite préférence pour la piste rouge Fred Covili suivie de la piste bleue des Vallons qui s'enchaînent naturellement. La nouvelle télécabine 10 places entre en action cet hiver et avale les 1050 m de dénivelé en 8 minutes.

Pistes rouges, bleues.

» LIRE AUSSI - Les Menuires : station, forfait, domaine skiable, nouvelles adresses... Notre guide de l'hiver 2022/2023

OÙ SKIER À VAL THORENS

● La Combe de Caron, une vraie piste noire

Prenez d'abord le temps d'admirer, au sommet de la cime Caron, le panorama à 360°, à 3 200 mètres d'altitude, sur plus de 1 000 sommets des Alpes françaises, suisses et italiennes. Suivez ensuite la Combe de Caron. Pentue sur la première section, passant par un petit goulot suivi par de grands vallons, elle demande endurance et maîtrise technique. Vous profitez de l'orientation plein nord et d'une neige de qualité. Rejoignez ensuite les dernières belles courbes de la piste rouge du Col de l'Audzin.

Piste noire puis rouge. Accès par le téléphérique de la Cime Caron.

● La Christine, ambiance préservée

Sur 700 mètres de dénivelé, la Christine donne l'impression d'être dans une petite vallée à l'écart, large et agréable par ses changements de rythme. Tout au long de la descente, prendre le temps de lever les yeux pour observer la face ouest du somptueux glacier de Péclet.

Piste rouge. Secteur Péclet, accès Funitel.

● La Goitschel, raide et soutenue

Elle démarre au col de la Chambre (liaison 3 Vallées) côté plein sud avec une vue imprenable sur le domaine skiable de Val Thorens et la Vallée des Belleville. Elle porte le nom des sœurs Goitschel (Marielle et Christine), multiples médaillées aux JO et Mondiaux de ski dans les années 1960, et pionnières de «Val Tho'».

Piste noire.

OÙ SKIER À ORELLE

● Coraïa et Peyron: plus de 800 mètres de glisse

Après avoir apprécié la vue panoramique alpine à l'arrivée du télésiège du Bouchet à 3 230 mètres, élancez-vous sur la longue Coraïa, à la neige souvent excellente. Enchaînez avec la Peyron, qui sillonne jusqu'au Plan Bouchet à 2 350 mètres, soit un parcours de plus de 800 mètres de dénivelé bénéficiant d'un ensoleillement idéal, grâce à une belle exposition Nord.

Pistes rouges.

» LIRE AUSSI - Ski : Val-Thorens, la folie des hauteurs

Venir dans les 3-Vallées : une nouvelle interface pour le train

Y aller

En train. Plusieurs gares dont Albertville et Moûtiers sont desservies par TGV au départ de Paris Gare de Lyon (compter entre 4h30 et 5h15 pour Moûtiers) et d'autres gares françaises (Lille, Nantes, Rennes...).

La montée en station est ensuite assurée par des navettes autocars (vente-bellesavoieexpress.fr) ou en taxi.

Depuis cet hiver, une seule interface permet de réserver l'ensemble de son voyage : Go Savoie-Mont Blanc.

» LIRE AUSSI - Quelles sont les stations de ski les plus accessibles en train depuis Paris ?

Cet article, publié en 2019, fait l'objet d'une mise à jour.

Les pistes de ski : entre parcours experts et plus facilesles-pistes-de-ski-entre-parcours-experts-et-plus-facilesActivités et animations : en famille, pour les enfants, freeride... notre sélectionactivites-et-animations-en-famille-pour-les-enfants-freeride-notre-selectionSki de randonnée : deux nouvelles pistes ski-de-randonnee-deux-nouvelles-pistesRemontées mécaniques : les nouveautés 2023remontees-mecaniques-les-nouveautes-2023Forfaits de ski 2023 du domaine des 3 Vallées : tarifs, nouveautés et bon plans forfaits-de-ski-2023-du-domaine-des-3-vallees-tarifs-nouveautes-et-bon-plansNos pistes préférées des 3-Valléesnos-pistes-preferees-des-3-valleesVenir dans les 3-Vallées : une nouvelle interface pour le trainvenir-dans-les-3-vallees-une-nouvelle-interface-pour-le-train

Voir aussi :

Ski : pourquoi les Français désertent les pistes l'après-midi ?

Ski : les six pistes les plus techniques à dévaler dans les Alpes françaises

Vacances d'hiver : 10 petites stations de ski reliées à de grands domaines

L'Équipe
mercredi 8 septembre 2021 1279 mots, p. 30

Astrid Guyart Sur tous les fronts Enfin médaillée olympique pour sa der à Tokyo, la fleurettiste, ingénieure aérospatiale, est devenue secrétaire générale adjointe au CNOSF. On lui prédit un destin politique.

ANOUK

ANOUK CORGE

« Ça fait quoi d'être retraitée ? » La question déclenche un éclat de rire. « À vrai dire, je crois que mon corps me dit merci. » À 38 ans, Astrid Guyart savait que Tokyo conclurait plus de vingt ans de haut niveau. Avec une touche finale argentée, par équipes, le 29 juillet. Une première médaille pour une dernière apparition olympique. Et une étreinte si intense que même les volontaires nippons n'ont pas osé l'interrompre.

Consultant pour France Télévisions, Brice Guyart a dépassé les gestes barrières en zone mixte, en enlaçant sa cadette de deux ans. Seuls au monde, en pleurs. Enfin pleinement unis dans le bonheur d'une breloque aux Jeux. Un « aboutissement » pour elle, un « soulagement »pour lui. « Il a compris le poids qu'ont été ses deux titres olympiques à une époque où je ne pouvais y aspirer» ,confie Astrid, encore émue. « J'ai pu lui dire que je suis fier d'elle. Ça m'a fait du bien de la voir enfin médaillée » ,prolonge Brice, fleurettiste sacré aux JO en 2000 par équipes et en solo en 2004. Peu importe qu'elle n'ait tiré qu'en finale(contre les Russes) . Finir là-dessus, c'est beau, je sais tout ce qu'il y a derrière. Astrid fait partie de celles qui ont redonné de la vie au fleuret féminin. C'était un de ses leviers de motivation. Les filles du fleuret ont toujours été les invisibles par rapport aux autres armes. Astrid le sentait dans le regard des autres, moi y compris. »

Comme d'autres, Astrid Guyart aurait pu passer au sabre quand il est devenu olympique pour les femmes, aux JO de 2004. « C'était ancré en moi que si je devais faire une médaille, c'était avec le fleuret » , martèle Astrid, qui a mal vécu la consécration du frérot. « Quand son arme est au fond de la gamelle, on ne peut pas forcément bien le vivre. Pas parce qu'on est envieuse de son frère mais parce qu'on se dit : si je veux atteindre la même chose, je fais comment ? Le fleuret dame était peu respecté. Les choix d'entraîneurs se faisaient par défaut. On ne pouvait entraîner chez les hommes, alors on allait chez les femmes... »

Mais lutter ne lui a jamais fait peur. Et ce, dès le plus jeune âge, contre son frangin. « Grand frère, je n'étais pas dans l'empathie, l'accompagnement. Je m'en suis voulu, elle m'en a voulu. J'aurais dû être plus présent » , admet Brice, qui rappelle le surnom affublé à sa cadette : « Mademoiselle moi aussi ». Comprendre qu'elle voulait faire tout comme lui, venu à ce sport à 5 ans. Quand elle a pu s'initier, les empoignades ont été féroces dans la salle des débuts, au Vésinet (Yvelines). « Les matches Guyart-Guyart ne se terminaient jamais. Tout le monde se demandait quand ça allait péter » , sourit Astrid. « On ne pouvait pas s'entraîner ensemble, ça finissait toujours en pugilat. On tirait plus pour se faire mal que pour progresser » , abonde Brice.

Chez les Guyart, on a du caractère. Le sens de l'engagement aussi. Pas que sur la piste. Héritage probable de Paul, le grand-père paternel, jauge Astrid : « Il avait des convictions très fortes, pas la langue dans sa poche. Quand il décidait quelque chose, il passait à l'acte. Assureur, il n'hésitait pas à écrire au procureur de la République. Un caractère bien trempé. Cette ténacité vient de là, je pense.» Brice est notamment chargé des relations avec les athlètes à Paris 2024. Astrid donne tous azimuts : comité des athlètes de haut niveau du CNOSF, de Paris 2024 mais aussi auprès de l'AFLD et depuis peu, elle est secrétaire générale adjointe au CNOSF, sur choix de Brigitte Henriques, la nouvelle présidente.

« C'est de ne pas m'engager qui me coûte », justifie Astrid Guyart, ingénieure aérospatiale chez ArianeGroup dans le civil. « Nos parcours se ressemblent. Le fleuret, ce n'était pas pour les femmes à la base. Il a fallu se battre pour qu'il soit reconnu » , retrace Henriques, farouche défenseuse du foot féminin, comme joueuse puis dirigeante à la Fédération française de football. « Astrid a mené un projet professionnel en parallèle, ce n'est pas rien. Au CNOSF, elle va permettre que les athlètes se sentent impliqués dans la gouvernance. Elle est leader dans l'âme. On a un vrai truc à faire ensemble avec un combat plus grand : faire bouger la place du sport dans la société» , poursuit Henriques.

Astrid Guyart s'y emploie également en tant que marraine de l'association « Pour le Sourire d'un enfant » , qui, au Sénégal, aide à la réinsertion de mineurs. Les garçons sont emprisonnés pour des actes de violence, les filles pour des avortements consécutifs à des grossesses non désirées, punis par la loi. « Mon fils, qui est né au Sénégal, fait de l'escrime et j'ai constaté que les enfants changent de comportement lorsqu'ils pratiquent ce sport. Depuis 2015, 950 mineurs ont suivi cette méthode et aucun n'a récidivé » , explique Nelly Robin, fondatrice de l'association qui a élaboré une méthode psycho-éducative avec le maître d'arme Mario Bourgadeau. « On souhaitait mettre l'accent sur les jeunes filles, on s'est naturellement adressé à Astrid, ouverte au dialogue avec les éducateurs et au contact facile avec les jeunes. » La fleurettiste s'est rendue à Thiès, à soixante-dix kilomètres à l'est de Dakar : « En escrime, on est masqué, ça lisse les différences ethniques, nombreuses au Sénégal. Pratiquer ensemble avec des hommes permet aux jeunes femmes de poser un autre regard sur l'homme. Des papas qui n'allaient pas voir leur fille en prison par honte ont assisté à une compétition et ont dit leur fierté de voir leur fille compétente. Je ne pensais pas que mon sport pouvait avoir autant d'impact. »

Autres combats : contre les violences sexuelles et les discriminations telle l'homophobie. Après avoir hésité, elle a accepté de témoigner dans le documentaire Faut qu'on parle diffusé en juin dernier sur Canal + où des sportifs effectuent leur coming out. « Tous mes proches le savaient déjà. Mais j'ai hésité, je ne voulais pas une mise en avant de moi-même. On n'a pas le choix d'être homosexuel, on a le choix de le vivre ou pas. J'ai juste pris le choix de le vivre. Mais il y a un combat à mener, le premier c'est vis-à-vis de soi : m'assumer pleinement avec ce que je suis. »Pas simple. « Très tôt, vous comprenez que vous n'allez pas répondre aux normes sociales attendues. » Notamment auprès de ses parents. « À l'époque où ils sont nés, l'homosexualité est un délit en France. » Les retours « tous positifs, des parents, grands-parents, ados » l'ont confortée d'avoir témoigné « pour aider les autres. »

Ce sens de l'autre, Serge Guillon l'a vite remarqué chez Astrid Guyart. « Elle a marqué toute sa promo par son sens du collectif, du partage, sa résistance et sa détermination. » Contrôleur général économique et financier, il est aussi directeur pédagogique du cycle de hautes études européennes de l'ENA qu'elle a suivi en 2018. « On aime bien les atypiques dans ce cursus qui mêle des gens aux profils très différents mais qui ont tous envie d'accéder à des responsabilités. Astrid a une fibre politique. Il ne faut pas l'enfermer dans une case » , juge Serge Guillon. Son nom revient en effet régulièrement en futur ministrable, au sport. « Sans aucun sens méprisant, elle vaut mieux que ça. Elle est très ouverte sur la vie de la cité.Astrid, c'est une sorte d'arc-en-ciel de potentialité » , estime Guillon. L'intéressée ne dit pas non : « Être ministre pour être ministre, c'est une chose, mais quelle sera la place qu'on voudra donner au sport dès les prochaines élections en 2022 ? Et après 2024, quand les projecteurs seront éteints ? Ces questions-là sont les plus importantes. »

L'Équipe
vendredi 8 octobre 2021 599 mots, p. 25

À la poursuite de Mulhouse Les Alsaciennes ont tout gagné depuis un an. Elles seront l'équipe à battre en Ligue A, qui s'ouvre ce soir.

Béatrice Avignon

Championnat, Coupe de France, Supercoupe : Mulhouse n'a rien laissé à ses adversaires depuis un an. Équipe la plus régulière ces dernières saisons, le club alsacien a vaincu l'infortune qui lui avait valu de perdre huit finales de Championnat entre 1998 et 2012 (pour une victoire en 2017) et quatre finales de Coupe de France. Seule une Supercoupe, en 2017, avait permis d'ajouter une deuxième ligne au palmarès.

Les Mulhousiennes débuteront la Ligue A demain par un premier choc à Béziers, deuxième du Championnat la saison dernière et battu en Supercoupe le week-end dernier (3-0), dans le rôle de l'ennemi public n°1. Même si François Salvagni, le coach italien des championnes de France, a vu partir cinq joueuses, dont la capitaine des Bleues Héléna Cazaute, pièce maîtresse du groupe. « Héléna apportait beaucoup de stabilité à son équipe en réception, remarque Juliette Gelin, libéro de Cannes et coéquipière de Cazaute en sélection. Le fait qu'elle ne soit plus là représente une petite brèche dans laquelle il va falloir s'engouffrer. »

Malgré les départs de la centrale Christina Bauer, ex-capitaine des Bleues partie à Pérouse, de la pointue camerounaise Laetitia Moma Bassoko ou de la passeuse américaine Madison Bugg, Mulhouse reste un danger permanent avec son trio allemand composé de la réceptionneuse-attaquante Ivana Vanjak, des recrues Pia Kästner à la passe, et surtout Kimberly Drewniok en pointe.

"Je ne veux pas croire que Mulhouse soit indétrônable

Juliette Gelin, libéro du RC Cannes

Mais la menace pèsera à chaque journée, avec quelques prétendantes bien armées. Béziers bien sûr, Le Cannet, qui présentera la seule médaillée olympique du Championnat, la centrale serbe Maja Aleksic (en bronze à Tokyo), le RC Cannes, bientôt centenaire, et son équipe très physique, Nantes, troisième la saison dernière, et sa réceptionneuse-attaquante suédoise Rebecka Lazic, championne de France avec Cannes en 2013 et 2014, Pays d'Aix Venelles... « J'ai l'impression que tous les clubs ont recruté des joueuses physiques et fortes cette année, prévient Amélie Rotar, centrale du club provençal et des Bleues. D'autres équipes vont pouvoir accrocher le titre, et je nous inclus dedans, car on vise le top 4 et la Coupe d'Europe. »

Avec le retour d'un Championnat à 14 clubs (15 en 2020-2021), des play-offs, le pari des demi-finales et finales au meilleur des cinq matches, la présence de 11 des 14 joueuses de l'équipe de France quart-finaliste de l'Euro début septembre, la saison sera longue (fin de la saison régulière le 26 mars, titre décerné le 13 mai au plus tard) et intense. « C'est un marathon, reprend Gelin. On l'a vu la saison dernière, il y a parfois une étincelle qui fait que tu vas battre une équipe plus forte. Tous les matches sont importants, tous les points comptent. Et je ne veux pas croire que Mulhouse soit indétrônable. »

Les clubs de Ligue A, dont le budget moyen atteint désormais le million d'euros (en légère hausse), sont, comme leurs homologues masculins, dans l'attente du retour du public dans les salles et soumis aux exigences de la Ligue nationale, qui imposera ces prochaines années un cahier des charges commun aux équipes de l'élite. Il s'agit d'assurer, selon son président Yves Bouget, « un volley spectacle, condition de la reconnaissance de[notre] sport ». Les équipes féminines évolueront également sous l'oeil des caméras, pour une diffusion de la plupart des matches gratuitement sur la plate-forme de la LNV, et de quelques affiches et des play-offs en payant, avec une production digne d'une diffusion télévisée.

Le Parisien
Oise ; Seine-et-Marne ; Essonne ; Yvelines ; Val d'Oise ; Val de Marne ; Seine St Denis ; Hauts-de-Seine ; Paris ; Edition Principale
Sports, vendredi 1 septembre 2023 468 mots, p. HDSE44

60|tir La championne Céline Goberville, atteinte d'une hyperthyroïdie, va se faire opérer du coeur.

« Il n'y a pas grand-chose de mis en place pour m'aider »

La médaillée d'argent aux Jeux olympiques de Londres, en 2012, est atteinte d'une pathologie thyroïdienne et doit gérer une opération du coeur, en septembre. Elle a mis sa carrière sur pause mais vise un retour pour Paris 2024.

Propos recueillis par

Agathe Ferrière

À travers un long message sur ses réseaux sociaux, la médaillée olympique (argent au pistolet à 10 mètres, à Londres en 2012) a annoncé faire une pause dans sa carrière, à 36 ans. Atteinte de la maladie de Basedow, une hyperthyroïdie, diagnostiquée en mai 2022 et bientôt opérée du coeur en raison d'une malformation, la tireuse de l'Oise reste optimiste sur ses chances de se qualifier aux Jeux olympiques de Paris, en 2024.

Comment avez-vous vécu la saison dernière, depuis le diagnostic ?

CéLINE GOBERVILLE. J'ai participé aux Championnats d'Europe à 10 mètres, à plusieurs compétitions internationales, mais sur tous les gros rendez-vous ça a été compliqué... Il y avait des bonnes choses mais ça ne s'est jamais vraiment concrétisé.

Comment se manifeste la maladie ?

Dans la gestion des émotions, les réactions de mon corps, je suis restée un peu fragile. Les gros symptômes sont des tremblements, difficultés de concentration, le coeur qui bat plus vite, comme si j'étais sous caféine tout le temps.

Vous êtes accompagnée par un médecin ?

J'ai un suivi avec une endocrinologue, mais à part ça, je suis un peu seule. Mes entraîneurs me laissent libre de participer aux compétitions ou non. Il n'y a pas grand-chose de mis en place pour m'aider.

C'est quelque chose qui vous manque ?

J'imagine que c'est faisable d'avoir d'autres contacts, des gens qui se penchent sur la question... Je suis un peu esseulée. La Fédération de tir pourrait m'apporter des contacts, m'aider et... il n'y a personne. Ils sont plutôt compréhensifs mais ne font rien pour m'aider.

Vous allez vous faire opérer du coeur le 19 septembre, ça n'a pas de lien avec votre hyperthyroïdie ?

Non, c'est différent. C'est une malformation que j'ai depuis que je suis née. Je fais des contrôles tous les 6 mois avec le cardiologue, et au dernier examen, il m'a dit : « Là, ça devient très urgent ». Je devrais pouvoir revenir en novembre.

« Sa santé prime »

Nous avons contacté le directeur technique national de la Fédération française de tir, Gilles Muller. Il estime qu'« il est impensable de laisser (Céline Goberville) ne serait-ce qu'avec un sentiment de délaissement ». « Il faut prendre le temps, c'est sa santé qui prime sur le reste. On est vraiment derrière elle », conclut-il, évoquant des prises en charge financières et matérielles.

Ouest-France
Mayenne
Mayenne, vendredi 22 septembre 2023 495 mots, p. OF Mayenne édition_8
Aussi paru dans
21 septembre 2023 - Ouest-France (site web)

Les jeunes courent pour les Virades scolaires

Fabien JOUATEL.

Dimanche, plusieurs temps forts dans le département se tiendront pour les 37 es Virades de l’espoir en Mayenne. Ce vendredi, les scolaires chausseront leurs baskets pour les 21 es Virades scolaires.

L’événement

Journée nationale de loisirs et de collecte pour lutter contre la mucoviscidose, les Virades de l’espoir 2023 se tiendront partout en France, ce dimanche.

Dans le département, de nombreux événements se tiendront ce week-end, avec plusieurs temps forts, ce dimanche, à Mayenne ou dans les cantons d’Évron et Montsûrs. Objectif de ce rendez-vous annuel : « Inciter les gens à faire des dons », explique Bernard Techer. En 2022, « nous avons fait remonter au national 83 000 €, la moitié de cette somme venant de dons », précise le président de Vaincre la mucoviscidose en Mayenne.

Des progrès à consolider

Aujourd’hui, « 85 % des personnes atteintes sont traitées ; les 15 % restant sont celles qui ne peuvent avoir accès à un médicament, du fait d’une greffe ou d’une particularité génétique ». Globalement, « la vision de nos petits malades change ». Avant, il y avait « la difficulté d’attendre une greffe. Désormais, ces personnes vivent presque comme les autres », poursuit Bernard Techer.

Un constat qui découle peut-être du « dépistage natal mis en place dès 1998 par Bernard Kouchner, à l’époque secrétaire d’État à la Santé, retenant la Mayenne comme département pilote », précise Stéphane Braud, vice-président de Vaincre la Mucoviscidose et organisateur des Virades scolaires.

En préambule de ce 37 e événement mayennais, les 21 e Virades scolaires se sont élancées depuis le début de la semaine à Louverné. Ce vendredi, plusieurs établissements participeront à Bonchamp-lès-Laval, Changé, Saint-Jean-sur-Mayenne, Saint-Germain-le-Fouilloux, Mayenne, Château-Gontier-sur-Mayenne…

L’an dernier, « 8 300 jeunes avaient participé en Mayenne », poursuit Stéphane Braud, qui affirme que cette Virade scolaire est « la première manifestation sportive jeunesse dans le département ». Là aussi, « l’idée est de sensibiliser les jeunes, qu’ils en parlent avec leurs parents ».

À Laval ce vendredi, la grande Virade scolaire sera parrainée par deux personnalités. « Alexandre Allain, double greffé poumons et auteur du livre Un souffle d’espoir, s’élancera avec les enfants », annonce Stéphane Braud.

Deux parrains à Laval

Marraine également de l’édition 2023, Manuela Montebrun supportera les jeunes sportifs. Pour cette dernière, les Virades restent « malheureusement un événement qui doit avoir lieu, afin que les enfants, dès le plus jeune âge, pouvant courir, donnent leur souffle pour les autres », explique la médaillée olympique en lancer de marteau, originaire de Bais.

Les Virades scolaires ont attiré « 1 400 jeunes Lavallois l’an dernier ». Un rendez-vous qui entre dans « les 30 minutes d’activité physique quotidienne prônée par l’Éducation nationale », insiste Stéphane Braud.

À quelques mois du passage de la flamme olympique en Mayenne, le 29 mai 2024, « je suis heureux de voir des enfants autistes ou en fauteuil participer à ces Virades scolaires ».

Plus d’infos sur https://virades.vaincrelamuco.org/

Cet article est paru dans Ouest-France

L'Est Républicain
Edition de Vesoul
Haute-saône, vendredi 8 septembre 2023 307 mots, p. EVES3

Le Cercle de judo de Vesoul a doublé ses licenciés en l’espace d’un an

M.R.

Le Cercle de judo de Vesoul est né en 1950 et a depuis, formé de nombreux très bons judokas. 171 d’entre eux ont d’ailleurs obtenu une ceinture noire, le plus haut rang dans cette discipline. C’est ici aussi que Margaux Pinot, membre de l’équipe de France, championne d’Europe et médaillée olympique a fait ses classes.

Depuis 2022, le Cercle de judo de Vesoul a changé de présidence et tente de faire revenir ses licenciés. Une mission réussie puisqu’en l’espace d’un an, ils ont doublé le nombre de judokas. « On est passé de 135 à 270 », chiffre Mathieu Vincent, l’entraîneur principal du club qui explique les raisons de cette impressionnante évolution : « Tout a complètement changé au sein de l’association. Il a fallu remonter tous les différents bureaux et il y avait aussi besoin de sang neuf à tous les postes ».

Remonter une section compétition

C’est donc chose faite depuis 1 an et le cercle de judo de Vesoul sera au Jour des sports à la Maison des associations de 14 h à 17 h pour tenter de grossir encore plus ses rangs. «  Le club accueille tout le monde dès l’âge de 5 ans. Notre plus vieux licencié a d’ailleurs 73 ans », détaille Mathieu Vincent. Pour cette année, le club se fixe des objectifs dont celui de remonter une section compétition ou encore de travailler avec les écoles de l’Agglomération pour faire connaître le judo. « Dès la rentrée, on travaillera avec l’école du Marteroy et celle de Frotey-lès-Vesoul pour des séances d’initiations », précise l’entraîneur.

Centre Presse Aveyron
RODEZ_CP
samedi 7 octobre 2023 293 mots

Que du lourd pour l'itinéraire des champions à Espalion

Ce sont six champions de tout premier plan, tous auréolés de titres nationaux, européens mondiaux et souvent médaillés olympiques qui forment la délégation. Derrière Cathy Arnaud, championne de France, d'Europe, du Monde, première médaillée française olympique, on trouve Estelle Gaspard, triple championne du monde de Jiu Jitsu; Stéphanie Possamai championne de France, championne d'Europe, médaillée mondiale et médaillée olympique; Guy Delvingt, champion de France, vainqueur du Grand Slam de Paris, sélectionné olympique et champion d'Europe; Alexandre Iddir, champion de France, médaillé Européen, médaillé du grand Slam de Paris, Champion olympique par équipes; Marc Alexandre, champion d'Europe, double médaillé olympique, dont le titre en 1988 à Séoul. Frédéric Lecanu, directeur et animateur de l'itinéraire des champions, ancien judoka de haut niveau avec plusieurs titres nationaux à son palmarès, accompagnera cette délégation prestigieuse. Le programme des deux journées Lundi 16 octobre, arrivée de la délégation, 21 h 30 à l'aéroport, transfert vers Espalion en minibus. Mardi 17 octobre initiation pour les écoles de la Communauté des communes (environ 400 scolaires du CP au CM2, le matin de 10 heures à 11 h 30 et autant l'après-midi de 14 heures à 15 h 30). Mardi fin d'après-midi réception de la délégation en mairie avant la soirée influence de 18 h 30 à 19 h 45 au gymnase, en suivant lunch dans le restaurant du village de vacances. Mercredi 18 octobre, animation au centre de rééducation de l'hôpital de 10 heures à 11 h 30. Après-midi « grand show » de 14 heures à 16 heures avec près de 700 jeunes judokas attendus. 16 h 15, départ de la délégation vers l'aéroport de Rodez. Comme en mars 2019, quelques jeunes judokas auront la chance de combattre avec un champion olympique.

Ouest-France
Challans, Saint-Gilles-Croix-de-Vie
Pays de Vie - Pays de Monts, vendredi 20 octobre 2023 492 mots, p. OF Challans Saint-Gilles-Croix-de-Vie_14
Aussi paru dans
18 octobre 2023 - Ouest-France (site web)

Une soirée pour une leçon de management

Les jeunes dirigeants du Nord-Ouest Vendée ont invité Jean-Claude Lefrère. En racontant l’expédition Shackleton, il a donné aux 110 participants des clés pour manager leur équipe.

Pourquoi ? Comment ?

C’est quoi le Centre de jeunes dirigeants de Vendée Océan ?

Ils ou elles dirigent une entreprise avec au moins deux collaborateurs, ont moins de 45 ans ou ont juste repris ou créé une entreprise. Issus de tous les secteurs d’activités, artisanat, industrie, métiers de services, hormis la banque, ils souhaitent que l’économie soit au service d’entreprises durables et pérennes.

Hugues Fradin, le président actuel du Centre des jeunes dirigeants de Vendée Océan (CJD), explique :  Nous représentons environ 2 300 collaborateurs. Le CJD offre à ses adhérents une formation individuelle ou plénière, comme la séance de ce soir. Nous travaillons par commissions sur une thématique et consacrons une dizaine de soirées. Nous organisons aussi des visites d’entreprises, les chantiers de Saint-Nazaire l’an dernier, New Holland, cette année. 

Pourquoi leur soirée a abordé l’expédition Shackleton ?

Hugues Fradin poursuit :  Ce soir, sur la thématique du management, nous avons invité Jean-Claude Lefrère qui, en partant du récit de cette expédition polaire, va faire le parallèle avec le monde de l’entreprise en montrant comment un dirigeant réussit à sauver son équipe.  Ernest Shackleton dirige l’expédition polaire transantarctique partie en 1914. Les 28 hommes embarqués sur l’Endurance, bloqués par les glaces, ont survécu pendant 22 mois à des milliers de milles de la terre habitée la plus proche avec des provisions en quantité limitée et en subissant des températures allant jusqu’à −45 °C.

Les témoignages des rescapés confirment que c’est grâce au chef de l’expédition qu’ils ont réussi à survivre et trouver le moyen de rejoindre la Géorgie du Sud.

Qu’en est-il ressorti ?

Une leçon de management pour les 110 participants. « Pratiquer un recrutement réaliste et honnête, exiger loyauté, courtoisie, respect en toutes circonstances, avoir des règles établies communes et respectées », voilà quelques exemples illustrés par le récit de l’expédition, lors de cette soirée du 11 octobre.

Le conférencier, Jean-Claude Lefrère, qui est passé par le Centre de jeunes dirigeants, insistant aussi sur l’exemple du chef, « donnant son biscuit à ses hommes » qui en ont besoin et qui, en toutes circonstances, se montre « optimiste et réaliste ».  Utiliser le symbolisme et trouver des raisons de célébrer », ajoute le conférencier, applaudi par un public subjugué par le récit.

Une autre conférence est prévue le 25 avril, à Challans avec deux invités : Nicolas Vanier, écrivain, voyageur et réalisateur, et Chloé Trespeuch, double médaillée olympique de snowboard cross.

Cet article est paru dans Ouest-France

Ouest-France
Rennes Nord-Ouest ; Saint-Malo ; Fougères, Vitré ; Redon ; Rennes Sud-Est ; Rennes
Sports - Ille-et-Vilaine, mardi 24 octobre 2023 591 mots, p. OF Rennes Nord-Ouest_23

« En France, le niveau est plus élevé qu’avant »

Recueilli par

Entretien

Jérôme Careil, directeur technique national.

Plus de trois ans après l’éclatement de la crise Covid, comment se portent les licences ?

L’année dernière, on a dépassé les 200 000 licenciés, pour la première fois de notre histoire. Cette année, pour l’instant, nous sommes sur un meilleur départ encore. Nous sommes partis sur une base plus rapide sur la prise de licences. La dynamique est très bonne.

Elle l’est aussi en termes de haute performance, avec des athlètes comme les frères Popov, ou le double mixte Gicquel/Delrue…

En valeur absolue, la dynamique est même encore plus belle en parabadminton, où l’on va concourir pour six médailles aux Jeux, et où l’on a déjà remporté un titre paralympique. Mais c’est vrai qu’on arrive dans une phase hyper intéressante chez les valides. On a des jeunes qui ne sont pas encore dans le très haut de tableau, mais qui sont performants. On est encore dans la course pour qualifier des représentants dans les cinq tableaux aux Jeux olympiques de Paris. Même si cela ne va pas être simple en double hommes, le double dames peut encore décrocher sa qualification. Et puis on a Thom (Gicquel) et Delphine (Delrue) qui viennent d’atteindre la finale d’un des plus gros tournois du monde (l’Open de Chine, tournoi Super 1000).

Pensez-vous que cette génération peut faire passer un cap au badminton français ?

Clairement, parce qu’ils ont moins de 25 ans. Thom et Delphine peuvent encore avoir dix ans de carrière devant eux, trois Jeux olympiques à venir. Notre vraie difficulté, maintenant, c’est de concrétiser ce potentiel. En face, la concurrence est acharnée. Sur toutes les dernières compétitions, il n’y a presque pas eu d’Européens en quarts de finale. En France, le niveau de jeu est beaucoup plus fort que ce qu’il était avant, mais sur les meilleurs tournois, il faut encore monter une marche. À part Thom et Delphine, qui vont viser les quarts ou les demi-finales sur les Internationaux de France, les autres ne passent qu’un tour. Ils peuvent le faire, mais il y a encore beaucoup de travail.

Votre Fédération avait été pointée après les Jeux de Tokyo comme faisant partie de celles ayant des résultats décevants. Était-on arrivé au bout d’un système ?

On a effectivement été pointé. On ne faisait pas tout mal, mais on avait besoin de passer une étape dans la structuration. C’est pour cela qu’on a recruté un directeur de la performance, et un responsable seniors, qui entraînait une médaillée olympique (Fernando Rivas, qui a mené l’Espagnole Carolina Marin au titre aux Jeux de Rio). Tout cela n’a pas été sans heurts : certains de nos entraîneurs sont partis parce qu’ils se reconnaissaient moins dans cette façon de faire. Mais je continue de croire dans la transformation qu’on est en train d’apporter. C’est un système qu’on va repenser pour 2028, mais là, on se concentre sur 2024.

Peut-on espérer une première médaille olympique pour le badminton français en 2024 ?

Pour l’instant, concrètement, on ne réunit pas les conditions pour briguer une médaille en simple comme en double, sauf en double mixte. Mais pour Thom et Delphine, on y croit : ils sont sur une dynamique intéressante. Il y aura deux temps forts avant pour eux : ces Internationaux de France à Cesson, et le test event de Paris, en mars.

Centre Presse Aveyron
RODEZ_CP
jeudi 19 octobre 2023 327 mots
Aussi paru dans
19 octobre 2023 - La Dépêche du Midi

Les licenciés aveyronnais au contact du gratin français

Hier après-midi, le gymnase d'Espalion accueillait six judokas français, anciens ou actuels, parmi les plus titrés de notre histoire, sur les tatamis. Environ 500 licenciés du département étaient au rendez-vous du dernier événement de l'édition espalionnaise 2023 de l'Itinéraire des champions. Des étoiles plein les yeux. S'ils ne connaissaient, pour la plupart, pas tous les champions français présents à Espalion cette semaine, les jeunes - et moins jeunes - licenciés du département ont tout de même vécu une après-midi de rêve, hier. Déjà au moment d'apprendre, au micro, les énormes palmarès de Cathy Arnaud, première médaillée olympique tricolore de l'histoire, d'Estelle Gaspard, triple championne du monde de jiu-jitsu, ou encore de Marc Alexandre, sacré aux Jeux de Séoul en 1988. Mais ce n'étaient là que les prémices de leur émerveillement. L'entrée de la véritable star du jour pour eux, la mascotte Kodomo, et les différentes activités ludiques ou techniques au programme avec les athlètes, qui ont fait briller la France à l'International, ont terminé de convaincre les quelque 500 judokas du département présents au gymnase. Et leurs parents, en tribune, par la même occasion ! 900 écoliers initiés mardi Mais l'étape espalionnaise de l'Itinéraire des champions ne s'est pas limitée à ces deux heures avec les licenciés aveyronnais. L'événement long de deux jours a début la veille, mardi, par des initiations aux élèves des 18 écoles primaires, publiques et privées, de la communauté de communes Comtal, Lot et Truyère. Au total, environ 900 enfants ont ainsi appris les rudiments du judo aux côtés d'illustres figures de ce sport. Hier matin, c'était au tour des résidents du centre de rééducation d'Espalion de profiter de l'expertise des champions, avant, donc, qu'ils ne prennent en charge les licenciés, l'après-midi. Parmi lesquels se trouvent, peut-être, les stars de demain. m. f. Hier, les licenciés aveyronnais se sont frottés au gratin du judo français, parmi lesquels Cathy Arnaud (ci-dessus), et à la mascotte Kodomo. JLB

Le Bien Public
00-SPO, dimanche 20 septembre 2020 204 mots, p. 00-SPO41
Aussi paru dans
20 septembre 2020 - Le Journal de Saône et Loire L'Est Républicain Le Progrès (Lyon)

Planète sport

Planète sport

Planète sport

NBA : les Lakers punissent les Nuggets

Anthony Davis, intenable et imprenable à l’intérieur avec 37 points, a été le grand artisan de la victoire (126-114) des Lakers aux dépens de Denver, trop vite poussé à la faute et dépassé ensuite, en finale de conférence Ouest des play-offs NBA. Sérénité, expérience et force ont été les mamelles du premier succès de L.A. dans cette série qui doit mener le vainqueur aux finales face au représentant de l’Est, Miami ou Boston (le Heat mène 2 à 0).

France : Fillon Maillet sacré en sprint court

Quentin Fillon Maillet a remporté le titre national en sprint court (deux tirs avec balles de pioche) lors des championnats de France se déroulent à La Féclaz. Clinique au tir avec aucune faute, le numéro 3 mondial s’est imposé avec une quinzaine de secondes d’avance sur le champion du monde Émilien Jacquelin, lui aussi auteur d’un sans-faute au tir. L’épreuve s’est disputée en l’absence de Fabien Claude contrôlé positif au coronavirus vendredi. Un peu plus tôt dans la journée, la médaillée olympique Anaïs Bescond avait remporté le titre féminin.

Ouest-France
Calvados, Manche, Orne ; Sarthe ; Mayenne
Equitation, dimanche 25 octobre 2020 829 mots, p. Sports Normandie_20

Place à la piste aux étoiles à Saint-Lô

Alan DE SILVESTRI.

CSI 4* de Saint-Lô. La grand-messe va sonner pour le Jumping international saint-lois, ce dimanche, avec l’épreuve phare à 1,55 m destinée aux meilleurs cavaliers mondiaux.

La crème de la crème. Dix-neuf, c’est le nombre de cavaliers présents à Saint-Lô parmi les 50 premiers mondiaux, excusez du peu.Noyé sous le prestige et le niveau affiché, le Pôle hippique saint-lois est en ébullition à quelques heures de l’apogée de quatre jours de concours. Le point sur les cotes.

Favoris en puissance

Comment ne pas évoquer le numéro 1 mondial dans cette short-list des têtes d’affiche. Le Suisse Steve Guerdat aura la pancarte sur Albfuehren’s Maddox. «  C’est la première fois que je viens à Saint-Lô en tant que concurrent  », rappelle l’Helvète. De quoi mettre de l’huile sur le feu des pronostics et agrémenter la crainte chez ses concurrents.

Parmi eux, Julien Épaillard (n°14 mondial et n°1 français), lui, arrive en terrain connu. Dans sa Manche, le Cherbourgeois de 43 ans misera sur Queeletta, malgré «  une stratégie risquée  », admet l’intéressé.

Les repères du Pôle hippique saint-lois n’ont pas non plus perturbé le Suédois Henrik Von Eckermann (n°17), ni le Belge Niels Bruynseels (n°12). Tous deux auront une carte à jouer à coup sûr.

Outsiders de poids

Qui d’autre qu’un Anglo-Saxon pourrait jouer au mieux les «  outsiders  »  ? L’Écossais Scott Brash (n°10) se pose là. Remarquable et remarqué jeudi, l’enfant d’Edimbourg (34 ans), champion olympique par équipe aux Jeux de Londres en 2012, aura son mot à dire.

Et que dire d’ Edward Lévy. Lauréat du CSI 4* vendredi, le Français de 25 ans, 6e du Grand Prix 5* des Longines Masters de Paris de saut d’obstacles en 2018, ne souffre d’aucun complexe. Il fait partie de cette jeune génération capable de bousculer les grands pontes.

Autre tricolore, l’inévitable Kevin Staut (n°24) ne sera pas là pour faire de la figuration. «  Beaucoup de cavaliers vont considérer ce concours comme une échéance à part entière  », assure le Francilien du Chesnay, qui devrait jumper dans la même catégorie que l’Allemand Philipp Weishaupt. Sans oublier l’Irlandais Denis Lynch (n°26).

Poils à gratter

Ils seront à l’affût de la moindre brèche et pourraient s’en délecter. Et décidément, les Belges seront scrutés à souhait ce dimanche, notamment avec Nicola Philippaerts et Pieter Devos (n°5).

Numéro 1 des qualifications, l’Américain Lucas Porter a déjà fait des étincelles en cette fin de semaine. Reste à savoir s’il pourra gérer des obstacles au-delà d’1,50 m. En tout cas, le jeune cavalier d’à peine 23 ans n’a pas froid aux yeux. À l’image du champion de Suisse Bryan Balsiger (23 ans), vainqueur en septembre d’une épreuve internationale en Italie. Deux vraies pépites.

Dans la nasse, les Français Benjamin Devulder et Axelle Lagoubie devraient également se mêler à la lutte pour truster des places d’honneur, voire plus si affinités.

Normands en embuscade

Pénélope Leprévost a prévenu. La Rouennaise, Calvadosienne d’adoption, fait partie des chances normandes sur sa meilleure monture Excalibure de la Tour Vidal*GFE. «  On va avoir un Grand Prix d’un niveau exceptionnel. Mon cheval saute vraiment très très bien, mais ce n’est pas le plus rapide. S’il y a beaucoup de cavaliers au barrage, ça ne m’avantagera pas  », a confié la Haut-Normande, qui devra appréhender un long rayon de braquage pour bien figurer. Elle, qui fait figure de deuxième meilleure cavalière de saut d’obstacles du monde derrière la multiple médaillée olympique américaine Elizabeth «  Beezie  » Madden.

Son compatriote régional, l’Ornais Marc Dilasser, complète le giron normand et pourrait bien titiller le haut de tableau s’il ne connaît pas de couac. Le boss de La Renarderie du Mesnil-Clinchamps (Calvados), Laurent Goffinet, évoluera quant à lui en lauréat historique. Vainqueur à trois reprises (2003, 2004 et 2006), il jouera sa carte jusqu’au bout.

Surprises potentielles

Il ne faut certainement pas les sous-estimer en vue du classement final. Le Brésilien Marlon Zanotelli (n°15) pourrait bien se mêler à la lutte sur un malentendu et rêve de ramener le soleil manchois au pays. À l’aise et spontané, c’est la marque de fabrique des Sud-Américains étant donné que le Colombien Rene Lizarazo-Lopez garde en tête sa victoire ici en 2010. Question de grinta.

Nos deux Alexandra peuvent aussi surprendre leur petit monde. Ledermann d’un côté, Francart de l’autre, couronnée en 2018. Les Françaises seront observées avec attention. Bref, les mots peuvent nourrir les pronostics, mais le parterre de la piste aux étoiles, lui, est bel et bien là.

Le Progrès de Fécamp
Eure ; Grand Rouen - Elbeuf ; Eure ; Le Havre ; Pays de Caux ; Dieppe - Pays de Bray
Les sports, lundi 28 septembre 2020 605 mots, p. FSLP_28
Aussi paru dans
28 septembre 2020 - Paris-Normandie

Équitation Happy Jump

Le Belge Clemens triomphe

Auteur d'un double sans-faute, le Belge Pieter Clemens a remporté le CSI 3* (1,50 m), hier à Canteleu. Deux Français complètent le podium : Mathieu Billot et Cyril Bouvard.

Il n'y aura pas eu de Marseillaise, hier au Haras du Loup, pour finir ce deuxième week-end du Happy Jump. Pour y remédier, il aurait fallu qu'un cavalier français soit plus rapide et tout aussi propre que le Belge Pieter Clemens, vainqueur du Grand-Prix Région Normandie - Nutriset. Hier, pour ce dernier concours sur la piste Jouvence, le premier sans-faute était l'oeuvre du Néerlandais Jur Vrieling avec Fiumicino Van de Kalevallei. Troisièmes la veille, Mathieu Lambert et Airmes de Baleinesont été particulièrement rapides mais n'ont pu réaliser le sans-faute pour accéder au barrage final. Ce fut également le cas pour Axelle Lagoubie, sur Urane, qui commettait deux erreurs. Sur la deuxième marche du podium samedi, la Normande a terminé à la 35e place hier. Le premier Français de l'après-midi à se qualifier pour le barrage était Romain Lescanne, avec Amy de Beaufour.

Soixante au départ, ils étaient finalement onze cavaliers à prétendre à la victoire finale lors d'un second passage. Toujours sous un crachin normand, le Néérlanais Jur Vrieling était le premier à s'élancer mais faisait tomber une barre dès le premier obstacle. Le Britannique Joseph Stockdale, très propre lors de son passage en compagnie de Cacaharel, était le premier à effectuer un sans-faute lors de ce barrage (42''12).

Billot n'était pas loin

Mais l'Anglais n'a pas été le plus rapide et a très vite perdu sa place de leader au profit de Mathieu Billot, dont le cheval Quel Filou 13a effectué une dernière ligne droite canon (39''01). Médaillée olympique, Alexandra Ledermann était en avance au temps intermédiaire avec Requiem de Talma mais a échoué de peu (39''69), tout comme le Français Cyril Bouvard, avec Brisbane des Salines, qui a bouclé le parcours à seulement six centièmes de Mathieu Billot (39''07).

Le meilleur cavalier du jour était finalement le Belge Pieter Clemens. En comagnie d' Icarus, il a raflé la mise en faisant un sans-faute en seulement 38''67. Mathieu Billot devait s'avouer vaincu. « Mon cheval n'est pas le plus rapide mais c'était un barrage plutôt favorable pour moi, confie le Normand, installé à Saint-Gatien-des-Bois dans le Calvados. Entre l'obstacle un et deux j'ai 8 foulée en freinant, au lieu des 7. Du troisième au quatrième, je n'ai pas la première foulée, j'en ai une à l'extérieur. Sur la dernière ligne j'ai rattrapé le temps perdu. Sur la journée, ' Quel Filou' a été exceptionnel. Il a 14 ans, c'est un cheval surpuissant avec énormément de moyens. Son défaut c'est qu'il va tellement haut et tellement loin, qu'il perd du temps au chronomètre. Depuis le début de l'année il n'a fait qu'une barre, je ne peux rien lui reprocher. En tout cas on est ravis d'être deuxièmes de ce Grand-Prix. »

Grand-Prix Région Normandie - Nutriset CSI 3* (1,50m) :

1. Pieter Clemens (BEL) (Icarus) ; 2. Mathieu Billot (Quel Filou 13) ;

3. Cyril Bouvard (Brisbane des Salines) ; 4. Francisco José Mesquita Musa (BRE) (Alea Imperio Egipcio) ; 5. Alexandra Ledermann (Requiem de Talma) ; 6. Joseph Stockdale (Cacharel) ; 7. Luis Ferreira (POR) (Cerruti Van Ter Hulst) ; 8. Angélique Hoorn (NED) (Expectation of Romance) ; 9. Daniel Meech (NZL) (Cinca) ; 10. Romain Lescanne (Amy de Beaufour) ; 11. Jur Vrieling (NED) (Fiumicino Van de Kalevallei) ; 12. Omer Karaevli (TUR) (Cantate) ; 13. Richard Howley (IRL) (Arlo de Blondel) ; 14. François-Xavier Boudant (Ciento) ; 15. Max Thirouin (Utopie Villelongue)...

Ouest-France
Mayenne
Mayenne, dimanche 10 juillet 2022 204 mots, p. Actu Mayenne_21
Aussi paru dans
9 juillet 2022 - Maville (site web réf.)

Des salles de sport rebaptisées au féminin

A. C.

Plus de 2 ans après leur construction, les différentes salles du complexe sportif Du Pressoiras ont été rebaptisées, hier. Elles portent désormais les noms de sportives françaises de haut niveau.

Plusieurs dizaines de personnes étaient réunies pour célébrer l’événement, auquel ont participé les championnes Marie-Amélie Le Fur, athlète handisport médaillée olympique, et Agnès Le Lannic, championne de tennis de table.

Le maire Philippe Henry s’est dit fier que des noms féminins aient été associés à ces salles : «  En France, il y a moins de 10 % des équipements sportifs qui portent le nom d’une sportive. Nous voulons remettre à l’honneur le sport féminin, et accompagner ce rééquilibrage comme nous le faisons avec les rues de la ville.  »

Au total, cinq salles sont renommées : elles deviennent les salles Agnès-Le-Lannic, Marie-Amélie-Le-Fur, Cléopâtre-Darleux, Eva-Serrano et Stéphanie-Bodet.

Pour Agnès Le Lannic, «  ce complexe renommé, ce sera l’occasion de faire de la mixité sociale et de genre. Cette salle doit être une source de plaisir, d’épanouissement, de respect, de partage mais surtout de dépassement de soi.  »

Cet article est paru dans Ouest-France

Ouest-France
Challans, Saint-Gilles-Croix-de-Vie ; Les Sables d'Olonne
Pays de Vie - Pays de Monts, samedi 30 juillet 2022 309 mots, p. Challans Saint-Gilles-Croix-de-Vie_13

Que faire ce week-end en Pays de Monts ?

Pique-nique électro à La Barre-de-Monts

De la musique électro dans un lieu historique est plutôt incongrue et pourtant l’écomusée du Daviaud le fait. C’est la nouveauté de cet été, un pique-nique électro au cœur du site situé en plein marais breton vendéen, avec La Mamie’s collectif de DJ qui ouvre le bal.

Samedi 30 juillet, à 19 h 30 à l’écomusée du Daviaud. Tarif : 10 €. Réservations au 02 51 93 84 84 ou sur ledaviaud.fr. Restauration sur place.

Course des Ridins à La Barre-de-Monts

Le club Saint-Jean-de-Monts Vendée triathlon-athlétisme reprend en mains ce rendez-vous sportif qui entraîne les coureurs en forêt et sur la plage du côté de la tour de Boisvinet. De 6 à 21 km en courant ou 15 km en marchant, c’est selon le courage de chacun et chacune. Les enfants ont même leur épreuve, un grand défi type Koh Lanta.

Dimanche 31 juillet, de 10 h à 13 h sur le front de mer à Fromentine.

Brunch à La Barre-de-Monts

Après dégustation de produits locaux préparés par l’association de producteurs Gens du Marais, les participants et participantes pourront visiter le Daviaud en toute tranquillité, avant l’ouverture de l’écomusée au public.

Dimanche 31 juillet, de 10 h à 14 h, au Daviaud. Réservations au 02 51 93 84 84. Tarif : 25 € adulte ; 15 € enfant.

Démonstrations de judo à Saint-Jean-de-Monts

Double médaillée olympique de judo, Sarah-Léonie Cysique vient partager sa passion du judo avec le public. Démonstrations et initiations sont prévues, ainsi qu’une séance de dédicaces en fin de journée.

Dimanche 31 juillet, de 15 h à 19 h, sur la plage des Oiseaux. Gratuit.

Cet article est paru dans Ouest-France

Le Progrès (Lyon)
Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône
Actu | ouest lyonnais, samedi 29 juillet 2023 255 mots, p. OGML24,VALS23

Saint-André-la-Côte

La tournée des « drapeaux olympiques et paralympiques » passera par la commune

E. G.

Une première dans le Rhône et pour Saint-André-la-Côte. Le village de 268 habitants accueillera, le 30 septembre, la tournée des « drapeaux olympiques et paralympiques ».

La commune de Saint-André-la-Côte est la première commune du Rhône à accueillir la tournée des « drapeaux olympique et paralympique ». Du haut de ses 268 habitants, elle devient la plus petite commune à recevoir l’événement. « C’est un super symbole. Les Jeux mettent en avant des sports mineurs mais aussi de petits territoires », commente Laurent Canonico, responsable de la promotion territoriale de la communauté de communes du Pays Mornantais (la Copamo).

L’après-midi du samedi 30 septembre 2023, les symboles olympiques, emmenés par la délégation officielle de Paris 2024, flotteront au belvédère du Signal à plus de 900 mètres d’altitude.

Un après-midi handi-accueillant

Au cours de l’événement, de nombreuses disciplines sportives seront proposées à tous, valides et personnes à mobilités réduites. La journée vise également à promouvoir le programme « Sport et parité ». À cette occasion, sera inauguré le chantier d’un plateau multisports qui portera le nom d’une médaillée olympique de Londres.

Le label « Terre de Jeux »

L’ensemble a été possible car la Copamo, dont fait partie Saint-André-la-Côte, a été labellisée depuis 2021, « Terre de Jeux Paris 2024 ».

« En plus de la tournée des drapeaux, la communauté de communes s’est engagée à faire vivre les Jeux, en créant de l’animation », explique Laurent Canonico. Quatre villages olympiques seront installés dans la communauté de communes.

Le Progrès (Lyon)
Edition Est Lyonnais
Actu | plaine de l'est, samedi 7 octobre 2023 165 mots, p. LYOE24

Corbas

Gym rythmique : une médaillée olympique en master class à Corbas GR

Ce week-end, le club de Corbas GR a accueilli Anna Rizatdinova, médaillée de bronze aux Jeux Olympiques de Rio en 2016 et multimédaillée aux championnats du monde en gymnastique rythmique. Pour sa première venue en France en tant qu’entraîneure, l’athlète ukrainienne, incarnant l’excellence de la discipline, a dispensé des cours particuliers aux gymnastes corbasiennes et dirigé trois sessions de master class ouvertes à des gymnastes venant de toute la région voire de la France. Ces trois jours riches en apprentissages et moments de partage ont été un réel succès. Gymnastes et entraîneurs, tout à l’écoute des enseignements de la championne, sont reparties avec de précieux conseils pour poursuivre leur perfectionnement. Une belle opportunité en vue des prochaines compétitions pour un club familial, dynamique et performant.

Sud Ouest
Toutes éditions ; Landes
samedi 4 juillet 2020 316 mots, p. Landes-C1_12

Landes

Basket Landes va découvrir l'Euroligue

BASKET-BALL Le club est pour la première fois qualifié pour le tour préliminaire de la plus prestigieuse des coupes d'Europe

Basket Landes sera pour la première fois de son histoire en Euroligue. La nouvelle est tombée hier, vendredi 3 juillet, avec un communiqué de presse de la Fédération française, qui a accepté le dossier du club. Une nouvelle qui avait de quoi donner le sourire à la présidente directrice générale du club, Marie-Laure Lafargue : " Notre première ambition n'était pas celle-là ! " Quatrième lors de l'arrêt du championnat de Ligue féminine, le club était prioritaire pour proposer sa candidature, après le désistement de Lattes-Montpellier (3e). Le club landais avait alors peaufiné un dossier et bien calculé les répercussions économiques d'une participation à ce tournoi et a tenté sa chance.

Gagner en expérience

À présent, Basket Landes est bel est bien en Euroligue en tour préliminaire, " au bal des 18 plus grandes équipes européennes " pour reprendre les mots de Marie-Laure Lafargue. Pour une première participation, l'ambition est donc de surmonter le premier obstacle : " Le but, maintenant, va être de passer le tour préliminaire. On va essayer de figurer au mieux possible, de prendre l'expérience qu'il y a à prendre face aux meilleures équipes européennes et se concentrer sur les matches à domicile. " Il se peut encore que Basket Landes n'ait pas à passer par le tour préliminaire, en cas de désistement d'autres équipes. Mais à la suite d'une rencontre avec un délégué de la Fédération internationale, jeudi 2 juillet, Marie-Laure Lafargue estime que cette probabilité est très mince.

Dans tous les cas, cette participation à l'Euroligue de la capitaine de l'équipe, Céline Dumerc, constitue une belle consécration à un an de la retraite. En cas de qualification, la médaillée olympique de 2012 pourra potentiellement affronter son ancien club, le Bourges Basket, et son expérience sera sûrement décisive pour aborder cette nouvelle compétition.

Victor Dubois-Carriat

Ouest-France
Ancenis
Ancenis et sa région, lundi 4 juillet 2022 521 mots, p. Ancenis_10

«  L’équipe des Jeux, c’est la consécration, le rêve  »

Thérèse Lemoine a participé à trois Jeux paralympiques. Dans le cadre de Terre de Jeux 2024 et du forum de samedi, elle a témoigné sur le sport de haut niveau et l’olympisme.

Labellisée Terre de Jeux 2024, la commune Vallons-de-l’Erdre  s’engage à faire vivre la dynamique olympique sur son territoire, via, notamment, des animations sportives  », ​explique Gaëlle Terrien, adjointe. Ainsi, samedi, le forum associatif a invité Thérèse Lemoine, originaire de Bonnœuvre, médaillée olympique d’escrime à Séoul en 1988, à témoigner sur ses expériences olympiques. Une rencontre animée par Gaëlle Terrien.

Tu as participé à trois Olympiades. Laquelle t’a le plus marquée ?

Séoul, car j’ai été désignée porte-drapeau de l’équipe de France. Au moment du défilé et durant les Jeux, j’étais la référente, la capitaine choisie parmi 150 athlètes. Représenter la France, c’est un honneur, un souvenir extraordinaire. Rentrer dans un stade avec 100 000 personnes, c’est quelque chose qui s’inscrit dans votre mémoire.

Pourquoi avoir choisi l’escrime ?

J’ai pas mal d’années de fauteuil derrière moi. Dans le cadre de ma rééducation, à Lorient, j’avais été initiée au basket en fauteuil roulant. J’étais plus attirée par le sport individuel. Un club proposait l’escrime. Par curiosité, je me suis initiée durant un an, deux fois par semaine. C’est très technique. J’ai mis un an avant d’y voir clair, d’intégrer mentalement ce sport. Plus je m’entraînais, plus j’étais motivée et plus j’avais envie de me mesurer à d’autres adversaires au niveau départemental. Les résultats étant là, la motivation grandit. Je ne pensais pas intégrer l’équipe de France et faire des compétitions internationales. Les championnats de France, d’Europe, du Monde suivent et puis, un jour, le staff vous intègre dans l’équipe des Jeux. C’est la consécration, le rêve. Des années de préparation aussi. Je me souviens des huit heures d’entraînement par jour durant les stages. Le lendemain, j’enchaînais avec le travail. Il faut une super motivation. Mais on peut aussi prendre plaisir dans le sport loisir.

Paris 2024, c’est dans deux ans. Comptes-tu y aller ?

Je ne sais pas encore ce que sera l’organisation et si je serai invitée. Il est prévu que l’ouverture des Jeux se fasse en même temps pour le handi sport et les valides. Je ne suis pas sûre que c’est la bonne formule. C’est une autre logistique, un encadrement différent. Et puis concernant les médias, il ne faut pas rêver. Il y a trop d’enjeux financiers. Si, en 2024, un nouveau Usain Bolt surgit, il aura plus de temps d’antenne qu’un athlète français handi sur 100 m. À Séoul, aucun sponsor n’est venu frapper à notre porte. La médaille, on n’en faisait pas un fromage. On savourait entre nous. Aujourd’hui, le sport paralympique prend lui aussi la direction du business.

Cet article est paru dans Ouest-France

Le Figaro (site web)
vendredi 11 novembre 2022 - 13:44 UTC +01:00 714 mots

Sports ; Basket

Aussi paru dans
11 novembre 2022 - AFP Infos Françaises

Sport de haut niveau et endométriose : le quotidien «très compliqué» de Sandrine Gruda

Le Figaro avec AFP

Double médaillée olympique de basket, la Française souffre de cette maladie gynécologique inflammatoire et chronique toujours «taboue», dont la prise en compte au quotidien est «très compliquée» dans un sport collectif.

Quand avez-vous été diagnostiquée souffrant d'endométriose ?

Sandrine Gruda : J'ai été diagnostiquée à l'âge de 26 ans aux USA. J'avais des douleurs beaucoup plus intenses alors que j'étais déjà sous pilule. Depuis l'âge de 18 ans, j'étais sujette à des vomissements, à de fortes crampes. Quand le pic de douleur atteint un certain niveau, cela peut faire des vertiges, cela cloue au lit. À l’époque, je prenais du Spasfon, mes Tic Tac favoris... Aux États-Unis, le diagnostic a été fait tout de suite.

Comment avez-vous réagi ?

Cela a été un moment assez effrayant, car c'était un diagnostic qui tombait en anglais. Le gynécologue a pris un ton grave, donc je comprends que c'est sérieux. Il m'explique et finit par me dire la conséquence la plus redoutée qui est l'infertilité. J'étais aussi quand même assez furieuse car je me disais : pourquoi en France on ne m'a pas diagnostiqué la maladie ? Parfois, diagnostiquer une personne, c'est diagnostiquer toute une famille car c'est une maladie héréditaire. Mais, finalement, je suis chanceuse car avoir un diagnostic à 26 ans, c'est précoce.

Comment vivez-vous votre vie de sportive de haut niveau avec cette maladie ?

J'étais sous pilule en continu, ce qui peut être très contraignant pour moi car je voyage beaucoup, donc avec différents fuseaux horaires. Ensuite, j'ai commencé un régime anti-inflammatoire puis j'ai arrêté la pilule. Mon suivi alimentaire calme mes douleurs, c'est beaucoup plus supportable. Ma solution à moi n'est pas forcément la solution pour une autre femme car il y a autant d'endométrioses que de femmes atteintes.

» LIRE AUSSI - Endométriose: «Des médecins parlent de fertilité à des femmes qui ont des douleurs bien plus urgentes»

» LIRE AUSSI - À la recherche des causes génétiques de l’endométriose

Est-ce que votre entraînement est adapté ?

Non. Il y a vraiment une grande marge d'évolution. Il faudrait du management sur mesure. C'est possible dans un sport individuel, dans un sport collectif c'est très compliqué, car cela peut aussi pénaliser le reste de l'équipe.

Avez-vous déjà été empêchée de jouer ?

En Italie, un jour de match, j'avais pu faire l'entraînement du matin mais ensuite j'étais clouée au lit. J'ai dit à mon coach que je ne voulais pas jouer le match. Finalement, après une sieste, et avoir convenu avec mon entraîneur que je n'étais qu'à 30/40 % de mes capacités, j'ai joué et les douleurs se sont atténuées. Même aujourd'hui quand j'ai mes règles, c'est une préparation mentale et physique. Le mois dernier par exemple, je suis arrivée à l'entraînement, j'étais déjà fatiguée. Et il faut savoir qu'une femme qui a l'endométriose vit dans l'angoisse permanente, car cela peut surgir à n'importe quel moment.

Quelles ont été les réactions quand vous en avez parlé publiquement ?

J'en ai parlé publiquement sur Instagram l'été 2020. Ce sont surtout des femmes lambda qui m'ont contactée. J'ai aussi contacté le coach français du club italien où j'allais jouer, Pierre Vincent, pour lui expliquer. Il m'a écouté avec beaucoup d'attention.

Est-ce que d'autres sportives vous ont confié souffrir d'endométriose ?

Non je n'en connais pas. C'est un sujet tabou dans le sport. Notre corps est notre outil de travail et donc il est hors de question qu'on affiche volontairement un dysfonctionnement, cela voudrait dire aussi faiblesse ou incompétence.

C'est votre statut de championne qui vous permet de parler sans ne rien risquer ?

Oui. Les gens étaient à mille lieues d'imaginer que j'avais quoi que ce soit comme maladie parce que mes performances physiques et sportives ne le démontraient pas. Je n'aurais rien dit, cela aurait été pareil car je performe. Le message que j'essaie de faire passer, c'est : «c'est possible mais cela n'est pas sans peine». Bien sûr, s'il avait fallu me faire opérer, j'aurais dit au revoir à ma carrière. Il y a beaucoup de femmes qui vivent dans la honte et qui se sentent seules. La prochaine petite fille aura peut-être son diagnostic à 14 ans, assez tôt, et pas à 40 ans, pour avoir une meilleure prise en charge.

Le Télégramme (Bretagne)
lundi 5 octobre 2020 632 mots, p. 18SPO-18
Aussi paru dans
4 octobre 2020 - Le Télégramme (Bretagne) (site web)

Judo

Judo « Sainte-Genevièveet la Bretagne n'ont fait qu'un »

Arnaud Le Sauce









Arnaud Le Sauce

Originaire de Plouzané, le coach Laurent Bosch était un peu à la maison, dimanche, à Brest. Son club de Sainte-Geneviève, qui accueille beaucoup d'espoirs bretons , est passé tout près de l'exploit.

Championnats de France par équipes,à Brest Laurent Bosch, racontez-nousvotre finale...

On démarre avec Léa Fontaine, notre espoir, championne d'Europe juniors en lourdes. Elle prend Madeleine Malonga qui est championne du monde seniors en -78 kg. C'est un combat entre une fille expérimentée et une plus jeune. Léa lui est rentrée dedans et l'a poussée à la faute. Elle gagne trois pénalités à zéro. C'est un point sur lequel on comptait même s'il n'était pas simple à inscrire. Derrière il y a Mélodie Vaugarny qui rencontre Astride Gneto. L'année dernière, elle avait subi l'impact physique d'Astride. Ça a encore été le cas. Ensuite, Mathilde Briant (originaire de Trégunc) affronte Katia Moussa puisque Priscilla Gneto, médaillée olympique était forfait. Entre ces deux filles d'un niveau similaire, Mathilde a fait ce qu'il fallait malgré la pression d'une finale à la maison. Elle a bien respecté les consignes, notamment sur le kumikata (saisie du kimono) et a gagné trois pénalités à zéro. On vire en tête à 2-1.

Le combat de Kaïla Issoufi allait donc être décisif...

Oui, on savait que le dernier combat entre Kaïla Issoufi (originaire de Vannes) et Margaux Pinot, médaillée mondiale, serait compliqué. Alors, tous nos espoirs reposent sur Cloé Yvin (originaire de Vern-sur-Seiche) qui fait face à Deketer, une fille, comme elle, plusieurs fois médaillée au France. L'année dernière, elle avait déjà perdu. Cette fois, elle a été un peu trop généreuse face une fille qui joue sur le contre. C'est ce qui s'est passé. Elle arrive ensuite à la pousser à deux pénalités mais la troisième n'est pas tombée. Malheureusement, ça ne suffit pas. Dommage, la fête aurait été belle à la maison.

On sent de la frustration. Mais n'est-ce pas tout de même une belle performance ?

Oui. On ne va pas baisser les bras. On va revenir. On reste sur trois finales de rang perdues contre l'ESBM. Quand on regarde les deux équipes sur le papier, il y a une différence de casting, de niveau. Nous sommes un club qui accompagne les jeunes vers le haut niveau. Des finales comme ça, ça sert à prendre de l'expérience. C'est ce que j'ai dit à Kaila qui est un peu déçu d'avoir pris ippon direct mais, en face, c'était une médaille mondiale seniors. Elle, elle est junior. C'est comme ça qu'on apprend. Le bilan est positif. Mais nous étions venus pour le titre. Il fallait que les planètes soient toutes alignées pour ça. Nous sommes passés tout près de l'exploit.

Pourquoi Sainte-Geneviève est un peu le club des Bretons à Paris ?

Il y a en effet beaucoup de jeunes issus de clubs bretons qui nous rejoignent et qui sont notamment passés par le pôle quand j'y étais CTR (conseiller technique régional) ou un peu après. On est un peu une structure d'accueil pour les Bretons qui tentent l'aventure parisienne, un club un peu famille et qui fait du haut niveau. Logiquement, les profs des clubs d'origine nous font confiance et ça se fait naturellement.

Est-ce la première fois où le club est autant porté par le public ?

Autant de supporters, autres qu'appartenant au club, oui. Souvent, on se déplace en groupe avec un car qui emmène nos jeunes, nos supporters... et il y a beaucoup de rouge et blanc dans la salle. Aujourd'hui, c'est plus les clubs dont les jeunes sont issus qui se sont bougés et qui ont soutenu le club. Mais c'est vrai, aujourd'hui, Sainte-Geneviève et la Bretagne n'ont fait qu'un.

Ouest-France
La Roche-sur-Yon ; Finistère Nord ; Nantes Metropole ; Saint-Brieuc ; Mayenne ; Chateaubriant, Ancenis ; Finistère Sud ; Saint-Nazaire, La Baule ; Lannion ; Rennes Métropole ; Sarthe ; Maine-et-Loire ; Lorient ; Vendée Littoral ; Les Herbiers, Fontenay-le-Comte ; Dinan ; Vannes ; Saint-Malo, Dinard ; Auray ; Ille-et-Vilaine ; Calvados, Manche, Orne
Toutes éditions SP, dimanche 20 septembre 2020 46 mots, p. Sports Vendée_13

[Anaïs Bescond a remporté le titre national...]

Anaïs Bescond a remporté le titre national de sprint court (deux tirs avec balles de pioche) lors des championnats de France disputés hier à La Féclaz (Savoie). La médaillée olympique s’est imposée avec 29 secondes d’avance sur Chloé Chevalier et 49 sur Caroline Colombo.

Ouest-France
Les Herbiers, Montaigu ; Les Sables d'Olonne ; La Roche-sur-Yon ; Challans, Saint-Gilles-Croix-de-Vie ; Fontenay, Luçon
Vendée SP, mercredi 25 novembre 2020 194 mots, p. Les Herbiers-Montaigu_26

Trespeuch et les Bleus inquiets pour leur reconversion

La semaine dernière, Chloé Trespeuch et le collectif des équipes de France de snowboard ont lancé une pétition visant à interpeller la ministre déléguée aux Sports. Les snowboardeurs s’inquiètent pour leur reconversion, puisqu’un nouveau règlement européen vient mettre fin à la possibilité pour les riders de haut niveau d’obtenir le diplôme d’État (DE) de moniteur de snowboard, sans passer au préalable les épreuves techniques de ski alpin (2019/907 du 14 mars 2019, «  Common Training Test  »).

Pour la Vendéenne, médaillée olympique de Sotchi 2014, ainsi que ses partenaires tricolores, cette décision est jugée  discriminatoire , puisque ce sont deux disciplines à part entière, et qu’une telle exigence amène donc à une  situation qui met en péril le snow en France . La France est le seul pays d’Europe occidentale à ne pas disposer de DE en snowboard. S’il reste possible aux snowboardeurs français de passer leur diplôme à l’étranger, notamment en Suisse, Espagne ou Italie, obtenir l’équivalence et la reconnaissance française ensuite est un parcours de longue haleine. À ce jour, la pétition compte plus de 3 550 signataires.

L'Indépendant
CARCA_IN
mardi 20 octobre 2020 160 mots
Aussi paru dans
19 octobre 2020 - L'Indépendant (site web)
20 octobre 2020 - La Dépêche du Midi

Peut-être de futurs champions...

Depuis le 10septembre, avec l'aide de la mairie, une section judo pour les enfants a été mise en place au village avec le Budo club 11. Cette section est animée par Virgile et Richard Pavia, respectivement frère et père d'Automne Pavia, championne médaillée olympique. Les séances se déroulent au foyer du village le jeudi de 17h15 à 18heures pour les 3 à 6 ans et de 18heures à 19heures pour les enfants âgés de 7 ans ou plus. Une séance d'essai gratuite est offerte à tous ceux qui voudraient essayer. Dès son démarrage, cette activité a séduit bon nombre d'enfants de Couffoulens et des villages avoisinants. À ce jour, plus de trente judokas en herbe sont inscrits et suivent les cours avec assiduité. Les responsables remercient la municipalité pour l'aide qu'elle leur a apportée et se montrent très satisfaits d'un début de saison prometteur. Le groupe des plus grands avant le cours du jeudi.G. O.

Ouest-France
Vannes ; Dinan ; Saint-Brieuc ; Mayenne ; Maine-et-Loire ; Lorient ; Saint-Malo, Dinard ; Finistère Nord ; Saint-Nazaire, La Baule ; Les Herbiers, Fontenay-le-Comte ; Chateaubriant, Ancenis ; Finistère Sud ; Nantes Metropole ; Ille-et-Vilaine ; Calvados, Manche, Orne ; Auray ; Sarthe ; Rennes Métropole ; Lannion ; La Roche-sur-Yon ; Vendée Littoral
Omnisports, dimanche 27 décembre 2020 833 mots, p. Sports Morbihan_7

Les disparus de l’année 2020

FOOTBALL

Arnold Sowinski (89 ans) ancien gardien de but et entraîneur du RC Lens. Michel Hidalgo (87 ans), sélectionneur des Bleus de 1976 à 1984. Robert Herbin (81 ans), joueur international puis entraîneur du grand Saint-Etienne des années 70. Gérard Houllier (73 ans), entraîneur à Lens, Paris, Lyon, Liverpool, sélectionneur des Bleus de 1992 à 1993. Le Nordiste Alex Dupont(66 ans) ancien coach de Gueugnon et Brest.

Jean-Louis Léonetti(82 ans) ancien attaquant de Marseille, Rouen, Paris SG. Edmond Baraffe (77 ans) ancien international de Toulouse. Daniel Bernard(70 ans) ancien gardien de but de Rennes, Brest du Paris SG. Philippe Redon(69 ans) ancien attaquant de Rennes, Paris, Metz, Laval. Jean-François Charbonnier, (61 ans) attaquant du PSG des années 80.

Bruno Martini(58 ans), ancien gardien de but d’Auxerre et de l’équipe de France des années 80-90. Dominique Aulanier(46 ans), attaquant de Saint-Etienne et Nice. L’ancien attaquant Auxerrois Fabrice Lepaul(42 ans). Le jeune Guingampais Nathael Julan (23 ans).

Harry Gregg (87 ans) ancien gardien irlandais de Manchester United, survivant de la catastrophe aérienne de Munich en 1958. Les champions du monde anglais 1966 Jacky Charlton(85 ans) et Nobby Stiles(78 ans), Le vice-champion du monde allemand de 1966, Hans Tilkowski(84 ans). Viktor Ponedelnik(83 ans) champion d’Europe 1960 avec l’URSS.

Le gardien anglais du Mondial 70, Peter Bonetti(78 ans), celui de Liverpool et Tottenham Ray Clemence (72 ans), Norman Hunter(76 ans) et Trevor Cherry(72 ans), anciens internationaux anglais du Leeds United des années 60-70.

Les Néerlandais Robbie Rensenbrink (72 ans) et Wim Suurbier(75 ans), doubles finalistes des Coupes du monde 74 et 78. L’international italien de la Juventus Turin Pietro Anastasi (71 ans). José Luis Capon (72 ans) défenseur de l’Atlético de Madrid.

Radomir Antic(71 ans) ancien entraîneur serbe du Real et de l’Atlético Madrid. Alejandro Sabella(66 ans), sélectionneur de l’Argentine finaliste du Mondial 2014.

Paolo Rossi(64 ans) l’avant-cerntre champion du monde et ballon d’or 1982. Michael Robinson (61 ans) ancien attaquant irlandais de Liverpool des années 80. Diego Maradona (60 ans), le génie argentin roi du Mondial 1986. Papa Bouba Diop (42 ans), le buteur du Sénégal contre la France lors du Mondial 2002.

L’ancien président de la FFF Jean Fournet-Fayard (88 ans), Lorenzo Sanz (76 ans) ancien président du Real Madrid, Pape Diouf (68 ans), journaliste puis président de l’OM de 2005 à 2009.

CYCLISME

Le Belge Roger Decock (93 ans) vainqueur du Tour des Flandres 1952, l’Italien, frère ainé de Francesco, Aldo Moser(86 ans). Maurice Moucheraud (86 ans), champion olympique en 1956 par équipes sur route, le grimpeur marseillais des années 50-60.

Louis Rostollan (84 ans) ; l’ancien coureur devenu directeur sportif chez Sky Nicolas Portal(40 ans). Le Bourguignon Fabrice Philipot (54 ans), meilleur jeune du Tour de France 1989.

TENNIS

L’Australien vainqueur de 4 tournois du Grand Chelem Ashley Cooper(83 ans). L’Américain Dennis Ralston, vainqueur de cinq grands Chelems en double puis coach de Chris Evert, Gabriela Sabattini et Yannick Noah.

ATHLETISME

La championne olympique 1952 du javelot, la Tchèque Dana Zatopkova(97 ans), épouse d’Emil Zatopek, décédé en 2000. Le sprinter américain BobbyJoe Morrow(84 ans), triple champion olympique à Melbourne en 1956.

L’Américain Refer Johnson (85 ans) champion olympique du décathlon en 1960 à Rome. Le lanceur de javelot letton Janis Lusis (80 ans), champion olympique en 1968. L’Italien Donato Sabia(56 ans) champion d’Europe en salle du 800 m, en 1984.

AUTO

Le pilote anglais Stirling Moss (90 ans), quatre fois vice-champion du monde de Formule 1 dans les années 50.

TENNIS DE TABLE

Le pongiste nordiste Jacques Secrétin (72 ans), champion du monde en double mixte, champion d’Europe en simple dans les années 70.

EQUITATION

La cavalière française, née en Allemagne, Margit Otto-Crépin (75 ans) médaillée olympique à Séoul en 1988.

BASKET

David Stern(77 ans) ancien patron de la NBA, Kobe Bryant(41 ans), la star des années 2000.

RUGBY

Michel Celaya(89 ans) et André Abadie(85 ans) anciens capitaines du XV de France, Arnaud Marquesuzaa(85 ans), international et trois fois champion de France. Jean-Pierre Lux(74 ans) trois-quarts international des années 60-70, vainqueur du Tournoi en 1967, 68 et 70.

Andy Haden(69 ans) ancien capitaine des All Blacks. Gilbert Doucet (64 ans), joueur puis entraîneur de Toulon. Eric de Cromières (66 ans) le président de Clermont. L’ailier international de Toulon et du Stade Français Christophe Dominici(48 ans), cinq fois chamipon de France quatre fois vainqueur du Tournoi des 5 puis 6 nations

MOTO

L’Italien Carlo Ubbiali(90 ans), neuf fois champion du monde dans les années 50. Paulo Gonçalves(40 ans) habitué du Dakar.

SKI

Le Norvégien Finn Christian Jagge , champion olympique 1992 de Slalom (54 ans)

L'Est Républicain
Edition de Besançon ; Edition de Montbéliard ; Edition de Vesoul ; Edition de Belfort
Région, mercredi 5 juillet 2023 638 mots, p. MONT6,DOHD6,EVES6,EBEL6

Bourgogne-Franche-Comté

L’agriculture régionale sème pour demain

Éric Barbier

Quel visage aura l’agriculture régionale en 2040 ? Plus de 2 200 professionnels, associatifs, étudiants ont contribué à une réflexion d’une ampleur inédite dont découle une soixantaine de « pistes d’actions concrètes ». Il ne reste plus qu’à…

Le lapsus du préfet de région, Franck Robine, résume en un mot l’essence de cette œuvre introspective et collective que vient d’échafauder le monde agricole régional : « Il faut qu’on en diffuse le contenu bien au-delà des agriculteurs, c’est le sens de ce travail pour l’agriculture de Bourgogne-Franche-Comté, un travail pour l’avenir de la région, pour la société tout en terre… entière ».

Renouvellement de générations

C’est ce sillon semé d’espoir et d’une soixantaine d’actions concrètes, nourries par les observations, réflexions, inquiétudes et motivations de plus de 2 200 personnes, que viennent de tracer les acteurs de ce secteur d’activité qui peut s’enorgueillir de posséder des races bovines, des AOP fromagères, des climats connus dans le monde entier. Mais « ne peut plus dire qu’il n’est pas au courant du réchauffement climatique et des effets des pesticides ». Et doit rédiger une feuille de route, la plus objective et fertile, pour se projeter efficacement et amorcer avec sérénité son renouvellement de générations. « Les exploitants de 55 ans ou plus, qui sont déjà ou pourront être concernés par l’ouverture des droits à la retraite dans la décennie à venir, représentent désormais 38,2 % des effectifs, soit 5,6 points de plus qu’en 2010 », alerte le recensement agricole de 2020.

« C’est le temps des actes »

« Cette réalisation permet de donner la température réelle du ressenti des uns et des autres », exprime avec conviction le président de la chambre régionale d’agriculture, Christian Decerle, qui a pu compter sur le soutien de la Région, de l’Inrae et de l’État, pour faire mûrir ce « fruit de compétences croisées, ce matériau d’une richesse extraordinaire ». Qu’il va falloir rendre opérationnel pour convaincre la société. « C’est le temps des actes », a garanti Marie-Guite Dufay, ce mardi 27 juin à l’Agora de Genlis, devant une assemblée de quelque 300 personnes. « Ce chemin est un chemin de combat ».

Les agriculteurs, qui aspirent à « devenir des chefs d’entreprise sereins et épanouis », savent se retrousser les manches. Cette fois, ils s’en donnent les moyens. Et attendent une prise de conscience générale, une « intelligence collective » pour concrétiser les six grandes thématiques retenues : « Repenser et adapter l’offre de conseil et de formation au bénéfice des agriculteurs ; assurer le renouvellement des générations face aux départs massifs programmés ; conforter nos filières économiques agricoles en région et assurer une juste rémunération ; rendre compatible les défis environnementaux et la souveraineté alimentaire  ; renforcer la collaboration entre acteurs des territoires ruraux ; et restaurer un dialogue apaisé entre agriculteurs et société ».

« Se servir de tous les petits cailloux »

Invité prestigieux de cette soirée de présentation, l’entraîneur de l’équipe de France de handball médaillée olympique, Olivier Krumbholz, a opportunément tracé quelques parallèles avec son domaine de prédilection : « Lorsque l’on n’est pas dans une dynamique de progrès, on meurt ! » Pour atteindre ses objectifs, « il faut se servir de tout. Des victoires, des défaites, qu’il faut savoir accueillir sur un même front, sinon vous ne pouvez pas structurer une réussite. Et pour réussir, il faut se servir de tous les petits cailloux qu’il y a sur votre chemin ».

Et s’appuyer sur la force du collectif et de la persuasion. Les agriculteurs de Bourgogne-Franche-Comté ont l’intention de « raconter de belles histoires ». Une partie du scénario vient d’être écrite…

Le Figaro (site web)
vendredi 11 juin 2021 - 12:56 UTC +02:00 461 mots

Sports ; Jeux olympiques

Aussi paru dans
11 juin 2021 - AFP Infos Françaises HuffPost - France (site web) Ouest-France (site web)

JO 2020 : une médaillée olympique australienne quitte la sélection et dénonce «les pervers misogynes» du sport

LE SCAN SPORT - La double médaillée olympique de natation australienne Maddie Groves a claqué la porte de la sélection en colère contre certains responsables.

Maddie Groves ne dérochera pas de troisième médaille olympique cet été dans le bassin de natation de Tokyo. La double médaillée de Rio en 2016 (médaillée d'argent en 200 mètres papillon et en relais 4x100 m) a décidé de claquer la porte de la sélection pour les JO en dénonçant la présence dans le sport de « pervers misogynes ». La jeune femme de 26 ans a fait part de sa décision-choc sur les réseaux sociaux jeudi, alors que le processus de sélection en vue des JO de juillet doit démarrer samedi dans la ville d'Adelaïde.

« Que ce soit une leçon pour tous les pervers misogynes dans le sport et ceux qui leur lèchent les bottes», a-t-elle écrit dans son message. « Vous ne pouvez plus exploiter les jeunes femmes et filles, leur faire honte de leur corps ou craindre pour leur santé et ensuite vous attendre à ce qu'elles vous représentent pour que vous puissiez gagner votre bonus annuel. C'est terminé !» s'indigne-t-elle.

La nageuse ne donne pas d'indication sur l'identité des personnes visées. Elle s'était plainte en novembre dernier sur Twitter d'une « personne travaillant dans la natation qui me fait sentir mal à l'aise par sa façon de me dévisager dans mes fringues». Quelques jours plus tard elle dénonçait un « commentaire sinistre» fait par un entraîneur non identifié, qui se serait par la suite rapidement excusé, « peut-être parce que le psychologue de l'équipe lui avait dit de le faire».

Maddie Groves n'a pas porté plainte

Le président de l'organe directeur de la natation dans le pays Swimming Australia, Kieren Perkins, a de son côté regretté que la nageuse n'ait pas déposé de plainte formelle. « La réalité est que tout ce que nous savons est ce qu'il y a sur les réseaux sociaux, elle n'a à aucun moment contacté Swimming Australia, nous n'avons pas pu lui parler directement et parler de ses inquiétudes pour comprendre ce qu'il se passe», a-t-il déclaré vendredi à la chaîne Channel Nine.

Les dirigeants australiens veulent parler avec la nageuse

« Malheureusement, des messages sur les réseaux sociaux ne représentent pas une plainte recevable pour nous. Nous devons nous asseoir avec les gens et en parler», a-t-il ajouté. « Nous voudrions vraiment faire cela et nous souhaitons que Maddie vienne et parle avec nous si elle pense pouvoir le faire», a-t-il poursuivi. En dépit de son retrait, Maddie Groves précise qu'elle n'entend pas mettre un terme à sa carrière, disant avoir hâte de « participer à d'autres compétitions plus tard cette année ».

Le Télégramme (Bretagne)
mercredi 25 octobre 2023 669 mots, p. 17SPO1

Jeux Olympiques

Jeux Olympiques Tim Mourniac reste dans l’action

Recueilli par Aline Merret

Recueilli par Aline Merret Jusqu’à Paris 2024, le barreur du Nacra 17 Tim Mourniac va raconter, en exclusivité pour Le Télégramme, sa préparation pour les Jeux Olympiques. Dans ce premier épisode, le Quiberonnais évoque la gestion de la blessure de sa coéquipière, Lou Berthomieu.

En route pour Paris 2024 avec Tim Mourniac

« On a démarré avec Lou (Berthomieu) en novembre 2021 à l’occasion des Mondiaux parce que mon équipière de l’époque, Noa Ancian, s’était blessée. Lou était là en tant que remplaçante et ça s’est mieux passé que prévu (4 es). On a alors estimé que ça valait le coup de partir ensemble sur cette fin de préparation aux Jeux Olympiques de Paris ».

« Ça vient couper une belle dynamique »

« Depuis, l’année 2022 a été un peu plus compliquée (12 e au mondial ; 12 e Sof Hyères ; 8 e Princesa Sofia à La Palma). C’était une année pleine d’attentes mais la machine s’est enrayée et on a eu du mal à trouver une méthode de travail commune entre tout le monde avec le groupe France. Ça a été le point final de la collaboration avec toute l’équipe de France Nacra pour cette olympiade. Du coup, on a formé un staff privé. L’année 2023 a super bien débuté avec un top 5 à Palma et un top 6 à Hyères. Le Test Event à Marseille est resté sur la même dynamique... avant la blessure de Lou. Ce n’est pas le moment idéal. Ça vient couper une belle dynamique. Lou a été prise en charge très rapidement. Elle a été opérée très très vite. Elle est entrée dans une phase de rééducation rapidement. Pour l’instant, tous les feux sont au vert. Le seul point non négociable, c’est la qualité de sa greffe de tendon et ça, quelle que soit la personne, c’est six mois ! L’échéance est bien là : d’ici la mi-janvier, c’est de voir comment on peut envisager son retour sur le bateau. Et dans un deuxième temps son retour à la compétition ».

Aloïse Retornaz en intérim

« En attendant, on a réorganisé les choses un peu différemment, avec une remplaçante pour préparer les championnats d’Europe en novembre où on aimerait s’aligner et être le plus performant possible. Je m’entraîne aujourd’hui à Brest, pour au moins trois blocs d’une semaine, avec Aloïse Retornaz (médaillée olympique en 470, bronze à Tokyo), avec qui je suis très proche. Ensuite on se dirigera vers Vilamoura au Portugal pour préparer ces championnats, essayer de concrétiser ce one-shot ensemble et voir ce qu’on vaut avec un petit peu d’entraînement et un peu de méthode. Clairement, il y a un ticket pour deux : on est en concurrence avec Billy (Besson) et Noa (Ancian). Pour le moment, je pense qu’on est plutôt en bonne voie. Il faut continuer de se battre. C’est impossible de se reposer sur ses lauriers. Il faut continuer de bosser et compter les bouses à la fin de la foire. On va attendre que Lou revienne en janvier et ce sera un nouveau départ pour le projet ».

« Travailler chacun dans sa bulle »

« D’ici-là, j’ai un petit peu de pain sur la planche pour que le projet avance et Lou de son côté aussi. La qualité de son travail va déterminer son retour sur le bateau. Là, on est un peu chacun dans sa bulle et il faut travailler de la meilleure façon possible pour le collectif. Avec cette idée en tête dans un premier temps de sécuriser une qualification aux Jeux. Et même si on sait l’incertitude que ça engendre, de commencer à préparer les Jeux Olympiques parce que les autres ne nous attendent pas. Avoir à la fois, les yeux tournés vers juillet 2024 et en même toujours dans le présent avec ce côté besogneux pour essayer de décrocher notre ticket ».

Paris-Normandie
PNDB
PAGES LOCALES, samedi 7 octobre 2023 687 mots, p. PNDB11
Aussi paru dans
7 octobre 2023 - Courrier picard

Criel-sur-mer

Une médaillée olympique de judo en visite

Benjamin Radeau

Automne Pavia, triple championne d’Europe et retraitée depuis 2019, va venir prodiguer aujourd’hui ses conseils à des dizaines de jeunes judokas sur le tatami du château de Chantereine,.

Propos recueillis par Benjamin Radeau

Après Luka Mkheidze, en 2022, c’est une autre championne de l’équipe de France qui sera présente, aujourd’hui, à Criel-sur-Mer.

Automne Pavia, médaillée de bronze aux Jeux olympiques de Londres, en 2012, aux championnats du monde (2014-2015) et triple championne d’Europe (2013-2014-2016) dans la catégorie des -57 kg, sera l’invitée d’honneur de l’Euro judo, pour des stages techniques.

Cette 20 e édition est organisée, comme les précédentes, par le Judo Club de la station balnéaire dans le gymnase du château de Chantereine. À cette occasion, la jeune femme (34 ans) nous parle de son goût pour la transmission et des Jeux olympiques de 2024 à Paris.

Vous êtes née dans la Somme. Avez-vous le souvenir d’avoir combattu, plus jeune, lors de tournois en Picardie maritime ?

Automne Pavia: « Pas du tout. J’ai quitté la Somme lorsque j’étais en CP. Mes attaches familiales, près de Péronne, et le club de mon oncle, à Saint-Just-en-Chaussée (Oise), ont fait que je suis revenu à de multiples reprises en Picardie, hors compétition, notamment pour des événements comme celui de samedi. Mais c’est la première fois que je vais me rendre à Criel-sur-Mer. »

Depuis votre retraite en 2019, vous êtes devenue entraîneuse nationale des cadettes pour la Fédération française de Judo (FFJ) puis, depuis 2022, entraîneuse nationale des jeunes judokates seniors à l’INSEP. Avez-vous toujours eu cette envie de transmettre ?

« Je n’ai jamais réfléchi, durant ma carrière, à ce que j’allais faire après. Mais je ne voulais pas quitter les tatamis, le judo, c’est ce que j’aime depuis toute petite, et j’allais naturellement au contact des plus jeunes. Et c’est un plus non négligeable pour moi d’avoir ce vécu des succès dans les grands tournois internationaux mais aussi de moments plus difficiles.

Je sais de quoi je parle et c’est précieux pour les jeunes professionnels. Alors, deux ans avant d’arrêter, j’ai commencé à passer les diplômes d’entraîneur. Depuis que j’ai stoppé ma carrière, j’ai plus de temps pour mener des initiations comme celle de ce samedi, même si je ne peux toujours pas répondre à toutes les demandes. C’est un excellent moyen de partager mon expérience, en prenant du plaisir. »

Un plaisir que vous auriez pu prendre en participant aux prochains Jeux olympiques en France, à domicile. Vous n’envisagez pas un retour ?

« Absolument pas (rires). Avec moi, quand c’est fini, c’est fini ! J’ai reçu beaucoup de messages au début de l’été lorsque Ugo Legrand (ndlr : un judoka de sa génération) a annoncé son retour, me demandant si je voulais faire la même chose, mais non. Je ne cherche pas à revivre les émotions de ma carrière et je sais les sacrifices que cela demande et que je ne suis pas prête à refaire. Avant d’arrêter, c’était opération sur opération au niveau de mon épaule et j’ai ma vie de famille maintenant. Même si, ayant déjà connu des compétitions en France, ça m’aurait beaucoup plu, surtout l’épreuve par équipes qu’il n’y avait pas à mon époque. Mais il faut être réaliste. »

Savez-vous ce que vous allez enseigner aux jeunes judokas présents samedi ?

« Oui, pour la première séance, on va travailler le o-soto-gari (ndlr : technique très utilisée apprise tôt consistant à déséquilibrer vers l’arrière en fauchant une jambe). Puis, pour la deuxième, on va bosser le uchi-mata (ndlr : fauchage par la jambe l’intérieur de la cuisse de l’adversaire). Mes deux techniques favorites ! »

Participation à 5 euros pour les poussins, benjamins et minimes, de 14 h 30 à 16 heures. Tarifs : 7 euros pour les cadets, juniors et seniors, de 16 h 30 à 18 heures. Entrée libre.

Ouest-France
Saint-Lô, Coutances, Cherbourg
Saint-Lô Saint-Lois, vendredi 20 octobre 2023 341 mots, p. OF Saint-Lô_10
Aussi paru dans
19 octobre 2023 - Ouest-France (site web)

Les grands cavaliers réunis à Saint-Lô

Céline AVOT.

e Pôle hippique organise une des dix épreuves du Grand national de saut d’obstacles. Des grands cavaliers français sont de la partie.

L’événement

« C’est l’antichambre des circuits internationaux », décrit Jean-Claude Heurtaux, le président de l’association Saint-Lô Cheval organisation, pour présenter le Grand national, dont une des étapes se déroule au Pôle hippique de Saint-Lô jusqu’au dimanche 22 octobre.

Circuit de concours de saut d’obstacles destiné aux professionnels français du monde équestre, ces compétitions permettent de faire briller de nombreux cavaliers. Ainsi, professionnels locaux ou médaillée olympique vont se côtoyer dans le manège saint-lois pour un week-end de concours.

Si le Grand National se déroule dans toute la France, l’étape saint-loise a son petit avantage. « C’est le cœur des champions la Normandie, affirme Jean-Claude Heurtaux, qui coorganise l’événement. L’équitation, c’est le sport dans la Manche qui attire le plus les stars internationales. »

De nombreux cavaliers locaux sont des athlètes nationaux ou internationaux, ce qui permet que les épreuves saint-loises soient « toujours à un très beau niveau », selon Yann Royan, chef de piste qui dessine les parcours.

Les faits ne peuvent que leur donner raison, Pénélope Leprévost, championne olympique en 2016 ou encore Patrice Delaveau, vice-champion du monde en 2014, participent à la compétition ce week-end. Des figures montantes locales de ce sport sont aussi de la partie comme Hugo Paris ou Dylan Levallois qui commencent à briller sur la scène nationale et internationale.

Premier indoor pour beaucoup de couple, le concours de ce week-end va permettre aux couples de se préparer pour la saison hivernale, et au public de pouvoir profiter du spectacle à l’abri du mauvais temps.

Le Pôle hippique de Saint-Lô accueille les 1 700 partants de 8 h à 21 h 30 du 19 au 22 octobre, avec notamment le grand prix pro élite dimanche à partir de 15 h 45.

Cet article est paru dans Ouest-France

Le Progrès (Lyon)
Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône
Actu | val de saône / mont d'or, mardi 15 août 2023 588 mots, p. VALS22

Limonest

Chloé Trespeuch, une championne de snowboard shootée à l’adrénaline

Sabrina Madaoui

Le snowboard cross, la recherche de sensations fortes, les chèvres qu’elle élève, son choix d’une alimentation végétarienne, l’environnement… La Limonoise vice-championne olympique à Pékin se raconte avec sourire et générosité.

Limonest compte dans ses rangs une vice-championne olympique (lire par ailleurs) de snowboard cross, décorée de l’Ordre national du mérite au grade de Chevallier, en 2014.

Née à Bourg-Saint-Maurice (Savoie), Chloé Trespeuch, 29 ans, a grandi entre la Vendée et Val Thorens. Elle a ressenti ses premières sensations de glisse, autre que la luge, en chaussant les skis à 2 ans. Vers 6 ans, elle est montée sur une planche. « C’était une influence familiale », témoigne-t-elle. Son père et son frère Léo sont snowboarders.

La sportive a intégré le club de Val Thorens, puis la compétition. « Ce qui me plaisait c’était l’enjeu. Tous les week-ends, j’avais envie de donner le meilleur de moi-même ». Puis elle a rejoint l’équipe de France junior vers 15 ans et à 16ans l’équipe senior « car j’ai fait de beaux résultats en coupe de monde ».

Elle élève des chèvres

La rideuse à la chevelure blonde se caractérise notamment par son addiction à l’adrénaline. « J’adore avoir peur et dépasser cette peur est incroyable. L’été j’ai besoin de stimuler cette adrénaline : je fais un trail ou deux un peu difficiles. J’essaye l’alpinisme. Je sors de ma zone de confort ». Le snowboard occasionne ces pics d’hormone : « Il y a la stratégie de courses, les sauts, la vitesse, la confrontation directe avec les concurrents. Je ressens une espèce de sensation de flotter ».

Loin des pistes de ski, Chloé Trespeuch a découvert les Monts d’Or par hasard après une blessure en 2013. Dans un centre de rééducation des Landes, elle a fait la connaissance de son futur compagnon, Ioan Debrach, rugbyman à Saint-Nazaire en 3e division (puis Mâcon, ensuite Bourg-en-Bresse en ProD2).

Ecolo assumée et végétarienne

Afin de vivre ensemble et continuer leurs carrières, « il nous fallait un compromis. Limonest n’était pas un choix mais on s’y plaît ». Ils se plaisent tellement qu’ils ont adopté deux chèvres pour de l’éco pâturage. Ils s’occupent de leurs biquettes Cahuète et Tofu et de leur chien Jipsy.

Le tofu, Chloé connaît bien. Cette athlète de haut niveau, écolo assumée , est végétarienne. « C’est une bataille de chaque jour. Je souhaite casser les codes et croyances limitantes car on est tous différents, il n’y a pas un chemin pour mener à la performance. Non, les végétariens n’ont pas moins de muscles. Il existe mille moyens pour trouver des protéines végétales. J’ai un suivi diététique. Mon coach me chambre en me disant mange du jambon tu seras moins fatiguée, plaisante-t-elle. Je suis contente de construire mon projet avec mes convictions. Cela me permet de limiter un peu mon empreinte carbone, on a beaucoup de déplacements avec l’équipe de France ».

Elle étudie à Sciences-Po

Sensibilisée à la protection de l’environnement, Chloé a co-fondé l’association Ecoglobe.fr pour agir et sensibiliser et se projette, à long terme, dans un métier de l’écologie. En parallèle de sa carrière de sportive professionnelle, elle étudie à Sciences Po Paris « dans un programme spécifique pour les sportifs de haut niveau ».

La Nouvelle République du Centre-Ouest
INFORMATIONS GENERALES
vendredi 24 juillet 2020 8 mots, p. 1

UNE 79

SAINTE-VERGE

Une médaillée olympique de passage

jrouzies

PAGE 16

Centre Presse Aveyron
AVEYRONNAIS
dimanche 24 mai 2020 1419 mots

Comme Sophie Duarte, plusieurs athlètes français ont révélé ces derniers jours avoir souffert des symptômes du Covid-19 suite aux Jeux militaires qui ont eu lieu en octobre dernier à Wuhan, en Chine. Une compétition à laquelle ont pris part plus de 400 sportifs tricolores, dans la ville qui s'est révélée être l'épicentre mondial de la pandémie. La médaillée olympique de pentathlon moderne Elodie Clouvel pense sans équivoque avoir «déjà eu le coronavirus», ainsi que son partenaire, le pentathlète Valentin Belaud. Si le ministère français des Armées récuse toutes ces déclarations, l'athlète aveyronnaise partage néanmoins l'avis des pentathlètes français. « Beaucoup de fausses informations circulent sur le sujet mais une chose est sûre, confirme la championne de France de cross. Quand on s'est rendu là-bas, on ne connaissait pas encore ce virus mais une fois sur place, beaucoup de militaires - nous étions 10 000 - ont été malades. Dans une ville comme Wuhan, quelques semaines à peine avant le début de la pandémie, on est en droit de se poser la question. Était-ce le coronavirus ? Pour moi, il y a de très fortes chances. J'attends avec impatience des tests sérologiques fiables pour en avoir le coeur net.»

De gauche à droite : Sophie Duarte (athlé), Marine Caribou (VTT), Loïc Minaudier (enduro) et Alexandre Geniez (cyclisme).DR

Avec le Covid-19, ils ont vu leurs objectifs s'effondrer comme un château de sable. Confrontés au bouleversement complet de leur calendrier, les sportifs aveyronnais font le dos rond en attendant la reprise. Dans ce contexte particulier où chaque jour charrie son lot de reports ou d'annulations d'épreuves, ils nous racontent leur quotidien entre détermination et incertitudes. Enquête. Qu'ils préparent le Dakar, le Tour de France, les championnats du monde VTT, ou encore les Jeux Olympiques, jamais ils n'avaient imaginé pareil scénario. En plus de leurs dernières illusions, le Covid-19 a reporté leur rêve de victoire sine die. Un flou total qui ne les empêche pourtant pas de se projeter. La saison était déjà organisée au jour près, se souvient Loïc Minaudier. Après six participations au Dakar, catégorie moto, le natif de Saint-Affrique attendait la «période hivernale» pour monnayer sa science de la navigation auprès de «gentlemen driver» passionnés comme lui de rallye-raids. «Je devais participer à sept courses. En Mongolie, en Afrique... Je devais prendre le départ de la Silk Road en juillet mais il y a de sérieuses chances qu'elle soit annulée. J'ai dû sérieusement revoir mes plans!» Il n'est pas le seul. Référence mondiale du VTT de descente (DH), la Millavoise Marine Cabirou devait gagner la Suisse pour la première étape des championnats du monde de la discipline. Avec de sérieuses ambitions! Victorieuse l'année passée des trois dernières manches, l'étudiante en commerce a dû se raviser avec le début du confinement en France et la fermeture des frontières, une semaine avant l'échéance. «Cette saison, on vise un Top 3 sur chacune des courses, annonce la cycliste, qui reconnaît avoir pris «un petit coup sur la tête» après les annonces d'Édouard Philippe. «Je revenais d'un gros bloc d'entraînement de 15 jours en Nouvelle-Zélande. On était vraiment prêts à attaquer... sur le moment, c'est dur à avaler!» De retour de Wuhan (!) où elle participait aux 7e Jeux militaires, Sophie Duarte préparait elle aussi de sérieuses échéances. Alignée sur 5000 ou 10000 mètres lors des championnats d'Europe d'athlétisme qui devaient se tenir à Paris du 25 au 30août 2020, l'Espalionnaise comptait profiter du rendez-vous pour décrocher son ticket pour les Jeux Olympiques de Tokyo, reportés eux aussi. Entretenir la forme Un contretemps dommageable pour la championne d'Europe 2013 de cross-country qui devra patienter encore en peu avant de valider sa participation. Jusqu'à quand? Difficile à dire. Indépendamment de la discipline, nul ne sait aujourd'hui ce qu'il en sera demain. «Pas mal de courses ont été annulées, d'autres reportées, constate Marine, l'oeil rivé sur le calendrier provisoire tout juste publié par l'UCI. «On l'espère, tout devrait reprendre en septembre ou octobre.» Même doute pour le pilote moto. «On navigue à vue. On assiste à reports sur reports. À ce rythme-là, il n'y aura pas assez de jours en 2021 pour réussir à tout caler!» En perte totale de repères, beaucoup ont accusé le coup du confinement. «Du jour au lendemain, tout s'arrête avant même d'avoir commencé», poursuit Loïc. Avec la difficulté de se projeter ou l'incertitude des calendriers, les athlètes restent dans un temps compliqué à appréhender. «Face à un sentiment de perte générale de contrôle, de perte de sens et d'utilité même, un sentiment de vulnérabilité, réorganiser le temps est capital, observe la psychologue du sport Élise Anckaert. Un peu comme les gens qui sont au chômage, il faut adopter des routines, même différentes du cadre habituel. Apporter une continuité dans cette rupture, même psychologique». Incertitude, perte de motivation, ennui, colère, anxiété... Pour ne pas se laisser gagner par le défaitisme, les champions ont dû composer avec cette nouvelle donne. Prendre du recul, s'inscrire pleinement dans le présent pour éviter de penser à un futur trop mouvant. Voilà la discipline à laquelle s'est astreinte la championne de France de cross. Le confinement? Presque une formalité pour Sophie Duarte: «On ne va pas se mentir, les sportifs de haut niveau sont déjà plus ou moins confinés en temps normal. En période de préparation, on voit notre coach, notre groupe d'entraînement et c'est tout! Le plus difficile pour nous a été d'entretenir la forme physique», explique l'athlète, partie à Font-Romeu le temps du confinement, à deux pas du centre national d'entraînement en altitude où elle a ses habitudes. «En plus de mon garage, j'ai pu profiter de l'extérieur, du soleil, de la nature, ça change beaucoup de choses!» Lui a repris la route. Au sens propre. Depuis le 11mai, Alexandre Geniez a délaissé son home trainer pour les routes vallonnées du département. Son objectif, le Tour de France dont le départ a été reporté au 29août. «J'avais hâte de quitter mon garage, plaisante l'équipier de AG2R La Mondiale, lui aussi dans l'expectative. «Il reste beaucoup de flou. Oui, l'UCI a publié le calendrier officiel mais rien ne nous dit qu'il n'y aura pas encore de changements. On s'interroge aussi sur l'équité. En fonction des pays, des recommandations sanitaires différentes d'un pays à l'autre, qui pourra participer? Les coureurs italiens auront-ils le droit de venir en Espagneou ailleurs ? Tout n'est pas encore réglé.» «Faire le dos rond» Difficile à encaisser de prime abord, la période peut pourtant s'avérer bénéfique: «J'ai pu me recentrer un peu sur moi, repenser mes objectifs et réparer mon corps, très sollicité en temps normal, explique la coureuse de demi-fond. J'ai aussi pu travailler mes points faibles avec du travail de force, de vitesse en cote, avec du home trainer! Niveau mental, j'ai repris un travail d'hypnose que j'avais un peu délaissé. Pour, pourquoi pas, l'enseigner plus tard.» Comme Sophie, ils sont nombreux à avoir fait fructifier ce temps long pour envisager la suite, la reconversion. «J'avais déjà décidé de suivre une formation pour devenir guide moto de randonnée. Le confinement est tombé à point nommé. C'était le moment de penser à l'après, ne serait-ce que pour ne pas déprimer sur mon canapé, explique Loïc. J'envisage aussi de développer une activité coaching.» Modèles d'adaptation En attendant, le champion de France enduro 2011 enchaîne les petits boulots. «Je suis dans les vignes en ce moment, du côté de Troie. Je prépare le champagne, s'amuse le Saint-Affricain qui dit «faire le dos rond» en attendant des jours meilleurs. Une chose est sûre pour autant. Pour lui, pas de Dakar 2021: «Je sais les difficultés de monter un budget en temps normal. Compte tenu du contexte économique, je passe mon tour!» S'il a mis à mal la santé des athlètes, le Covid-19 devrait aussi fragiliser l'économie du sport. «Il va y avoir de la casse, pressent Alexandre Geniez. Notre sport dépend du sponsoring et quand le sponsoring est en difficulté, les équipes souffrent.» Un constat que partage Marine Cabirou. «Mes sponsors prennent toute la saison en charge, explique la Millavoise, mais comme partout, la période est aux restrictions de budget. La fin de saison risque d'être un peu tendue. On va devoir s'ajuster.» Expert en résilience, l'athlète, c'est un fait, grandit en apprenant à s'adapter. D'abord aux règles, mais aussi au matériel, à la météo, aux adversaires, aux juges... et maintenant au Covid-19. «Celui qui gagne, celui qui pratique le haut niveau, c'est d'abord celui qui sait s'adapter! Si on n'est pas capable de ça, on est mort», conclut Sophie Duarte. Une aptitude utile en ces temps bouleversés.

Ouest-France
Granville ; Saint-Malo ; La Baule ; Vitre ; Les Herbiers, Montaigu ; Finistère Nord ; Pornic, Pays de Retz ; Loudéac, Rostrenen ; Angers, Segré ; Redon ; Challans, Saint-Gilles-Croix-de-Vie ; Nantes Sud-Loire Vignoble ; Mayenne Nord ; Fougères ; Pays d'Auge ; Bayeux, Caen ; Rennes Est ; Orne ; Rennes Sud ; Rennes Ouest ; Saint-Brieuc ; Les Sables d'Olonne ; Dinan ; Rennes ; Chateaubriant, Ancenis ; Ploërmel ; Caen ; Concarneau ; Lorient ; Guingamp ; Château-Gontier ; Lamballe ; Ancenis ; Sarthe ; Paimpol ; Cholet ; Quimperlé ; Auray ; Quimper ; Nantes Nord-Loire ; Finistère Centre ; Saint-Lô ; Laval ; Avranches ; Nantes ; Fontenay, Luçon ; Saint-Nazaire ; Lannion ; Vire, Falaise ; La Roche-sur-Yon ; Pontivy ; Vannes ; Rennes Nord
Sports, lundi 8 juin 2020 774 mots, p. MinuitSport_9

Faustine Merret, les Lauriers d'Athènes

David GUÉZENNEC.

Jeux Olympiques. En 2004, à Athènes, la planchiste brestoise décrochait la médaille d'or. Faustine Merret revient sur ce jour si particulier, où son mental a fait la différence.

« Elle était la sélectionnée évidente pour Sydney »,relève l'entraîneur national, Pascal Chaullet. Mais en 2000, Faustine Merret n'a pas passé le cap. Trop crainte par la concurrence ? Comme les critères de sélection tricolores étaient connus de tous, Barbara Kendall, multiple médaillée olympique aurait quelque peu faussé la donne (la sélection française est effectuée lors d'épreuves internationales). En planche, quand on veut gêner quelqu'un on peut le faire et la Néo-Zélandaise ne s'en serait pas privée pour écarter le danger Merret de la route de Sydney.

La Brestoise explique. « Elle est venue me voir pour me dire: « J'ai tout fait pour que tu ne sois pas sélectionnée aux Jeux car je te crains» ».Merret n'en revient alors pas. « Je ne pensais pas qu'on pouvait jouer le jeu de fausser une sélection. J'étais alors assez innocente, je n'avais pas rencontré d'obstacles, je débarquais un peu, j'étais un peu aveugle ».

Pas prête en 2000

L'affaire a fait grandir Merret. Vite. « À l'époque(2000,) j'étais prête pour faire des podiums aux championnats du monde, mais pas pour aller chercher une médaille olympique. Moi aussi, j'ai appris à jouer avec les règles. Je me suis dit : « Si je me retrouve aux Jeux à me battre contre une personne pour la médaille, il faudra bien que je passe par là ». L'affaire l'a aussi fait gagner en confiance. « Oui, me savoir redoutée m'a aidée »,glisse-t-elle.

On ne la refera plus à Merret qui va prendre la plus belle des revanches à Athènes en 2004. Ce sont les premiers J.O. de la Bretonne qui ne prend pas tout de suite conscience de l'ampleur du truc. « On est dans notre bulle en fait, pour nous c'est un championnat du monde plus plus, avec moins d'adversaires et toute une organisation annexe. Avec l'équipe de France, tous sports confondus, on a l'impression de se retrouver dans une épreuve exceptionnelle, mais quand on y va pour la première fois, on essaye de mettre tout ça de côté ».

Un roman pour s'échapper

La compétition de planche à voile est longue, s'étend sur plus de dix jours. Merret a son truc pour éviter la pression. Un roman : Le pacte des loups, qu'elle dévore. « Ce roman m'avait transporté durant toute la semaine,se remémore la championne. Dès que je rentrais dans le bus en partant du village olympique, pour ne pas avoir à affronter le regard des autres, les petits jeux de manipulation qu'on peut avoir à terre, je rentrais dans ce bouquin ».

Sportivement, Merret a nombre d'atouts : sa polyvalence, ses capacités physiques par exemple. Elle est à l'aise dans tous types de temps sur sa Mistral One Desing. En Grèce, il faut jouer entre le Meltem, ce vent de terre et le thermique. Pas un souci pour la Finistérienne qui est une fille très déterminée surtout.

Et puis vient le jour de la dernière manche. La veille, ça a été tendu avec l'Italienne Alessandra Sensini, qui pointe en tête. Ça a failli partir en réclamation. Rare en planche à voile alors, la télé est de la partie. Une pression de plus. Elles sont encore quatre en course pour trois médailles. Ça complexifie les stratégies, mais ça ne déplaît pas à Merret, pas forcément fan des stratégies de marquage individuel.

Quand le favori craque

Et Sensini se plante en prenant une option trop radicale. « L'Italienne(médaillée d'or à Sydney) é tait la plus dangereuse et avait vraiment la capacité d'influencer la flotte sur ses choix. Et à ce moment, c'est elle qui s'est laissée influencer avec une prise de risque trop importante », relate Pascal Chaullet, l'entraîneur national tricolore.

Merret garde la tête froide et choisit en cours de manche de suivre la jeune chinoise Yin Jian. Le bon choix. La Chinoise fait un. Merret deux de cette manche. L'or est en poche.

La manche terminée, la Brestoise remonte sur sa planche et plonge dans l'eau via un salto arrière. «Je voulais faire passer le message que la vie vaut d'être vécue », explique celle qui avait perdu sa maman avant l'adolescence et en a tiré sa force, sa volonté de « croquer dans la vie ».

Elle s'engagera pour la campagne de Pékin 2008 « mais ça a été compliqué, j'ai cherché pendant trois ans pourquoi j'y retournais ». Double cursus, préparation hachée alors que le support avait changé (RS : X) et que les autres enquillaient les séances, elle ne pourra jamais rattraper ce retard de préparation.

Le Télégramme (Bretagne)
dimanche 23 août 2020 262 mots, p. 12LT2

Lorient

Lorient Thérèse Lemoine raconte son parcours d'adoption









Dans «Adoptée», Thérèse Lemoine, paraplégique, raconte son parcours pour enfin parvenir à adopter Olga, née au Tadjikistan.

Denis Labayle, essayiste romancier, et Thérèse Lemoine, handicapée Ploemeuroise, viennent de sortir le livre « Adoptée », un récit intense, émouvant et terriblement humain qui raconte une surprenante histoired'adoption.

Thérèse Lemoine a 20 ans, lorsqu'un chauffard la condamne à vivre en fauteuil roulant. Battante, la jeune femme devient championne du monde d'escrime et est sacrée trois fois médaillée olympique handisports. À 40 ans, malgré le célibat et son handicap, elle décide d'adopter un enfant.

Rencontre au Tadjikistan

En 1999, après des démarches longues et compliquées, c'est la rencontre avec Olga, née au Tadjikistan en 1992. Arrivée à Ploemeur chez sa maman adoptive, Olga apprend le français en un mois et demi à l'école René-Guy-Cadou au Fort Bloqué, à Ploemeur, puis c'est le collège Charles-De-Gaulle, toujours à Ploemeur.

Sportive, Olga s'adonne avec passion au judo. Stéphane Barras, son professeur champion du monde masters, croit en elle et elle ira jusqu'au Pôle France judo à Bordeaux. La jeune fille confie : « Le judo m'a aidé à me reconstruire ».

Écrit à deux voix, les deux femmes racontent la rencontre, les premières années, l'adolescence compliquée avec des rapports parfois très tendus malgré une confiance mutuelle et un amour sans failles. Olga a aujourd'hui 28 ans; diplômée de Master 2 en « Mode design stylisme » sur Paris, elle travaille à Nantes et a une relation très forte avec sa maman.

Pratique

Ouest-France
Ploërmel ; Vannes ; Lorient ; Pontivy ; Auray
Morbihan, samedi 22 août 2020 567 mots, p. Ploërmel_10

«  Prévenir les noyades avec l’observatoire »

Antoine ROGER.

La ministre déléguée chargée des Sports était à Saint-Pierre-Quiberon et à Carnac, hier. Son objectif : réduire le nombre de noyades, première cause de mort accidentelle chez les jeunes.

L’ancienne nageuse médaillée olympique a fait de la lutte contre les noyades accidentelles son cheval de bataille. Si Roxana Maracineanu, ministre déléguée chargée des Sports s’est rendue à l’École nationale de voile et des sports nautiques (ENVSN) de Saint-Pierre-Quiberon, hier matin, ce n’était pas pour visiter les installations sportives de l’établissement public, dont l’une des missions est de contribuer à la réussite des sportifs de haut niveau français en voile, kitesurf, surf et canoë-kayak de mer en partenariat avec les fédérations. Mais bien pour aller s’informer et soutenir le Snosan, le Système national d’observation de la sécurité des activités nautique, observatoire interministériel dont le rôle est de mieux connaître les caractéristiques des accidents relatifs à la plaisance et aux activités nautiques dans les eaux françaises, dont les noyades, a été confié à l’ENVSN en 2015. Un outil qui dépend maintenant de trois ministères, celui des Sports, de la Mer et de l’Intérieur. Pour prévenir les noyades, il faut être en capacité de mesurer précisément leur nombre, leur cause et leur localisation, explique la ministre déléguée. Le Snosan est l’outil idéal pour effectuer ce diagnostic. 

Avoir une visibilité sur toutes les noyades

Cet intérêt pour l’observatoire, la ministre déléguée l’avait déjà affiché lors du dernier salon Nautic en décembre 2019, à Paris, où était présent le Snosan. Elle avait alors demandé d’ajouter aux données recueillies sur le domaine maritime par l’observatoire, celles qui concernent les plans d’eau intérieurs. Et ainsi avoir une réelle visibilité sur toutes les noyades survenues en France.  Avant ce dispositif, les seules données disponibles sur les noyades étaient issues d’une enquête de Santé publique France publiée tous les trois ans,poursuit Roxana Maracineanu. Mais pour mieux prévenir les risques, il est indispensable de disposer de ces statistiques en temps réel, ce qui est possible avec le Snosan. 

Pour cela, l’enjeu principal pour le Snosan est l’accès à l’ensemble des données, issues de différentes institutions (Cross, sécurité civile, SNSM…) et qui parfois redondent.  Accéder à la donnée, c’est un sport de combat  »,résume ainsi Christophe Lino, professeur de sport à l’ENVSN, qui, avec son homologue Fabrice Levet, est en charge du Snosan.

Une meilleure remontée des données

Grâce à leur travail de fond depuis cinq ans, cet accès est désormais possible et plus automatique.  Avant, nous remplissions des tableurs Excel, poursuit Fabrice Levet. Puis nous avons eu le concours de deux ingénieurs qui ont travaillé pendant dix mois à l’automatisation de la remontée et de l’interrogation de ces données. 

Des données qui, pour être pertinentes, devront être analysées avant de pleinement jouer leur rôle d’aide à la décision et à l’action publique, ou à la sensibilisation des acteurs du nautisme. Pour que le nombre de décès par noyades accidentelles en France, 197 en juin et juillet 2020, diminue significativement.

Cet article est paru dans Ouest-France

L'Équipe
vendredi 29 octobre 2021 263 mots, p. 16

[Clarisse Agbégnénou...]

Clarisse Agbégnénou

le rayon de soleil

« Clarisse, c'était vraiment le soleil de nos Jeux de Tokyo. Je ne la connaissais pas vraiment avant. J'ai regardé sur Wikipedia et c'est la judoka française la plus médaillée(triple médaillée olympique, dont deux titres à Tokyo, sextuple championne du monde, quintuple championne d'Europe, l'un des plus beaux palmarès au monde) , impressionnant. Aux Jeux, elle a rempli son rôle d'ambassadrice française à merveille. Elle a eu ses diplômes en même temps, elle fait plein de choses parallèlement, et elle a hyper bien communiqué pendant tous ces Jeux. Elle a été un moteur pour nous, elle a gagné deux médailles d'or aussi, ça nous a montré la voie, à toute la délégation française. Elle était, avec Samir Aït Saïd, une porte-drapeau vraiment ouverte, solaire.

Clarisse a gagné très vite, et nous on était encore au village, dans une période où on n'était pas en bonne position, on venait de perdre un match. On était la veille de notre match couperet contre le Brésil : soit on gagnait, soit on partait. Clarisse avait gagné sa deuxième médaille d'or, elle était hyper heureuse. Nous, on était un peu envieuses de la voir, mais elle nous a vachement encouragées, elle était vraiment derrière nous. C'est une personne qui m'a marquée pendant ces Jeux. Je n'ai pas lu les articles où elle parlait de ses difficultés mentales après le report des Jeux. Mais je vois dans tout ce qu'elle dit, et c'est ce que j'aime chez elle, ce naturel, elle dit ce qu'elle pense. Alors ça ne m'étonne pas qu'elle en ait parlé. »

Libération
samedi 16 octobre 2021 3835 mots, p. 8,9,10

FRANCE

Aussi paru dans
15 octobre 2021 - Libération (site web)

Violences sur et sous le tapis

Par ANTHONY DIAO et GUILLAUME GENDRON

JUDO ENQUÊTE«Libération» a recueilli de nombreux témoignages dénonçant des abus souvent justifiés par la culture de la «dureté» du milieu. En dépit de plusieurs signalements, un entraîneur emblématique de la jeune élite n'a encore jamais été inquiété.

Pour le grand retour du Tournoi de Paris, la vitrine du judo tricolore brille. Malgré la (semi) déconvenue de Teddy Riner, la moisson tokyoïte a été bonne, grâce à l'étincelante équipe féminine. Et puis il y a ce titre de champions olympiques par équipe mixte, ravi aux Japonais dans leur jardin. De quoi faire de beaux posters pour partir à la chasse aux (jeunes) licenciés - pour moitié âgés de moins de 12 ans - après deux saisons plombées par la pandémie qui a mis sur la paille des dizaines de petits clubs. Si la cinquième des fédérations sportives de France en termes de licenciés a connu sa petite révolution il y a bientôt un an avec l'élection à sa tête du trublion Stéphane Nomis, start-upper en kimono, elle a ressorti ses slogans de toujours : «Le judo, une école de la vie, le meilleur sport pour vos enfants.» Dans l'arrière-salle, cependant, l'ambiance est plus pesante. En mars 2020, pile avant le confinement, la vague de témoignages autour d'affaires de violences physiques et sexuelles dans le sport, révélées par Disclose, l'Equipe, l'Obs et le livre de la patineuse Sarah Abitbol, montre que les dojos, pas

plus que les gymnases et les patinoires, n'étaient épargnés. Un onglet écarlate «Alerte violences judo» s'affiche alors sur la page d'accueil du site de la fédération - il y est toujours. Nomis, élu cet automne-là, promet de faire le ménage. La lutte contre les violences «physiques, sexuelles et morales» est sa priorité annoncée. Une commission ad hoc est mise sur pied. Pour en finir avec les affaires les plus toxiques, notamment celles des entraîneurs pédocriminels, mais aussi une certaine culture maison.

MACHINE À BROYER ET À OUBLIER «Un entraîneur de 40 balais qui met une rouste à un gamin de 15 ans, se faire étrangler jusqu'à tomber dans les pommes, c'était dans nos moeurs, reconnaissait Nomis auprès de Libération. Ce n'est plus acceptable.» Début septembre, la nomination de Martine Dupond au poste de nouvelle directrice technique nationale de la fédération (DTN, sorte de Premier ministre de l'instance) semble même avoir achoppé, elle aussi, sur ces «vieilles histoires». Dans les couloirs, certains parlent de «chasse aux sorcières», d'«instrumentalisation pour choper des postes». D'autres, d'une justice qui tarde à venir. En réalité, une seule tête a publiquement roulé, celle d'un entraîneur pédocriminel, dans le Nord. Une trentaine d'autres dossiers, dont

une vingtaine concernant des violences sexuelles (des propos sexistes aux soupçons de viol), sont toujours en cours de traitement. Les plus complexes à traiter restent les cas de violence pure, ressus citant un vieux débat autour du concept flou de «dureté». Nomis, qui dit ne pas avoir accès aux procédures

en cours, concède la difficulté : «On ne fera pas de cadeaux, à qui que ce soit. Il n'y aura plus de tolérance. Cela dit, il y a des choses qui étaient la coutume à une époque, comme les étranglements [jusqu'à l'évanouissement]. Si je vire tous ceux qui l'ont pratiqué, je me coupe de 90 % du staff On peut être dans la dureté et la bienveillance en même temps. Le judo reste un sport de combat, intrinsèquement violent.» Jusqu'où ? A l'Institut national du sport, de l'expertise et de la performance (Insep) et à l'Institut du judo, les deux saints des saints nationaux, exerce toujours Paul-Thierry Pesqué, 59 ans, un entraîneur connu pour avoir fait, à plusieurs reprises et devant témoins, usage d'une brutalité extrême auprès des espoirs du judo français. Son ascension jusqu'aux derniers échelons de l'organigramme, jalonnée de carrières brisées, interroge en interne. Comme le mauvais souvenir d'un système insidieux, volontairement amnésique, dont l'opacité et le décalage

avec les valeurs qu'il promeut excèdent certains.

Patrick Roux, référence éducative depuis trois décennies et poil à gratter de la fédération, est de ceux-là. Le #MeToo du sport l'a ébranlé. Revenu dans le giron de l'Insep, l'usine française à champions, après un long exil à l'étranger, il a décidé d'endosser le rôle du lanceur d'alerte (lire page 11). Durant la période où la pandémie l'a éloigné des tapis, le coach a commencé à collecter des témoignages qui se sont transformés en signalements, dont une quinzaine ont été transmis au ministère des Sports. Ceux concernant Paul-Thierry Pesqué, relatifs à des violences sur mineurs remontant au mitan des années 2000, ont conduit à l'ouverture d'une enquête préliminaire en juin par le parquet de Montpellier. Sans que ce dernier ne soit à ce jour mis à pied. Selon une source ministérielle, l'affaire empoisonne le travail de la «commission violences» de la fédération.

Libération a retrouvé et interrogé une vingtaine de victimes et collègues de cet homme - certains passant parfois de l'un à l'autre au fil des ans dans ce milieu en circuit fermé, où tout doit rester «dans la famille», d'où la demande récurrente d'anonymat. Un judo parallèle, machine à broyer et oublier, où le fameux code moral, invention française et non japonaise, devient, comme le veut une blague qui fait rire jaune les pratiquants, «le code mural», uniquement là pour faire joli dans le dojo.

VERTÈBRE LOMBAIRE FRACTURÉE Marc (1) reçoit dans le jardin de ses parents, dans le Sud de la France. Ses épaules carrées trahissent son passé de mastard des poids moyens. «J'étais un dur, racontet-il. Quand mon coach me mettait des claques pour me motiver, ça

m'allait. D'autres vous diront que c'est pas très judo, pas moi.» Dans cette affaire, la plupart des victimes

ou témoins n'ont qu'une peur : «Salir le judo.» «Mais j'ai été victime de quelque chose, ou plutôt de quelqu'un, qui a bousillé ma carrière. Enfin, la possibilité d'une carrière : j'étais qu'un gamin.» Il faut remonter deux décennies plus tôt, aux vacances de Pâques de 2002. Marc a 16 ans. En sportétudes au pôle France de Marseille, il est vu comme très prometteur après plusieurs podiums dans des tournois prestigieux. Membre du groupe «France Cadet» (les meilleurs 14-16 ans du pays), le voilà invité à un stage à en Corse. Après une traversée en ferry, il retrouve à Ajaccio la crème des trois pôles du sud (Marseille, Montpellier, Nice). A l'entraînement, Marc remarque vite un rituel : durant les randoris, la phase combat, le responsable du pôle de Montpellier, Paul- Thierry Pesqué, «s'amuse à massacrer les lourds», c'est-à-dire, à cet âge-là, les plus de 73 kilos.

«C'était sale, poursuit-il. Le mec faisait déjà 110-120 kilos, très grand, et

il projetait les jeunes de toute sa force, avant de les traîner par terre. Autour de lui, une arène se formait, on s'écartait pour le spectacle.» Marc voit Yacine, un de ses rivaux, ainsi humilié : «Je ne le portais pas dans mon coeur mais j'ai eu pitié, c'était dégueulasse. Pesqué n'était pas dur, il était méchant.» Quand vient son tour, selon son récit, Marc fait mieux que tenir tête : il fait chuter le coach. Crime de lèse- majesté. Pesqué l'entraîne en de- hors du tapis, sur le parquet du gymnase. Là, l'entraîneur lui inflige un Ura-Nage, l'une des techniques les plus dangereuses du répertoire, où l'adversaire est jeté en arrière de toute sa hauteur, comme dans une prise de catch. Au contact de la surface dure, une douleur électri- que, d'une intensité inconnue jus-

que-là, lui arrache un cri. Marc met un point d'honneur à se rele- ver. Pesqué ne le salue pas (une of- fense, en judo) et lâche : «C'est qu'une merde, il fera jamais rien.» La sentence est hélas correcte. Une

des vertèbres lombaires de l'ado est fracturée. Aucun diagnostic n'est fait sur place. «Etire-toi mieux», lui dit-on. Même chose de retour au pôle. Ses parents consultent plu- sieurs médecins. Tous suggèrent une douleur musculaire liée au surentraînement. Pour ses coachs, «c'est dans la tête». On l'envoie sur quelques compétitions dopé aux antidouleurs, ampoules de Voltarène directement injectées dans les lombaires. Six mois plus tard, Marc voit enfin un spécialiste réputé à Cannes. La fracture lui saute aux yeux : «Vous êtes tombé de haut ? Vous avez eu un accident de voiture ?» La muscula- ture dorsale du jeune judoka l'a sans doute sauvé de la paralysie. On lui pose un corset, on évoque une opé- ration chirurgicale risquée que ses parents refusent. Marc quitte le sport-études, puis le lycée tout court. Lui qui tournait à 17 de moyenne ne passera jamais son bac. Physique autant que mentale, la fracture ne cicatrisera jamais.

Vingt ans plus tard, et malgré deux tentatives éphémères de reprendre le fil d'une carrière dont les douleurs lui imposent de faire le deuil, une psy le suit toujours. Dépression chronique, «tendance à l'autosabotage». Sa mère confirme : «Ça a été un enfer pour lui comme pour nous. Comme tous les enfants, on l'a mis au judo parce qu'il se faisait embêter. Ça l'a forgé, ça lui a donné du caractère. Et, à la fin, ça l'a détruit.» Ses pa- rents ont songé à alerter la ligue lo- cale à l'époque, voire à porter plainte (son père est gendarme). «Mais les entraîneurs leur ont dit : "A quoi bon ? Il s'est blessé à l'entraînement, ça arrive", raconte Marc. Et j'étais d'accord. J'ai mis du temps à comprendre

qu'on m'avait fait du mal.»

«IL ÉTAIT LÀ POUR NOUS DÉTRUIRE» Yacine, lui, est désormais prof de judo à Marseille. Il hésite à par- ler, par peur que ça «détruise les petits clubs, déjà qu'on a eu l'apocalypse Covid » Mais assure que lors

du même stage, il s'est fait luxer l'épaule. «Au lieu d'encourager les talents, il les cassait. Ce mec n'était pas là pour nous apprendre, mais pour nous détruire.» Un troisième stagiaire se souvient du moment «très borderline» où Marc «s'est pris une nuque sur le parquet». Il tient à nuancer : «Pesqué jouait les gros bras mais n'était pas sadique. Ce jour-là, il est allé trop loin.» Aujourd'hui, Marc vend des alar- mes. Il est incapable de s'asseoir plusieurs heures d'affilée dans une voiture, a des fourmis dans la nu- que, le bras qui s'engourdit, doit contrôler régulièrement que sa co- lonne ne s'affaisse pas. Malgré tout, il a repris le judo dans son club lo- cal. «Le rapport entre la douleur physique et le bien-être que j'éprouve sur le tapis est incomparable. Et puis j'ai l'habitude d'avoir mal » Il a même inscrit ses enfants de 5 et 7 ans auprès de son prof d'enfance, en qui il a confiance. Dans le coin, tous les entraîneurs se souviennent de cette histoire. Du

moment où «Paul-Thierry a déconné». Même si quasiment per- sonne n'a levé un cil. «A cette époque, il y avait une surenchère dans le Sud à qui serait le plus dur», raconte un ponte local. «Tout, des insultes aux pseudo-méthodes, tendait vers la violence, raconte une ca- dre de la fédération. A tous les échelons, jusqu'en équipe de France, c'était la manière de faire.» A Montpellier, la devise était : «S'il faut en casser 100 pour sortir un champion, on le fera.» A Marseille, un des émules de Pesqué avait, lui, la réputation de faire souffrir les

athlètes féminines, âgées de 15 et 16 ans, lors d'interminables combats au sol, ponctués de brûlures au vi- sage par frottement du kimono, de coudes dans les côtes et d'étrangle- ments suivis de «réanimations» à répétition. Si une étoile montante, future médaillée olympique, y a échappé, ce n'est que grâce à la pré- sence de son frère, lui aussi judoka de haut niveau, qui assistait au bord du tapis aux entraî- Suite page 10

Suite de la page 9

nements avec un extincteur, prêt à intervenir pour qu'on ne «torture» pas sa soeur. Au sein des pôles, les insultes homophobes fusent. Les attitudes virilistes sont encouragées. Pour les filles, humiliations, remarques graveleuses et sexualisation des postures font partie du quotidien. Parfois, les coachs prennent les paris sur «qui couinera le premier». Dans ce milieu, la figure de Pesqué ne détonne pas : elle domine. Son aura de dur à cuire passé par les tapis de Corée du Sud et de Tenri, la plus conservatrice des universités japonaises, il l'entretient lors des stages régionaux où les jeunes judokas affluent. Là, il «découpe» (dixit un prof présent) des minimes

(13-14 ans), allant parfois jusqu'à les faire saigner et provoquer une altercation avec un parent scandalisé. «Personne n'intervenait, moi le premier, raconte un ex-collègue. Parce qu'on savait qu'au niveau des instances, il serait couvert. Des parents faisaient des courriers à la ligue [régionale] mais rien ne remontait jamais à Paris, ça partait à la poubelle. En réunion, on lui disait juste : "Fais gaffe avec les jeunes, on a encore eu des lettres." Il s'en foutait. Un jour, il a projeté trois fois un gamin en dehors du tatami parce qu'il le trouvait prétentieux.» «C'est bon, on a parlé, passe à autre chose» Un après-midi d'octobre, Paul- Thierry Pesqué nous fait face dans un café de Vincennes, à la sortie d'un entraînement à l'Insep tout

proche. Sourcils broussailleux, crâne rasé, survêtement France Judo et tutoiement facile. Lui veut séparer «les fantasmes de la réalité», parle d'«affabulation, de délation», de rancoeurs et de «fatwa». Le fameux stage en Corse ? Il n'y a jamais mis les pieds, jure-t-il, assurant qu'on a pu le confondre avec quelqu'un d'autre (l'un des organisateurs confirme pourtant sa présence à Ajaccio). Cependant, Pesqué se rappelle avoir un jour «bien fait rebondir dans le tapis» un jeune de Cannes (ce qui correspond au profil de Marc), à l'occasion d'un stage «dans le Sud» : «Il disait qu'il avait une douleur à la cheville et faisait donc les randoris avec les filles. Je l'ai vu faire pleurer une petite de mon pôle et j'ai voulu lui montrer ce que ça faisait. Mais il n'a eu aucune lésion, bien entendu.» Les chutes en

dehors du tapis ? «Peut-être un orteil, pas plus !» Pour le reste : «Si j'avais fait tout ce dont on m'accuse, je serais en prison, non ? A mon niveau de responsabilité, on ne fait pas du lancer de nains dans les tribunes, soyons sérieux. A Montpellier, au sport-études, j'avais mon casier dans la salle des profs. On l'aurait su si j'étais un monstre. Ou alors, c'est que tout le monde se couvre, mais ça, c'est de la théorie du complot.» Des alertes, pourtant, il y en a eu, et jusqu'en plus haut lieu. En 2004, Armelle Iost, l'une des kinés de l'équipe de France, avait démissionné pour dénoncer le comportement de certains entraîneurs, dont Pesqué. Lors du dernier stage pré-

Jeux olympiques d'Athènes à Aix-en-Provence, où les cadets de l'équipe de France étaient venus servir de partenaires aux championnes de l'Insep, Pesqué avait «cherché à se mettre en valeur devant les responsables du haut niveau présents», les multimédaillés Fabien Canu et Stéphane Traineau. «Les randoris commencent, et il me pète deux cadets, relate-t-elle. Une côte, une cheville. Murmures au bord du tapis. Je vais voir un des responsables : "Bon ça va, tu ne vas pas me remplir l'infirmerie !" Et là, je m'entends répondre : "Contente-toi de faire ce pour quoi t'es payée." J'ai démissionné peu après.» Quelques mois plus tard, Libération publie le récit d'une «punition» infligée par un responsable de l'équipe féminine à une jeune athlète en pleine séance à l'Insep. Le monde du judo fait alors le dos rond. «Quand j'ai lu l'article, je n'ai même pas compris pourquoi c'était dans le journal, raconte une ex-pensionnaire du pôle de Montpellier. A côté de ce que nous faisait vivre Pesqué Le pire, ce sont ces adultes sur le tapis qui ne mouftaient pas. Parfois ça les faisait même rire. Ils sont complices.»

A la même époque, Patrick Roux est chargé d'une mission fédérale de refondation des méthodes d'entraînement et fait la tournée des dojos. Une question le taraude : pourquoi autant d'abandons dans les pôles ? Une athlète de 18 ans l'informe des abus, auxquels elle a assisté, du «fou furieux» de Montpellier. Roux

consigne avec effarement et fait remonter une note. Trois ans plus tard, il la rappelle et lui explique que l'ancien champion Jean-Luc Rougé, qui a gravi tous les échelons fédéraux jusqu'à la présidence en 2005, veut l'entendre. La jeune femme est convoquée en marge d'un colloque dans une structure sportive, à Boulouris (Var). Fébrile, elle s'attend à une table ronde, avec Roux. Finalement, au débotté, Rougé décide de la recevoir dans sa chambre. Seul. Là, il minimise ce qu'elle dénonce («Des on-dit») voire le justifie («Ça sert à vous endurcir»). Sa conclusion : «C'est bon, on a parlé, passe à autre chose.» Choquée, la judoka, qui vise une carrière dans l'encadrement des enfants, acquiesce, par peur de voir ses horizons bouchés. Rougé dit n'avoir aucun souvenir de cet épisode, mais concède avoir été mis au parfum «d'entraînements très durs au pôle de Montpellier» : «Je ne me souviens plus des détails, mais nous avons écarté [Paul- Thierry Pesqué].» Effectivement, à l'été 2006, le coach se met au vert en Corse, où il trouve un job au conseil départemental, après s'être vu proposer un simple contrat à mi-temps à Montpellier. «Ça commençait à faire beaucoup, dit un entraîneur sudiste. Ils l'ont fait tomber sur autre chose, une histoire de dépassement de frais.» Deux ans et demi plus tard, pourtant, le revoilà en charge du pôle France de l'Institut du judo à Paris, toujours sous la présidence de Rougé. «Personne n'a compris comment il était sorti de son placard, raconte une source proche de la direction.

Pire, c'était une promotion.» Son ascension se poursuit dans les années 2010, jusqu'à ce qu'on lui confie, en 2017, les «jeunes seniors» à l'Insep, «poste ultra prestigieux alors qu'il n'a jamais fait émerger de champion». Son profil LinkedIn le présente aujourd'hui comme «professeur de sport, entraîneur national, référent scientifique de la FFJDA, 6e dan». «Le plus capé de la fédé, et ça agace !» jure-t-il. Sur les tapis de l'Insep et de l'Institut du judo, l'homme intervient quotidiennement dans l'antichambre de l'élite. Selon nos informations,

les signalements à son sujet se sont taris. «Peut-être que le fait d'avoir en face des gabarits adultes le rend moins audacieux qu'à l'époque où il corrigeait des ados » avance un cadre. «Il a su se remettre en question et évoluer», assure un de ses anciens collègues, pas dupe pour autant d'une ascension moins due à des compétences qu'à «l'indulgence d'un système». L'espoir d'un coup de Balai D'autres évoquent des accointances maçonniques, influentes dans le milieu. Plusieurs compétiteurs vantent malgré tout sa qualité de «meneur d'hommes» : «Quand il décide de s'occuper de toi, il donne tout et ne te lâche pas», affirme l'un des jeunes seniors parisiens dont il a la charge. Ses casseroles ? «Le judo est une famille, évacue un autre protégé. Tout le monde sait qu'il a été accusé de choses pas sympas. Il y a du monde qui lui en veut.» «C'était beaucoup lié à une génération, dont Pesqué était une figure, poursuit l'ex-pensionnaire de Montpellier. Mais c'est compliqué de dire que ça ne se produit plus.» Ces pratiques ne sont de toute façon pas l'apanage d'une personne. Selon nos informations, des signalements visant des abus comparables ont été émis depuis au moins deux autres structures régionales en 2019, et, très récemment,

depuis l'Insep. Début septembre, Fabien Canu, double champion du monde et DTN du judo français entre 1997 et 2005, est nommé directeur général de l'Insep, preuve s'il en est du poids du judo dans l'olympisme tricolore. Dans un portrait que lui consacre l'Equipe le 22 septembre, un journaliste rapporte que, entre autres qualités stratégiques, «couper les têtes, ce n'est pas son truc», puis le fait réagir à l'enquête de Libération de 2004 décrivant l'ambiance délétère à l'Insep durant cette période. «[L'entraîneur] avait bousculé une petite à l'entraînement. Je lui ai passé un beau savon, il a présenté ses excuses et on a réglé ça comme ça», évacue Canu, pas pressé de rouvrir ce chapitre. «Il ne faut pas juger le passé avec la morale du présent

», renchérit Magali Baton, à la tête de la commission de lutte contre les violences, dans le même papier. Auprès de Libération, elle confirme sa défiance de principe envers le «courant puritain contemporain». Mais assure que, même si certains faits sont légalement prescrits, «l'important est de voir les langues se délier, et de prendre le temps qu'il faut pour chaque cas». Numéro d'équilibriste pour cette ancienne athlète dont la nomination, fin 2020, avait suscité l'espoir d'un coup de balai et d'un retour aux fondamentaux, à la manière de l'aggiornamento que le Japon lui-même avait su faire, entre 2012 et 2013, au lendemain de JO de Londres calamiteux pour la maison mère de la discipline. Suspension de la superstar Shohei Ono accusée de «brutalité» sur des kohaï («apprentis») ; condamnation pour viol du double champion olympique Masato Uchishiba ; démission de Ryuji Sonoda, l'entraîneur des judokas japonaises après les accusations de quinze d'entre elles ; nouveau coach national, la légende Kosei Inoue, parti se former à l'étranger Une remise à plat, bannissant les punitions

héritées d'une pédagogie quasi médiévale où la souffrance faisait figure de valeur cardinale. Une décennie plus tard, les Japonais obtiennent à Tokyo neuf titres olym- piques sur les quatorze possibles en judo. Razzia historique. Au sein des instances françaises, plusieurs voix évoquent une «prise de conscience» similaire. Mais pointent aussi «des freins». Tant à l'échelon fédéral qu'au ministère des Sports, dans «un milieu verrouillé par l'entre-soi et une génération impliquée à des niveaux divers». «La marge de manoeuvre est limitée», concède une source proche de ces dossiers, avant de conclure : «En parlant de Pesqué, vous allez leur rendre service, la fédé ne sait plus comment s'en débarrasser.» L'intéressé, confiant se sentir «comme une bête à abattre», estime que «personne ne ment dans cette histoire, mais des gens confondent leur ressenti avec la réalité. Ce sont ceux qui n'ont pas supporté le choc thermique du haut niveau, et j'en suis désolé pour eux. Mais pour un gamin secoué, dix ont vécu les meilleures années de leur vie avec moi. Je suis fier du travail accompli.» Désormais en retrait de la fédération mais toujours influent dans l'olympisme français, Jean-Luc Rougé en parle déjà au passé : «Pesqué était un bon entraîneur mais trop imprégné de la culture d'éducation japonaise, que j'ai pour ma part subie et que nous réprouvons.» Comme le résume l'ancienne internationale Fanny Riaboff, qui épaule Patrick Roux dans son combat : «Le judo français s'est trop longtemps caché derrière son code moral. Or prendre une licence ne suffit pas pour être un judoka. Ce sont d'abord des actes. Combattre avec son professeur ou son entraîneur ne devrait pas être vécu comme une sanction, mais un privilège, dont on sort grandi et non pas humilié.»? (1) Le prénom a été modifié.

«C'était beaucoup lié à une génération, dont Paul-Thierry Pesqué était une figure. Mais c'est compliqué de dire que ça ne se produit plus.» Un ex-pensionnaire du pôle France à Montpellier

L'Équipe
vendredi 3 septembre 2021 90 mots, p. 31

Escalade Reprise avec Janja Garnbret

CM Pour le premier rendez-vous de Coupe du monde après les JO de Tokyo, le circuit mondial s'arrête dans le pays de la championne olympique Janja Garnbret. La Slovène de 22 ans, quasi intouchable ces dernières années, sera d'ailleurs la seule médaillée olympique à s'aligner à Kranj, à 25 km au nord de la capitale Ljubljana, sur cette étape de difficulté. Beaucoup ont pris l'option repos, avant les Championnats du monde (15-21 septembre) en Russie. Côté français, aucun des quatre grimpeurs olympiens ne sera présent.

L'Équipe
samedi 16 octobre 2021 89 mots, p. 34

BIATHLON Jacquelin revient

Émilien Jacquelin retrouve la compétition aujourd'hui à l'occasion des Championnats de France de sprint et de poursuite qui se disputent en ski roues sur deux jours à Arçon (Doubs). Le double champion du monde de poursuite s'était fait une double fracture au bras gauche le 1er août lors d'une chute à vélo à l'entraînement en Norvège.

Tous les meilleurs Français (Simon Desthieux, Quentin Fillon Maillet, Fabien Claude, Antonin Guigonnat, Julia Simon, Anaïs Chevalier, Justine Braisaz et la triple médaillée olympique Anaïs Bescond) participent à cette compétition.

Ouest-France
Quimperlé, Concarneau ; Quimper, Centre-Finistère
Quimper Remontée, mardi 5 juillet 2022 201 mots, p. Quimperlé - Concarneau_17

Un triple champion du monde au Dojo Sanshiro

Ces temps-ci, le Dojo Sanshiro enfile les champions comme Teddy Riner les ippons. Après le double champion olympique polonais, Waldemar Legień, il y a moins de deux mois, le club de judo quimpérois accueillait samedi le triple champion du monde japonais Masashi Ebinuma (-66 kg). «  Et double médaillé olympique, tout de même !  », note en souriant Gilles Quenet, entraîneur au dojo.

Mais cette fois, c’est par l’entremise de sa collègue Hikari Sasaki, autre médaillée olympique, et son compatriote Eiji Kikuci, qui vit à Paris, que le Dojo Sanshiro a pu convier le champion de 32 ans pour un entraînement réservé aux professeurs du Finistère et haut gradés.

Pendant deux heures, le judoka a montré toute l’étendue de son talent et de sa technique avant de partager expériences, poignées de main et photos, «  dans la prolongation des échanges entre la France et le Japon  », explique le club.

Appelé à devenir l’un des futurs dirigeants de la fédération japonaise de judo, Masashi Ebinuma est de passage en Europe, et plus précisément en Angleterre, pour découvrir d’autres méthodes de management.

La Voix du Nord
Hazebrouck
vendredi 8 juillet 2022 480 mots, p. 1705

Albane Dubois: «J'avais besoin de faire des choses que j'aime»

Par Frédéric Sourice [email protected] Voile. Ce soir, Albane Dubois sera de retour au port d'attache, à Bray-Dunes, dans l'appartement familial. La marin, domiciliée à Marseille, théâtre des épreuves olympiques en 2024, revient sur une année dense.

Les JO et le sentiment d'inachevé

«C'était une belle expérience, on a fait beaucoup de travail pour en arriver là. Après, il y a un sentiment d'inachevé, il manque quelque chose. Un peu un sentiment d'échec aussi, car tout était possible. Les gens nous ont félicitées, mais quand on est compétitrices, qu'on se prépare depuis cinq ans à 100%, il y a la déception qui ressort dans les jours d'après. La dernière journée de compétition avait été difficile. On était sur site depuis trois semaines, avec la chaleur du Japon, une compétition mentalement prenante. Et le fait qu'on n'était pas en harmonie avec Lili (Sebesi, son équipière). C'était compliqué car on n'est pas restées connectées. C'est ça le double: il faut réussir à rester connecté, malgré tout, malgré des fonctionnements différents.»

Peu de coupures voile après les JO

«Mon mari n'avait pas de vacances et partir seule, c'est beaucoup moins marrant... J'ai fait beaucoup de choses. Il fallait gérer les histoires de matériel, j'ai remis les pieds sur le bateau dix jours après. J'ai navigué sur beaucoup de supports: le 5.70, le 4.70, le Nacra. Je me suis plus consacrée au 4.70. J'ai appris beaucoup de choses tactiquement. On a eu quelques résultats intéressants (sous le maillot de l'équipe de France).» Seulement, son équipier Hippolyte Machietti a alors formé un duo avec la médaillée olympique Aloïs Retornaz, qui venait d'arrêter sa collaboration avec Kevin Peponnet. «Ce n'est jamais une bonne nouvelle, sur le coup. Mais c'est aussi l'opportunité de faire autre chose, des choses qu'on n'a pas l'habitude de faire.»

Du gros bateau, de la voile pro

«J'ai navigué beaucoup en Wally, on est 20-25 personnes à bord. J'ai vu un autre monde de la voile. En juin, par exemple, j'ai navigué dix-huit, vingt jours, j'ai aussi coachée en 49er.»

Kiné: pas le bon contexte actuellement

De retour du Japon, Albane Dubois a peu pratiqué son métier de kiné, qu'elle avait mis entre parenthèses pour la préparation des JO de Tokyo. «J'ai repris un peu, mais c'était dur de rester enfermée dans un cabinet. Je me suis dit que je n'étais pas en état de travailler comme kiné, de m'occuper des autres. Pour s'occuper des autres, écouter leurs problèmes, il faut être bien dans ses baskets. Ce n'était pas le cas. Je me suis donné du temps pour moi, j'avais besoin de naviguer, de faire des choses que j'aime.» Et la voile professionnelle permet de gagner sa vie. «Je suis embauchée à bord (sur le Wally). On est payés pour naviguer. Faire ce qu'on aime, c'est une vraie chance.»

Paris-Normandie
Paris Normandie Rouen Sud
samedi 27 août 2022 460 mots, p. RSL04

ROUEN

Un tournoi de basket de rue inclusif

Basile Danel Avec une récompense de 2000€ pour un tournoi de basket de rue et un village sportif en présence d'invités comme Émilie Gomis, médaillée olympique de basketball, l'événement Miss Go du projet Rouen Streetball promet une belle inauguration sportive. Une occasion d'honorer «sportivement» le terrain Émilie Gomis du Parc Grammont à Rouen déjà inauguré en 2021.

Sport et pédagogie

«On va activer le terrain», se réjouit Axel Roberrini, fondateur du projet RStreetball qui a pour vocation de développer, à Rouen, cette sous-discipline du basket se jouant à trois contre trois sur un demi-terrain. Ainsi, dans le cadre de ce projet, une grande part est accordée à la pédagogie et l'accompagnement des jeunes: «On a en tête tout un programme pédagogique au terrain Émilie Gomis, pour initier les jeunes mais aussi les filles et mamans du quartier au sport. On pourra aussi accompagner les jeunes dans leurs projets, voire même leur faire découvrir de nouvelles choses avec des potagers autour du terrain. On va faire vivre le quartier», explique Axel Roberrini. Le projet R Streetball est avant tout un mouvement, qui s'appuie sur le basket de rue comme outil émancipateur du fait de sa souplesse au niveau des règles et issu d'une culture riche: «Le basket de rue est beaucoup plus libre, c'est facile à jouer et on s'arbitre en autonomie, ce qui amène du fair-play et de la cohésion. On a aussi une forte connexion avec la culture urbaine en comptant les grapheurs ou la breakdance.»

Un événement ambitieux

Pour le dernier week-end avant la rentrée, Axel Roberrini compte marquer le coup pour annoncer la saison à venir. Trois tournois - féminin, masculin et handibasket - sont prévus, en partenariat avec l'association Handisport Grand Rouen, afin de sensibiliser les personnes handicapées et valides aux vertus inclusives du sport. Par ailleurs, un village sportif, conjointement avec l'ASPTT omni sport Rouen, proposera des initiations à différents sports comme le self-défense, le badminton, la boxe thai, la lutte ou même du football 3x3. En parallèle, des invités prestigieux seront présents comme Émilie Gomis, joueuse de basket de l'équipe de France et ambassadrice des Jeux Olympiques de 2024 à Paris, qui revient sur le terrain portant son nom, mais aussi entre autres Lounès Hamraoui, champion de France de boxe anglaise. Un portrait street art d'Émilie Gomis sera également réalisé pour être vendu aux enchères afin d'aider Handisport Grand Rouen. Enfin, un concert rap et hip-hop viendra clôturer cette édition: «Nous voulons faire un événement avec une grande part féminine et des artistes rouennaises locales», précise Axel Roberrini. Un événement qui annonce une saison pleine d'ambition. Miss Go, les samedi 27 et dimanche 28 août de 10h à 21h au parc Grammont, Rouen. Gratuit, ouvert à tous.

Ouest-France
Sarthe
Sports - Sarthe, mardi 16 août 2022 585 mots, p. Sarthe_18
Aussi paru dans
15 août 2022 - Ouest-France (site web)

«  Il faut du temps pour que tout se mette en place  »

Ligue féminine. La médaillée olympique et championne d’Europe, Manon Houette, est en pleine préparation avec son nouveau club de Chambray. Elle nous livre un premier bilan.

Trois questions à…

Manon Houette (30 ans), ailière gauche au Chambray Touraine Handball.

Vous avez commencé les matches amicaux avec votre nouvelle équipe de Chambray, notamment contre Dijon. Comment cela se passe-t-il pour l’instant ?

Pour remettre les choses dans leur contexte, on est une équipe très remaniée avec un nouveau staff (notamment un nouvel entraîneur) et six nouvelles joueuses cadres dans notre équipe. Donc il faut un petit peu de temps pour que cela se mette en place. Le but de la préparation va être de monter tranquillement en puissance pour imaginer être prêtes début septembre, pour le premier match de championnat (le 4 septembre contre les Neptunes de Nantes).

Le match de Dijon, c’était notre premier match de travail, où nous avons prouvé que nous étions en capacité d’être performantes en attaque en mettant 36 buts, mais pour le moment nous ne sommes pas encore prêtes en défense puisqu’on en a pris 41. Loin de ce que l’on espérait pour un premier match mais on n’a pas encore abordé suffisamment la défense pour espérer faire mieux.

On a fait un peu de handball, il a fallu faire un peu de fond, de piste et de muscu et voilà ! Et de toute façon, les affinités défensives, cela se fait au fur et à mesure, donc rien d’alarmant. Il nous reste donc quelques matches amicaux pour nous préparer tranquillement.

Quels seront les objectifs de la saison pour votre équipe de Chambray ?

L’objectif est de faire mieux en championnat que la saison dernière, où elles avaient fini sixièmes, mais aussi, d’essayer de se qualifier en Ligue Européenne. Pour cela, nous devrons gagner nos matchs aller-retour contre Thuringer HC (plusieurs fois champions d’Allemagne) pour aller au troisième tour de qualification, qu’il faudra aussi gagner en aller-retour.

Il y a quelques mois, vous aviez évoqué la nécessité pour la Sarthe d’avoir au moins une équipe en N2 ou en N1 pour pouvoir garder ses pépites sarthoises. Cette fois-ci, c’est fait il y en a une en N2 et une en N3. Avez-vous un peu suivi l’actualité sarthoise ?

J’en ai entendu parler par mon père qui m’avait dit qu’il y aurait une équipe en Nationale 2, mais je n’en savais pas plus que cela, je l’avoue. Mais de toute façon, je maintiens ce que j’ai dit, c’est génial pour le territoire d’en avoir une pour la première fois à ce niveau (en réalité la deuxième fois puisque le CSC Le Mans avait déjà été en N2 il y a quelques années), mais le tout, c’est de la maintenir !

C’est toute la difficulté de notre sport, c’est de pouvoir performer dans le moyen terme et pour ça, il y a besoin de moyens. J’imagine que le club s’est préparé à cela et j’espère qu’il y aura un maximum de soutien de la part des collectivités pour maintenir cette équipe en N2. Je leur souhaite également une bonne saison !

Cet article est paru dans Ouest-France

Ouest-France
Vendée ; Maine-et-Loire
Triathlon, Cyclisme, Basket-ball, dimanche 3 juillet 2022 402 mots, p. Sports Vendée_13

Aloïse Retornaz : «  On n’y va pas en balade  »

La médaillée de bronze de Tokyo en voile, Aloïse Retornaz est de retour aux Sables-d’Olonne, sa ville d’adoption, ce week-end. Elle participe en relais avec ses sœurs, Ondine et Maïlys à l’Ironman organisé ce dimanche.

C’est une véritable aventure dans laquelle les trois sœurs Retornaz se lancent ce dimanche aux Sables-d’Olonne. 1,9 km de nage pour Maïlys, 90 km à vélo pour Aloïse et, enfin, 21 km de course à pied pour l’aînée Ondine Retornaz-Bigot. C’est cette dernière qui a eu cette idée un peu folle : «  Ondine a lancé le projet et nous a bien poussées. Elle a réussi à nous motiver  » explique Aloïse Retornaz qui se dit heureuse «  d’avoir réussi à bloquer la date  ». Une fois la participation validée, les trois sœurs ont dû partager les relais. «  Ondine court beaucoup donc on lui a laissé la course à pied  » ajoute-t-elle. Enfin, c’est la skippeuse qui a hérité des 90 km de vélo : «  Je suis la seule qui roule souvent à vélo  », déclare la médaillée olympique qui utilise le cyclisme dans sa préparation physique.

Cap sur les prochains Jeux

Ondine maîtrise la course à pied, Aloïse sait rouler à vélo et Maïlys a pratiqué, comme ses sœurs, la natation plus jeune. Hors de question donc, de prendre à la légère le challenge. Aloïse Retornaz s’amuse : «  même si on vient avant tout, passer un moment en famille, on n’y va pas en balade non plus  ». Un esprit de compétition qui ne dénote pas du quotidien de la Sablaise d’adoption. «  Sur la semaine dernière, je suis allée à Chicago, puis en Allemagne et à Quiberon  » souffle-t-elle, alors qu’elle entame déjà la préparation de ses prochains Jeux olympiques. Avec une olympiade raccourcie d’un an, Paris 2024 est déjà dans les têtes : «  On est dans une période où l’on va s’entraîner à fond cet été, il faut trouver des automatismes  ». Un travail nécessaire pour être sélectionné par la fédération. En effet un seul binôme représentera la France aux prochains Jeux olympiques. «  Dans une discipline devenue mixte, la place va être chère, on n’a pas encore d’information sur le processus de sélection, on commence à poser des questions  » conclut la Sablaise.

Cet article est paru dans Ouest-France

Ouest-France
Saint-Nazaire, La Baule, Guérande
La Baule - Presqu’île, jeudi 7 juillet 2022 267 mots, p. Saint-Nazaire - La Baule - Guérande_14

Les journalistes golfeurs sont de retour

Et de treize ! Du mercredi 6 au vendredi 8 juillet, les deux parcours 18 trous du golf international Barrière La Baule accueillent la 13e édition du National UJSF de Golf-Trophée Audiens des journalistes. Un véritable championnat de France des médias, organisé sous l’égide de l’Union des journalistes de sport en France.

Pilotes et footballeurs

Les pilotes automobiles Bruno Saby, ancien vainqueur du Dakar, et Jean-Claude Andruet, multiple champion de France des rallyes et vainqueur à La Baule en 1983, côtoieront d’anciens footballeurs internationaux comme Alain Roche, Eric Pécout,... Mais aussi un ex-champion de France de rugby, Yann Delaigue, une double médaillée olympique de ski, Florence Masnada, un handballeur double médaillé d’or mondial, Sébastien Bosquet, et le skipper Alain Gautier, vainqueur du Vendée Globe 1992-93.

Le Figaro, France 3, TF1

Chez les dames, Mathilde Gaudechoux, ancienne journaliste du Figarodésormais installée en Bretagne, et Laurence Agatensi (France 3 Normandie), qui ont remporté à elle deux dix des douze titres décernés depuis 2009, se battront pour une nouvelle victoire. Mais elles devront surveiller Florence Schaal, ex-journaliste de TF1, et Astrid Bard (Canal +).

Chez les hommes 1re série, Romain Bouchenot, lauréat de l’édition 2021, aura fort à faire avec des adversaires comme Thomas Morel (Eurosport) et François Scimeca (Golf Planète), sans oublier Damien Houles (RFI) et Pierjean Frison (France 3 Occitanie), déjà titrés à La Baule.

Compétition sur deux tours en stroke-play pour les journalistes 1re série, en stableford pour les 2e, 3e séries hommes et les dames.

Cet article est paru dans Ouest-France

Ouest-France
Sports - France/Monde, samedi 27 août 2022 477 mots

Romane Dicko : «  Surfer sur cette vague  »

Léo GOUTTENOIRE.

Mondiaux. Médaillée de bronze à Tokyo, championne d’Europe en mai, Romane Dicko va disputer ses premiers Mondiaux en Ouzbékistan du 6 au 13 octobre.

Entre-guillemets

Romane Dicko , deuxième mondiale en +78 kg, actuellement en stage avec l’équipe de France féminine du 22 au 31 août à Houlgate (Calvados)

Un parcours singulier

J’ai commencé à 13 ans, juste après les Jeux de Londres en 2012. Je ne connaissais pas le judo, j’avais regardé les Français à la télé avec mon père. C’est lui qui m’a proposé d’essayer le judo. Neuf ans plus tard, je suis médaillée olympique. Si on m’avait dit ça à l’époque, j’aurais signé tout de suite. En plus, j’ai dû mettre ma carrière sur pause entre 2018 et 2020. C’était une période compliquée, surtout sur le plan mental. En 2018, mon épaule a lâché. À mon retour en 2019, c’est mon genou qui n’a pas tenu. Paradoxalement, cette absence a été bénéfique puisque entre mon retour, en janvier 2020, et les Jeux olympiques de Tokyo, je suis restée invaincue. J’ai certes manqué quelques échéances mais je suis revenue plus forte. Ça montre que j’ai fait du bon travail, mes kinés aussi.

Le rôle de Teddy Tamgho

Mon cousin Teddy Tamgho (champion du monde de triple saut en 2013) a joué un rôle important. C’est quelqu’un sur qui je m’appuie énormément. Il connaît le haut niveau. Il a aussi vécu des choses avant moi, notamment des blessures, et il m’a beaucoup aidé durant mes deux ans d’absence. Récemment, j’avais trois semaines de vacances et je suis allée chez lui pour m’entraîner parce que je sais qu’il peut m’accompagner.

Une première participation aux Mondiaux dans un mois

En individuel, je n’ai jamais pu faire les Mondiaux. Ce sera une première pour moi, j’ai hâte. Physiquement, je me sens bien, je m’approche de mon poids de forme. J’ai été championne d’Europe en mai dernier et j’espère surfer sur cette vague-là. Il va falloir s’accrocher et faire le travail pour gagner. Je veux remporter les championnats du monde. Avec mon titre européen et ma médaille olympique, je fais partie des favorites.

En stage à Houlgate pour affiner sa préparation

Nous sommes en stage depuis le début de la semaine à Houlgate. Le stage se passe très bien, on a la chance d’avoir des nations étrangères, ça change de l’Insep. Combattre des filles avec différents profils et différents types de judo, c’est hyper intéressant. En plus, les infrastructures et le cadre sont vraiment idéals avec la mer à côté. C’est important de sortir de Paris. Les bâtiments ont changé, c’est un plaisir de venir ici.

Cet article est paru dans Ouest-France

Le Progrès (Lyon)
Edition du Jura
Sports | jura et région, mardi 4 juillet 2023 617 mots, p. LCHJ36

Sports d’hiver

Désormais entraineure, Anaïs Bescond vise les Jeux Paralympiques de 2026

Pauline Moreton

Elle n’arrête jamais. Si sa carrière de haut niveau est bel et bien terminée, Anaïs Bescond continue de vivre au rythme du biathlon. Entre deux sollicitations, elle a gentiment accepté de nous accorder une heure de son temps dans le village des Rousses, pour évoquer - entre autres - sa nouvelle vie d’entraineure.

Anaïs Bescond a rangé les skis au placard. Mais elle ne s’est pas éloignée pour autant du biathlon. Depuis l’automne 2022, la Jurassienne s’occupe de la partie tir de l’équipe de France handisport de ski nordique. Une nouvelle casquette d’entraîneure qui lui sied à merveille même si elle ne savait pas trop dans quelle aventure elle se lançait, il y a encore quelques mois.

À la découverte d’un autre fonctionnement

« Quand j’ai eu la proposition de cet emploi de coach de tir avec les athlètes handisport de l’équipe de France , je ne savais pas si c’était fait pour moi. J’ai bien réfléchi. J’ai discuté avec d’autres personnes qui avaient travaillé avec la fédération française handisport. Ils m’ont rassurée », rembobine-t-elle.

Un hiver a passé et les doutes de la Morberande se sont envolés. Elle a petit à petit réussi à composer avec son nouvel environnement. « Le monde du handi demande une autre approche, un autre fonctionnement. Il y a certaines subtilités d’organisation. J’ai beaucoup découvert, beaucoup appris. Et je pense que j’ai apporté des choses intéressantes aux athlètes. »

Visiblement ses compétences et son approche ont séduit ses protégés. Car au moment du bilan, ces derniers ont émis le souhait de poursuivre leur carrière auprès d’Anaïs Bescond. Un gage de confiance. De son côté, la triple médaillée des Jeux Olympiques de PyeongChang a ainsi donné son accord pour les trois prochaines années… ce qui pousse l’échéance aux Jeux paralympiques de 2026 à Milan « C’est un engagement moral. En tant qu’ancienne athlète de haut niveau, je m’engage pour un projet paralympique », appuie-t-elle, avec le sourire.

Le compte à rebours est donc lancé. Et il y a du pain sur la planche. Mais celle qui réside aux Rousses a désormais plusieurs atouts dans sa manche. « J’ai terminé ma partie formation du DE (Diplôme d’état) d’entraînement. J’ai plus de billes à mettre sur la table. J’ai également appris de mon expérience avec les athlètes pendant un an. Je suis arrivée en décembre, je n’avais jamais vu de visu une course du parabiathlon. Maintenant, j’ai plus d’idées de ce à quoi m’attendre, des forces et des faiblesses des uns et des autres. »

Elle s’investit dans des groupes de travaux pour le parabiathlon

Mais ce n’est pas tout. Anaïs Bescond ne fait pas les choses à moitié. La Jurassienne va prendre part aux différents groupes de travaux organisés par l’IBU (Union internationale de biathlon) qui concernent le biathlon et le parabiathlon. Une table ronde est d’ores et déjà programmée en août à Ruhpolding (Allemagne). « Je suis contente de retrouver ma famille de l’IBU. Je trouve que c’est une fédération qui se bouge, qui s’intéresse, qui a envie de faire les choses bien. C’est vraiment intéressant qu’ils invitent les gens “du terrain” pour échanger. »

Vous l’aurez compris même si ses skis sont rangés , Anaïs Bescond est toujours à fond… et jamais loin du biathlon.

La Nouvelle République du Centre-Ouest, no. 86
sports IG, dimanche 23 juillet 2023 377 mots, p. 8

[athlétismeUn 100 m disputé à Londres...]

athlétismeUn 100 m disputé à Londres

Dernier rendez-vous de la Ligue de Diamant avant les Mondiaux à Budapest (du 19 au 27 août), le meeting de Londres promet ce dimanche soir un beau 100 m féminin. L’Américaine Sha’Carri Richardson et la Jamaïcaine Shericka Jackson, qui s’affrontent pour la troisième fois cet été, font figure de favoris, mais la Jamaïcaine Shelly-Ann Fraser-Pryce, quintuple championne du monde du 100 m, pourrait venir jouer les trouble-fêtes, malgré un genou douloureux qui a retardé sa rentrée. Jackson part avec une petite longueur d’avance, puisqu’elle détient la meilleure performance de l’année en 10’’65.

Ce meeting sera aussi l’occasion, pour la Néerlandaise Sifan Hassan, triple médaillée olympique à Tokyo (or du 5.000 m et du 10.000 m, bronze du 1.500 m), de se tester sur 5.000 m. Aux Mondiaux, elle pourrait bien retenter un incroyable triplé.

Ce dimanche à 15 h, sur la chaîne YouTube @diamondleague.

en brefrallyeRovanperä leader avant le dernier jour en Estonie

Après dix-sept spéciales sur vingt et un au rallye WRC d’Estonie, le Finlandais Kalle Rovanperä (Toyota) caracole en tête. Il a remporté les neuf spéciales de cette troisième journée, pour ainsi avoir 34,9 secondes d’avance sur le second, le Belge Thierry Neuville, et le troisième, le Finlandais Esapekka Lappi, tous les deux pilotes Hyundai. Le Français Pierre-Louis Loubet (M-Sport/Ford) est lui 6e, avant la fin du rallye ce dimanche matin.

HandballLa Stella Saint-Maur évoluera bien en LBE

La commission d’appel de la DNCG (direction nationale du contrôle de gestion) a validé hier le dossier de la Stella Saint-Maur. Le club francilien, promu sportivement, évoluera donc bien en LBE, l’élite du hand féminin en France. Le dossier de la formation des Deux-Sèvres Celles-sur-Belle sera, lui, étudié lundi par la commission d’appel.

Water-poloMondial : les Françaises battues en 8es de finale

L’équipe de France féminine de water-polo a été éliminée en 8es de finale des championnats du monde, hier à Fukuoka (Japon). Les Bleues se sont inclinées 9-16 face aux Espagnoles, vice-championnes olympiques.

L’équipe de France masculine, elle, dispute son 8e de finale ce dimanche (à 6 h 30 heure française) face à l’Australie.

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche - Tarare ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, jeudi 27 juillet 2023 407 mots, p. OGML31,LYOE31,LYON31,VALS31,VILL31

Escrime - Mondiaux

Manon Apithy-Brunet veut compléter sa collection de médailles

B.S.

Déjà médaillée olympique et championne d’Europe en titre, la sabreuse lyonnaise espère enfin briller aux Mondiaux ce jeudi à Milan.

C’est la seule compétition qui lui résiste. Depuis qu’elle évolue au plus haut niveau, c’est-à-dire 2016 (4e des JO de Rio), Manon Apithy-Brunet (27 ans) n’a jamais tiré son épingle du jeu aux championnats du monde en individuel : 9e en 2017, 35e en 2018 et 9e en 2019. Pire, en 2022, la sabreuse lyonnaise, médaillée de bronze aux JO de Tokyo 2021, avait assisté à la compétition en tribunes, le bras en écharpe après une opération de l’épaule : « J’ai toujours été très stressée aux Mondiaux, reconnaît-elle. Je ne peux pas faire pire. Au moins, après la frustration de l’année dernière, je me dis que j’aurai la chance d’être sur la piste et qu’il faut la saisir. »

« Je sens que les choses sont en place »

Elle a débarqué à Milan avec une confiance retrouvée. Rapidement revenue après sa blessure à l’épaule, l’ex-n°1 mondiale a subi un gros contrecoup en début d’année. Une série de contre-performances l’a même fait reculer au 11e rang mondial. Mais son titre européen acquis à Plovdiv (Bulgarie) le 18 juin , grâce à une « remontada » face à la Grecque Theodoura Gkountoura (5-11 - 15-14) en demie puis une finale maîtrisée contre sa compatriote Sara Balzer, l’a totalement relancé.

« Je me laissais guider. […] Alors j’ai repris ma vie en main. J’ai retrouvé le sourire et l’envie de gagner. J’ai pris mon mari avec moi (le sabreur Bolade Apithy), on a travaillé. Le coach (Christian Bauer) m’a accompagné. Aujourd’hui, on gagne tous les trois », avait-elle déclaré à sa descente du podium.

Également championne d’Europe par équipes avec les Bleues à Cracovie, elle a tâché d’entretenir cette dynamique. « Je n’ai pas eu le temps d’en profiter, dit-elle. On a eu un jour de repos et on a repris l’entraînement. J’espère qu’on aura encore plus de choses à fêter après ces Mondiaux. Je sens que les choses sont en place. Il y a des hauts et des bas mais je sais où je dois aller et quel est le chemin à suivre. »

La Nouvelle République du Centre-Ouest
Loir-et-Cher
romorantin et la sologne, vendredi 13 octobre 2023 146 mots, p. 23

Le club de kayak au bassin olympique de Paris

SALBRIS - Les jeunes salbrisiens du club de kayak avaient rendez-vous samedi 7 octobre avec l’équipe de France de slalom.

En effet, la finale de la coupe du monde de slalom et de border cross avait lieu au bassin olympique des prochains JO de Paris à Vaires-sur-Marne (Seine-et-Marne). Ils ont pu découvrir le site qui accueillera en 2024 les épreuves d’aviron et de canoë-kayak. Ces neuf jeunes ont pu regarder et admirer les gestes techniques du sport de haut niveau et ont profité de la victoire du jeune français Titouan Castryck.

Ils ont aussi eu la chance de rencontrer Tony Estanguet pour quelques échanges et photos ainsi que Jessica Fox, l’Australienne 10 fois championne du monde et quadruple médaillée olympique en trois éditions des Jeux. Une belle journée les yeux remplis d’étoiles et de souvenirs.

Ouest-France
Quimper, Centre-Finistère ; Nord-Finistère ; Quimperlé, Concarneau
Sports - Finistère, mercredi 26 juillet 2023 815 mots, p. OF Quimper - Centre-Finistère_19

« Les gens pensent que la vie est facile après ça »

Dylan LE MÉE.

Jeux olympiques (J-366). Malgré une olympiade mouvementée, Aloïse Retornaz, médaillée de bronze à Tokyo, rêve toujours de Paris 2024 à un an jour pour jour de la cérémonie d’ouverture.

Le commun des mortels s’imagine probablement que glaner une médaille olympique change le cours d’une carrière, voire d’une vie. Demandez donc à la Brestoise Aloïse Retornaz, 29 ans, bronzée il y a trois ans à Tokyo en voile (470). Elle vous répondra probablement que non. « Les gens pensent que la vie est facile après car je roule en BM, par exemple. C’est un partenariat avec une concession automobile de Brest. Je ne roule pas sur l’or », rétorque-t-elle.

Toute sa vie d’avant n’est pourtant pas restée figée. Les sollicitations ont très largement augmenté. Désormais, elle se fait reconnaître un peu plus facilement par les fans de voile. Elle reçoit aussi du courrier d’Allemagne pour signer des autographes. Mais cette médaille olympique lui a surtout conféré un statut. « Contrairement à des médailles mondiales, ça parle à tout le monde. Pour ma famille et mes amis qui me voient faire de la voile depuis longtemps, c’est du concret. Pour moi, c’est un aboutissement et une fierté personnelle. J’en rêvais depuis gamine. Mais ce n’est pas une fin en soi. Ça ne change pas la vie. C’est pour ça que j’avais envie de continuer. »

Continuer et rééditer la performance pour savourer un peu plus la récompense car, comme beaucoup de médaillés, elle a connu le blues olympique. « Je n’en ai jamais trop parlé mais j’ai fait partie de ces sportifs qui l’ont mal vécu, confie-t-elle. Je pensais que je couperais un ou deux mois pour partir en vacances. Mais les sollicitations ont augmenté. Le format olympique changeait avec l’arrivée de la mixité et il y avait un nouveau projet à reconstruire. Je ne savais plus vers où aller. »

Sa coéquipière devient sa concurrente

Dans ce changement qui l’oblige à repartir de zéro, sa médaille lui facilite quand même la vie et lui permet de rester en équipe de France, d’avoir directement du matériel à sa disposition et de garder son statut fédéral. Mais il fallut créer un nouvel équipage (d’abord Kévin Pepponet, qui a préféré se consacrer à la Coupe de l’America, et maintenant Hippolyte Machetti). « Sur le plan financier, ça n’a pas changé grand-chose. Les sponsors de l’époque ne sont repartis ni avec l’une ni avec l’autre (son équipière Camille Lecointre) . Chercher des sponsors, ça prend du temps et du temps, on n’en a pas quand on crée un nouvel équipage. Comme à chaque fois, la lune de miel ne dure qu’un mois. Après, il faut commencer à gratter, réaliser le travail technique. Aujourd’hui, on cherche encore des sponsors », raconte l’ingénieure en informatique chez Arkéa. Mais la championne s’est reconcentrée sur l’eau.

Médaillés de bonze aux championnats d’Europe en mai à San Remo (Italie), Aloïse Retornaz et son acolyte sont pourtant encore très loin du plan d’eau olympique de Marseille. La France ne bénéficie que d’une seule place par épreuve de voile. Et la concurrence, féroce, n’est autre que celle de son ex-coéquipière Camille Lecointre, sélectionnée pour le Test Event de Marseille, où elle a remporté l’or, il y a une dizaine de jours, avec Jérémie Mion. « Je l’ai bien vécu au début car c’était comme si je changeais de collègue. Mais ce n’est pas une position facile quand deux équipes ont le même entraîneur. L’aspect concurrence est plus difficile à gérer. »

Aloïse Retornaz l’a appris à ses dépens lors du championnat d’Europe. L’équipage de son ancienne coéquipière l’a privé de l’or en contestant une faute litigieuse lors de la course à la médaille. « Ça surprend car on les considérait comme nos partenaires d’entraînement, pas eux. On est resté bouche bée. C’est un autre état d’esprit mais on y aurait dû s’y attendre », explique-t-elle.

Alors évidemment, Aloïse Retornaz n’a pas sauté de joie quand ses principaux concurrents pour représenter la France aux Jeux ont remporté l’or au Test Event. Ils ont pris un peu d’avance pour la sélection du bateau (révélée en avril 2024). D’autant plus que Camille Lecointre (38 ans), double médaillée olympique en trois participations, pourrait tirer profit de son expérience.

Mais d’ici là, il y a deux championnats du monde pour Aloïse Retornaz et Hippolyte Machetti pour faire tourner le vent en leur faveur.

Cet article est paru dans Ouest-France

Le Parisien
Paris ; Oise ; Seine-et-Marne ; Essonne ; Yvelines ; Val d'Oise ; Val de Marne ; Seine St Denis ; Hauts-de-Seine
_Paris 2024, lundi 10 juillet 2023 662 mots, p. ESSO19

À Marseille, le site de voile réserve bien des surprises

Un premier jour de test et déjà une certitude : les conditions seront changeantes et donc compliquées pour les concurrents en 2024.

Sandrine Lefèvre Envoyée Spéciale À Marseille (bouches-Du-Rhône)

Le site marseillais choisi pour les épreuves de voile des Jeux olympiques 2024 sera splendide - avec pour les concurrents une vue incroyable sur Notre-Dame-de-la-Garde et la Corniche - mais les conditions seront difficiles. Trois des dix manches prévues lors de la première journée du test event, ce dimanche, n'ont pas pu se tenir en raison des conditions de vent dans certains ronds de course (une habitude en voile où le programme prévoit des journées de réserve).

« C'est très varié ici, on peut avoir des journées de vent assez mou, des journées de mistral, des journées de vent d'est fort, souligne Jérémie Mion (470), qui s'entraîne la plupart de l'année sur le site. Il faut se préparer à toutes les conditions. »

« C'est quasiment imprévisible »

« L'intensité variait aujourd'hui (ce dimanche) entre 2 et 12 noeuds, c'est quelque chose d'habituel en été mais ce sont des conditions encore différentes de celles qu'on a en mars ou en juin. Il faudra s'attendre à ça lors des JO, même s'il y aura aussi des journées plus calées avec du mistral ou du vent d'est », estime sa coéquipière Camille Lecointre, double médaillée olympique.

« C'est un plan d'eau méditerranéen très impacté par l'affluence du soleil, qui par des effets thermiques perturbe l'écoulement du vent. C'est quasiment imprévisible dans le détail, analyse pour sa part Jean-Baptiste Bernaz (laser). Des experts travaillent dessus, on récupère un maximum de données aux entraînements, mais la réalité c'est qu'il faut être très ouvert car la situation peut évoluer très vite. Le vent n'est pas une science exacte, et la ville est un gros point de chaleur qui perturbe les écoulements, le Frioul (un archipel proche de la côte) n'est pas lisse, et le vent se faufile, la vallée du Rhône nous donne aussi un flux. C'est un endroit très particulier, qu'il faut apprivoiser. »

« Un plan d'eau agressif »

C'est pour cela que, comme d'autres skippeurs tricolores, Jean-Baptiste Bernaz a décidé de s'installer à Marseille. « Il faut passer du temps sur ce plan d'eau, assez agressif, pour s'y sentir à la maison, sinon tu as l'impression de te faire violenter tout le temps par les changements, le mistral, les vagues croisées. On n'a aucune chance de prévoir le temps qu'il fera l'année prochaine ici, alors on essaie de passer un maximum de temps pour étudier tous les scénarios. »

Depuis un an, celui qui participera certainement à ses 5 es Jeux olympiques multiplie donc les sorties, dans cette rade sud de Marseille où, grâce aux travaux d'aménagement, l'équipe de France dispose désormais d'un vrai pôle d'entraînement. « Je voulais me sentir à la maison sur l'eau et sur la terre, j'ai vendu mon appartement de Cannes et acheté à Marseille. C'est important de savoir où sont les points de ressources, les bons kinés, les bons ostéopathes. Même si la Fédération met tout en place, j'avais ce besoin de me créer un réseau. »

Régulièrement, des délégations étrangères viennent aussi découvrir le plan d'eau. « Ce qui est compliqué dans notre sport, c'est que, pour se jauger tactiquement, on a besoin de travailler en groupe, mais sans dévoiler nos secrets. Les grosses nations finiront par connaître également ce plan d'eau, beaucoup de moyens sont mis, mais nous, on a cette chance d'y être à la maison. »

Si la baie est accessible à tous, la marina du Roucas-Blanc, dont une partie est encore en chantier, est exclusivement réservée aux Français. « On essaie de ne pas leur mener la vie facile, sourit Jean-Baptiste. Les étrangers sont répartis dans des clubs autour qui leur font payer un droit d'accès. C'est aussi ça le petit avantage de faire les Jeux à la maison ! »

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche - Tarare ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, vendredi 13 octobre 2023 144 mots, p. VALS40,LYON40,VILL40,LYOE40,OGML40

Natation

Natation Le bassin de Villefranche en ébullition ce week-end

M.S.

En plein rush à quelques heures du lancement de son meeting international, le club de Natation Villefranche en Beaujolais peaufine les derniers détails, avant d’accueillir dans son bassin du pôle sportif Saint-Exupéry, 400 nageurs de ce vendredi à dimanche.

Au total, 18 épreuves individuelles par sexe, 4 relais mixtes et filles/garçons sont au programme du 12e meeting de rentrée du NVB, qui devrait réunir un millier de personnes tout au long du week-end. Parmi les têtes d’affiche annoncées et membres de l’équipe de France présents aux derniers mondiaux de Fukuoka (Japon), seule Cyrielle Duhamel, atteinte d’une mononucléose, sera absente pour ce rendez-vous. Très attendue, la Tricolore médaillée olympique aux JO de Londres en 2012, Charlotte Bonnet, sera bien là. Comme la double olympienne Anna Santamans, invitée de dernière minute.

Le Figaro (site web)
vendredi 10 mars 2023 - 13:54 UTC +01:00 1611 mots

Sports ; Autres Sports ; Sports d'hiver

Ski alpin : avec une 86e victoire record en Coupe du monde, Mikaela Shiffrin rejoint Ingemar Stenmark au sommet

La rédaction

L'Américaine a remporté sa 86e victoire en Coupe du monde pour s'asseoir à côté de la légende suédoise Ingemar Stenmark.

Les 86 victoires en Coupe du monde d'Ingemar Stenmark sculptées dans les années 1970 et 1980 avaient résisté aux modes, aux évolutions technologiques, diffusaient sans s'estomper la force des records entrés dans la mémoire collective, tels les 1281 buts de Pelé, les 100 points inscrits par Wilt Chamberlain lors d'un match NBA ou le Grand Chelem calendaire de Rod Laver. L'Américaine Mikaela Shiffrin, victorieuse ce vendredi du géant à Are, a ajouté une 86e victoire à sa fabuleuse collection d'hiver pour rejoindre dans le livre d'or du ski le sublime skieur suédois.

Ces dernières années, le record de Stenmark, tracé avec des lignes fluides par un skieur élastique coiffé de son inséparable bonnet était agité pour accompagner les prouesses vertigineuses de l'Américaine Lindsey Vonn, finalement bloquée à 82 succès (dont 43 descentes et 28 Super G) et dépassée par la virtuosité de sa compatriote au profil technique comparable à celui du légendaire Stenmark, avant d'étoffer sa palette (52 victoires en slalom en Coupe du monde, accompagnés de 20 en géant, 5 en Super G, 3 en descentes, 5 en City Event et slaloms parallèles et 1 en combiné).

Mikaela Shiffrin-Ingemar Stenmark, le fabuleux slalom parallèle

Au petit jeu des ressemblances et des différences, Perrine Pelen, championne du monde de slalom en 1985, triple médaillée olympique, directrice générale des Championnats du monde de Courchevel et Méribel, souligne : « A la différence de Mikaela, Ingemar était très taiseux, très timide, renfermé. Et il était limité à deux disciplines, le slalom et le Géant quand Mikaela a ajouté la descente, le Super G et le combiné. L'image que je garde d'Ingemar Stenmark, c'est son élégance en slalom géant, épreuve qu'il écrasait de son talent(15 victoires consécutives en Coupe du monde entre 1978 et 1980) . Je me souviens d'une Coupe du monde où il avait gagné avec près de 3 secondes et demie d'avance. C'était un personnage admiré, on était tous fans. Ingemar Stenmark était au-dessus du lot, c'est presque devenu un mythe.»

Une légende discrète qui, à 66 ans, suit de Stockholm les performances de Mikaela Shiffrin et applaudit, comme il l'a confié à l'Associated Press : « Elle est bien meilleure que je ne l'étais. Vous ne pouvez pas comparer. Elle a tout. La force physique, la technique, une bonne tête. Je crois que c'est cet ensemble qui la rend si bonne. Je suis aussi impressionné qu'elle puisse gagner en slalom, en super-G et en descente. Je n'aurais jamais pu être aussi bon dans toutes les disciplines.» Avant de glisser : « La seule chose que j'aurais aimé avoir, ce sont les skis paraboliques(développés à la fin des années 1990 qui facilitent les virages) . Je crois que skier aujourd'hui est plus facile, mais que gagner est plus difficile en raison du plateau plus relevé. Une toute petite erreur peut rendre la victoire moins accessible.»

Ingemar Stenmark, un maître de glace au firmament du sport mondial, comme un autre Suédois, Björn Borg. Imperturbable. Au sommet durant plus de quinze années (de Madonna di Campiglio, son premier succès en Coupe du monde en 1974 au dernier, à Aspen en 1989) éclairées par ses 86 victoires en Coupe du monde (46 géants, 40 slaloms). Une collection de choix complétée par deux titres olympiques, deux couronnes de champion du monde... Un modèle d'efficacité, imperméable à la pression de l'événement. Fier de ses racines, de son premier terrain de jeu, à Tärnaby, où la rue principale a été baptisée « Slalomvagen» (la rue du slalom) en son honneur. Tärnaby qui a ensuite vu naître Anja Paerson (42 victoires en Coupe du monde, 7 fois championne du monde, 1 fois médaillée d'or aux JO).

» LIRE AUSSI - Sacrée en géant, Shiffrin complète sa collection

» LIRE AUSSI - Ski : Mikaela Shiffrin se sépare de Mike Day son entraîneur historique au milieu des Mondiaux de Courchevel et Méribel

La devise de Stenmark était : « Vinna eller försvinna». « Gagner ou disparaître». Il a gagné. Souvent. Beaucoup. Avant, une fois sa faste carrière rangée, de s'effacer. Il y a quelques années, il racontait à Ski Racing : « Je n'ai jamais été du genre à me remémorer mes souvenirs et mes succès passés. En fait, je n'y pense pas du tout et j'en ai déjà oublié beaucoup. Je pense que vivre dans le passé n'a aucun sens. Se reposer sur de vieux lauriers n'est rien d'autre que se reposer. Toutes ces choses ont eu lieu dans les années 1970 et 1980, au siècle dernier. Tous les quatre ans, au moment des Jeux olympiques, un journaliste se souvient généralement de moi et de mes exploits. Les questions de la presse ont alors tendance à déclencher une réaction en chaîne de pensées et de souvenirs et, lorsqu'ils remontent à la surface, je me demande souvent jusqu'où j'ai pu les enfouir dans mon subconscient pour qu'ils remontent si rarement.»

Née à Vail (Colorado), lancée à 2 ans sur les pistes par des parents skieurs, l'Américaine fréquente l'Académie de Burke Mountain pour suivre la trace de son frère aîné Taylor. En mars 2011, elle effectue ses débuts en Coupe du monde deux jours avant de souffler ses 16 bougies et dans la foulée s'inscrit comme la plus jeune championne des Etats-Unis de slalom. La suite, fruit de trajectoire épousant avec magie les tracés les plus diaboliques, allumera une guirlande de lampions depuis le 20 décembre 2012, date de son premier succès en Coupe du monde. Un slalom, à Are, en Suède. Si Mikaela Shiffrin a voulu tout arrêter après le décès de son père à la suite d'une chute en 2020, elle a, notamment épaulée par sa mère, trouvé la force de se relancer. Les yeux embués. Prête à tenter de reprendre le fil d'une folle histoire.

Mike Day, son entraîneur jusqu'en février, avait souligné à l'AFP l'épreuve et les tourments traversés : « Elle avait du mal avec des choses simples, comme la mémorisation des tracés. Il lui arrivait de se trouver au milieu d'une manche de slalom sans se souvenir de ce qui arrivait ensuite. On a retravaillé tout cela.» Pour retrouver les sommets. « Pour avoir un parcours pareil, il y a bien sûr la technique, du physique et du mental. Sa technique, je la trouve épatante, le mix entre la fluidité de ses trajectoires et la puissance qu'elle développe. Elle a une vision de la trajectoire dans toutes les disciplines, que ce soit en slalom ou en descente. Mais son parcours ne pourrait être le sien sans un mental et une soif de victoires incroyables. Quand on a, comme elle, tout gagné on se demande ce qui l'anime à ce point. Et, petit clin d'œil à sa réussite, le couple qu'elle forme avec Alexander Kilde (le Norvégien, médaillé d'argent de la descente et du Super G des Mondiaux, à Courchevel), ils s'apportent l'un l'autre. Ils sont trop mignons», sourit Perrine Pelen.

L'Américaine guère portée sur les records

Comptant parmi les skieuses s'étant imposées dans toutes les disciplines (comme les Suédoises Anja Päerson et Pernilla Wiberg, l'Autrichienne Petra Kronberger, la Slovène Tina Maze, la Croate Janica Kostelic, et sa compatriote Lindsey Vonn), récompensée d'une 5e victoire au classement général de la Coupe du monde (3 pour Stenmark), Mikaela Shiffrin peut maintenant partir à l'assaut des Autrichiens Annemarie Moser-Pröll, couronnée à six reprises dans les années 1970, et Marcel Hirscher (8, dans les années 2010). Même si l'Américaine (27 ans) regarde avec méfiance les records et statistiques qui inondent le monde du sport et « déshumanisent le sport et ce que chaque athlète essaie d'accomplir» et glisse : « Je n'ai jamais rêvé de battre des records de victoire en Coupe du monde, de points ou de médailles mondiales.»

Elle pourrait toutefois continuer à illuminer le Cirque blanc de son sourire de cinéma et de ses courses folles. Perrine Pelen s'enthousiasme : « Mikaela, c'est un vrai bonheur. Elle apporte tellement au ski. C'est une championne tellement inspirante, au niveau de son parcours d'athlète, de sa trajectoire qui est juste exceptionnelle. C'est un monument. Elle va passer le mur des cent victoires prochainement, elle excelle dans tellement de disciplines. Et je trouve qu'avec les années, avec le drame qu'elle a traversé, elle se nourrit du collectif. Pour la suivre beaucoup sur les réseaux sociaux, au début on la sentait renfermée, là on voit qu'elle se nourrit des autres, se réjouit des succès de ses compatriotes, en témoigne, c'est magnifique. Elle dépasse le cadre de son sport, c'est une personnalité extraordinaire.» Portée par un toucher de neige rare, éclairée par un sourire de cinéma. Fidèle aux inscriptions qui ornent son casque « ABFTTB» pour « Always Be Faster Than The Boys» (Toujours être plus rapide que les garçons), souvenir d'un message d'encouragement de l'ancienne skieuse américaine Heidi Voelker et la règle d'or édictée par son père Jeff « Be nice, Think first, Have fun» (Sois respectueuse, réfléchis d'abord, amuse-toi)…

Top 10 des skieurs comptant le plus de victoires en Coupe du monde

Ingemar Stenmark (Sue), Mikaela Shiffrin 86

Lindsey Vonn (E-U) 82

Marcel Hirscher (Aut) 67

Annemarie Moser-Pröll (Aut) 62

Vreni Schneider (Sui) 55

Herman Maier (Aut) 54

Alberto Tomba (Ita)à 50

Marc Girardelli (Lux), Renate Götschl (Aut) 46

Anja Pärson (Sue) 42

Pirmin Zurbriggen (Sui) 40 ;…

Stenmark vs Shiffrin

JO

Stenmark : 2 titres (plus 1 podium) ; Shiffrin 2 titres (plus un podium)

Championnats du monde

Stenmark 5 titres (plus 2 podiums) ; Shiffrin 7 titres (plus 7 podiums)

Coupes du monde

Gros globes de cristal : Stenmark 3 ; Shiffrin 5

Petits globes : Stenmark 16 ; Shiffrin 10

Voir aussi :

Ski alpin : Mikaela Shiffrin remporte la Coupe du monde pour la 5e fois

Sud Ouest - Bordeaux Agglo
Gironde, lundi 31 juillet 2023 597 mots, p. 11
Aussi paru dans
31 juillet 2023 - Sud Ouest - Sud-Gironde Sud Ouest - Libournais / Blayais Sud Ouest - Bassin d'Arcachon / Médoc

Quand les stars jouent à la pétanque, les appareils photos s’affolent

Arcachon

Après cinq ans d’absence, le Star West Pétanque a fait son retour hier sous le soleil

À Reims, sûr, ils vont être verts de jalousie. Jaloux de Jean-Claude, 80 piges au compteur, en short et tee-shirt hier après-midi à l’ombre des grands arbres du Parc mauresque d’Arcachon. Il est avec Karine qui, elle, est équipé d’une sorte de Nokia à clapet, un téléphone portable qu’on ne voit plus si souvent. Et ils sont à la chasse.

L’événement se déroule au cœur de la Ville d’hiver le Star West Pétanque, qui mêle des triplettes d’entreprise et des people. Trois cent cinquante joueurs sont réunis sur les terrains et s’affrontent sans pitié.

C’est-à-dire que ce serait dommage, une fois dans sa vie, de rater l’occasion de battre dans une épreuve sportive l’ancienne nageuse médaillée olympique Laure Manaudou ou les anciens footballeurs Jean-Pierre Papin et Alain Roche. Au foot, c’est pas la peine, dans une piscine non plus, mais à la pétanque…

La compétition débute à14heures. «J’ai les boules gagnantes, les filles!» s’exclame Valérie Trierweiler, la journaliste et ancienne compagne de François Hollande. Hum, à voir… Ça joue maintenant aux quatre coins du parc. La pétanque est indéniablement un sport. L’équipe télé retransmet même des compétitions, c’est dire. Mais c’est un sport à part: on peut jouer, comme certains, avec un cigare à la main, ou encore en talons.

Karine aborde Laure Manaudou pour une photo avec Jean-Claude. Ce qu’elle accepte, évidemment. Allez, hop, deux photos! «Je n’ai plus l’habitude de voir autant de monde, confie l’ancienne nageuse, qui habite à Gujan-Mestras avec le chanteur Jérémy Frérot. Et je ne recherche pas ça, pas du tout même. Je participe à peu d’événements. Mais aujourd’hui, je suis aussi là pour faire des photos.»

Jean-Pierre Papin est constamment sollicité. «Jean-Pierre, viens! demande une maman. Jean-Pierre, une photo avec mon fils!» Le Ballon d’or 1991 se pointe. Une photo. «Merciiii!» «De rien, avec plaisir.» Il ne s’en lasse pas. «C’est tout le temps comme ça, dit-il, avec tous les âges. Ça m’étonne parce que j’ai arrêté le foot il y a un certain temps quand même.» Et il ne refuse jamais: «J’ai besoin des gens. Sans eux, je n’aurais pas réussi ce que j’ai réussi. On joue pour quelque chose, pour quelqu’un, non?»

Karine est embêtée: «Je n’ai que cet appareil nul et il était déjà plein quand j’ai pris les photos avec Laure Manaudou. Je viens de m’en apercevoir. Deux photos pour rien. Et je n’ai pas envie d’aller encore la déranger, elle est tellement gentille…» Mais elle est aussi là pour ça. En attendant, elle shoote Jean-Claude avec Rio Mavuba, le footballeur girondin qui n’a jamais marqué au stade Auguste-Delaune de Reims. Là-bas, dans l’Est, Jean-Claude va devenir une légende…

Les gens se baladent au milieu des parties en cherchant les stars. Il y a «Pascal le grand frère», qui n’est pas si grand que ça d’ailleurs, et qui passe à la télé sur C8. Il y a Pascal Bataille qui va reprendre «Y a que la vérité qui compte» avec Laurent Fontaine sur C8 aussi. Il y a aussi Dominique Chapatte, le journaliste de M6. Et même la fille de Michel Leeb, Fanny.

Sud Ouest
Toutes éditions ; Pays Basque ~ Béarn
dimanche 9 août 2020 301 mots, p. Pays Basque ~ Béarn-C1_48

Météo

[LE SAINT DU JOUR...]

LE SAINT DU JOUR

Amour. Martyr du VIIIe siècle, honoré en Franche-Comté,

au village de Saint-Amour (Jura).

D'AUTRES 9 AOÛT

1803 : Robert Fulton fait circuler le premier bateau à vapeur sur la Seine.

1919 : Première apparition de Zorro dans un pulp magazine californien, sous le titre " Le Fléau de Capistrano ", de Johnston McCulley.

1945 : La deuxième bombe atomique américaine est larguée sur la ville japonaise de Nagasaki.

1969 : L'actrice Sharon Tate, femme de Roman Polanski, est assassinée avec quatre autres personnes, dans sa villa de Californie,

par des membres de la secte Manson.

1974 : Le scandale du Watergate entraîne la démission du président républicain Richard Nixon

1982 : Attentat de la rue des Rosiers à Paris. Six morts et 22 blessés.

1999 : Le président russe Boris Eltsine nomme Vladimir Poutine Premier ministre.

2005 : Décès à Angoulins (17) de Colette Besson, 59 ans,

athlète médaillée olympique.

2012 : Le Jamaïcain Usain Bolt devient, à Londres, le premier coureur de l'histoire à réaliser deux fois de suite le doublé 100 m et 200 m aux Jeux olympiques.

INSOLITE

Vous prendrez bien un vol pour nulle part ?

Taïwan. Confrontées à l'effondrement du trafic aérien dû au coronavirus, des compagnies taïwanaises proposent des vols panoramiques - 2 h 45 pour environ 152 euros en classe éco et 181 en business -, des formations d'hôtesses et stewards pour les enfants, et même des " vols pour nulle part " : les gens suivent la procédure d'embarquement, puis montent dans un avion... qui ne décolle pas. Cheng Yu-wei, qui travaille dans la mode, est venu avec sa femme et sa fille de 6 ans pour " réveiller cette sensation ancienne de voyager ". " Peut-être parce que nous nous sommes ennuyés trop longtemps ", dit-il. Plus tard,

les enfants ont pris les airs dans leurs nouveaux uniformes pour un vol

de deux heures au-dessus de l'île.

Ouest-France
Vannes ; Pontivy ; Auray ; Ploërmel ; Lorient
Championnat de France de cyclisme sur route à Grand-Champ, vendredi 21 août 2020 549 mots, p. Vannes_7
Aussi paru dans
20 août 2020 - Ouest-France (site web)

Coralie Demay vient pédaler en voisine

Isabelle JÉGOUZO.

L’Elvinoise Coralie Demay participe aux championnats de France de cyclisme. Alors qu’elle aurait dû aller aux Jeux olympiques à Tokyo, elle se contentera de Grand-Champ cette année.

Les gens d’ici

Coralie Demay devait s’envoler cet été pour Tokyo afin de participer aux Jeux olympiques, sélectionnée en équipe de France cyclisme. Elle devra se consoler ce week-end avec le championnat de France de cyclisme qui a lieu à 20 km de chez elle. L’Elvinoise aura 28 ans en octobre. Elle a débuté le vélo à l’âge de 8 ans,  Pour faire comme mes frères et parce que je n’aimais pas être toute seule. J’ai essayé l’équitation, la gymnastique, le judo et même la danse. Mais c’était le vélo qui me défoulait le plus.  Son père Jean-Jacques s’en souvient encore :  Ça n’était pas gagné car elle défonçait toutes les quilles dans les slaloms , rigole-t-il.

La seule fille

Son père est militaire et toute la famille déménage au Togo pendant deux ans. À leur retour, Coralie s’inscrit tout naturellement avec son frère, Pierre, au Véloce vannetais. En junior, toujours en suivant son frère, elle s’entraîne avec le pôle espoir de Lorient.  C’est là que j’ai progressé le plus car j’étais la seule fille.  Son frère est sacré champion de France d’américaine, une course sur piste à deux en relais avec Fabien Le Fuster, en 2007.

Coralie, elle, poursuit son petit bonhomme de chemin. Roule encore et toujours, se sert de son père, à scooter, comme partenaire d’entraînement. Depuis 2017, elle parcourt le monde, multiplie les victoires, et remporte plusieurs titres de championne de France. Elle fait désormais partie de l’équipe Charente-Maritime Women’s cycling et est soldat dans l’armée de Terre.  Je fais partie de l’armée des champions, explique-t-elle. Je suis détachée pour représenter la France. 

Début d’année 2020, la Bretonne se qualifie en équipe de France pour participer aux Jeux olympiques, qui doivent se dérouler à Tokyo. Toute la famille est prête à la suivre au pays du soleil levant, des étoiles dans les yeux. Mais la crise sanitaire va compromettre les chances de Coralie de devenir médaillée olympique. Elle espère être à nouveau sélectionnée l’an prochain, mais n’en sait rien.  Je serai sûre d’aller à Tokyo, déjà si les Jeux ont lieu en 2021 et une fois que je serai dans l’avion. 

Pendant le confinement, la jeune cycliste a multiplié les entraînements.  Je me suis équipée d’un home-trainer et d’appareils de musculation. Je courais un petit peu aussi, mais la limitation à un kilomètre du domicile n’était pas simple. 

En juillet, elle a participé à un stage à la montagne, puis a disputé une course le 15 août dans le Périgord.  Dur, dur la reprise. Faute de courses, je ne sais pas vraiment où j’en suis. 

Coralie Demay est inscrite dans la course contre la montre vendredi entre Locminé et Grand-Champ et sur la course sur route samedi. Ses parents seront aux premières loges comme bien souvent.  Je suis très fière d’elle, confie sa maman Joëlle. Elle m’épate toujours ! 

Cet article est paru dans Ouest-France

Ouest-France
Caen ; Saint-Lô ; Avranches ; Vire, Falaise ; Granville ; Bayeux, Caen ; Orne ; Pays d'Auge
Normandie SP, samedi 24 octobre 2020 461 mots, p. Caen_27
Aussi paru dans
23 octobre 2020 - Ouest-France (site web)

Leprévost espère un premier tour sélectif

Sylvian BAUDRY.

CSI 4* de Saint-Lô, ce week-end. Pénélope Leprévost est la seule chance féminine normande, pour le Grand Prix dimanche. Avec son meilleur cheval, la 25e mondiale peut bien figurer.

Deuxième meilleure cavalière de saut d’obstacles du monde derrière la multiple médaillée olympique américaine Elizabeth Madden (8e au FEI Longines Ranking), Pénélope Leprévost (25e) ne vient pas sans ambitions à Saint-Lô.

La Calvadosienne d’adoption, sait qu’elle peut bien figurer avec son cheval de 10 ans Excalibur de la Tour Vidal*GFE, à qui elle a pu faire prendre de l’expérience, en répétant les sans-faute, depuis le déconfinement et les CSI de Grimaud (Var). Mais dimanche, on va avoir un Grand Prix d’un niveau exceptionnel 

Les JO en 2021 ?

Un plateau cinq étoiles qui est autant la conséquence de la réduction du nombre de dates au calendrier à cause du Covid-19, que du passage à quatre étoiles du CSI de Saint-Lô cette année. Ce dernier point rend d’ailleurs « très fiers les cavaliers normands de haut niveau ».Pour espérer s’imposer, la cavalière installée à Lecaude (Calvados), 10e hier, connaît la recette :Pour moi, il vaudrait mieux un premier tour très difficile, avec peu de barragistes. Mon cheval saute très très bien, mais ce n’est pas le plus rapide. Beaucoup de cavaliers au barrage, ça ne m’avantage pas.

Et après la Manche ce week-end et un hiver au cours duquel elle fera du coup par coup, Pénélope Leprévost se tournera vers 2021. De gros objectifs l’attendent. J’espère qu’on pourra faire des programmes en temps et en heure, et pas dans l’urgence comme en ce moment. Et ce, pour préparer idéalement chaque cheval, et qu’il soit prêt pour les grosses échéances comme les Jeux et les championnats d’Europe.

Les principaux résultats d’hier

CSI**** 1,50 m avec barrage(17 barragistes) . 1. E. Levy/Rebeca LS, 34’’27, 2. D. Hendrickx (BEL)/Vintadge de la Roque, 34’’55, 3. B. Balsiger (SUI)/AK’s Courage, 35’’36, 4. S. Guerdat (SUI)/Albfuehren’s Maddox, 35’’80, 5. L. Porter (USA)/C Hunter, 36’’39, 6. N. Bruynseels (BEL)/Kopernic Van Orti, 36’’45, 7. A. Jufer (SUI)/Dante MM, 36’’48, 8. L. Goffinet/Atome des Etisses, 36’’50, 9. M. McAuley (IRL)/Jasco VD Bisschop, 36’’85, 10. P. Leprévost/Excalibur de la Tour Vidal*GFE, 38’’46.

Le programme du week-end

Samedi.14 h 30 : CSI**** (1,45 m). Dimanche.9 h : CSI**** (1,40 m); 11 h 45 : CSI**** (1,45 m); 14 h 30 : CSI**** (1,55 m).

Le résumé de la journée d’hier sur ouest-france.fr/sport/equitation

Cet article est paru dans Ouest-France

Ouest-France
Château-Gontier ; Laval ; Mayenne Nord
Sud-Mayenne, jeudi 26 novembre 2020 165 mots, p. Chateau-Gontier_12

Laura Flessel encourage en vidéo un escrimeur du coin

Nolhann, jeune membre du club d’escrime de Château-Gontier-sur-Mayenne, avait fait parvenir pendant le confinement, un message à Laura Flessel, quintuple médaillée olympique et spécialiste de l’épée.

Elle lui a répondu via une vidéo publiée lundi et visible sur la page Facebook du club d’escrime : «  En ce moment, on n’a pas trop envie de sourire. Alors je te donne un petit conseil : tu t’habilles en escrimeur, tu prends ton fleuret. Tu demandes à ton père de se mettre en face de toi et tu le touches dans tous les sens jusqu’à ce qu’il dise halte !  »

Laura Flessel envoie aussi un «  clin d’œil  » au club d’escrime de Nolhann et à son maître d’armes. «  Bientôt, poursuit celle qui fut aussi ministre des Sports, nous allons pouvoir repartir sur les pistes d’escrime.  »

Cet article est paru dans Ouest-France

Midi Libre
ALES
lundi 28 décembre 2020 65 mots

[Sébastien Loeb(champion du monde WRC...]

Sébastien Loeb(champion du monde WRC, 9),

Sébastien Ogier(champion du monde WRC, 7),

Valentino Rossi (champion du monde MotoGP, 7),

Marc Marquez(champion du monde MotoGP, 7),

Serena Williams(23 Grand Chelem de tennis),

les frères Bryan (16 Grand Chelem en double),

Marcel Hirscher(8 gros globes de cristal en ski alpin),

Lindsey Vonn(multi-médaillée olympique et mondiale),

Pauline Ferrand-Prévot(championne du monde, 5).

Ouest-France
Château-Gontier ; Mayenne Nord ; Laval
Mayenne SP, lundi 30 novembre 2020 515 mots, p. Chateau-Gontier_20

«  Retrouver l’esprit de convivialité d’autrefois  »

Yves Mathieu a repris les rênes de l’Entente Lavalloise athlétisme pour 4 ans. Il veut avant tout redorer le blason du club en recréant un nouvel état.

«  Je peux dire qu’en ce moment, nous sommes un peu dans le creux de la vague.  » Yves Mathieu est sincère, ne mâche pas ses mots et est lucide sur l’état du club qu’il a repris, en remplacement de Didier Bernard. «  Au départ, je n’étais pas plus motivé que cela pour reprendre le poste de président mais compte tenu de la conjoncture actuelle et de la période de confinement, je me suis lancé un défi de quatre ans car je sais que je serai aussi entouré d’une équipe pour redynamiser le club.  »

Yves Mathieu connaît bien l’athlétisme, très bien même, actif depuis plus de 30 ans au club, il a été l’entraîneur pendant quatre années (1994-1998) de Manuela Montebrun, la médaillée olympique de marteau. Yves Mathieu ne prétend surtout pas endosser le costume de messie. «  Je ne vais pas révolutionner le club mais je crois plutôt aux valeurs. Mon premier objectif sera de renforcer l’esprit de convivialité que nous avions autrefois entre les athlètes mais aussi les entraîneurs, les bénévoles… Toutes les personnes qui gravitent dans le club.  » Car même si l’athlétisme reste une discipline individuelle, «  je trouve que les jeunes ont perdu le sens de collectif, ils sont de plus en plus individualistes. Je veux retrouver cet esprit d’équipe, faire du sport et le plaisir de se retrouver sur un stade  ».

Car on a bien souvent tendance à critiquer, à tort, un club ou une association lorsqu’il ne performe plus, ou moins. «  Un club, c’est cyclique, tempère le néoprésident. Nous avons des carences actuellement dans ce domaine il est vrai, nous allons nous donner les moyens de remédier à ces besoins rapidement  », un futur éducateur spécialisé pour le groupe compétition est en projet.

Car un club, c’est aussi le sport loisirs, une équipe de bénévoles… «  Nous sommes fiers de ce que le club a su mettre en place dans ces secteurs d’activité qui fonctionnent très bien. Après, mon deuxième objectif est de recruter des forces vives au niveau des bénévoles  », ces mêmes bénévoles qui sont partout et bien que passionnés, sont usés par le temps. «  Nous allons essayer de mettre en place des paliers de départ pour nos bénévoles, des procédures pour toujours avoir cette équipe qui nous permet de réaliser des manifestations sportives.  »Et club de Laval Agglo Athlé 53 y tient  : «  Nous devons rester un club organisateur de compétitions, source de revenus financiers tout en développant les infrastructures existantes  ».

Les Régionaux de cross sont prévus en janvier ou février 2021. «  La date n’est pas encore arrêtée mais nous voulons être reconnus par la Fédération pour la qualité de nos organisations et continuer à entretenir nos bonnes relations avec les instances institutionnelles qui sont : la région, le département, l’agglo et la mairie.  »

Le Figaro (site web)
lundi 17 avril 2023 - 15:11 UTC +02:00 442 mots

Sports ; Autres Sports

Aussi paru dans
17 avril 2023 - AFP Infos Françaises La Croix (site web) Ouest-France (site web) AFP - Journal Internet AFP (français) RTL Info (site web réf.) Radio France Internationale (français) (site web réf.) Maville (site web réf.) Challenges (site web)

Natation : O'Callaghan bat McKeon dans le choc des championnes australiennes

Le Figaro avec AFP

La jeune nageuse (19 ans) a réalisé un chrono exceptionnel pour s'imposer devant McKeon ce lundi et a remporté le 100 m nage libre des championnats d'Australie.

La championne du monde Mollie O'Callaghan s'est imposée face à Emma McKeon, médaillée d'or olympique, lundi, et a remporté le titre du 100 m nage libre des championnats d'Australie, à Gold Coast, en établissant la meilleure performance de l'année.

La nageuse de 19 ans a réalisé un temps exceptionnel de 52 secondes 63/100e pour battre un plateau de haut niveau. Shanya Jack (52.64) a touché le mur en deuxième position devant la septuple médaillée olympique de Tokyo, McKeon (53.22), dans une course à laquelle participait également l'expérimentée Cate Campbell (30 ans), de retour au pays.

Campbell de retour

Campbell, qui a remporté huit médailles en quatre Jeux olympiques, dont quatre en or, envisageait de prendre sa retraite après Tokyo, où elle a remporté le bronze sur 100 m derrière la lauréate McKeon. Mais la native de Blantyre (Malawi) a effectué son retour lors de ce premier grand événement, terminant cinquième en 53.78, avec en ligne de mire les Mondiaux de Fukuoka (Japon) cette année puis ses cinquièmes JO, à Paris, en 2024.

« Je suis tellement heureuse d'avoir une partenaire d'entraînement géniale en la personne de Shanya. Cela fonctionne très bien», s'est réjouie O'Callaghan, auteure d'un chrono plus rapide que les 52.67 qui lui ont permis de glaner l'or aux Mondiaux de Budapest l'année dernière, une épreuve que McKeon n'a pas disputée.

Les épreuves qualificatives australiennes pour les prochains Mondiaux se dérouleront à Melbourne en juin. Quant à Ariarne Titmus, dont le record du monde du 400 m nage libre a été battu par la Canadienne Summer McIntosh le mois dernier, elle a remporté le 800 m nage libre en 8 min 20 sec 19/100e devant la championne du monde Lani Pallister.

Dans les autres épreuves de ces championnats d'Australie, Zac Stubblety-Cook, détenteur du record du monde du 200 m brasse, s'est imposé sur 100 m en 1 min 00 sec 07/100e, tandis que le jeune Samuel Short, 19 ans, a surpris le champion du monde Elijah Winnington en remportant le 400 m nage libre, meilleure performance de l'année à la clé. Ses 3 min 42 sec 46/100e constituent également le 10e chrono de l'histoire. « Évidemment, je suis à côté du champion du monde, alors j'ai vraiment essayé d'en découdre avec lui», a déclaré Short. « Je ne m'attendais pas à ce que mon record personnel frôle les deux secondes. »

Voir aussi :

Natation: Léon Marchand impressionne pour sa rentrée en grand bassin

Le Figaro (site web)
mercredi 10 mai 2023 - 15:42 UTC +02:00 328 mots

Sports ; Jeux olympiques

Aussi paru dans
10 mai 2023 - AFP Infos Françaises AFP - Journal Internet AFP (français) La Libre (site web) Ouest-France (site web) Imaz Press (site web ref.) Corse Matin (site web) La Croix (site web) RTL Info (site web réf.)

Mondiaux de judo: Clarisse Agbégnénou qualifiée pour la finale des -63 kg

Le Figaro avec AFP

La Française, double médaillée olympique, s'est hissée en finale des Mondiaux au Qatar ce mercredi.

En route vers un 6e titre mondial ? La Française Clarisse Agbégnénou, de retour aux Mondiaux après un congé maternité, s'est qualifiée pour la finale des Championnats du monde de judo, mercredi à Doha, dans la catégorie des -63 kg. Victorieuse par ippon de sa demi-finale, la double championne olympique de Tokyo affrontera la Slovène Andreja Leski pour tenter d'aller chercher un sixième titre mondial, onze mois après la naissance de sa fille.

Le tableau s'étant éclairci après l'élimination précoce des deux Japonaises, la Française de 30 ans, présente au Qatar avec sa fille, s'est retrouvée à affronter en demi-finale l'Autrichienne Lubjana Piovesana, 60e mondiale, qu'elle a dominée de manière méticuleuse.

La journée avait commencé avec une victoire au premier tour contre la Serbe Anja Obradovic, 30e mondiale, au terme de 3 min 45 de combat. Elle s'était ensuite imposée par ippon en prolongation face à la Cubaine Maylin Del Toro Carvajal, livrant un combat accroché contre la 16e mondiale et récente finaliste du Grand Slam de Tel Aviv.

Agbégnénou monte en puissance

Au troisième tour, face à l'Israélienne Gili Sharir, 7e mondiale et victorieuse du Grand Slam de Paris début février, elle a de nouveau été contrainte à la prolongation, avant de l'emporter par waza-ari.

Elle est ensuite montée en puissance en quart de finale, dominant la Canadienne Catherine Beauchemin-Pinard, N.2 mondiale et vice-championne du monde en titre par ippon, malgré une frayeur lors d'une phase de combat au sol.

Depuis son retour, la double championne olympique de Tokyo, également quintuple championne du monde, n'a disputé que deux compétitions, la première avec son club fin 2022, puis le Grand Slam de Tel Aviv en février dernier. Avant les Mondiaux, elle avait confié ne pas être encore à 100% de ses capacités.

Voir aussi :

Clarisse Agbégnénou: «Devenir mère m’a apaisée»

L'Équipe
mercredi 15 janvier 2020 50 mots, p. 26

[EN BREF...]

EN BREF

21 ANS (IRN)

2014 : Elle remporte une médaille d'or aux JOJ à Nankin (- 63 kg).

2016 : Médaillée de bronze aux JO de Rio (-57 kg), première médaillée olympique féminine de son pays.

2019 : Classée par la BBC comme l'une des 100 femmes les plus inspirantes de 2019.

Aujourd'hui en France
Edition Principale
_Actu, jeudi 26 mars 2020 35 mots, p. AUJM18

Sport à la maison

Les10conseils de Sarah Ourahmoune

En pleine période de confinement, privé de votre club de sport, suivez les conseils du « Parisien » - « Aujourd'hui en France » prodigués par notre médaillée olympique de boxe.

Le Figaro (site web)
mercredi 10 mai 2023 - 12:50 UTC +02:00 198 mots

Sports ; Jeux olympiques

Mondiaux 2023 de judo: solide et en confiance, Agbégnénou se qualifie pour les quarts de finale

Le Figaro

La double médaillée olympique poursuit sa route lors des Mondiaux au Qatar avec une qualification pour les quarts de finale.

Du travail bien fait. Clarisse Agbégnénou, de retour aux Mondiaux après un congé maternité, s'est qualifiée pour les quarts de finale des Championnats du monde de judo, mercredi à Doha, dans la catégorie des -63 kg.

La Française de 30 ans, présente au Qatar avec sa fille de 11 mois, s'est imposée contre l'Israélienne Gili Sharir, 7e mondiale et victorieuse du Grand Slam de Paris début février. Au troisième tour, elle avait disposé, par ippon en prolongation, de la Cubaine Maylin Del Toro Carvajal. Elle avait livré un combat accroché contre la 16e mondiale et récente finaliste du Grand Slam de Tel Aviv.

Au premier tour, elle avait battu la Serbe Anja Obradovic, 30e mondiale, au terme de 3 min 45 de combat.

Depuis son retour, la double championne olympique de Tokyo, a disputé deux compétitions, la première avec son club fin 2022, puis le Grand Slam de Tel Aviv en février dernier.

Voir aussi :

Clarisse Agbégnénou: «Devenir mère m’a apaisée»

Le Figaro (site web)
mercredi 10 mai 2023 - 13:45 UTC +02:00 249 mots

Sports ; Autres Sports

Aussi paru dans
10 mai 2023 - AFP Infos Françaises

Mondiaux 2023 de judo : frayeur puis ippon, Agbégnénou est en demi-finale

Le Figaro avec AFP

La double médaillée olympique a battu la Canadienne Catherine Beauchemin-Pinard en quart de finale de la catégorie des -63 kg.

Clarisse Agbégnénou, de retour aux Mondiaux après un congé maternité , s'est qualifiée pour les demi-finales des Championnats du monde de judo, mercredi à Doha, dans la catégorie des -63 kg.

Malgré une frayeur lors d'une phase de combat au sol, la Française de 30 ans, présente au Qatar avec sa fille de 11 mois, a battu par ippon la Canadienne Catherine Beauchemin-Pinard, N.2 mondiale et vice-championne du monde en titre.

Au premier tour, Agbégnénou avait battu la Serbe Anja Obradovic, 30e mondiale, au terme de 3 min 45 de combat.

Elle s'est ensuite imposée par ippon en prolongation face à la Cubaine Maylin Del Toro Carvajal. Elle a livré un combat accroché contre la 16e mondiale et récente finaliste du Grand Slam de Tel Aviv.

Au troisième tour, face à l'Israélienne Gili Sharir, 7e mondiale et victorieuse du Grand Slam de Paris début février, elle a de nouveau été contrainte à la prolongation, avant de l'emporter par waza-ari.

Depuis son retour, la double championne olympique de Tokyo, également quintuple championne du monde, a disputé deux compétitions, la première avec son club fin 2022, puis le Grand Slam de Tel Aviv en février dernier.

Avant les Mondiaux, elle avait confié ne pas être encore à 100% de ses capacités.

Voir aussi :

Clarisse Agbégnénou: «Devenir mère m’a apaisée»

Affaire du kimono : malgré l'accord trouvé, Clarisse Agbégnénou entérine sa rupture avec la Fédération française de judo

Les Echos, no. 23114
Monde, lundi 13 janvier 2020 481 mots, p. 8

International

Aussi paru dans
12 janvier 2020 - lesechos.fr

Le régime des mollahs confronté à l'indignation des Iraniens

YVES BOURDILLON

A nouveau, l'Iran apparaît divisé face au régime. De nombreux étudiants sont retournés dans la rue samedi pour protester contre le gouvernement, responsable d'avoir abattu un avion ukrainien mercredi.

Après avoir admis qu'il avait abattu, par erreur, un Boeing 737 ukrainien, le régime iranien étaitconfronté dimanche à une vague d'indignation dans le pays. De nombreux messages sur les réseaux sociaux dénonçaient l'incompétence des autorités, responsable de la mort des 176 passagers, dont de nombreux Irano-Canadiens, et un journal pro-gouvernemental titrait même « Impardonnable », tandis que le quotidien réformiste « Etemaad » scandait « Démissionnez ». Alors que la population semblait s'être ressoudée derrière le régime lors des funérailles, lundi dernier, du général Qassem Soleimani, le chef de la force Al Qods, tué le 3 janvier à Bagdad par un drone des Etats-Unis, des milliers de manifestants ont osé défiler, samedi soir, à Téhéran, aux cris de « mort au dictateur », en allusion au guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei. Ils ont aussi dénoncé les « mensonges » , avant d'être dispersés par la police. A cette occasion, l'ambassadeur britannique, Rob Macaire, a été brièvement arrêté.

Hypocrisie d'un système

Fait rarissime, les télévisions publiques ont diffusé des images de ces rassemblements. Les manifestants ont récidivé dimanche matin, quoiqu'en nombre plus réduit, enévitant, outrage envers le régime, de marcher sur les drapeaux américains et israéliens peints sur lesol d'un campus destinés à êtrepiétinés habituellement.

Des unités de police antiémeute équipées de canons à eaux étaient déployées en masse dimanche après-midi près d'une place névralgique et de trois universités dans le centre de la capitale. Après qu'un de ses adjoints a expliqué in fine cette « erreur dramatique » par « l'aventurisme américain », le chef des Gardiens de la révolution a témoigné à huis clos devant le Parlement sur la manière dont une de sesunités de défense antiaérienne avait pris un avion de ligne pour un missile de croisière américain une heure après qu'une salve de missiles iraniens a frappé une base américaine à Bagdad.

Un raid, en représailles à l'élimination de Qassem Soleimani, qui n'avait fait aucune victime, volontairement semble-t-il afin d'éviter une surenchère de Washington, mais que l'ayatollah Khameinei avait qualifié de « gifle monumentale » pour les Etats-Unis.

Après avoir ainsi perdu la face, la priorité pour le régime des mollahs pourrait être dans les prochains jours moins de concocter de nouvelles représailles à haut risque contre Washington que d'empêcher une résurgence de la contestation, qui avait secoué tout le pays pendant deux mois à l'automne dernier avant d'être réprimée (entre 300 et 1.500 morts) en décembre.

Donald Trump a mis en garde dimanche le régime contre de nouvelles répressions sanglantes : « Le monde regarde. » La taekwondiste Kimia Alizadeh, seule femme médaillée olympique d'Iran, a annoncé samedi avoir quitté définitivement son pays, n'en pouvant plus de « l'hypocrisie » d'un système qui, selon elle, utilise ses sportives à des fins politiques et ne fait que les « humilier ».

Yves Bourdillon

L'Équipe
lundi 13 janvier 2020 197 mots, p. 29

[Taekwondo...]

Taekwondo

L'Iranienne Kimia Alizadeh fuit son pays

En septembre dernier, le judoka Saeid Mollaei (28 ans), champion du monde 2018 en moins de 81 kg, faisait défection au régime des mollahs. Cette fois, c'est la taekwondiste Kimia Alizadeh (- 57 kg), médaillée de bronze aux Jeux de Rio en 2016, et unique femme médaillée olympique en Iran, qui vient d'annoncer sur son compte Instagram qu'elle quittait définitivement son pays, las de l' « hypocrisie » d'un système qui, selon elle, utilise ses sportives à des fins politiques et ne fait que les « humilier ».

Basket

Jeep Élite : Johnson débarque à Roanne et Morris à Gravelines

La Chorale Roanne Basket vient d'officialiser l'arrivée d'un nouvel intérieur américain, Brice Johnson (25 ans, 2,08 m), en remplacement de Johndre Jefferson, victime d'une rupture du tendon d'Achille le 23 décembre. Le BCM Gravelines-Dunkerque a quant à lui officialisé hier la venue du meneur américain Darius Morris (1,93 m, 29 ans), qui a notamment joué 141 matches NBA (play-offs inclus), dont la moitié aux Lakers. Enfin, la SIG a annoncé dimanche le recrutement du pivot biélorusse Artsiom Parakhouski (2,13m, 32 ans), passé notamment par le Maccabi Tel Aviv et le Partizan Belgrade.

L'Équipe
mardi 14 janvier 2020 93 mots, p. 23

Taekwondo L'Iranienne Alizadeh s'entraîne aux Pays-Bas

La taekwondoïste Kimia Alizadeh, seule femme médaillée olympique iranienne , est réfugiée depuis le 18 décembre à Eindhoven (HOL), où elle s'entraîne. La médaillée de bronze des JO de Rio, 21 ans, a annoncé avoir quitté l'Iran, n'en pouvant plus de l' « hypocrisie » d'un système qui, selon elle, utilise ses sportives à des fins politiques et ne fait que les « humilier ». Sa participation aux Jeux de Tokyo semble très peu probable, à moins qu'elle puisse intégrer une équipe de réfugiés comme celle qui avait participé aux JO 2016.

Le Figaro (site web)
jeudi 8 septembre 2022 - 11:27 UTC +02:00 293 mots

Sports ; Autres Sports

Aussi paru dans
8 septembre 2022 - AFP Infos Françaises

Judo : Romane Dicko prolonge au PSG jusqu'en 2025

Le Figaro avec AFP

Triple championne d'Europe et médaillée olympique, la judokate Romane Dicko, talent précoce de 22 ans à peine, a prolongé son contrat avec le Paris Saint-Germain jusqu'en 2025, a annoncé jeudi le club parisien. « Pour moi le PSG Judo reste encore le plus grand club de judo en France, avec des infrastructures de haut niveau», a expliqué la native de Clamart, qui avait obtenu la médaille de bronze aux Jeux olympiques de Tokyo en catégorie des plus de 78 kgs et l'or dans l'épreuve par équipes mixtes.

La section judo du PSG compte dans son effectif deux autres médaillés olympiques: le triple champion olympique Teddy Riner et Amandine Buchard, en argent à Tokyo l'an passé en moins de 52 kgs. « C'est vrai qu'on a un très très bon groupe», s'est réjoui Romane Dicko. « On a aussi Marie (Marie-Eve Gahié, NDLR) qui est aussi championne du monde. Je pense vraiment qu'on peut avancer en vue des Jeux de Paris et avoir une belle moisson dans deux ans », a ajouté la championne.

En mai dernier, Romane Dicko a décroché triomphalement son troisième titre de championne d'Europe, une compétition où elle n'a jamais perdu un seul combat, en gagnant toutes ses oppositions par ippon. De quoi faire le plein de confiance avant les championnats du monde à Tachkent (Ouzbékistan), du 6 au 13 octobre.

Avec toujours en ligne de mire les Jeux à Paris, dans deux ans, où Dicko espère décrocher l'or après la semi-déception de la médaille de bronze ramenée de Tokyo l'an passé. « D'avoir ma médaille à Tokyo c'était vraiment quelque chose de beau et donc j'espère réitérer avec une meilleure médaille à Paris », a annoncé la judokate.

Voir aussi :

Le Figaro (site web)
mardi 27 juin 2023 - 17:07 UTC +02:00 678 mots

Nantes

À Nantes, la féminisation des noms de rue s'intensifie

Entamée en 2016, la démarche visant à valoriser la place des «citoyennes de l'Histoire» dans l'espace public prend de l'ampleur. Depuis l'an dernier, 85% des nouvelles dénominations concernent des femmes.

Le Figaro Nantes

C'est l'un des axes visant à faire de Nantes la «première ville non-sexiste de France» d'ici 2030. Cette ambition portée par la maire PS de la ville, Johanna Rolland , qui la cite souvent dans ses discours est déjà visible dans l'espace public. Pour cause, les nouvelles dénominations de voies - publiques et privées - et d'équipements font référence quasi exclusivement à des femmes. Si la démarche a été lancée en 2016, elle s'amplifie depuis l'an dernier. La preuve en chiffres : en 2022, sur les neuf nouveaux noms, sept concernaient des femmes. Pour le premier trimestre 2023, cette répartition est de 16 noms de femmes pour 18 dénominations.

Pour parvenir à la parité, il y a encore du chemin à parcourir car le retard à combler est conséquent. Au cours du 19e siècle, seulement deux noms de rues avaient été attribués à des femmes puis sept entre 1900 et 1940. Un état des lieux avait été dressé en 2016. Sur 3000 noms de voies et équipements à Nantes, 1100 étaient attribués à des hommes (36%) contre seulement 108 à des femmes (3,6%). «Entre 2016 et juin 2023, 162 dénominations de rues [sur un total de 211, NDLR] ont été attribuées à des femmes», quantifie Johanna Rolland pour illustrer le changement de paradigme en cours.

» LIRE AUSSI - Journées du «Matrimoine», cours d'écoles non genrées... Nantes veut devenir la «première ville non sexiste» de France

Camille Muffat, Jane Vialle

Parmi les nouvelles «citoyennes de l'Histoire» qui seront mises en lumière à Nantes figurent notamment Camille Muffat la nageuse médaillée olympique disparue tragiquement lors d'un accident d'hélicoptère et dont le nom sera attribué à une rue proche de la piscine Jules-Verne. Le nom de Jane Vialle, la première femme noire à entrer au Sénat, sera lui accroché à la façade d'une école située dans le quartier République, qui jusque-là n'avait pas d'appellation officielle et était désignée par le nom de la rue où elle se trouve, à savoir Anatole de Monzie.

Selon Olivier Chateau, adjoint (PS) en charge du patrimoine, cette dynamique vise à «lutter contre les discriminations et stéréotypes» afin de faire changer «le regard sur la place des femmes qui restent les grandes oubliées de l'Histoire». Pour l'élu, ce processus a également des «valeurs pédagogiques très fortes»en permettant aux «petits garçons et petites filles» de comprendre qu'une femme peut être «codécouvreuse du chromosome responsable de la trisomie 21, spécialiste mondiale de la biologie moléculaire ou gynécologue et militante féministe». En la matière, il fait référence à Marthe Gauthier , Suzanne Képès et Rosalind Franklin dont les noms seront attribués à des rues sur l'île de Nantes.

» LIRE AUSSI - Pourquoi Nantes conserve-t-elle les noms de rue liés à la traite négrière au lieu de les supprimer ?

Hommage à Samuel Paty

Les autres femmes honorées comprennent des résistantes durant la Seconde guerre mondiale (Rosine Crémieux, Adélaïde Hautval, Jeanne Sivadon), des spécialistes de la médecine (Marthe Condat), ou encore de la nutrition (Lucie Randoin). Des militantes féministes seront aussi mises en exergue à l'instar de Thérèse Clerc ou Monique Antoine-Timsit. Dans le quartier Bellevue-Chantenay-Sainte-Anne, une rue portera le nom d' Isabelle Eberhardt , une journaliste et écrivaine engagée contre le colonialisme.

En complément, dans une allée à proximité du nouveau groupe scolaire baptisé Claire Bretécher situé dans le quartier Doulon-Gohards, une plaque de rue au nom de Samuel Paty sera posée pour lui rendre hommage. Il sera notamment inscrit que ce professeur d'histoire-géographie a été assassiné «par un terroriste islamiste pour avoir enseigné et défendu les valeurs de la République dont la liberté d'expression». Pour Johanna Rolland, cette action «essentielle» est la «concrétisation d'un engagement» pris en décembre 2020. À Paris, la plaque du square Samuel-Paty situé dans le cinquième arrondissement a déjà été abîmée six fois en quatre mois.

Voir aussi :

Accident mortel à très haute vitesse sur le périphérique de Nantes : le troisième passager est décédé

Aéroport de Nantes : l'autorité de contrôle des nuisances évoque une «accoutumance» au non-respect du couvre-feu

Actualités à Nantes : inscrivez-vous à notre newsletter hebdomadaire

Le Figaro (site web)
dimanche 18 juin 2023 - 14:02 UTC +02:00 221 mots

Sports ; Autres Sports

Aussi paru dans
18 juin 2023 - AFP Infos Françaises

Natation : l'Australien McEvoy mieux que Manaudou au 50 m libre

Le Figaro avec AFP

Le nageur des Antipodes a signé un chrono sur une longueur en 21''27, bien mieux que celui de Florent Manaudou à Rennes (21''56) jeudi.

Cameron McEvoy a réalisé dimanche la meilleure performance mondiale de l'année sur 50 m nage libre en 21 sec 27 aux sélections australiennes pour les Mondiaux, améliorant le temps de Florent Manaudou qui sera un de ses rivaux à Fukuoka cet été (23-30 juillet).

Le Français avait réussi la précédente «MPM» de l'année jeudi aux Championnats de France à Rennes en 21 sec 56.

McEvoy, 29 ans, quatre fois médaillé d'argent aux championnats du monde, a réussi son meilleur temps en série avant de confirmer sa supériorité en finale (21 sec 41).

Son temps des séries lui aurait permis de remporter l'or aux derniers Championnats du monde et l'argent aux Jeux olympiques de Tokyo derrière l'intouchable américain Caeleb Dressel.

Chez les femmes, la septuple médaillée olympique à Tokyo Emma McKeon, déjà battue par Mollie O'Callaghan dans le 100 m nage libre samedi, a de nouveau été dominée sur 50 m, par la surprenante Shayna Jack, titrée en 24 sec 22, quatre centièmes de secondes plus rapide que sa rivale. Elle s'est tout de même qualifiée pour les Mondiaux.

Le Figaro (site web)
mercredi 10 mai 2023 - 17:37 UTC +02:00 561 mots

Sports ; Autres Sports

Aussi paru dans
10 mai 2023 - AFP Infos Françaises La Libre (site web) La Croix (site web) Le Point.fr AFP - Journal Internet AFP (français) La République des Pyrénées (site web) RTL Info (site web réf.)

Mondiaux de judo : Clarisse Agbégnénou sur le toit du monde pour la sixième fois

La rédaction

De retour aux Championnats du monde après un congé maternité, la double médaillée olympique a remporté l'or dans la catégorie des -63 kg ce mercredi à Doha.

La Française Clarisse Agbégnénou a signé un retour éclatant sur les tatamis après un congé maternité. Onze mois à peine après avoir donné naissance à un premier enfant, la Française a une nouvelle fois dominé les Championnats du monde de judo organisés à Doha pour s'offrir une sixième couronne planétaire, dans la catégorie des -63 kg. La double championne olympique de Tokyo, âgée de 30 ans, a battu en finale la Slovène Andreja Leski, 12e mondiale, par ippon après une immobilisation.

« Je ne pouvais pas rêver mieux, j'ai travaillé très très dur pour en arriver là», a-t-elle déclaré pour la chaîne l'Equipe. « Il me reste encore des choses à travailler pour Paris 2024, mais je suis fière, c'est le titre le plus difficile, j'ai beaucoup travaillé pour en arriver là, beaucoup pleuré aussi». « J'avais dit à ma fille que je lui mettrai la médaille autour du cou, chose promise chose due», a-t-elle souri.

La Rennaise d'origine a vécu une journée semée d'obstacles avec un premier combat de reprise face à la Serbe Anja Obradovic, 30e mondiale, qui aura tout de même résisté 3 min 45 avant de céder. Une mise en bouche idéale avant un combat plus accroché terminé par un ippon en prolongation face à la Cubaine Maylin Del Toro Carvajal, 16e mondiale et récente finaliste du Grand Slam de Tel Aviv. Le match piège par excellence.

«La patronne est de retour»

Au troisième tour, face à l'Israélienne Gili Sharir, 7e mondiale et victorieuse du Grand Slam de Paris début février, elle a de nouveau été contrainte à la prolongation, avant de l'emporter par waza-ari. Elle est ensuite montée en puissance en quart de finale, dominant la Canadienne Catherine Beauchemin-Pinard, n°2 mondiale et vice-championne du monde en titre par ippon, malgré une frayeur lors d'une phase de combat au sol.

Le tableau s'étant éclairci après l'élimination précoce des deux Japonaises, la Française, présente au Qatar avec sa fille, s'est retrouvée à affronter en demi-finale l'Autrichienne Lubjana Piovesana, 60e mondiale, qu'elle a dominée par ippon de manière méticuleuse. Une avant-dernière marche avant de croquer en finale la Slovène, impuissante face à la maestria de la Française.

Un succès prometteur à un an des JO

Absente de la dernière édition des Mondiaux pour cause de congé maternité, Agbégnénou signait au Qatar son grand retour sur la scène planétaire, en préparation des JO à domicile dans un peu plus d'un an. Depuis sa reprise, la double championne olympique de Tokyo, désormais sextuple championne du monde, n'avait disputé que deux compétitions, la première avec son club fin 2022, puis le Grand Slam de Tel Aviv en février dernier.

Avant les Mondiaux, elle s'était estimée capable d'aller chercher une médaille, tout en déclarant ne pas être encore à 100% de ses capacités. « Je pense qu'indéniablement, il y a un aspect psychologique. La patronne est de retour et ça a inquiété tout le monde», a déclaré son entraîneur Ludovic Delacotte, interrogé juste après sa qualification pour la finale.

À VOIR AUSSI - Les meilleurs moments de Jean-Michel Aulas en tant que président de l'Olympique lyonnais

Voir aussi :

Clarisse Agbégnénou: «Devenir mère m’a apaisée»

Le Figaro (site web)
mercredi 12 octobre 2022 - 17:14 UTC +02:00 606 mots

Sports ; Autres Sports

Mondiaux de judo : «aujourd'hui, c'était mon jour», affirme Romane Dicko

Le Figaro avec AFP

Pour ses débuts sur la scène planétaire, la Française, déjà triple championne d'Europe et médaillée olympique, est allée chercher sa première couronne mondiale à 23 ans.

Chronique d'un sacre annoncé. À 23 ans, Romane Dicko a décroché ce mercredi le premier titre mondial de sa jeune carrière. Presque une évidence au vu de son incroyable potentiel, et de son palmarès, aussi. Triple championne d'Europe, médaillée de bronze lors des derniers Jeux olympiques à Tokyo en 2021, la Française n'avait dû qu'aux aléas des blessures de ne pas avoir encore brillé lors des Championnats du monde. Mais à Tachkent, ce coup-ci, tout était en place pour l'amener au sommet.

« Je ressens beaucoup d'émotions parce que je savais que j'en étais capable, mais entre le savoir et le faire, c'est autre chose», a-t-elle ainsi déclaré après avoir reçu sa médaille d'or. « J'ai eu un début de journée très compliqué, j'ai eu du mal à me mettre dans la compétition mais ça m'a reboostée. Je me suis dit : je n’ai pas le choix, il faut que je sois plus agressive et pour la finale, je suis vraiment montée d'un cran. J'étais la Romane de d'habitude.»

Céline Dion dans les oreilles pendant l'échauffement - « c'est la base !»-, ceinture porte-bonheur autour de la taille, Dicko a été expéditive en finale des +78 kg contre la Brésilienne Beatriz Sousa, mettant son adversaire ippon en à peine plus d'une minute. « Elle a fait une finale monstrueuse, elle était intouchable en fait», a réagi le patron de l'équipe de France féminine, Christophe Massina. « C'est une machine», a enchéri sa coach en Bleu Séverine Vandenhende.

Sur la route de la finale, Dicko, également triple championne d'Europe, s'était défaite par ippon de la Chinoise Su Xin pour son entrée en lice au deuxième tour, avant de signer deux waza-ari contre la Néerlandaise Marit Kamps en quart de finale. Elle avait ensuite battu sa compatriote Julia Tolofua, future médaillée de bronze, en demi-finale. « Forcément, c'est compliqué parce qu'avec Julia on s'aime beaucoup mais je suis très contente qu'on soit toutes les deux sur le podium des Championnats du monde», a souri Dicko.

» LIRE AUSSI - Romane Dicko : «Je veux prendre tout ce qu'il y a à prendre»

Au terme de la dernière journée des compétitions individuelles, et avant l'épreuve par équipes jeudi, la France compte donc quatre médailles dont un titre. Les Bleus vivaient jusqu'ici des Championnats difficiles, avec plusieurs contre-performances venues de l'équipe féminine, attendue bien plus haut. « Forcément ça atteint un peu parce que quand on a les copines au self le soir, on pense que tout le monde va revenir médaillé et c'est ce qu'on veut pour nos copines. Mais il faut passer au-dessus», a-t-elle déclaré.

Deux coups de fil plus tard, - l'un à son cousin, le triple-sauteur Teddy Tamgho, et un autre à Teddy Riner -, Dicko s'est sentie « rassurée. Je me suis dit : ok, c'est compliqué pour l'équipe de France mais chaque athlète est différent. C'est ta compétition, c'est pas encore la compète de l'équipe. Aujourd'hui, c'est ton jour et juste éclate-toi.» À moins de deux ans des Jeux olympiques et alors qu'elle n'a que 23 ans, Dicko s'impose ainsi comme l'un des leaders du collectif français, aux côtés de Riner, actuellement blessé, et de Clarisse Agbégnénou, en phase de reprise après un congé maternité. Interrogée sur ce qui faisait sa force, elle a répondu dans son sourire habituel : « C'est un mélange de mental, de physique, de dynamisme. C'est un peu tout ça, une grosse salade bien faite ! »

Voir aussi :

Le Figaro (site web)
mercredi 10 mai 2023 - 20:18 UTC +02:00 432 mots

Sports ; Autres Sports

Aussi paru dans
10 mai 2023 - AFP Infos Françaises

Mondiaux de judo : Agbégnénou va «continuer à travailler pour être la meilleure à Paris»

Le Figaro avec AFP

De retour aux Championnats du monde après un congé maternité, la double médaillée olympique a remporté l'or dans la catégorie des -63 kg ce mercredi à Doha.

Clarisse Agbégnénou s'est impressionnée elle-même en décrochant un sixième titre de championne du monde de judo mercredi Doha en -63 kg. «Mais Clarisse, qui es-tu?» , s'est-elle demandée à la descente du podium.

Avec ce sixième sacre mondial, vous n'êtes plus qu'à un titre du record de la Japonaise Ryoko Tani. Ça vous paraît fou?

Clarisse Agbégnénou : C'est incroyable. Je me disais : «Allez, ramène une sixième étoile.» Mais ça me paraissait quand même compliqué. Là de l'avoir, je me dis «Mais Clarisse, qui es-tu ?» C'est incroyable après une grossesse, sachant qu'au Grand Slam de Tel Aviv en février, ça ne s'était pas très bien passé. Mais là, je pense que tout ce que j'ai mis en œuvre avec mon équipe, avec mon entraîneur Ludovic Delacotte, ça se passe bien et je vais continuer à travailler pour être la meilleure à Paris.»

«J'ai beaucoup pleuré, je me suis dit que le chemin allait être plus compliqué que ce que je pensais»

Est-ce que vous vous impressionnez vous-même?

Oui, j'ai regardé mes combats, je me suis dit : «Wouah, mais c'est moi qui ai combattu comme ça aujourd'hui ?» Je ne m'attendais pas à ça. Mais tous les stages que j'ai faits pour en arriver là aujourd'hui, ça a été très dur. J'ai beaucoup pleuré, je me suis dit que le chemin allait être plus compliqué que ce que je pensais. Mais je m'épate et je suis fière. Je suis fière de me dire qu'en championnat, je suis là. Cela fait peut-être dix ans que je suis sur un podium mondial, c'est beau.

À un peu plus d'un an des JO de Paris, quelle va être la suite pour vous ?

Un peu de repos, j'en ai besoin. Mon genou gonfle encore un peu donc je vais le soigner (elle s'était blessée lors de son retour à la compétition en club en novembre 2022, NDLR).Je vais reprendre les entraînements, je vais fêter l'anniversaire de ma fille très bientôt. Ça va arriver très vite et après je me remettrai bien au travail. Il restera une bonne année pour que je puisse refaire des compétitions, reprendre de la confiance dès le début des matches et après, aller chercher l'or à la maison !

À VOIR AUSSI - Les meilleurs moments de Jean-Michel Aulas en tant que président de l'Olympique lyonnais

Voir aussi :

Mondiaux de judo : Clarisse Agbégnénou sur le toit du monde pour la sixième fois

Le Figaro (site web)
jeudi 23 juin 2022 - 07:22 UTC +02:00 373 mots

Sports ; Autres Sports

Aussi paru dans
23 juin 2022 - AFP doc AFP Infos Françaises Challenges (site web) AFP - Journal Internet AFP (français) 20 Minutes (site web) Paris Match (site web) Corse Matin (site web) Ouest-France (site web) Blick (website ver.) Boursorama (site web réf.) Web sites - Sports and Leisure / Sports et loisirs Var-Matin (site web réf.)

Natation : une Américaine s'évanouit et est sauvée de la noyade par son entraîneure lors des Mondiaux

Le Figaro avec AFP

L'entraîneure de l'équipe américaine de nage artistique et synchronisée a plongé dans le bassin mercredi pour sauver une de ses nageuses coulant après s'être évanouie pendant les Championnats du monde à Budapest.

Anita Alvarez ne respirait plus après sa performance lors de la finale de natation synchronisée solo libre, et a sombré dans le fond du bassin. Andrea Fuentes s'est alors jetée à l'eau pour la secourir.

« Nous avons eu très peur. J'ai dû sauter parce que les sauveteurs ne le faisaient pas», a expliqué Fuentes au journal espagnol Marca.

Fuentes, vêtue d'un short et d'un T-shirt, est descendue au fond du bassin et a remonté Alvarez vers la surface avant de recevoir de l'aide pour porter la nageuse en détresse au bord de la piscine.

« J'ai eu peur car je voyais qu'elle ne respirait pas, mais maintenant, elle va bien», a rassuré Fuentes.

Une civière a emmené Alvarez au centre médical de la piscine, laissant coéquipiers et spectateurs sous le choc.

L'équipe américaine de natation a publié un communiqué se voulant rassurant sur la santé d'Alvarez.

Quadruple médaillée olympique, Fuentes a expliqué à une radio espagnole que sa nageuse avait fait un malaise à cause de l'effort fourni pendant sa performance.

« Elle a seulement eu de l'eau dans les poumons, une fois qu'elle a recommencé à respirer, tout allait bien», a-t-elle ajouté. « J'ai eu l'impression que ça durait une heure entière. J'ai dit que les choses n'allaient pas, j'ai crié aux sauveteurs pour qu'ils aillent dans l'eau, mais ils n'ont pas entendu ce que j'ai dit ou ils n'ont pas compris».

« Elle ne respirait pas (...) je suis allée aussi vite que je pouvais, comme si c'était pour une finale olympique», a-t-elle aussi raconté.

Selon son entraîneure, Alvarez a prévu de se reposer jeudi et espérait toujours participer à l'épreuve pas équipes vendredi, après des examens médicaux.

À 25 ans, Alvarez participe à ses troisièmes Championnats du monde. Elle avait déjà perdu connaissance à plusieurs reprises pendant les épreuves qualificatives aux JO, l'an dernier à Barcelone.

À VOIR AUSSI - La signature de Sadio Mané au Bayern Munich

Voir aussi :

Le Figaro (site web)
jeudi 23 juin 2022 - 15:59 UTC +02:00 665 mots

Sports ; Jeux olympiques

Aussi paru dans
23 juin 2022 - AFP doc AFP - Journal Internet AFP (français) La Croix (site web) Corse Matin (site web) AFP Infos Françaises Libération (site web)
24 juin 2022 - Corse Matin

Mondiaux de natation: «Anita ne respirait pas, maintenant elle va bien», la coach américaine raconte son sauvetage héroïque

Le Figaro avec AFP

L'entraîneure Andrea Fuentes est revenue sur son sauvetage lors des Mondiaux de natation à Budapest.

La magie puis l'effroi: la nageuse américaine Anita Alvarez a perdu connaissance dans l'eau après sa performance en finale de natation synchronisée mercredi à Budapest, avant d'être secourue par son entraîneure. « J'ai crié aux sauveteurs pour qu'ils aillent dans l'eau, mais ils n'ont pas entendu ce que j'ai dit ou ils n'ont pas compris», a déclaré Andrea Fuentes, ancienne nageuse et désormais entraîneure, au journal espagnol Marca , quelques heures après l'incident.

Alvarez, 25 ans, a fait un malaise dans le bassin du complexe de natation Alfred-Hajos de Budapest, quelques instants après la fin de sa performance en finale de natation synchronisée solo libre. Inconsciente, elle a coulé jusqu'au fond du bassin.

» LIRE AUSSI - Natation : une Américaine s'évanouit et est sauvée de la noyade par son entraîneure lors des Mondiaux

Des images qui ont fait le tour du monde

Face à l'inertie de l'assemblée et l'immobilisme des sauveteurs qu'elle décrit comme « sidérés», la quadruple médaillée olympique espagnole n'a pas hésité un instant : entièrement habillée, elle a plongé dans le bassin. « J'ai fait l'apnée la plus rapide de ma vie, plus que quand je m'entrainais pour les JO», a-t-elle raconté au micro de Cadena Ser mercredi soir.

À la force de ses bras, Fuentes a ramené Alvarez à la surface et a essayé de la faire respirer. Un secouriste a finalement plongé quelques secondes après elle. « J'ai eu peur car je voyais qu'elle ne respirait pas, mais maintenant, elle va bien», a depuis rassuré l'entraîneure. « Elle a seulement eu de l'eau dans les poumons, quand elle a recommencé à respirer, tout allait bien».

Pourquoi les sauveteurs ne sont-ils pas intervenus avant l'entraîneure? « Les règles selon lesquelles les sauveteurs peuvent intervenir sont très strictes», a souligné dans un communiqué Bela Merkely, responsable du service médical des championnats. Dans une telle situation, seuls les juges de la Fédération internationale peuvent décider d'interrompre la compétition en vue d'une intervention. Or « aucun signal n'a été effectué en ce sens», a poursuivi le médecin. « Après que l'entraîneure ait sauté dans la piscine à ses risques et périls, les sauveteurs locaux, sentant le danger, n'ont plus attendu le signal du juge, mais ont décidé d'intervenir immédiatement, de sorte que la concurrente américaine soit finalement sortie de la piscine avec leur aide», a ajouté Bela Merkely.

Une fois sortie du bassin, Alvarez « a immédiatement été prise en charge par une équipe médicale» a confirmé la Fédération internationale de natation (FINA), en contact avec la nageuse convalescente.

«Elle est allée trop loin»

La Fédération américaine de natation artistique s'est exprimée jeudi dans un communiqué et a évoqué une communauté sportive « bouleversée» par cet incident. « Anita a été examinée par le personnel médical et est toujours surveillée. Elle se sent beaucoup mieux mais se repose aujourd'hui», a déclaré la Fédération. « Les médecins ont vérifié ses constantes vitales et tout est normal (...). Tout va bien», a affirmé sa coach dans une publication Instagram.

Si la nageuse s'en sort indemne, ce genre d'incident n'est pas une première pour elle. « Cela est arrivé une fois l'année dernière, lors du tournoi de qualification olympique (à Barcelone NDLR) (...). Avant cela, elle avait eu des problèmes sporadiques d'évanouissement, mais jamais en compétition», a précisé la Fédération. Et pour Fuentes, c'est la fois de trop : « On a eu une grande peur, même si ce n'est pas la première fois que ça arrive. C'est une sportive qui aime chercher ses limites mais cette fois, elle est allée trop loin. Je lui ai dit de ne plus le faire.» La poursuite de la compétition est donc incertaine pour Alvarez sans l'accord de ses médecins. Il ne lui reste qu'une seule épreuve à disputer: la finale libre par équipe prévue vendredi.

À VOIR AUSSI - La signature de Sadio Mané au Bayern Munich

Voir aussi :

Le Figaro (site web)
vendredi 10 février 2023 - 12:41 UTC +01:00 391 mots

Sports ; Autres Sports

«Votre médiocrité sera également classée !» : la réponse cinglante d'une ex-médaillée olympique aux propos de Guillaume Meurice

LE SCAN SPORT - L'ancienne championne de natation a sèchement répondu au chroniqueur Guillaume Meurice dans «C à vous» ironisant sur les nageurs sacrifiant leurs plus belles années dans les bassins.

« Les nageurs sacrifient les plus belles années de leurs vies dans du chlore à faire des allers-retours pour qu'on leur file hypothétiquement une médaille. C'est tragique.» Invité de l'émission «C à vous» mardi sur France 5 pour faire la promotion de son livre Petit Eloge de la médiocrité , Guillaume Meurice s'est attiré les foudres de Malia Metella, ex-championne française de natation qui lui a répondu sur les réseaux sociaux.

Goûtant très peu à l'humour, l'ironie mais aussi au sens de la provocation du chroniqueur de France Inter dénigrant le concept de classements dans le monde du sport, la triple championne d'Europe de natation et médaillée d'argent aux JO de 2004 à Athènes sur sa distance de prédilection, le 50 m nage libre n'a pas mâché ses mots : « Sacrifier ma jeunesse ! Non, mais ! Tu es qui ? Pour parler de la jeunesse des sportifs. Je n'ai rien sacrifié de mes plus belles années… Je l'ai décidé. Votre médiocrité sera également classée !»

La championne guyanaise n'est pas la seule à avoir été heurtée par les propos de l'humoriste. La joueuse de hockey française et internationale Lore Baudrit a aussi souhaité tailler en pièces le raisonnement de Guillaume Meurice. « C'est de résumer le sport à 3 places sur un podium !! Pas de chlore pour moi, mais de la glace et du hockey! Rassurez-vous, je n'ai pas sacrifié ma jeunesse! Je l'ai passée à pratiquer ma passion, à acquérir des valeurs essentielles, le respect, la solidarité, l'esprit d'équipe, la persévérance! Des valeurs qui me serviront tout au long de ma vie! J'ai partagé des moments extraordinaires avec mes coéquipières, des moments hors du temps, de joie et de peine, qui m'ont enseigné l'humilité! La fierté d'être sportive de haut niveau et de représenter la France est indescriptible! On peut en parler si vous voulez!! Pour votre prochain livre», s'est indignée la joueuse du club suédois de Linköping.

À VOIR AUSSI – Le joli but de Malinovskyi lors d'OM-PSG en 8e de finale de Coupe de France le 8 février dernier (2-1)

Voir aussi :

Alain Bernard, Coralie Balmy et Malia Metella au Figaro

Le défi « un peu fou » de Théo Curin avec Malia Metella et Matthieu Witwoet

Le Point.fr, no. 202205
Sports, dimanche 1 mai 2022 317 mots

Les Français favorables à un ancien sportif au ministère des Sports

Par LePoint.fr

À l'instar de l'actuelle ministre Roxana Maracineanu, ex-championne de natation, les anciens sportifs sont préférés aux profils politiques, rapporte RTL.

Réélu à l'Élysée, Emmanuel Macron tarde à annoncer la composition du nouveau gouvernement. Dans l'attente de la démission du Premier ministre, les ministres sortants sont priés de poursuivre leurs affaires courantes. Qui pour remplacer Jean Castex, Jean-Michel Blanquer à l'Éducation nationale ou Roxana Maracineanu aux Sports ? D'après un sondage Odoxa pour RTL, 65 % des Français interrogés souhaiteraient la nomination d'un ex-sportif de haut niveau au ministère des Sports.

La ministre actuelle, en poste depuis septembre 2018, est d'ailleurs ex-championne du monde de natation. Roxana Maracineanu a pris la relève de Laura Flessel, ex-escrimeuse, quintuple médaillée olympique. Durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, en septembre 2011, l'ancien judoka David Douillet avait récupéré le portefeuille de Chantal Jouanno, ancienne championne de France de karaté. Les noms des prétendants aux ministères circulent, notamment aux Sports. À l'approche du remaniement, l'hypothèse Tony Parker a été évoquée pour succéder à Roxana Maracineanu. « Je suis très, très content de tout ce que je suis en train de faire dans le monde du business. J'ai envie de redonner à mon pays et je pense que je peux le faire en tant qu'entrepreneur », a répondu l'ancien basketteur de NBA sur BFMTV, ajoutant que la politique « ne l'intéresse pas ».

À LIRE AUSSIDenormandie, Borne, Le Maire... Ceux qui feront le quinquennat

Un ministre issu des institutions sportives ?

Durant le premier mandat d'Emmanuel Macron, ses deux ministres des Sports étaient issus du sport professionnel. Pour autant, le successeur de Roxana Maracineanu pourrait aussi venir d'institutions sportives. D'après L'Équipe, le chef de l'État pourrait porter son dévolu sur Amélie Oudéa-Castéra, directrice générale de la Fédération française de tennis (FFT), dont le nom circule pour récupérer ce portefeuille ministériel stratégique, à deux ans des Jeux olympiques de Paris 2024.

Cet article est paru dans Le Point.fr

Le Monde (site web)
politique, dimanche 19 juin 2022 - 23:39 UTC +0200 588 mots
Aussi paru dans
20 juin 2022 - MSN (France) (site web réf.)

Rachel Keke l’emporte face à l’ex-ministre Roxana Maracineanu au second tour des législatives

Service politique

La candidate de la Nupes dans la 7e circonscription, femme de chambre de profession, est arrivée en tête avec 50,3 % des voix exprimées contre l’ancienne ministre des sports (49,70 %), dimanche 19 juin.

Elle fera partie des nouveaux visages de la nouvelle Assemblée : Rachel Keke, candidate investie par la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) dans la 7e circonscription du Val-de-Marne, l’a emporté dimanche 19 juin à l’issue du second tour des législatives avec 50,3 % des voix. Son adversaire battue, l’ancienne ministre des sports (2020-2022) Roxana Maracineanu, a recueilli 49,7 %.

Au premier tour du scrutin, la candidate de la gauche unie pour ces législatives était arrivée en tête avec plus de dix points d’avance sur son adversaire, pourtant plus connue du grand public, avec 37,22 % des voix contre 23,77 %, sur fond de faible participation (46,33 %). Le candidat des Républicains, Vincent Jeanbrun, figure politique locale, avait terminé à la troisième place avec 18,32 % des suffrages exprimés.

Figure de proue du mouvement de grève des femmes de chambre à l’Ibis Batignoles

Au Monde, Mme Keke confiait dans l’entre-deux tours : « Ça a été quand même une surprise. (…) Les gens veulent me voir à l’Assemblée nationale (…) ça serait historique. » Femme de chambre de profession, elle fut l’une des figures de proue du mouvement de grève des employées du nettoyage de l’Ibis Batignolles, à Paris, qui a touché l’établissement du groupe Accor.

Sous statut de sous-traitance, employées par STN, les vingt salariées demandaient leur intégration au personnel de l’hôtel parisien et dénonçaient des conditions de travail jugées indignes. Après vingt-deux mois de mobilisation, elles avaient obtenu l’amélioration de leurs conditions de travail en mai 2021.

Née en Côte-d’Ivoire, Rachel Keke est arrivée en France en 2000, à l’âge de 26 ans, après le coup d’Etat militaire qui a renversé Henri Konan Bédié. Naturalisée française en 2015, elle a d’abord été coiffeuse, femme de chambre, puis gouvernante, faisant partie de ces travailleurs de l’ombre essentiels, souvent féminins, qui « triment » pour joindre les deux bouts.

En se lançant pour la première fois dans une élection, la syndicaliste CGT désormais rodée à la lutte sociale prônait sa volonté de pouvoir continuer cette bataille dans l’Hémicycle, tout comme l’importance d’avoir une Assemblée plus à l’image des Français, mettant en avant l’argument de la proximité sociale et géographique. « Tu n’habites pas les quartiers populaires, que viens-tu faire ici ? ! », avait-elle d’ailleurs lancé à son adversaire macroniste.

Dans la campagne de l’entre-deux-tours, Rachel Keke avait mis l’accent sur la mobilisation des abstentionnistes, alors que le candidat LR avait demandé à ses électeurs de voter contre elle et que Mme Maracineanu avait appelé à un « front républicain contre l’extrême gauche », déclenchant la colère dans les rangs de la gauche.

L’ancienne nageuse, médaillée olympique en 2000 à Sydney, mettait elle aussi en avant son parcours de vie, estimant que le discours de Mme Keke à son encontre était caricatural. « Rachel Keke ne me connaît pas : mes parents sont arrivés en France avec deux valises. On a dormi dans la voiture, habité dans des quartiers populaires à Mulhouse ou Blois… On a un parcours assez ressemblant », détaillait-elle à l’Agence France-Presse avant le premier tour.

Cet article est paru dans Le Monde (site web)

Les Echos (site web)
samedi 21 mai 2022 751 mots

L'enjeu climatique au coeur des élections législatives en Australie

GREGORY PLESSE

A la veille des élections fédérales australiennes, le Premier ministre conservateur a rattrapé son écart avec ses opposants travaillistes. Les candidats indépendants et les Verts sont portés par l'urgence climatique, à laquelle un nombre grandissant d'Australiens sont sensibles.

Il pleut des cordes ce matin à Sydney mais le mauvais temps n'entame pas la détermination des partisans de Zali Steggall, députée indépendante, qui l'a emporté il y a trois ans face à l'ancien Premier ministre Tony Abbott. Ce dernier était pourtant l'élu de cette circonscription huppée de Warringah depuis plus de vingt-cinq ans.

Parmi celles qui l'ont soutenue se trouve Janet, une ancienne électrice du Parti libéral. « Ce qui m'a convaincu, c'est la nécessité d'agir pour le climat, je n'en peux plus des climatosceptiques », explique cette dame qui, comme la centaine de militants réunis ce matin pour un meeting de leur candidate, porte un T-shirt sur lequel est inscrit « Zali ».

Zali Steggall, ancienne médaillée olympique de ski alpin, s'est lancée en politique lors des dernières élections fédérales en plaçant la lutte contre le réchauffement climatique au coeur de son engagement. Un pari gagnant qui a encouragé de nombreuses autres candidates, novices en politique, à se lancer cette année. Ce sont toutes des candidates investies dans des fiefs du Parti libéral, qui estiment que l'action climatique est la priorité.

« Moment charnière »

A l'image des T-shirts, des parapluies, et même, dans certains cas, des manteaux portés par des chiens au meeting de Zali Steggall, elles font partie d'un mouvement baptisé les Indépendants « bleu canard ». Kylea Tink est l'une d'entre elles. Candidate dans une circonscription qui vote libéral depuis plus de cent ans, elle est pourtant favorite pour le scrutin du 21 mai.

Elle estime que dans ces électorats de droite modérée, la population est déçue par le manque d'action du gouvernement sur la question du climat. « Nous sommes à la traîne par rapport au reste de la planète. Pourtant, en Australie, nous avons plus de ressources renouvelables que dans n'importe quel autre pays au monde. Mais le gouvernement est l'un des plus lents à sortir des énergies fossiles. »

Au total, cinq de ces Indépendantes ont de sérieuses chances de l'emporter. « J'espère que cette élection représentera un moment charnière de la politique australienne, qui nous permettra d'amorcer un véritable changement à Canberra », indique pour sa part Zali Steggall.

Vide idéologique

Pour ce qui est des principaux partis, ils occupent l'essentiel de l'espace médiatique. Mais les programmes sont maigres et les leaders se contentent de jouer sur le rejet suscité par l'autre camp. Scott Morrison, à la tête de la Coalition libérale-nationale, dénonce ainsi un leader travailliste « qu'on ne connaît pas » et qui n'aurait aucune expérience du pouvoir (il a pourtant été plusieurs fois ministre). Tandis que chez les Travaillistes, Anthony Albanese dénonce un Premier ministre « menteur », ayant « la sincérité d'un bronzage aux UV »...

« Les Libéraux, après neuf ans au pouvoir, sont clairement en fin de course et n'ont plus aucune idée », analyse Romain Fathi, historien à l'université Flinders d'Adélaïde. « Pour ce qui est du Labor, ils sont tétanisés par leur défaite de 2019. Ils avaient présenté un programme très détaillé, ce dont se sont servis les Libéraux pour agiter la menace d'une multiplication des taxes en cas de victoire des Travaillistes. C'est pourquoi, cette année, ils n'ont presque rien dévoilé de leur programme et se contentent de critiquer le gouvernement sortant. »

Sondages serrés

Le leader des Verts, Adam Bandt, mise, comme les Indépendants bleu canard, sur une victoire des Travaillistes, mais sans majorité absolue. « Nous souhaitons contraindre le prochain gouvernement à aller plus vite et plus fort face à la crise climatique », détaille celui qui, pour l'instant, est le seul député Vert élu au Parlement.

Dans ce contexte, l'écart entre la coalition et les Travaillistes s'est considérablement resserré ces derniers jours. En prenant en compte les reports de voix dus au vote préférentiel, ces derniers ne sont crédités que de 51 % des voix, contre 49 % pour la majorité sortante. En 2019, Scott Morrison avait qualifié sa réélection de « miracle ». Une surprise n'est pas exclue cette année non plus.

Grégory Plesse

Le Figaro (site web)
dimanche 29 mai 2022 - 12:46 UTC +02:00 513 mots

Sports ; Autres Sports ; Athlétisme

Ligue de diamant : Thompson-Herah et Bromell s'imposent sur 100 mètres, pluie de «MPM»

Le Figaro avec AFP

Ce sont pas moins de huit meilleures performances mondiales de l'année qui ont été établies ce samedi à Eugene (Oregon, États-Unis), où faisait étape la Ligue de diamant. Mais pas dans les épreuves reines du 100 mètres, la faute à une piste légèrement mouillée.

Le plateau chez les hommes était pourtant alléchant, malgré le forfait du champion olympique italien Marcell Jacobs. Une absence qui a profité à Trayvon Bromell, qui a justifié son invitation en s'imposant en 9,93 secondes. « Je suis heureux d'avoir gagné, mais j'ai eu l'impression de m'être planté sur beaucoup de points techniques », a commenté Bromell, néanmoins auteur de son meilleur chrono de l'année. Il a devancé ses compatriotes Fred Kerley (9.98), médaillé d'argent à Tokyo, et le champion du monde en titre Christian Coleman (10.04). Médaillé d'argent à Tokyo, le Canadien Andre de Grasse est lui passé à côté du rendez-vous en finissant 9e (10.21).

Chez les femmes, la double championne olympique Elaine Thompson-Herah s'est elle imposée en 10.79, son meilleur chrono cette saison. « Cela montre que je suis sur la bonne voie. Je suis là où je dois être», a-t-elle commenté, contente par ailleurs « de ne plus avoir mal à une épaule». Sha'Carri Richardson, elle aussi à la recherche de sa forme optimale, s'est rassurée avec une deuxième place en 10.92, de loin son temps référence cette année.

Norman impressionne sur 400 mètres

La sprinteuse de 22 ans avait fait sensation l'an passé aux sélections olympiques américaines, en courant en 10.64 (avec l'aide du vent) en demi-finale avant de remporter la finale. Mais elle avait été privée de Jeux de Tokyo pour avoir fumé du cannabis.

Au rang des « MPM», figure celle de Michael Norman, vainqueur du 400 m en 43 sec 60. L'Américain, qui n'avait plus couru aussi vite depuis 2019, a réussi son deuxième meilleur chrono personnel, à quinze centièmes de sa 4e meilleure performance de tous les temps (43.45).

En l'absence de Rai Benjamin, le Brésilien Alison dos Santos, médaillé de bronze à Tokyo s'est imposé sur 400 m haies en 47 sec 23, améliorant d'un centième de seconde sa MPM réalisée à Doha il y a deux semaines.

Fraser-Price s'impose sur 200 mètres

L'Ethiopien Berihu Aregawi a lui aussi établi le meilleur chrono de la saison sur 5.000 mètres en 12 min 50 sec 05, Ryan Crouser, double champion olympique en titre et recordman du monde du lancer de poids, a lui réussi un jet référence à 23,02 m;

Chez les femmes, « MPM» aussi pour la Britannique Kelly Hodgkinson sur 800 m (1:57.72), la Kényane Faith Kipyegon sur 1.500 m (3:52.59) et la Kényane Norah Jeruto sur 3.000 m steeplechase (8:57.98). Enfin, la Jamaïcaine Shelly-Ann Fraser-Price, octuple médaillée olympique, s'est elle imposée tranquillement sur 200 m (22.41), tout comme la Portoricaine Jasmine Camacho-Quinn, championne olympique en titre, sur 100 m haies (12.45).

Voir aussi :

Le Figaro (site web)
vendredi 6 mai 2022 - 12:13 UTC +02:00 460 mots

Sports ; Autres Sports ; Athlétisme

Aussi paru dans
6 mai 2022 - AFP Infos Françaises Ouest-France (site web) Web sites - Sports and Leisure / Sports et loisirs Maville (site web réf.) Sud Ouest (site web)

Athlé : Jacobs revient sur 100 m à Nairobi, neuf mois après son titre olympique

Le Figaro avec AFP

Titré à Tokyo l'an dernier, l'Italien est de retour à la compétition ce samedi au Kenya.

L'Italien Marcell Jacobs, champion olympique surprise du 100 m l'été dernier, fait son retour sur la ligne droite samedi à Nairobi, neuf mois après son titre acquis à Tokyo.

L'Italien de 27 ans se présente en tête de gondole du meeting Continental tour de Nairobi (2e division mondiale) aux plateaux de sprint royaux avec l'Américain Fred Kerley, médaillé d'argent sur 100 m à Tokyo, la triple championne olympique jamaïcaine Shelly-Ann Fraser-Pryce et la sensation namibienne Christine Mboma.

Nouveau roi du sprint (champion olympique et recordman d'Europe en 9 sec 80), Jacobs avait arrêté sa saison 2021 après son exploit au Japon, où il avait aussi conquis l'or du 4x100 m avec ses coéquipiers.

Cet hiver, il a beaucoup couru et de nouveau brillé sur 60 m en salle en devenant champion du monde devant l'Américain Christian Coleman, revenu d'une suspension antidopage.

A un peu plus de deux mois des Championnats du monde à Eugene (Etats-Unis), le stade Kasarani de la capitale kényane, patrie du fond et du demi-fond, offre des oppositions attendues sur sprint court.

Autre surprise des JO de Tokyo avec sa médaille d'argent sur 100 m (en 9 sec 84), l'Américain Fred Kerley, au talent protéiforme (brillant du 100 au 400 m), retrouve Jacobs sur la piste où il avait réussi son record personnel sur 200 m en septembre dernier (19 sec 76).

Les deux champions affrontent la star locale Ferdinand Omanyala, devenu recordman d'Afrique en septembre dans ce même stade (9 sec 77). Kerley et Omanyala ont déjà couru le 100 m en moins de dix secondes cette année sur des meetings de rang inférieurs.

Le 100 m féminin offre un duel de générations entre la star jamaïcaine Shelly-Ann Fraser-Pryce (35 ans), octuple médaillée olympique (dont l'argent du 100 m et l'or du 4x100 m à Tokyo), et la Namibienne Christine Mboma (18 ans), vice-championne olympique du 200 m.

Mboma, qui a explosé au plus haut niveau en 2021, repousse sans cesse ses limites et détonne avec une technique de course apparemment inaboutie. Sur 100 m, distance qu'elle découvre en 2022, elle a couru en moins de 11 secondes la semaine dernière à Gaborone au Botswana (10.97), la marque du très haut niveau mondial.

Le meeting de Nairobi marque également le retour du champion du monde kényan du 3.000 m steeple Conseslus Kipruto, qui n'a pas terminé une course depuis 2019, et réunit les stars polonaises du lancer du marteau Anita Wlodarczyk (triple championne olympique), Wojciech Nowicki (champion olympique) et Pawel Fajdek (quadruple champion du monde).

Le Progrès (Lyon)
Sports 39, mardi 26 janvier 2021 175 mots, p. Sports 3922

Caroline Colombo n'ira pas aux championnats du monde

La biathlète du Massif jurassien Caroline Colombo n'a pas été sélectionnée pour les championnats du monde de biathlon qui se dérouleront à Pokjluka (Slovénie) du 10 au 21 février 2021. En revanche, sans surprise, deux Jurassiens font bien partie de la sélection française. Il s'agit de Quentin Fillon Maillet qui jouera une médaille d'or en individuel, et de la triple médaillée olympique Anaïs Bescond, malgré ses soucis de respiration apparus il y a quelques jours.

Championnats d'Europe : quatre biathlètes du Massif jurassien en lice

Avant ces Mondiaux, la planète biathlon s'arrêtera en Pologne pour les championnats d'Europe du 25 au 31 janvier. Caroline Colombo y sera, comme Lou Jeanmonnot.

Chez les garçons, deux autres biathlètes du Massif, licenciés à l'Entente Sportive Saugette, seront également au départ : Sébastien Mahon et Oscar Lombardot. Martin Bourgeois République n'a lui pas été sélectionné pour ce rendez-vous.

Ouest-France
Finistère Nord
Landivisiau - Plouescat - Saint-Pol-de-Léon, lundi 5 avril 2021 458 mots, p. Nord-Finistère_14

Judo : il a invité des pros dans le dojo de son enfance

Maxime Aminot, judoka professionnel, a invité quatre judokas de l’Équipe de France à passer une semaine dans sa ville natale, entre préparation physique, sorties et entraînements.

Cette semaine, Maxime Aminot, judoka français (quatre fois médaillé au championnat de France 1ère division) et préparateur physique, a permis à quatre autres judokas de l’équipe de France de venir passer leur semaine de repos à Plouescat, sa ville natale.

Priscilla Gneto, judokate française évoluant en moins de 57 kg, athlète olympique (médaillée olympique à Londres), médaillée dernièrement au championnat du monde par équipe et au championnat d’Europe ; sa sœur Astride Gneto, judokate française évoluant en moins de 52 kg, 3e aux masters de Doha et 8e mondiale ; Quentin Joubert judoka français évoluant en moins de 81 kg, double champion de France 1ère division et Charly Landau, judoka français évoluant en moins de 90 kg, athlète de 1ère division.

Oxygénation

Une semaine qui alliait préparation physique, sorties et entraînements, pour leur permettre de s’oxygéner et de changer de cadre. «  Je leur ai proposé un stage d’oxygénation, c’est-à-dire rester dans la continuité de notre activité sportive en nous entraînant dans le dojo de mon enfance, puisque nous sommes sportifs professionnels et de haut niveau, nous avons une dérogation ministérielle à cet effet, tout en leur faisant découvrir le coin  », indique Maxime.

Ces cinq judokas s’entraînent à l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep) tous les jours. «  Le Covid n’a pas changé notre quotidien, on s’entraîne tous les jours. On a des tests PCR régulièrement et à chacun de nos déplacements.  » Néanmoins, la frustration est présente car «  nous nous entraînons pour les diverses compétitions, championnats et Jeux Olympiques de cet été, sans jamais savoir si, le jour J, ils auront lieu  », souligne Maxime. Cela reste une période difficile pour ces sportifs de haut niveau, même si le quotidien des entraînements ne change pas, l’objectif de la compétition n’est pas toujours au rendez-vous suivant la situation sanitaire des pays, etc, d’où l’objectif pour Maxime Aminot de «  casser l’entraînement  », en permettant à ses collègues et lui-même de changer d’air, «  pour certains c’est même la première fois en Bretagne  ». Ils sont accompagnés de Florian Gautier qui suit Priscilla Gneto, avec son concept «  Deux nuits avec  » qu’il a lancé en 2017. L’objectif étant de suivre des sportifs de haut niveau pendant deux jours et deux nuits pour appréhender leur quotidien. Il retransmet ainsi leur vécu et ses rencontres dans des vidéos qu’il met sur sa chaîne YouTube.

Cet article est paru dans Ouest-France

Le Journal de Saône et Loire
00-SPO - France, vendredi 15 janvier 2021 451 mots, p. 00-SPO34
Aussi paru dans
15 janvier 2021 - Le Bien Public Le Progrès (Lyon) L'Est Républicain

Braisaz-Bouchet au pied du podium

Quatrième du sprint d’Oberhof dominé par la Norvégienne Tiril Eckoff, Justine Braisaz-Bouchet a confirmé sa montée en puissance. De très bon augure à moins d’un mois des Championnats du monde de Pokljuka.

Elle a eu un petit pincement au cœur en voyant Tiril Eckhoff balader son sourire masqué sur le podium. Justine Braisaz-Bouchet la regardait d’en bas. « À la place du con », sourit-elle. Mais plus qu’une quatrième place sur le sprint d’Oberhof ce jeudi, la Savoyarde a surtout repris des couleurs, après un pâle hiver 2019-2020.

Malgré des débuts tambours battants et une victoire d’entrée sur l’individuel de Kontiolahti, la biathlète des Saisies avait traversé la saison dans la difficulté, symbolisé par sa relation tumultueuse avec sa carabine. « Quand je faisais un 3/5 en compétition, c’était devenu normal car ça arrivait tout le temps, rembobine-t-elle. Mais quand tu veux jouer une médaille, ou un podium sur une étape de coupe du monde, tu ne peux pas te dire ça. »

La fin de 391 jours d’attente

Alors durant l’été, la Savoyarde a tout remis à plat, avec à ses côtés un nouvel entraîneur du tir, Jean-Paul Giachino : « Son retour m’a bousculé dans mes séances, détaille-t-elle. Il me pousse à amener de la vie et de l’énergie dans mon tir, d’avoir une attitude beaucoup plus agressive. » Et ça paie. Alors qu’elle frôlait avec les 75 % de réussite l’an passé face aux cibles, Braisaz-Bouchet dépasse désormais les 80 %.

Surtout, ce vendredi, la médaillée olympique a mis fin à une triste disette, qui durait depuis le 20 décembre 2019 et le sprint du Grand-Bornand. Trois cent quatre-vingt-onze jours où Justine Braisaz-Bouchet n’était plus parvenue à réaliser un tir parfait en compétition. Une éternité.

« Par rapport aux autres années, je me sens plus confiante et consciente, assure-t-elle. Je sais pourquoi les balles sont dedans. Et je sais comment reproduire ces gestes alors qu’avant, ce n’était pas le cas. J’ai eu un déclic au niveau du tir. Mais je ne fais pas la maligne, cela reste du biathlon. Je me sens juste bien sur les pas de tirs cette saison, j’ai hâte que ça paie. »

« Elle cogite moins désormais, va un peu plus à l’essentiel et on peut construire un peu plus sereinement, atteste Frédéric Jean, l’entraîneur des Bleues. Elle va pouvoir se servir de ce sprint pour construire. Une course comme ça, ça vaut de l’or. » Le métal qu’elle rêve désormais d’enfiler autour du cou.

La Voix du Nord
Boulogne
vendredi 23 avril 2021 319 mots, p. 5201

Boulonnais: à quoi sert exactement le conseil de développement ?

Par Noémie Javey [email protected] Boulogne-sur-Mer. 1Un organe de démocratie participative Créé par la loi Voynet de 1999, le premier conseil de développement avait été formé en 2002 dans l'agglomération boulonnaise, avant de s'étioler progressivement du fait de l'absence de ses membres. Relancé à la fin de l'année dernière, ce conseil doit être paritaire et est composé de représentants de la société civile. 2Un conseil non-décisionnaire Le conseil de développement est organisé en groupes de travail autour de huit thématiques: l'économie, le social, la culture, l'éducation, la science, l'environnement, l'associatif et le portuaire. Chaque thème regroupe six membres dont un leader qui siège au bureau. L'ensemble est organisé par le président, en l'occurrence une présidente : Valérie Latron, élue à l'unanimité lors de ce premier conseil. Les membres sont amenés à réfléchir à des thématiques proposées par la communauté d'agglomération du Boulonnais (CAB) ou peuvent s'auto-saisir de certains sujets, mais il est seulement consultatif et ne dispose pas de budget. Frédéric Cuvillier, président de la CAB souhaite que «cet organe [...] représente une volonté d'échanger». Devant les membres du conseil, il assure: «On vous consultera lorsqu'un sujet a besoin d'un recul supplémentaire, mais ce ne sera pas un fonctionnement fermé. Vous pourrez tout à fait nous saisir d'une question, en débattre et nous sensibiliser à ces sujets qui vous semblent importants.» 3Qui compose ce conseil ? Pour ce premier conseil, les membres se sont un à un présentés. Médecins, représentants d'associations, enseignants chercheurs, musiciens, ou même une ancienne lutteuse médaillée olympique en la personne de Lise Legrand, les profils sont variés. Chacun espère apporter sa pierre à l'édifice, même si quelques doutes subsistent sur le réel pouvoir du conseil : «Coquille vide ou vraiment un conseil qui permet de faire avancer les choses? Seul le temps nous le dira», estime Thomas Hemberger, membre de la thématique environnementale et président de l'association Nature Libre.

Le Progrès (Lyon)
Sports 39, samedi 27 février 2021 221 mots, p. Sports 3930

Le bon départ de Laurent Muhlethaler

Le combiné de Prémanon a réalisé une belle entrée ce vendredi à l'occasion des mondiaux d'Oberstdorf (Allemagne). Avec un saut correct à 100 mètres, Laurent Muhlethaler s'est classé en 12e position : « Ce n'est pas nul, mais ce n'est pas bien non plus », a confié le combiné jurassien à l'issue. Effectivement après deux concours d'entraînement terminés dans le top 3, ses espoirs de top 5 étaient légitimes.

Sans se démunir, Laurent Muhlethaler a ensuite maintenu sa position sur les skis pour décrocher le meilleur résultat de sa carrière en championnats du monde, après sa 28e place à Seefeld (2019).

Mattéo Baud dans le top 30

« Très honorable ». Le résumé parfait de l'ancienne médaillée olympique de saut à ski Coline Mattel pour analyser la prestation de Mattéo Baud. Lui qui visait le top 25 a rempli sa mission en se classant 24e. Avec un joli saut à 98,5 mètres, le combiné de l'Olympic Mont d'Or s'était immiscé en 22e position avant le ski de fond. En collaboration avec son coéquipier Antoine Gérard, Mattéo Baud a réalisé une belle épreuve de ski (19e temps) pour rester dans le top 25.

En revanche désillusion pour Gaël Blondeau, disqualifié lors du concours de saut, pour une combinaison trop ample.

Le Progrès (Lyon)
Edition déléguée 42, samedi 23 janvier 2021 221 mots, p. Edition déléguée 423

Laura Flessel, une marraine de prestige

Cette onzième édition du tournoi Engie Open d'Andrézieux-Bouthéon sera forcément particulière. Il y aura le Covid et toutes les mesures sanitaires qui s'ensuivent, mais il y a aussi une autre raison : cette onzième édition a pour marraine Laura Flessel.

Une championne accomplie

Cette escrimeuse de haut vol est quintuple médaillée olympique. Elle a notamment remporté deux médailles d'or lors des JO d'Atlanta (USA) en 1996. Elle totalise également six titres de championne du monde et un titre européen, rien que ça.

« Laura Flessel est quelqu'un qui représente la réussite sportive en France. Elle est mondialement connue. Et elle a également réussi sa reconversion sportive », apprécie Pierre-Guillaume Cassé, le directeur du tournoi.

Une reconversion réussie

En effet, Laura Flessel a largement réussi son après carrière puisqu'elle a été ministre des Sports, sous la présidence d'Emmanuel Macron, de mai 2017 à septembre 2018. « C'est très bien d'avoir une marraine pour un tournoi de tennis féminin. Et nous sommes très contents d'avoir cette année Laura Flessel », confie le directeur du tournoi. Un exemple qui pourrait bien inspirer les joueuses de cette onzième édition de l'Engie Open d'Andrézieux-Bouthéon à offrir un spectacle en or.

Le Progrès (Lyon)
Sports 39, dimanche 24 janvier 2021 365 mots, p. Sports 3921

Anaïs Bescond à bout de souffle mais dans le top 10

Xavier ALLOY

Anaïs Bescond a terminé 9e de la mass-start remportée par Julia Simon samedi à Antholz-Anterselva. Il s'agit de la deuxième meilleure performance de la saison pour la Jurassienne qui reste cependant inquiète à cause de problèmes de souffle.

Ni jamais tout en haut, ni jamais tout en bas, Anaïs Bescond a continué sur sa lancée de ces dernières semaines sur la mass-start italienne. Bien placée en début de course, la Jurassienne a commis deux erreurs derrière la carabine, dans un exercice où elle a pourtant tenté de s'appliquer, terminant avec l'avant dernier temps de tir. Un 18/20 qui ne lui a pas permis de jouer les premiers rôles dans cette épreuve dominée par la Française Julia Simon, mais qui lui offre tout de même un joli top 10, avec cette 9e place remportée à l'arraché.

« Des problèmes de respiration depuis la semaine dernière »

« C'était une belle bataille à la fin sur les skis. J'étais malheureusement trop juste pour rester avec Marte (Roeiseland) ou Tiril (Eckhoff), mais je savais qu'un petit groupe revenait et je ne voulais vraiment pas les laisser passer. Finir à la bataille avec Dzhima c'était vraiment un beau challenge », a-t-elle commenté au micro de La Chaîne L'Équipe.

Cette 9e position est la deuxième meilleure performance individuelle de la saison pour la Morberande, après sa 6e place obtenue à Kontiolahti fin novembre.

De bon augure à deux semaines des Mondiaux slovènes (10 au 21 février), même si la Jurassienne, triple médaillée olympique en 2018, est encore loin d'être à son meilleur niveau. « J'ai des problèmes de respiration depuis la semaine dernière, je suis vraiment bloquée dans le souffle et c'est compliqué à gérer. J'ai du mal en fin de course à chaque fois donc c'est un peu difficile », explique-t-elle.


Avant de pouvoir se reposer un bon coup, Anaïs Bescond devra encore s'accrocher ce dimanche puisqu'elle lancera le relais féminin à 12 h 45. Elle sera en effet la première relayeuse tricolore devant Anaïs Chevalier-Bouchet, Justine Braisaz-Bouchet et Julia Simon.

Charente Libre
Toutes
Sports, samedi 20 février 2021 719 mots, p. 32

[Euroligue: l'ASVEL continue sa marche en avant...]

Euroligue: l'ASVEL continue sa marche en avant

L'Asvel Lyon-Villeurbanne s'est difficilement imposée 87 à 79 aux dépens du Bayern Munich hier dans sa salle de l'Astroballe, au terme d'un match de la 25e journée de l'Euroligue ui lui permet de croire encore à la qualification pour les play-offs. Alors que l'équipe rhodanienne a eu une avance de 18 points, le Bayern, au prix d'une grosse réaction dans le dernier quart-temps, a réussi à égaliser (77-77) à deux minutes de la fin avant de céder. C'est la cinquième victoire consécutive pour l'Asvel qui bat son record de succès dans la compétition européenne avec un total de onze, pour quatorze défaites. De son côté, le Bayern, 5e du classement, s'incline pour la première fois depuis trois journées.

Cette rencontre opposait les deux clubs invités de l'Euroligue qui devraient, l'un et l'autre, dans les prochaines semaines, être officiellement admis comme membres permanents de l'Euroligue. Si le Bayern pense raisonnablement se qualifier pour les play-offs, l'Asvel, qui remonte au 12e rang, peut aussi encore l'envisager grâce à sa bonne dynamique constatée depuis le début de l'année 2021.

Hand

Montpellier revient à quatre points de Paris

Les handballeurs de Montpellier sont revenus à quatre points du leader parisien grâce à leur victoire à domicile contre Ivry 34 à 26, hier lors de la 17e journée du championnat de France, alors que Limoges, vainqneur à domicile de Saint-Raphaël (31-29) continue d'épater. Avec 14 matches disputés chacun, Parisiens et Montpelliérains sont séparés de quatre points au classement, 28 pour le PSG sextuple champion de France en titre et 24 pour le MHB.

cyclisme

Tour Alpes Maritime: Mollema au sprint

Le Néerlandais Bauke Mollema (Trek-Segrafredo) a remporté hier la 1re étape du Tour des Alpes-Maritimes et du Var entre Biot et Gourdon (Alpes Maritimes), au terme d'une première journée qui a vu Thibaut Pinot faire bonne figure pour sa rentrée en se classant 9e. Mollema a devancé lors d'un sprint en côte le Belge Greg Van Avermaet (AG2R Citroën). Le Français Valentin Madouas termine 3e pour l'équipe Groupama-FDJ qui classe également Rudy Molard (7e), David Gaudu (10e) et... Thibaut Pinot (9e) dans le top 10. «Ce n'est pas une surprise», a estimé le directeur sportif du Français, Thierry Bricaud. «À partir du moment où il a validé en début de semaine qu'il allait faire sa rentrée, c'est qu'il se sentait prêt. Thibaut, quand il a un dossard, il a envie d'être dans le match».

Le Franc-Comtois apprécie cette épreuve qu'il avait remportée en 2019. Il se plaignait encore récemment de douleurs au dos. «Depuis 15 jours, tout est en train de se remettre en place», a assuré Bricaud. «Il est venu pour se rassurer, valider son hiver et aider les copains si les circonstances le permettent».

Si la Groupama-FDJ peut se satisfaire de ce joli tir groupé, la victoire est revenue à Mollema à l'issue d'une journée aux antipodes des clichés sur la «course aux mimosas fleuris». La course s'est animée dans la deuxième ascension (sur trois) du col de Gourdon (km 151), une montée de huit kilomètres assez roulante.

Samedi, la 2e étape longue de 168,9 km est celle des villages perchés du pays de Fayence (Var). Elle proposera des montées plus courtes mais plus sèches, dont celle du mur de Tourrettes-Fayence en point d'orgue.

athlétisme

Retraite pour Vlasic, double championne du monde en hauteur. L'athlète croate Blanka Vlasic, double championne du monde et double médaillée olympique du saut en hauteur, a annoncé hier qu'elle mettait à 37 ans un terme à sa carrière, à cause de blessures à répétition ces dernières années.

water-polo

JO-2020: l'équipe de France n'ira pas à Tokyo

L'équipe de France masculine de water-polo ne verra pas les Jeux de Tokyo cet été, après sa défaite vendredi contre la Grèce, aux tirs au but, en quart de finale du tournoi de qualification olympique à Rotterdam (Pays-Bas). Les Bleus devaient prendre l'une des trois premières places de ce TQO pour se qualifier pour les JO-2020 de Tokyo, reportés d'un an à l'été 2021 (23 juillet-8 août) en raison de la pandémie de Covid-19.

Voile

Vendée Globe: Manuel Cousin attendu samedi matin. Le Français Manuel Cousin (Groupe Sétin), encore à 160 milles de l'arrivée vendredi soir, est attendu samedi matin aux Sables d'Olonne où il devrait prendre la 23e place du Vendée Globe.

Ouest-France
Granville ; Avranches
Granville - Granvillais, vendredi 8 janvier 2021 313 mots, p. Granville_11

Plusieurs ministres sont passés par Granville

Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, Annick Girardin est la sixième personnalité du gouvernement à venir en terre granvillaise dans le cadre de ses fonctions. Avant la ministre de la Mer, en septembre 2019, Didier Guillaume, alors en charge de l’Agriculture et de l’Alimentation, avait effectué un déplacement dans la cité corsaire.

Dans le cadre des Assises de la mer, il était venu «  délivrer un message d’optimiste  » aux professionnels. «  On sait que le Brexit, qu’il soit dur ou non, sera, malgré tout, un moment difficile. Mais une chose est sûre : la pêche continuera après le Brexit.  » En juillet 2020, Didier Guillaume a cédé sa place au gouvernement à Julien Denormandie.

Un an auparavant, c’était au tour de la secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées, Sophie Cluzel, de passer par la Monaco du Nord, cette fois, pour lancer le comité de pilotage «  Territoire 100 % inclusif  ». Elle avait échangé avec la principale, plusieurs enseignants et collégiens de Malraux, avant de se rendre à l’école Jules-Ferry. La ministre occupe toujours le même poste au sein du gouvernement.

Début août 2018, la ministre des Sports, Laura Flessel, répondait à l’invitation des députés manchois LREM, Bertrand Sorre et Grégory Galbadon, notamment pour découvrir le centre aquatique, la Cité des sports et le Centre régional de nautisme de Granville. Un mois plus tard, l’ancienne escrimeuse médaillée olympique quittait ses fonctions gouvernementales.

Quelques semaines auparavant, le 1er juin 2018, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, prenait le temps d’échanger avec les lycéens de la Morandière et de Marland. Stéphane Travert était également venu à Granville à plusieurs reprises quand il était ministre de l’Agriculture et de l‘alimentation, avant Didier Guillaume. Il est de nouveau député de la Manche.

Cet article est paru dans Ouest-France

L'Est Républicain
Sports FC, dimanche 28 mars 2021 922 mots, p. Sports FC42

L’aventure continue pour Lacheray en Coupe du monde à Doha

La fleurettiste montbéliardaise a passé le cap de la première journée sans trop d’encombres. Deuxième de sa poule de 7 et victorieuse de l’unique combat qualificatif pour entrer en 32e de finale, elle a rempli son contrat. Mais un « monstre » pourrait se dresser sur sa route…<div id="fb-root"></div> <script async="1" defer="1" crossorigin="anonymous" src="https://connect.facebook.net/fr_FR/sdk.js#xfbml=1&version=v10.0" nonce="4sMTG8i2"></script><div class="fb-post" data-href="https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=1402683076761147&id=100010584039482" data-width="750"><blockquote cite="https://graph.facebook.com/100010584039482/posts/1402683076761147/" class="fb-xfbml-parse-ignore"><p>Allez un petit jeu : Devinette est ce bien Eva ? 😂😂😂Un ❤️si c’est elle un 👍 si ce n’est pas elle: Surtout pas de commentaire 😂😂😂</p>Posted by <a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=100010584039482">Escrime Fcomtois</a> on <a href="https://graph.facebook.com/100010584039482/posts/1402683076761147/">Saturday, March 27, 2021</a></blockquote></div>

Ce dimanche matin à la Coupe du Monde de Doha, la jeune escrimeuse des Lions de Montbéliard pourrait croiser la route d’une des plus grandes fleurettistes de l’histoire, l’Italienne Arianna Errigo. La multiple médaillée olympique, des championnats du Monde ou d’Europe, âgée de 32 ans, est N°3 mondiale actuellement, et reste sur une double victoire en Coupe du Monde avant que la crise sanitaire ne stoppe toutes les compétitions il y a un an. Eva Lacheray pourrait donc affronter l’expérimentée gauchère transalpine en 16e de finale (T32). Mais pour mériter ce match, il faudra d’abord passer le cap de la meilleure Turque Irem Karamete en tableau de 64, lors du premier duel dominical. Pas si simple.

<div id="fb-root"></div> <script async="1" defer="1" crossorigin="anonymous" src="https://connect.facebook.net/fr_FR/sdk.js#xfbml=1&version=v10.0" nonce="4sMTG8i2"></script><div class="fb-post" data-href="https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=1402683076761147&id=100010584039482" data-width="750"><blockquote cite="https://graph.facebook.com/100010584039482/posts/1402683076761147/" class="fb-xfbml-parse-ignore"><p>Allez un petit jeu : Devinette est ce bien Eva ? 😂😂😂Un ❤️si c’est elle un 👍 si ce n’est pas elle: Surtout pas de commentaire 😂😂😂</p>Posted by <a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=100010584039482">Escrime Fcomtois</a> on <a href="https://graph.facebook.com/100010584039482/posts/1402683076761147/">Saturday, March 27, 2021</a></blockquote></div>

Une défaite en 7 combats…

Avant tout cela, il y a d’abord eu un mini-marathon ce samedi sur les 8 pistes de Doha (QAT). 18 poules de 7 ont été constituées. Eva Lacheray en a remporté cinq de ses six duels plus ou moins facilement.

Elle a battu des adversaires d’un beau calibre comme l’Américaine Massialas, la Hongroise Kondricz et la Suédoise Schreiber notamment. Elle a en revanche cédé nettement face à la Canadienne Eleanor Harvey : « C’est une fille qui a déjà figuré parmi le top 15 mondial. Dans un combat en 5 points gagnants, ça va très vite. A priori, elle avait étudié le jeu d’Eva et a adopté une tactique de ses autres matches. Le temps qu’Eva s’en rende compte, c’était trop tard ». Harvey qui a tout de même battu, aux Jeux de Rio, une certaine… Arianna Errigo ! Tiens donc…

Bien classée en poule, la Montbéliardaise n’a eu qu’un match-couperet à faire pour rejoindre le top 64. C’était contre la Coréenne Sena Hong qu’elle a éliminée 15-11. Il ne reste encore pas moins de 10 Françaises sur les 12 engagées à Doha. Illona Henaff et, surprise, Astrid Guyard ont quitté la compétition.

Le Journal de Saône et Loire
Mâcon-région, mardi 27 avril 2021 351 mots, p. Mâcon-région15
Aussi paru dans
27 avril 2021 - Le Progrès (Lyon)

Para judo : Sandrine Martinet s’entraîne dans la commune

Triple médaillée olympique handisport, championne du monde en 2006, championne d’Europe en 2007, Sandrine Martinet-Aurières a choisi le club pontévallois et le complexe intercommunal pour préparer les jeux de Tokyo en août prochain.

Le public n’oublie pas la victoire historique de Sandrine Martinet face à l’allemande Ramona Brussig lors des jeux olympiques de Rio en 2016. Cette médaille d’or tant désirée lui avait échappé de peu en 2004 à Athènes ainsi qu’à Pékin en 2008.

Adepte des tatamis depuis l’âge de neuf ans, la multiple championne n’a cessé de progresser depuis et compte aujourd’hui parmi les valeurs les plus sûres du judo féminin.

Kinésithérapeute de profession, elle concilie vie professionnelle, vie familiale et sportive aux côtés de son mari Nicolas.

Des qualifications pour les J.O qui s’annoncent relevées

En stage de préparation au club de Pont-de-Vaux, elle perfectionne sa technique et son endurance sous les conseils de Mathilde la préparatrice de l’équipe de France. « Je suis déjà venue ici, invitée par Guillaume Renoud. On peut allier l’entraînement à un bon état d’esprit. Le club de l’US Orléans dont je fais partie recherchait des partenaires pour cette préparation. Pont-de-Vaux a répondu favorablement. L’endroit réunit de bonnes conditions. Avec les participations des deux judokas Rachel et Thomas, je peux développer un travail constructif », explique-t-elle.

Sandrine semble en très bonne voie pour obtenir sa qualification aux jeux. Son positionnement sur les listes officielles est encourageant.

Elle devrait participer en catégorie moins de 48 kilos au lieu des moins 52 d’auparavant. Il reste à ce jour deux compétitions officielles à valider pour l’obtention des points et la sélection devant le comité paralympique en Turquie et en Angleterre.

La compétition s’annonce particulièrement relevée. Selon la championne, le manque de compétitions dû à la crise sanitaire a sensiblement pénalisé certaines nations comme la France.

Le Figaro (site web)
dimanche 22 janvier 2023 - 13:42 UTC +01:00 634 mots

Sports ; Autres Sports ; Sports d'hiver

Aussi paru dans
22 janvier 2023 - AFP doc AFP Infos Françaises La Croix (site web) AFP - Journal Internet AFP (français) Radio France Internationale (français) (site web réf.) Yahoo! France (site web réf.) Challenges (site web)
23 janvier 2023 - RTL Info (site web réf.)

Ski alpin : Ragnhild Mowinckel gagne le super-G de Cortina, Romane Miradoli brille aussi

Le Figaro avec AFP

Si la Norvégienne a décroché une belle victoire sur la piste italienne, la Française, elle, a pris date à deux semaines des Mondiaux dans l'Hexagone.

La Norvégienne Ragnhild Mowinckel, double médaillée olympique en 2018, a conquis dimanche lors du super-G de Cortina d'Ampezzo sa troisième victoire en Coupe du monde, devant des tifosi un peu sur leur faim malgré le podium de Marta Bassino. En effet, la star locale Sofia Goggia n'a pas couru, forfait « par précaution » en raison d'une gêne au genou droit après sa chute en descente samedi, et sa compatriote Federica Brignone, seulement 11e, a abandonné la tête du classement de la spécialité à la lauréate du jour.

Dans les gradins bien garnis autour de l'aire d'arrivée, ce sont les quelques supporters norvégiens qu'on a le plus entendus, encore à la fête avec la victoire de Ragnhild Mowinckel au lendemain de la belle deuxième place de Kajsa Vickhoff Lie en descente. « C'est cool pour la Norvège», a lancé la vice-championne olympique de géant et de descente en 2018, rayonnante sous son bonnet, en pensant aussi à la victoire de la star nationale, Aleksander Aamodt Kilde, samedi lors de la descente de Kitzbühel (Autriche). « Mais pour moi, le temps fort ça a été aussi le podium de Kajsa, c'est comme si son podium avait été mon podium, au vu de tout le travail qu'elle a dû faire et des blessures qu'elle a dû surmonter», a ajouté la gagnante, âgée de 30 ans.

« Gagner ici, je ne peux évidemment qu'être contente, mais cela a été aussi une surprise pour moi. Habituellement je suis davantage en contrôle, mais là j'ai réussi à laisser aller et à prendre ce qu'il y avait à prendre», s'est-elle félicitée, y voyant une bonne façon de « renforcer la confiance» à deux semaines des Mondiaux de Courchevel/Meribel (6-19 février). Elle a devancé l'Autrichienne Cornelia Hütter de 0''30 et l'Italienne Marta Bassino de 0''47.

Romane Miradoli tout près du podium

La championne olympique suisse Lara Gut-Behrami a pris la 4e place (à 0''50) juste devant la Française Romane Miradoli (à 0''53), qui termine bien son week-end après deux déceptions en descente (14e vendredi et 19e samedi). « Finir à six centièmes du podium, ça fait mal, mais ça reste une belle cinquième place. Je serais bien repartie avec un petit écureuil (mascotte remise aux premières, ndlr) mais je vais m'en contenter», a déclaré la Française, consciente de devoir progresser dans les premières parties de course. « Il faut refaire un peu de jus et regarder devant, vers les Mondiaux», a-t-elle conclu.

Mikaela Shiffrin, toujours en attente de sa 83e victoire

La numéro 1 mondiale Mikaela Shiffrin termine septième. Elle était en tête aux premiers temps intermédiaires, mais a laissé filer sa chance de podium dans un dernier virage pris trop large. « J'ai fait une petite erreur de timing dans le dernier virage et évidemment c'est assez plat à cet endroit, donc vous perdez alors pas mal de vitesse, mais c'était je pense une course solide», a commenté l'Américaine, qui devra patienter encore un peu avant de rafler sa 83e victoire en Coupe du monde et dépasser sa compatriote Lindsey Vonn. Cela pourrait être dès mardi ou mercredi lors des deux géants programmés toujours dans les Dolomites, à Kronplatz.

Goggia, elle, n'y sera pas, déjà tournée vers les Mondiaux en France. « Nous devons garder à l'esprit que l'objectif de la saison est à Méribel et on doit s'y présenter dans les meilleures conditions », a-t-elle souligné dimanche dans un communiqué en annonçant son forfait pour l'ultime course de Cortina. Quelques jours de repos, puis un peu d'entraînement sont au programme pour la Bergamasque avant de mettre le cap sur les Alpes françaises.

Le Progrès (Lyon)
Sports 39, lundi 25 janvier 2021 862 mots, p. Sports 3928

Anaïs Bescond fait face à des « problèmes de respiration »

Propos recueillis par Xavier ALLOY

L'équipe de France féminine a remporté la médaille de bronze dimanche sur la coupe du monde d'Antholz-Anterselva (Italie). Première relayeuse, la Jurassienne Anaïs Bescond raconte sa course et évoque ses problèmes de respiration qui la handicapent depuis plusieurs jours.



Anaïs, c'est votre troisième podium de la saison en relais. Quelle saveur a cette médaille de bronze à deux semaines des championnats du monde ?

« C'est une saveur intéressante (rires). On a vraiment une équipe forte, chacune à notre tour on a des petites faiblesses qui ressortent, mais on fait de bonnes choses. J'espère que l'on va réussir à faire le tri pour arriver assez solides à Pokljuka ».

À titre individuel c'était votre 50e relais féminin. Ça en dit long sur votre carrière.

« Je n'étais pas au courant avant le départ. Si je compte ça fait à peu près cinq par hiver depuis une dizaine d'années, c'est vrai que ça en dit long... Il y a eu pas mal de médailles de différentes couleurs, pas mal de déconvenues aussi. Je me rappelle plutôt des victoires que des tours de pénalité et des occasions ratées car on a souvent eu des jolis relais. Ces courses m'ont toujours animée. Je suis contente d'être encore là car j'aime toujours autant le biathlon (la Jurassienne fêtera ses 34 ans en mai prochain, ndlr) ».

Celui d'aujourd'hui vous apporte une nouvelle médaille, même si en tant que première relayeuse vous êtes allée une fois sur l'anneau de pénalité...

« 50e ou pas j'avais à coeur de bien faire et je m'en veux parce que je pense que l'on pouvait gagner. Mais monter sur un podium en équipe est toujours aussi plaisant ».

Quel bilan tirez-vous de ce mois de janvier ?

« Il a été compliqué, j'ai eu des problèmes de respiration qui se sont installés pendant la quinzaine allemande. J'ai subi sans comprendre ce qu'il se passait parce que ça ne m'était jamais arrivé. Au départ j'ai cru que c'était des espèces de crises de panique mais il y a peut-être autre chose, donc on va rentrer à la maison et faire contrôler ça la semaine prochaine pour savoir ce qu'il se passe. Je veux mettre les doutes de côté. Le but c'est de ne pas me griller la santé, je ne veux pas prendre de risque ».

Avez-vous une explication ?

« Il y a peut-être un peu de fatigue qui s'installe. Les courses d'Oberhof ont été très fatigantes, la piste était très exigeante et ce n'est pas trop ma tasse de thé. Mais il y a aussi des bonnes choses, je suis en train de mettre en place mon tir. Je me suis un peu rassurée de ce côté-là même si ça ne s'est pas vu aujourd'hui. C'est de bon augure pour les championnats du monde ».

Comment se matérialisent ces soucis de respiration ?

« Ça a commencé la semaine dernière à l'entraînement (à Oberhof), le vendredi. Au milieu de l'entraînement je me suis arrêtée car je sentais que je ne maîtrisais pas mon souffle, ça commençait à s'emballer et je ne pouvais pas respirer profondément. Pendant le relais ça ne s'est pas forcément vu, mais dès la première montée mon souffle s'est emballé et j'ai dû faire un gros effort pour le contrôler. Après l'arrivée, dans la cabane, je suis partie dans une crise de respiration et il a fallu que Vanessa Hinz et Elisa Gasparin m'aident à me calmer pour maîtriser mon souffle de nouveau. J'ai mis une bonne demi-heure à récupérer. Sur la mass-start ça a été moins flagrant mais je n'ai quand même pas été dans mes pleines dispositions. Ici (en Italie), j'ai fait une crise à l'arrivée sur l'individuel. J'avais l'impression que ma respiration se faisait comme à travers une paille au lieu d'être dans un gros tuyau ».

Cela vous handicape-t-il également sur le pas de tir ?

« Ça me sort de mon schéma habituel car je n'ai pas de profondes respirations. Je pense qu'il y a aussi un facteur psychologique qui entre en compte, dans le sens où comme je ne comprends pas et que je ne suis pas dans la maîtrise ça m'inquiète et je ne parviens pas à me calmer. Ça amplifie peut-être un peu le phénomène. Je ne vais pas mettre mes erreurs sur le compte de ce problème de respiration mais je serai contente de savoir ce qu'il se passe ».

Restez-vous confiante à deux semaines des championnats du monde ?

« Dans le biathlon tout peut arriver. Je me dis : ''Oublie que tu n'as aucune chance et fonce, sur un malentendu, ça peut marcher'' (sourire). Ce n'est pas la première fois qu'on verrait ça. Malgré ce début de saison en demi-teinte où je n'ai pas joué sur le devant du plateau, je ne vois pas pourquoi je ne pourrai pas faire de bons résultats à Pokljuka. C'est une piste qui me plaît et la gestion des grands événements ne m'a jamais vraiment fait peur. Je n'aborderai pas ces Mondiaux différemment de d'habitude. On va tâcher de faire du bon travail comme on a su le faire par le passé ».

Le Télégramme (Bretagne)
samedi 6 février 2021 245 mots, p. 7BRV-Q1

Brest - Saint-Pierre

Saint-Pierre Une semaine à Olympie au collège La Fontaine Margot

Cette semaine, les enseignantes d'EPS ducollège La Fontaine Margot, Mmes Grémy et Le Gallou, ont organisé plusieurs interventions pour permettre aux élèves de sixième de participer à une semaine olympique et paralympique sur le thème de la santé, organisée par les ministères de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, en partenariat avec le mouvement sportif français suite à la désignation de Paris comme ville hôte des Jeux en 2024.

Les collégiens ont assisté à une intervention de l'associationDéfi Santé Nutritionet du comité départemental Handisport, suivie d'essais de pratiques physiques adaptées. Ils ont rencontréFaustine Merret, médaillée olympique en planche à voile aux JO d'Athènes, etAloïse Retornaz, skipper française en 4.70 multiple médaillée, qui prépare activement les JO de Tokyo. Ils ont aussi visité le pôle France Voile de Brest, l'Adonnante.

Une expo sur les JO

« Une exposition sur la thématique des JO et des valeurs olympiques a également été gracieusement prêtée par la Casden, et sera exploitée en classe par les enseignants d'histoire-géographie, Claire Le Goff et M. Ulvoas. Cette semaine a également été l'occasion de formaliser la signature de la convention entre le comité départemental handisport représenté par son président, Hervé Larhant, et l'UNSS du Finistère, représenté par Mickael Pichon, son directeur, en présence de Lydie Bourget, directrice académique adjointe des services de l'Éducation nationale », précise Marianne Naspetti, la principale du collège.

Le Télégramme (Bretagne)
dimanche 7 février 2021 356 mots, p. 14BV4
Aussi paru dans
6 février 2021 - Le Télégramme (Bretagne) (site web)

Le Relecq-Kerhuon

Le Relecq-Kerhuon Camille Lecointre promeut le sport à l'école Jules-Ferry









La classe de CP de Sandrine Guezennec, à l'école Jules-Ferry, a reçu la visite de la championne de voile Camille Lecointre. La Brestoise est sélectionnée pour les JO de Tokyo.

Dans le cadre de laSemaine olympique et paralympique,la Brestoise Camille Lecointre, sélectionnée pour les jeux Olympiques de Tokyo en voile 4.70 avec Aloïse Retornaz, est venue à l'école Jules-Ferry, au Relecq-Kerhuon, répondre aux questions des élèves de CP de Sandrine Guezennec.

Un « petit documentaire » sur le sport

« Mon 100ep'tit doc » est un concours qui s'adresse aux professeurs des classes de grande section (GS) de maternelle, de CP et de CE1. L'objectif est de concevoir avec sa classe un « P'tit doc » inédit sur l'un de ces thèmes : la ville, les animaux domestiques ou les saisons pour les GS, le sport, la Terre ou les animaux marins pour les CP/CE1. La classe de Sandrine Guezennec a choisi d'écrire un documentaire sur le sport. Les enfants et leur enseignante ont sollicité Camille Lecointre pour savoir comment elle est devenue championne de voile, comment elle s'entraîne et se prépare. Elle a dédicacé l'affiche officielle pour chaque élève de la classe, tous sont désormais supporters et attendent de suivre le parcours de son bateau Kawaï à Tokyo.

Ces dernières semaines, d'autres intervenants ont gentiment répondu aux différentes questions des élèves : Gautier Larsonneur, gardien de but de l'équipe de football du Stade Brestois 29, Valérie Boutet, entraîneur du pôle France de voile,Faustine Merret, médaillée olympique de planche à voile, Solenn Campion, de l'Usep (Union sportive de l'enseignement du premier degré), etCédric Staelen, constructeur de bateaux de course.

Un riche travail de recherche

Le livre s'achève et va être examiné par les membres du jury. Et qu'ils gagnent ou perdent, les élèves auront appris beaucoup. Ils auront cherché, lu des articles et écrit des textes sur l'histoire du sport, ses bienfaits sur la santé et les valeurs du sport de haut niveau. IIs auront aussi pratiqué différents défis en sport et handisport à l'école !

Le Télégramme (Bretagne)
mardi 12 janvier 2021 283 mots, p. 2LAM-2
Aussi paru dans
11 janvier 2021 - Le Télégramme (Bretagne) (site web)

Lamballe-Armor

Lamballe-Armor Des stages et des concours au programme du Haras









Stages, concours : le Haras de Lamballe fixe les premières dates de son calendrier 2021, qu'il espère moins perturbé par la crise de la Covid.

Malgré un début d'année toujours perturbé par la crise sanitaire et qui a dû contraindre l'équipe du syndicat mixteà ne pas reprendre les visites guidées au Haras de Lamballe, en ce début d'année, la structure se prépare néanmoins activement pour la reprise de la saison. Des stages sont ainsi déjà programmés et les inscriptions sont ouvertes.

Un premier rendez-vous, autour d'une initiation à la maréchalerie, sera proposé le 6 février prochain. Il s'adresse aux cavaliers souhaitant acquérir des connaissances sur la locomotion du cheval et s'initier aux gestes de base de la maréchalerie.

Alexandra Ledermann, troisième

Toujours pour les cavaliers, le Haras attend Alexandra Ledermann, les 20 et 21 février prochains. Pour la troisième année consécutive,la médaillée olympique d'Atlanta animera un stagede deux fois deux heures, portant son regard sur quelques cavaliers venus de toute la Bretagne, qu'ils soient amateurs ou professionnels.

D'autres stages (dressage avec Olivier Puls, attelage avec Stéphane Baillif, équitation éthologique et sportive, avec Philippe Le Strat) sont également annoncés. Les dates et modalités restent à préciser.

Premier concours le 28 février

Pour ce qui est des concours, la saison 2021 ouvrira le 28 février, avec un concours Club Prépa organisé par le centre équestre Bellevue, de Planguenoual. Un rendez-vous CSO très attendu par les cavaliers, dont la saison 2020 a été fortement impactée, voir quasi inexistante, du fait la situation sanitaire.

Contact

Sud Ouest
Toutes éditions ; Landes
vendredi 22 janvier 2021 712 mots, p. Landes-C1_14,Landes-C1_15

Landes

" Une expérience très enrichissante "

DAX Laura Couthures, infirmière à l'hôpital en première ligne contre le Covid, a participé à l'émission " Ninja Warrior ", diffusée ce samedi soir

Maxime Klein

Tout est parti d'un défi lancé par ses camarades de la salle de crossfit, à Narrosse. Taguée sur un réseau social évoquant le casting de l'émission de TF1 " Ninja Warrior, L'Histoire des héros " (1), qui sera diffusée ce samedi 23 janvier - où des infirmières étaient recherchées -, Laura Couthures, en poste au service cardiologie du Centre hospitalier Dax-Côte d'Argent depuis 2018 (lire par ailleurs), se voit alors gentiment chambrée par ses amis. " Ils me répétaient : "Tu n'es pas capable de le faire." Mais ça, il ne faut pas me le dire deux fois ! "

Sportive depuis son plus jeune âge, suivant notamment les traces de son père - karaté, boxe (championne d'Aquitaine à 17 ans), avant de devenir entraîneur puis manager d'une salle de fitness durant huit ans - la jeune femme de 32 ans, compétitrice (elle participe à des concours régionaux de crossfit), aime les défis et relève le challenge. Elle réussit le casting en février 2020 et se qualifie pour le tournage, sur le port de Cannes (Alpes-Maritimes), en septembre dernier, durant une semaine.

" Qu'est ce que je fous là ? "

" J'avais regardé quelques vidéos de l'émission et je prenais ça comme un défi personnel, raconte l'infirmière originaire de Langon, en Gironde. Je ne savais pas trop où j'allais mais je voulais réussir à faire quelque chose. En prévision de l'émission, j'ai un peu augmenté mes séances de crossfit et je me suis testée à la corde et au travail du grip et du balancier. Surtout, je me suis dit que si je tombais dès le premier obstacle, je ne pourrais plus revenir à la salle (rires). "

Mais une fois sur place, le contexte change, l'enregistrement se rapproche, la pression monte, les sensations ne sont plus forcément les mêmes. " Tout d'un coup, tu arrives devant un plateau immense (9 000 mètres carrés, NDLR) et là tu fais "Waouh" ", se rappelle la jeune femme qui a travaillé quelques années dans une boîte de nuit de Soorts-Hossegor. Tu te sens toute petite. À l'hôtel, tu croises des athlètes de tout bord, une médaillée olympique et championne du monde d'athlétisme comme Muriel Hurtis et tu te dis : "Mais qu'est-ce que je fous là ?" Et puis il y a les présentateurs (Denis Brogniart, Iris Mittenaere - Miss France 2016 - et Christophe Beaugrand), qu'on ne voit qu'à la télé. Je n'étais vraiment plus sûre de moi. Je voulais juste passer le premier obstacle, après, c'était du bonus (le parcours fait 140 mètres de long). Mais c'est dingue ce qu'on peut faire quand on est poussé par tout un public ! "

Ce samedi soir, elle sait que son téléphone ne va pas s'arrêter de sonner - " on m'a questionnée 10 000 fois sur mon parcours " - car elle va être dans la lumière pour le grand public.

Satisfaite de sa première expérience télé- " je ne sais pas si je le referai car parfois, c'est bien de s'arrêter sur quelque chose de bien " -, Laura Couthures y a quand même pris goût et rêve maintenant de participer à " Pékin Express " avec sa soeur, une émission d'aventure qu'elle suit depuis de nombreuses années. Quand le contexte sanitaire le permettra et qu'elle ne sera plus en première ligne, face au Covid-19.

(1) Le principe de l'émission " Ninja Warrior ", est de parvenir au bout d'un parcours de huit obstacles extrêmement difficiles, avec par exemple la Tour d'acier à franchir, haute de 12 mètres et comportant trois obstacles aériens, à 9 mètres du sol - où il est impossible de mettre le pied à terre -, avant de finir soit par le mur de 4 mètres pour les femmes ou 4,25 m pour les hommes, soit par le Méga Mur, à 5,50 m de haut.

Laura Couthures ne sera pas la seule candidate originaire des Landes à être en piste, ce samedi 23 janvier au soir. Elle sera accompagnée de David Maury (47 ans), artisan depuis onze ans, installé à Sainte-Eulalie-en-Born. Adepte du crossfit, d'exercice de cardio et de boxe, le père de famille avait promis à ses enfants qu'il participerait à l'émission et veut prouver qu'il peut concurrencer les plus jeunes.

La Voix du Nord
Toutes éditions
jeudi 18 février 2021 530 mots, p. 4071

EN BREF

Aussi paru dans
18 février 2021 - Nord Éclair

EN BREF

Giles signe le 2e chrono de l'histoire sur 800 m en salle Athlétisme. Le Britannique Elliot Giles a réussi le 2emeilleur temps de l'histoire sur le 800 m en salle en courant en 1'43''63 lors du meeting de Torun (Pologne), hier. Il améliore de près de deux secondes son record personnel qui datait d'une semaine, en 1'45''49, à Liévin. Il est le premier à s'approcher à moins d'une seconde du record du Danois Wilson Kipketer, 1'42''67 à Paris en 1997. l'ancien président de la fédération russe d'athlétisme suspendu 4 ans ATHLétisme. L'Unité d'intégrité de l'athlétisme (AIU) a annoncé hier que l'ancien président de la Fédération russe d'athlétisme, Dmitri Chliakhtine, ainsi que quatre autres anciens membres de l'instance, ont été suspendus quatre ans pour avoir tenté de couvrir en 2018 et 2019 le sauteur en hauteur Danil Lysenko, soumis à une enquête antidopage, en fournissant de faux documents et de fausses explications. Ils peuvent tous encore faire appel. Toujours pas de public sur le Tour des Flandres CYCLISME. Lundi, la gouverneure de la province de Flandre-Orientale, Carina Van Cauter, a fait savoir que le public (700 000 à 800 000 spectateurs avant la crise sanitaire) ne sera pas autorisé à suivre la 105e édition du Ronde. C'était déjà le cas en 2020. Le huis clos total est encore décrété sur les zones de départ et d'arrivée, ainsi que sur les monts et les zones pavées. La police a déjà indiqué qu'elle exercera une surveillance attentive du respect des règles sanitaires avec l'utilisation de drones. Le port du masque sera obligatoire pour les spectateurs postés ailleurs sur le parcours. Covid-19: appel à expérimenter le retour du public dans les stades FOOTBALL. Le sénateur (LR) Michel Savin a interpellé la ministre déléguée aux Sports, Roxana Maracineanu. Il souhaite l'expérimentation d'un retour du public dans les enceintes sportives, à l'instar de ce qu'imagine le monde de la culture avec des concerts tests. Le PSG maîtrise les Biélorusses de Brest HANDBALL. Les handballeurs parisiens se sont sortis du piège tendu par les Biélorusses de Brest, en s'imposant 33 à 26 hier soir pour le compte de la 11e journée de la phase de groupes de la Ligue des champions. Cinquième victoire en huit matchs pour le PSG (4e) qui compte désormais 10points, à un point de Brest, 3e (11 pts, 12matchs joués). La ministre japonaise des JO remplacerait le président de Tokyo2020 Jeux olympiques. La ministre japonaise des Jeux olympiques et paralympiques, Seiko Hashimoto, 56ans et ancienne médaillée olympique, apparaît comme la favorite pour remplacer le président du comité d'organisation de Tokyo2020, Yoshiro Mori, qui a démissionné la semaine dernière après des remarques sexistes. La Norvège sacrée par équipe SKI ALPIN. La Norvège a remporté hier le «Team event», épreuve parallèle par équipe mixte (deux femmes, deux hommes) des Mondiaux de ski alpin de Cortina d'Ampezzo (Italie). Les Norvégiens (Thea Louise Stjernesund, Sebastian Foss-Solevaag, Kristina Riis-Johannessen et Fabian Wilkens Solheim) ont dominé le Japon en 8es, les États-Unis en quarts puis ont créé la surprise contre la Suisse en demi-finales avant de battre la Suède (Estelle Alphand, Kristoffer Jakobsen, Sara Hector et Mattias Roenngren) en finale. L'Allemagne a pris la médaille de bronze.

Le Progrès (Lyon)
Bourg-en-Bresse-région, lundi 8 mars 2021 221 mots, p. Bourg-en-Bresse-région22

Une exposition sur d'illustres femmes à la médiathèque

Honneur aux femmes : c'est le titre d'une exposition qui se tient jusqu'à fin mars à la médiathèque communale « L'Odyssée ».

« En raison du confinement en mars 2020, cette exposition n'avait pu se tenir qu'une semaine l'an dernier, explique Fabienne Champet, bibliothécaire. À défaut de pouvoir organiser des animations, nous avons décidé de présenter à nouveau cette exposition ».

Plusieurs photos portraits illustrés de biographies montrent des femmes qui se sont distinguées dans l'histoire, d'autres au parcours exceptionnel. Ainsi, vous pourrez redécouvrir la première femme spationaute Claudie Haigneré, la couturière américaine°Rosa Parks qui défendit les droits des femmes, l'écrivaine George Sand, Rosalind Franklin chimiste, ou encore Lindsey Vonn, médaillée olympique de ski.

Des objets et des vêtements de toutes époques complètent l'exposition. Des livres et des films sur ce thème sont mis en avant dans la médiathèque et libres à emprunter.

Midi Libre
SETE
samedi 20 février 2021 135 mots

Blanka Vlasic dit stop Antoine Dupont positif au Covid-19 Les Bleus vent dans le dos avant les relais

L'athlète croate

Blanka Vlasic, double championne du monde et double médaillée olympique du saut en hauteur, a annoncé vendredi qu'elle mettait à 37ans un terme à sa carrière, à cause de blessures à répétition ces dernières années. Le demi de mêlée du XV de France Antoine Dupont a été testé positif au Covid-19, a annoncé la Fédération française de rugby, à dix jours du match face à l'Écosse, lors de la 3ejournée du Tournoi des Six Nations. Avec six podiums dont deux titres en huit courses, l'équipe de France ne peut pas se cacher et fait figure de prétendante à l'or lors des deux relais femmes et hommes prévus ce samedi aux Mondiaux de biathlon à Pokljuka.

La Voix du Nord
Boulogne
vendredi 5 février 2021 405 mots, p. 1701

Pauline Lecarpentier signe un CDD avant les JO après une longue lutte

Par Sylvain Liron [email protected] Lutte. Imagine-t-on un des 50 meilleurs footballeurs au monde vivre chez ses parents par manque de revenus? C'est pourtant le quotidien de Pauline Lecarpentier (23 ans), une des 50 meilleures lutteuses du monde, qui pourrait participer aux JO cet été. Il y a environ un an, elle nous avait sollicités pour qu'on relaie sa recherche d'un employeur qui accepte de tenir compte de ses contraintes: elle passe la moitié de l'année en stage ou en tournois. «C'était difficile de trouver des patrons compréhensifs prêts à la faire travailler 10heures pour la payer 35heures», explique Lise Legrand, sa présidente de club à l'Entente Lutte Côte d'Opale. Le confinement n'a pas aidé et rapidement, tout le monde a compris que le compte n'y était pas.

Une championne discrète

Championne attachante et réservée, Pauline Lecarpentier n'aime pas se vendre. Pas dans son caractère. Lise Legrand, médaillée olympique en son temps, a donc pris le risque de l'embaucher au club, avec l'aide de partenaires publics (mairie, communauté d'agglomération) mais aussi de l'État. Avec une condition: que ce CDD, qui ajoutera un SMIC à ses petites primes existantes, lui permette aussi de s'insérer professionnellement. «On veut que Pauline soit au mieux mais aussi qu'elle découvre autre chose que le sport, avoir un supérieur, des horaires.» La championne Pauline va donc se muer en coach Pauline (en baby lutte notamment) mais pas que. «Elle va faire des heures de bureau, je veux qu'elle s'occupe du site Internet, qu'elle mette à jour les fiches des gamins. Il faut qu'elle voie que parfois, au boulot, on n'a pas le choix.» Franche et naturelle, Pauline ne cache pas «que financièrement, j'en ai besoin. L'avantage, c'est que mes entraînements sont compris dans le contrat. Après, le bureau, ça ne sera jamais mon plaisir. Moi, j'aime la lutte avant tout.» Cela dit, la jeune femme aborde cette nouvelle phase de sa vie avec curiosité. Outre une indépendance financière à venir, elle garde un bon souvenir de l'été dernier, où elle avait délaissé la lutte. «J'avais bossé dans la restauration un mois en août. C'était dur, j'étais fatiguée mentalement et physiquement aussi, mais une fatigue différente du sport. Il fallait aussi gérer des clients et finalement, j'ai bien aimé.» La chrysalide timide n'est pas encore devenue un papillon virevoltant mais elle avance. À son rythme. Droit sur les JO.

Le Progrès (Lyon)
Sports 39, mercredi 10 février 2021 363 mots, p. Sports 3922

Anaïs Bescond a retrouvé du souffle et des ambitions

Xavier ALLOY

Gênée par des problèmes respiratoires fin janvier, la Jurassienne Anaïs Bescond va mieux. Elle pourrait être candidate à une médaille sur les championnats du monde de Pokljuka, un site où elle a brillé l'an dernier.



Anaïs Bescond avait terminé le mois de janvier sur les rotules. Après la dernière étape de coupe du monde à Anterselva, la biathlète jurassienne nous avait confié souffrir de « problème de respiration ». Après deux semaines sans compétition, du repos et quelques examens, ce mauvais moment semble aujourd'hui derrière elle, comme le révèle Frédéric Jean, l'entraîneur de l'équipe de France dames : « Les conditions ont été particulières à Oberhof (Allemagne) où il faisait froid avec un fort taux d'humidité, ce qui l'a gênée au niveau respiratoire. L'arrivée en altitude à Anterselva en troisième semaine l'a mise en difficulté mais aujourd'hui tout est rentré dans l'ordre. Les tests réalisés ont été plutôt bons. Je l'ai eu toute la semaine dernière dans le Jura, nous avons notamment fait une séance d'intensité le mercredi et tout s'est très bien passé », rassure Frédéric Jean.

La Jurassienne reste sur deux médailles de bronze à Pokljuka

La Morberande partira donc avec de solides espoirs à Pokljuka, un site où elle a décroché deux médailles de bronze l'an dernier en coupe du monde (mass-start et individuelle). « Elle avait aussi été actrice sur le single mixte remporté avec Émilien (Jacquelin). Anaïs arrive ici sur une piste qu'elle connaît par coeur et avec de bons souvenirs, elle sait quoi mettre en place pour que ça fonctionne », souligne Frédéric Jean. « Pour jouer devant elle n'aura pas le droit à l'erreur au niveau du tir, mais sur des courses au contact, avec le métier et son expérience, elle est capable de faire de grandes choses », poursuit l'entraîneur de l'équipe de France dames.

Parmi les courses à cocher il y aura donc l'individuelle du 16 février et la mass-start du 21. Sans oublier la poursuite de dimanche prochain, un format sur lequel la Jurassienne est devenue médaillée olympique il y a trois ans.

Midi Libre
ALES
jeudi 21 janvier 2021 35 mots

Grèce : les accusations d'une championne

La double médaillée olympique de voile Sofia Bekatorou a été entendue mercredi par un procureur au sujet de ses accusations d'agressions sexuelles à l'encontre d'un responsable de la Fédération grecque.

Sud Ouest
Toutes éditions ; Dordogne
samedi 6 mars 2021 272 mots, p. Dordogne-C1_34,Dordogne-C1_35

Sports Dordogne

[ESCALADE...]

ESCALADE

Jean-François Briand président régional

Les Trois Mousquetons, le club de Boulazac, vient de voir son président, Jean-François Briand, être élu à la tête de la ligue régionale. Une belle récompense pour ce bénévole qui se bat au quotidien pour son association. L'escalade sera sport olympique cet été à Tokyo. Par ailleurs, le club tiendra son assemblée générale annuelle, ce matin, à 10 h 30, à la salle Jean-Jaurès. En raison de mesures barrières, le nombre de places pour y assister sera limité.

SUR LES ONDES

Les ambitions sarladaises au micro

Dominique Einhorn, l'homme d'affaires franco-américain qui a pris les rênes du CA Sarlat, et Stéphane Labrousse, l'entraîneur de l'équipe de Fédérale 2, seront les invités de " 100 % sport ", lundi à partir de 18 h 10 sur France Bleu Périgord. Il y sera question de la saison tronquée et des ambitions du CAS, qui annonce viser la Pro D2. Une émission en collaboration avec " Sud Ouest ".

CYCLISME

Les Périgourdins sont dans la Vienne

Le CC Périgueux et la Team 24, les deux équipes nationales du département, seront au départ de la Vienne Classic demain à Chasseneuil-du-Poitou. L'arrivée sera jugée à Chauvigny, après 144 km. Le CCPD alignera Romain Feillu, Julien Lamy, Titouan Margueritat, Mathieu Morichon, Aurélien Pasquet et Willy Perrocheau. La Team 24 présentera Jérémy Béneyrol, Antonin Iragne, Lucas Moinardeau, Audric Pasquet et Yohan Soubes.

JUDO

Des assises régionales

Le dojo départemental Michel-Dasseux, à Coulounieix-Chamiers, accueille des assises régionales, demain, en présence du directeur technique national, Max Brésolin, du directeur général de la fédération, de la médaillée olympique Stéphanie Possamaï, de Claude Dubos, président régional et Patrick Vilatte, président du comité départemental.

Les Echos, no. 23640
Entreprises, mardi 8 février 2022 947 mots, p. 21

Sport

Aussi paru dans
6 février 2022 - lesechos.fr

Pékin 2022 : une équipe de France largement soutenue par les pouvoirs publics

CHRISTOPHE PALIERSE

Sous diverses formes, l'Etat soutient des champions qui ne bénéficient pas des largesses de certains sports professionnels.

Soldat de 1e classe Perrine Laffont, championne olympique et championne du monde de ski de bosses malheureusement restée au pied du podium dimanche; Sergent Tessa Worley, quadruple championne du monde de ski; DouanierAlexis Pinturault, triple médaillé olympique et vainqueur du classement général de la Coupe du monde de ski alpin; Sergent Anaïs Bescond, championne olympique et du monde de biathlon; Douanier Quentin Fillon Maillet, numéro trois mondial du biathlon depuis trois saisons; Chloé Trespeuch, médaillée olympique et l'une des meilleures snowboardeuses au monde, mais aussi chargée de communication à la SNCF...

La liste est longue de ces athlètes de la délégation française aux Jeux Olympiques de Pékin accompagnés, d'une façon ou d'une autre, par la puissance publique. Un soutien indispensable pour ces sportifs de haut niveau à mille lieues de ceux des grandes disciplines collectives professionnelles.

Pôle Haute Performance

Plus des deux tiers des effectifs des équipes de la Fédération française de ski (FFS), soit 72 des 88 membres de la délégation tricolore, dépendent ainsi des armées et des douanes. On compte au JO de Pékin 22 militaires - hommes et femmes - dont 3 gendarmes, et 21 athlètes relevant de l'administration rattachée au ministère de l'Economie.

C'est le fruit, pour ces deux corps, d'un long compagnonnage avec l'équipe de France. Pour les armées, il remonte à 1947 avec la création de l'Equipe de France militaire de ski au sein de laquelle sont alors incorporés des appelés. Pour les douanes, il commence dans les années 1960, dans la perspective des JO de Grenoble de 68, avec notamment le parrainage de Jean-Claude Killy.

« Le rôle de l'Etat c'est de donner la possibilité de s'exprimer au plus haut niveau », observe le directeur sportif de l'Equipe de France Douane, François Simond, ancien skieur. L'Agence nationale du sport (ANS), mise en place il y a bientôt trois ans avec une ambition forte dont témoigne son Pôle Haute Performance, a consolidé cet écosystème en associant, entre autres, le ministère des Sports, les fédérations, les armées, les douanes et la SNCF. La Française des Jeux, privatisée à l'automne 2019, est toujours de la partie.

Possibilités de reconversion

La mise en place de l'ANS est une résultante du projet Paris 2024, mais les disciplines d'hiver sont elles aussi concernées par une exigence d'excellence accrue et le souci d'un meilleur accompagnement afin de sécuriser les conditions de vie des athlètes. D'autant que les contrats de sponsoring ne viennent qu'avec les résultats, une fois la carrière sportive vraiment lancée.

« On ne recrute pas des champions mais des jeunes prometteurs. Les fédérations nous orientent mais nous choisissons des athlètes qui ont le profil adéquat », résume-t-on au Centre National des Sports de la Défense (CNSD), dont l'une des missions est de gérer les athlètes affectés au Bataillon de Joinville.

Si l'athlète militaire consacre l'essentiel de son temps à sa discipline sportive, il a quelques obligations : participation aux championnats du monde militaire; opé-rations de relations publiques; mise en avant du statut militaire et du logo de l'Armée des Champions. Et si l'engagement n'est pas obligatoire en fin de carrière sportive, les armées offrent des opportunités de reconversion d'autant qu'il est possible, en amont, de passer des diplômes en lien avec son parcours.

Du côté des douanes, la possibilité de reconversion est également mise en avant mais « il n'y a pas de places réservées, insiste François Simond. On met les athlètes à disposition des équipes de France. Quand ils sont chez nous, ils travaillent de manière à ne pas se retrouver dans des situations à risques. Ils sont aidés par ailleurs à préparer les concours des douanes ».

Compléments de rémunération

La SNCF, qui compte 29 sportifs de haut niveau en CDI, dont 3 de disciplines d'hiver, insiste sur la combinaison sport/emploi. « On ne fait pas du contrat d'image mais du CDI. On essaie d'écrire une histoire avec nos athlètes.L'athlète doit tenir son poste 50 jours par an. Le reste de l'année, il mène sa carrière sportive. Mais, attention, si l'athlète perd son statut de haut niveau, il perd cet aménagement sur-mesure. Mais, on ne le lâche pas, on l'accompagne. L'effet du dispositif est énorme en interne », explique Olivia Klein, la responsable des relations extérieures et des partenariats de la société nationale. Pour autant, reconnaît-elle, « on ne peut pas faire que du soutien, il faut aussi de la performance ».

Le groupe Française des Jeux (FDJ) a, lui, remanié son soutien aux sportifs fin 2019. La FDJ Sport Factory, créée dans la perspective des futurs JO, propose aussi « un accompagnement complet » composé d'une dotation financière de 30.000 euros par an pendant trois ans pour les athlètes à Pékin et d'un suivi pour la gestion de carrière. Elle accueille 3 athlètes militaires - Romane Miradoli, Benjamin Cavet et Richard Jouve -, une douanière - Tess Ledeux -, et la cheminote Chloé Trespeuch.

Les parrains institutionnels des athlètes tolèrent des compléments de rémunération. Car les rémunérations de ces sportifs sont à des années-lumière de celles de bien d'autres. Un athlète douanier touche ainsi de l'ordre de 1.500 à 1.950 euros par mois. Le financement par l'Etat passe aussi par un système d'aides. Pour le ski, le montant de l'enveloppe est de l'ordre de 300.000 euros par an. « Si vous avez un contrat avec l'administration, vous n'y avez pas accès », précise le directeur technique national de la FFS, Fabien Saguez. Afin de permettre aux athlètes de vivre dans de bonnes conditions, un revenu minimum de 40.000 euros par an a été fixé par l'Agence nationale du sport.

Christophe Palierse

L'Équipe
samedi 15 janvier 2022 441 mots, p. 34

Elles ont assumé Favorites d'un relais où certains pays avaient aligné leur équipe B, les Françaises se sont imposées sans trembler.

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL

MARC VENTOUILLAC

RUHPOLDING (ALL) - Vendredi soir, à la réunion d'équipe, le coach des filles, Frédéric Jean, était arrivé avec un morceau de bois et un clou. « Ce clou, demain, je ne veux plus le voir ! », avait-il lâché. Après une victoire à Östersund et une troisième place à Hochfilzen, le relais féminin français l'a bel et bien enfoncé en s'imposant sur la neige de Ruhpolding, en solitaire, devant la Suède et la Russie.

« Paulo (Giachino l'entraîneur du tir) nous avait ditï » ¿ "Le podium, c'est bien, mais la victoire a une saveur particulière", rappelle Anaïs Chevalier. Il avait raison. » Lancée par les soeurs Chevalier, la course s'est décantée au troisième relais avec la prestation sur les skis de Justine Braisaz. Et Julia Simon a aisément conclu en solitaire.

Il ne faut pas s'enflammer au-delà du raisonnable. La Suède avait choisi de laisser au repos les soeurs Oeberg et, parmi ses taulières, la Norvège n'alignait que Marte Roeiseland (leader de la Coupe du monde). Le positif, c'est que les Françaises n'ont eu recours qu'à quatre pioches au tir, un total qui leur permet de rivaliser avec tout le monde. « Quatre pioches pour un relais, c'est très bien, souligne Chloé Chevalier, pour sa première victoire en relais. S'il y avait eu d'autres équipes, est-ce qu'on aurait fait pareil ? On ne saura jamais, mais on peut se satisfaire du travail. »

Une équipe dense

La voix étonnamment claire alors qu'on l'avait entendu s'égosiller sur le parcours, Fred Jean partageait l'analyse. « Elles ont montré qu'elles étaient compétitives, se réjouit-il. Y compris avec des équipes A en face, on aurait été capable de jouer quand même devant. C'est ça qu'il faut retenir ! Elles montrent que cette année elles sont capables de faire des belles choses collectivement à l'image des courses individuelles.Cela permet d'aborder d'autres courses un peu plus sereinement. »

Julia Simon, à qui le staff avait demandé de lever le pied dans le dernier tour en vue de la poursuite de demain, tirait pour sa part de cette sortie un autre enseignement sur la force d'un collectif qui avait laissé la triple médaillée olympique Anaïs Bescond au repos : « On sait qu'on peut tourner avec les cinq filles du groupe A, dit-elle, il n'y a pas de maillon faible. Et même la sixième (Paula Botet, 21 ans) on verra plus tard ce que ça peut donner. On a une très belle équipe de France. » Avec un moral à tout casser. En vue des Jeux (4 au 20 février, à Pékin), cela peut aider.

Aujourd'hui en France
Edition Principale
_Jeux Olympiques, jeudi 10 février 2022 658 mots, p. AUJM20
Aussi paru dans
9 février 2022 - Le Parisien (site web) Aujourd'hui en France (site web)
10 février 2022 - Le Parisien

Trespeuch, une seconde jeunesse argentée

Bronzée à Sotchi en 2014, la snowboardeuse tricolore a décroché l'argent hier en finale du cross.

Éric Bruna,notre Envoyé Spécial À Zhangjiakou (chine)

Après avoir fait une énorme accolade au chef d'équipe Kevin Strucl, Chloé Trespeuch, 27 ans, déambule tout sourire avec le drapeau bleu-blanc-rouge au son d'un « Beautiful Day » de U 2 de circonstance. Huit ans après le bronze de Sotchi, la freestyleuse tricolore vient de s'élever d'une marche sur le podium olympique de Pékin en décrochant l'argent en snowboardcross.

Dans une épreuve où les deux favorites, la Britannique et ex-Française Charlotte Bankes et l'Italienne Michela Moioli, avaient été sorties avant la finale, la Savoyarde n'a rien pu faire face à l'expérimentée américaine Lindsey Jacobellis, 36 ans, enfin sacrée pour ses 5 es JO. « Je suis hyper émue pour moi et contente de partager ses émotions avec mes coachs (Strucl et l'ancienne snowboardeuse Nelly Moenne-Loccoz), de voir la fierté dans leurs yeux. »

Mascotte olympique en main, la jeune femme savoure le moment. « En 2014, j'étais trop jeune, c'est arrivé trop vite, sourit-elle. J'ai des trous de mémoire. J'ai beaucoup plus travaillé et j'ai beaucoup plus attendu cette médaille qu'en 2014, où j'avais la fougue de la jeunesse. J'ai plus analysé, intellectualisé ma préparation, je commence à avoir de l'expérience, je perds la fougue et il faut la compenser. Vu le travail que j'ai fourni, c'est encore plus fort... »

Entre la Russie et la Chine, le détour par Pyeongchang a laissé quelques traces. En 2018, Trespeuch arrive en Corée du Sud avec le statut de favorite et termine 5 e.

« Son échec l'a motivée. Il lui a redonné la flamme, observe Trucl. Elle a eu envie d'aller chercher plus. Elle est douée, elle a de l'or sous les pieds mais si on ne l'exploite pas et si on ne travaille pas pour le transformer sur la piste, ça ne marche pas. Elle est plus mature, elle se rend compte de choses différentes, c'est pour ça qu'elle apprécie la valeur d'un podium. »

Rendez-vous en 2026 !

La skieuse de Val-Thorens se remet alors en question. Tant sur la préparation physique que mentale. « J'étais sûre que je voulais faire ça de ma vie et mettre mon implication à 100 % pour ne plus jamais rien regretter. J'ai bossé la concentration, la gestion de course, j'ai mis beaucoup plus de quantité et d'intensité dans le travail physique. »

De variété, aussi. Lasse de la routine des entraînements estivaux qui la « tuent », Chloé s'ouvre d'autres horizons. « J'ai choisi de faire d'autres sports, j'ai fait un semi-marathon, de l'alpinisme, raconte-t-elle. Je voulais me rajouter des challenges tous les étés pour être au maximum, sortir de ma zone de confort et progresser. Quand j'ai mal aux jambes dans le border, je pense que j'ai tellement eu mal dans la traversée du Pelvoux (dans le massif des Écrins), sauf que là ça durait 12 heures ! 1'30 de run, ce n'est rien... »

Hier, sur la piste de Zhangjiakou, il a plutôt fallu gérer la tête. « Il y avait pas mal de tension, lâche Strucl. Elle a fait un premier training de m... avec toutes les erreurs possibles. Les qualifications, avec une 8 e place, ne se sont pas très bien passées. Là, on a discuté et je lui ai dit qu'il fallait se relâcher, rider et kiffer un peu l'événement. »

Malgré ses années sur le circuit, la désormais double médaillée olympique a réussi à garder de la fraîcheur. Presque de la jeunesse. Au point de déjà parler des JO de 2026. « Ah oui, carrément, se marre-t-elle. Lindsey prouve que l'expérience paye ! Je suis hyper heureuse dans la compétition, j'ai retrouvé le plaisir dans la préparation, c'est un équilibre qui me convient et si j'ai la frite et l'envie dans quatre ans, ce sera avec grand plaisir ! »

Les Echos, no. 23654
Start-up - Ecosystème, lundi 28 février 2022 587 mots, p. 22

Tourisme

Les belles promesses des jeunes pousses de la montagne

GUILLAUME BREGERAS

Moonbikes, ADN Skis, Barooders... Les start-up nées sur les cimes françaises commencent à se développer au-delà de leur territoire naturel.

L'accès au financement après la phase d'amorçage reste complexe, mais les enjeux liés à l'environnement mobilisent l'ensemble des acteurs.

Incubateurs, concours, levées de fonds... l'écosystème de l'innovation tech dans la montagne se structure petit à petit. Alors que la saison bat son plein après une année dévastatrice pour les acteurs économiques, les start-up se multiplient et les perspectives de croissance sont à nouveau optimistes. Notamment lorsque l'on observe l'évolution de la vente des produits en ligne pour le sport et l'outdoor dans le monde, passant de 109 à 140 milliards d'euros (+28,4 %), selon Statista.

Le Covid a éteint la pratique du ski et favorisé l'émergence de nouvelles envies de la part des touristes. Ce dont toutes les régions montagnardes de France veulent aujourd'hui profiter. « Il y a eu une phase où le running portait l'innovation, mais nous observons de nouvelles pépites émerger avec l'évolution des pratiques, constate Céline Brunel, responsable du pôle entrepreneurs d'Outdoor Sport Valley. Elles permettent le plus souvent de faire vivre de nouvelles expériences ou de faire gagner les utilisateurs en autonomie. »

Des financements encore compliqués

Dans ce sillage, de nouvelles pépites émergent, comme les places de marché Campsider et Barooders qui proposent aux pratiquants de vendre et d'acheter du matériel d'occasion dédié aux sports de montagne. Si ces jeunes pousses parviennent à lever des fonds, c'est plus compliqué lorsqu'il s'agit en revanche de passer à l'échelon supérieur, constate Julie Huguet, présidente de French Tech in the Alpes : « Pour la phase d'amorçage, il y a pas mal d'acteurs, mais à partir de la série A, ça devient plus compliqué de se financer localement. Toutes les start-up qui naissent ici n'ont pas vocation à se développer à très grande échelle, mais une partie d'entre elles le peuvent. »

En montagne, il est indispensable de savoir évoluer avec les différents acteurs locaux. Une approche primordiale que prônent tous les acteurs qui comptent. Perrine Pelen, médaillée olympique en 1980 et en 1984 et vainqueur de la Coupe du monde de slalom en 1985, dirige l'organisation des Mondiaux de ski de Courchevel-Méribel en 2023. Elle insiste sur l'importance pour l'ensemble de la filière le fait d'innover : « Dans notre région, les start-up foisonnent et c'est souvent elles qui portent les idées les plus incroyables. Avec la mobilité ou l'énergie par exemple, nous abordons plusieurs sujets dans le cadre des Mondiaux où nous allons innover. »

Avec le réchauffement climatique, l'économie de la montagne fait face à de nombreux défis et de nouvelles pépites arrivent à se démarquer et à envisager une trajectoire au-delà des cimes alpines. C'est le cas notamment de Moonbikes, un scooter des neiges électrique qui vit une saison charnière.

Alors qu'il est présent dans une vingtaine de stations françaises, c'est vers l'export que regarde aussi Etienne de Champeaux, responsable du développement de la jeune pousse. « D'autres pays sont très importants pour nous, comme les Scandinaves, car ils peuvent utiliser notre scooter sur une bien plus longue période, et de manière quotidienne pour le transport car c'est la seule alternative aux solutions à moteur thermique. Ailleurs, comme en Slovénie ou en Espagne, la législation est plus favorable et [ces pays] s'imposent aussi comme des zones d'expansion, tout comme les Etats-Unis où l'un des cofondateurs est parti afin d'ouvrir le marché », explique-t-il. Et prouver ainsi que les pépites nées dans la montagne française peuvent briller bien au-delà.

Guillaume Bregeras

L'Équipe
samedi 5 février 2022 232 mots, p. 41

Martinot-Lagarde vainqueur à Miramas

Quatrième performeur de l'hiver sur 60 m haies, Pascal Martinot-Lagarde a tenu son rang hier à Miramas. Mais le hurdleur, qui avait débuté son hiver sur les chapeaux de roues il y a une semaine à Karlsruhe (7''54) a signé un chrono moins avantageux (7"63). Il y avait aussi de la fatigue chez Kevin Mayer, qui s'était aligné sur le 60 m, série (6"94) et finale (6"99) et au poids (15,15 m). Le meeting provençal a également été marqué par le retour de quelques anciens, dont Christophe Lemaitre. Le sprinteur, qui a vu sa saison 2021 plombée notamment par les effets du vaccin contre le Covid-19, a vécu de meilleures soirées. Deuxième de la finale B du 60 m en 6"86, le sprinteur de 31 ans a ensuite réalisé le 4e temps du 200 m en 21"61, des performances loin de ses standards. Mahiedine Mekhissi, 37 ans, s'est lui retrouvé dans le dur sur 1 500 m (3'44"57, 9e de la seconde finale, remportée par l'Italien Ossama Meslek en 3'40''04) pour sa première course sur piste depuis l'hiver 2019.

Un peu plus tôt, la triathlète Cassandre Beaugrand, qui n'avait plus foulé le tartan depuis 2017, a pris la 4e place du 3 000 m en 9'02"97, un chrono de très belle facture pour la médaillée olympique de Tokyo. A. Rol.

L'Équipe
lundi 7 février 2022 378 mots, p. 39

Un match dans le match Ancienne leader des - 78 kg, Audrey Tcheumeo a gagné hier à Paris, alors que l'actuelle numéro 1, Madeleine Malonga, s'est contentée du bronze pour sa reprise.

Le contraste est saisissant. Alors qu'en zone mixte, Madeleine Malonga confie « la difficulté » endurée pour sa reprise internationale, soldée par un bronze (aux pénalités) face à la Sud-Coréenne Yoon Hyunji, derrière elle, l'écran télé montre Audrey Tcheumeo martyrisant la Japonaise Mami Umeki en finale de cette catégorie des - 78 kg. « Autant à l'entraînement, je sens que je suis en forme, pas fatiguée. Mais ça a été assez dur de se retrouver en compétition sans les mêmes sensations. J'ai compensé avec ma tête », assurait Malonga, vice-championne olympique l'été dernier. Et battue dès son entame, hier, par la Sud-Coréenne Lee Jeongyun, 24e au ranking. « Pour dire la vérité, j'ai repris un rythme de sportive de haut niveau depuis janvier, ne cachait pas "Mado". Mais je suis contente : revenir après les JO, perdre le poids, retrouver la compétition et repartir avec une médaille en n'étant pas en forme ! »

En forme, Audrey Tcheumeo (31 ans) l'a été, hier. De la dynamite ! En quarts de finale, huit secondes lui ont suffi pour atomiser la Britannique Emma Reid. La championne du monde 2011 a failli faire de même après quatorze secondes en finale contre Umeki, reine du monde en 2015. Mais son mouvement (sumi-gaeshi) a été ramené de ippon à waza-ari. « Après, je ne savais plus quoi faire. J'ai tenu comme j'ai pu, c'était un peu bancal à la fin. Mais j'ai gagné, c'est tout ce que je retiens », confiait la double médaillée olympique (3e en 2012, 2e en 2016), dépassée depuis par Malonga. Et totalement retrouvée hier avec un cinquième succès à Paris, onze ans après le premier ! « Ça fait un moment que j'avais du mal à revenir, je me posais plein de questions. Je voulais arrêter. Quand tu gagnes à Paris, tu peux être fière. »

Avec un tel succès, songe-t-elle à chiper la place de titulaire à Malonga en vue de Paris 2024 ? « Devant moi, il y a Madeleine, championne du monde, vice-championne olympique. Donc on va se calmer un peu et savourer cette médaille. » N'empêche, hier, c'est elle qui était devant : « Mais le chemin est long ». Ak. C.

Le Figaro (site web)
dimanche 8 janvier 2023 - 14:45 UTC +01:00 681 mots

Sports ; Autres Sports ; Sports d'hiver

Aussi paru dans
8 janvier 2023 - AFP Infos Françaises

Ski alpin : Mikaela Shiffrin/Lindsey Vonn, deux phénomènes au scanner

Le Figaro avec AFP

Grâce à sa victoire lors du géant de Kranjska Gora (Slovénie) dimanche, Shiffrin a atteint les 82 victoires sur le circuit, égalant le record de sa compatriote.

Les Américaines Mikaela Shiffrin et Lindsey Vonn sont co-détentrices depuis dimanche du record féminin de victoires (82) en Coupe du monde de ski alpin, mais la première, plus précoce, est d'abord une technicienne brillante, alors que son aînée était une spécialiste de la vitesse.

Statistiques

Descente, super-G, géant, slalom, combiné : les deux skieuses ont gagné sur les cinq disciplines historiques du ski alpin en Coupe du monde. Malgré cette polyvalence, leurs réels points forts sont opposés. Vonn, qui avait débuté en Coupe du monde en novembre 2000, était une spécialiste de la vitesse, avec notamment 43 victoires en descente (un record femmes et hommes confondus) et 28 en super-G (là aussi un record absolu).

Shiffrin, apparue sur le circuit en mars 2011, est une technicienne, avec notamment 51 succès en slalom (record absolu) et 17 en géant. La cadette s'est montrée plus précoce que l'aînée avec une première victoire à 17 ans (slalom d'Are en décembre 2012), contre 20 ans (descente de Lake Louise en décembre 2004). Elle atteint ainsi les 82 succès à 27 ans, de quoi largement envisager le record absolu de victoires du Suédois Ingemar Stenmark (86), voire le chiffre dingue de 100 victoires, si elle poursuit sa carrière encore quelques années. Shiffrin possède aussi l'avantage sur le pourcentage de victoires. Elle présente un taux indécent de 35% (82 victoires en 232 courses), et a réussi à monter sur le podium plus d'une course sur deux !

De quoi surpasser Vonn, pourtant une référence avec 21% de réussite (82 succès pour 395 départs). Les deux championnes ont remporté quatre fois le gros globe de cristal. Hors circuit Coupe du monde, c'est encore une fois Shiffrin qui se détache. Avec onze médailles mondiales dont six titres, contre huit médailles dont deux titres pour Vonn, elle est déjà la deuxième skieuse la plus médaillée de l'histoire derrière l'Allemande Christl Cranz (15), à moins d'un mois d'une sixième participation à l'évènement à Méribel (6-19 février). Malgré son échec aux Jeux olympiques de Pékin l'an passé, Shiffrin compte deux titres olympiques (slalom en 2014, géant en 2018), un de plus que Vonn (descente en 2010).

Technique

« Techniquement elles ont des profils opposés», juge pour l'AFP la double médaillée olympique Florence Masnada, consultante pour Eurosport. « Mikaela Shiffrin a une position plus haute, moderne, avec un buste et des bras qui ne bougent pas. Ça libère les jambes. Elle n'est jamais trop basse, ça lui permet de récupérer le peu de fautes qu'elle fait. Parfois c'est tellement en maîtrise qu'on a envie de lui dire de se lâcher ! Vonn est plus grande, plus assise, plus profilée comme une skieuse de vitesse. Elle avait des courbes plus longues, un ski plus en force». « Vonn avait une technique mise au service de sa recherche de vitesse, Mikaela recherche la précision», souligne le technicien italien Alberto Senigagliesi, qui a côtoyé les deux championnes au sein de l'équipe américaine.

Physique

« Vonn a beaucoup insisté sur la musculation en force. Shiffrin, même si elle est également forte dans ce domaine, je la vois surtout hyper coordonnée», continue Masnada. « Je l'ai déjà vue à l'échauffement capable de contracter, en les dissociant, les quadriceps et les ischio-jambiers. Elle est douée des mains, des pieds, elle jongle avec un ballon de foot, pratique le monocycle, la planche à voile, le kitesurf... Tout ça lui permet d'être plus à l'aise dans toutes les situations du ski.»

Plus grande, et « plus costaude », Lindsey Vonn pratiquait un ski plus risqué, qui lui a valu bien plus de chutes et de blessures que Shiffrin, épargnée par les longues coupures. Vonn avait notamment connu une grave chute à Schladming (Autriche) en 2013 (rupture ligamentaire au genou droit, fracture du plateau tibial), avant de précipiter sa fin de carrière en 2019 à cause de son genou gauche, l'empêchant de garnir encore son palmarès.

Voir aussi :

Le Monde (site web)
sport, samedi 18 février 2023 - 07:00 UTC +0100 1457 mots

Mikaela Shiffrin, la météorite du ski mondial qui fait tomber les records

Nicolas Lepeltier

Grande favorite du slalom des Mondiaux de Méribel, samedi, la skieuse américaine a été devancée par la Canadienne Laurence Saint-Germain. Ses trois médailles lors de ces championnats confirment toutefois son statut de star incontestée de la discipline.

La domination de Mikaela Shiffrin est telle qu’on en viendrait presque à grimacer quand elle ne finit « que » deuxième. Sacrée championne du monde en slalom géant jeudi 16 février, une semaine après s'être classée deuxième en super-G, la reine américaine du ski alpin a décroché une nouvelle médaille d’argent, samedi 18 février, lors du slalom de ces Mondiaux, à Méribel (Savoie). Shiffrin, meilleur temps de la première manche, a été devancée dans le second tracé par la Canadienne Laurence Saint-Germain, étonnante vainqueure jamais mieux classée que 7e cette saison.

Cette médaille d’argent épaissit encore un peu plus le copieux palmarès de Shiffrin, qui, à 27 ans, est déjà l’une des plus grandes skieuses de tous les temps. La native de Vail, dans le Colorado, compte le plus grand nombre de victoires en Coupe du monde féminine : 85 succès, soit trois unités de plus que sa compatriote Lindsey Vonn, le dernier sur les pentes de Spindleruv Mlyn, en République tchèque, fin janvier.

A cela, il faut ajouter trois médailles olympiques (deux en or) à Sotchi (Russie), en 2014, et à Pyeongchang (Corée du Sud), en 2018, treize médailles mondiales, dont sept titres, dans quatre disciplines différentes (slalom, slalom géant, super-G et combiné), comme la Suédoise Anja Paerson et la Française Marielle Goitschel avant elle. Certes, elle reste à bonne distance de l’Allemande Christel Cranz (15 titres, dont 12 titres), mais c’était avant-guerre, à l’Antiquité du ski.

Depuis les Mondiaux de Schladming (Autriche), en 2013, l’Américaine s’est toujours parée d’or. « Shiffrin est vraiment au sommet, estime Florence Masnada, ancienne double médaillée olympique de combiné aujourd’hui consultante pour Eurosport. Elle est hyperprécise techniquement, son ski n’est pas risqué, on a l’impression qu’elle a toujours de la marge. Mikaela Shiffrin, c’est le ski moderne. » Pour Florence Masnada, « il n’y a pas photo, Shiffrin, c’est la plus grande skieuse de tous les temps ».

L’intéressée s’en défend et affirme ne pas chercher à graver son nom dans l’histoire du ski mondial. Tout juste confie-t-elle avoir été « un peu nerveuse » au départ du géant de Kranjska Gora (Slovénie), le 8 janvier, « à cause du record » détenu par Lindsey Vonn qu’elle allait égaler moins d’une minute plus tard.

Après sa victoire, jeudi, lors du géant des Mondiaux, l’Américaine a fait ce petit rappel : « Je ne crois pas que je puisse faire quoi que ce soit pour être la plus grande skieuse de tous les temps. (…) Certaines personnes vont me considérer comme la meilleure, d’autres pensent que je ne fais même pas partie de ce débat. Les deux peuvent avoir raison. »

« Cela me donne le vertige »

Désormais, la question n’est plus de savoir si elle va battre le record mythique du Suédois Ingemar Stenmark (86 victoires en Coupe du monde), qui semblait figé pour l’éternité, mais plutôt quand. Sûrement avant la fin de la saison, en mars, lors des finales de Soldeu (Andorre). Beaucoup la voient même franchir la barre des 100 victoires en carrière, une marque que l’on croyait inaccessible. Elle ne s’est jamais posé la question.

« Je n’ai jamais rêvé de battre des records de victoire en Coupe du monde, de points ou de médailles mondiales », assure celle qui déclarait au Temps, fin 2018, vouloir être « la meilleure skieuse du monde ». « Je ne tiens pas à casser tous les records, avait-elle alors affirmé. Quand on me parle de mes records, de mes premières fois, cela me donne un peu le vertige. »

Toute petite déjà, Mikaela Shiffrin montrait beaucoup de détermination, aux dires de ses premiers entraîneurs. La fillette est mise sur les skis à 3 ans dans la station de Vail (Colorado) – comme Lindsey Vonn, à qui on aime la comparer. Ses parents, tous deux anciens bons skieurs, l’envoient dès l’âge de huit ans dans le Vermont à la Burke Mountain Academy pour s’aguerrir au ski de compétition.

Il ne lui faudra pas longtemps pour affûter ses carres. Première victoire en Coupe du monde lors du slalom d’Are (Suède) à 17 ans, en 2012, après seulement huit départs sur le circuit ; plus jeune championne du monde (17 ans) à Schladming, en 2013 ; plus jeune championne olympique (18 ans) à Sotchi, l’année suivante, vainqueure de plus de 50 épreuves à 23 ans, à un âge où la plupart n’ont pas encore de podium à leur CV… De 2017 à 2019, elle fait main basse sur les gros globes qui récompensent la première du classement général de la Coupe du monde.

La météorite Shiffrin ne semble alors pas dévier de sa trajectoire. Jusqu’à cette journée de février 2020, lors de laquelle son père décède dans un accident domestique. Le drame l’anéantit. La jeune femme, alors 25 ans, termine la saison telle un fantôme sur les pistes, ne parvient même plus à mémoriser les tracés de ses courses. La traversée du désert dure un hiver supplémentaire (trois victoires tout de même) avec pour seule satisfaction des Mondiaux de Cortina (Italie) réussis (quatre médailles, dont l’or en combiné).

Le calvaire de Pékin

La flamme revient dès l’ouverture de la saison 2021-2022, à Sölden, en Autriche. Mikaela Shiffrin renoue aussitôt avec les victoires et les podiums. La voilà qui débarque lancée aux Jeux de Pékin, dans la peau de l’ultra favorite, celle que tout le monde voit faire le plein de médailles. Elle vivra un calvaire. Trois sorties de piste, pas un podium ; elle repart de Chine en pleurs et récolte en retour un flot de haine sur les réseaux sociaux.

L’épisode, douloureux, la fait se rapprocher encore plus de sa mère, Eileen, présente dans son équipe depuis ses débuts. A des journalistes qui lui demandent, en 2019, quel est le secret de sa réussite, la jeune femme répond : « Et bien, c’est ma mère, n’est-ce pas évident ? »

Sensible et fidèle à ses proches, elle a surpris à Méribel. L’Américaine a annoncé mercredi qu’elle se séparait de son entraîneur historique, Mike Day, à ses côtés depuis sept ans et son éclosion au plus haut niveau. En plein Mondiaux, le coach n’a pas apprécié, il est reparti aux Etats-Unis sans autre explication. La championne en était affectée, reconnaissant jeudi avoir eu du mal à « rester concentrée » avant le slalom géant qu’elle a pourtant remporté.

Malgré le palmarès de Shiffrin, Vail n’a toujours d’yeux que pour Lindsey Vonn, qui a donné son nom à une piste de la station. Pas Shiffrin. Et aux Etats-Unis comme ailleurs, on se souvient davantage de Vonn, « Speed Queen », la reine de la vitesse, que de la nouvelle pépite du ski US.

Là où la première était démonstrative à chacune de ses victoires dans l’aire d’arrivée, la seconde cultive la retenue et la discrétion. La vie privée de Lindsey Vonn, notamment avec le golfeur Tiger Woods, a longtemps fait la une des magazines people, quand celle de la seconde avec le descendeur norvégien Aleksander Aamodt Kilde respire un bonheur très rangé. Qu’elle affiche néanmoins sans réserve sur les réseaux sociaux. Shiffrin est une jeune femme de son temps, une reine de la communication, que ce soit sur Instagram pour alimenter en « stories » ses 1,1 million d’abonnés ou sur sa chaîne YouTube.

La championne ne se dérobe jamais à l’exercice des conférences de presse d’après-course, lors desquelles on en apprend un peu plus sur elle – ses idoles ont pour nom Roger Federer et l’ex-skieur américain Bode Miller – et ses engagements. L’Américaine a ainsi, comme une grosse centaine de skieurs internationaux, signé une lettre ouverte remise le 12 février à la Fédération internationale de ski lui demandant d’en faire plus pour l’environnement.

Aussi à l’aise en vitesse qu’en technique, la skieuse la plus polyvalente du circuit féminin pourrait bientôt effacer – malgré elle – quelques marques tenaces du cirque blanc. Comme les six gros globes de l’Autrichienne Annemarie Moser-Pröll, dans les années 1970, puis les huit de Marcel Hirscher, dans les années 2010. Cette saison, avec plus de 700 points d’avance au classement général de la Coupe du monde, la skieuse de Vail a déjà posé les deux mains sur son cinquième trophée, un de plus que Lindsey Vonn, son éternelle rivale.

Cet article est paru dans Le Monde (site web)

Le Figaro, no. 24101
Le Figaro, mercredi 16 février 2022 1126 mots, p. 12

Sport

Aussi paru dans
15 février 2022 - Le Figaro (site web)

Un petit sport devenu grand

Ezvan, Jean-Julien

LE FROID mord mais lui brûle. Porté par une flamme qui lui a permis d'effacer les obstacles intérieurs, Quentin Fillon Maillet, dernier des mousquetaires du relais messieurs, vole vers la sixième médaille du biathlon français à Pékin. Symbole flamboyant d'une discipline qui aimante la moitié de la collection bleue. Que de chemin parcouru par un sport longtemps réservé à un cercle d'initiés ne parvenant pas à faire déborder l'intimité quand l'épreuve d'endurance et de patience était coincée dans l'ombre du ski alpin et du grand frère ski de fond. Un concentré de défis dans lesquels se faufilent, au gré des caprices, le vent, le froid, la neige et le soleil, pouvant altérer le tir ou la qualité de la neige et de la glisse. Un feuilleton télégénique qui s'est doucement mais sûrement installé comme un rendez-vous prisé au coin du feu.

En 1924, les premiers JO d'hiver accueillent à Chamonix le ski militaire disputé par équipes de quatre. La France décroche la médaille de bronze. Le biathlon, lui, n'est entré au programme olympique qu'en 1960. « Il a donc fallu construire l'histoire plus vite. Au départ, les athlètes venaient au biathlon parce qu'ils n'étaient pas suffisamment bons pour percer en ski de fond. Le premier accélérateur a été les Jeux de Grenoble, en 1968. Au début des années 1980, c'était un sport qui était pratiqué à l'arme de guerre. Il fallait 250 m pour tirer. Ce n'était pas un sport très fun. Mais c'était un sport très populaire en Union soviétique et en Scandinavie. En France, c'est longtemps resté un sport confidentiel. Une image qui a évolué avec les résultats », rembobine Yves Perret, auteur avec Benoît Prato des Grandes Heures du ski nordique français (Éditions Les Passionnés de bouquins). Au début de l'histoire bleue, se dresse Yvon Mougel, premier médaillé, en bronze, lors des Championnats du monde de 1981, avant d'être porte-drapeau de la délégation tricolore aux JO de Sarajevo en 1984. En 1990, surgit à Anterselva la première victoire surprise en Coupe du monde avec le relais composé de Gilles Marguet, Thierry Gerbier, Christian Dumont et Hervé Flandin. Avant l'or olympique de Corinne Niogret, Anne Briand et Véronique Claudel dans le relais des Jeux d'Albertville, en 1992. « Elles sont championnes olympiques avec une dizaine de pratiquantes en France, Anne Briand n'a commencé le biathlon qu'en 1989 parce qu'on ne voulait plus d'elle en équipe de France de ski de fond. Et derrière la médaille d'or a lancé des choses », rappelle Yves Perret. Le sport de douaniers va progressivement devenir une star de l'hiver...

Les victoires vont se succéder : classement général de la Coupe du monde pour Patrice Bailly-Salins (1994), Anne Briand (1995) et Emmanuelle Claret (1996) ; titres mondiaux de Bailly-Salins (1995), Briand (1995), Niogret (1995 et 2000) ou Claret (1996). En 1995, tous les athlètes français présents aux Championnats du monde d'Anterselva reviennent avec une médaille... Avant le phénomène Raphaël Poirée (4 fois vainqueur de la Coupe du monde, 18 médailles mondiales, 3 podiums olympiques), les succès de Sandrine Bailly (lauréate du gros globe en 2005) et Florence Baverel, première médaille individuelle en or aux JO, en 2006, à Turin, deux jours avant l'inoubliable sprint en or de Vincent Defrasne devant la légende norvégienne Ole Einar Bjoerndalen qui donna envie à un jeune téléspectateur nommé Quentin Fillon Maillet de devenir biathlète... Puis l'ogre Martin Fourcade s'est invité comme l'étourdissant fil bleu blanc rouge durant une décennie : 79 victoires en Coupe du monde, 7 médailles olympiques dont 5 d'or. « Il a été un exemple, un modèle sur pas mal de choses durant sa carrière. Il a débroussaillé tout un tas de choses. Il y a dix, quinze ans, le biathlon était très loin d'être aussi médiatique. Raphaël Poirée, Patrice Bailly-Salins, Vincent Defrasne et Martin, bien entendu, ont tracé une voie. J'ai continué à la suivre. J'ai vu Martin, c'était inspirant », résume Quentin Fillon Maillet, le nouveau leader.

Tout au long de cette folle histoire, le biathlon français a su se nourrir de la passion de personnages clés, David Moretti et Christian Dumont hier, avant aujourd'hui Stéphane Bouthiaux, Vincent Vittoz ou Jean-Paul Giachino, l'entraîneur de tir qui était, en 1988, le meilleur Français aux Jeux de Calgary. Simon Fourcade s'occupe, lui, des juniors. Paula Botet (21 ans), membre de l'équipe de France à Pékin, prolonge, elle, une histoire de famille. Sa mère, Véronique Claudel, fut la pionnière du biathlon français (médaille d'or par équipes à Albertville), elle qui a longtemps été en équipe de France la seule femme au milieu des hommes. Son père, Yannick Botet, ostéopathe à La Bresse, fut un des premiers entraîneurs de Martin Fourcade, comme le rappelle Vosges Matin. Le biathlon est un petit monde qui a su évoluer. Yves Perret raconte : « La chance qu'a eu ce sport qui était au départ géré par une fédération qui avait en charge le pentathlon moderne et le biathlon est que dans les années 1990, il y a eu une scission et que l'IBU, fédération uniquement de biathlon, est née. Et on a eu l'idée de génie de développer de nouveaux formats de course pour le biathlon qui en était resté à des contre-la-montre. En gros, en Coupe du monde, il y avait trois épreuves tous les jours : un 20 km, un 7,5 km et un relais. Ils ont mis en valeur la course-poursuite et la mass start. C'est devenu un spectacle télévisuel qui durait une heure et non plus deux heures vingt quand il fallait faire partir 125 bonshommes pour faire 20 km. Aujourd'hui, c'est un vrai spectacle, télévisuel et dans le stade. »Un rendez-vous prisé en France qui se passionne pour un collectif que les athlètes étrangers ont appris à connaître et redoutent. Avec 31 médailles olympiques, série en cours, (le ski alpin en compte 50), le biathlon n'en finit plus de briller. Avec ses 7 969 licenciés, le vilain petit canard est progressivement devenu une mode. Les stations le proposent durant l'hiver avec des carabines laser ou de façon plus poussée quand elles disposent d'un pas de tir (Bessans, Le Grand-Bornand). Depuis 2014, la France accueille au Grand-Bornand une épreuve de Coupe du monde qui a, en décembre dernier, réuni plus de 60 000 personnes en quatre jours. Et le biathlon sert également dans des stages de cohésion d'entreprise, comme ceux qu'organise Marie-Laure Brunet, l'ancienne médaillée olympique. Le biathlon est épinglé, avec le handball (33 médailles internationales depuis 1992 et le bronze olympique à Barcelone), comme un petit sport qui transforme régulièrement l'effort en or. Où l'excellence se cultive au quotidien, autour du centre de ski nordique de Prémanon. De la préparation physique au fartage, rien n'est laissé au hasard pour faire de l'école française de biathlon une redoutable machine à gagner, une solide référence...

L'Équipe
mardi 8 février 2022 388 mots, p. 17

Herrmann a trouvé la cible À 33 ans, la biathlète allemande, déjà médaillée olympique en ski de fond - au relais en 2014 -, a décroché hier l'or de l'individuel, discipline où le tir est roi.

Romain Donneux

Denise Herrmann n'est pas un cadeau pour les journalistes. Déjà parce que son nom de famille peut vite entraîner l'oubli d'un « r » ou d'un « n » , mais surtout parce que la régularité n'est pas son fort et qu'elle peut sortir du chapeau, comme ça, d'un coup. Et c'est exactement ce qu'elle a fait hier sur l'individuel. Partie avec le dossard 8, la championne du monde de la poursuite 2019 n'était pas dans les noms cochés, sa saison ressemblant jusque-là à pas grand-chose avec seulement une troisième place en ouverture de la saison, déjà sur un individuel, sur son site fétiche d'Östersund (Suède). Moins en cannes que lors de ses meilleures années, l'Allemande a été très solide derrière la carabine avec une seule faute, remontant ses standards de la saison, surtout au debout (74 % jusque-là).

« Je n'aurais jamais cru gagner l'individuel, je n'étais pas une favorite, mais j'ai eu confiance en moi, et je n'avais pas de doute, déclarait-elle après la course. L'avantage de mes résultats irréguliers de la saison, c'est que cela a éloigné de moi la pression. Je suis très fière de cette performance. »

Un contrôle positif en 2007

Surtout, avec cette médaille venue du biathlon, l'athlète de 33 ans a réussi un rare doublé puisque dans sa première vie, elle avait déjà connu - outre un contrôle positif au clenbutérol en 2007 qui lui avait coûté un an de suspension - un podium olympique en relais avec l'Allemagne en ski de fond à Sotchi (2014). «J'ai désormais deux médailles en biathlon et en ski de fond, c'est fantastique. On m'a demandé si c'était mon plan pour moi de gagner une deuxième médaille, j'ai répondu que le meilleur plan, c'était de ne pas avoir de plan. J'ai essayé pour la première fois le biathlon en 2012 à Ruhpolding (Allemagne). Ma mère et ma grand-mère connaissaient Ricco Gross (ancien champion olympique et du monde allemand) et dès que j'ai essayé le biathlon, j'ai eu envie de m'y mettre. » Elle avait vraiment franchi le pas en 2016, décrochant depuis quinze podiums en Coupe du monde, six médailles mondiales et, dorénavant, l'or olympique.

Aujourd'hui en France
Edition Principale
_Jeux Olympiques, lundi 14 février 2022 917 mots, p. AUJM22
Aussi paru dans
14 février 2022 - Aujourd'hui en France (site web) Le Parisien Le Parisien (site web)

LES ANCIENS|Leur « Morbac » est devenu une machine à gagner

Un mental hallucinant, une discrétion attachante et une ambition toujours assumée... Quatre gloires du biathlon français ont accepté de nous parler de leur Quentin Fillon Maillet, le nouveau roi de la discipline, déjà quadruple médaillé à Pékin.

Propos recueillis par Cyril Simon avec É.B.

Quentin Fillon Maillet n'est pas le plus bavard des athlètes. Hier, après avoir glané sa quatrième médaille olympique à Pékin, la deuxième en or, il a fait du « QFM ». Un mélange de franchise et de simplicité.

« Je ne crois pas trop au destin ou à des choses comme ça », a-t-il insisté. Le travail, rien que le travail pour arriver à ses fins : un beau résumé de ce qu'ont pu nous confier quatre figures du biathlon français au sujet du Jurassien, enfin au sommet à 29 ans.

Martin Fourcade

Quintuple champion olympique (2014, 2018) et treize fois champion du monde

« Il ne lâchait jamais rien. » « Je me souviens quand je l'ai vu débarquer en Coupe du monde en 2013. J'ai tout de suite décelé chez Quentin des qualités mentales de combativité, de teigneux. Il ne lâchait jamais rien. On l'appelait le Morbac ! Il s'accrochait, il était souvent moins fort que certains sur les skis mais, dans les courses à confrontation, il était souvent redoutable.

» Quand on lui donnait des occasions, il n'en ratait pas beaucoup... Plus que sur les individuels, où il avait tendance à se perdre, au début. On savait qu'il était difficile à décrocher, mais peu sont ceux qui peuvent dire qu'ils avaient vu à l'époque ce qu'il fait aujourd'hui. Moi-même, je n'avais jamais décelé chez Quentin ce potentiel dominateur. »

Florence Baverel-Robert

Championne olympique en 2006

« Pas de blabla avec lui. » « Quentin, il ne débranche jamais. On s'est revus au printemps dernier dans des circonstances pas très joyeuses. Malgré tout, il était dans son biathlon. Peu importe le sujet, il revenait toujours sur le biathlon et les Jeux. On ne l'arrêtait pas. C'est fou d'être focus en toutes circonstances, mais ça colle au personnage.

» Il dit les choses comme il les ressent. Il est capable d'élever le ton, aussi. Un jour, en Coupe du monde, il s'était énervé parce que ça n'avait pas fonctionné au niveau du fartage. Parler de ce genre de souci est un peu tabou, on a souvent peur de dénigrer le travail difficile et ingrat des techniciens. Mais ce côté spontané est positif, à mon sens. Il n'a pas peur d'exprimer ses ambitions. Pas de blabla avec lui. C'est quelqu'un qui croit beaucoup dans les valeurs du travail. »

Raphaël Poirée

Triple médaillé olympique (2002, 2006) et huit fois champion du monde

« Je savais que ce serait lui. » « On n'est pas de la même génération, mais chaque fois qu'on se rencontrait, il était très respectueux. Il a eu des périodes difficiles avec sa femme et son beau-père. On en avait discuté. On voyait que c'était dur, mais il était très ouvert. Ça montrait qu'il avait confiance en moi. C'est quelque chose de très fort quand un athlète parle de ces choses, ce n'est jamais facile. Cela a renforcé nos liens.

» Moi, je suis commentateur en Norvège. Quentin, on en parle depuis un bon moment. Très vite, il a fait peur à Johannes Boe sur les mass-starts. Il allait très très vite et il mettait la pression. Il disait que c'était le seul qui lui faisait peur. Maintenant, il a pris une autre dimension. Mais c'est de l'homme que j'ai envie de parler en premier. C'est quelqu'un de très réfléchi et de très discipliné. Il a une réelle envie de participer à chaque course. Il aime se faire mal, on le voit ici où c'est dur avec l'altitude. Il a une telle joie de prendre le départ, c'est ça qui fait la différence.

» Son ascension a pris un peu plus de temps que prévu, mais ce n'était pas évident, dans l'ombre de Martin. On ne lui a pas donné le statut de chef d'équipe, certains pensaient que ce serait Jacquelin, mais moi je savais que ce serait lui. Il a plus d'expérience et est plus posé. Et son tir debout, c'est le meilleur du monde. C'est tellement mental comme tir, la marque des grands champions. »

Marie-Laure Brunet

Double médaillée olympique en 2010

« Il n'a jamais caché son ambition. » « Quentin a réalisé sa première saison de Coupe du monde en 2013-2014 quand, pour moi, c'était la dernière. J'ai l'image d'un athlète discret, qui savait s'y prendre pour récolter les bonnes informations et comprendre les dynamiques de groupe. C'est tout sauf évident. D'une année sur l'autre, on va aux mêmes endroits, il faut retenir les particularités sur les pistes et sur les skis. Et il ne se faisait pas remarquer. Il est humble, j'ai toujours apprécié ce genre de caractère.

» Il m'a appelée cet été pour discuter de ma vision du tir. Quentin fait la démarche d'aller voir les gens pour ensuite trouver sa propre recette. Je lui avais dit que c'était bien mais qu'il ne fallait pas se perdre là-dedans et que l'important consistait à tracer son propre chemin.

» Maintenant, c'est l'heure de l'éclosion. Il s'épanouit en tant qu'homme et en tant qu'athlète. À une époque, ça pouvait être difficile d'exister dans un collectif avec un champion comme Martin Fourcade. On le sait, Martin a beaucoup apporté à toute cette génération, mais l'inverse est vrai aussi. Quentin, il a les dents longues, il n'a jamais caché son ambition, et ça a donné également beaucoup de motivation à Martin pour durer. »

L'Équipe
vendredi 18 février 2022 831 mots, p. 18

Tristesse et confusion Kamila Valieva, au coeur d'un scandale de dopage à la suite de son contrôle positif à la trimétazidine, s'est écroulée lors du programme libre. Elle termine quatrième d'une compétition enlevée par sa compatriote Anna Shcherbakova.

De notre envoyée spéciale

Clémentine Blondet (avec S.D.)

Pékin - C'est donc ça, une implosion en mondiovision. La réception du premier quadruple qui tremble, un triple axel à rotation incomplète et à réception imparfaite. Une chute, puis deux. Le sentiment que quatre minutes c'est trop long. Les larmes d'une jeune fille de 15 ans, timidement réconfortée par sa coach, Eteri Tutberidze, qui commença par lui demander pourquoi elle n'avait pas continué à se battre après le triple axel. Les notes qui la chassent d'un podium sur lequel elle n'aurait de toute façon pas été autorisée à monter (*).

L'avenir dira si Kamila Valieva, contrôlée positive à la trimétazidine lors des Championnats de Russie fin décembre, mais finalement autorisée à concourir à Pékin, sera suspendue. Si sa quatrième place d'hier et sa participation à la victoire du comité olympique russe lors du par équipes en début de Jeux disparaîtront des résultats. Ce qui ne changera pas, c'est l'infinie tristesse qui reste de cette soirée olympique.

Inconsolable

dans le kiss and cry

Que deviendra Valieva, autorisée à participer à ces JO parce que l'en priver aurait causé des « dommages irréparables », selon la décision du Tribunal arbitral du sport ? Dix jours après être devenue la première patineuse à réussir un quadruple aux Jeux olympiques, dans le par équipes, l'archifavorite a manqué les trois quads de son programme.

Son score du programme libre (141,93 pts) était de 37 points inférieur à celui du par équipes. Tandis que le podium de la cérémonie de remise des mascottes se montait à la hâte, Kamila Valieva restait inconsolable dans le kiss and cry. Depuis le début du scandale, Eteri Tutberidze semblait accorder toute son attention à la plus jeune des patineuses en lice à Pékin. Hier soir encore, avant son passage, la coach prenait les mains de son élève dans les siennes. Mais rien ne pouvait protéger Kamila Valieva, scrutée à chaque entraînement, et à chaque passage en zone mixte.

Elle avait d'abord caché son visage dans un sweat à capuche, puis été escortée de deux hommes au gabarit dissuasif. Hier, comme mardi lors du programme court qu'elle était parvenue à remporter, elle passa tête basse. « À 3 ans, j'avais dit à ma mère que je serais championne olympique », souriait-elle le 7 février après l'or par équipes. Le rêve était passé et les « Kamila » scandés par les Russes dans la tribune des athlètes n'y changeraient rien. Le triplé, qui n'avait jamais été réussi dans cette catégorie, n'aurait pas lieu. Et parmi la liste des invitées au gala olympique, dimanche, ne figurait pas le nom de Kamila Valieva.

La cérémonie se préparait. Mais Alexandra Trusova ne voulait pas y participer. La pionnière des quadruples en avait tenté cinq, contre l'avis de sa coach (Eteri Tutberidze, toujours). Elle avait sacrifié sa chorégraphie, n'était pas tombée mais n'avait pas gagné. En larmes, elle disait « déteste(r) ce sport ». Jetait de rage sur la glace sa veste du comité olympique russe, promptement ramassée par un volontaire. Avant de se résoudre à en être. « Je n'ai rien gagné pendant plusieurs années mais je pensais que le jour où je réussirais tous les quadruples, je gagnerais », expliquait-elle ensuite.

La détresse de l'une,

la rage de l'autre

Tout le monde en avait presque oublié la nouvelle championne olympique, restée dans la green room, où s'installent les médaillées provisoires durant la compétition. Anna Shcherbakova, championne du monde en titre, avait réussi ses deux programmes olympiques et ses deux quadruples flips du libre. Sa joie semblait tout intérieure. Et pendant plusieurs minutes, il n'y avait personne pour la partager.

« J'étais très heureuse d'avoir été au bon endroit au bon moment, décrivait plus tard la patineuse de 17 ans. C'est ce pourquoi j'ai travaillé tous les jours. Je ne comprends pas ce qui est arrivé, je me sens un peu vide à l'intérieur. » On lui demanda si elle avait regardé sa camarade d'entraînement, Valieva. « J'ai vu dès le premier saut que ce serait très difficile », résuma-t-elle, refusant de s'exprimer sur l'affaire en elle-même.

Heureusement, il y avait Kaori Sakamoto. La Japonaise n'en revenait pas d'avoir conservé sa troisième place du programme court, irradiait de bonheur et d'incrédulité. Incarnait le bonheur d'une médaillée olympique. Cela faisait un peu de bien mais n'effaçait pas la tristesse.

La Russe Adelina Sotnikova, championne olympique 2014 contestée à Sotchi, n'était plus là en 2018. Sa compatriote Alina Zagitova, sacrée à Pyeongchang, est devenue consultante quatre ans plus tard. Les chances de revoir Valieva, Trusova et Shcherbakova en 2026 semblent infimes. Resteront la détresse de l'une, la rage de l'autre. Et une championne olympique oubliée.

(*) Après la décision du TAS de laisser concourir Kamila Valieva, le CIO avait indiqué qu'il n'organiserait pas de remise de médailles si elle terminait dans les trois premières de l'épreuve.

Le Monde
Sports, mercredi 16 février 2022 913 mots, p. 21

Sports

L'irrésistible ascension médiatique du biathlon

La discipline nordique s'impose désormais comme une activité-phare des sports d'hiver en France

Florian Lefèvre

Qu'il paraît loin ce temps où il fallait « expliquer aux gens que le biathlon n'était pas de la course à pied et du vélo... », comme se remémorait Quentin Fillon Maillet au micro de Franceinfo, quelques jours avant le début des Jeux olympiques d'hiver, à Pékin. Aujour d'hui, même si sa pratique reste marginale (10 000 licenciés d'après la fédération, seulement 25 à 30 athlètes pouvant prétendre à figurer au sein de l'équipe de France), ce sport, qui combine le ski de fond et le tir à la carabine, s'est popularisé en France.

Martin Fourcade, et la domination qu'il a exercée durant pas loin de dix années sur la discipline à partir de 2010, n'y sont pas étrangers. Compte tenu des succès engrangés par l'équipe de France à Pékin, l'engouement ne devrait pas retomber de sitôt : mardi 15 février, le relais masculin s'est adjugé l'argent, portant à six le nombre total de médailles pour les Tricolores. « J'ai l'impression de vivre l'âge d'or de ma discipline » , confiait, avant le rendez-vous olympique, Quentin Fillon Maillet, actuel leader du classement général de la Coupe du monde et qui s'installe, à la faveur de ces JO, comme la nouvelle tête d'affiche du biathlon français.

Pour mesurer ce que représente dorénavant le biathlon dans l'Hexagone, il faut par exemple revisionner les images de la manche de la Coupe du monde, qui a eu lieu au Grand-Bornand (Haute-Savoie) en décembre 2021 : on y voit les biathlètes courir devant 10 000 à 20 000 personnes chaque jour, pendant quatre jours. Le biathlon est aussi désormais visible gratuitement à la télévision : depuis 2015, la chaîne L'Equipe codiffuse la Coupe du monde chaque week-end (ou presque) durant l'hiver. Avec un succès grandissant : elle a franchi la barre du million de téléspectateurs à quinze reprises en 2021.

Champion français du tournant des années 1990-2000, Raphaël Poirée n'avait eu qu'une seule occasion de disputer une course internationale de biathlon en France : les championnats d'Europe de 1995, déjà au Grand-Bornand. A son époque, hors Jeux olympiques, le biathlon était diffusé uniquement sur la chaîne câblée Eurosport. A une exception près : « En 2002, France Télévisions avait retransmis les championnats du monde d'Oslo, où je gagne. Ils étaient impressionnés par l'audience. »

Pourquoi cela ne s'est-il pas reproduit ? Poirée rit jaune : « Ils ont pris peur... » Quinze ans après sa retraite, le Norvégien d'adoption observe de loin et avec plaisir cet engouement croissant dans son pays natal. « Avant, ce sport était développé dans les massifs français, et puis L'Equipe et Martin Fourcade, avec ses cinq titres de champion olympique, ont fait bondir la popularité du biathlon », assure l'ancien rival d'Ole Einar Bjorndalen, légende norvégienne aux 13 médailles olympiques.

Etre un sport spectaculaire est une chose, se rendre télégénique en est une autre. C'est sur ce dernier aspect que la discipline s'est démarquée. Il fut un temps où elle partageait une fédération internationale commune avec le pentathlon moderne. L'Union internationale de biathlon (IBU) est née en 1993. Cette scission apparaît rétrospectivement comme un tournant majeur.

Martin Fourcade, l'ambassadeur

Ancien reporter pour le quotidien régional Le Dauphiné libéré, Yves Perret a connu l'avant et l'après. « Le coup de génie de l'IBU, ça a été de créer des formats de course qui entrent dans un cadre télé », analyse-t-il. Aux épreuves en contre-la-montre le sprint et l'individuel se sont ajoutées la poursuite et la mass start (départ groupé) qui génèrent de la confrontation et de la dramaturgie. Dès 2005, l'IBU a aussi intégré à son calendrier des compétitions mixtes de relais. « Aujourd'hui, on retrouve ce genre de format au triathlon et dans le ski alpin », note Simon Fourcade, frère de Martin et aussi son ancien partenaire de relais.

Double médaillée olympique à Vancouver (2010), Marie-Laure Brunet a été un visage du succès tricolore. En 2019, avec son mari, la retraitée assistait à une étape de la Coupe du monde en Norvège. « C'était hallucinant le nombre de Français qui avaient fait le déplacement à Oslo. » Pourtant, le long des tribunes, elle passe inaperçue auprès des supporteurs tricolores. « Aucun Français ne me reconnaissait, alors que tous les Allemands et les Russes me demandaient des autographes... »

Le décalage est révélateur. Marie-Laure Brunet a arrêté sa carrière en 2014. Juste avant le passage du biathlon sur une chaîne en clair. Avant, aussi, qu'un certain Martin Fourcade devienne le meilleur ambas sadeur de son sport.

A son époque, Raphaël Poirée avait permis d'attirer les premiers sponsors, que l'on retrouve aujourd'hui, mais sa nature ténébreuse éludait la lumière médiatique. Son successeur, en revanche, a su attirer, et même diriger, les projecteurs vers son sport. « Mon frère, il a toujours pris ça comme une part de son job. Et il a su fédérer les gens autour de lui dans un sillon qui a conduit à la médiatisation du biathlon », explique Simon Fourcade, devenu entraîneur de l'équipe de France juniors.

Désormais, à chaque week-end de Coupe du monde, la chaîne l'Equipe peut consacrer six heures consécutives au biathlon. Débattu sur les réseaux sociaux, le biathlon est devenu un feuilleton. « Si on aime le décathlon, on a une chance dans l'année de pouvoir regarder Kevin Mayer. En biathlon, c'est trois fois par semaine tout l'hiver, souligne Martin Fourcade, présent en Chine comme consultant pour Eurosport. Il y a un côté Plus belle la vie à se demander : Emilien [Jacquelin] va-t-il récupérer le dossard jaune de la Coupe du monde des épaules de Quentin [Fillon Maillet] ? »

L'Équipe
vendredi 18 février 2022 765 mots, p. 26

Le calendrier en eaux troubles Pas facile de planifier une saison quand, dix jours après l'annonce du report des Mondiaux japonais en 2023, la Fédération internationale positionne quand même une édition en 2022, à Budapest.

Céline Nony

Il s'était résigné. À l'annonce que les Mondiaux de Fukuoka, prévus du 13 au 29 mai, seraient reportés en 2023, Florent Manaudou avait même joyeusement envisagé basculer son objectif majeur de la saison sur les Jeux Méditerranéens. Parce qu'il ne les a jamais disputés, qu'ils se dérouleront à Oran (Algérie, 25-30 juin), bien avant les Championnats d'Europe de Rome (11-21 août), dont le désormais quadruple médaillé olympique avait très vite refusé la perspective. Seulement, prolongeant les cacophoniques bouleversements du calendrier planétaire, la Fédération internationale (FINA) a accepté la semaine dernière que d'autres Mondiaux soient finalement organisés à Budapest. Avec un changement notoire de dates (18 juin-3 juillet). « Je n'ai pas encore retravaillé mon programme, mais ça va être compliqué de faire les deux, observe Manaudou. Je pense quand même que je privilégierai les Championnats du monde. »

Depuis deux ans que le sport navigue en eaux troubles, victime collatérale de la pandémie liée au Covid-19, la natation accepte avec une forme de résilience cette opportunité qui pose de nombreuses questions. « Cette annonce est bienvenue, les réactions sont positives, précise Michael Bohl, l'entraîneur de l'Australienne Emma McKeon, septuple médaillée olympique à Tokyo (4 en or, 3 en bronze). Mais tous nos nageurs n'iront pas en Hongrie, certains préféreront se concentrer sur les Jeux du Commonwealth(Birmingham, 29 juillet-3 août). Emma, elle, ne disputera pas les Mondiaux. Elle a besoin de faire un break si on veut qu'elle continue sa carrière jusqu'aux Jeux de Paris. »

Le son de cloche est similaire du côté des États-Unis, l'autre nation phare des bassins. « Pour nous, il n'y avait pas d'autre échéance que les Mondiaux cette année, rappelle Bob Bowman, l'ancien mentor de Michael Phelps qui entraîne désormais le Français Léon Marchand (lire ci-dessous). En positionner à Budapest, plus tard que ceux initialement prévus, c'est une bonne chose. Pour Léon qui pourra y gagner de l'expérience, pour ceux qui ont brillé à Tokyo et ont repris tardivement leur préparation. Et j'adore l'idée qu'on garde ensuite tout l'été pour se projeter plus loin ! Maintenant, étant impliqué dans le processus d'organisation de l'équipe américaine, cela reste frustrant de devoir encore tout changer. Mais, depuis deux ans, "flexibilité" est devenu le mot central de notre vocabulaire, non ? »

"Que des Mondiaux soient ajoutés, je prends

charlottte bonnet

Denis Auguin ne le contredira pas. Le responsable de la relève dans le staff de l'équipe de France chapeauté par le Néerlandais Jacco Verhaeren ne cesse de jouer avec sa gomme pour répondre aux contraintes logistiques et budgétaires que supposent ces tergiversations. « À l'annonce du report, on s'était organisé pour créer quelque chose et animer la période. On a travaillé sur la modification (très légères) des critères de sélection, sur des combinaisons de compétitions qui n'étaient plus possibles. On devait finaliser ça le lundi (7 février) , on allait envoyer un courrier aux clubs des nageurs concernés. Et Julien (Issoulié, le DTN) m'envoie le message sur de nouveaux Mondiaux en juin... »

Tout autour du globe, les réunions se sont multipliées. Les athlètes, eux, essaient de s'accommoder d'un ascenseur émotionnel dingue. « On est dans l'attente d'infos, résume Charlotte Bonnet. Quand on nous dit que les Mondiaux sont supprimés (reportés) , ça fait ch.... Mais il reste alors les Euros. Que des Mondiaux soient ajoutés, je prends. Et les nouvelles dates me laissent plus de temps pour m'acclimater au travail de Philippe (Lucas, qu'elle a rejoint en octobre) . Est-ce que je serai 100 % prête sur les deux échéances ? On verra. Mais c'est bien de revenir sur la scène, ça nous offre une bonne visibilité. »

La triple championne d'Europe 2018, en quête de rachat après des Jeux de Tokyo ratés, échange souvent sur le sujet avec Fantine Lesaffre, qui a emprunté une trajectoire similaire avant de s'envoler en décembre pour les États-Unis. Elles devinent que ces Mondiaux restent une opportunité pour ceux qui ont déçu à Tokyo, mais aussi pour les plus jeunes qui cherchent à s'affirmer d'ici aux Jeux de Paris en 2024.

Familier de ce dernier profil à l'Insep, où il entraîne notamment Maxime Grousset et Yohann Ndoye-Brouard, Michel Chrétien confirme qu'à l'annonce du report, il s'est heurté à la déception de ses ouailles. « Il n'y avait plus de sens à l'entraînement », traduit-il. Les nouveaux Mondiaux l'obligent, lui, a modifié sa planification. Mais cela ne perturbe pas ses nageurs. « C'est des scouts ! Toujours prêts, et sans problème existentiels » , sourit le coach. Une bonne nouvelle finalement.

L'Équipe
dimanche 6 février 2022 602 mots, p. 46

Buchard enflamme Bercy La vice-championne olympique des - 52 kg a remporté son premier tournoi de Paris, hier, où son énergie a fait chavirer le public.

ANOUK CORGE

Au bout d'elles-mêmes. Après 7'55'' de combat, Amandine Buchard et Distria Krasniqi se sont tombés dans les bras, épuisées. Une baston de chaque instant dont la Française est sortie victorieuse, au golden score, face à la Kosovare, championne olympique en - 48 kg à Tokyo, l'été dernier. Du Japon, Amandine est revenue argentée mais en - 52 kg, catégorie où évolue désormais sa rivale du soir. « C'est la première fois que je l'avais en main en compétition, je sais que c'est très rugueux. Elle a largement le niveau en - 52, elle fera partie de mes plus gros adversaires sur cette olympiade » , saluait Amandine Buchard, dont le judo tout en vivacité a enflammé le public parisien. « Cette force qu'on n'arrive pas à puiser en nous, on la puise de l'extérieur. Paris c'est un truc de dingue », appréciait la sociétaire du PSG judo, après sa troisième médaille en quatre participations. La première en or. « J'avais fait 3e, 2e, je n'avais pas envie de perdre ! »

Son spécial pour vaincre Shishime

Elle a combattu à sa manière, tout en énergie, en enthousiasme. Pourtant, elle révélait après coup avoir « eu le Covid début janvier. Ça m'a vraiment bien impactée. Là, je me sentais bien, dynamique, explosive ». Ses quatre rivales du jour ont pu le mesurer. Notamment la Japonaise Ai Shishime, championne du monde 2017 et 2021, dominée en demi-finales. Avec son spécial, kata-guruma. « Tout le monde sait qu'elle va le faire et il passe », saluait Céline Lebrun, championne du monde en 2001 (toutes catégories). D'autant plus fort donc. Pourtant, Buchard a bien essayé d'autres techniques (o-uchi-gari, harai-goshi) face à la Japonaise mais il manquait toujours un petit truc. Si bien que sa botte, plus si secrète, l'a encore aidée sur ce coup-là. « Quand j'arrive en compétition, je me dis cette fois pas de kata-guruma et il ressort tout le temps ! Mais je ne vais pas me plaindre parce qu'il me permet de gagner. On le travaille autrement pour qu'il continue de passer », souriait Buchard. « À l'entraînement, je m'interdis de le faire pour travailler d'autres techniques. »

Indispensable en effet et le scénario de sa finale, hier, l'a démontré. La Française s'est imposée sur un sode (tsuri-komi-goshi) en bout de manche. « Je n'ai rien lâché, je savais que j'allais gagner, j'ai été patiente », se réjouissait la jeune femme de 26 ans, qu'on sent libérée depuis son été à Tokyo (sacrée par équipes mixtes en plus de l'argent en individuel). Impression confirmée : « Être médaillée olympique m'a enlevé du stress. J'ai l'impression d'avoir accompli quelque chose. Maintenant, ce n'est que du bonus, avec pour objectif principal le titre à Paris en 2024. »

Tellement lancée qu'elle avait demandé à être alignée à Abu Dhabi dès novembre dernier afin de bien préparer le rendez-vous d'hier. Une reprise anticipée par rapport aux autres « olympiens » soldée par un succès. Avec celui d'hier, ça fait cinq en Grand Chelem. « Maintenant, l'objectif c'est d'être championne d'Europe et du monde. » En attendant fin avril et début octobre, elle sera, aujourd'hui, au soutien des copines, dont Margaux Pinot, de retour après ses déboires privés (*). « Margaux est en forme. On est tous là les uns pour les autres. On va la booster ! » Ceci dit après avoir reçu une énorme bise de Blandine Pont, troisième en - 48 kg qui, avant son ultime combat, avait reçu « un câlin » d'encouragement d'Amandine.

(*) Margaux Pinot a porté plainte le 28 novembre dernier, pour violences, contre Alain Schmitt son ex-compagnon et entraîneur, qui a été relaxé.

Aujourd'hui en France
Edition Principale
_Sports, mardi 22 février 2022 301 mots, p. AUJM21
Aussi paru dans
22 février 2022 - Le Parisien

FOCUS|« À Courchevel et Méribel, on a la flamme »

Perrine Pelen, multiple médaillée olympique et patronne des Mondiaux de ski alpin 2023

En quoi les JO 1992, dont vous étiez membre de l'organisation, ont-ils facilité l'obtention de ces Mondiaux de ski alpin ?

Perrine Pelen. Il y a un lien direct et naturel entre ces deux événements. Quand on arrive à Courchevel et Méribel, on est accueilli par la flamme olympique. C'est plus qu'un clin d'oeil. L'héritage a été énorme pour la Savoie en termes d'infrastructures. Cela a été un coup de projecteur énorme pour le tourisme.

Ces Mondiaux pourraient-ils être une répétition générale, une preuve de savoir-faire pour candidater à l'obtention des Jeux 2030 ou 2034 ?

C'est un sujet très complexe et très politique. Mais forcément, s'il y avait une candidature dans les Alpes, on ne pourrait pas se passer des équipements existants. Quand on voit les sites en place et qui ont plus qu'un standard international, avec nos pistes mais aussi le site des tremplins à Courchevel ou de bobsleigh à La Plagne, on se dit qu'il faudrait capitaliser là-dessus. La maîtrise financière et environnementale des JO est souhaitée par tous.

Loin de l'image que vient de donner le CIO avec Pékin ?

Les JO doivent être une vitrine pour les sports d'hiver, et revenir dans des régions avec une vraie culture du ski. Au-delà des équipements existants, il y aussi a un vrai environnement de montagne ici.

Quels engagements environnementaux prenez-vous pour les Mondiaux ?

On a signé la charte initiée par le ministère avec WWF pour témoigner de notre engagement écoresponsable. Ça fait partie de l'ADN de notre candidature. On a aussi créé un comité RSE (Responsabilité sociétale des entreprises) qui regroupe les organisateurs, les stations, les associations de défense de la nature, etc. Et on fera un bilan carbone.

Le Figaro (site web)
lundi 2 janvier 2023 - 10:17 UTC +01:00 144 mots

Flash Sport

Snowboard: Julia Pereira de Sousa, blessée à un genou, annonce la fin de sa saison

Le Figaro avec AFP

La médaillée olympique de snowboardcross Julia Pereira de Sousa Mabileau doit mettre un terme à sa saison à cause d'une grave blessure à un genou, a-t-elle annoncé sur ses réseaux sociaux.

« Ligament croisé antérieur rompu, lésion du ligament latéral interne, contusion osseuse et une fissure au ménisque », écrit-elle en guise de bilan de sa blessure subie après une chute à l'entraînement avant la Coupe du monde de Cervinia (Italie) mi-décembre.

« Pas de Coupe du monde ni de Championnats du monde cette saison. Encore une épreuve à surmonter mais j'aime beaucoup trop le snowboard pour me décourager», écrit la vice-championne olympique de snowboardcross en 2018 à Pyongchang.

À 21 ans, Pereira de Sousa Mabileau compte quatre podiums en Coupe du monde.

Voir aussi :

Le Bien Public
Edition de la Haute Côte d'Or ; Edition de Beaune ; Edition de la Région Dijonnaise ; Edition de Dijon
Sports | france monde, dimanche 5 décembre 2021 593 mots, p. RDIJ38,BEAU38,DIJO38,COTE38
Aussi paru dans
5 décembre 2021 - Le Journal de Saône et Loire L'Est Républicain Le Progrès (Lyon)

Biathlon/Coupe du monde

Ciel bleu sur Östersund

D’Östersund (Suède), Valentin JACQUEMET

Avec Anaïs Bescond, 2e , et Anaïs Chevalier-Bouchet, 3e de la poursuite d’Östersund samedi derrière Marte Olsbu Roeiseland, l’équipe de France peut compter, plus que jamais, sur ces deux taulières pour porter tout un groupe.

Soudain, le congélo d’Östersund s’est transformé en un chaudron. Le clan tricolore s’est mis à bondir dans tous les sens, le son s’est mis à grésiller sur la radio au milieu de l’enflammade collective. Dans les tribunes, la bande d’étudiants français en Erasmus dans la Norvège voisine, qui avait déjà réchauffé le pas de tirs suédois le week-end passé, était de retour, faisant plus de bruit à vingt que les milliers de spectateurs suédois. Bien consciente d’assister à un petit moment d’histoire.

Avec Anaïs Bescond, deuxième de la poursuite ce samedi derrière Marte Olsbu Roeiseland, et Anaïs Chevalier-Bouchet, troisième, les Bleues ont mis fin à une longue attente. Car il faut trifouiller dans les mémoires pour retrouver la trace de deux Tricolores sur le podium d’une course en confrontation en Coupe du monde. Il faut même balayer la poussière des livres d’histoire pour remonter en janvier 2003 et trouver la trace de Sylvie Becaert et Corinne Niogret, aux mêmes rangs, sur une mass start à Antholz-Anterselva. « Il y a vraiment beaucoup d’émotion de vivre un tel moment, savoure Frédéric Jean, l’entraîneur des Bleues. Cela prouve que l’on est au rendez-vous. »

Bescond de retour sur le podium deux ans plus tard

Si le nouveau podium de l’Iséroise (son deuxième de la saison) n’est pas une surprise, revoir Anaïs Bescond aux avant-postes était moins attendu. Le poing rageur sur la ligne, les yeux dégoulinant d’émotions, la Franc-Comtoise a renoué avec le podium en Coupe du monde après plus de deux ans d’attente. « Je ne vais pas dire que je n’y croyais plus mais après cette longue disette, je suis contente de remonter sur la boîte. Ça fait du bien pour tout le travail et tous les sacrifices que j’ai pu faire. » Cet automne, la triple médaillée olympique s’est notamment astreinte à un sérieux travail avec une nutritionniste afin de gagner en rapport poids-puissance. Et cela porte ses fruits. « Elle est plus forte que les saisons passées, appuie son entraîneur. Et puis, dans la tête, ce podium lui prouve que tout est possible. »

La biathlète de 34 ans, auteure d’un splendide 20/20 derrière sa carabine, démontre aussi une nouvelle fois sa faculté à briller en année olympique. « Je ne sais pas quel est le secret, rigole-t-elle. Par contre, j’ai compris que ce n’est pas parce qu’on court pour le dossard argenté (un dossard non officiel et réservé aux plus de 33 ans, ndlr) qu’on ne peut pas matcher avec les plus jeunes. » Chevalier-Bouchet embraye : « Il ne faut pas oublier que je suis plus proche des plus jeunes que de la plus vieille, se marre la jeune maman (28 ans). J’ai six ans d’écart avec Nanas (Anaïs Bescond) et que trois d’écart avec les plus jeunes. Mais c’est clair que désormais, je vois les choses différemment. Je suis peut-être plus apaisée que les plus jeunes. »

Les deux taulières ont fait de leur expérience leur plus bel atout. Et pour les Bleues, cela tombe à pic.

Ce dimanche : relais dames (12h35), poursuite messieurs (15h15)

Le Télégramme (Bretagne)
jeudi 30 décembre 2021 558 mots, p. 14SPO2

Voile

Voile « J'ai encore beaucoup à apprendre en 49er FX... »

Philippe Eliès









Philippe Eliès

Double médaillée olympique en planche à voile RS : X, Charline Picon veut aller décrocher une troisième médaille aux JO 2024 en France sur un nouveau support, le 49er FX avec Sarah Steyaert. Un sacré défi...

Passer de la RS : X au 49er FX, vous repartez de zéro ?

Les débuts sont encourageants. Dès ma première navigation, Sarah a été surprise par ma capacité à régler le spi pour quelqu'un qui n'avait jamais mis les pieds sur un tel bateau. Mais oui, techniquement, ça repart de zéro.

Plus jeune, avez-vous déjà fait un peu de dériveur ?

Non, jamais. Ah si, juste cinq jours d'Optimist en CM2 (rires) et peut-être deux ou trois sessions avec mon entraîneur de planche en catamaran F18 où il me promenait. Et aussi une navigation en 470 en 2012, où on évoquait l'arrêt de la planche aux Jeux.

Le 49er FX, qu'en pensez-vous aujourd'hui ?

Il est vraiment instable, je ne m'en rendais pas compte quand je l'ai choisi, je ne l'avais pas essayé avant. Après, mon poste est physique et ça me correspond bien. J'ai un petit travail à faire pour prendre un peu de poids, pour qu'on soit dans les clous au niveau de l'équipage. Soit l'opposé de ce que j'ai toujours fait depuis 20 ans, à savoir contrôler tout ce que je mangeais. C'est beaucoup moins important qu'en IQfoil : là, j'ai 5-6 kilos à prendre en 49er FX. En IQfoil, ça aurait été 10 ou 15 kilos.

Qu'est-ce qui est le plus difficile pour vous à bord ?

Ça reste de la voile, de la glisse et il y a pas mal de choses qui s'acquièrent assez vite. J'ai encore beaucoup à apprendre mais je commence à mieux visualiser les choses. Ce qui est dur, c'est que je suis 100 % la tête dans le guidon à penser, à visualiser les actions que je vais avoir à faire pour traverser, ne pas oublier la grand-voile, me remettre au trapèze. À force de naviguer, ça rentre, c'est loin d'être parfait mais, dans le petit temps, on arrive à bien se débrouiller. Dans le vent, on doit encore prendre nos marques.

Les JO en France, c'était impossible de les rater ?

Je ne sais pas si on aurait tenté l'aventure si ça n'avait pas été à Paris. La première idée est née en 2019 à Vilamoura. J'avais branché Sarah sur le sujet et, après Rio, elle avait laissé la porte ouverte à Paris 2024, sachant qu'elle coupait pour Tokyo. D'imaginer un peu les JO en France, tu te dis : « Ah oui quand même ! Si je peux les vivre en tant qu'athlète, ce serait fou ! » Si le projet 49er va au bout, s'il va aux Jeux, je ne sais pas si je m'en remettrai. Si j'arrive à réussir ce challenge, ce sera vraiment la folie pour moi, de réussir ce changement de support.

CHARENTE LIBRE
Sports, mardi 16 novembre 2021 - 04:00 445 mots, p. 42

Judo

Julie Pierret: «Fière d’avoir su me remobiliser»

Thierry CHÂTELLIER

Deux en or, quatre en bronze. Julie Pierret poursuit sa collection de médailles. Au championnat de France de D1, samedi, à Perpignan, la judokate couronnaise (-78k) a ramené un nouveau métal à la faveur de son podium (3e). Même si la double championne de France (2016, 2018) en veut forcément plus. Elle confirme en tout cas son retour au premier plan après deux ans sur le flanc pour cause de blessure au genou (rupture des ligaments croisés).

Julie Pierret (judokate de La Couronne). «Je suis contente même si ce n’est pas la médaille que j’espérais. Quand on l’a déjà fait, on veut toujours plus. Et puis je ne suis pas passée très loin (contre Tcheuméo en demi-finales).

J’ai fait un bon combat. Y a une séquence que je n’aie pas pour moi. Malheureusement, elle lance et je tombe. C’est l’expérience de la championne. Pourtant j’étais bien sur les mains. J’avais trouvé une partie de la solution. Elle avait une pénalité. J’avais une avance sur le score. Et puis je suis tombée (sourire). Il reste des choses à travailler. Elle a été championne du monde et médaillée olympique. On peut dire que je suis quand même dans le coup.

Non. Maintenant, j’ai beaucoup évolué. Je n’ai plus ce côté où je me mets en difficulté. J’ai progressé. Mon but c’est quand même d’être numéro une Française. Je ne me vois pas en dessous de ces filles-là. Il ne faut pas. Sinon je n’évoluerais jamais?

C’est vrai. C’est un profil opposé au mien. Nos judos ne sont pas compatibles. Elle est aussi puissante. Il faut donc manœuvrer avec d’autres atouts car la puissance c’est aussi une de mes forces.

L’entraînement et la compétition, ça n’a rien à voir. Dans l’attitude, ce n’est pas du tout la même chose. On a beau faire des choses bien sur certaines personnes. En compétition, ça ne fonctionne pas.

Oui malgré le goût amer de la défaite. Je suis quand même fière d’avoir su me remobiliser car j’étais super déçue après ma demi-finale. C’est difficile de se remettre dedans pour aller chercher une place de trois.

Oui mais je n’ai jamais de chance au tirage au sort (soupirs)… C’est comme ça».

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche et Beaujolais ; Edition de Tarare – L’Arbresle – Monts du Lyonnais ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, samedi 13 novembre 2021 547 mots, p. OGML29,LYOE29,VALS29,VILL29,TAML29,LYON29

ESCRIME/Sabre

Manon Apithy-Brunet, top départ pour Paris-2024

Benjamin STEEN

La double médaillée olympique à Tokyo (3e en individuel et 2e par équipes) remonte en piste ce samedi au Grand Prix d’Orléans, où elle s’entraîne depuis la rentrée à l’académie Bauer. Tenante du titre, la Lyonnaise peut en profiter pour se rapprocher de la première place mondiale.

Les deux médailles (bronze en individuel et argent par équipes) ramenées des JO de Tokyo commencent enfin à prendre la poussière : « Je ne les regarde plus, assure Manon Apithy-Brunet. Je ne les ai pas oubliées mais, aujourd’hui, je suis tournée vers l’avenir. Maintenant, je veux l’or… » La suite débute ce samedi au Grand Prix d’Orléans, coup d’envoi symbolique, à moins de trois ans des JO de Paris, de la deuxième étape de la carrière de la sabreuse de Rillieux-la-Pape (25 ans).

C’est un nouveau départ, et ce n’est pas qu’une façon de planter le décor. Car la Lyonnaise a tout changé. Nouveau nom depuis son mariage avec le sabreur Boladé Apithy. Et surtout nouvel environnement. Après huit années à l’Insep sous la direction de Jean-Philippe Daurelle, elle a emménagé à la rentrée à Orléans où elle a rejoint l’Académie Christian Bauer, le maître d’armes le plus capé de la planète sabre.

Une vraie rupture : « Je ne pensais pas que ce serait si dur, avoue-t-elle. Les entraînements sont beaucoup plus longs, ils peuvent durer jusqu’à 5 h, et les charges sont plus importantes. Je ne regrette pas du tout : c’est dur mais c’est ce que je voulais. Il faut savoir prendre des virages pour progresser. »

C’est côté escrime qu’elle espère les progrès les plus significatifs. À Tokyo, elle a tiré sur un nuage, hormis en demi-finale… À 25 ans, elle vise une régularité sans faille : « Je découvre une nouvelle escrime, dit-elle. C’est complètement différent. Ce sont beaucoup de choses à assimiler en fonction de chaque situation. »

À 22 points de la n° 1 mondiale

Ces bouleversements ne l’ont pas empêchée de remporter, la semaine dernière, son tournoi de reprise à Strasbourg (une manche du circuit national). À confirmer à Orléans où elle s’est déjà imposée à deux reprises en Coupe du monde (2016 et 2019). « Je suis excitée et stressée, c’est cool, apprécie-t-elle. On m’attend encore plus que d’habitude. J’ai l’impression de ne pas être prête, mais on ne l’est jamais à cette période de la saison. »

Ce premier gros rendez-vous, depuis les JO, rassemble un beau plateau. Mais Manon Apithy-Brunet (3e mondiale) ne peut échapper au statut de grande favorite, en l’absence de la championne olympique Sofya Pozdniakova et des deux premières mondiales Olga Kharlan (1re), actuellement occupée par l’émission Danse avec les stars en Ukraine, et Sofya Velikaya (2e), dont elle mordille les talons au classement.

Avec 22 points de retard, la Lyonnaise a l’occasion de réaliser un gros coup : « C’est carrément un objectif, clame-t-elle sans se cacher. J’aimerais surtout être championne du monde mais passer devant Kharlan et Velikaya qui dominent la discipline depuis dix ans, ce serait important. »

Ouest-France
Les Sables d'Olonne ; Les Herbiers, Montaigu ; Fontenay, Luçon ; La Roche-sur-Yon ; Challans, Saint-Gilles-Croix-de-Vie ; Sarthe ; Mayenne ; Angers, Segré ; Cholet
Tennis, lundi 6 décembre 2021 1122 mots, p. Sports Ouest Vendée_17

Zvonareva : «  Jouer avec Nicolas Mahut serait génial !  »

Open P2i Angers Arena Loire. Ancienne n°2 mondiale, Vera Zvonareva a tout connu sur le circuit. Aujourd’hui, à 37 ans et maman, la Russe a toujours la flamme et sera l’une des attractions à Trélazé.

Entretien

Vera Zvonareva, 37 ans, 87e joueuse mondiale, a été finaliste en simple à Wimbledon et à Flushing Meadows, et médaillée olympique.

Avez-vous la même motivation, la même approche du tennis à 37 ans qu’à 20 ans ?

Vous savez, pour moi, l’âge importe peu : même si sur le papier j’ai effectivement 37 ans, je n’ai pas vraiment l’impression d’avoir cet âge ! J’ai encore le sentiment d’avoir vingt… deux ans on va dire ! Bien sûr, je le ressens sur mon corps, je mets un peu plus de temps à récupérer après mes matches que quand j’étais plus jeune par exemple. Rien n’a changé finalement depuis tout ce temps : je prends toujours autant de plaisir à jouer, à consacrer énormément de temps à l’entraînement. J’ai toujours la même motivation qu’à 20 ans, toujours autant envie de gagner. Bien sûr, mon approche a un peu évolué, mais quand je suis en compétition et que je joue, c’est toujours pareil. Je n’ai pas l’impression d’avoir passé autant de temps sur les courts, et je trouve ça génial !

Vous avez gagné une médaille olympique, fait deux finales en Grand Chelem et gagné de nombreux titres important en double : qu’est-ce qui vous motive encore à jouer des tournois moins réputés ?

Cela fait partie du jeu, du tennis. Parfois, tu joues de gros tournois, comme les Grands Chelems, parfois de moins importants. Cela ne rend pas… comment dire… Cela ne me motive pas moins personnellement. Je sais que je dois me battre, pas seulement pour chaque match mais pour chaque point, chaque jeu et chaque set. Si tu remportes de belles victoires, ton classement grimpe, mais si tu ne gagnes pas, tu descends dans le ranking et ce n’est pas possible de jouer uniquement les gros tournois. C’était déjà comme ça il y a 20 ans, c’est toujours comme ça aujourd’hui. À toi de te battre pour faire partie de ces gros évènements. Ce qui me permet de garder la flamme, c’est tout simplement mon amour du jeu. Et je pense que c’est le plus important : jouer en compétition, ce que le tennis m’apporte, toutes les opportunités que j’ai eues grâce au tennis : voyager partout dans le monde, faire le métier que j’aime le plus au monde. Rien n’a changé non plus à ce niveau et je pense que c’est ce qui me permet d’avoir toujours ce petit truc en moi et qui garde ma motivation intacte.

Votre vision et votre approche du tennis ont-elles changé depuis que vous êtes maman ?

Bien sûr que depuis que je suis devenue maman, là, certaines choses ont évolué. Notamment en termes de priorités : dorénavant ma famille est ma priorité n°1. C’est une décision que nous avons prise communément avec mon mari, lorsque nous avons décidé d’avoir un enfant. Nous savions que cela allait changer littéralement nos vies, nous le voulions, et nous l’avons accepté. Donc bien évidemment, nos priorités maintenant concernent notre famille, mais nous voulions tous les deux continuer de faire ce que nous aimons et continuer d’exercer nos métiers.

Aujourd’hui, mon mari m’apporte un soutien incroyable. Il joue un rôle énorme pour me soutenir. Notamment avec cette période de Covid. Avant, nous voyagions beaucoup avec notre fille, mais aujourd’hui c’est plus compliqué. Surtout l’an dernier, lorsque nous étions constamment dans des bulles. Du coup, je voyage moins avec mon mari et ma fille. Ce n’est pas la chose la plus facile à accepter, mais nous arrivons à nous organiser. Si un jour ma famille me dit : «  Ok Vera, maintenant, on a besoin que tu sois davantage avec nous  » alors, évidemment, je choisirai de rester auprès des miens. Pour le moment, j’arrive à jongler avec tout ça, je fais ce que j’aime le plus au monde avec les personnes que j’aime le plus au monde, donc c’est parfait !

Vous avez pris un virage vers le double dans la seconde moitié de votre carrière. Pourquoi ce choix ?

J’aime beaucoup ce format. Avant, je jouais principalement en simple. Je faisais énormément de matches dans une saison, des matches compliqués, donc c’était délicat de jouer sur les deux tableaux. C’était trop en fait. Depuis que j’ai repris ma carrière, après mon accouchement, j’arrive à jouer les deux. Si à un moment je trouve cela difficile à gérer, je choisirai l’un ou l’autre mais pour le moment, c’est ok. Je crois aussi qu’aujourd’hui, j’apprécie davantage jouer en double, avec quelqu’un à mes côtés. J’ai toujours aimé les matches par équipes et je trouve que le double apporte un petit peu cette ambiance, ce sentiment.

«  J’aimerais pouvoir jouer encore 2 ou 3 ans  »

Ça ressemble aux choix qu’a faits Nicolas Mahut, le directeur du tournoi : auriez-vous pu jouer ensemble ?

Je ne le connais pas très bien mais c’est formidable qu’il soit joueur et directeur. Évidemment je l’ai déjà vu jouer, de nombreuses fois, et je trouve que c’est un incroyable joueur. C’est toujours impressionnant de voir ses matches. Ce qu’il a accompli en simple, puis en double est incroyable ! Vous savez, si un jour j’ai l’opportunité de jouer en double mixte avec lui, ce serait génial. Je trouve vraiment que c’est un super joueur et j’aimerais vraiment partager un moment sur le court avec lui. Je n’en ai jamais eu l’occasion jusqu’à aujourd’hui mais si l’opportunité se présente, je serais ravie.

Aujourd’hui, songez-vous à la retraite ?

Je sais que ma retraite n’est pas très loin, mais je verrai bien combien de temps mon corps va encore durer. J’ai eu plusieurs chirurgies dans ma carrière. Idéalement, j’aimerais pouvoir jouer encore 2 ou 3 ans parce que j’aime vraiment ça. Donc, dans un sens, je sais que la retraite est proche, mais… pas si proche j’espère ! J’ai une bonne condition physique, les traitements que j’ai eus ont été bénéfiques, et niveau fitness, ça va. Mais c’est mon corps qui me dira quand je ne pourrai plus jouer.

Cet article est paru dans Ouest-France

Ouest-France
Sarthe
Sports - Sarthe, mercredi 15 décembre 2021 471 mots, p. Sarthe_26

Sur les traces de Dorin-Habert, au cœur de la Sarthe

A. M.

1er biathlon de Mansigné (du 8 au 10 avril 2022). Plus de 500 biathlètes sont attendus pour un événement sportif et festif inédit dans le Grand Ouest. Ouest-France en est le partenaire.

Jamais un biathlon n’avait été organisé dans le Grand Ouest. Jusqu’à celui de Mansigné, prévu au printemps prochain et dont Ouest-Franceest partenaire.  «  Cela fait longtemps que Loïs me disait qu’il voulait faire découvrir son sport et organiser une compétition de biathlon dans la région  », explique Pascal Habert, oncle de celui qui a pris part à 103 départs en Coupe du monde entre 2004 et 2012. L’initiative avait été lancée en 2019, pour une première édition en avril 2020. Après une annulation forcée par le confinement,  «  il a fallu relancer la machine  » deux ans plus tard.

«  Nous voulions que le tir garde de l’importance  »

Le format des épreuves reste identique. Elles se dérouleront basket au pied,  «  car les ski-roues impliquent d’être à l’aise en rollers et un parcours sur goudron  ». Sans neige et sans ski donc, mais avec une carabine proche de celles des professionnels, qui restera sur le pas de tir, et des balles réelles.

Dans le détail, les concurrents seront répartis en sept séries de 20 équipes. Ils participeront d’abord à une mass-start (départ groupé) de deux boucles de 400 m de course à pied, entrecoupées d’une séance de cinq tirs à dix mètres, avec un tour de pénalité de 50 m à réaliser par erreur.  «  Nous voulions que le tir garde l’importance qu’il a sur le résultat  »dans les épreuves sur neige. Le relais est ensuite passé au coéquipier suivant, et ainsi pour les quatre membres de l’équipe.

Les biathlètes enchaîneront avec une poursuite sur le même format. Ils partiront séparés d’un écart de cinq secondes selon le classement de la première épreuve : le 2e partira 5’’ après le 1er, mais 5’’ avant le 3e et 10’’ devant le 4e. Les trois premiers à l’arrivée de cette deuxième course seront qualifiés pour une finale dimanche en fin d’après-midi, qui reprendra les deux mêmes formats.  «  Impossible de dire qui sera meilleur entre les bons tireurs qui se mettront à la course à pied pour l’occasion, et les bons demi-fondeurs qui se testeront au tir  », juge Pascal Habert.

Clou du spectacle, Marie Dorin-Habert et son mari Loïs seront présents lors du week-end de compétition. Quadruple médaillée olympique, quintuple championne du monde, elle possède un des plus beaux palmarès du biathlon tricolore. Par souci d’équité, ils devraient s’abstenir de participer aux courses. C’est mieux pour le suspens.

Ouverture des inscriptions  demain sur biathlon-mansigne.com. 60 € par équipe de quatre concurrents.

Cet article est paru dans Ouest-France

Midi Libre
MILLAU
mardi 23 novembre 2021 566 mots

« Quand ça s'arrête, le téléphone ne sonne plus »

Quintuple médaillée olympique et ancienne ministre des Sports (2017-2020), Laura Flessel inaugure ce mardi à Montpellier (Port Marianne) la première école dédiée aux sportifs de haut niveau et à leur reconversion. Un projet qu'elle a mené à bien avec le groupe ACE Éducation. Comment ce projet d'école est-il né? J'ai été sportive de haut niveau. Je suis passée par là. Des amis plus âgés me parlaient régulièrement de la complexité de la reconversion. Par la suite, en tant que ministre des Sports, j'ai vu l'envers du décor. J'ai demandé aux fédérations et à mes équipes de réfléchir à améliorer l'accompagnement des sportifs de haut niveau, le double projet (excellence sportive et réussite scolaire, NDLR). Chaque année, environ 7000 sportifs arrêtent la compétition. 40% sont des décrocheurs. L'idée de l'école est arrivée naturellement. J'ai ensuite eu la chance de rencontrer Richard Hulling. Puis le groupe ACE éducation. Un trio gagnant (*). Qu'est-ce qui vous différencie des autres? Quatre points forts. Un, on prend les sportifs sans condition de diplôme. Deux, on propose des offres agiles, avec une plateforme d'e-learning... Trois, on met en avant la singularité de chaque athlète. Quatre, avec notre réseau, on va pouvoir renforcer les stages et les contrats en alternance. Pourquoi avoir choisi Montpellier? Parce qu'il y a ici beaucoup de sportifs de haut niveau? Tout à fait. Il y a un vivier intéressant. Il y a une culture du sport dans cette ville. Nous voulions démarrer avec des acteurs qui sont conscients de cette problématique de la reconversion. Quel sera le coût d'une formation? Tout dépendra du niveau de qualification de départ du sportif. A minima, il y aura un bloc de 60h de transition professionnelle pour un coût de 1900euros. Mais on pourra aller jusqu'au Master avec 240h de formation pour 8900euros. Étiez-vous prête, personnellement, à la fin de votre carrière? L'escrime est un sport amateur, médiatique seulement au moment des Jeux Olympiques. Je travaillais donc déjà durant ma carrière, dans le milieu associatif, l'humanitaire. Au fil du temps, je n'ai fait que renforcer mon CV pour être plus à l'aise à l'heure de la sortie. Car elle fait toujours mal. Quand on commence à 5 ans, qu'on finit à 40, qu'on a donné 35 ans de sa vie au sport de haut niveau, ça effraie. C'est encore plus dur pour celui qui n'a jamais eu de médaille olympique. Lorsque la compétition s'arrête, le téléphone ne sonne plus, on détourne le regard de peur que le sportif demande quelque chose. Quel souvenir gardez-vous de votre passage au gouvernement? Ça reste une belle expérience. J'ai pu faire valider la loi olympique et paralympique, travailler sur la création de l'Agence nationale du sport... Ça faisait 70ans qu'on réfléchissait le sport en ajoutant une strate à une autre. Là, on a travaillé en transversalité avec tous les acteurs. Tout ce que l'on a enclenché s'est poursuivi avec Roxana (Maracineanu, ministre des Sports depuis 2020). Aucun regret du coup? Non, aucun. Je ne suis pas une politique mais plutôt quelqu'un de terrain, aujourd'hui dans le privé pour faire des choses (consulting à l'international notamment en Afrique, NDLR), mettre l'humain au coeur des projets. Des gens restent, d'autres partent. Je suis partie mais je suis contente et fière de ce que j'ai accompli. Recueilli parDominique Mercadier [email protected] Laura Flessel lors d'un passage à Sète pour la Saint-Louis.

Ouest-France
Rennes ; Rennes Nord-Ouest ; Rennes Sud-Est
Edition Rennes, mardi 28 décembre 2021 999 mots, p. Rennes_9
Aussi paru dans
27 décembre 2021 - Ouest-France (site web)

Quelle est votre personnalité rennaise de l’année ?

Virginie ENÉE.

Elle a marqué l’année ou en tout cas, elle vous a marqué. Parmi cette sélection proposée par la rédaction, qui est selon vous la personnalité rennaise de 2021 ? Les votes sont ouverts jusqu’à jeudi.

La double médaillée olympique Clarisse Agbegnenou

La judokate de 29 ans, née prématurée à l’hôpital de Rennes, a bien pris sa revanche.

Pour une deuxième fois, après 2019, la «  Reine Clarisse  » a été sacrée championne olympique de judo cet été à Tokyo (en individuel et par équipe), après avoir été porte-drapeau de la délégation français lors de la cérémonie d’ouverture.

Pour ne rien gâcher, Clarisse Agbegnenou est restée très simple et engagée (contre les stéréotypes sexistes et inégalités femmes-hommes dans le sport, ou encore pour briser le tabou des menstruations des sportives).

Elle était de retour à Rennes, fin novembre, pour répondre aux questions d’élèves de primaire sur son parcours et présenter son livre, Combattre pour être soi.

Les personnels soignants du CHU

Ils ne sont certes pas «  une personnalité  » mais comment ne pas rendre hommage aux soignants rennais qui, durant cette deuxième année de Covid, ont encore montré dévouement et professionnalisme.

Avec la 5e vague, à laquelle se greffe l’arrivée du variant Omicron, les équipes, épuisées et parfois rappelées sur leurs congés, vivent de nouveau une tension maximale en cette fin d’année.

La rédaction propose donc au vote le personnel soignant du CHU de Rennes (médecins que les infirmières et infirmiers, aides-soignantes, brancardiers…), aussi bien en service de réanimation, aux urgences (débordées), que dans les autres services qui ont dû s’adapter.

Samuel Étienne et sa revue de presse

Journaliste d’origine rennaise sur France Infoet animateur de Questions pour un champion, il est devenu une star de la plateforme Twitch, avec sa revue de presse matinale.

Un rendez-vous vidéo, en direct, interactif et ludique, durant lequel il décortique l’actualité au travers d’articles issus des journaux papiers du jour, et qui rassemble chaque jour des milliers de «  viewers  », particulièrement des jeunes. Après quatre mois d’un rythme quotidien effréné, l’animateur et père de deux jeunes enfants a fait une pause, an avril dernier. Avant de revenir en septembre avec sa fameuse revue de presse, plusieurs matinées par semaine. Et ce, toujours avec autant de succès !

Ayla Saura et Solveig Touzé, libraires primées de La Nuit des temps

Belle récompense pour les deux amies, jeunes trentenaires, quatre ans après l’ouverture de leur librairie La Nuit des temps à l’angle du quai Emile-Zola et de la rue du Capitaine-Dreyfus. Ayla Saura et Solveig Touzé ont en effet reçu à l’automne le Prix spécial des libraires, par le magazine professionnel Livres Hebdo.

Leur librairie généraliste et engagée dans les sciences sociales (ouvrages féministes, écologistes, anti-racistes…) a su séduire un public plutôt jeune et de plus en plus important. Leur secret ? «  Nous croyons à la bienveillance et la discussion. Le livre touche à l’intime, à l’histoire de chacun. Les titres présentés ont volontairement été choisis.  »Les auréolerez-vous d’une seconde distinction cette année ?

Lujipeka sort son premier album solo

Lucas Taupin (alias Lujipeka), rappeur rennais de 26 ans et ex-membre du collectif rennais Columbine, double disque de platine, a sorti son premier album solo, Montagnes Russes, en novembre. Une année tremplin, puisqu’il s’est aussi produit au festival des Trans Musicales, où il a été choisi pour la création (après Stromae, Aloïse Sauvage…)

Dans ses morceaux, Lujipeka raconte son époque, sa vie et ses doutes, notamment ceux qui le traversent entre la fin de l’adolescence et le début de l’âge adulte. Si la situation sanitaire ne s’en mêle pas, le Rennais donnera plusieurs concerts en 2022. Passage des montagnes russes… au zénith ?

Dali Benssalah, qui a joué dans le dernier James Bond

La «  révélation française  » du dernier James Bond Mourir peut attendre, sorti en octobre, est rennaise. Pourtant, rien ne prédisposait Dali Benssalah, 29 ans, à devenir comédien. Lycéen en éco-gestion à Brequigny, sa mère lui offre par hasard un stage au cours Florent. Entré en licence d’économie, il continue les combats de boxe thaï pour mettre de l’argent de côté et s’inscrire à cette école de théâtre réputée.

Après avoir notamment joué dans la série Les sauvages (avec Leïla Bekhti et Roschdy Zem), il partage cette fois l’affiche avec Léa Seydoux et Daniel Craig, pour son dernier rôle dans le costume de 007. Dali Benssalah y joue Primo, un mercenaire employé par l’organisation criminelle secrète du Spectre… Qu’on ne sera vraisemblablement pas sans revoir.

La scientifique Eszter Dudas

Elle travaille sur la modélisation de l’atmosphère de lointaines planètes géantes. C’est pour ses recherches que la scientifique de l’Institut de physique de Rennes a reçu début octobre le prix Jeunes Talents L’Oréal-Unesco pour les femmes et la science.

Concrètement, il s’agit de percer l’origine et la formation des exoplanètes, ces planètes situées en dehors du système solaire. Et ce, grâce aux progrès de l’astronomie infrarouge permettant de «  sonder la composition des atmosphères des exoplanètes géantes gazeuses situées à plusieurs dizaines d’années-lumière, et dont la température externe peut atteindre 3 000 °C  ».

Le professeur Tattevin, infectiologue au CHU de Rennes

Médecine, toujours, mais difficile de faire autrement au terme d’une année de nouveau marquée par la pandémie de Covid-19. En plus de son poste de chef du service d’infectiologie du CHU de Rennes, le professeur Pierre Tattevin est régulièrement dans les medias, depuis deux ans, pour expliquer, rassurer ou décrypter la situation sanitaire, à l’aune de son expertise. L’infectiologue, membre du Haut conseil de santé publique, est également reconnu pour ses travaux sur le VIH.

Jusqu’au jeudi 30 décembre, à 18 h, votez sur : www.ouest-france.fr/rennes-35000/

Cet article est paru dans Ouest-France

Ouest-France
Saint-Malo ; Fougères, Vitré ; Châteaubriant
Rennes Remontée, vendredi 31 décembre 2021 408 mots, p. Saint-Malo_16
Aussi paru dans
30 décembre 2021 - Ouest-France (site web)

Les soignants, personnalités de l’année

V. E.

Au terme de trois jours de vote en ligne, les lecteurs ont largement désigné les soignants du CHU de Rennes devant le rappeur Lujipeka.

Dès l’ouverture des votes, ils ont fait la course en tête. Les fans du rappeur Lujipeka, qui se sont mobilisés, n’y auront rien fait : au terme de trois jours de vote en ligne, les soignants du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Rennes ont largement été élus «  personnalité rennaise de l’année 2021  » par les 9 134 internautes et lecteurs de Ouest-France.

Huit personnalités étaient en lice, proposées par la rédaction. Avec 50 % des voix (soit 4 632 votes), ce sont donc les soignants du CHU (médecins, infirmières et infirmiers, aides soignantes, brancardiers…) qui ont largement été plébiscités.

Avec la cinquième vague de Covid, à laquelle se greffe l’arrivée du variant Omicron, les équipes, épuisées et parfois rappelées sur leurs congés, vivent de nouveau une tension maximale en cette fin d’année. Au travers de ce vote, les internautes/lecteurs ont certainement voulu leur faire part de leur gratitude.

Le reste du palmarès

Sans démériter, le rappeur Lujipeka prend la deuxième place du podium, avec 29 % des voix (2 681 votes). L’artiste rennais de 26 ans a sorti son premier album solo en novembre et a été choisi pour la création du festival des Trans Musicales. Une Putain d’époque… dans laquelle tout ne lui réussit pas si mal, et c’est mérité !

Avec 6 % des voix (449 votes), c’est enfin la judokate, née à Rennes et double médaillée olympique, Clarisse Agbegnenou qui monte sur la troisième marche du podium. Moindre consécration qu’aux JO, mais une médaille de cœur qu’on prend plaisir à lui dédier.

Viennent ensuite les libraires Ayla Saura et Solveig Touzé (La Nuit des temps), qui ont reçu le Prix des libraires (4 % des voix, soit 381 votes) ; le professeur Pierre Tattevin, infectiologue au CHU (4 %, soit 337 votes) ; le journaliste Samuel Etienne et sa revue de presse sur Twitch (3 %, 288 voix) ; la scientifique Eszter Dudas qui a reçu le prix Jeunes Talents Unesco pour ses travaux sur la modélisation de l’atmosphère de lointaines planètes géantes (2 %, 189 votes) et l’acteur Dali Benssalah, qui a joué dans le dernier James Bond (2 %, 143 votes).

Cet article est paru dans Ouest-France

Ouest-France
Sarthe
Sarthe SP, mardi 28 décembre 2021 132 mots, p. Sarthe_19

[Chartereau. Déjà présente à Roanne pour...]

Chartereau.Déjà présente à Roanne pour assister à la belle victoire mancelle, la médaillée olympique Alexia Chartereau, désormais licenciée à Villeurbanne, était à Antarès hier soir pour encourager comme il se doit Le Mans Sarthe Basket et tout particulièrement son petit ami Valentin Chéry.

Centre de formation.Directeur du centre de formation du MSB depuis sa création en 1989, Philippe Desnos va prendre une retraite amplement méritée en octobre 2022. Sous son mandat, Le Mans a envoyé 40 joueurs professionnels en LNB, produit 31 internationaux des cadets à l’équipe de France A et formaté deux pensionnaires en NBA. Sur son site officiel, Le Mans a lancé un appel à candidature pour sa succession à la tête du centre de formation. CV et lettres de motivation à envoyer à : [email protected]

L'Indépendant
CARCA_IN
vendredi 5 novembre 2021 344 mots

[Ce dernier week-end d'octobre, alors que...]

Ce dernier week-end d'octobre, alors que les deux équipes seniors XV de Leucate étaient plus qu'à la peine à Tournefeuille pour le compte de la 5ejournée de Fédérale 3, le Ginette Leucate Plage Seven, sous la houlette de Mathieu Siro, le manager sportif du club, encadré par Alain Miranda (secrétaire) et par Alex Delfaut (président), amenait ses hommes à Tours pour disputer le Happy Halloween 7 S, avant-dernière épreuve du Howard Hinton Sevens. Belle initiative puisque les deux équipes de France féminine (médaillée olympique à Tokyo) et masculine de rugby seven, l'équipe de France militaire, les équipes nationales d'Allemagne et de Belgique, accompagnées de team expérimentés qui jouent en Elite Seven, s'étaient donné rendez-vous à Tours (Cher) pour deux jours de compétition. Un tournoi de rugby à toucher à V était, en parallèle, également organisé ainsi que des compétitions pour les jeunes. Au total, près de 1100 joueurs vont évoluer sur le complexe sportif tourangeau.

Début prometteur Néanmoins, les hommes de Mathieu Siro, composés de joueurs de Leucate mais aussi des espoirs de Narbonne, de Carcassonne et de l'USAP, n'avaient jamais joué encore ensemble. Si le réveil musculaire du samedi matin sur un parking d'un hôtel à Poitiers a été bénéfique pour les organismes et le collectif, cela n'a pas été suffisant pour remporter le 1ermatch contre... l'équipe d'Allemagne (26-15). Le deuxième, contre le Wonder 7, se solde par une 1revictoire (12-10). Le troisième, contre l'Esprit Sud Seven, se conclura par une nouvelle défaite. Au soir de la première journée, juste avant la soirée masquée d'Halloween, le Ginette Leucate Plage Seven occupe la 13edu classement sur 19 équipes engagées. Le lendemain, en match de classement, les Audois perdront leur ultime rencontre de deux points, victimes d'un carton jaune et d'une transformation loupée face aux poteaux. L'histoire du rugby seven, en terre occitane, est néanmoins en marche. F.D. Le groupe: Théo Forner, Valentin Guedeau, Mathéo Lacoste, Lofty Chérifi, Axel Dupalut, Yanis Baguigui, Luc Alozy, Thomas Milhorat, Yvan Delacruz, Nathan Guirado, Vincent Capeau, Lilian Pichon, Mathieu Dunyach. Les maritimes ont fait bonne impression à Tours.

L'Est Républicain
Edition de Besançon ; Edition de Montbéliard ; Edition de Vesoul ; Edition de Belfort
Sports | franche-comté, vendredi 26 novembre 2021 486 mots, p. EVES21,MONT21,EBEL21,DOHD21

Handball/Ligue Européenne (phase de poules)

L’ESBF sait où elle voyagera pour la Coupe EHF

Barbara YOUINOU

Le tirage au sort de la phase de poules de la Coupe EHF a eu lieu ! Les Bisontines savent désormais quels seront leurs adversaires. Et elles auront une belle carte à jouer pour obtenir l’une des deux premières places de la poule A afin de rejoindre ensuite les quarts de finale.

Un tirage au sort ? C’est toujours un moment particulier, synonyme de supputations en tout genre. Il permet de mettre en perspective les chances de qualification d’une équipe, par quelles étapes elle va devoir passer. Pour ce qui concerne celui de la phase de poules de la Coupe EHF , il s’est montré plutôt clément pour l’ESBF qui a hérité du Motherson Mosonmagyarovari KC (Hongrie), de Sola HK (Norvège) et du HC Lokomotiva Zagreb (Croatie). « On sait maintenant où on va aller, ça permet d’avancer. Je suis confiant quant aux chances de l’équipe d’atteindre au moins les quarts de finale », a commenté le président du club Daniel Hournon.

Le Motherson Mosonmagyarovari KC, issu du chapeau 1 lors du tirage et qui n’a pas eu à passer par les qualifications, sera le premier adversaire des Bisontines. Le club hongrois a notamment vu passer dans ses rangs l’ancienne demi-centre slovaque de l’ESBF Monika Rajnova (saison 2018-2019). En championnat, l’un des plus relevés d’Europe, elles occupent la quatrième place en partie grâce à la deuxième attaque de la division (322 buts, un de moins que l’ogre Gyor).

Une carte à jouer pour les quarts de finale

Concernant les Norvégiennes de Sola HK, l’une des équipes les plus abordables du chapeau 2, elles ont dû disputer deux tours de qualifications pour se joindre à la fête, en disposant d’abord des Russes de Kuban (68-57 sur les deux confrontations) puis d’Astrakhanochka (56-52). L’équipe a surtout dans ses rangs une certaine ailière gauche Camilla Herrem, triple médaillée olympique (un titre et deux médailles de bronze).

Quant au dernier adversaire des Franc-Comtoises, les Croates du HC Lokomotiva Zagreb, elles restent sur une finale perdue en European Cup, la troisième coupe d’Europe, face aux Espagnoles de Malaga. Sur le troisième tour de qualifications, elles ont fait trébucher les Polonaises du MKS FunFloor Perla Lublin (54-48).

Sur le papier, les joueuses de Sébastien Mizoule ont donc tout pour faire un bon parcours et atteindre a minima le stade des quarts de finale. D’autant plus que le technicien pourra à nouveau compter sur Line Uno, Alizée Frécon-Demouge et Clarisse Mairot pour étoffer son groupe et faire face aux cadences infernales qui s’annoncent pour janvier et février.

Le Progrès (Lyon)
Edition du Roannais ; Edition du Forez ; Edition du Gier et du Pilat ; Edition de L’Ondaine ; Edition de Saint-Etienne ; Edition de la Haute-Loire
Sports | haute-loire et région, vendredi 24 décembre 2021 1062 mots, p. FORZ28,SETI28,ROAN28,GIER28,LOND28,HALO28

HANDBALL

Gilles Monnier, le président qui mouille le maillot

Olivier GUICHARD

Le président du club de handball féminin de Saint-Etienne a lancé sa propre marque d’équipement en collaboration avec le fabricant de boisson Ifri. Défenseur du développement durable, ce retraité suractif souhaite à terme fabriquer ses maillots en polyester recyclés.

S’il y avait un classement du plus beau maillot du championnat de N2 féminine de handball, celui de l’équipe stéphanoise du SEM 42 serait assurément en haut du panier. D’un vert sombre et noir élégant, il attire les regards par les monuments emblématiques de la ville stylisés (le puits Couriot, le stade Geoffroy-Guichard, la cathédrale Saint-Charles,…) qui courent sur le bas du vêtement. « C’est la frise qui plaît et qui nous démarque des autres », sourit Gilles Monnier, le président du club depuis 1992. Il ne le dévoilera pas spontanément mais c’est lui l’ancien de la Manu qui a pris son crayon, aidé par un graphiste.

Plus que son look, c’est la démarche portée par le patron du SEM 42 qui fait l’originalité de ce maillot. Fort d’un constat général, l’idée lumineuse va germer pendant le confinement forcé lié au Covid. « On était parti pour renouveler nos équipements avec Kempa. Et puis on a vu, avec le virus se développer, la nécessité de relocaliser les productions. On est vraiment dépendants l’étranger, alors qu’en France, on sait faire plein de choses. »

« Sensible au développement durable », Gilles Monnier imagine alors ni plus ni moins que de créer son propre équipement en s’appuyant sur des entreprises locales. Une dinguerie de plus ? « Je ne suis pas surpris, des idées comme ça, il en a vingt par jour, rigole Laurent Benterki, l’entraîneur de l’équipe une. Il fallait la concrétiser, ce qui était une autre paire de manches. »

Une fabrication en circuit court à Panissières

Un pari à la hauteur de l’investissement de ce suractif, par ailleurs président de l’OMS. Retraité du GIAT où il aura connu mille vies, de prototypiste sur la climatisation des VAB pour finir responsable de la PAO à l’imprimerie du commissariat des Armées à La Talaudière, ce Géo-Trouvetou se passionne autant de technique que d’innovation. « Je me suis dit qu’il y avait un truc à faire avec le polyester recyclé. Même si, en France, on ne sait pas encore transformer le plastique en fil, on sait quand même le tisser. »

Il tape alors à la porte d’Ifri, leader du marché de l’eau minérale en Algérie, dont la branche française présidée par Xavier Jean-Pierre est depuis début 2020 sponsor du club. Séduit par le culot et le discours de Monnier qui l’a contacté par un simple mail – les deux hommes sont depuis devenus amis – alors qu’il cherchait quelques sous, le frère de l’ex-journaliste de TF1 intercède auprès de ses patrons au Maghreb. L’esprit d’initiative du Stéphanois plaît au fabricant de boisson, qui a le « souci de moins polluer la planète » en recyclant le plastique de ses bouteilles. De là à en confectionner du fil pour fabriquer des maillots ? « J’aimerais convaincre Ifri d’intégrer une société capable de le faire. Je pense que je vais y arriver. »

Le premier exemplaire du paletot, sorti en circuit court d’une usine de Panissières à 60 km de Saint-Etienne, l’est pour l’instant en polyester traditionnel. Sous la marque Ifri live, première étape de la collaboration entre l’industriel et Gilles Monnier. « Et ça ne coûte pas plus cher qu’un maillot de marque parce que je n’ai pas de frais de commercialisation », insiste son créateur.

« Notre intention n’est pas de récupérer du bénéfice »

Pas rassasié, ce dernier a soif de grandeur. Pas pour sa gloriole personnelle mais pour voir son projet vertueux prendre son envol. Et accessoirement créer de l’emploi veut croire ce membre du comité directeur de la mission locale, une autre de ses marottes avec l’insertion par le sport. « On est deux dans ce deal, mais mon but n’est pas de mettre de l’argent. J’ai ma retraite, je suis bien. C’est la passion qui m’anime. Notre intention n’est pas de récupérer du bénéfice mais d’étendre la société. Je ne veux pas me limiter. J’aimerais qu’on se lance dans trois ou quatre coins en France, en s’appuyant sur des usines de confection locales. Le maillot fait parler nos adversaires. Je compte m’appuyer sur le réseau du hand. Mais si on veut lancer la marque à grande échelle, il nous faudrait payer des intermédiaires. Ça reviendrait donc plus cher qu’un maillot classique. Je pense donc dit qu’il faudrait solliciter des gros mécènes nationaux qui, eux aussi, ont leur blason à redorer par rapport à l’écologie. » Il est probable que quelques patrons aient prochainement des nouvelles du tenace Forézien…

Si seulement trente-trois exemplaires ont été fabriqués (vingt-cinq pour les filles de N2 et huit à destination des partenaires), la saison prochaine devrait marquer le vrai lancement d’Ifri live. L’ensemble des 139 licenciées du club stéphanois, qui ont fini d’user les maillots laissés au placard à cause du Covid, seront pourvues. Un club de foot de Bondy, démarché par le boss d’Ifri France, vient également d’en commander 200.

À 62 ans, Gilles Monnier n’est pas encore près de se glisser dans ses charentaises. Même si son épouse, toute jeune retraitée à son tour, et ses filles le poussent « à lever le pied ». Mais quand on pilote sa vie à 100 à l’heure, il n’est pas simple d’appuyer sur le frein.

Les premiers modèles qu’on a reçus avaient une coupe assez grossière, pas très féminine. Il faut reconnaitre que le fabricant a été super réactif et au final nous a fournis un super produit qui convient bien aux filles.

Laurent Benterki, entraineur de l’équipe du SEM 42

Je pense qu’il faudrait solliciter des gros mécènes nationaux qui, eux aussi, ont leur blason à redorer par rapport à l’écologie.

Gilles Monnier

Le Télégramme (Bretagne)
dimanche 14 novembre 2021 328 mots, p. 11SPO-11

Judo

Judo Trois Bretons en bronzeà Perpignan









Trois Bretons, Kaïla Issoufi, Maxime Aminot et Cloé Yvin, ont décroché des médailles de bronze, samedi à Perpignan, lors des Championnats de France D1.

Championnats de France D1

Trois Bretons ont décroché, samedi à Perpignan, une médaille de bronze aux championnats de France de Première Division : Kaïla Issoufi, Maxime Aminot et Cloé Yvin, tous licenciés à Sainte-Geneviève.

La première à avoir validé sa place sur le podium fut Cloé Yvin (-63 kg). La Bretillienne s'est montrée solide face à Gaëtane Deberdt (JC Pontault), vainqueur sur un waza-ari inscrit à 40 secondes de la fin qui lui a permis de maîtriser assez sereinement son combat.

Issoufi avec panache

En -70 kg, Kaïla Issoufi a dominé sa finale des repêchages face à Gwénaëlle Viard (Sainte-Geneviève). Malgré un bandage à la cheville, la Vannetaise a contrôlé les débats. Cinquième des championnats d'Europe juniors il y a deux mois, elle a assuré le spectacle en s'imposant à la dernière seconde sur un deuxième waza-ari.

Il y eut aussi un duel fratricide pour la médaille en -90 kg. Le Finistérien Maxime Aminot a eu le dernier mot face à son partenaire de club Armann Khalatian, originaire de Rennes. Ce dernier a pourtant mené la vie dure au Plouescatais.

Malgré de nombreuses tentatives, notamment en ushimata, Aminot a dû attendre un troisième shido fatal à Khalatian après quatre minutes de Golden score.

Versmisse dans la cour des grandes

Du côté des Bretons licenciés dans la région, il n'y a pas eu d'exploit. Mais de belles prestations sont à noter, comme celle de la junior 2e année d'Yffiniac Judo, Lyse Versmisse, en -78 kg.

La Costarmoricaine a été battue en quart par la Championne de France Audrey Tcheuméo (RS Montreuil), double médaillée olympique à Londres (bronze) et à Rio (argent).

Elle termine à une excellente 7e place pour ses premiers « France D1 ».

L'Est Républicain
Edition de Besançon ; Edition de Montbéliard ; Edition de Vesoul ; Edition de Belfort
Sports, vendredi 17 décembre 2021 330 mots, p. DOHD25,EBEL25,MONT25,EVES25
Aussi paru dans
17 décembre 2021 - Le Bien Public Le Journal de Saône et Loire Le Progrès (Lyon)

biathlon

Anaïs Bescond enflamme le Grand-Bornand

Deuxième du sprint jeudi derrière la leader du général Marte Olsbu Roeiseland, Anaïs Bescond a fait chavirer le Grand-Bornand. La biathlète de 34 ans signe un retour au premier plan à six semaines des Jeux olympiques. Au meilleur des moments.

Le Grand-Bornand a déjà connu sa belle histoire dès la première course de l’étape de Coupe du monde de biathlon en France. Anaïs Bescond a pris jeudi la 2e place du sprint du Grand-Bornand, derrière la Norvégienne leader du classement général, Marte Olsbu Roeiseland, qui a conforté sa place de leader au classement général.

Pour le grand retour du circuit en France après deux ans d’absence en raison de la pandémie mondiale, la triple médaillée olympique a été impeccable au tir (10/10) et a terminé à 15,4 secondes de Roeiseland, elle aussi auteure d’un sans faute derrière la carabine. Une sacrée prestation pour la Norvégienne qui a remporté pour la 3e fois durant cet exercice (la 12e de sa carrière).

Les Françaises en difficulté

Bescond, pourtant handicapée par un rhume, a signé son 2e podium de la saison après avoir fini 2e de la poursuite à Ostersund (Suède), le 4 décembre. Le signe que la biathlète de 34 ans est en pleine forme à six semaines des Jeux olympiques d’hiver de Pékin où les Bleues auront une belle carte jouer.

« J’ai 34 ans, je l’assume. Je suis fière de ma longévité sur le circuit. Et j’ai encore soif de résultats », confiait-elle cet été avant le début de la saison.

Le podium est complété par la Suédoise Elvira Oeberg, qui s’est classée troisième à 16,1 secondes de la vainqueure.

Les autres Françaises ont été à la peine (Julia Simon 13e , Anaïs Chevalier-Bouchet 25e , Justine Braisaz-Bouchet 31e , Chloé Chevalier 64e , Caroline Colombo 93e).

À suivre ce vendredi : le sprint messieurs à 14 h 15

Midi Libre
RODEZ_ML
dimanche 5 décembre 2021 405 mots

Les Français sur les podiums

Les Françaises Anaïs Bescond (2e) et Anaïs Chevalier-Bouchet (3e) sont montées samedi sur le podium de la poursuite (10km) remportée par la Norvégienne Marte-Olsbu Roeiseland. Anaïs Chevalier-Bouchet (28ans), auteure d'un 19/20 au tir, intègre pour la deuxième fois de la saison le Top 3, alors que le dernier podium sur le plan individuel d'Anaïs Bescond (34ans), parfaite derrière la carabine (20/20), remontait au 5mars 2020. «Ce podium représente beaucoup, deux ans sans podium c'est une éternité pour une athlète,a déclaré Bescond,triple médaillée olympique et doyenne du groupe France. Je suis hyper satisfaite, il y a eu énormément de bonnes choses aujourd'hui. Je n'ai jamais rien lâché et je me suis entraînée avec beaucoup de rigueur et de coeur à l'ouvrage cette année.» «Ça va plutôt bien en ce moment pour moi,a de son côté réagi Chevalier-Bouchet.Physiquement,je ne suis pas encore au max, il m'en manque encore sur les derniers tours mais aujourd'hui je suis partie à l'attaque, je voulais jouer et m'imposer. J'en ai un peu mis dans les premiers tours et j'ai peut-être perdu un peu d'énergie dans les derniers tours. L'objectif pour moi c'est de mettre les balles parce que si je mets les balles, je sais que je peux jouer des podiums.» Ce doublé tricolore sur le podium tombe pour les Bleues, à la veille du relais. Les deux Françaises n'ont en revanche rien pu faire face à Marte-Olsbu Roeiseland lors de cette première course en confrontation directe. L'Autrichienne Lisa-Theresa Hauser (4e), victorieuse du sprint jeudi, a été en tête quasiment de bout en bout grâce à sa justesse à la carabine (20/20) avant de se faire dévorer sur la piste par Roeiseland et le duo français. Elle conserve néanmoins la tête du classement général.

Cinq pioches pour Jacquelin L'équipe de France, composée de Fabien Claude, Émilien Jacquelin, Simon Desthieux et Quentin Fillon-Maillet, a terminé samedi deuxième du relais (4x7,5km) remporté par la Norvège. Les Bleus, bien lancés par Fabien Claude, ont été handicapés par le passage d'Émilien Jacquelin qui a eu besoin de cinq pioches au tir (3 au couché, 2 au debout). Les Norvégiens (Sivert Bakken, Tarjei Boe, Johannes Thingnes Boe, Vetle Sjaastad Christiansen) ont eux fait preuve d'une redoutable efficacité à la carabine (4pioches au total) pour devancer la France de 11,2 secondes. Anaïs Bescond, auteur d'un 20/20 aux tirs, a fini deuxième.

Centre Presse Aveyron
RODEZ_CP
dimanche 5 décembre 2021 421 mots
Aussi paru dans
5 décembre 2021 - L'Indépendant

Des podiums pour les Bleus

Les Françaises Anaïs Bescond (2e) et Anaïs Chevalier-Bouchet (3e) sont montées hier sur le podium de la poursuite (10Les Françaises Anaïs Bescond (2e) et Anaïs Chevalier-Bouchet (3e) sont montées hier sur le podium de la poursuite (10

km) d'Ostersund (Suède) comptant pour la Coupe du monde de biathlon. L'équipe de France masculine a elle terminé deuxième du relais.km) d'Ostersund (Suède) comptant pour la Coupe du monde de biathlon. L'équipe de France masculine a elle terminé deuxième du relais. Anaïs Chevalier-Bouchet (28 ans), auteure d'un 19/20 au tir, intègre pour la deuxième fois de la saison le Top 3, alors que le dernier podium sur le plan individuel d'Anaïs Bescond (34 ans), parfaite derrière la carabine (20/20), remontait au 5mars 2020. «Ce podium représente beaucoup, deux ans sans podium c'est une éternité pour une athlète, a déclaré Bescond, triple médaillée olympique et doyenne du groupe France.Je suis hyper satisfaite, il y a eu énormément de bonnes choses aujourd'hui. Je n'ai jamais rien lâché et je me suis entraînée avec beaucoup de rigueur et de coeur à l'ouvrage cette année.» «Ca va plutôt bien en ce moment pour moi, a de son côté réagi Chevalier-Bouchet.Physiquement, je ne suis pas encore au max, il m'en manque encore sur les derniers tours mais aujourd'hui je suis partie à l'attaque, je voulais jouer et m'imposer. J'en ai un peu mis dans les premiers tours et j'ai peut-être perdu un peu d'énergie dans le dernier tours. L'objectif pour moi c'est de mettre les balles parce que si je mets les balles, je sais que je peux jouer des podiums.» Les bons résultats de ce début de saison (2 podiums en 4 courses) n'ont en revanche pas modifié l'approche de la Française, qui ne pense pas encore au classement général mais reste focalisée sur les Jeux Olympiques de Pékin (4-20février).

Les garçons deuxièmesLes garçons deuxièmes L'équipe de France, composée de Fabien Claude, Emilien Jacquelin, Simon Desthieux et Quentin Fillon-Maillet, a terminé hier deuxième du relais (4x7,5 km) d'Ostersund (Suède), comptant pour la Coupe du monde de biathlon et remporté par la Norvège. Les Bleus, bien lancés par Fabien Claude, ont été handicapés par le passage d'Emilien Jacquelin qui a eu besoin de cinq pioches au tir (3 au couché, 2 au debout). Une mauvaise habitude pour le Français, qui avait déjà plombé plusieurs relais par le passé par de grosses erreurs à la carabine. Chevalier-Bouchet a les JO de Pékin dans un coin de la tête.MAXPPP

Le Télégramme (Bretagne)
samedi 27 novembre 2021 385 mots, p. 11DIN-DINARDUNE
Aussi paru dans
26 novembre 2021 - Le Télégramme (Bretagne) (site web)

Dinard

Dinard Emmy Legaret, espoir de l'escrime, vole vers Sofia









L'escrimeuse prodige de Dinard, Emmy Legaret, s'envole pour Sofia pour affronter les meilleurs moins de 17 ans de la planète, ce week-end.

Le week-end sera chargé pour Emmy Legaret ! Âgée de 15 ans, la sabreuse de la Lame d'Émeraude Dinardaise (Led) part pour Sofia, en Bulgarie, samedi, afin de représenter la France en compétition, dimanche. Tireuse depuis huit ans, elle fait partie des vingt françaises de moins de 17 ans sélectionnées sur le circuit européen. « Cette sélection récompense son travail : c'est la première marche du haut niveau, elle y va pour découvrir et pour apprendre », commente Frank Nicolet, son maître d'armes à la Led.

18 nations dont USA et Russie

Face à elle, pas moins de 192 tireuses de 18 nations, dont des Américaines et des Russes, pour des affrontements en individuel. Emmy, qui fait son entrée chez les M17, a effectué un stage préparatoire à la TousSaint avec les 11 autres meilleures françaises. Elle doit sa sélection à ses performances aux épreuves nationales tenues à Orléans et Strasbourg, cet automne.

Arrivée à l'escrime car elle avait « beaucoup d'énergie à dépenser », elle pratique 6 h par semaine. Son modèle ? Manon Brunet, médaillée olympique. Elle apprécie de s'entraîner avec des garçons, qui sont majoritaires dans ce sport. « Ça me fait progresser », sourit-elle, en confiant que la reprise post-confinement « a été difficile ». Il est vrai qu'aucune compétition n'a eu lieu depuis qu'elle était en M15. Le dernier rendez-vous de haut niveau a eu lieu en Croatie, en février 2020 ; François Maruelle, licencié au club, était revenu avec le titre européen en équipe.

Championne de France M13, vice-championne en équipe, plusieurs fois championne de Bretagne, Emmy Legaret s'inscrit dans la lignée de ses aînés. Depuis 1991, Frank Nicolet, découvreur de talents, a amené sept sabreurs aux championnats d'Europe ou du Monde, et quatorze sur les circuits européens.

« Plus agressive ! »

À l'issue du tournoi de Sofia, les quatre meilleures tireuses iront représenter la France aux Championnats d'Europe. Samedi, Emmy rejoindra sa camarade Brestoise, Émilie Amis, sélectionnée elle aussi. Avec, en tête, un dernier conseil de son maître d'armes : « être plus agressive ! ».

Ouest-France
Bayeux, Caen ; Pays d'Auge ; Caen, Vire ; Orne ; Saint-Lô, Coutances, Cherbourg ; Avranches, Granville
Normandie SP, mercredi 29 décembre 2021 514 mots, p. Bayeux Caen_19

Flavie Renouard, 2021 comme dans un rêve

Gaëtan BRIARD.

Sportive normande de l’année. Championne d’Europe Espoirs sur 3 000 m steeple, la Calvadosienne a collectionné les médailles. Une saison exceptionnelle.

Un plébiscite. Au moment de voter pour la sportive normande de l’année, les huit journalistes sportifs des rédactions de Caen, Saint-Lô et Alençon ont tous placé Flavie Renouard sur la plus haute marche, loin devant la basketteuse pontépiscopienne Marine Johannès (2e, médaille de bronze aux JO)et la handballeuse cherbourgeoise Océane Sercien-Ugolin (3e, championne olympique et vice-championne du monde). «  Je vous remercie tous,s’est émue l’athlète de l’EA Mondeville-Hérouville. Je ne pensais pas que ce soit possible, surtout face à une médaillée olympique .  »

Sur la piste et dans la boue, la Calvadosienne de 21 ans ne pouvait pas faire beaucoup mieux pour nous convaincre. «  En 2021, j’ai atteint mes objectifs mais aussi mes rêves,résume-t-elle. Mon objectif, c’était de monter sur le podium des championnats de France Élite. Il a été plus qu’atteint. Mon rêve, c’était de faire les championnats d’Europe et cela s’est transformé en une médaille d’or. C’est le point culminant d’une année plus que réussie.  »

«  Mon papa savait que c’était possible, pas moi  »

Tout cela est dit par une jeune femme qui s’avance toujours sur la pointe des pieds au moment de parler d’elle. Pointes aux pieds, c’est une autre histoire. En moins d’un mois, au début de l’été 2021, celle qui est entraînée par son père Alain aura explosé son record personnel (9’45’’06) puis signé un doublé mémorable, en devenant championne de France Élite puis championne d’Europe Espoirs.

Le tout sur une discipline, le 3 000 m steeple, qu’elle avait découverte un an plus tôt. «  Je n’avais pas trop imaginé tout cela,admet-elle. Mon papa est très content de cette saison. Il savait que tout cela était possible, pas moi.  »

En fin d’année, Flavie Renouard aura ajouté trois nouvelles médailles à sa collection en cross (championne de Normandie, vice-championne de France espoirs, en bronze avec l’équipe de France espoirs aux championnats d’Europe). «  C’est une année hyper complète dans tous les domaines. De septembre à décembre, j’ai encore senti que j’avais passé un cap sur l’effort long.  »

Que faut-il désormais souhaiter à la Normande pour l’année 2022, sa dernière chez les Espoirs ? «  Continuer à progresser et aller chercher d’autres bons résultats. Le faire une fois, c’est bien. Le refaire plusieurs fois demande beaucoup de travail.  »

Celle qui a le regard logiquement tourné vers Paris 2024 visera «  deux gros objectifs  »dans la cour des grandes : les championnats d’Europe (du 15 au 21 août à Munich) et les Mondiaux (du 15 au 24 juillet aux États-Unis).

Le classement

1. Flavie Renouard, 24 points ; 2. Marine Johannès, 13 pts ; 3. Océane Sercien-Ugolin, 10 pts.

Cet article est paru dans Ouest-France

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche et Beaujolais ; Edition de Tarare – L’Arbresle – Monts du Lyonnais ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, samedi 27 novembre 2021 213 mots, p. VILL30,TAML30,OGML30,LYOE30,VALS30,LYON30

Express

Un sentier trop boueux contourné

C’était une mare de boue de plus de 500 mètres de long. Un sentier situé avant l’entrée dans Chaponost sera finalement évité. Les organisateurs ont procédé ce vendredi à un changement de parcours qui n’allonge pas le kilométrage.

La SaintéLyon diffusée en direct en 2022 ?

À l’instar de nombreux trails comme l’UTMB ou la course des Templiers, la SaintéLyon devrait produire en 2022 un direct TV des derniers kilomètres de la course à partir de Soucieu. « On travaille sur ce projet avec nos partenaires, confirme l’organisateur Michel Sorine. C’est un joli défi pour une épreuve de nuit. L’une des principales difficultés sera de trouver des cadreurs capables de suivre les meilleurs en courant dès lors que ce n’est pas possible de lancer des vélos sur les chemins alors que les premiers rejoignent les derniers de la SaintExpress. »

Une championne d’Europe d’heptathlon au départ

Antoinette Nana Djimou passe au trail ! La double championne d’Europe de l’heptathlon (36 ans), qui vient d’arrêter sa carrière, sera au départ de la SaintéLyon en relais à 4 au sein de l’équipe Asics. Elle aura notamment la médaillée olympique de triathlon en relais mixte Léonie Périault pour coéquipière.

L'Indépendant
CARCA_IN
samedi 25 décembre 2021 482 mots
Aussi paru dans
24 décembre 2021 - L'Indépendant (site web)
25 décembre 2021 - La Dépêche du Midi

Judo: une belle brochette de ceintures noires!

Ils sont six à avoir réussi aux différents tests d'accès au grade de ceinture noire 1redan

: leur ceinture vient de leur être remise officiellement par leurs enseignants sur le tatami trébéen. Le Budo 11, présent sur Carcassonne et Trèbes, s'affiche comme le 1erclub de judo dans l'Aude avec 370licenciés.

La ceinture noire, une étape importante Une ceinture noire, une étape importante dans la vie d'un judoka, qui devient désormais

pratiquant. Lors d'une cérémonie propre à l'école trébéenne, simple et familiale mais très protocolaire devant les enseignants, ceux qui sont allés chercher cette nouvelle ceinture étaient mis à l'honneur devant leurs familles. Cette ceinture, premier grade qui n'est pas donné par le professeur de judo, représente une triple valeur

: Shin , la moralité, l'esprit, le caractère

; Gi , la technique, l'habilité

; Tai , la force du corps, la «

forme physique ». Le judoka ceinture noire doit comprendre l'importance de ces valeurs et s'efforcer de les mettre en pratique, la ceinture donne un certain prestige à celui qui la porte et en même temps la responsabilité d'être un exemple... Ils vont garder leur ceinture noire au moins 25 années.

En présence d'Automne Pavia Sawsana, Mattéo, Carla, Sébastien, Jade et Ulysse, les nouveaux gradés ont eu la surprise d'avoir à leurs côtés Automne Pavia

! Automne Pavia qui a été incontestablement l'une des meilleures judokas française en son temps, détient un joli palmarès

: deux médailles de bronze en championnats du monde, triple championne d'Europe, cinq fois médaillée européenne consécutivement de 2012 à 2016, médaillée mondiale en

2014 et

2015, médaillée olympique en bronze aux Jeux olympiques de 2012 à Londres. Adrien, Olympe, Virgile, Océane, Théodore, Théodène et Ulysse sont les huit enfants de Richard Pavia et son épouse. Les 10 sont désormais ceintures noires. La tribu Pavia était reconstituée à Trèbes... Même les trois petits-enfants étaient là et la joie familiale d'être tous ensemble sur le tatami bien palpable

! Automne Pavia voit sa vie prendre un nouveau tournant. Dès janvier

2022, elle devient entraîneur des cadets au sein du staff de la Fédération française de judo. Une fédération qui vient de lui attribuer la ceinture noire 5edan... «Une nouvelle aventure, un nouveau challenge pour celle qui a hâte de commencer ce qu'à présent elle voulait faire: accompagner et passer de l'autre côté de la compétition...» , annonçait-elle tout sourire.

Un bel exemple à suivre ! Jean-Marc Lafon, conseiller municipal évoquait un club dynamique sur la ville... «Bravo à tous, parents, enseignants, élèves et bénévoles». Richard Pavia, quant à lui, remerciait les nouveaux gradés

: «Ils sont tous copains, ils s'encouragent mutuellement et représentent bien les valeurs du Budo 11». J. B. Automne aux côtés de Richard Pavia, un papa fier et heureux! Les nouvelles ceintures noires entourées de leurs enseignants. A droite, l'élu Jean-Marc Lafon. La responsabilité d'être un exemple

Les nouveaux ceintures noires entourés de leurs enseignants et à droite Jean-Marc Lafon pour la municipalité.

Ouest-France
Vannes
Grand-Champ - Saint-Jean-Brévelay - Locminé, lundi 20 décembre 2021 427 mots, p. Vannes_12

Le Monde du Nédo inspire les entrepreneurs

Dans un écrin de verdure de 30 hectares, composé de bois et de pâture, le château du Nédo, construit à la fin du XIXe siècle, accueille les entreprises qui souhaitent se mettre au vert.

Familier du Morbihan depuis quelques années, Bertrand Tierny, qui passait ses vacances sur l’île de la Jument, a décidé, en 2019, de quitter les Hauts-de-France, après une carrière bien remplie dans le monde de l’informatique et celui de DRH et du management.

À la recherche d’une grande maison pouvant accueillir ses quatre enfants et toute sa famille, il tombe par hasard sur le château du Nédo. Il l’achète et décide de concrétiser ses convictions : il lance le concept du monde du Nédo en mai 2021.

Situé aux portes de Vannes, et du golfe du Morbihan, de la gare TGV et de l’aéroport, il le transforme en un lieu de séminaires pour les dirigeants et les décideurs d’entreprises, dans un cadre grandiose de 30 hectares.

Avant de lancer le projet, Bertrand Tierny s’est inspiré de son passé professionnel : « J’ai constaté que de trop nombreux projets d’entreprises échouaient faute de cohésion dans les équipes et de capacité à travailler ensemble.  »

Des chambres avec l’univers de Tintin

Destiné aux entreprises, le Monde du Nédo accueille donc des groupes à taille humaine pour pouvoir prendre du recul dans un lieu inspirant et authentique et les aider à contribuer au projet collectif de l’entreprise.

Le château du XIXe siècle associe histoire et modernité, il est composé de plusieurs espaces de travail et de convivialité à travers différentes ambiances : rez-de-chaussée, salle de réunion, cuisine salle à manger, terrasses et un rez-de-chaussée jardin ouvert sur le parc : « Les participants peuvent se préparer à manger ensemble, se détendre dans la salle dotée d’un billard, et profiter d’une pièce ambiance bistrot  », explique le propriétaire de ce lieu atypique, comprenant cinq chambres au décor inspirées de l’univers de Tintin. Parmi ceux qui en ont déjà profité, on trouve Marie-Laure Brunet, double médaillée olympique de biathlon, mais aussi un coach professionnel, un naturopathe, un technicien forestier.

Il est possible d’utiliser et de réserver l’ensemble du domaine, formule comme chez soi, à la carte : une salle, un étage ou plusieurs chambres… Un abonnement annuel est proposé.

Contact : Château du Nédo 56420 Plaudren. Mail : [email protected]

Cet article est paru dans Ouest-France

Le Figaro (site web)
samedi 2 décembre 2023 - 14:05 UTC +01:00 359 mots

Sports ; Autres Sports ; Sports d'hiver

Hockey sur glace : la Finlandaise Sanni Hakala annonce sa paralysie des jambes après un terrible choc contre un poteau

T. J.

Double médaillée olympique, la hockeyeuse a été victime d’un violent choc à la tête lors d’un match de première division suédoise, le 24 novembre.

Terrible nouvelle en hockey sur glace. Transportée à l’hôpital le vendredi 24 novembre lors d’un match de SDHL (l’élite féminine suédoise), la Finlandaise Sanni Hakala a annoncé, ce vendredi sur les réseaux sociaux, être atteinte d’une paralysie totale au bas du corps. «Paralysée de la poitrine aux pieds avec une fonction réduite des bras et des mains», la double médaillée de bronze olympique va vivre en fauteuil roulant «pour le restant de ses jours». «Je dois désormais faire face à une longue et dure bataille avec mon corps, le match le plus difficile de ma vie», a-t-elle écrit.

Un accident tristement unique en hockey sur glace

Sous le maillot de son équipe du HV71 (club situé à Jönköping en Suède), la joueuse de 26 ans a heurté très violemment le poteau d’un but à pleine vitesse, la tête la première, après un contact avec une défenseure adverse. Restée inconsciente de longues minutes au sol, Hakala a été évacuée sur civière avant d’être opérée du cou. Sa paralysie totale étant officialisée une semaine plus tard.

« J'ai besoin de focaliser toute mon énergie sur ma rééducation afin que je puisse récupérer le plus possible», a indiqué la triple médaillée mondiale, sur qui le sort s’est malheureusement acharné. «Tous les cas précédents de paralysie provenaient soit de charges directes avec un joueur, soit d'un contact avec la balustrade»,a précisé Niklas Lindblad, médecin en charge des équipes nationales de Finlande, qui a dévoilé qu’aucune paralysie en hockey sur glace n’avait jamais été causée par une collision avec un poteau.

Le tragique accident de la Finlandaise a suscité un grand nombre de réactions dans le monde du hockey sur glace. Des banderoles ont notamment été déployées dans plusieurs patinoires en Suède, ce vendredi, pour apporter un soutien à la joueuse.

Voir aussi :

Hockey sur glace : le port du protège-cou va devenir obligatoire en France

Le Monde (site web)
sport, vendredi 3 novembre 2023 - 17:30 UTC +0100 853 mots
Aussi paru dans
4 novembre 2023 - La Matinale du Monde

Snowboardcross : l’équipe de France s’en remet au financement participatif pour préparer au mieux sa saison

Mathieu Maine

Le 5 octobre, la Fédération française de ski a lancé une cagnotte en ligne pour récolter des fonds à destination de ses snowboardeurs. La hausse des prix a grandement affecté l’équilibre budgétaire de l’équipe, qui est l’une des meilleures au monde.

D’ordinaire, une cagnotte est créée pour organiser le pot de départ d’un collègue ou pour se cotiser en vue d’un cadeau d’anniversaire commun. Il est bien plus rare qu’elle soit organisée par une instance sportive pour venir en aide à ses athlètes, qui plus est quand ces derniers composent l’une des meilleures équipes du monde.

Pourtant, c’est ce à quoi est confrontée l’équipe de France de snowboardcross. Le 5 octobre, la Fédération française de ski (FFS) a lancé une campagne de financement participatif pour ses snowboardeurs afin de leur permettre une préparation optimale avant la première manche de Coupe du monde de la saison, du 1er au 3 décembre, aux Deux-Alpes (Isère).

La chose est d’autant plus surprenante que les résultats des Tricolores dans la discipline sont remarquables : les Bleus ont remporté huit médailles en cinq éditions des Jeux olympiques d’hiver et ils totalisent quatorze podiums en Coupe du monde la saison dernière. La France peut, en outre, se targuer d’avoir glané deux globes de cristal de rang – la récompense remise à la meilleure nation –, en 2022 et 2023.

« On optimise chaque euro dépensé »

Mais, depuis quelques années, la hausse des prix a grandement affecté l’équilibre budgétaire du snowboardcross français. « Entre l’augmentation des billets d’avion, du prix des hôtels, des forfaits… cela devient de plus en plus compliqué à assumer, développe Chloé Trespeuch, double médaillée olympique de la discipline. On ne peut pas faire plus de concessions que ce que l’on fait actuellement, on optimise chaque euro dépensé. »

Au point que Luc Faye, directeur des équipes de France de snowboard, se réjouirait presque de l’absence de neige sur les sommets européens en octobre : « Ça nous a bien arrangés, car cela nous a permis de ne pas dépenser l’argent que nous n’avions pas. »

Pour pallier ces difficultés économiques, il a donc fallu se réinventer. « Depuis quelque temps, nous effectuons beaucoup de skate, car c’est un effort qui peut ressembler au snow. Notre staff est très ingénieux pour ça », explique Chloé Trespeuch. Reste que ce manque de moyens peut clairement jouer sur la performance des athlètes : « On va faire moins de jours de snowboard que la concurrence, et ça va vite se ressentir », redoute ainsi la Savoyarde.

Avant le top départ de la saison et la première manche de Coupe du monde en Isère, les Bleus ont tout de même pu profiter d’un stage au Chili. Une préparation en Amérique du Sud longue d’un mois, afin d’optimiser les coûts du déplacement.

Grâce à une aide de 25 000 euros de la FFS, le clan tricolore pourra aussi s’entraîner en Autriche, à partir du 5 novembre. En revanche, entre la manche de Coupe du monde en France et celle organisée à Cervinia (Italie), à la mi-décembre, « plus d’une semaine va s’écouler et ce n’est même pas sûr que les athlètes puissent s’entraîner sur de la neige », regrette déjà M. Faye.

« Le palmarès ne fait pas le budget »

Une cagnotte a donc été lancée pour récolter des fonds et permettre aux sportifs français de pouvoir s’entraîner dans les meilleures conditions possibles. Vendredi 3 novembre, en milieu d’après-midi, elle avait atteint 1 800 euros. Elle sera clôturée dimanche. Le dispositif a été mis en place « sans vraiment savoir ce que ça allait donner, un peu comme un cri d’alarme », avoue M. Faye, qui concède que « ce n’est pas très concluant mais loin d’être négligeable ». Mme Trespeuch, elle, se dit « contente de ce coup de pouce ».

« On ne se sent pas très soutenus par la FFS, fait valoir le directeur des équipes de France de snowboard. Mais elle ne peut pas tout assumer : c’est aussi le milieu de la montagne et indirectement l’Etat qui ne nous reconnaissent pas à notre juste valeur. On me dit souvent que le palmarès ne fait pas le budget, c’est dommage… »

Le cas du snowboardcross illustre les problèmes rencontrés par la FFS depuis des années. En mai, Fabien Saguez, son président, avait reconnu manquer de « 300 000 à 500 000 euros » pour boucler l’enveloppe annuelle de son budget, tournant autour de 11 millions d’euros. La discipline souffre également d’un manque de médiatisation et de partenaires privés pour pouvoir continuer à performer au plus haut niveau. Mais Chloé Trespeuch reste positive et espère que les futures médailles de son équipe inciteront « les partenaires et la Fédération à soutenir encore plus le snowboardcross français dans les années à venir ». En ligne de mire, les Jeux d’hiver de 2026, en Italie.

Cet article est paru dans Le Monde (site web)

Le Point.fr, no. 202203
Sciences et technos, samedi 19 mars 2022 1420 mots
Aussi paru dans
17 mars 2022 - Le Point

Marie Patouillet, la cycliste météorite

Par Romain Gonzalez

L'athlète paralympique, invitée de Neuroplanète, le forum du « Point » dédié au cerveau (les 18 et 19 mars à Nice), livre les clés de son ascension fulgurante.

On a beau être préparé, on sent bien que notre première question peut être indélicate. « Pouvez-vous nous en dire plus sur votre handicap ? »« Je pense que ma réponse ne va pas vous plaire », répond la cycliste, double médaille de bronze aux Jeux paralympiques de Tokyo. « À la rigueur, je peux vous dire que je souffre d'une malformation de naissance au niveau du pied et de la jambe gauche. Cela s'appelle une agénésie partielle du pied. Après, rentrer dans les détails, c'est non. Il ne viendrait pas à l'esprit de demander à un inconnu le contenu de son dossier médical, si ? »

Et l'athlète, née à Versailles en août 1988, d'enchaîner sans attendre, comme inquiète d'avoir pu troubler son intervieweur. Et pourtant, Marie Patouillet aurait toutes les raisons de s'émouvoir de cet accent encore une fois mis sur son handicap, elle qui a dû faire face depuis son plus jeune âge aux prunelles moqueuses. « J'ai été victime de harcèlement scolaire. Je pense que ma force vient de là : de ma malformation et des dommages collatéraux qui s'ensuivirent. » Un handicap, que l'on qualifiera de léger et presque imperceptible, qui l'aura pourtant cataloguée pendant des années aux yeux des autres élèves. Pour Marie Patouillet, de cette violence est née une force mentale inédite, une envie constante de se dépasser. « C'est par le sport que je me suis libérée. C'est comme cela que j'ai découvert le dépassement de soi, et c'est grâce à cela que j'ai prouvé aux autres que je pouvais tout à fait être "à leur niveau". Je courais régulièrement, c'était ma manière d'oublier cette malformation. »

Révélation. Ce dépassement de soi la conduira à livrer sur la scène de Neuroplanète, à Nice, les mécanismes qui l'ont conduite à ne jamais renoncer à son rêve, le sport de très haut niveau. Cette résilience lui a permis de résister aux remarques de ses camarades de classe, mais aussi à sa réforme de l'École de santé navale de Bordeaux, qui exigeait de hautes compétences en course à pied qu'elle ne possédait plus à la fin de ses études à cause d'une aggravation de son handicap. Exit donc une carrière au sein du ministère de la Défense. Grâce à une formation commune entre l'École de santé navale et la faculté de médecine, Marie Patouillet devint médecin généraliste. Une profession qui la passionne, même si elle n'oublie jamais son objectif initial : la compétition sportive, quelle qu'elle soit.

« À l'époque de ma réforme de l'École de santé navale, je ne me suis pas effondrée, balaie-t-elle. J'ai simplement dû changer de voie, mon objectif étant toujours de me dépasser. » Et Marie Patouillet de se voir offrir deux choix par ses médecins : cyclisme ou natation. Elle opte pour la première solution et achève en 2017 une étape du Tour de France en 9 h 23 en tant que simple curieuse. Une révélation pour celle qui n'aura mis que trois ans à devenir vice-championne du monde de cyclisme sur piste, en 2020. Car ce qui est évident chez la jeune femme, c'est sa volonté de réussir, quoi qu'il en coûte, dans n'importe quelle discipline.

Performance. Aux Jeux de Tokyo 2020, Marie Patouillet a décroché le bronze en poursuite individuelle.

Préparation. Derrière la progression météoritique de la médaillée olympique se dissimule une volonté à toute épreuve, des rencontres et du flair grâce auxquels elle a accédé aux entraînements sélectifs de l'US Créteil, une institution qui a formé de nombreux pistards. Là, matériel de pointe et entraîneurs qualifiés permettent à la cycliste de franchir rapidement les étapes. Avec comme dynamo un entraîneur d'élite, Grégory Baugé, dit « le Tigre » - quatre médailles olympiques et neuf titres de champion du monde à son actif. Un gagnant à l'oeil expert, capable de détecter une athlète pourtant novice, mais à la volonté sans faille.

Une ascension fulgurante permise aussi par une préparation mentale à double battant. D'un côté, un accompagnement psychologique « pour pouvoir gérer à la fois ma vie personnelle de sportive de haut niveau et de médecin ». De l'autre, une préparatrice mentale qui l'accompagne au quotidien dans les vélodromes, soutien essentiel alors que la dépression touche nombre d'athlètes. Marie Patouillet l'a d'ailleurs elle-même connue après les Jeux olympiques et paralympiques (JOP) de Tokyo : « J'ai mis quatre mois à gérer mon retour du Japon. C'était une période tellement forte, inattendue d'un point de vue émotionnel. De plus, la bulle sanitaire liée au Covid nous a complètement déconnectés du monde environnant. » L'athlète y avait malgré tout reçu la première médaille française.

Adaptation. Dans l'esprit de Marie Patouillet, cet épisode difficile n'a pourtant rien à voir avec le contexte du début d'année 2020. « La situation était extrêmement anxiogène, se souvient-elle. Mentalement, je n'arrivais plus à m'entraîner. Lorsque le report des Jeux a été annoncé, ça a été un soulagement pour moi. » Mais, chez elle, tout est affaire d'adaptation, et la mise sous cloche de la vie sportive lui aura été finalement bénéfique. « Cette année supplémentaire m'a permis de mieux me préparer. Au 1er mars 2021, j'ai arrêté mon activité de médecin pour me dédier entièrement à mon entraînement jusqu'aux JOP de Paris. » Ce choix, rendu possible par le soutien de sponsors privés et du dispositif du ministère de la Défense L'Armée de champions, a divisé par trois le niveau de vie de la trentenaire, « mais qu'importe, assure t-elle, tant que je pouvais pédaler ».

Résilience. Marie Patouillet est devenue vice-championne du monde de paracyclisme sur piste.

Passée en quelques années d'une pratique dominicale du VTT à la compétition suprême dans le domaine du cyclisme sur piste, Marie Patouillet a découvert les affres d'un monde aux allures de boys' club : seule femme dans une équipe olympique hexagonale composée exclusivement d'hommes, elle a dû y montrer une nouvelle fois une volonté unique. « Aux Jeux de Tokyo, on m'a dit que, si je ne voulais pas subir de remarques sexistes, je n'avais qu'à choisir un sport de fille. J'espère que d'ici les JOP de Paris la fédération féminisera les équipes dès lors qu'une athlète s'y trouve. »

Un sentiment de solitude dont la fin semble proche : une jeune cycliste, Heïdi Gaugain, devrait accompagner Marie Patouillet aux JOP de Paris. Plus qu'une échéance, l'espoir d'une consécration de plus pour celle qui évoluera « à domicile », au vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines. Peut-être aussi un de ces chants du cygne dont on sait qu'ils sont souvent les plus beaux. « Les JOP de Paris seront en effet mes derniers Jeux, ceux où mon corps et ma tête devront être les plus performants », se promet celle qui vient de battre le record du monde du 200 mètres au vélodrome de Bourges.

Consécration. Sa réussite symbolise pourtant également à ses yeux les limites du sport français. « Pour performer aux JOP, il faut de l'argent, mais aussi des stratégies de détection des athlètes, analyse la cycliste. Je ne suis pas sûre qu'on soit au niveau en France. Si je prends mon exemple personnel, aux 500 mètres en 2017 je faisais près de dix secondes de plus qu'aujourd'hui, ce qui est énorme. Rien ne me prédestinait à battre un record du monde quelques années plus tard, il fallait donc que quelqu'un croie en moi ! »

Son tandem avec Grégory Baugé est solide : il se projette désormais sur les deux prochaines années, sans stress affiché, alors que la médiatisation des athlètes français se révélera sans doute inédite. Du moins, c'est ce qu'espère la paracycliste, qui déplore le manque d'intérêt entre deux Jeux, d'autant plus lorsqu'il s'agit de cyclisme sur piste, parent pauvre d'un sport qui fait la part belle aux routiers, Julian Alaphilippe en tête.

Et ensuite ? Marie Patouillet ne s'en cache pas : elle adore être médecin. Encore quelques milliers de tours de piste avant de raccrocher, sous l'air, pourquoi pas, d'une Marseillaise lancée dans les travées yvelinoises. Une consécration potentielle pour celle qui aurait pu ne jamais pédaler. « Le cyclisme a été un choix de sport qui m'a été un peu imposé. Pourtant, aujourd'hui, je compte bien pratiquer le vélo jusqu'à ce que mon corps ne fonctionne plus... Disons vers 85 ans ! »§

Retrouvez Marie Patouillet au Centre universitaire méditerranéen de Nice dans le cadre de Neuroplanète. Informations et billetterie sur :

https://www.lepoint.fr/evenements/

Grand Bien Vous Fasse Émission du jeudi 17 mars sur France Inter pour Neuroplanète 2022 : Les troubles Dys, avec Franck Ramus, directeur de recherche au CNRS, professeur au laboratoire de Sciences cognitives et psycholinguistique à l'École normale supérieure de Paris.

Cet article est paru dans Le Point.fr

Le Monde (site web)
sport, vendredi 18 mars 2022 - 17:27 UTC +0100 777 mots

Biathlon : deuxième du sprint à Oslo, Quentin Fillon Maillet s’adjuge le petit globe de la spécialité

Aude Lasjaunias

L’ultime étape de la saison de Coupe du monde est la dernière pour deux figures de l’équipe de France : Simon Desthieux et Anaïs Bescond ont décidé de prendre leur retraite sportive.

L’assurance de terminer la saison avec le gros globe de cristal, qui récompense le meilleur biathlète de la saison de Coupe du monde, n’a pas rassasié Quentin Fillon Maillet. Pas question de conclure l’hiver « moyennement », avait-il prévenu, dimanche dernier, à l’issue de la manche d’Otepää (Estonie).

« Jusqu’à la dernière course, je serai présent et à 100 %. Je ne lâcherai rien jusqu’au bout. »

Vendredi 18 mars, lors du sprint d’Oslo – la première des trois courses de l’ultime étape du circuit mondial – « le morbaque » (le surnom de Fillon Maillet) n’a rien pu faire face au Norvégien Sturla Laegreid, impérial sur les skis et auteur d’un sans-faute sur le pas de tir. Mais le Français termine deuxième, avec un 10/10 derrière la carabine.

Le natif de Champagnole (Jura) ajoute à sa collection le petit globe du sprint, après s’être adjugé celui de la poursuite en Estonie. « QFM » aura l’occasion, dimanche, d’étoffer son palmarès avec le globe de la mass start (départ groupé), dont il domine actuellement le classement avec 15 points d’avance sur le Norvégien Vetle Christiansen et 19 sur l’Allemand Benedikt Doll.

Emilien Jacquelin réalise la mauvaise opération du jour. Seulement 30e avec deux fautes sur son tir couché, il voit le Suédois Sebastien Samuelsson, 3e vendredi, lui prendre la 2e place au classement général et son avance fondre sur ses poursuivants. Pire, l’Isérois s’élancera avec plus de deux minutes de retard sur la tête de la course, samedi, lors de la poursuite.

Dernier tour de piste pour Desthieux et Bescond

Double champion olympique (individuel et poursuite) et quintuple médaillé à Pékin, Quentin Fillon Maillet est monté douze fois sur le podium – dont huit victoires – en vingt courses individuelles depuis le début de la saison.

« Je m’approche de la perfection et j’espère que je serai encore meilleur dans le futur. Il y a pas mal d’athlètes qui ont fait des saisons énormes et ont baissé après. J’espère que je continuerai à progresser et à m’améliorer pour faire d’aussi belles saisons. »

Si le nouveau patron du biathlon français ne compte pas s’arrêter là, cette étape norvégienne sera en revanche la dernière de deux autres figures du clan français. Après respectivement dix et quinze années passées sur le circuit mondial, Simon Desthieux et Anaïs Bescond, champions olympiques du relais mixte à Pyeongchang en 2018, ont décidé de remiser skis et carabine.

« J’ai envie de faire autre chose », confiait le natif de Belley (Ain), 30 ans, lors de l’annonce jeudi de sa retraite sportive. Vainqueur sur le tard de deux épreuves individuelles en Coupe du monde, Simon Desthieux a terminé 4e du classement général en 2019 et compte également trois médailles aux championnats du monde. Cette année, il a ajouté à son palmarès l’argent olympique du relais masculin et a même revêtu, pour la première fois de sa carrière, le dossard jaune de leader de la Coupe du monde à l’entame de la saison.

A 34 ans, « Nanasse » conclut, elle, une carrière marquée par trois médailles olympiques (l’or avec le relais mixte et le bronze sur la poursuite et le relais féminin en Corée du Sud) et huit podiums aux Mondiaux. Véritable pilier des Bleues et titulaire indiscutable du relais français, la Jurassienne n’a remporté qu’une seule course individuelle en Coupe du monde – le sprint d’Antholz-Anterselva (Italie) lors de la saison 2013-2014. Cette année, elle est montée sur deux podiums individuels : lors de la poursuite d’Ostersund en Suède (2e) et du sprint au Grand-Bornand (2e).

Le petit globe du sprint pour Roeiseland

Troisième, ce vendredi, derrière sa compatriote Tiril Eckhoff et l’Autrichienne Lisa Theresa Hauser, la Norvégienne Marte Olsbu Roeiseland s’est adjugé le petit globe du sprint, après avoir déjà remporté celui de la poursuite.

A deux courses de l’épilogue de la saison, Roeiseland, 31 ans, quintuple médaillée olympique à Pékin, a pris une sérieuse option pour s’offrir le premier gros globe de sa carrière. Sa dernière rivale, la Suédoise Elvira Oeberg ne prendra le départ de la poursuite, samedi après-midi, qu’en 17e position, avec plus d’une minute et trente secondes de retard sur Eckhoff.

Cet article est paru dans Le Monde (site web)

Le Figaro (site web)
mercredi 23 mars 2022 - 17:00 UTC +01:00 330 mots

Sports ; Basket

Aussi paru dans
23 mars 2022 - AFP Infos Françaises AFP Infos Mondiales Belga News Agency (français) La Libre (site web) Ouest-France (site web)

Basket : Brittney Griner détenue en Russie est «en bonne santé», selon un responsable de l'ambassade américaine

Le Figaro avec AFP

La star américaine du basket Brittney Griner, détenue en Russie depuis plus d'un mois, a pu rencontrer un responsable de l'ambassade des États-Unis qui l'a trouvée en « bonne santé», a rapporté mercredi le porte-parole de la diplomatie américaine.

« Il y a quelques heures, un responsable de notre ambassade a été autorisé à voir Brittney Griner », a indiqué Ned Price à la chaîne CNN.

Le responsable l'a « trouvée en bonne santé, et nous continuerons à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour qu'elle soit traitée de façon juste tout au long de ce processus», a-t-il précisé.

Aucun accès consulaire n'avait été accordé jusqu'ici à la basketteuse de 31 ans, interpellée le 17 février dans un aéroport proche de Moscou avec « des vapoteuses et un liquide présentant une odeur particulière» d'huile de cannabis, selon les douanes russes.

Celle qui est considérée comme l'une des meilleures joueuses du monde risque jusqu'à dix ans de prison. Elle a été placée dans un centre de détention, d'où -- sur décision d'un tribunal russe -- elle ne pourra sortir avant le 19 mai.

L'arrestation de cette double médaillée olympique, ouvertement lesbienne, n'a été révélée au grand public que 15 jours après son arrestation, le 5 mars. Entre-temps, les forces russes avaient envahi l'Ukraine, déclenchant une crise internationale et d'importantes sanctions américaines contre Moscou. Washington craint que la joueuse ne soit utilisée comme un outil de pression dans le conflit et a pour l'instant fait profil bas sur son cas.

La semaine dernière, l'agence de presse publique russe TASS avait dévoilé de premiers détails sur les conditions de détention de la basketteuse. Dans une cellule qu'elle partage avec deux autres personnes, Brittney Griner lit du Dostoïevski, selon l'agence. Elle ne s'est, d'après le média, pas plainte de ses conditions, malgré un lit bien trop petit pour ses 2,06 mètres.

Voir aussi :

La Nouvelle République du Centre-Ouest
INFORMATIONS GENERALES
HISTOIRE D UN PRENOM, mardi 14 décembre 2021 313 mots, p. 35

DIALOGUE

Laura, gagnante artistique et sportive

cboutin

Quelle popularité ?Laure, très à la mode dans les années 1970, se voit détrônée par Laura qui dépasse les 4.800 naissances en 1988 et dont la popularité décolle avec la mode des prénoms en -a.

Quelle signification ?Laura vient du latin laurus, qui veut dire « laurier » et par extension « vainqueur », puisque des lauriers étaient remis aux athlètes gagnant une compétition. Au sens mystique, ce prénom évoque la victoire sur le mal. Quel jour de fête ?Il existe une sainte de ce prénom, l'Argentine Laura Vicuna (1891-1904), née à Santiago du Chili, canonisée par Jean-Paul II. Fêtée le 22 janvier. En chansons.Après avoir séduit son Italie natale, la chanteuse Laura Pausini a connu le succès en France avec des titres comme E ritorno da teou La Solitudine. Johnny Hallyday a, lui, mis le prénom de sa fille en chanson : Laura. Sortie en 1986, elle a d'ailleurs contribué à l'essor du prénom. En films.Fille de Johnny Hallyday et Nathalie Baye, Laura Smet s'est fait connaître comme actrice (plusieurs fois primée) et réalisatrice. D'autres actrices portent ce prénom, comme l'Américaine Laura Marano, née en 1995, ou l'Italienne Laura Antonelli (1941-2015), qui a tourné pour Comencini, Scola, Rappeneau, Chabrol et Visconti. En sports.Laura Flessel-Colovic, née en 1971, quintuple médaillée olympique, championne d'Europe, six fois championne du monde, est l'escrimeuse française la plus décorée de l'histoire de ce sport. En 2012, aux Jeux olympiques de Londres, elle était la porte-drapeau de l'équipe de France pour les cérémonies d'ouverture et de clôture. Elle fut aussi ministre des Sports en 2017-2018. Dans l'histoire.Citons aussi : la créatrice de mode et de tissus Laura Ashley (1925-1985); la journaliste Laura Tenoudji, née en 1976, qui tient une chronique sur le Web dans l'émission Télématinsur France 2 , ce qui lui a valu son surnom de « Laura du Web »; etc.

Marie-Odile Mergnac

Sud Ouest - Bordeaux Agglo
Sports, mardi 7 décembre 2021 585 mots, p. 41
Aussi paru dans
7 décembre 2021 - Sud Ouest - Lot-et-Garonne Sud Ouest - Sud-Gironde Sud Ouest - Landes Sud Ouest - Béarn et Soule Sud Ouest - Libournais / Blayais Sud Ouest - Bassin d'Arcachon / Médoc Sud Ouest - Charente-Maritime Sud Ouest - Dordogne Sud Ouest - Charente-Maritime / Charente Sud Ouest - Pays Basque

Bestaven « Marin de l’année », avec rosette

Patrick Favier

Voile / Distinction

Le jour de la remise de la Légion d’honneur par le président Macron, le skipper rochelais, vainqueur du Vendée Globe, a reçu ce titre prestigieux à l’Olympia

Le doublé! C’est son objectif, gagner avec «Maître Coq» le Vendée Globe 2024 après celui de 2020. En attendant, Yannick Bestaven en a réussi un autre, et fameux, lundi à Paris: recevoir la médaille de chevalier de la Légion d’honneur à l’Élysée, des mains du président Macron, puis le trophée de Marin de l’année 2021 dans la soirée sur la scène de l’Olympia.

A la mi-journée, alors que la médaille était encore au palais présidentiel dans son coffret, le jury composé de trois marins et douze journalistes, ajoutait ses votes à ceux du public pour l’élire, dès le premier tour, parmi douze nominés. Un verdict gardé secret jusqu’au soir.

Le résultat du vote est net: 12 voix pour Bestaven, 4 à Charline Picon, double médaillée olympique, une à Thomas Goyard, argenté comme Picon à Tokyo. Depuis la création du prix en 2001, Bestaven est le 4e néo-aquitain (et Charentais-Maritime, en plus!) à décrocher cette récompense, après Pascal Rambeau, champion du monde de Star avec Xavier Rohart en 2003, Antoine Albeau, en 2010, 25 fois champion du monde de windsurf, et Charline Picon en 2016 pour sa médaille d’or à Rio de Janeiro en planche à voile RS:X.

Les débats ont été plus serrés que le vote. Avec d’abord un Final Four Rochelais, où les performances des frères Goyard, Thomas et Nicolas, double champion du monde de iQfoils, ont suscité des hommages. Puis un derby rochelais entre Bestaven – Picon. Sans trahir les délibérations du jury, la nouvelle médaille de Charline Picon, l’argent à Tokyo, après l’or de Rio, son come-back après sa maternité, lui ont valu l’admiration générale..

Mais Yannick Bestaven s’est imposé, parce qu’il a gagné, parce qu’il n’était pas favori, parce que cette édition de la course autour du monde en solitaire a été incroyablement difficile et terriblement disputée. L’exploit sportif, sa dimension humaine autant que technique ont fait du Rochelais un lauréat finalement souverain.

Son élection est remarquable pour deux raisons de plus. D’abord, le report d’un an des Jeux a mis face à face les médaillés olympiques et le vainqueur du Vendée Globe, coïncidence et concurrence inhabituelles. Ensuite, parce que les deux précédents vainqueurs du Vendée, François Gabart en 2013 et Armel Le Cléac’h en 2017 n’avaient pas été désignés.

Le jury était présidé par Guirec Soudée, auteur d’un périple autour du monde à la voile en solitaire par les pôles et avec poule (sa poule embarquée, Monique), d’une double transatlantique à la rame en solitaire, Marie Riou, multi-championne du monde de Nacra 17 avec Billy Besson, lauréate en 2015, et Antoine Albeau, élu donc en 2010 et «13 fois nominés en 14 éditions» s’amusait-il.

Bref, les spécialistes des régates in-shore étaient bien présents dans ce jury qui a dû trancher entre la course au large et l’in-shore.

Le président de la Fédération française de voile, Jean-Luc Denéchau, qui organise le prix, réfléchit à son évolution. Distinguer la course au large et les régates côtières, les hommes et les femmes, promouvoir de nouvelles catégories? Les pistes seront étudiées.

Ouest-France
Sarthe
Sports - Sarthe, mercredi 17 novembre 2021 44 mots, p. Sarthe_27

Biathlon

Reporté deux années de suite en raison de la pandémie, le tout premier biathlon de Mansigné a été reprogrammé aux 8, 9 et 10 avril 2022 avec la présence annoncée de la marraine Marie Dorin-Habert, quadruple médaillée olympique et quintuple championne du monde.

La Nouvelle République du Centre-Ouest
INDRE ET LOIRE
BICROSS, vendredi 12 novembre 2021 565 mots, p. 28

SPORTS 37

Pajon de retour au sommet

vgiraud

Avec une médaille d'argent olympique et le troisième sacre de sa carrière en Coupe du monde, Mariana Pajon a confirmé son retour au premier plan.

Une championne reste toujours une championne. Mariana Pajon l'a confirmé cette année, en réalisant une saison exceptionnelle. Vice-championne olympique de BMX à Tokyo cet été, puis vainqueure de la Coupe du monde pour la troisième fois de sa carrière (après 2013 et 2015), la Colombienne licenciée à Joué-lès-Tours a démontré son retour au sommet d'une discipline dont elle est l'une des grandes stars.

Après une grosse chute en mai 2018, elle avait été opérée des ligaments du genou et éloignée des pistes durant presque une année. Un temps nécessaire pour une lourde rééducation, qui a commencé par la base, réapprendre à marcher. Alors, voir Mariana Pajon de nouveau lever les bras n'était pas gagné d'avance.

Gagner la Coupe du monde, « c'est un énorme succès pour moi,confirme-t-elle. C'est un titre très important dans notre sport, après les JO et les championnats du monde. C'est aussi le titre qui récompense la régularité. »Pourtant, tout n'a pas été facile pour elle cette saison : « Il y a eu des hauts et des bas. »À commencer par les deux premières manches de Coupe du monde, à Vérone (Italie) début mai, où elle échoue à chaque fois en demi-finale. « Je sortais d'un gros bloc d'entraînement durant l'hiver, je me sentais super bien, et ces résultats étaient loin de mes attentes », confie-t-elle. Puis sont venues les deux manches suivantes, devant son public, à Bogota en Colombie, là où gagner est toujours un défi, un poids en plus pour elle, car « perdre n'est pas une option ».Mais elle l'a pourtant bien fait, elle a remporté ces deux manches, est devenue leader de la Coupe du monde et a fait le plein de confiance avant les Jeux de Tokyo. « Puisque j'étais devenue leader, j'ai décidé d'aller courir en Turquie pour défendre la plaque rouge(accrochée au vélo du leader) », poursuit Mariana Pajon. Les quatre dernières manches se disputaient en effet à Sakarya les deux derniers week-ends d'octobre, et en se qualifiant en finale à chaque fois (7e, 4e, 3eet 3e), elle a assuré son sacre en Coupe du monde. « Ça n'a pas toujours été facile, mais finalement, cette saison a été bien au-delà de mes espérances. »Car il y a aussi eu, donc, cette médaille d'argent olympique à Tokyo, cet été. Pas le même métal qu'à Londres et Rio (or), mais là aussi, une très belle surprise pour Mariana Pajon, devenue la toute première Colombienne triple médaillée olympique. « Ces Jeux étaient exceptionnels. Grâce à cette persévérance, j'ai réussi à faire une super saison ! »

« Physiquement, je ne suis pas encore à 100 % »

Pourtant, la pilote de 30 ans assure ne pas avoir retrouvé son meilleur niveau. « Je sens que physiquement, je ne suis pas encore à 100 %. Mais ça fait des années que je me bats avec d'autres armes, techniques et tactiques, et ça fonctionne », savoure-t-elle. Mariana Pajon a une dernière course en 2021, les championnats panaméricains à Lima (Pérou), ce week-end. En 2019, elle avait remporté l'épreuve, s'offrant un premier succès rassurant après sa chute de 2018. Et si, en 2021, elle s'y octroyait une nouvelle preuve d'un retour au sommet de son art ?

Valentin Giraud

Le Progrès (Lyon)
Edition de Lons, Champagnole et du Haut-Jura ; Edition de Dole et du Nord Jura
Sports | jura et région, vendredi 26 novembre 2021 536 mots, p. LCHJ29,DONJ29

Anaïs Bescond a encore soif de performances

Vincent MOIRE

Elle n’est pas encore rassasiée. À 34 ans, la triple médaillée olympique n’a pas dit son dernier mot et s’apprête à vivre une saison riche en intensité et, la connaissant, probablement en émotions. Le livre de sa carrière ne s’est pas encore refermé, il reste encore quelques lignes à écrire. Voire des chapitres, au mois un. Et, pour l’heure, elle refuse de prononcer le mot « fin ». Pourquoi elle le ferait ? « Je prends du plaisir à aller à l’entraînement, à chausser les skis. J’aime ce que je fais. Pour l’instant, c’est le plus important », confie-t-elle.

En cas de sélection aux Jeux en février prochain, à Pékin, il s’agirait de sa toute dernière aventure olympique, ça c’est sûr. « J’hésite à me projeter sur Paris 2024, mais je me dis que ça va être court pour me recycler », plaisante-t-elle.

Avant de penser aux JO, la biathlète morberande sera ce week-end à Östersund (Suède) avec les Bleues, pour la première manche de la Coupe du monde. Le début d’une longue saison, qu’elle aborde avec appétit. « Je suis consciente qu’avec mon âge, je ne suis peut-être plus aussi fraîche et forte pour me battre contre les jeunes du haut du panier. Mais, au-delà de ça, je suis riche de mes années d’expérience, c’est là aussi que peut se faire la différence sur les grands événements », explique-t-elle.

Pour « tout bien empiler le jour J », comme elle le dit, “Nanass” n’a rien révolutionné dans sa préparation. Elle reste sur son train-train quotidien pour être la meilleure sur le moment. « Je sais ce qui marche et, à l’inverse, ce qui pêche […] Mes défauts, ils sont plutôt du côté du pas de tir, c’est là qu’il faut s’améliorer. Je considère que mes stats ne sont pas suffisantes. Il faut que je réussisse à resserrer tout ça, au sens propre. Ne pas éparpiller les balles ! Quelques-unes m’ont coûté cher l’hiver dernier… », analyse-t-elle.

« Je joue au jour le jour »

Comme elle dit si bien, « step by step, il ne faut pas brûler les étapes. Je joue au jour le jour. Avant de me focaliser sur les Jeux, je me projette déjà sur les sélections olympiques ».

À court terme, son plus proche objectif est de réaliser une belle performance ce week-end à Östersund, aux côtés de ses coéquipières en Bleues. “Nanass” ouvrira le bal en individuel le samedi, puis enchaînera le lendemain par le sprint. Un deuxième week-end de coupe l’attend en Suède, avant de prendre la direction de l’Autriche (voir repères). L’un des moments les plus attendus, sera celui Grand Bornin, en décembre, où elle tentera de s’illustrer devant son public. « On sera chez nous, il y aura forcément plus d’enjeux […] Tout le monde vient pour nous voir et, il ne faut pas se planter. Être dans son fief, ce n’est jamais simple, on a toujours plus envie de réussir dans ces moments-là », précise-t-elle.

Le Figaro (site web)
vendredi 18 mars 2022 - 11:38 UTC +01:00 254 mots

Sports ; Autres Sports

Aussi paru dans
18 mars 2022 - AFP Infos Françaises 20 Minutes (site web)

Biathlon : Anaïs Bescond arrêtera sa carrière en fin de saison

Le Figaro avec AFP

La Française Anaïs Bescond, triple médaillée olympique, a annoncé vendredi qu'elle mettrait un terme à sa carrière à l'issue de la dernière étape de la Coupe du monde de biathlon, qui se termine dimanche à Oslo.

«A quelques heures du départ du dernier sprint de la saison, je dois vous annoncer que ce sera aussi le dernier de ma carrière», a-t-elle écrit sur les réseaux sociaux. «Hé oui, toutes les bonnes choses ont une fin. Ce printemps, je vais ranger ma carabine et je vous assure qu'elle va me manquer. Je serai tout aussi émue dans les prochains jours en portant mes derniers dossards sur ce site qui m'a vu débuter en Coupe du monde.»

«Je me suis construite avec et grâce au biathlon. Maintenant je vais tourner une page pour poursuivre mon chemin», a-t-elle ajouté.

Agée de 34 ans, Anaïs Bescond a été un pilier des Bleues, débutant sur le circuit de la Coupe du monde en 2007 avant de devenir au fil années une titulaire indiscutable du relais français.

Même si elle n'a remporté qu'une seule course en Coupe du monde sur le plan individuel, elle s'est surtout distinguée lors des grands évènements, décrochant trois médailles aux JO de Pyeongchang en 2018 (or du relais mixte, bronze de la poursuite et du relais).

Bescond compte également huit podiums aux Championnats du monde dont l'or en relais mixte et l'argent sur l'Individuel en 2016.

Voir aussi :

Le Figaro (site web)
vendredi 18 mars 2022 - 23:31 UTC +01:00 309 mots

Sports ; Autres Sports ; Sports d'hiver

Aussi paru dans
18 mars 2022 - AFP doc AFP Infos Françaises AFP - Journal Internet AFP (français)

Biathlon : «Toutes les bonnes choses ont une fin», confie Anaïs Bescond qui va arrêter sa carrière

Le Figaro avec AFP

La Française Anaïs Bescond, triple médaillée olympique, a annoncé vendredi qu'elle mettrait un terme à sa carrière à l'issue de la dernière étape de la Coupe du monde de biathlon, qui se termine dimanche à Oslo. « À quelques heures du départ du dernier sprint de la saison, je dois vous annoncer que ce sera aussi le dernier de ma carrière», a-t-elle écrit sur les réseaux sociaux. « Hé oui, "toutes les bonnes choses ont une fin". Ce printemps, je vais ranger ma carabine et je vous assure qu'elle va me manquer. Je serai tout aussi émue dans les prochains jours en portant mes derniers dossards sur ce site qui m'a vu débuter en Coupe du monde. »

« Je me suis construite avec et grâce au biathlon. Maintenant je vais tourner une page pour poursuivre mon chemin», a-t-elle ajouté. « Ça fait plusieurs jours que ça tourne en rond dans ma tête et que je dépense beaucoup d'énergie à ne rien faire, juste à penser que c'est la fin, et c'est beaucoup d'émotion pour moi», a expliqué Bescond au micro de la chaîne L'Équipeaprès le sprint de vendredi, dont elle s'est classée 37e, à 2 min 24 sec de la gagnante du jour, après quatre fautes.

« C'est une journée particulière, c'était émouvant. Je suis déçue de finir mon dernier sprint comme ça mais je me suis battue, comme d'habitude. J'avais envie de bien finir et j'ai fait durer en fait, j'ai fait un peu de rab sur l'anneau de "péna"... », a-t-elle souri. Âgée de 34 ans, Anaïs Bescond a été un pilier des Bleues, débutant sur le circuit de la Coupe du monde en 2007 avant de devenir au fil années une titulaire indiscutable du relais français.

Voir aussi :

Le Figaro (site web)
samedi 5 mars 2022 - 11:23 UTC +01:00 122 mots

Sports ; Jeux olympiques

Jeux paralympiques : «Beaucoup de frustration» pour Marie Bochet

Marie Bochet aussi aurait souhaité tout donner sur la descente, épreuve où elle avait été sacrée à Sotchi (2014) et Pyeongchang. Mais une perte de son ski dès la deuxième porte a annihilé les chances de médaille de la Chambérienne.

« Il n'y a pas vraiment d'explication. Il y avait un petit trou, j'ai mis le pied dedans», a dit l'octuple médaillée olympique, en avouant « beaucoup de frustration » et en versant quelques larmes. Elle devra surmonter cet échec pour se concentrer sur le Super-G dimanche.

En son absence, la Canadienne Mollie Jepsen est sacrée championne paralympique devant la Chinoise Zhang Mengqiu et la Suédoise Ebba Aarsjoe.

Voir aussi :

Les Echos (site web)
mardi 26 avril 2022 489 mots

Ukraine : pourquoi la petite amie (supposée) de Vladimir Poutine échappe aux sanctions

PIERRE DEMOUX

Les Etats-Unis seraient prêts à déclencher des sanctions contre Alina Kabaeva, présumée être la compagne actuelle de Vladimir Poutine et une actrice clé dans la dissimulation de sa fortune personnelle à l'étranger. Mais Washington craint la réaction du président russe.

Depuis le début de l'invasion de l'Ukraine, les sanctions pleuvent contre la Russie, les oligarques russes et l'entourage du Vladimir Poutine. Mais une personne très proche du maître du Kremlin échappe jusqu'ici aux différentes mesures de représailles lancées par les chancelleries occidentales : Alina Kabaeva. Celle que les Etats-Unis considèrent comme la compagne officieuse et la mère d'au moins trois des enfants de Vladimir Poutine.

« Cette ancienne championne olympique de gymnastique est soupçonnée de jouer un rôle dans la dissimulation des biens personnels du président russe à l'étranger et reste une cible potentielle de sanctions », affirme le « Wall Street Journal », citant des responsables américains.

Son nom retiré de la liste au dernier moment

D'après le quotidien, les Etats-Unis disposeraient de toutes les informations et éléments nécessaires pour enclencher des mesures contre elle. Mais, au sein de l'administration, le débat est vif sur l'opportunité d'une telle décision. « S'attaquer à Alina Kabaeva reviendrait à porter un coup si personnel contre Vladimir Poutine que cela pourrait déclencher une escalade entre les Etats-Unis et la Russie », souligne le journal, qui révèle que son nom a ainsi été retiré au tout dernier moment de la liste des personnalités visées.

Le président russe, âgé de 69 ans et divorcé depuis 2013, a toujours démenti une quelconque relation avec cette sportive célèbre dans son pays (14 fois championne du monde et double médaillée olympique), qui compte trente ans de moins que lui. Mais plusieurs médias russes ont, par le passé, rapporté l'existence d'une relation dès 2008 - s'attirant les foudres du Kremlin.

Un risque de « réponse agressive »

C'est à cette époque qu'Alina Kabaeva a entamé une carrière politique au sein du parti présidentiel, avant de passer, en 2014, au conseil d'administration du groupe contrôlant les principaux médias pro-gouvernementaux en Russie. Vivant en partie en Suisse, l'ex-gymnaste y aurait donné naissance en 2015 au premier fils de Vladimir Poutine, déjà père de deux filles issues de son mariage (celles-ci ont d'ailleurs été la cible de sanctions de la part de Washington), puis à deux jumeaux en 2019. Depuis le lancement de l'invasion russe, elle serait repartie s'installer à Lugano.

Se faisant l'écho des débats à Washington, le « Wall Street Journal » explique que les dirigeants américains estiment que s'attaquer à Alina Kabaeva « ne modifierait pas la dynamique du conflit ukrainien sur le terrain ». Alors qu'il existe « un risque que Vladimir Poutine réponde de manière agressive » à une telle mesure.

Pierre Demoux

Le Figaro (site web)
dimanche 5 novembre 2023 - 18:09 UTC +01:00 617 mots

Sports ; Autres Sports

Aussi paru dans
5 novembre 2023 - AFP Infos Françaises AFP - Journal Internet AFP (français) MSN (France) (site web réf.) La Croix (site web) Radio France Internationale (français) (site web réf.) Challenges (site web)
6 novembre 2023 - RTL Info (site web réf.) Le Courrier de l'Ouest Le Maine Libre

Judo : Romane Dicko, championne du monde 2022 des +78kg, sacrée championne d’Europe

Le Figaro avec AFP

La Française a remporté son quatrième titre ce dimanche aux Championnats d'Europe de Montpellier.

Lancée dans une course très serrée pour la sélection olympique, Romane Dicko a marqué des points en étant sacrée championne d'Europe des plus de 78 kg pour la quatrième fois de sa carrière, dimanche à Montpellier.

Dicko, toujours invaincue au niveau continental après ses victoires en 2018, 2020 et 2022, a battu en finale comme l'an dernier l'Israélienne Raz Hershko, N.1 mondiale de la catégorie, de manière expéditive.

Elle permet à la France de s'offrir un cinquième titre dans la compétition après ceux de Shirine Boukli (-48 kg), Amandine Buchard (-52 kg), Marie-Eve Gahié (-70 kg) et Luka Mkheidze (-60 kg).

« C'est un titre européen en plus (...), j'espère que j'en aurai encore plein, mais il y a une médaille olympique à aller chercher avant ça», a réagi la judoka de 24 ans, en concurrence pour la sélection aux Jeux de Paris avec Julia Tolofua, non retenue à Montpellier en raison d'une opération à une épaule. « Ça fait plaisir de performer en France, et dans une course olympique qui est compliquée dans ma catégorie, c'était vraiment important de ramener la médaille d'or aujourd'hui», a insisté Dicko.

Sur la route de la finale, la Française a dominé successivement l'Autrichienne Maria Hoellwart puis les Néerlandaises Karen Stevenson et Marit Kamps, à chaque fois en moins de deux minutes. En finale, elle a fait plier Hershko par ippon en 34 secondes. « J'ai réussi à me libérer et en finale, je voulais vraiment faire tomber (mon adversaire) et gagner avec la manière, je pense que je l'ai fait donc c'est cool!», a-t-elle déclaré.

Dicko, qui s'était révélée aux Jeux de Tokyo en 2021 en allant chercher une médaille de bronze individuelle, avait confirmé dans la foulée en remportant les Championnats du monde de Tachkent en 2022 pour sa première participation, puis le Masters en fin d'année dernière.

Mais un accident de parcours aux Mondiaux de Doha en mai dernier et la montée en puissance de Julia Tolofua, régulièrement médaillée au meilleur niveau et vice-championne du monde en titre, ont rendu la sélection pour les JO de Paris plus incertaine que prévu.

Malonga et Tcheuméo en retrait

« Elle s'est retrouvée», s'est félicitée Christophe Massina, le patron de l'équipe de France féminine. « Elle marque des points, championne d'Europe, ce n'est pas rien, mais on fera le point au moment où ce sera nécessaire de le faire.» Dicko a été la seule Française à se hisser sur le podium en cette dernière journée de compétition dans l'Hérault.

Madeleine Malonga, vice-championne olympique à Tokyo, et la revenante Audrey Tcheuméo, à la lutte pour le billet olympique en -78 kg, ont toutes deux raté leur rendez-vous. Méconnaissable, Tcheuméo s'est inclinée en repêchage, tandis que Malonga a été battue dès son entrée en lice.

« J'étais en retrait, je ne me suis pas libérée. Pourtant je n'étais pas stressée. J'étais sur la retenue, sur le calcul, ce qui n'est pas mon point fort, et je n'ai pas réussi à relâcher le frein», a regretté Tcheuméo, double médaillée olympique. Malonga a elle aussi exprimé sa déception, tout en assurant qu'elle allait rebondir. « Je sais que ce n'est pas la fin. Vu la façon dont j'ai travaillé, ce n'est pas possible que ça s'arrête là», a-t-elle affirmé.

Chez les hommes, Alexis Mathieu, malgré un bon début de journée, a lui aussi buté en repêchage des -90 kg. Au total et à huit mois des Jeux olympiques de Paris, les Bleus quittent Montpellier avec neuf médailles, une de plus que l'an dernier à Sofia.ndes.

Voir aussi :

Judo : le Français Alpha Djalo décroche le bronze en -81 kg aux championnats d’Europe

Judo : la Française Marie-Eve Gahié décroche l’or et conserve son titre de championne d'Europe des -70 kg

Judo : immense déception pour Clarisse Agbégnénou sortie dès les quarts de finale des Championnats d’Europe

Le Monde (site web)
sport, samedi 4 novembre 2023 - 08:30 UTC +0100 1539 mots

Pour les judokas français, le parcours du combattant pour décrocher un sésame olympique commence à Montpellier

Anthony Hernandez

Les championnats d’Europe, du 3 au 5 novembre, ne sont qu’une première étape dans un chemin de sélection pour les Jeux de Paris. Au sein d’un judo tricolore florissant, la concurrence est rude.

Si certains sports français s’inquiètent de leur capacité à ramener une médaille olympique lors des Jeux de Paris, l’été prochain, d’autres sont confrontés à un problème de riches. C’est le cas du judo, huit fois récompensé à Tokyo, en 2021. La discipline compte une multitude de sérieux prétendants à un podium en 2024 et va devoir opérer un choix drastique.

A domicile, Frédérique Jossinet, vice-présidente de la Fédération française de judo et disciplines associées (FFJDA), chargée du haut niveau et de la performance, ne vise pas moins de dix breloques sur les quinze épreuves disputées – sept catégories de poids chez les hommes et autant chez les femmes en individuel, auxquelles s’ajoute une compétition par équipe mixte. C’est dire l’importance de composer le meilleur groupe possible, mission du comité de sélection que dirige l’ancienne championne, parée d’argent aux JO d’Athènes (− 48 kg), en 2004.

Les championnats d’Europe, du 3 au 5 novembre à Montpellier, sont la première des trois étapes jalonnant le parcours du combattant qui attend certains judokas tricolores – la deuxième est prévue à la fin d’avril 2024, tandis que la dernière se terminera le 10 mai, à l’issue des championnats d’Europe de l’an prochain. A chacune de ces échéances, des noms pourraient être annoncés, explique Bastien Puget, directeur technique national adjoint chargé du haut niveau et de la performance : « Tout ne se jouera pas là, mais certains ont l’occasion de faire une différence qui, selon les cas, pourrait être définitive. »

Dès le rendez-vous héraultais, quelques heureux élus pourraient donc avoir sécurisé leur place. Du moins, dans les rares catégories de poids où la hiérarchie est déjà établie : Clarisse Agbegnenou en − 63 kg, Amandine Buchard en − 52 kg ou encore Teddy Riner en + 100 kg. Pour nombre d’autres, la « concurrence est rude », constate Bastien Puget.

« Ce n’est pas un casse-tête »

Cette concurrence exacerbée concerne en premier lieu les féminines. Au Japon, les Françaises ont glané cinq des sept médailles en individuel. Vice-championne olympique en − 78 kg, Madeleine Malonga ne sait pas si elle pourra combattre pour l’or à Paris. Numéro 5 mondiale, la championne du monde 2019 est défiée, depuis 2021, par une revenante de marque : Audrey Tcheuméo. A 33 ans, la double médaillée olympique (en 2012 et 2016) s’est offert l’argent lors des championnats du monde cette année, à Doha, et elle figure au 3e rang du classement mondial.

« Notre place pour les Jeux est incertaine. Cela motive encore plus, assure Madeleine Malonga. Audrey a un palmarès de dingue. Je trouve son histoire inspirante. J’ai eu un coup de mou d’un an, elle en a eu un de plusieurs années et elle a réussi à revenir. Jamais rien n’est fini. » La judoka du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) en est convaincue : la sélection « se jouera dans un mouchoir de poche ».

En + 78 kg, qui aurait imaginé que Romane Dicko, médaillée de bronze olympique et championne du monde 2022, puisse être inquiétée ? Pourtant, la numéro 2 au classement mondial fait face à sa compatriote Julia Tolofua, médaillée de bronze l’année de son titre et surtout vice-championne du monde en 2023, lors d’un championnat où Dicko s’est manquée.

Si la championne de 24 ans a remis les pendules à l’heure en remportant le Masters de Budapest, cet été, et en dominant sa compatriote, les prochaines compétitions seront décisives pour les départager définitivement en vue des prochains JO. « On ne peut pas dire que ce n’est pas compliqué quand tu as deux filles médaillées mondiales la même année », concède Romane Dicko, qui sera la seule présente à Montpellier dans la catégorie, Julia Tolofua ayant été opérée récemment de l’épaule.

Après sa déconvenue au Qatar, elle reconnaît avoir douté : « Tu passes du dossard rouge [porté par la championne du monde en titre] à une élimination au premier tour en six mois. C’était dur. Je me suis dit que peut-être ça ne serait pas moi à Paris. » Mais, insiste-t-elle, cette opposition interne favorise la remise en question. Et de résumer : « Je n’ai pas le droit de me relâcher. »

Si les médailles se font plus rares chez les garçons, la concurrence n’en est pas moins présente. « Nous avons des catégories où l’on a trois athlètes du même niveau », explique Baptiste Leroy, responsable des équipes de France masculines. C’est le cas par exemple pour les − 60 kg : « Il y a Cédric [Revol], dernier médaillé européen français en Bulgarie, en 2022 ; Luka [Mkheidze] médaillé olympique en 2021 ; et Romain [Valadier-Picard], médaillé mondial junior et quatre fois médaillé en Grand Chelem à son âge [21 ans]. »

Ils sont respectivement 7e, 14e et 16e au classement mondial ; les deux derniers ont été retenus dans la sélection des championnats d’Europe. Si le premier s’est offert le sacre à Montpellier, le second, paré de bronze, peut se targuer d’avoir éliminé le champion du monde en titre, l’Espagnol Francisco Garrigos.

« Ce n’est pas un casse-tête. On a tellement d’informations que l’on n’a pas peur de se tromper dans notre choix », relativise Baptiste Leroy. En septembre, une réunion de présentation des modalités de sélection olympique a été organisée par Frédérique Jossinet à destination des athlètes. « On a des critères, ce ne sont pas des ordinateurs qui tranchent, car il y a toujours des cas particuliers », complète Bastien Puget.

Margaux Pinot, en balance avec Marie-Eve Gahié en − 70 kg, trouve ces critères plutôt clairs : « Sont pris en compte les médailles, le niveau d’adversité et les résultats face à tel ou tel combattant, les classements mondiaux et les têtes de série, l’état de forme et les blessures, le comportement par équipe… » Mais pour sa rivale, l’équation est simple : « Si je gagne tout, je suis sélectionnée. » Alexis Mathieu, en ballottage dans la catégorie des − 90 kg avec Maxime-Gaël Ngayap Hambou (forfait à Montpellier) et Axel Clerget, préfère, lui, miser sur la confiance. « Il n’y a pas d’incertitude me concernant, assène-t-il. Si j’exploite les cent pour cent de mon potentiel, il n’y aura pas photo et la sélection tombera en ma faveur. »

Un vote du comité de sélection

Le long processus ne fait que commencer, mais des déceptions sont déjà apparues. Blandine Pont (− 48 kg) s’est ainsi publiquement interrogée sur les raisons de sa non-participation aux championnats d’Europe ; une nouvelle qu’elle a apprise dans la presse. Idem pour Benjamin Axus (− 73 kg) et Axel Clerget (− 90 kg, finalement retenu).

« Je comprends que des athlètes n’acceptent pas certains choix faits par la fédération », a réagi Bastien Puget. « Parfois il y a une minute de décalage avec une annonce dans L’Equipe, j’étais la première navrée, mais c’est comme ça, ajoute Frédérique Jossinet. En revanche, dès qu’un judoka me demande des explications, je le reçois. »

Pour éviter au maximum les incompréhensions, la FFJDA se repose sur son comité de sélection, « là pour garantir l’équité et le respect des critères édictés », selon Christophe Massina, responsable des équipes de France féminines. « C’est un organe indépendant, encadré juridiquement et statutairement », insiste sa présidente, Frédérique Jossinet. Baptiste Leroy, de son côté, le clame haut et fort, il n’y aura aucun passe-droit : « Le mec peut être mon meilleur ami, s’il n’est pas bon, je ne le sélectionne pas. »

Cas extrêmement rare, une place pour les Mondiaux 2023 s’est jouée sur l’issue d’un seul combat, organisé dans ce but à l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance, avec pesée et arbitres officiels, entre Benjamin Axus et Joan-Benjamin Gaba. C’est ce dernier qui avait finalement arraché sa sélection en − 73 kg.

Autre recours ultime possible en cas de choix trop cornélien, un vote du comité de sélection pourrait être organisé. Là aussi, un précédent s’est produit en 2012. Frédérique Jossinet en avait fait l’amère expérience. « Sous la présidence de Roger Vachon [du comité de sélection], aussi président du club de Levallois, un vote avait eu lieu et je n’ai pas été sélectionnée [en − 48 kg] au profit de ma concurrente qui était licenciée à Levallois, rappelle-t-elle. Je connais bien les faiblesses potentielles des comités de sélection. »

Elle entend tout faire pour éviter cela. « On n’a jamais voté, on n’en a jamais eu besoin, je ne crois pas et je n’espère pas que l’on en ait besoin jusqu’à la sélection des Jeux, insiste l’intéressée. Si ça arrive, le comité est structuré pour répondre à cette problématique. » Reste que, pour les judokas français, les places sur les tatamis de l’Arena Champ-de-Mars, l’été prochain, sont plus chères que jamais.

Cet article est paru dans Le Monde (site web)

Ouest-France
Vendée ; Sarthe ; Finistère ; Morbihan ; Mayenne ; Maine-et-Loire ; Côtes-d'Armor ; Loire-Atlantique ; Calvados, Manche, Orne ; Ille-et-Vilaine
Toutes éditions SP, dimanche 14 novembre 2021 47 mots, p. Sports Vendée_17

4

La double médaillée olympique Audrey Tcheuméo (Montreuil) s’est offert, hier, son quatrième titre de championne de France, dans la catégorie des -78kg, à Perpignan. À noter aussi le premier titre national de Joris Agbégnénou (Chilly-Mazarin, 21 ans), petit frère de Clarisse, chez les -100 kg.

Ouest-France
Saint-Brieuc, Lamballe
Langueux - Plédran - Plérin, samedi 4 décembre 2021 416 mots, p. Saint-Brieuc - Lamballe_16
Aussi paru dans
4 décembre 2021 - Ouest-France (site web)

Le Pumptrack ouvert à tous les sportifs, samedi 11

Après deux mois de travaux le premier Pumptrack de la commune va ouvrir ses portes. À cette occasion une journée d’animations est organisée en présence de Laetitia Le Corguillé.

Le projet

Installé au parc du Grand-Pré, à la place d’une prairie, le Pumtrack de Langueux, est un circuit de bosses dédié aux acrobates sur vélo, rollers, trottinette et skate board. Ce nouvel équipement été évoqué dans un premier temps en conseil municipal enfants (CME), en 2020.

Les jeunes Langueusiens qui regorgent d’idées nouvelles pour la ville, ont émis le souhait de proposer une piste de glisse conviviale. Le projet a été repris et voté en conseil municipal, en janvier 2021.

Deux pistes parsemées de bosses

Les sportifs vont découvrir deux pistes, une grande de 325 mètres, ainsi qu’une petite dédiée aux enfants d’une longueur de 60 mètres. Les deux pistes sont parsemées de virages, et de bosses afin de générer plus de vitesse à chaque tour. La plus haute bosse culmine jusqu’à 1 mètre de hauteur.

Les deux pistes ont été travaillées dans un premier temps avec la société BMX expérience pour le tracé du plan des deux parcours. Dans un second temps, pour la partie travaux, c’est Eurovia, dirigé par la société Sparfel, qui a réalisé le chantier.

Malgré les conditions métrologiques difficiles, les travaux ont officiellement démarré le 4 octobre 2021, pour se terminer le 30 novembre avec des finitions sur l’enrobé et les barrières de sécurité.

Un chantier de 100 000 €

Ce projet a coûté 100 000 € HT, financé à moitié par le conseil départemental.  Son emplacement dans le parc du Grand Pré, sur une emprise au sol de 1 200 m2 en fait un espace familial convivial , déclare Michaël Baudet, conseiller municipal délégué aux activités sportives.

Une journée d’inauguration est déjà programmée, le samedi 11 décembre. Dès 14 h, les enfants présenteront le projet aux habitants. De 14 h 30 à 15 h, les sportifs pourront commencer à fouler le sol du Pumtrack. À partir de 15 h, concours de BMX et VTT de vitesse, calculé au chronomètre.

Parmi les personnalités invitées, la championne langueusienne, Lætitia Le Corguillé, médaillée olympique en 2008, sera présente, ainsi que plusieurs clubs de BMX en provenance de Saint-Brieuc,Trégueux et Brest.

Cet article est paru dans Ouest-France

CHARENTE LIBRE
Sports, lundi 15 novembre 2021 - 04:00 425 mots

[Julie Pierret ramène le bronze des...]

Julie Pierret ramène le bronze des France

Judo. La judokate de La Couronne Julie Pierret a ramené samedi une médaille de bronze des championnats de France individuels à Perpignan. Elle s'est inclinée en demi-finales contre la championne du monde et médaillée olympique Audrey Tcheuméo. Une belle performance cependant pour la double championne de France qui faisait son retour après une longue coupure à la suite d'une rupture des ligaments croisés du genou. En équipes, La Couronne a terminé 9e hier, après avoir remporté son premier match contre Boulogne puis s'être incliné face à Saint-Geneviève des Bois. En repêchage, le club charentais s'est imposé face à Vosges avant de s'incliner face au Flam 91.

Anglada dans le Top 50, la belle surprise Boisson

Cross-country. S'il ne fallait pas attendre de miracles des Charentais dimanche aux France de cross à Montauban, il y a tout de même eu des bonnes surprises, avec trois Top 100. Dont celui de Paul Boisson chez les cadets, avec sa belle 65e place. Son mentor Thierry Guibault avait vu juste.

Le Cognac AC place deux représentants dans le Top 100, puisque sa présidente Tatiana Leïté Da Silva a tenu son rang sur le cross long, avec une jolie 74e place dont elle n'aura pas à rougir, elle qui a récemment porté son record à 37'37 sur le 10 bornes.

Enfin, il était plus attendu: Clément Anglada (G2A) a réussi à se hisser dans le Top 50 des France de cross, avec sa 49e place. En ayant accroché quelques athlètes d'expérience sur cette course.

Montée possible pour le TTGF

Tennis de table. Cette 4e journée de N2 a conduit les deux équipes du TTGF en banlieue parisienne. A Issy-les-Moulineaux, gros morceau prétendant a la montée pour l'équipe de P. Paquereau. Le combat est inégal: score final de 4-8 significatif. Victoires de P. Paquereau, M.Revesche, T. Cédat sur le 17 et le double pour le capitaine et A. Bonneau.

L'équipe de S. Pigeonnier se rendait a Levallois. Le TTGF prend d'entrée le match en main. S.Soulard, D. Marty, et J. Vidal apportent 3 points: 3-1 puis 7-1 avant les doubles dont une perf de D. Marty sur le n°495. C'est la paire S. Soulard et E. Leroy qui conclut avec le 8e point. Le score final ne reflète pas la physionomie des matchs car Levallois a vendu chèrement sa peau. Avec ce résultat le TTGF est 2e et va affronter Perpignan lors de la prochaine journée. La montée est possible. L'autre N2 affrontera Nantes TT. Matches samedi 27novembre à 17 h.

CHARENTE LIBRE
Sports, vendredi 17 décembre 2021 - 04:00 431 mots

[Bescond deuxième...]

Bescond deuxième

au Grand-Bornand

Biathlon. La Française Anaïs Bescond a pris hier la 2e place du sprint du Grand-Bornand, comptant pour la Coupe du monde de biathlon et remporté par la Norvégienne Marte Olsbu Roeiseland, qui a conforté sa place de leader au classement général. Bescond (34 ans), pourtant handicapée par un rhume, a signé son 2e podium de la saison après avoir fini 2e de la poursuite à Ostersund (Suède), le 4 décembre. Pour le grand retour du circuit en France après deux ans d’absence, la triple médaillée olympique a été impeccable au tir (10/10) et termine à 15,4 secondes de Roeiseland, elle aussi auteure d’un sans faute derrière la carabine et victorieuse pour la 3e fois durant cet exercice (la 12e de sa carrière). La Suédoise Elvira Oeberg s’est classée troisième à 16,1 secondes. Les autres Françaises ont été à la peine (Julia Simon 13e, Anaïs Chevalier-Bouchet 25e, Justine Braisaz-Bouchet 31e, Chloé Chevalier 64e, Caroline Colombo 93e).

Kilde arrive lancé

à Val Gardena

Ski alpin. Le Norvégien Aleksander Aamodt Kilde, vainqueur du gros globe en 2020, se présente en favori des courses de Coupe du monde de Val Gardena (Italie) ce week-end, une piste qui lui réussit particulièrement, onze mois après une grave blessure à un genou. Le Norvégien s’était rompu un ligament croisé du genou droit mi-janvier à l’entraînement. Il a passé l’été aux soins mais il est revenu à la compétition comme il dévale les pistes: à fond. Après avoir zappé l’ouverture à Sölden (Autriche) fin octobre, Kilde a mis deux courses pour se remettre dans le bain (9e de la descente à Lake Louise, sortie de piste du premier super-G de Beaver Creek), avant d’enchaîner deux victoires sur le 2e super-G et la descente de Beaver Creek (Colorado) début décembre.

Programme. Aujourd’hui: super-G à 11h45. Demain: descente à 11h45.

Mercedes retire son appel

Formule 1. Mercedes a retiré hier son appel contre les conditions controversées du sacre de Max Verstappen (Red Bull), devenu champion du monde de F1 devant le Britannique Lewis Hamilton dimanche, mais l’écurie s’estime toujours «

», selon son patron Toto Wolff. «

», a justifié le patron autrichien de Mercedes lors d’une conférence de presse virtuelle.

La FIA cherche un successeur à Todt

Formule 1. Après douze ans de présidence du Français Jean Todt, la Fédération internationale de l’automobile (FIA) élit aujourd’hui son nouveau président, à choisir entre l’Emirati Mohammed Ben Sulayem, potentiel premier non-Européen à ce poste, et le Britannique Graham Stoker, actuel bras droit de Todt.

Ouest-France
Ancenis
Ancenis et sa région, lundi 27 septembre 2021 296 mots, p. Ancenis_9

Sur la piste, une fête du sport à grandes foulées

​Retour en images sur l’inauguration, samedi, de la piste d’athlétisme du Pressoir rouge, où un millier de personnes ont pu voir les athlètes Marie-José Pérec et Aladji Ba.

 R comme rigueur, E comme entraînement, V comme volonté et E comme émotion . C’est la formule qu’aime à répéter Aladji Ba, l’athlète non-voyant et double médaillé paralympique. Sa petite phrase a fait mouche auprès des scolaires qu’il a rencontrés vendredi salle du Gotha, et a touché juste samedi, devant le millier de personnes venues assister à l’inauguration de la piste du Pressoir rouge (lire dimanche Ouest-France).

Comme Marie-José Pérec, portée par une foule de coureurs aguerris ou sportifs du dimanche, le champion s’est ensuite lancé sur le tartan, guidé par un jeune Ancenien, pour un tour de piste symbolique. Le sport, c’est aussi beaucoup de rêve et de symboles. Et des défis : avant de partir, Aladji Ba a pris l’engagement devant les Anceniens de «  faire venir sur cette piste l’équipe de France handisport pour un stage  ».

Samedi, il n’y avait pas que des stars internationales au Pressoir rouge, mais aussi des démonstrations par des licenciés de l’Athlétic club du pays d’Ancenis, et des initiations à différentes disciplines par les clubs locaux. Misant sur cette fête du sport parrainée par des champions, et sur l’espoir d’Ancenis de devenir centre de préparation aux Jeux olympiques et d’accueillir des délégations étrangères, pour susciter des vocations.

La Voix du Nord
Maubeuge
mardi 7 septembre 2021 398 mots, p. 7210

Le parc naturel et ses rencontres au sommet mondial de la biodiversité

AVESNOIS. Après une halte dans le Parc naturel régional du Vercors où les représentants du PNR Avesnois ont animé une conférence quiz devant un public enthousiaste, le PNR Avesnois a installé pour la toute première fois au Congrès mondial de la nature son exposition Sneakycards Mission Biodiversité. Les premières personnes à la découvrir, Jeanne Delas et Alix d'Audeville, sont inscrites au congrès en tant que participantes. Curieuses de découvrir des initiatives, elles ont toutes deux été conquises par le concept du jeu. «J'aime le côté viral dans la transmission du jeu de carte, de personnes en personnes. Le fait que ce soit une personne qui en convainque une autre est très important et sympathique», témoigne Jeanne. Pour Alix, «ce qui est important c'est que les défis sont simples et à la portée de tous». «Nous avons ensuite eu le plaisir de partager deux moments privilégiés sur le stand avec Marie Dorin-Habert (quintuple championne du monde de biathlon) et Coralie Balmy (championne de natation et médaillée olympique), fondatrice de l'association d'éducation à l'environnement Coco An Dlo en Martinique», souligne Marc Grzemski. Elles ont toutes été convaincues par la démarche. Samedi, la journée a été particulièrement riche sur le stand du Parc naturel de l'Avesnois. Le public, nombreux, a été conquis par le concept du programme «Sneakycards mission biodiversité»: l'exposition, attrayante, ludique et pédagogique, met le visiteur directement en immersion dans les thématiques du développement durable (on découvre et comprend facilement les impacts de nos modes de consommation). Le jeu de carte et l'application, qui encouragent les visiteurs à accomplir concrètement des défis, qui sont tous simples, faciles et accessibles au plus grand nombre. Le site Internet sneakyparc.fr, qui accompagne le joueur tout au long de la réalisation de ses missions en lui proposant des informations, des compléments d'information pour aller plus loin, des astuces pour réaliser les défis etc. Le compte Instagram @sneakyparc permet de suivre cette aventure collective! En fin de journée, deux belles rencontres ont eu lieu sur le stand, «nous avons pu présenter notre concept sneakycards mission biodiversité à la ministre Barbara Pompili (ministre de la Transition écologique) et Cyril Dion, écrivain, réalisateur et poète français, qui présentait en avant-première son tout nouveau film Animal, qui sera en salle le 1er décembre». À suivre: une semaine bien chargée en interventions sur le congrès.

La Voix du Nord
Boulogne
dimanche 19 septembre 2021 336 mots, p. 6201

«Tremplin pour l'avenir», le centre aquatique Naturéo a été inauguré

par Olivier Merlin [email protected] Desvres. Marteler l'importance de l'apprentissage de la natation et du rôle crucial des clubs. La ministre déléguée chargée des Sports a profité de sa venue vendredi soir, à Desvres, pour rappeler l'évidence: savoir nager sauve des vies. «Les Français aiment aller dans l'eau mais ils n'ont pas toujours l'aisance aquatique qui leur permettra de faire face aux dangers de la mer. Ce mercredi, neuf noyades ont été à déplorer dans le sud de la France, ce sont des statistiques terribles qu'on ne veut plus voir», a déclaré la médaillée olympique à Sydney en 2000.

Une offre large pour tous les publics

À Naturéo, inauguré vendredi soir sur le site exploité autrefois par les Ciments français, on pourra sans problème acquérir ces apprentissages. Mais pas que! Deux ans après le début des travaux, le complexe s'annonce prometteur. En pleine nature, Naturéo propose sur 3200 m2, un grand bassin de 25 m2, un bassin de loisirs, un pentagliss, une pataugeoire avec jeux mais aussi une salle de fitness et un spa de 130 m2 tout confort. Pas de doute, la communauté de communes de Desvres-Samer entre dans une nouvelle ère sportive et touristique.

Près de 16 millions d'euros

«Naturéo, ce n'est pas qu'un tremplin pour sauter dans l'eau, mais un tremplin pour l'avenir», se réjouit la ministre déléguée chargée de l'Autonomie Brigitte Bourguignon. La Desvroise a rappelé à quel point ce projet, d'un montant de 16 millions d'euros, était tout sauf évident dans ce secteur du Boulonnais, qualifié parfois à tort d'«arrière-pays». «Il est important qu'un territoire rural demeure innovant, et cet équipement en est la preuve (...) Les travaux ont été colossaux, un tour de force réalisé en plus pendant la pandémie.» Claude Prudhomme, président de l'intercommunalité, ne dira pas le contraire. Désormais serein, l'élu qui fête cette année ses vingt ans de présidence, laisse une trace durable dans son territoire. Aux habitants, désormais, de se jeter dans le grand bain!

La Voix du Nord
Boulogne
vendredi 15 octobre 2021 238 mots, p. 1701

Deux médailles aux France pour les Boulonnais Enzo Fabbrizzi et Louis Legrand

Lutte. U15. Coach de l'ELCO, le grand club de lutte du Boulonnais, David Legrand est très occupé. En raison du Covid, tous les championnats de France du printemps ont été reportés en octobre. Un week-end en Auvergne, l'autre en Alsace. Quatre semaines intensives sur la route qui ont bien commencé samedi dernier grâce à ses garçons, qui ont brillé, une fois n'est pas coutume. «Je ne me rappelle même plus de la dernière médaille en garçons. D'habitude, ce sont les filles», sourit-il. Avec un stage en Hongrie cet été, l'ELCO avait mis les moyens pour ses garçons et ça paie. Quitte à se faire remarquer, ses lutteurs n'ont pas fait les choses à moitié avec deux médailles. Enzo Fabbrizzi, un gamin du quartier Damrémont à Boulogne, pur produit du club depuis dix ans, a décroché l'argent en U15. Après avoir survolé sa journée, il s'est incliné lourdement en finale. L'autre médaillé, c'est Louis Legrand, fils de David et de la médaillée olympique Lise. Avec de tels parents, le gamin pouvait difficilement passer à côté. Samedi, il a décroché le bronze. Après une défaite rapide, il a survolé ses autres combats en repêchage puis en petite finale. De quoi leur donner à tous les deux le goût de récidiver en U18 dès le printemps, «sans se prendre la tête, le plaisir avant tout», sourit Louis.Sylvain Liron

Centre Presse Aveyron
RODEZ_CP
mercredi 1 septembre 2021 253 mots

Judo.Romain Labro, champion de France militaire

Les championnats de France militaires viennent de se dérouler à Foix. Romain Labro, licencié à Judo Villefranche, s'y est particulièrement distingué en devenant champion de France dans la catégorie des moins de 90kg, à l'issue d'une finale serrée contre un combattant de Metz, vice-champion de France l'année précédente dans la catégorie supérieure. Vice champion de France militaire en1999 et2020, Romain Labro est parvenu cette année à grimper sur la plus haute marche du podium. Ce titre le récompense de son engagement dans le judo depuis de nombreuses années et ses premiers pas sur les tatamis du dojo du gymnase villefranchois. Médaillé d'or, Romain Labro, gendarme dans la région lyonnaise, a été félicité par Clarisse Agbegnenou, double championne olympique et porte-drapeau aux récents Jeux de Tokyo, Audrey Tcheuméo, médaillée olympique aux Jeux de Londres et de Rio, et Frank Opitz, président de la ligue Occitanie de judo. La rentrée à Judo Villefranche Judo Villefranche prépare la reprise. Les cours reprennent le mardi 7septembre. Ils se déroulent au dojo du gymnase Robert-Fabre au Tricot les mardis, mercredis, jeudis, vendredis et samedis. Ils s'adressent aux enfants à partir de 5 ans, aux adolescents et aux adultes. Des cours de taïso (pour adolescents et adultes) sont également au programme. Le club donne d'ores et déjà rendez-vous sur les tatamis ce samedi 4septembre pour une découverte de l'activité à l'occasion de la journée Pass'sports. Romain Labro, à droite avec la médaille, en compagnie de Clarisse Agbeegnenou et d'Audrey Tcheuméo./ Photo DR.

Le Bien Public
Edition de la Haute Côte d'Or ; Edition de Beaune ; Edition de la Région Dijonnaise ; Edition de Dijon
Sports | côte-d'or et région, dimanche 17 octobre 2021 540 mots, p. RDIJ35,COTE35,BEAU35,DIJO35

Athlétisme/Foulée des vendanges

Alexis Miellet domine les frères Bourgeois

Anthony PROST

Vainqueur en 2018 et 2019 à Savigny-lès-Beaune, Alexandre Bourgeois n’a pas pu réussir le triplé sur le 10 km, car son partenaire de club, Alexis Miellet, a affolé les compteurs (30’19’’). Un des moments forts d’une journée sous le soleil, où plus de mille coureurs avaient répondu présents.

Le rendez-vous a beau se tenir en octobre, la Foulée de Savigny semble toujours sous une bonne étoile au niveau de la météo. Le soleil s’est en effet montré très généreux ce samedi pour le premier rendez-vous de course à pied ayant attiré plus de mille personnes depuis bien longtemps.

Sous l’œil bienveillant de parrains prestigieux (Bernard Hinault, Philippe Candeloro, Muriel Hurtis, Fabien Canu, et la double médaillée olympique de voile, Charline Picon, voir ci-dessous), tous ont laissé s’exprimer leur envie de courir, et le dix kilomètres a été avalé à vive allure par Alexis Miellet, Alexandre et Matthieu Bourgeois.

1’25’’ de mieux qu’en 2016

Resté sur sa faim lors de Jeux de Tokyo où il est sorti dès les séries du 1 500 mètres, Alexis Miellet s’est remis au travail, et à Savigny, il a démontré que la forme était déjà prometteuse. « J’ai couru à pile 20 km/h de moyenne, car le parcours fait 10,1 km », glissait radieux le multiple champion de France du 1 500 m, qui bouclait son 10 km en 30’19’’.

« Je fais d’ailleurs 1’25’’ de mieux que la dernière fois que j’étais venu ici, il y a cinq ans. Bien sûr, il y a l’avantage des pointes carbone, mais cela représente 30-35’’ et ça fait encore 50’’ gagnées », appréciait le Duciste. « Je n’ai pas encore de super sensations, j’ai souffert dans les trois derniers kilomètres », prolongeait-il, comme pour “rassurer” les autres coureurs.

Le Dijonnais espère monter en puissance, avec dans le viseur les championnats de France de cross, le 14 novembre prochain, où il s’alignera sur le long.

Blessé après son podium aux Mondiaux de duathlon, Matthieu Bourgeois est toutefois resté trois kilomètres avec Alexis Miellet et son frère Alexandre, avant de lâcher prise. « C’était sympa de partager ce moment avec eux », glissait-il pour commenter sa 3e  place, qui privait Khalid Chahid et Matthieu Péché du podium.

Alexandre Bourgeois a tenu un peu plus longtemps, mais il savait qu’Alexis était plus fort. « En plus, je prépare les France de marathon dans une semaine, où je viserai le podium, et j’ai fait beaucoup de kilomètres ces dernières semaines, donc je savais que je ne pourrais pas tenir la vitesse d’un 10 km. »

Côté féminin, Manon Coste a dominé l’épreuve, s’imposant avec deux grosses minutes d’avance sur Lucie Desnoyers. « Les garçons m’ont motivé pour prendre un dossard, alors que j’avais fait une bonne séance vendredi soir », confiera avec le sourire la Duciste, qui n’avait jamais encore couru à Savigny, où elle a découvert un parcours truffé de petites bosses qui cassent le rythme.

Ouest-France
Mayenne
Sports - Mayenne, mercredi 27 octobre 2021 432 mots, p. Mayenne édition_21

Ciofani-Durbant, plus qu’une histoire à deux balles

Textes : Dominique FAURIE.

Elle est rugbywoman chez les Bleues, il est footballeur chez les Tango. Anne-Cécile Ciofani et Geoffray Durbant, couple sur les terrains, couple en ville, racontent leur passion pour le sport, et leur vie qui passe par tous les stades…

C’est l’histoire d’un jeune couple de son temps.

Elle, Anne-Cécile Ciofani, 27 ans. Un papa, Walter, athlète olympique, une maman, Jeanne, athlète olympique sous le maillot du Cameroun, dans l’art délicat du lancer de marteau.

Lui, Geoffray Durbant, 29 ans. Un papa passionné de boxe.

La petite Anne-Cécile, bientôt grande, a un jour cessé de tourner sur les pistes ocres de tartan pour se lancer sur l’herbe verte des pelouses qu’elles entourent. L’heptathlonienne s’est prise de passion pour le rugby à sept. Elle y est devenue internationale, et a glané l’argent avec l’équipe de France aux Jeux olympiques de Tokyo, cet été.

Le petit Geoffray, né à Bondy comme un certain Kylian Mbappé, s’est vite senti plus doué avec ses pieds que gants aux mains. Il s’est lancé dans une carrière de footballeur en clair-obscur, au Red Star, à Roye, Vitré, Oissel, Dieppe, Sedan, Bastia… Pour atterrir et se poser à Laval, avec sa douce.

Là, ils goûtent les bonheurs d’une vie à deux, partagée entre entraînements, matches, joies de la victoire, tensions de la défaite. Une vie entre deux ballons, l’un ovale, l’autre rond, mais autour d’une même passion, pour le sport. «  C’est dans mon ADN, sourit Anne-Cécile. J’ai toujours baigné dans le sport, passé tous mes week-ends au bord des stades. Quand je n’avais pas école, mes heures de loisir étaient des heures de sport. Le sport m’a amené de la rigueur quant à ma qualité de vie. Une ligne directrice à laquelle se raccrocher, en termes de mentalité, d’exigence avec soi.  »

«  J’ai toujours voulu sortir avec une sportive, glisse le footeux. Avec quelqu’un qui ait cette mentalité, qui comprendra plus tard que j’aie envie d’aller courir.  »

«  Ce n’était pas le plus important des critères, avoue Anne-Cécile. Mais c’est un gros, gros plus par rapport à nos rythmes de vie. Avoir quelqu’un qui partage ta passion, qui comprend pourquoi tu ne sors pas avec les copains, pourquoi tu pars trois semaines…  »

Un temps, ils se sont posés pour raconter leurs vies.

Cet article est paru dans Ouest-France

Ouest-France
Rennes Nord-Ouest ; Rennes Sud-Est ; Rennes ; Fougères, Vitré ; Redon ; Saint-Malo
Sports - Ille-et-Vilaine, vendredi 17 septembre 2021 526 mots, p. Rennes Nord-Ouest_32
Aussi paru dans
16 septembre 2021 - Ouest-France (site web)

Faustine Noël, de l’ombre à la lumière

Jeux paralympiques. La badiste du REC a été reçue à l’Élysée, après sa médaille d’argent en double mixte à Tokyo. Une première médaille féminine dans l’histoire du bad français.

Elle n’était pas encore descendue de son petit nuage, vendredi dernier, lors de la réception organisée en l’honneur de son retour à Rennes.

À Tokyo, la Rennaise Faustine Noël a vécu la plus grande émotion de sa carrière, en décrochant l’argent en double mixte. «  C’est une fierté, j’avais envie de faire honneur au maillot tricolore, ça fait maintenant deux ans que je m’entraîne et que j’organise mon quotidien autour du badminton», explique-t-elle, grand sourire et médaille autour du cou.

«  Continuer à m’entraîner pour Paris 2024  »

«Pendant la compétition, je me suis coupée de tous les réseaux afin de rester pleinement concentrée sur la compétition. Aujourd’hui, je découvre tout l’impact qu’on a eu pendant toute la semaine. Voir qu’on a fait vibrer nos proches, nos amis et même au-delà, c’est ça la vraie récompense.  »

À 27 ans, la pensionnaire du REC devient la première femme médaillée olympique dans le monde du badminton : «  Je me rends moins compte que les gens qui me suivent, je vois l’énormité mais sans la voir, j’essaie de rester simple et je ne veux pas non plus prétendre à quoi que se soit juste parce que j’ai gagné une médaille, avoue-t-elle en toute humilité. Je reviendrai dans ma petite vie, à continuer à m’entraîner pour Paris 2024 parce que j’adore ce sport avec ses hauts et ses bas.  »

Toute proche d’un doublé historique, avec sa partenaire de double Lénaïg Morin, elles se sont inclinées de peu (21-16, 21-18) dans le match pour la troisième place du double féminin. «  J’aurai vraiment aimé pouvoir accéder à une médaille avec Lénaïg, c’est une vraie amie. Dommage car nous avions le niveau face aux Japonaises, ce n’est pas une contre-performance non plus car c’est une paire que nous n’avons jamais battue  », affirme-t-elle avec sportivité. 

Engagée sur les trois tableaux, la Rennaise avoue un manque de lucidité pour ce match.

Faustine sait d’où elle vient : «  C’est un cadeau pour mes parents parce qu’ils ont toujours été là pour moi, je souhaite aussi les remercier pour l’éducation et les valeurs qu’ils m’ont transmises.  »

En parallèle, Faustine poursuit ses études pour devenir kiné au sein de l’IFPK, «  j’ai besoin d’avoir un autre projet qui me plaît tout autant que le sport et surtout valider des compétences pour le futur  ».

De son côté, Jean-Philippe Végée, vice-président de la Ligue de Bretagne, ne cachait pas sa satisfaction : «  C’est une belle vitrine pour la Bretagne avec un tel rayonnement médiatique, ça capte du monde, on espère des effets positifs pour les clubs, notamment sur les campagnes d’inscriptions. L’inclusion par le handicap nous montre que Faustine s’inscrit pleinement dans le projet du REC  » , conclut-il.

Cet article est paru dans Ouest-France

Le Monde (site web)
sport, mercredi 4 octobre 2023 - 15:30 UTC +0200 1052 mots

Simone Biles, de retour après une pause de deux ans, éblouit, aux Mondiaux de gymnastique d’Anvers

Louise Le Borgne

Après avoir mis sa carrière entre parenthèses pour prendre soin de sa santé mentale, la star américaine de la discipline renoue avec la compétition internationale, en Belgique.

Quel « come-back » ! Simone Biles, en lice mercredi 4 octobre, à partir de 19 h 30, dans la finale de la compétition par équipes des Mondiaux de gymnastique d’Anvers (Belgique), a d’ores et déjà marqué les esprits pour son retour au plus haut niveau international.

Lors des qualifications, dimanche 1er octobre, l’Américaine de 26 ans a réalisé une figure inédite au saut de cheval. Comme le veut l’usage, ladite figure portera donc son nom – c’est déjà le cas de quatre autres mouvements dans les annales de la discipline : un à la poutre, un au saut, deux au sol. Les puristes sont donc priés de ne plus dire « Yurchenko double carpé », mais « Biles II ».

Après deux ans de pause – une éternité dans un sport aux exigences physiques élevées –, la native de Colombus (Ohio) a repris le fil de sa carrière là où elle s’était arrêtée : en faisant ce que personne d’autre ne sait faire.

S’il est difficile de décrire un Yurchenko double carpé, il est encore plus dur de le réaliser. Commencé par une rondade et suivie d’un double salto arrière, le corps plié et les jambes tendues, il présente une complexité rare. Energie, grâce et prouesse acrobatique composent ce mouvement unique.

Le Chinois Yang Wei fut le premier à le poser, il y a vingt et un ans. Depuis, seule une poignée de gymnastes masculins s’y sont essayés. Simone Biles est la première femme. « Simone l’a fait, s’est félicité son coach, le Français Laurent Landi. J’espère que les gens [comprennent] que c’est peut-être une des dernières fois qu’ils verront un tel saut de la part d’une gymnaste féminine. Il faut apprécier le moment. »

Notée 15,266 points, malgré la présence de l’entraîneur dans l’aire d’arrivée pour des raisons de sécurité (sanctionné d’un demi-point), cette figure assied davantage la supériorité de l’Américaine. En attendant ses premières finales – ce mercredi pour l’épreuve par équipe ; vendredi, à partir de 19 h 30, pour le prestigieux concours général –, elle s’est donc offert une belle carte de visite auprès de ses principales concurrentes, plus impressionnées qu’écœurées.

A commencer par la Française Coline Devillard, médaillée de bronze au saut de cheval lors des derniers championnats du monde et championne d’Europe en titre : « Etre en finale du saut contre Simone, ce ne sera pas un cadeau. Je n’ai pas les mêmes capacités physiques qu’elle, et ne pourrai pas vraiment rivaliser avec son Yurchenko double carpé. Mais elle apporte tellement à notre sport et est tellement sympa que je ne peux être qu’heureuse de la voir de nouveau parmi nous. »

Des espoirs pour les Jeux de Paris

Ce mouvement est surtout le symbole d’une revanche personnelle. Car Simone Biles maîtrise la difficulté depuis des années. Elle avait même prévu de la présenter lors des Jeux olympiques de Tokyo à l’été 2021. Mais des twisties – des pertes de repère brutales dans l’espace – avaient modifié ses plans : la jeune femme avait été contrainte de se retirer de la plupart des épreuves, alertant sur l’importance de sa santé mentale.

Le traumatisme tokyoïte digéré, la star de la gymnastique a pris le temps de se reconstruire. Après avoir témoigné dans l’« affaire Larry Nassar », l’ancien médecin de l’équipe américaine reconnu coupable d’agressions sexuelles, elle a suivi une thérapie. Elle s’est aussi mariée, avec le joueur de football américain Jonathan Owens et a réalisé une tournée de spectacles intitulée « Gold Over America » à travers les Etats-Unis, avant de revenir au gymnase, l’esprit apaisé. Simone Biles va mieux, et le Yurchenko double carpé en est l’illustration.

Après avoir laissé planer le suspense, la septuple médaillée olympique a d’ailleurs annoncé, début août, son souhait de participer aux Jeux de Paris 2024. Le début d’un raz de marée de sollicitations médiatiques pour celle dont les exploits dépassent le simple cadre de sa discipline. L’intéressée a opté pour un silence de plomb : « Pas de point média, au moins jusqu’à mercredi soir », martèle à longueur de journée la fédération étasunienne, USA Gymnastics, sur le groupe WhatsApp dédié aux journalistes accrédités pour les Mondiaux.

« Je n’aurais jamais pensé que ma carrière durerait dix ans »

L’athlète a néanmoins choisi de communiquer à travers ce qu’elle fait de mieux : son sport. Détendue et souriante lors du « podium training », un entraînement sur le plateau de compétition, Simone Biles avait alors opté pour un justaucorps rose fuchsia à manches longues, parsemé de strass. Une couleur inhabituelle pour les Etats-Unis, mais un clin d’œil à son histoire personnelle puisque c’est la tenue qu’elle portait pour ses tout premiers championnats du monde, en 2013… à Anvers !

Dans une rare interview accordée à la VRT (une radio flamande), et menée par la championne olympique belge Nina Derwael – sacrée à Tokyo aux barres asymétriques –, l’Américaine se disait très émue à l’idée de retrouver la ville qui l’a vu éclore : « Je n’oublierai jamais (…). Je n’étais personne à l’époque, je n’avais pas de nom. C’est après ces Mondiaux que j’ai vraiment commencé à croire en ma gymnastique », expliquait-elle.

Une décennie plus tard, son nom est sur toutes les lèvres et le Palais des sports local, plein à craquer, frôle l’hystérie à chacune de ses apparitions. « Je suis évidemment beaucoup plus mature. Mais j’aime toujours autant la gymnastique, et mon objectif est toujours le même : m’amuser et inspirer les enfants. Chaque année, j’ai l’impression de m’améliorer un peu, bien que je n’aurais jamais pensé que ma carrière durerait dix ans. »

En réalisant une figure unique, Simone Biles a fait taire les doutes. Reste désormais à étoffer sa collection, déjà riche de 25 médailles mondiales – dont 19 en or – pour briller, un peu plus, dans la capitale du diamant.

Cet article est paru dans Le Monde (site web)

Les Echos (site web)
vendredi 15 septembre 2023 988 mots

Ces personnalités qui font les JO de paris 2024

MARION KINDERMANS

Une myriade d'acteurs sont à la manoeuvre pour réussir le plus gros événement sportif mondial. Des patrons des structures olympiques françaises, au CIO, en passant par les sportifs, les élus et les entreprises sponsors, revue des personnalités.

Dans quelque 300 jours, Paris accueillera le plus gros événement mondial, qui représente, avec ses dix millions de visiteurs étrangers, pas moins de 20 Coupes du monde de rugby, à l'instar de celle qui se tient en France en ce moment. Un défi phénoménal qui mobilise une multitude d'acteurs. Avec un objectif : être prêt pour ces Jeux qui concentreront tous les regards du 26 juillet au 11 août 2024 (olympiques), puis du 28 août au 8 septembre 2024 (paralympiques).

· Les structures olympiques au coeur de la machine

Tony Estanguet. Patron de Paris 2024, l'ancien champion de canoë-kayak, triple médaillé d'or aux Jeux Olympiques, se démultiplie depuis 2017 pour mener à bien les Jeux. Devenu un as du compromis, cet éternel enthousiaste fédère à la cause olympique les politiques, les patrons et les élus locaux. Il est le porte-voix des JO de Paris.

Nicolas Ferrand. Patron de la Solideo, issu de la haute fonction publique, l'ancien directeur général de l'EPA Marne-la-Vallée mène de front la construction à temps des 64 ouvrages olympiques. Il n'a pas le droit à l'erreur.

Marie-Amélie Le Fur. Présidente du Comité Paralympique, cette ex-athlète handisport (9 médailles au total aux 100 m, 200 m, 400 m et saut en longueur), amputée de la jambe gauche à l'âge de 15 ans, veut faire de Paris 2024 la vitrine de Jeux Paralympiques ambitieux.

Bernard Thibault. Membre du conseil d'administration du Bureau international du travail. L'ex-secrétaire général de la CGT représente les salariés au conseil d'administration de Paris 2024 et de la Solideo. Les Jeux de Paris seront les premiers à associer les organisations syndicales.

· Les membres de l'Etat à la manoeuvre

Amélie Oudéa-Castéra. Nommée ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques en mai 2022 par Emmanuel Macron, cette ex-championne de tennis est en première ligne dans le dossier et doit, en plus, gérer la Coupe du monde de rugby qui se tient cet automne en France.

Michel Cadot. Délégué interministériel aux JO, l'ancien préfet, discret comme le veut sa fonction, a été nommé en juillet 2020 en remplacement de Jean Castex. Des transports à la sécurité, il a l'oeil sur les dossiers chauds.

Laurent Nuñez. Préfet de police, l'ancien secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur planche sur le dossier à très haute tension de la sécurité. Les JO verront en effet affluer 10 millions de spectateurs. La cérémonie d'ouverture, sur la Seine et devant 500.000 spectateurs, concentre toutes les attentions.

· Les incontournables du CIO

Thomas Bach. Président du CIO depuis 2013, cet ancien avocat allemand d'origine, ex-médaillé d'escrime à Montréal en 1976, est l'homme le plus puissant du sport mondial. Il veut redorer l'image des Jeux et a poussé Paris vers des Jeux moins chers et décarbonés.

Guy Drut. Membre du CIO depuis 27 ans, cet ancien député et ministre des Sports, ex-champion olympique aux 110 m haies en 1976 et membre du conseil d'administration de Paris 2024, se voit comme un empêcheur de tourner en rond. Il a émis de vives critiques concernant les risques de dépassement du budget.

David Lappartient. En pleine crise dans le sport français, il vient d'être élu à la présidence du Comité national olympique et sportif français. Membre du CIO, le patron de l'Union cycliste internationale (UCI) est également engagé localement. Il dirige, sous l'étiquette LR, le conseil départemental du Morbihan.

· Les athlètes à fond dans l'aventure

Astrid Guyart. Médaillée olympique d'argent à Tokyo, elle est secrétaire générale du Comité national olympique et sportif français et ambassadrice Terre de Jeux 2024, le label qui embarque les collectivités locales dans l'aventure des JO.

Martin Fourcade.Membre du CIO et président de la commission des athlètes de Paris 2024, l'ex-star française du biathlon et champion olympique est devenu un porte-étendard médiatique prisé des Jeux.

Laure Manaudou. La triple médaillée aux JO d'Athènes en 2004 (dont une d'or sur 400 m nage libre) est capitaine des porteurs de la flamme pour Paris 2024. Elle est pressentie, parmi d'autres, pour porter la flamme le 26 juillet, jour d'ouverture des Jeux.

Michaël Jeremiasz. L'ancien numéro 1 mondial de tennis-fauteuil, champion olympique en double aux JO de 2008 à Pékin, a été nommé cet été chef de mission auprès des athlètes des JO, tout comme Jackson Richardson, légende du handball tricolore et médaillé de bronze en 1992 à Barcelone. Ils doivent assister les sportifs français lors des Jeux de Paris.

· Les entreprises sponsors qui sécurisent le budget JO

Six entreprises se sont engagées en tant que partenaires premium, moyennant un chèque de plus de 100 millions d'euros chacun : BPCE, Carrefour, Orange, LVMH(propriétaire des « Echos »), EDF, Sanofi. Ces poids lourds représentent une grosse part des 1,2 milliard d'euros de financements du privé, nécessaire pour boucler le budget JO. Au total, une soixantaine de sponsors ont rejoint l'aventure.

· Les acteurs politiques qui jouent l'unité

Stéphane Troussel. Le président PS du conseil départemental de Seine-Saint-Denis accueille sur son territoire la majorité des sites des JO (village olympique, centre des médias, piscine olympique, Stade de France). Il espère profiter de l'héritage des Jeux avec de nouveaux quartiers d'habitation.

Anne Hidalgo. La maire PS de Paris, qui s'est battue pour la candidature de la ville dès 2015, fait des JO un des marqueurs de réussite de son second mandat à la tête de la capitale. Elle cherche à afficher une unité avec les autres politiques.

Valérie Pécresse. La présidente LR du conseil régional d'Ile-de-France est aussi à la tête d'Ile-de-France Mobilités, la structure organisatrice des transports, et donc en première ligne sur la question épineuse de l'état de préparation des transports pour 2024.

Marion Kindermans

Le Télégramme (Bretagne)
vendredi 1 octobre 2021 544 mots, p. 3BRE-UNE

Landerneau

Landerneau Virgil Lopez, de Sao Paulo au basket breton

Laurent Aquilo









Laurent Aquilo

Nouvel assistant coach du Landerneau Bretagne Basket, Virgil Lopez revient en France après avoir passé quatorze ans au Brésil.

La petite pointe d'accent traînant pourrait laisser subsister un petit doute. Mais non, Virgil Lopez est bel est bien Français, comme son nom ne l'indique pas plus que cela. Vauclusien, plus précisément, puisqu'il a grandi à Orange avant de partir suivre ses études à Avignon puis Montpellier, en Staps. Mais c'est au Brésil qu'il a vécu la plus grande part de son aventure professionnelle, dans le pays natal de son épouse Adriana Santos, légende locale de la discipline, championne du monde en 1994 et double médaillée olympique en 1996 à Atlanta (argent) et 2000 à Sydney (bronze). « En 2008, on est parti au directement au Brésil avec mon épouse, qui voulait rentrer, et notre petite fille. J'avais envie d'avoir une expérience internationale, de voir aussi comment on travaillait dans un pays champion du monde et vice-champion olympique. »

Quatre titres au Brésil

Le jeune préparateur physique, après avoir intégré le staff de Montpellier sous la direction de Valérie Garnier, de 2001 à 2003, s'est offert une large incursion dans le monde du volley, d'abord via le beach, puis dans l'encadrement des équipes de France jeunes, où il a côtoyé la future génération dorée des Toniutti, Le Roux, Ngapeth. Avant de larguer les amarres, traverser l'Atlantique et basculer définitivement vers le coaching du côté de Sao Paulo. « Durant un an, j'ai travaillé en basket masculin comme assistant, avant de passer chez les filles en intégrant la formation d'Americana ». Avec la formation paulista, Virgil Lopez gagnera trois fois le titre national, avant d'en remporter un autre à l'autre bout du pays, à San Luis, sur la côte septentrionale du pays, entre Fortaleza et Belém, puis de revenir pour une pige de quelques mois à Montpellier, en 2019. Puis de repartir auprès de la sélection féminine brésilienne comme assistant coach pour une victoire aux Jeux panaméricains. Des aventures exaltantes qui n'ont pas éteint une volonté très claire de rentrer au pays. « J'attendais une opportunité. On s'est entretenu avec Wani (Muganguzi), car on se connaissait un peu depuis 2019. C'est quelqu'un que j'apprécie énormément sur le plan humain, et c'est très important pour moi ».

En famille à Noël

Alors, depuis le 2 septembre, Virgil Lopez a pris attache à Landerneau, une ville où il n'avait jamais mis les pieds, heureuses surprises. « La salle est un outil fantastique, et j'ai été parfaitement accueilli par les dirigeants et les bénévoles du club. Je me suis senti comme chez moi dès le départ ». Il le sera encore un peu plus quand sa femme, encore sous contrat avec la sélection brésilienne et son académie de baske t, et sa fille de quatorze ans, qui doit terminer son année scolaire, le rejoindront en Bretagne à Noël. En attendant, l'assistant coach, âgé de 43 ans, va pouvoir se consacrer pleinement au développement d'une formation landernéenne qui possède une belle marge de progression. « J'arrive dans un club formateur, avec l'ambition de valoriser les qualités individuelles des joueuses, c'est aussi cela qui m'a motivé. »

Ouest-France
Ancenis
Ancenis et sa région, samedi 25 septembre 2021 618 mots, p. Ancenis_11
Aussi paru dans
25 septembre 2021 - Ouest-France (site web)

Christian Cordier et les valeurs de l’olympisme

Isabelle LABARRE.

 L’ex-prof de gym sillonne la France pour parler d’égalité, de fraternité et de culture du sport, et participe, ce samedi, à l’inauguration de la piste d’athlétisme.

Petit face-à-face fortuit en guise de préambule. Hier matin, sur le parking de la salle du Gotha, un ballon fuse de la cour de récréation de l’école voisine. Des têtes émergent au-dessus du mur. «  Vous connaissez Pierre de Coubertin ?  » leur lance Christian Cordier. Silence. «  Kylian Mbappé ?  » Gerbe de mains levées. «  Voyez comme l’accès à la culture du sport est un axe prioritaire  »,sourit l’enseignant à la retraite, venu de la région parisienne. Une priorité devenue son cheval de bataille, à lui, le président fondateur de l’association 733, qui œuvre à la diffusion des «  valeurs de l’olympisme  » dans le milieu scolaire.

Marie-José Pérec marraine de l’asso 733

Depuis lundi, en amont de l’inauguration de la piste d’athlétisme du Pressoir rouge, Christian Cordier a embarqué avec lui 400 élèves de primaire et de collège, et leur a montré La couleur de la victoire, film réalisé par Stephen Hopkins sur Jesse Owens, l’athlète afro-américain qui rafla quatre médailles d’or aux Jeux olympiques (JO) de Berlin de 1936, sous les yeux d’Hitler. «  Quand le film est sorti, en 2016, j’étais prof de gym à Noisy-le-Grand et je l’ai projeté aux sixièmes. L’enthousiasme était tel que je me suis dit qu’il fallait faire de ce parcours atypique un héritage et l’essaimer sur tout le territoire.  » Son expérience d’enseignant à l’appui, lui qui est souvent intervenu «  pour imposer la mixité dans les équipes de sport co et faire en sorte que personne ne reste isolé  ».

Avec Christian Lopes, l’ancien président du comité départemental olympique et sportif du Val-de-Marne, il fonde l’association 733 – numéro du dossard de Jesse Owens – dont Marie-José Pérec est aujourd’hui la marraine, et commence en 2018 sa tournée des académies. L’an dernier, malgré la crise, Christian Cordier a rencontré plus de trois mille jeunes, classe par classe. «  L’objectif est de faire s’exprimer les enfants sur leur ressenti, sur l’Amérique très divisée des années 1930, le racisme, la montée du nazisme, l’amitié de Jesse Owens avec l’Allemand Luz Long…  »

Dans la salle du Gotha, hier matin, les enfants de l’école Alexandre-Bernard réagissent et décrivent avec précision des scènes du long-métrage. «  Ce film va les marquer. Il les fait entrer dans l’histoire des JO et dans la grande histoire.  »

En parallèle, Christian Cordier mène un projet démarré au Pérou en 2017, celui de courir 2 024 km d’ici les JO de Paris. Petit bout par petit bout de courses officielles, il en est aujourd’hui à 960 km. «  Je ne fais pas ça pour le chrono, mais pour donner du sens à l’effort : j’encourage des coureurs, je ramasse des déchets…  »

Aujourd’hui, à Ancenis, il ajoutera à son compteur quelques tours de piste aux côtés de la triple médaillée olympique Marie-José Pérec, du double champion paralympique du 400 m Aladji Ba, athlète non-voyant, et de jeunes sportifs.

Samedi, projection de La couleur de la victoire , de Stephen Hopkins suivie d’un débat, de 10 h à 12 h, salle du Pressoir rouge, inauguration de la piste à 14 h, animations et démonstrations d’athlétisme à partir de 15 h, village des clubs sportifs de 14 h à 18 h. Entrée libre, passe sanitaire requis.

Cet article est paru dans Ouest-France

Le Parisien
Yvelines
Une, lundi 6 septembre 2021 585 mots, p. YVEL37

mantes-la-jolie|Médaillée d'argent à Tokyo, la jeune femme a pris un bain de foule samedi au forum des associations de la ville où elle s'entraîne. L'ASM Aviron croule sous les sollicitations et les inscriptions.

Claire Bové, vice-championne olympique, booste le club d'aviron

Julie Ménard

« Je me prends au jeu, c'est trop bien, c'est ça qui rend la médaille plus belle. Je vois les gens qui ont le sourire, il n'y a que ça pour me rendre heureuse. » Samedi, à Mantes-la-Jolie, Claire Bové ne pouvait pas faire plus de quelques mètres au forum des associations de la ville sans être arrêtée. Par les enfants, surtout, qui lui demandent une photo, des étoiles plein les yeux. Tout sourire, l'Yvelinoise de 23 ans qui a décroché la médaille d'argent aux Jeux olympiques de Tokyo (Japon) le 29 juillet sur l'épreuve d'aviron en deux de couple poids légers, pose volontiers aux côtés de ses jeunes admirateurs.

« On est très fiers »

« C'est une chance, un privilège même de la voir, s'extasient Titouan et Lucien, âgés de 12 et 11 ans. On fait de l'aviron dans le même club et on rêve de faire comme elle. » Du haut de ses 8 ans, Elodie non plus n'en revient pas. « Ça m'a fait plaisir, je me dis que j'ai fait une photo avec la meilleure championne du monde. » Venue spécialement pour l'occasion, sa maman aussi est fan de la rameuse. « Je suis native de Mantes, on habite dans le Mantois donc forcément on est très fiers », sourit Sonia. Formée au club de Meulan - Les Mureaux - Hardricourt, Claire Bové est licenciée à l'Association sportive mantaise (ASM) d'aviron, au côté de son père entraîneur.

Depuis son exploit à Tokyo avec sa coéquipière Laura Tarantola, le club est particulièrement sollicité. « D'habitude, on fait une trentaine d'initiations pendant l'été, là on en a fait 70, soit plus du double, rapporte Frédéric Andolfi, le président de l'ASM Aviron. Les inscriptions démarrent très bien cette année. On avait prévu une cinquantaine de fiches de préinscription pour toute la journée du forum des associations mais on avait déjà tout écoulé en fin de matinée. »

Samedi après-midi, Claire Bové a été félicitée en grande pompe par les élus, avec un écran géant à son effigie sur la place de l'hôtel de ville. De quoi interpeller les passants. D'autant que la médaillée olympique a profité de son intervention pour vanter les mérites de sa discipline.

Ce sport « fait grandir, sportivement et dans la vie »

« Faites ce que vous avez envie de faire, a-t-elle conseillé à la jeunesse locale. L'aviron fait grandir sportivement et dans la vie. Je suis très timide mais j'arrive à m'ouvrir beaucoup plus. Il y aura toujours quelqu'un pour vous accompagner en entraînement, on peut voir les couchers et les levers de soleil sur l'eau... Il y a vraiment une bonne ambiance, on est sûr de trouver des amis. »

Un discours motivant pour ceux qui hésitaient encore. Et toutes les générations se laissent convaincre. Malika, qui a toujours rêvé de se mettre à ce sport, a décidé de franchir le pas. « J'ai envie de prendre des cours avec eux, je les trouve très professionnels, on voit qu'ils ont des résultats, commente la Mantaise de 58 ans à propos de l'ASM. C'est vrai que la médaille olympique ça apporte un plus, c'est une fierté. »

Ouest-France
Fougères, Vitré ; Rennes Sud-Est ; Rennes Nord-Ouest
Liffré, lundi 11 octobre 2021 420 mots, p. Fougères - Vitré_16

Faustine, médaillée olympique, en visite au collège

Le parcours sportif de la jeune athlète rennaise Faustine Noël était au cœur, jeudi, d’un riche échange avec les élèves du collège Mathurin-Méheut.

Rencontre

Dans le cadre du projet de classe olympique, les élèves de 6eC ont rencontré, avant les vacances d’été, Faustine Noël, athlète de haut niveau en parabadminton sélectionnée pour les Jeux Paralympiques de Tokyo en septembre. «  Pour les élèves, cela avait été l’occasion de découvrir Faustine Noël, rappelle Laurence Nové-Josserand, professeure documentaliste au collège Mathurin-Méheut. Ainsi que le badminton handisport.  »

Certains d’entre-eux avaient eu le plaisir d’échanger quelques balles avec Faustine. «  En se mettant dans la peau d’un joueur de parabadminton, indique Laurence Nové-Josserand. En se bloquant un bras par exemple.  » Faustine avait offert aux élèves deux de ses anciens tee-shirts de l’équipe de France.

Jeudi, Faustine Noël est revenue devant les élèves, cette fois médaillée argent en double mixte avec l’Orléannais Lucas Mazur. La Rennaise est venue au collège raconter son expérience et ces journées vécues aux JO de Tokyo.

Vaincre les obstacles

Très attentifs, une quarantaine d’élèves, «  des anciens de 6eC et des élèves de l’association sportive du collège  », a assisté à la rencontre. Les questions ont fusé ! «  Je pratique le badminton depuis l’âge de 10 ans, répond Faustine, 27 ans. J’ai commencé à jouer avec mon père.  » Pourquoi avoir participé en paralympique ? «  J’ai un léger trouble neuromoteur qui m’empêche de faire bouger correctement ma jambe droite.  »

Les élèves l’ont interrogé sur le parabadminton, les conditions d’une athlète de haut niveau, les JO en temps de Covid, et ses objectifs pour l’avenir. Alexis, collégien membre du club journal raconte. «  La rencontre a commencé en grande pompe  », retient-il. Il a pu toucher la médaille paralympique de Faustine Noël. «  Toucher une médaille d’argent n’arrive pas tous les jours, rapporte ce jeune reporter en herbe. Ce fruit de la victoire pèse quand même 530 grammes !  »

Laurence Nové-Josserand livre son analyse sur ces deux rencontres. «  Elles auront permis aux élèves d’estimer ce qu’implique une performance sportive, indique la professeure documentaliste. Et d’en savoir davantage sur les jeux paralympiques qui montrent que chacun peut pratiquer un sport à sa mesure.  »

Visiblement convaincus, les élèves ont été très attentifs à ces échanges qui ont démontré que le travail et la volonté peuvent vaincre bien des obstacles.

Cet article est paru dans Ouest-France

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche et Beaujolais ; Edition de Tarare – L’Arbresle – Monts du Lyonnais ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, dimanche 24 octobre 2021 148 mots, p. VALS33,TAML33,VILL33,OGML33,LYON33,LYOE33

Running

Une médaillée olympique au Marathon du Beaujolais

B.S.

Le Marathon du Beaujolais accueillera une hôte de marque pour sa prochaine édition (20 novembre). Médaillée de bronze aux derniers Jeux Olympiques à Tokyo en triathlon relais mixte , Léonie Periault (27 ans) sera au départ de la course de 13 km.

La triathlète, spécialiste du sprint (championne de France courte distance 2020 et multi-médaillée internationale en relais mixte) devrait être à l’aise dans le Beaujolais même si on ignore encore si elle sera présente pour aller vite ou pour profiter de l’ambiance.

Un peu plus de 15 000 coureurs sont attendus sur les trois distances (marathon, semi-marathon et 13 km) pour le retour de l’épreuve au calendrier après l’interruption pour cause de pandémie en 2020.

Ouest-France
Loire-Atlantique
Loire-Atlantique, dimanche 26 septembre 2021 464 mots, p. Actu Loire-Atlantique_19

Un tour de piste avec Marie-José Pérec

Isabelle LABARRE.

La triple médaillée olympique Marie-José Pérec a inauguré la nouvelle piste d’athlétisme, hier. Elle est aussi marraine d’une asso qui promeut les valeurs de l’olympisme.

«  Je ne me suis pas entraînée, mais je suis prête !  » Hier, Marie-José Pérec n’a pas battu son record du 400 m, mais s’est élancée au milieu d’une foule d’enfants, sur cette piste d’athlétisme flambant neuve qu’elle est venue inaugurer. Les plus petits auraient bien tenté un sprint. «  Moi, j’étais comme ça, je bougeais beaucoup, je n’étais pas une enfant facile  », a lâché la championne pendant la cérémonie, rappelant qu’en Guadeloupe, elle courait sur la cendrée, ou dans la boue. «  Avec une telle piste, c’est bien plus de trois médailles que vous allez gagner…  »

Avant son arrivée, les jeunes sportifs nés depuis 1996 et les JO d’Atlanta ont révisé Wikipedia. Ou, comme Matthieu, 11 ans, ont potassé «  le livre des records  ». Justine, 31 ans, a l’âge de savoir que «  c’est une belle figure de l’athlé  » qui est là sous ses yeux. Une légende qui sait que son parcours a marqué les esprits.

«  Mes médailles, les gens m’en parlent tous les jours  », sourit Marie-José Pérec, avant d’entamer un marathon de dédicaces. «  Ça me touche encore plus quand ce sont des enfants. C’est pour ça que je m’implique auprès des gamins : je leur dis qu’il faut faire du sport pour se sentir bien dans ses baskets et apprendre à vivre avec les autres.  »

«  L’héritage des Jeux  »

La star olympique visse sa casquette de marraine de l’association 733, qui projette dans les écoles et collèges, comme ce fut le cas cette semaine à Ancenis, le film La couleur de la victoire,consacré à Jesse Owens, l’athlète afro-américain quatre fois médaillé d’or aux JO de Berlin, en 1936.

«  L’héritage des Jeux, c’est le respect, la tolérance… Ce qui se passe en ce moment dans les stades me met en colère : la parole se libère, mais dans le mauvais sens.  » Marie- José Pérec vient de quitter le conseil d’administration des JO de Paris, pour se consacrer «  à des projets plus immédiats avec la Fédération française d’athlétisme, comme les Espoirs du sport  ». Mais elle mise sur les Jeux. «  Bien sûr, il faudra qu’on compte nos médailles, mais Paris 2024 doit être aussi un moyen pour que la population devienne plus inclusive.  »

Cet article est paru dans Ouest-France

Le Télégramme (Bretagne)
lundi 18 octobre 2021 286 mots, p. 2BRO-UNE

Locmaria-Plouzané

Locmaria-Plouzané Pauline Coatanéa, championne olympique, ovationnée

Samedi, 400 personnes sont venues assister à la cérémonie que la commune a donnée en l'honneur de Pauline Coatanéa,médaillée olympique en handball, et joueuse au BBH (Brest Bretagne Handball). Lanvenecoise d'origine, elle a fait ses classes sur les parquets du Locmaria Handball, avant de rejoindre l'Arvor 29, à 18 ans.

La médaille d'or impressionne

Après avoir été faite chevalier de la Légion d'honneur par le président de la République, c'est en toute simplicité et très souriante que Pauline est arrivée. Aussitôt, les jeunes, impressionnés devant sa médaille, se sont rués vers elle pour des autographes, des photos souvenir ou un petit mot.

Pauline Coatanéa a joué sa première coupe de France à 18 ans, et dix ans plus tard elle arbore une magnifique médaille olympique. Que de chemin parcouru !

« Ça fait chaud au coeur de voir tout le monde. Ce retour aux sources fait bizarre et ça me rappelle mes débuts avec Maëlle Pellau et Maud Eva Copy. On a toutes les trois joué à un haut niveau, et c'est certainement grâce aux entraîneurs qui nous ont donné le goût de ce sport, que je poursuis toujours avec passion. Ici j'ai plein de souvenirs », relate Pauline Coatanéa.

« J'ai partagé des moments avec vous et je continue à le faire, même si c'est à travers des écrans. Les Jeux olympiques, qui sont une merveilleuse aventure, m'ont fait vibrer de la première à la dernière minute. Être ici est un grand plaisir, qui me permet de prolonger ce titre exceptionnel, mais éphémère. J'espère donner l'envie et l'ambition aux jeunes, pour qu'ils poursuivent leurs rêves », a poursuivi la jeune femme.

Le Bien Public
Edition de Beaune ; Edition de la Haute Côte d'Or
Actu | région beaunoise, dimanche 17 octobre 2021 532 mots, p. BEAU11,COTE11

Savigny-lès-Beaune

Foulée des vendanges : près de 90 bénévoles mobilisés

Charlotte DELEY

Samedi matin, les bénévoles n’ont pas chômé pour terminer de préparer la trentième édition de la Foulée des vendanges. Entre installation des stands, organisation du podium ou approvisionnement des ravitaillements et de la buvette, ils n’ont pas ménagé leur peine.

Ce samedi matin, le mercure affichait à peine cinq degrés et le soleil brillait déjà au-dessus des coteaux de vignes. Dans les rues de Savigny-lès-Beaune, tout était encore calme. Seuls les barrières et le balisage au sol laissaient présager que la trentième édition de la Foulée des vendanges allait bientôt débuter. Quelques heures plus tard, de nombreux coureurs seront présents pour récupérer leurs dossards et, en attendant, des dizaines de bénévoles, sourires aux lèvres, s’activaient autour du terrain de football pour les derniers préparatifs. Arrivés tôt ce matin, ils se sont retrouvés autour d’un café chaud le temps de discuter et de s’organiser. Rien n’a été laissé au hasard. « Ils sont près de 90 à œuvrer en coulisses. Le succès de la Foulée est aussi dû à toutes ces personnes qui ne ménagent pas leur peine le temps d’une journée », rappelait Ottavio Bruno, organisateur de l’événement.

À ses côtés, Jérôme Jafflin, le trésorier, s’enthousiasmait : « On l’attendait, cette journée. La trentième édition, vous vous rendez compte ? » Cette course, il la connaît depuis onze ans. « C’est lorsque je suis arrivé à Savigny que j’en ai entendu parlé pour la première fois. Je me suis tout de suite engagé et je n’ai jamais regretté », a-t-il confié en présentant l’un des plus anciens bénévoles de l’histoire des foulées, Daniel Pichenot. À 74 ans, l’homme a contribué à organiser pas moins de vingt-cinq éditions. Électricien, aujourd’hui la retraite, il est membre de la commission technique (lire par ailleurs) et gère tout ce qui touche à l’électricité et aux équipements de la manifestation. Accompagné par deux amis, il gonfle même les deux arches de départ et d’arrivée. Né à Savigny-lès-Beaune, il ne garde que de bons souvenirs de la foulée : « Il y a toujours eu du beau monde, des sportifs connus. L’événement fait vivre le village et ça, ce n’est pas rien ».

Le souvenir de l’arrivée d’Alain Bernard en hélicoptère

Côté souvenirs, Geneviève et Christiane, bénévoles depuis plus de dix ans, ne sont pas en reste. Chargées de veiller à la distribution des ravitaillements à l’arrivée des courses, elles confiaient « en avoir connu des éditions » et « par tous les temps ». « Le plus fort souvenir est peut-être l’arrivée du nageur Alain Bernard en hélicoptère », souriait Christiane. « Il a atterri ici, en plein milieu du terrain de foot. C’était impressionnant », se remémorait-elle en attendant d’apercevoir les prestigieux parrains de cette édition, à l’image de Bernard Hinault, quintuple vainqueur du Tour de France, Jean-François Lamour, Henri Boério, Fabien Canu, Jacques Accambray ou encore Jackson Richardson, Muriel Hurtis, Philippe Candeloro et la véliplanchiste Charline Picon, double médaillée olympique à Rio et Tokyo.

Le Télégramme (Bretagne)
mercredi 6 octobre 2021 418 mots, p. 17SPO3

Voile

Voile « Je veux finir en beauté... »









A 36 ans, la Brestoise Camille Lecointre, double médaillée olympique en 470 féminin, a décidé de repartir pour une 4epréparation olympique, cap sur Paris 2024. La barreuse embarque Jérémie Mion. « J'y retourne car je n'ai pas obtenu ce que je voulais. »

Pourquoi ce choix de repartir sur une nouvelle préparation olympique (1) ?

Parce que je n'ai pas obtenu ce que je voulais, parce que j'ai toujours ce petit goût d'inachevé, parce que je prends toujours autant de plaisir à naviguer sur ce bateau. Ce seront mes derniers Jeux et j'aimerais bien finir en beauté avec une médaille d'or.

Le fait que les JO aient lieu en France a-t-il joué dans votre décision ?

Oui, ça a joué : c'est à Marseille et les Jeux ont lieu dans trois ans et non pas quatre. Je suis encore performante, je peux le faire. Si les Jeux avaient eu lieu ailleurs qu'en France, je n'y serais pas retourné car avec ma situation familiale, je ne me voyais pas refaire des déplacements à l'autre bout du monde.

Jérémie Mion (2), c'était une évidence ?

La question d'y aller avec Jérémie ne s'est pas trop posée : je savais qu'il avait envie de repartir. Sur le papier, c'est celui qui a le plus d'expérience, le plus de technique et, en plus, on se connaît depuis longtemps. On s'apprécie donc je sais que, humainement, ça va être sympa.

Vous allez vous retrouver avec le duo Kevin Peponnet - Aloïse Retornaz en face de vous...

Cela fait partie du jeu, c'est comme ça. J'ai connu des préparations olympiques, notamment celle de 2012 où il y avait beaucoup de concurrence et, effectivement, c'était dur. Là, ce sera le cas. Ce sera dur de passer de coéquipières à concurrentes.

Sans oublier les Bretons Hugo Le Clech et Colombe Julia qui naviguent ensemble depuis plusieurs saisons...

Ils font partie des équipages qui ont déjà deux ans de navigation ensemble. Ce sont des petits jeunes qui montent et peuvent jouer une place importante dans la sélection.

Jérémie est basé à Marseille, vous vivez à Brest : comment comptez-vous vous organiser ?

J'envisage de le rejoindre là-bas, d'être sur place. Toute ma famille bougera à Marseille prochainement. On n'est pas encore calé mais on a le temps car Jérémie va disputer la Transat Jacques Vabre (ndlr : avec Cédric Château en Class40). On reprendra au printemps 2022, nous ne sommes pas pressés.

L'Est Républicain
Edition de Pont-à-Mousson ; Edition de Toul
Pont-à-mousson et environs, mardi 21 septembre 2021 165 mots, p. ETOU35,PONT35

Pont-à-Mousson

Quelle médaillée olympique a inauguré la piscine ?

La piscine de Pont-à-Mousson a été inaugurée en 1969 en présence d’une grande championne de la natation française. Christine Caron, dite Kiki Caron , avait en effet fait l’honneur de sa présence en ce jour particulier.

La nageuse française, née le 10 juillet 1948 à Paris, a connu un beau palmarès. Licenciée au Racing Club de France, spécialiste du dos sur courtes distances, elle a été 29 fois championne de France. Elle fut le porte-drapeau de la délégation française aux Jeux olympiques de 1968 , première femme à avoir un tel honneur.

Elle a participé aux Jeux olympiques de 1964 (médaille d’argent) et de 1968, les Championnats du monde n’étant instaurés qu’à partir de 1973. À l’arrêt de sa carrière sportive, elle fut tour à tour, de manière éphémère, pilote automobile, chanteuse, puis actrice de cinéma.

Ouest-France
Ancenis ; Nantes Nord-Loire
Ancenis et sa région, lundi 20 septembre 2021 554 mots, p. Ancenis_10
Aussi paru dans
19 septembre 2021 - Ouest-France (site web)

Une inauguration en or pour la piste d’athlétisme

​Restaurée et réaménagée, la piste d’athlétisme du Pressoir-Rouge est inaugurée, samedi 25 septembre, en présence de la championne olympique Marie-José Pérec.

Une piste à 1,3 million d’euros

Très abîmée, la piste du Pressoir-Rouge avait besoin d’une rénovation complète. Les travaux, retardés par de mauvaises conditions météo, ont eu lieu entre mai 2019 et juin 2020. Un gros chantier comprenant le passage à huit couloirs, la rénovation des aires de lancer et de saut, un nouvel éclairage, la sonorisation, l’installation d’un local pour les bureaux, l’aménagement du parking, etc. Une tour de chronométrie devrait être mise en place d’ici la fin de l’année. Les sportifs locaux ont pu tester la piste sitôt après sa livraison, dès l’été 2020.

«  C’est un outil qui permet désormais d’accueillir des compétitions de niveau régional  », assurent Samuel Jeannes et Pascal Golfier, de l’Athlétic club du pays d’Ancenis (Acpa). «  On y travaille déjà. À court terme, on pense pouvoir proposer un meeting à thème, dont l’identité collerait à l’Acpa et à Ancenis, par exemple, sur du lancer ou du demi-fond.  »

Par qui est-elle utilisée ?

Par plusieurs sections de l’Acpa (420 licenciés au total la saison dernière) pour une vingtaine d’heures par semaine. Mais aussi le club de triathlon, les élèves du lycée Joubert, l’animation sportive départementale, des salariés d’entreprises du pays d’Ancenis via Aussie (Association d’utilisation de structures sportives inter-entreprises), etc.

Que va-t-il se passer samedi ?

Une inauguration en grande pompe et avec du beau monde. La triple médaillée olympique Marie-José Pérec, qui a accepté d’être la marraine de l’événement, sera présente dès le matin pour participer à un débat autour des valeurs de l’olympisme après la projection de La couleur de la victoire, de Stephen Hopkins. Un film qui relate le parcours de l’athlète Jesse Owens aux Jeux olympiques de Berlin, en 1936, sous le régime fasciste nazi.

Toute la semaine, ce film est montré à une quinzaine de classes d’écoles et de collèges d’Ancenis et sert de matière à des débats animés par l’association 733, qui travaille à la diffusion de ce film parmi les scolaires.

Tours de piste, démonstrations et village des clubs

Aux côtés de Marie-José Pérec, seront présents des athlètes paralympiques, dont le double médaillé paralympique non-voyant Aladji Ba. Ainsi que Diane de Navacelle, descendante de Pierre de Coubertin, pour représenter l’association familiale qui porte son nom et fait la promotion des valeurs de l’olympisme.

Le programme à partir de 14 h : initiations aux différentes disciplines de l’athlétisme, séances de dédicace avec Marie-José Pérec, démonstrations de handisport, villages des clubs sportifs. La Ville a voulu faire de cette inauguration une «  fête de la relance du sport, pour inciter à la reprise des licences  », annonce Florent Caillet, adjoint aux sports.

Samedi 25 septembre, à partir de 10 h. Projection et ciné-débat de 10 h à 12 h, salle du Pressoir-Rouge. Inauguration et animations à partir de 14 h. Ouvert à tous, entrée libre, passe sanitaire requis.

Cet article est paru dans Ouest-France

Le Monde (site web)
sport, lundi 2 octobre 2023 - 17:15 UTC +0200 975 mots

Mondiaux de gymnastique : le chemin de croix de la Française Lorette Charpy

Laura Pottier

L’athlète de 21 ans, deux fois opérée des ligaments croisés, fait partie de l’équipe de France qui tentera, à Anvers (Belgique), de décrocher sa qualification pour les Jeux olympiques de Paris 2024.

Dans les couloirs de l’Accor Arena, à Paris, Mélanie De Jesus Dos Santos saute de joie dans les bras de Lorette Charpy. Dimanche 17 septembre, la gymnaste française vient juste de remporter l’or aux barres asymétriques – elle fera le doublé au sol – aux Internationaux de France. Contrairement à sa compatriote, Lorette Charpy n’avait aucune chance de médaille puisqu’elle s’est élancée hors concours, c’est-à-dire sans possibilité de se qualifier pour la finale. Mais pour elle aussi, le week-end a eu un goût de victoire : « Ce n’était pas gagné que je sois ici il y a encore quelques mois », raconte la jeune femme au Monde.

Blessée deux fois aux ligaments croisés, à seulement 21 ans, Lorette Charpy est une revenante. A Paris, son passage aux barres asymétriques lui a permis de renouer avec la compétition après un an d’absence et de concourir devant son public pour la première fois depuis 2019.

Aux championnats du monde, à Anvers (Belgique), où la délégation française féminine joue sa qualification olympique par équipes, lundi 2 octobre à 21 h 15, elle est alignée sur les barres asymétriques et la poutre. « On a un peu réduit son programme pour assurer la note. On ne souhaite pas prendre le risque de faire un mouvement plus élaboré, même si elle le fait bien à l’entraînement », explique Eric Hagard, son entraîneur au pôle France de Saint-Etienne, depuis 2018.

Pour valider son ticket pour Paris 2024, la France doit terminer parmi les neuf meilleures nations de la compétition – hors Etats-Unis, Royaume-Uni et Canada, déjà qualifiés après leur podium aux Mondiaux 2022. Les huit premières s’affronteront en finale. A chaque agrès – sol, barres asymétriques, poutre et saut –, seules quatre des cinq gymnastes de chaque équipe s’élancent et les trois meilleurs résultats sont comptabilisés. Le classement est établi en additionnant ces douze notes.

En cas de qualification des Bleues, Lorette Charpy devra ensuite faire partie des cinq sélectionnées pour représenter la France l’été prochain puisque ce sont les pays, et non les gymnastes individuellement, qui obtiennent le précieux sésame. « Il n’y aura plus qu’à espérer, confirme Eric Hagard qui se veut confiant. Elle est une valeur sûre en barres asymétriques, qui est l’agrès moyen de l’équipe de France. »

« Peu de personnes la voyaient revenir »

La Stéphanoise a déjà touché les Jeux olympiques du bout des doigts, en 2021. Mais quatre mois avant de s’envoler pour Tokyo, elle se blesse à l’entraînement, et doit faire une croix sur ce rendez-vous tant attendu. « C’était très difficile à accepter, se rappelle l’intéressée. Le fait que les prochains Jeux sont à Paris m’a aidée à continuer. J’avais encore cette flamme en moi et je ne voulais pas abandonner, j’aurais eu beaucoup de regrets. » Gauchère et touchée au genou gauche, la Française doit réapprendre les pivots accroupis en poutre, de sa jambe droite, et modifier la construction de ses mouvements.

En août 2022, elle signe un retour gagnant en décrochant le bronze aux barres asymétriques aux Championnats d’Europe – sa troisième médaille européenne, après l’argent par équipe en 2018 et le bronze à la poutre en 2019. Sa joie est de courte durée car elle s’est écroulée après sa sortie en double salto arrière. « C’était un moment bizarre. J’ai su immédiatement que je m’étais refait mal avant de comprendre que j’étais sur le podium, se remémore-t-elle. J’ai essayé d’en profiter au maximum parce que je me suis dit que je ne le revivrai peut-être jamais. »

Quelques jours plus tard, la sentence tombe : Lorette Charpy annonce qu’elle est à nouveau blessée aux ligaments croisés du genou gauche. A ce moment, Eric Hagard l’admet, « peu de personnes la voyaient revenir. Mais elle est très déterminée, elle est courageuse et elle ne lâche jamais rien. C’est pour ça qu’elle est toujours présente aujourd’hui ».

L’exemple de Rebeca Andrade

« Je savais que ça allait être plus difficile, avec une rééducation plus longue que la première fois, mais je voulais retenter ma chance. Je sentais que je pouvais le faire et je voulais aussi prouver que c’était possible », détaille-t-elle. Avec l’aide d’un préparateur physique, d’un kinésithérapeute et d’une préparatrice mentale, la gymnaste parvient, au bout de huit mois, à retrouver la pleine possession de ses moyens.

La reprise est, pourtant, loin d’être évidente. Elle ne se sent plus trop à sa place lorsqu’elle retrouve ses coéquipières aux rassemblements, se met la pression pour revenir rapidement à un bon niveau et prouver qu’elle « sert encore à quelque chose » dans l’équipe de France. Surtout, elle cogite davantage et, sur les agrès, l’appréhension est plus présente. « L’aspect mental a été la phase la plus difficile », concède Eric Hagard.

Désormais, Lorette Charpy assure ne plus avoir peur et ne pas penser au risque de blessure. « Je veux continuer à regagner en confiance mais c’est déjà un très bon point de départ d’avoir été sélectionnée pour les championnats du monde, se réjouit-elle. Je suis très heureuse et fière. » Avant elle, la Brésilienne Rebeca Andrade, trois fois opérée des ligaments croisés, était déjà passée par ce parcours du combattant, avant de devenir double médaillée olympique à Tokyo, en 2021. « C’est une inspiration », décrit la Française, qui échange parfois avec elle. Un exemple qu’elle garde toujours dans un coin de sa tête.

Cet article est paru dans Le Monde (site web)

Le Figaro (site web)
jeudi 25 juin 2020 - 18:27 UTC +02:00 183 mots

Flash Sport

Aussi paru dans
25 juin 2020 - AFP Infos Françaises Sport 24.com

Omnisports - Dopage : la Suédoise Jenny Fransson, médaillée olympique, suspendue quatre ans

Rédaction Sport24.com

La lutteuse suédoise Jenny Fransson, médaillée de bronze aux Jeux olympiques de Rio en 2016 (catégorie Lutte libre 69 kg), a écopé jeudi d'une suspension de quatre ans par les instances antidopage sué...

La lutteuse suédoise Jenny Fransson, médaillée de bronze aux Jeux olympiques de Rio en 2016 (catégorie Lutte libre 69 kg), a écopé jeudi d'une suspension de quatre ans par les instances antidopage suédoises après avoir été contrôlée positive à la méthyltestostérone, un stéroïde anabolisant. L'athlète de 32 ans, suspendue depuis le 28 janvier, le sera jusqu'au 27 janvier 2024, a indiqué jeudi à l'AFP Åke Thimfors, président de la commission antidopage. Fransson, pour qui cette durée de suspension équivaut à une quasi fin de carrière, entend faire appel de la décision, a annoncé son agent Mats Larsson au quotidien Dagens Nyheter. L'agent affirme notamment que le laboratoire chargé de s'occuper des analyses de Jenny Fransson n'a pas suivi les 40 points d'un protocole publié par l'Agence mondiale antidopage (AMA)

Voir aussi :

Le Figaro (site web)
vendredi 8 juillet 2022 - 09:51 UTC +02:00 339 mots

Sports ; Football

Aussi paru dans
8 juillet 2022 - AFP Infos Françaises Ouest-France (site web)

Football: la star américaine Megan Rapinoe apporte son soutien à Brittney Griner

Le Figaro avec AFP

La star du football américain Megan Rapinoe a rendu un hommage silencieux jeudi à la basketteuse Brittney Griner, jugée et détenue en Russie depuis février, pendant une cérémonie à la Maison Blanche. Présente aux côtés d'autres personnalités afin de recevoir la médaille présidentielle pour la Liberté, la plus haute distinction civile américaine, elle portait un tailleur pantalon blanc avec les initiales « BG» inscrites et une fleur brodée.

Joe Biden a fait de la libération de Brittney Griner une «priorité»

Brittney Griner, elle-même star internationale de basket, est détenue depuis février en Russie et a plaidé coupable jeudi de contrebande de drogue dans une affaire suivie de près par Washington dans un contexte de vives tensions avec Moscou. La double médaillée olympique (2016 et 2020) et championne de WNBA, équivalent féminin de la prestigieuse NBA, risque jusqu'à dix ans de prison après avoir été arrêtée en possession d'un liquide de vapoteuse à base de cannabis. Si elle a plaidé coupable, elle a déclaré de ne pas avoir eu l'intention de « violer la loi russe ».

» LIRE AUSSI - Brittney Griner, basketteuse américaine devenue monnaie d’échange pour Moscou

Cette affaire s'inscrit dans un contexte de vives tensions bilatérales liées au conflit en Ukraine, nombre d'observateurs soupçonnant la Russie d'utiliser ce cas en vue d'un futur échange de prisonniers avec les Etats-Unis. Avant le début de la deuxième audience du procès de Griner jeudi, la diplomatie russe avait dénoncé le « battage public» des dirigeants américains autour de son cas, le vice-ministre des Affaires étrangères Sergueï Riabkov estimant que cela « parasitait» l'affaire.

Joe Biden a quant à lui fait de la libération de Brittney Griner une « priorité». Selon la porte-parole de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre, le président américain « va faire tout ce qu'il peut pour s'assurer qu'elle rentre chez elle en toute sécurité».

À VOIR AUSSI - La libération de Brittney Griner, prisonnière en Russie, est une «priorité» pour Joe Biden

Le Figaro (site web)
dimanche 10 juillet 2022 - 23:04 UTC +02:00 200 mots

Sports ; Basket ; NBA

Aussi paru dans
10 juillet 2022 - AFP Infos Françaises
11 juillet 2022 - Le Réseau des Sports (site web réf.) RDS - Le Réseau des Sports (site web réf.)

Basket : hommage à Griner lors du All-Star Game de la WNBA

Le Figaro avec AFP

Les joueuses de la ligue nord-américaine de basket (WNBA) ont rendu hommage à Brittney Griner, jugée et détenue en Russie depuis février, lors du All-Star Game organisé dimanche.

« Nous pensons à Brittney Griner en ce moment», a déclaré la commissaire de la WNBA Cathy Engelbert. « Elle reste une priorité absolue pour nous et nous continuons à lui apporter tout notre soutien. Nous faisons tout pour qu'elle rentre saine et sauve le plus vite possible ».

A la mi-temps du match, les joueuses ont enfilé des maillots noir et orange, floqués avec le nom et le numéro (42) de Griner.

La joueuse de 31 ans, huit fois sélectionnée pour ce All-Star Game, a plaidé coupable jeudi de contrebande de drogue dans une affaire suivie de près par Washington dans un contexte de vives tensions avec Moscou.

La double médaillée olympique (2016 et 2020) risque jusqu'à dix ans de prison après avoir été arrêtée en possession d'un liquide de vapoteuse à base de cannabis. Si elle a plaidé coupable, elle a déclaré de ne pas avoir eu l'intention de « violer la loi russe ».

Voir aussi :

Le Figaro (site web)
dimanche 8 octobre 2023 - 17:28 UTC +02:00 326 mots

Sports ; Autres Sports ; Athlétisme

Aussi paru dans
8 octobre 2023 - AFP Infos Françaises Ouest-France (site web) Les Affaires (site web) Maville (site web réf.)

Marathon : La Néerlandaise Sifan Hassan réussit le 2e meilleur temps de l'histoire à Chicago

Le Figaro avec AFP

La Néerlandaise n’est devancé que par la recordwoman éthiopienne Tigst Assefa dans l’histoire du marathon mondial.

La Néerlandaise Sifan Hassan, seulement six semaines après avoir été médaillée aux Mondiaux d'athlétisme de Budapest (sur 1500 et 5000 m), a écrasé dimanche le marathon de Chicago en 2 h 13 min 44 sec, le deuxième meilleur chrono de l'histoire. Hassan (30 ans) réussit son exploit seulement deux semaines après le nouveau record du monde de l'Éthiopienne Tigst Assefa à Berlin (2h11:53), et quelques minutes après le record du monde masculin du Kényan Kelvin Kiptum (2h00:35).

« Je suis tellement heureuse ! les cinq derniers kilomètres ont été terriblement douloureux. Mais j'adore le marathon, s'est-elle réjouie après la ligne. Ce n'est que mon deuxième marathon, c'est incroyable. J'ai eu du mal au départ, j'ai fini par rattraper (la Kényane) Ruth Chepngetich. Peut-être qu'on est parties trop vite. Je suis très heureuse de mon entraînement, j'ai travaillé dur, je ne pensais pas toutefois être capable d'un tel chrono.»

Infatigable

Hassan a couru dimanche seulement six semaines après les Championnats du monde d'athlétisme de Budapest, où elle avait disputé le 1500, le 5000 et le 10.000 m, pour deux médailles (bronze du 1500 m, argent du 5000 m). Infatigable !

La Néerlandaise, triple médaillée olympique sur la piste, avait déjà réussi un exploit pour ses débuts sur la distance en avril à Londres (2h18:33) avec une victoire malgré des problèmes de crampes pendant la course. Le marathon féminin a été marqué par le record du monde inouï de l'Éthiopienne Tigst Assefa établi il y a deux semaines à Berlin en 2 h 11 min 53 sec, plus de deux minutes plus rapide que la précédente marque de la Kényane Brigid Kosgei, réussie à Chicago en 2019 (2h14:04), et désormais aussi effacée par Sifan Hassan.

Voir aussi :

Marathon : le Kényan Kelvin Kiptum bat le record du monde à Chicago

Le Monde (site web)
sport, dimanche 24 mai 2020 - 15:23 UTC +0200 877 mots

Quand le comité de déontologie du mouvement sportif français malmène son propre règlement

Adrien Pécout

L’une des membres du comité de déontologie du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) siège aussi au comité directeur d’une fédération, ce que les statuts du CNOSF interdisent.

Nul n’est censé, dans le petit monde du sport, ignorer les statuts du Comité national olympique et sportif français (CNOSF). L’affirmation vaut surtout, bien sûr, pour les membres du comité de déontologie de l’institution, qui sont justement habilités à rendre des avis sur « toute question intéressant la déontologie du sport », à juger de la recevabilité des candidatures au conseil d’administration du CNOSF, voire à prendre des décisions disciplinaires, sur saisine dudit conseil d’administration.

Problème : comme Le Monde en a fait le constat, ce comité de déontologie malmène son propre règlement intérieur, ainsi que l’article 16 des statuts du Comité national olympique. D’après les textes, les membres du comité de déontologie sont désignés par le conseil d’administration du CNOSF pour des mandats de six ans et ne doivent alors pas occuper « de fonctions élues ou salariée au sein d’une fédération ou d’un organisme membre du CNOSF ».

Or Delphine Racinet-Réau siège aujourd’hui à la fois au comité de déontologie du CNOSF et en tant que membre élue du comité directeur fédéral de la Fédération française de tir (FFTir).

Contactée, la double médaillée olympique de tir (argent en 2000, bronze en 2012) reconnaît une « faute », mais dément toute « intention » d’avoir cherché à contourner le règlement. « Je n’ai pas regardé dans le détail tous les statuts, je ne les ai pas épluchés. »

Son élection en tant que membre du comité directeur de la FFTir, en janvier 2017, est survenue après sa nomination au comité de déontologie du CNOSF, mandat bénévole qu’elle occupe depuis le premier semestre 2016, précise-t-elle.

« Si le comité de déontologie avait déjà eu, depuis, à traiter un dossier avec ma fédération, je n’aurais évidemment pas participé à un tel dossier, pour éviter d’interférer. »

Cette femme de 46 ans exerce, au quotidien, la profession de responsable comptable dans le secteur bâtiment du groupe Bouygues.

Un comité à l’activité confidentielle

Dans une réponse écrite, le CNOSF assure s’accommoder de ce cumul de mandats et refuse même d’y voir une entorse réglementaire, insistant sur l’antériorité de la désignation de Mme Racinet-Réau au comité de déontologie : « Les éventuelles incompatibilités doivent s’apprécier au moment de la désignation. »

Le CNOSF écarte également, toujours pour cette même raison d’antériorité, toute possible remise en cause des avis du comité de déontologie auxquels la sportive a contribué depuis 2017 (et dont le nombre exact reste à déterminer). Tout comme il refuse, à ce jour, l’éventualité de la contraindre au départ. L’intéressée précise :

« Si j’ai à quitter l’un des deux postes, je quitterai celui au comité directeur fédéral de ma fédération. Ce qui me semble logique, dans la mesure où je me suis d’abord engagée au comité de déontologie. »

Le président du comité de déontologie, Stéphane Braconnier, enseignant en droit public à l’université Paris-II Panthéon-Assas, n’a pas répondu à notre sollicitation. Il fait partie des huit membres actuels de ce comité, un neuvième poste étant encore à pourvoir.

Statutairement, trois personnes doivent y figurer au titre de leur « compétence dans le domaine juridique », trois autres pour leurs compétences « dans les domaines scientifique, médical ou technique », et trois autres, enfin, « pour leur expérience ou leur rayonnement dans le domaine du sport », comme c’est le cas de Delphine Racinet-Réau, également élue, par ailleurs, à la commission des athlètes de haut niveau du CNOSF.

Depuis sa mise en place en 2002, l’activité du comité de déontologie – mobilisable sur saisine du président du CNOSF, Denis Masseglia, ou de son conseil d’administration – reste confidentielle. Dans son rapport d’activité pour l’année 2018, le CNOSF n’en mentionnait même pas l’existence.

A l’inverse, sur sollicitation de clubs ou de licenciés, la conférence des conciliateurs a fait l’objet, cette année-là, du nombre record de 419 demandes de conciliations. « Il s’agit de deux activités complètement différentes, que l’on ne peut pas comparer », souligne Hubert Marque, responsable de la conciliation au CNOSF.

Deux dossiers ont toutefois apporté un éclairage récent sur le comité de déontologie. En février, Denis Masseglia l’a saisi pour un avis sur le maintien ou non de Didier Gailhaguet au conseil d’administration du CNOSF, après le scandale de violences sexuelles ayant contraint ce dernier à démissionner de la présidence de la Fédération française des sports de glace. Une discussion à laquelle n’a pas pris part Delphine Racinet-Réau.

La Fédération de judo, quant à elle, entend demander la saisine du comité de déontologie « en formation disciplinaire » en vue d’obtenir l’exclusion de la Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT) du Comité national olympique, comme l’a révélé le quotidien Le Parisien le 12 mai. L’examen de ce point avait été inscrit à l’ordre du jour du conseil d’administration du CNOSF, le 14 mai, mais il a finalement été reporté.

Cet article est paru dans Le Monde (site web)

Le Figaro (site web)
jeudi 14 juillet 2022 - 18:13 UTC +02:00 443 mots

Sports ; Basket

Aussi paru dans
14 juillet 2022 - AFP Infos Françaises AFP Infos Mondiales

WNBA: La basketteuse américaine Brittney Griner soutenue par son club russe

Le Figaro avec AFP

La basketteuse américaine Brittney Griner, jugée en Russie dans une affaire de drogues controversée, a reçu jeudi le soutien de membres de son club russe venus la soutenir à l'audience, selon des journalistes de l'AFP sur place.

«Brittney a toujours été une très bonne coéquipière, elle nous manque beaucoup, j'ai été heureuse de la voir» , a déclaré Evgeniya Belyakova, joueuse russe de l'UMMC Ekaterinburg, dans l'Oural, où Griner jouait pendant l'intersaison.

«Dieu merci, elle se sent bien, elle a l'air bien. Notre but était de parler au juge de son caractère en tant que sportive et en tant que personne», a abondé le directeur du club, Maxim Ryabkov.

«Nous voulions parler de son grand rôle dans les succès de notre club d'Ekaterinbourg, mais aussi dans tout le basket russe féminin», a-t-il poursuivi, après l'audience.

Le procès, fermé à la presse jeudi, se tient à Khimki, près de Moscou. Il doit reprendre vendredi.

Brittney Griner, championne américaine et médaillée olympique, a été arrêtée et emprisonnée fin février en Russie, où elle venait jouer, quelques jours seulement après le lancement par Moscou de son offensive militaire en Ukraine.

Âgée de 31 ans, cette joueuse de 2,06 mètres, considérée comme l'une des meilleures du monde, est jugée pour contrebande de drogue, à la suite de son arrestation en possession d'un liquide de vapoteuse à base de cannabis.

Le président américain Joe Biden a fait de sa libération une «priorité», après avoir été accusé de ne pas agir suffisamment sur ce dossier.

Au début de son procès, le 7 juillet, Brittney Griner a plaidé coupable de toutes les accusations. Elle risque jusqu'à 10 ans de prison.

Lors de son arrestation, la sportive se rendait en Russie pour jouer à Ekaterinbourg pendant l'intersaison américaine, une pratique courante pour les basketteuses de WNBA qui gagnent souvent bien mieux leur vie à l'étranger.

Cette affaire s'inscrit dans un contexte de vives tensions bilatérales liées au conflit en Ukraine, nombre d'observateurs soupçonnant la Russie d'utiliser ce cas en vue d'un futur échange de prisonniers avec les Etats-Unis.

L'ancien ambassadeur américain à Moscou Michael McFaul a appelé Washington à échanger la joueuse de basket et son compatriote Paul Whelan, condamné à 16 ans de prison en Russie pour espionnage, contre le célèbre trafiquant d'armes russe Viktor Bout, arrêté en Thaïlande en 2008 et qui purge une peine de 25 ans de prison aux Etats-Unis.

Toutefois, la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a estimé jeudi «franchement prématuré» d'évoquer la libération de Brittney Griner, tant que son procès n'est pas terminé.

Voir aussi :

Le Figaro (site web)
jeudi 14 juillet 2022 - 17:10 UTC +02:00 622 mots

Sports ; Autres Sports

Aussi paru dans
14 juillet 2022 - AFP Infos Françaises La Croix (site web)
15 juillet 2022 - AFP doc AFP - Journal Internet AFP (français) Corse Matin (site web) Le Courrier du Vietnam (site web réf.)

Escrime: les Mondiaux du Caire, première flèche vers Paris-2024 pour les Bleus

Le Figaro avec AFP

Premier virage à négocier sur la courte route de Paris-2024, les Mondiaux d'escrime du Caire à compter de vendredi sont déjà l'avant-dernier tournoi majeur de la courte olympiade avant les Jeux à domicile pour les Bleus.

A deux ans des JO de Paris et pour un retour à la normale d'avant-covid du calendrier avec ces premiers Mondiaux depuis 2019, une première place au tableau des médailles en Egypte n'a rien d'un mirage pour l'équipe de France, de retour au sommet de la hiérarchie mondiale aux côtés de l'Italie et la Russie.

L'absence de cette dernière, bannie des compétitions chapeautées par la Fédération internationale d'escrime (FIE) en raison de l'invasion de l'Ukraine, ouvre des perspectives aux tireurs tricolores seulement devancés par ceux du Comité olympique russe (ROC) à Tokyo l'été dernier.

L'équipe de France n'a plus dominé le bilan des Championnats du monde depuis quinze ans et ceux de Saint-Pétersbourg en 2007. Aux Jeux olympiques suivants, à Pékin en 2008, les Bleus avaient terminé meilleure nation.

En escrime, à la différence de bien d'autres sports, les échéances précédant les JO trompent rarement.

Depuis Tokyo, l'escrime française a dû absorber en un an quelques chambardements: un changement de statut (pour le champion olympique Romain Cannone), un renouvellement d'équipe (chez les sabreuses vice-championnes olympiques) et un bouleversement de l'encadrement (à la tête de l'épée masculine et du sabre féminin comme masculin).

Championnats d'Europe prometteurs

«Entre Manon (Brunet-Apithy) blessée, Cécila (Berder) jeune maman, Charlotte (Lembach) en reprise tardive après avoir d'abord décidé d'arrêter et le changement d'entraîneur, ça fait beaucoup», énumérait le mois dernier avant les Championnats d'Europe d'Antalya Matthieu Gourdain, devenu à la rentrée entraîneur du sabre féminin.

Sans trois de ses quatre vice-championnes olympiques et surtout sans sa cheffe de file Manon Brunet-Apithy, double médaillée olympique à Tokyo (bronze en individuel et argent par équipes) et N.1 mondiale jusqu'à sa blessure à l'épaule droite, le sabre féminin français est revenu de Turquie avec un bilan brillant: l'or par équipes, le bronze pour Sara Balzer (seul élément restant du voyage au Japon).

A l'image du bilan global français à ces Championnats d'Europe en Turquie où la Russie était déjà absente. Avec onze médailles dont trois titres, la France s'est classée dauphine de l'Italie qui a collectionné quatorze médailles dont la moitié en fleuret.

Obry revenu de Chine

Après des Jeux ratés dans leur arme de prédilection (deux médailles à Tokyo, aucun titre), les Azzurri dirigés par le maestro Stefano Cerioni ont signé une razzia à Antalya.

De quoi alimenter quelques regrets de l'autre côté de la frontière transalpine. Le maître d'armes italien était tout proche après les JO de s'engager avec l'équipe de France avant de faire volte-face face aux tractations tripartites traînant en longueur entre la Fédération française, l'Agence nationale du sport et Cerioni. Le manager de la haute performance de l'ANS Claude Onesta s'était défendu en soulignant que la «première priorité» était la «finalisation de l'engagement d'Hugues Obry», artisan de l'or de Rio-2016 par équipes.

Revenu de Chine, où, sous son magistère, Sun Yiwen a été couronnée championne olympique, Hugues Obry a pris en main le destin de l'équipe de France masculine avec déjà beaucoup de promesses.

Romain Cannone et Yannick Borel, sacré champion d'Europe le mois dernier, occupent les deux premières places du classement mondial, Alexandre Bardenet, la septième. Sans compter l'éclosion, hors de l'Insep, de Nelson Pourtier-Lopez, vainqueur de l'étape de Coupe du monde en France, le Challenge Monal.

Seul manque aux épéistes d'Obry un titre par équipes après leur médaille de bronze à Antalya. Curiosité du calendrier covid, ils défendront au Caire leur titre mondial, trois ans après.

AFP Infos Françaises
vendredi 16 décembre 2022 - 16:23:14 UTC 116 mots
Aussi paru dans
17 décembre 2022 - La Provence

Snowboardcross: Trespeuch/Petit-Lenoir, doublé des Françaises à Cervinia

Paris, 16 déc 2022 (AFP) - - La double médaillée olympique Chloé Trespeuch s'est imposée devant sa coéquipière Manon Petit-Lenoir pour un doublé français sur la manche de Coupe du monde de snowboardcross de Cervinia (Italie) vendredi.

Vice-championne olympique à Pékin en février, et médaillée de bronze à Sotchi en 2014, Trespeuch a signé à 28 ans sa quatrième victoire sur le circuit mondial, la première depuis mars 2020.

Déjà deuxième de la première course de la saison aux Deux-Alpes début décembre, la Française prend la tête du classement général de la Coupe du monde.

Petit-Lenoir monte elle à 24 ans sur le troisième podium de sa carrière, devant la Britannique Charlotte Banks.

rg/cd/

Sud Ouest (site web)
Accueil Environnement Mer Et Littoral, mercredi 16 novembre 2022 913 mots

Économie en Charente-Maritime : La Rochelle met le cap sur l'excellence pour la filière nautique

Et si la victoire de Yannick Bestaven au Vendée Globe en 2021 marquait le début d'une renaissance pour la course au large à La Rochelle ? Après une longue traversée du désert, marquée malgré tout par le départ de la Mini-Transat 6.50, c'est un souhait unanime, exprimé à la fois par les sportifs, les décideurs politiques et les acteurs de la filière nautique, en passe de voir le jour.

Car l'intérêt n'est pas uniquement sportif, comme l'a souligné le maire et président de l'Agglomération de La Rochelle, Jean-François Fountaine, en septembre dernier...

Car l'intérêt n'est pas uniquement sportif, comme l'a souligné le maire et président de l'Agglomération de La Rochelle, Jean-François Fountaine, en septembre dernier. « L'objectif est de développer une économie de la compétition qui profite à tout le monde. C'est une politique que nous pensons utile pour le territoire. Si on veut exister dans le monde de la course au large, il faut l'accompagner. »

Sur le même sujet La Rochelle : découvrir ces métiers qui font vivre le port de plaisance Et si le temps d'une escale au port des Minimes de La Rochelle, vous aviez l'occasion de découvrir les différents corps de métier qui font vivre ce plan d'eau. « Sud Ouest » se glisse dans la peau d'un plaisancier

L'accompagner, cela implique d'abord de lui faire de la place. Pas facile dans une cité portuaire déjà saturée par la plaisance, les navires de commerce et la flotte de pêche. Au début de l'été, un nouveau ponton a néanmoins été installé au port de pêche de Chef-de-Baie, pour les bateaux de course.

« Il peut accueillir deux Imoca [des voiliers longs de 60 pieds, NDLR]. Il y a une réflexion afin de voir si on peut le « pousser » pour en recevoir trois », confie Laurent Haÿ, responsable du Pôle France Voile La Rochelle, président du club La Rochelle Nautique et fondateur du Centre Excellence Voile, une association créée en février dernier. Financée à 65 % par des partenaires privés et à 35 % par le Département et la Ville de La Rochelle, celle-ci a pour mission de regrouper et soutenir les meilleurs navigateurs locaux, de la voile olympique à la course au large.

Une équipe d'élite

La première équipe Charente-Maritime Élite a ainsi été constituée avec la double médaillée olympique Charline Picon et sa coéquipière en 49er FX Sarah Steyaert, le frère et la soeur Pianazza, Fabien et Manon (Iqfoil), Clément Péquin (49er), ainsi que les skippers Alexis Thomas, Violette Dorange et Yannick Bestaven.

« L'objectif est de développer une économie de la compétition qui profite à tout le monde »

Leur base est le Centre Excellence Voile, au port des Minimes. Celui-ci dispose d'un budget de fonctionnement de 300 000 euros par an pour financer les entraîneurs Étienne Saïz (Figaro) et Julien Pulvé (Mini 6.50), mais aussi l'intervention de spécialistes dans chaque domaine : météo, préparation physique et mentale, formation aux logiciels de routage, etc. Une enveloppe de 200 000 euros est également prévue pour soutenir la communication et la recherche de partenaires pour les sportifs.

« On a terminé la première saison, on prépare la deuxième, explique Laurent Haÿ. On a accueilli une dizaine de bateaux, des 6.50, des Figaro, des Class40. Mais la demande est en hausse : on risque d'atteindre les limites en termes de capacité d'accueil. Cinq bateaux Class40 sont venus préparer la Route du rhum à la base nautique, au port de pêche. Donc on essaye d'optimiser les espaces pour que les différents acteurs puissent se préparer au mieux. »

La question des infrastructures est primordiale pour Yannick Bestaven, ici sur le chantier de « Maître CoQ V » en mars 2022. Laurent Theillet/ « Sud Ouest » Volonté politique

La Rochelle pourrait accueillir un stage de préparation pour trois Imoca, qui prendront le départ du prochain Vendée Globe, parmi lesquels le voilier de Yannick Bestaven, celui du Vendéen Benjamin Dutreux et celui de l'Arcachonnais Arnaud Boissières. « C'est bien d'avoir une première infrastructure : la dynamique est enclenchée, observe Laurent Haÿ. Mais une deuxième, un ponton avec des hangars par exemple, permettrait d'amener des équipes et des bateaux. »

Sur le même sujet La Rochelle : Tribord met le cap sur l'innovation Le Tribord Sailing Lab, un laboratoire de 3 000 mètres carrés où la marque de Decathlon teste et développe ses équipements nautiques, s'est installé au coeur du port de plaisance des Minimes

La question des infrastructures est primordiale. Yannick Bestaven en a fait une priorité, dès la constitution de Charente-Maritime Élite, en juin. C'est aussi l'objectif que s'est fixé le futur pôle de course au large, piloté par l'Atlantic Cluster, association qui rassemble les acteurs de la filière nautique et navale en Nouvelle-Aquitaine. Un premier ponton a ainsi été installé à Chef-de-Baie, en attendant plus, et mieux. Comme, par exemple, l'aménagement d'un ponton de plus de 200 mètres le long de la digue sud du port de pêche, qui permettrait d'accueillir une dizaine de bateaux larges et/ou à fort tirant d'eau. L'Atlantic Cluster préconise également l'implantation à terre de dix bâtiments de 650 m² chacun, sur des parcelles pour l'instant non constructibles.

Il faudra donc encore du temps, des investissements et surtout beaucoup de volonté politique de la part des collectivités locales pour prétendre rivaliser - de loin - avec les quatre grands centres de préparation à la course au large, en Bretagne (Port-la-Forêt, Lorient, La Trinité-sur-Mer) et aux Sables-d'Olonne, en Vendée. Mais un cap a été fixé, avec une échéance, fin 2024 ou début 2025.

Cet article est paru dans Sud Ouest (site web)

Le Figaro (site web)
samedi 22 juillet 2023 - 18:01 UTC +02:00 735 mots

Sports ; Autres Sports ; Athlétisme

Aussi paru dans
22 juillet 2023 - AFP Infos Françaises

Athlétisme : Hassan, Richardson/Jackson, Lyles, temps forts attendus à Londres

Le Figaro avec AFP

Le meeting de Londres est la dernière étape de la Ligue de diamant avant les Mondiaux (du 19 au 27 août, à Budapest).

Sifan Hassan la polyvalente sur 5000 m, nouvel affrontement sur 100 m entre Sha'Carri Richardson et Shericka Jackson, et Noah Lyles au départ du 200 m font partie des temps forts attendus du meeting de Londres dimanche, dernière escale de la Ligue de diamant avant les Mondiaux 2023 à Budapest (19-27 août).

À l’aise du 1500 m au marathon - elle a remporté le tout premier qu'elle a couru fin avril, à Londres justement - Hassan elle-même ne sait pas dire quelle est sa course de prédilection. « Je n'en sais rien», rit-elle quand on lui pose la question.

» LIRE AUSSI - Athlétisme : record de France pour Gressier sur 5.000 mètres, d'Europe pour Katir

Hassan se teste sur 5000 m avant Budapest

L'inédite triple médaillée olympique de Tokyo (or du 5000 m et du 10.000 m, plus bronze du 1500 m) se teste sur la distance intermédiaire, le 5000 m, pour sa dernière course avant les Championnats du monde. Et si elle retentait la passe de trois dans la capitale hongroise dans moins d'un mois ? « Peut-être», fait-elle durer le suspense à la veille du meeting britannique, de retour à Londres pour la première fois depuis 2019. « Ce ne me fait pas peur, je l'ai déjà fait à Tokyo», reprend Hassan en précisant qu'elle se décidera à quelques jours de l'échéance.

En attendant, la Néerlandaise de 30 ans, jusque-là invaincue cette saison, aura fort à faire dimanche après-midi face à l'Ethiopienne Gudaf Tsegay et à la Kényane Beatrice Chebet, montées sur les deux premières marches du podium mondial en 2022.

À suivre sur 400 m haies et 800 m respectivement, la Néerlandaise Femke Bol et la Britannique Keely Hodgkinson, chacune détentrice de la meilleure performance mondiale de la saison (MPM). Rénelle Lamote, cheville gauche touchée en mai, poursuit-elle sa reprise tardive sur le double tour de piste.

» LIRE AUSSI - Athlétisme : 4e performance de tous les temps pour Warholm sur 400 m haies à Monaco

Richardson/Jackson, nouvel épisode

Pile une semaine après leur affrontement à Chorzow (Pologne) sur la ligne droite, et même pour la troisième fois de la saison estivale (avec Doha début mai), Richardson et Jackson remettent ça dans le stade olympique londonien. Les deux premiers épisodes ont tourné en faveur de la fantasque Américaine.

Depuis, Shelly-Ann Fraser-Pryce, la quintuple championne du monde du 100 m, a fait sa rentrée, tardive à cause d'un genou douloureux mais convaincante, sur la course reine en 10 sec 82, ce qui en fait la quatrième meilleure performeuse de l'année. Et la fusée jamaïcaine est attendue dans la soirée à Madrid.

Les trois qui la devancent aux bilans 2023 se mesurent dimanche et ont tout intérêt à garder le rythme: Jackson, détentrice de la MPM en 10 sec 65, et Richardson (10.71) donc, ainsi que l'Ivoirienne Marie-Josée Ta Lou (10.75). Tant Fraser-Pryce et Jackson que Richardson sont qualifiées sur 100 m et 200 m pour les Mondiaux à Budapest.

» LIRE AUSSI - Athlétisme : après le 1500 m et le 5000 m, Kipyeon bat le record du monde du mile

Lyles esseulé sur 200 m

Double champion du monde en titre du 200 m et détenteur de la MPM (19.67), Lyles a tout pour étirer son invincibilité entamée fin août 2021 sur sa distance de prédilection, d'autant que la concurrence s'est allégée depuis que deux autres Américains de premier plan, Erriyon Knighton et Fred Kerley, ont finalement renoncé à s'aligner.

Invité à se projeter sur les Mondiaux à venir, « repartir avec trois médailles d'or», sur 100 m, 200 m et avec le relais 4x100 m masculin, « c'est un Budapest réussi», décrit le sprinter de 26 ans. Sur 110 m haies, affrontement à suivre notamment entre le champion olympique en titre, le Jamaïcain Hansle Parchment, et le champion du monde en titre, l'Américain Grant Holloway.

Cinq ans après son deuxième titre mondial sur la même piste londonienne, et presque autant de temps après sa sérieuse blessure au genou droit, Wayde Van Niekerk repassera-t-il pour la première fois sous les 44 sec sur 400 m ? Le Sud-Africain, 31 ans depuis une semaine, n'en est pas passé loin à Chorzow (44.08) dimanche dernier.

Voir aussi :

Athlétisme : la star américaine McLaughlin-Levrone déclare forfait à Monaco

Athlétisme : Fraser-Pryce signe un temps canon pour sa rentrée sur 100m

Athlétisme : la Nigériane Tobi Amusan suspendue provisoirement pour dopage

Le Monde (site web)
culture, dimanche 9 juillet 2023 - 18:15 UTC +0200 648 mots

« Le Crépuscule des champions », sur Canal+ : la retraite, une douloureuse étape dans la vie des sportifs

Catherine Pacary

Avec Marc Sauvourel, l’ancien international de football Olivier Dacourt a interrogé six athlètes pour évoquer cette période délicate.

CANAL+ – DIMANCHE 9 JUILLET À 21 H 05  – DOCUMENTAIRE

Dans Ma part d’ombre, en 2018, six stars du ballon rond, dont Franck Ribéry, confiaient à l’ex-international de football Olivier Dacourt leurs blessures intimes ; suivaient, en 2019, Je ne suis pas un singe, sur le racisme dans le football, et Papa en 2021, sur la difficulté d’être « filles et fils de » dans le sport.

Pour sa quatrième coréalisation, le duo Marc Sauvourel-Olivier Dacourt ne change pas une formule qui gagne pour aborder la retraite des sportifs, cette « petite mort » d’autant plus délicate à aborder qu’ils ont connu le succès, l’adrénaline, et doivent l’envisager très tôt.

« Même préparée, [la retraite sportive] est un travail de deuil », assure ainsi Laura Flessel, quintuple médaillée olympique d’escrime, avant de revenir sur sa carrière et sur sa décision de participer, à 40 ans et après avoir eu une fille, aux Jeux de Londres en 2012 – mais elle ne fait qu’une allusion à son passage au ministère des sports en 2017-2018.

Rééducation

« Oui, la retraite me fait peur », répond, cash, le nageur Florent Manaudou, triple médaillé olympique sur 50 mètres. Mais il se souvient aussi de l’instant précis où, à 26 ans, il n’a plus eu envie de nager ; de son besoin de pratiquer un sport collectif – « j’étais nul » – ; de son retour en bassin pour « voir la peur dans les yeux des autres concurrents ».

Le schéma est différent pour le joueur de tennis Gilles Simon, que les caméras suivent au long de la dernière journée de son dernier match professionnel à Roland-Garros. Ce qui l’a décidé à arrêter ? Entre autres, l’envie de ne plus souffrir. C’est une des révélations de ce film sensible et émouvant : la douleur.

La douleur, le rugbyman Mathieu Bastareaud connaît, comme l’attestent les séquences tournées lors de sa rééducation, après qu’il a été opéré des deux genoux fin novembre 2021 à la suite d’un choc lors d’un match contre Toulon. D’un naturel joyeux et blagueur, sa motivation, ses questionnements, il les aborde avec un sourire ; comme son retour au RC Toulon, moyennant quelques aménagements : « Avant, on jouait à 21 heures, et à minuit j’étais en boîte. Maintenant, ce n’est qu’occasionnel ! »

Récit bouleversant

« Mon corps me dit “arrête”, mais moi je n’ai pas envie ! », lance Djibril Cissé, ancien attaquant de l’AJ Auxerre, 96 buts en Ligue 1 et 41 sélections avec les Bleus. Il s’emballe, et le téléspectateur avec lui, en revoyant son premier ciseau au PSG ; mais il minimise la séquence glaçante le montrant au sol, la jambe en équerre, le 30 octobre 2004, victime d’une double fracture tibia-péroné – il a frôlé l’amputation…

Les yeux qui brillent à l’évocation de leurs meilleurs souvenirs, et les larmes qui coulent. Médaille de bronze en ski de bosses aux JO de 2006, la freestyleuse Sandra Laoura a perdu l’usage de ses jambes après un accident le 5 janvier 2007 au Canada. A 26 ans, la jeune femme s’est retrouvée en fauteuil roulant. Son récit, bouleversant, dépasse le thème de la retraite des sportifs. Une « petite mort » ? C’est à la mort tout court qu’elle pense alors.

Sandra Laoura sera aux JO 2024… où Florent Manaudou s’est fixé un ultime objectif. Et l’AJ Auxerre vient d’annoncer, le 3 juillet, l’arrivée de Djibril Cissé dans son staff technique. Même si la fin du documentaire aurait mérité d’être peaufinée, Olivier Dacourt confirme, lui, sa reconversion réussie en Mireille Dumas des sportifs.

Le Crépuscule des champions, d’Olivier Dacourt et Marc Sauvourel (Fr., 2022, 78 min).

Cet article est paru dans Le Monde (site web)

AFP Infos Françaises
mercredi 14 décembre 2022 - 15:00:00 UTC 439 mots

Mondiaux-2022 en petit bassin: les Australiennes s'adjugent un nouveau record du monde

Paris, 14 déc 2022 (AFP) - - Les nageuses australiennes ont battu mercredi le record du monde du relais 4x200 mètres nage libre en 7 min 30 sec 87 lors de la deuxième journée des championnats du monde de natation en petit bassin à Melbourne.

Mollie O'Callaghan, Madison Wilson, Leah Neale et Lani Pallister ont amélioré le précédent record détenu depuis 2014 par les nageuses néerlandaises (7min 32sec 85). Elles ont devancé les Canadiennes et les Américaines.

Autre record du monde battu, celui du relais 4x50 mètres quatre nages mixte en 1:35.15 par les nageurs américains Ryan Murphy, Nic Fink, Kate Douglass et Torri Huske qui ont amélioré le précédent record du monde détenu depuis novembre 2021 par les Pays-Bas en 1:36.18. Les nageurs néerlandais, arrivés 3e de cette épreuve, ont été disqualifiés, cédant leur place sur le podium aux Canadiens, les Italiens montant eux sur la 2e marche.

A noter que le vétéran brésilien Nicholas Santos, 42 ans, s'est adjugé la finale du 50 mètres papillon en 21.78.

Lena Palliser a elle remporté l'or sur le 800 mètres nage libre femmes en 8:04.07, devançant de plus de six secondes la Néo-Zélandaise Erika Fairweather et la Japonaise Miyu Namba. En 100 mètres dos femmes, c'est l'Australienne McKeown, médaillée olympique à Tokyo qui l'a emporté en 55.49 alors que chez les hommes, c'est l'Américain Ryan Murphy qui a gagné en 48.50, améliorant le record du championnat.

Du côté des nageuses et nageurs françaises, Mewen Tomac a terminé 7e de la finale 100 mètres dos messieurs, améliorant son record personnel en 49.94, devançant un autre Français Yohann Ndoye-Brouard (50.01).

Autre record personnel battu, celui d'Antoine Viquerat en 57.07 dans la demi-finale 100 mètres brasse messieurs, un temps qui lui vaut une place en finale.

Beryl Gastaldello s'est qualifiée pour la finale du 100 mètres nage libre femmes en terminant 5e de sa demi-finale en 52.09 alors que Maxime Grousset a fait de même chez les hommes en terminant 2e en 45.58.

Dans la finale du 50 mètres papillon femmes, Beryl Gastaldello (24.85) et Mélanie Henique (24.92) n'ont pu faire mieux que 4e et 5e.

"C'est un peu la mauvaise surprise", a déploré Mélanie Henique qui espérait remporter une nouvelle médaille sur sa distance de prédilection. "Je ne comprends pas trop ce qui s'est passé. Le dernier bras du 50 mètres m'a coûté parce que j'arrive presque à l'arrêt. Ça me parait beaucoup 3/10e pour une touche manquée. C'est dommage car j'avais les moyens de gagner cette course".

bur-jld/lh

AFP Infos Françaises
mercredi 1 mars 2023 - 10:35:24 UTC 538 mots

Euro d'athlétisme en salle: un dernier obstacle accessible pour les Bleus

Istanbul, 1 mars 2023 (AFP) - - Les championnats d'Europe d'athlétisme en salle, disputés de jeudi à dimanche à Istanbul, présentent "une dernière opportunité" pour les jeunes athlètes français de s'aguerrir dans une compétition internationale plus accessible avant les Jeux olympiques de Paris en 2024.

La compétition a été maintenue malgré le séisme qui a frappé l'Est de la Turquie et la Syrie le 6 février, causant plus de 50.000 morts (dont plus de 44.000 en Turquie) selon les derniers bilans.

European athletics a annoncé qu'il n'y aurait "pas de publicité locale pour l'évènement et que les célébrations et animations extra-sportives seraient maintenues à un niveau minimum".

Lancée tant bien que mal vers des Jeux olympiques à domicile en 2024, l'équipe de France se présente en nombre à Istanbul avec 39 athlètes, quasiment tous les "sélectionnables", tenant la promesse des dirigeants d'ouvrir les vannes pour que les espoirs expérimentent les grands championnats avant l'immense scène olympique.

Les Bleus, emmenés par leur totem Kevin Mayer sur l'heptathlon, tiennent une bonne occasion de décrocher des médailles, face à une opposition de niveau varié. Après ce sera plus dur.

"Ce championnat est extrêmement important. C'est le grand championnat le plus accessible, le plus +faible", juge l'un des deux doyens de l'équipe, le triple sauteur Benjamin Compaoré (35 ans), également entraîneur du jeune Enzo Hodebar (23 ans), présent dans la sélection.

Ensuite viendront les Mondiaux de Budapest cet été, les Mondiaux en salle de Glasgow dans un an puis l'Euro de Rome en début d'été 2024, trop proche des JO pour être représentatifs.

"Quelqu'un qui se révélerait à Istanbul, en prenant une médaille, il peut engranger de la confiance. C'est la dernière opportunité d'avoir quelque chose d'accessible. C'est la réalité du niveau mondial, qui est très dur. Istanbul reste un championnat international, et il n'y a rien de plus vrai en athlétisme. C'est là qu'il faut apprendre à maîtriser ses émotions et ses performances."

Malgré le forfait de Sasha Zhoya, les tricolores présentent un gros collectif sur le 60 m haies, avec notamment la championne du monde en salle Cyréna Samba-Mayela, l'homme en forme Just Kwaou-Mathey, le multi-médaillé Pascal Martinot-Lagarde et le revenant Dimitri Bascou.

L'Euro sera privé par choix de la star de la perche suédoise Armand "Mondo" Duplantis, qui vient pourtant de porter le record du monde de la discipline à 6,22 m samedi à Clermont-Ferrand.

De quoi laisser plus de lumière à la sensation néerlandaise Femke Bol, qui s'est elle emparée du vieux record du monde du 400 m (49.26 le 19 février contre 49.59 pour la Tchèque Jarmila Kratochvilova en 1982).

Bol (22 ans), déjà médaillée olympique et mondiale sur 400 m haies, continue d'explorer ses possibilités après avoir réussi le triplé à l'Euro de Munich en août 2022 (400 m, 400 m haies, relais 4x400 m).

L'Italien Marcell Jacobs, champion olympique du 100 m et champion du monde du 60 m en salle l'hiver dernier, se doit lui une revanche après avoir été battu lors des Championnats d'Italie.

Le glouton norvégien Jakob Ingebrigtsen, déjà sept fois champion d'Europe sur la piste à seulement 22 ans, devrait défendre ses titres sur 1.500 et 3.000 m.

rg/cpb/

Le Figaro (site web)
jeudi 27 juillet 2023 - 17:34 UTC +02:00 272 mots

Sports ; Autres Sports

Aussi paru dans
27 juillet 2023 - AFP Infos Françaises

Mondiaux d'escrime : Balzer et Apithy-Brunet éliminées en quarts

Le Figaro avec AFP

Les deux dernières sabreuses françaises en lice ne sont pas parvenues à rallier le dernier carré à Milan jeudi.

Les deux dernières sabreuses françaises en lice, Manon Apithy-Brunet et Sara Balzer , sont tombées en quarts de finale des Championnats du monde d'escrime à Milan jeudi.

La médaillée de bronze aux JO de Tokyo Manon Apithy-Brunet a été dominée par la Grecque Theodora Gkountoura (15-11), médaillée de bronze aux Mondiaux 2019. Quant à la numéro 2 mondiale Sara Balzer, elle a buté (15-9) sur la jeune Bulgare Yoana Ilieva, qui avait profité de la disqualification de l'Ukrainienne Olga Kharlan pour se hisser sans combattre en huitième de finale. « A ce niveau-là, ça ne peut pas être un désavantage d'avoir tiré un match de moins,» observe l'entraîneur national du sabre Mathieu Gourdain. « Dans les situations où le rapport de force n'est pas en faveur de Sara, elle a encore du progrès à réaliser. Elle n'a pas réussi à renverser la vapeur(après avoir rapidement été menée 8-3, NDLR).»

Quant à Manon Brunet-Apithy, elle retrouve son meilleur niveau après l'opération à une épaule qui lui avait fait manqué les Championnats d'Europe et les Mondiaux l'an passé. « L'année a été vraiment très, très difficile mentalement et même en matière d'escrime, je n'avais aucun repère. Je retrouve mon escrime et ma confiance», sourit Noune. « Je peux croire à mon objectif d'être double médaillée olympique en or. » Il leur reste à partir de samedi l'épreuve par équipes, dont elles viennent d'être titrées championnes d'Europe, pour revenir de Lombardie avec une médaille.

Voir aussi :

Mondiaux d’escrime : Enzo Lefort et Rafael Savin en 8es de finale

Mondiaux d’escrime : l’Ukrainienne Olga Kharlan disqualifiée pour avoir refusé de serrer la main de son adversaire russe

Mondiaux d’escrime : l'Ukraine estime que la disqualification de son escrimeuse est «absolument scandaleuse»

AFP Infos Mondiales
mardi 27 décembre 2022 - 04:00:37 UTC 843 mots

LE MONDE EN BREF DU MARDI 27 DECEMBRE 2022

Paris, 27 déc 2022 (AFP) - - Voici le Monde en bref du mardi 27 décembre 2022 à 04H00 GMT:

BUFFALO (Etats-Unis) - La violente tempête hivernale frappant les Etats-Unis depuis plusieurs jours a causé la mort d'au moins 49 personnes dans le pays, dont 27 dans un seul comté de l'Etat de New York, et ce "blizzard du siècle" est loin d'être terminé, ont averti lundi les autorités.

MOSCOU - La Russie a accusé lundi l'Ukraine d'attaquer son territoire, notamment en lançant un drone contre une base aérienne en territoire russe, à des centaines de kilomètres du front, deuxième opération du genre ce mois-ci.

BELGRADE - L'armée serbe était en état d'alerte renforcée lundi soir après les récentes tensions au Kosovo voisin où ont eu lieu des tirs et des explosions et où des barrages routiers ont été érigés.

PEKIN - La Chine mettra fin le 8 janvier aux quarantaines obligatoires à l'arrivée dans le pays, dernier vestige de sa stricte politique sanitaire du "zéro Covid" qui isolait le pays depuis près de trois ans.

QAMICHLI (Syrie) - Les forces de sécurité kurdes ont annoncé lundi avoir déjoué une attaque du groupe Etat islamique visant leur quartier général et une prison abritant des jihadistes à Raqqa, dans le nord de la Syrie, faisant six morts parmi les forces de sécurité.

SEOUL - La Corée du Sud a accusé lundi son voisin nord-coréen d'avoir fait voler plusieurs drones à la frontière inter-coréenne, la poussant à déployer des avions de combat pour les abattre.

JERUSALEM - Le Premier ministre israélien désigné Benjamin Netanyahu présentera jeudi son gouvernement devant le Parlement, a annoncé lundi le président de cette assemblée, la Knesset.

BEYROUTH - Huit combattants d'un groupe pro-turc ont été tués lundi lors de violents affrontements dans le nord-ouest de la Syrie avec des forces du régime syrien, ont indiqué des formations rebelles et une ONG.

RANGOUN - Le verdict pour les cinq dernières accusations de corruption visant la dirigeante birmane déchue Aung San Suu Kyi doit être rendu vendredi, a indiqué lundi à l'AFP une source judiciaire, point final attendu d'un procès-fleuve qualifié de politique par les organisations de défense des droits.

PARIS - La garde à vue de l'homme de 69 ans soupçonné d'avoir assassiné trois Kurdes vendredi à Paris et qui a reconnu avoir voulu tuer des étrangers, a été levée lundi matin et il va être présenté à un juge d'instruction en vue d'une éventuelle mise en examen.

PARIS - Même quartier de Paris et même cible: le meurtre de trois Kurdes vendredi a ravivé le souvenir du triple assassinat qui a frappé cette communauté il y a tout juste dix ans et reste encore aujourd'hui entouré de mystères.

NAIROBI - Une délégation du gouvernement éthiopien s'est rendue lundi dans la capitale de la région rebelle du Tigré pour une première visite officielle depuis plus de deux ans, marquant une étape majeure dans le processus de paix lancé en novembre après un conflit meurtrier.

PARIS - Il y aura un second procès de l'attentat de Nice : les deux hommes condamnés à dix-huit années de réclusion pour leur implication dans l'attaque au camion-bélier du 14 juillet 2016 ont fait appel du verdict rendu le 13 décembre après plus de trois mois de débats.

JOHANNESBURG (Afrique du Sud) - Le bilan de l'explosion d'un camion-citerne près de Johannesburg samedi s'est encore aggravé, passant à dix-huit morts, ont annoncé les autorités régionales de santé lundi dans un communiqué.

TEHERAN - La légende du foot iranien Ali Daei, qui a soutenu les manifestations après la mort de Mahsa Amini, a accusé lundi Téhéran d'avoir dérouté un vol qui transportait sa femme et sa fille vers Dubaï.

LONDRES - L'association britannique Christian Aid a indiqué à son tour lundi qu'elle suspendait ses activités en Afghanistan, devenant la cinquième ONG a annoncer une telle mesure en raison de l'interdiction de faire travailler des femmes dans l'humanitaire.

SAN FRANCISCO (Etats-Unis) - Près d'une centaine de terminaux internet du réseau Starlink sont actifs en Iran, a affirmé lundi le patron de SpaceX Elon Musk

MOSCOU - Une médaillée olympique, Aliaksandra Herasimenia, a été condamnée par contumace à 12 ans de prison au Bélarus pour "création d'une formation extrémiste", a annoncé lundi l'organisation de défense des droits Viasna.

LOS ANGELES (Etats-Unis) - "Avatar 2" continue à flotter en tête du box-office nord-américain, selon les chiffres provisoires lundi du cabinet spécialisé Exhibitor Relations, malgré des salles obscures en partie désertées à cause de la violente tempête hivernale qui a bouleversé le week-end de Noël.

LONDRES - Au Royaume-Uni, le nombre de patients qui ne présentent pas ou peu de séquelles après un accident vasculaire cérébral (AVC) a été multiplié par trois grâce à l'intelligence artificielle (IA), a annoncé mardi le ministère britannique de la Santé.

PARIS - Ignorée du monde littéraire, la romancière à succès Françoise Bourdin, une des plus lues en France avec plus de 15 millions d'ouvrages vendus, est décédée dimanche à l'âge de 70 ans, a annoncé lundi à l'AFP le groupe d'édition Editis.

burx-cn/ob

AFP Infos Françaises
dimanche 27 novembre 2022 - 20:05:55 UTC 307 mots

Ski alpin: Holdener gagne enfin en slalom à Killington, à égalité avec Swenn-Larsson

Killington (Etats-Unis), 27 nov 2022 (AFP) - - Après 30 podiums sans succès, la Suissesse Wendy Holdener s'est enfin imposée sur un slalom de Coupe du monde dimanche à Killington (Vermont), à égalité avec la Suédoise Anna Swenn-Larsson. L'Américaine Mikaela Shiffrin s'est ratée sur le second tracé (5e).

Dernière à s'élancer après avoir réussi le meilleur temps de la première manche, jusqu'alors invaincue en slalom à Killington, déjà victorieuse à deux reprises cet hiver: la reine du ski Mikaela Shiffrin avait tout pour priver une 31e fois Wendy Holdener de victoire en slalom.

Mais la "malédiction" de la Schwytzoise a pris fin en même temps que Shiffrin s'effondrait sur la neige réchauffée et abîmée du second tracé, avec le 27e chrono seulement sans faute majeure, pour ne prendre que la 5e place.

Fair play, l'Américaine a immédiatement enlacé la Suissesse dans l'aire d'arrivée, un gros câlin qui valait bien le nombre de victoires prises par l'Américaine aux dépends de la Suissesse.

Double championne du monde de combiné, médaillée olympique en slalom (2e en 2018, 3e en 2022), et en combiné (3e en 2018, 2e en 2022), la polyvalente Holdener a atteint une nouvelle étape dans sa carrière et peut rêver à un bon classement général final en cas de saison pleine.

Après quatre courses, elle est deuxième à 25 points de la tenante du titre Mikaela Shiffrin.

A égalité avec Holdener dimanche à Killington, Anna Swenn-Larsson a elle vécu sa toute première victoire en Coupe du monde, à 31 ans, après huit podiums. Elle avait décroché l'argent mondial dans la discipline en 2019.

L'Autrichienne Katharina Truppe a pris la 3e place à 22 centièmes, devant la championne olympique slovaque Petra Vlhova (à 44/100)

Les skieuses ont rendez-vous la semaine prochaine à Lake Louise pour deux descentes et un super-G.

rg/fal

Le Figaro (site web)
mercredi 12 juillet 2023 - 14:47 UTC +02:00 701 mots

Sports ; Autres Sports

Aussi paru dans
12 juillet 2023 - AFP Infos Françaises La Croix (site web) AFP - Journal Internet AFP (français) Web sites - Sports and Leisure / Sports et loisirs Radio France Internationale (français) (site web réf.) Challenges (site web)

Escrime : la championne ukrainienne Olha Kharlan plaide pour affronter les Russes

Le Figaro avec AFP

Pour l'escrimeuse ukrainienne Olha Kharlan, boycotter les épreuves auxquelles participent des Russes n'est pas la bonne solution. Elle plaide, dans un entretien avec l'AFP, pour pouvoir participer à toutes les compétitions, et affronter les Russes « sur tous les fronts».

Comme tous ses compatriotes, la quadruple championne du monde de sabre souffre de la guerre lancée contre son pays par la Russie. Elle s'inquiète pour ses proches. Son père dort depuis un an dans un abri antiaérien, par peur des bombardements. Elle est surtout furieuse que le CIO et la Fédération internationale d'escrime (FIE) aient permis aux Russes et à leurs alliés bélarusses de revenir dans les compétitions internationales, même si c'est à titre individuel sous bannière neutre. Mais elle reproche aussi à son propre gouvernement d'interdire à ses athlètes de participer aux épreuves où combattent les Russes.

« Combien de chances devons-nous donner aux Russes ? La guerre n'est pas encore terminée», lâche-t-elle. Le président du CIO « Thomas Bach dit qu'il y a d'autres guerres dans le monde, mais à ma connaissance, personne à part la Russie n'en a déclenché trois de mémoire récente. Comment les athlètes ukrainiens sont-ils censés se sentir? Le CIO devrait être à nos côtés et rendre justice, alors qu'en fait, ils font des choses totalement contre nous», s'interroge-t-elle.

Hors de question de serrer la main aux Russes

Pour Kharlan, c'est même une double peine, puisqu'en raison de la politique de Kiev, la double médaillée olympique de bronze individuelle - elle a également remporté l'or par équipe en 2008 et l'argent en 2016 - pourrait manquer sa qualification pour les Jeux de Paris, faute de participer aux tournois qualificatifs. Elle plaide donc pour que les escrimeurs puissent faire comme leurs homologues du tennis, qui serrent les dents et jouent bel et bien contre les Russes et Bélarusses. « Je suis vraiment fière de nos joueurs de tennis et je m'imagine à leur place, affronter les gens dont le pays bombarde et tue nos compatriotes. Ça doit être très du, mais tu sais que tu dois le faire car c'est une façon de se battre, tu es un combattant à ta manière», poursuit l'Ukrainienne, qui justifie totalement le refus des Ukrainiens de serrer la main des Russes et Bélarusses après les matches.

« Ils ont raison de ne pas leur serrer la main, je ne peux pas m'imaginer le faire moi-même», dit-elle, « il y a plusieurs fronts, nous en sports, c'est aussi un combat et une lutte». D'autant que les retours qu'elle a eus des combattants du front l'ont ému aux larmes : « J'espère que je participerai aux épreuves individuelles (des Jeux) car je pense que c'est très important pour les Ukrainiens en général», explique-t-elle. « Les militaires qui nous protègent suivent nos résultats. Quand j'ai entendu dire que quelqu'un sur le front regardait mon combat en ligne, j'étais sans voix. J'avais du mal à y croire! Oh mon Dieu ! Ils prennent le temps quand ils protègent ma famille de regarder l'escrime. Tu te sens fier de toi, c'est trop cool, quel honneur !»

Depuis son départ au début de la guerre en février 2022, Kharlan n'est retournée que deux fois en Ukraine - elle vit avec son petit ami Italien -, et chaque séjour a été un rappel salutaire de ce à quoi sa famille et ses compatriotes sont confrontés quotidiennement. Elle était à Lviv en octobre dernier pour les championnats d'Ukraine - « incroyable même en temps de guerre, on a pu les organiser», se réjouit-elle. « J'étais avec ma mère... et pour la première fois de ma vie, j'ai entendu des explosions, des sirènes d'attaques aériennes et des roquettes. J'avais peur. Mais ma mère me regarde et me dit : C'est comme ça, d'accord, c'est comme ça, tu dois rester calme.»

Dans un monde idéal - « tout le monde sait que le monde n'est pas parfait», dit-elle - Kharlan aimerait que sa famille puisse venir à Paris l'été prochain pour la soutenir pendant les Jeux. « Ce n'est pas mon rêve, nuance-t-elle, mon rêve, ce serait la fin de la guerre, mais c'est mon objectif d'être à Paris, et d'avoir ma famille là pour me voir ».

Le Monde (site web)
sport, samedi 23 juillet 2022 - 05:19 UTC +0200 928 mots

Mondiaux d’athlétisme : en or sur 400 m, la Bahaméenne Shaunae Miller-Ubio apporte de la diversité au sprint

Anthony Hernandez

Sur le sprint individuel, seuls deux titres mondiaux ont échappé aux Etats-Unis ou à la Jamaïque. Au 400 m haies, l’Américaine Sydney McLaughlin a réussi le premier record du monde de ces championnats.

C’est bien simple : titres ou places sur le podium, depuis le début des Mondiaux à Eugene, en Oregon, les épreuves de sprint sont la quasi-propriété des Américain(e)s ou des Jamaïcain(e)s.

Les deux 100 mètres, les deux 200 mètres, le 110 mètres haies, les deux 400 mètres haies et les deux 400 mètres… L’équipe made in USA a remporté treize médailles et la Jamaïque, cinq. Soit 18 médailles sur un total provisoire de 27 (en épreuves individuelles, seul reste à courir le 100 mètres haies lors du dernier week-end de compétition).

Dans ce paysage, quelques rares exceptions ont émergé. Le Brésilien Alison dos Santos sur 400 mètres haies, mardi 19 juillet. Ou la Bahaméenne Shaunae Miller-Uibo sur le tour de piste, vendredi 22 juillet.

Aucune athlète américaine (éliminée en demi-finales) ou jamaïcaine (deux présentes en finale) n’est parvenue à se glisser sur le podium du 400 mètres féminin. Une première depuis le 16 juillet. Trois autres nations caribéennes se sont illustrées : les Bahamas, la République dominicaine et les Barbades.

On attendait une bataille épique entre Shaunae Miller-Uibo et la Dominicaine Marileidy Paulino, la première n’a finalement jamais tremblé, se payant le luxe de terminer en relâchant. C’est la concurrente des Barbades, Sada Williams, qui s’est emparée de la médaille de bronze. Les deux coureuses jamaïcaines engagées en finale ont terminé 5e et 7e.

Pas de sprinteuse américaine ou jamaïcaine sur le podium du 400 m féminin

Shaunae Miller-Uibo, double championne olympique, n’avait jamais remporté le titre mondial. Elle avait échoué à deux reprises, médaillée d’argent en 2015 et la dernière fois en 2019, battue à Doha par la Bahreïnie Salwa Eid Naser. Cette dernière avait réalisé un temps canon de 48,19 secondes en finale, soit quasi une seconde de mieux que sa meilleure performance à l’époque.

La Bahaméenne avait appris quelques mois après sa deuxième place que sa rivale avait manqué trois fois à ses obligations de localisation dans le cadre de la lutte antidopage. Et même une quatrième fois après les Mondiaux… Eid Naser avait d’abord été suspendue, puis blanchie, avant d’être, finalement, suspendue deux ans en 2021.

« Ma préoccupation concerne World Athletics et l’AIU [Unité de l’intégrité de l’athlétisme] et le rôle qu’ils jouent, s’était indignée Miller-Uibo. La tournure récente des événements, avec leurs nombreuses erreurs, à mon avis, ouvre la porte à de nombreuses questions : qu’est-ce qui leur a pris si longtemps pour rendre cette information publique ? Comment est-il possible que cette affaire ait duré jusqu’aux championnats du monde de 2019 ? »

Cette fois-ci, c’est à la régulière que Shauna Miller-Uibo a pris sa revanche. Elle s’affirme comme la digne successeure de Marie-José Pérec, double championne olympique et du monde du 400 mètres et toujours détentrice du record olympique de la distance.

Avant les Mondiaux, les deux championnes se sont d’ailleurs rencontrées à Paris par l’entremise de L’Equipe. « Tous ceux qui font du 400 m sont fans [de Pérec] ! C’est mon athlète favorite, je l’ai toujours eue comme modèle, j’ai regardé ses courses et nous avons beaucoup en commun, la taille, la vitesse, le 200 m et le 400 m, avait confié la Bahaméenne. Espérons que j’arrive à être aussi forte qu’elle. »

A 25 ans, Marileidy Paulino, caporale cheffe dans l’armée de l’air dominicaine, a mérité une nouvelle fois les honneurs militaires grâce à une deuxième médaille d’argent en individuel. Première femme de son pays médaillée olympique en athlétisme à Tokyo l’an passé – elle avait brandi ses pointes et… la Bible après sa première médaille d’argent.

En ouverture des Mondiaux, il y a une semaine, l’équipe de relais mixte, dont elle est une pièce maîtresse, avait remporté le titre à Eugene.

Un record du monde déjà légendaire

Les choses sont revenues à « la normale » – pour le plus grand plaisir du public local – lors des finales du 400 mètres masculin et du 400 mètres haies féminin. La terreur du 400 mètres haies, Sydney McLaughlin a repoussé ses limites, grâce à un record du monde de plus, son quatrième depuis le 27 juin 2021 et son deuxième en un mois. L’Américaine est la première femme à passer sous les 51 secondes.

Les deux champions du monde suivants étaient tous les deux membres de l’équipe des Etats-Unis. Michael Norman a été le plus rapide en 44,29 secondes, grâce à une magnifique dernière ligne droite qui l’a fait devancer le Grenadien Kirani James, 44,48 secondes. Le Britannique Matthew Hudson-Smith s’est classé à la troisième position.

L’inévitable Sydney McLaughlin, recordwoman du monde, a été, elle, sans pitié pour ses adversaires. Au prix d’un nouveau record du monde en 50,68 secondes, elle a écrasé la Néerlandaise Femke Bol (52,27 secondes) et sa compatriote Dalilah Muhammad (53,13 secondes). A bien des égards, ce record du monde ressemble à celui réalisé à Tokyo en finale olympique par le Norvégien Karsten Warholm, qui avait été le premier coureur de 400 m haies à descendre sous les 46 secondes.

Cet article est paru dans Le Monde (site web)

AFP Infos Françaises
mardi 10 août 2021 - 17:14:56 GMT 355 mots

JO-2020: musique, danses et jets d'eau pour le retour de Christine Mboma en Namibie

Windhoek, 10 août 2021 (AFP) - - La jeune athlète Christine Mboma, première femme namibienne médaillée olympique, a eu droit à une salve de canons à eau, à des chants, des danses et un défilé de rue carnavalesque lorsqu'elle a atterri mardi à l'aéroport international Hosea Kutako de Windhoek, en provenance de Tokyo.

C'est au son de la fanfare de la police nationale qui jouait l'hymne de la Namibie et de l'Union africaine que la jeune femme de 18 ans a débarqué de son avion, arrosée par des gerbes de canons à eau.

À l'extérieur de l'aéroport, des danseurs traditionnels, des motards et des amateurs de sport se sont joints à la liesse pour célébrer le retour de l'athlète, la deuxième du pays à remporter une médaille olympique depuis son indépendance il y a trente ans.

La jeune femme et d'autres athlètes de la délégation namibienne ont ensuite été emmenés en ville dans un convoi de centaines de voitures et de motos, qui a culminé par un "défilé de la victoire" le long de l'avenue principale de l'Indépendance, dans la capitale namibienne.

Mboma a décroché la médaille d'argent du 200 m féminin des Jeux olympiques de Tokyo, malgré un peloton de stars, en 21 sec 81, nouveau record du monde des moins de 20 ans.

Elle est la première femme namibienne médaillée olympique et la deuxième du pays après le sprinteur Frankie Fredericks, quadruple médaillé d'argent sur 100 et 200 m aux Jeux olympiques de 1992 et 1996.

Christine Mboma, révélation de l'année sur 400 m, avait dû se concentrer à Tokyo sur le 200 m à cause du règlement sur les athlètes hyperandrogènes, dont elle fait partie à cause d'un taux de testostérone naturellement trop élevé.

Depuis 2019, les athlètes présentant cette spécificité doivent suivre un traitement pour faire baisser leur taux de testostérone pendant six mois consécutifs avant de pouvoir participer à une compétition internationale du 400 m au mile (1.609 m), ce que refusent de faire certaines d'entre elles.

Mboma a donc décidé de se consacrer au 200 m, avec succès.

str-sn/bde/chc

AFP Infos Françaises
dimanche 4 décembre 2022 - 20:00:14 UTC 675 mots

Bleus du blanc: Laffont reprend ses bonnes habitudes

Paris, 4 déc 2022 (AFP) - - La championne olympique 2018, Perrine Laffont, a lancé son hiver par une deuxième place à Ruka (Finlande), lors de l'ouverture de la Coupe du monde de ski de bosses, ce week-end.

. Ski de bosses: Laffont en habituée

D'un hiver à l'autre, Laffont se maintient sur le podium. La Pyrénéenne de 24 ans a pris la deuxième place de la première course de la saison, à Ruka samedi, derrière la championne olympique en titre, l'Australienne Jakara Anthony.

Meilleur score des qualifications, puis du premier run de la finale, Laffont a été devancée par Anthony dans le deuxième passage décisif, réservé aux six meilleures skieuses. Elle a obtenu 78,33 points, contre 81,69 points pour l'Australienne.

"Ca fait du bien de passer une journée de compétition comme ça avec une belle deuxième place pour finir", apprécie la triple championne du monde.

"C'était stressant parce que c'est la première de la saison, on ne sait pas trop quoi attendre de la concurrence. Là, c'est rassurant, on sait que le travail a payé, souffle-t-elle. Et je n'ai pas sorti mes sauts les plus difficiles, c'est de bon augure pour les prochaines courses."

Rendez-vous le week-end prochain en Suède, à Idre Fjäll, et le suivant à l'Alpe d'Huez.

Dans la compétition masculine, Ben Cavet n'a pas passé le cut des qualifications (19e).

. Snowboardcross: deux sur trois à domicile

Reportée une première fois de la fin octobre à début décembre, par manque de neige, puis encore retardée de 24 heures, de samedi à dimanche, la faute à la météo capricieuse, la Coupe du monde de snowboardcross a enfin décerné ses premiers lauriers.

Sur le glacier des Deux-Alpes, pour la première étape française depuis 2017, deux Tricolores se sont illustrées. La double médaillée olympique (2014 et 2022) Chloé Trespeuch est montée sur la deuxième marche du podium, et la jeune Léa Casta, 16 ans, sur la troisième pour sa toute première Coupe du monde.

Loan Bozzolo et Merlin Surget se sont classés cinquième et sixième.

. Combiné nordique: Baud

Une semaine après s'être invité sur le podium en ouverture de la Coupe du monde de ski nordique à Ruka, seulement devancé par le patron de la discipline, le Norvégien Jarl Magnus Riiber, Mattéo Baud s'est fait une place dans le Top 10 dimanche, en prenant la 7e place à Lillehammer (Norvège). Et un autre Français, Laurent Mühlethaler, s'est classé juste devant lui (6e).

C'est la troisième fois de la saison en cinq courses que Baud, 20 ans, s'invite dans le Top 10. Il avait pris la douzième place du premier combiné norvégien samedi.

Il y a une semaine en Finlande, Baud avait offert au combiné nordique français son premier podium en Coupe du monde depuis plus de cinq ans (mars 2017).

Battu samedi par son compatriote Jens Luraas Oftebro, Riiber a pris sa revanche dimanche sur grand tremplin.

En saut à skis, le meilleur résultat du week-end est la huitième place de Julia Clair sur grand tremplin dimanche.

. Fond : week-end terne

Week-end sans éclat pour le fond français en Norvège.

En sprint, son leader Richard Jouve, tenant du petit globe de cristal de la spécialité, a calé en demi-finales (10e), comme une semaine plus tôt. Ses coéquipiers Jules Chappaz, Renaud Jay et Lucas Chanavat se sont arrêté dès les quarts de finale.

Dans les deux autres courses à Lillehammer, les fondeurs français n'ont obtenu que trois Top 20: Jouve a terminé 11e de la mass start classique de 20 km dimanche, Hugo Lapalus et Maurice Manificat respectivement 13e et 20e du 10 km skate vendredi.

Triple vainqueur en ouverture de la saison la semaine précédente, le Norvégien Johannes Klaebo n'a disputé - et dominé - que le sprint cette fois. Un mal de gorge l'a privé des deux autres courses. Ca n'a pas empêché la Norvège de truster neuf places dans le Top 10 du 10 km, et huit dans celui du 20 km.

Delphine Claudel, la meilleure fondeuse française, s'est elle classée 24e du 10 km et 28e du 20 km.

es/dlo

Le Progrès (Lyon)
Haute-Loire ; Roannais, Forez, Gier et Pilat, Ondaine, Saint-Etienne ; Oyonnax - Léman - Bugey - Bas-Bugey, Bourg - Bresse - Val-de-Saône-Nord, Dombes - Côtière de L'Ain ; Villefranche et Beaujolais, Tarare - L'Arbresle - Monts du Lyonnais, Oullins - Givors - Monts du Lyonnais, Ouest Lyonnais et Val de Saône, Est Lyonnais, Lyon - Villeurbanne - Caluire
00-SPO - France, samedi 25 janvier 2020 105 mots, p. 00-SPO37
Aussi paru dans
25 janvier 2020 - L'Est Républicain Le Bien Public Le Journal de Saône et Loire

Anaïs Bescond 3e de l'individuel

La Française Anaïs Bescond a pris vendredi la 3e place de l'Individuel (15 km) de Pokljuka (Slovénie), comptant pour la Coupe du monde de biathlon et remporté par l'Allemande Denise Herrmann. La triple médaillée olympique (32 ans), qui monte pour la première fois sur le podium cette saison, a effectué une magnifique course avec en prime un beau 20/20 à la carabine. Pour le reste des Françaises, si Justine Braisaz a limité la casse (11e), les autres Bleues ont souffert pendant cette course (Julia Simon 25e, Célia Aymonier 28e, Chloé Chevalier 63e, Caroline Colombo 72e).

L'Est Républicain
Sports FC, vendredi 3 janvier 2020 542 mots, p. Sports FC15

La Franche-Comté au cœur de l’événement

Les JOJ Lausanne-2020 (9-22 janvier) seront les premiers Jeux Olympiques transfrontaliers de l’histoire. La station des Rousses s’apprête à vivre cette grande fête du sport, dès vendredi, avec le passage de la flamme portée par Anaïs Bescond. Vincent Defrasne et Vincent Gauthier-Manuel prendront le relais…



On en parle depuis plus de 4 ans. Le stade Jason Lamy Chappuis a enfilé son plus bel habit nordique. La pression monte et la station des Rousses va enfin se retrouver sous les feux de l’actualité quand la flamme olympique passera dans les belles entrailles du Haut-Jura vendredi et samedi. Avant même les compétitions de biathlon, saut et combiné sur le site des Tuffes, devenu désormais une réelle référence internatio-

nale.

Oui, une joyeuse émotion sera sans doute palpable, vendredi à 17 h 30, quand la Morberande Anaïs Bescond, triple médaillée olympique 2018, arrivera au cœur des Rousses, place de l’Omnibus, avec le flambeau à la main.

Le dernier relais pour Thierry Rey

Samedi, dès 13 h, deux autres stars du Massif jurassien auront le plaisir de porter le beau symbole de l’esprit sportif : Vincent Defrasne et Vincent Gauthier-Manuel, eux aussi médaillés d’or olympiques, et qui ont, de surcroît, connu l’immense privilège d’être porte-drapeau aux Jeux 2010 et 2014 (paralympiques). Quentin Fillon-Maillet sera peut-être de la partie aussi.

Compte tenu du faible enneigement, « c’est un super-relais à pied qui s’effectuera des Rousses à la frontière suisse », précise Nicolas Michaud, au cœur de l’organisation. Mais il est en tous les cas programmé que c’est bien l’ancien champion olympique de judo Thierry Rey, représentant des Jeux-2024 en France, qui assurera la transmission du flambeau aux voisins suisses, à la frontière entre Bois-d’Amont et Le Brassus, vers 14 h 30.

Enneigement « limite »

Si tout est calé aux Tuffes au niveau des infrastructures, l’enneigement dans le Massif jurassien est insuffisant. Malgré ces impondérables météorologiques et des prévisions peu enthousiasmantes, Nicolas Michaud et son équipe font contre mauvaise fortune bon cœur et ont multiplié les artifices pour que le tremplin, le stand de tir et la piste soient dans le meilleur état possible pour accueillir les jeunes sportifs du 11 au 22 janvier. « Tout est prêt ! ». Le biathlon sera à la une de l’actu du samedi 11 au mercredi 15, le saut et le combiné emboîteront le pas du samedi 18 au mercredi 22.

Six jeunes Francs-Comtois seront de la bataille au milieu des 1.880 sportifs de 15 à 18 ans, venus de 79 pays, attendus ce jeudi 9 à Lausanne pour la cérémonie d’ouverture. Un moment que la station des Rousses aura organisé à sa façon dès ce vendredi au sein de la station vers 18 h 30.

Des animations pendant 15 jours

Outre les événements sportifs qui se dérouleront sur le site nordique des Tuffes, des animations sont prévues durant toute la quinzaine dans la commune des Rousses. Des projections de films, des jeux, des conférences, des initiations aux disciplines nordiques, des expositions enjoliveront cette exceptionnelle parenthèse olympique en Franche-Comté. L’histoire sera encore plus belle si d’aventure une médaille était mise autour du cou d’un jeune Franc-Comtois.

La Nouvelle République du Centre-Ouest
INFORMATIONS GENERALES
BIATHLON, samedi 25 janvier 2020 244 mots, p. 41

SPORTS GENERAUX

Aussi paru dans
24 janvier 2020 - AFP doc AFP Infos Françaises La Croix (site web) Challenges (site web) AFP - Journal Internet AFP (français)
25 janvier 2020 - Centre Presse (Vienne)

Anaïs Bescond retrouve le podium

vgiraud

La Française Anaïs Bescond a pris, ce vendredi, la 3eplace de l'individuel (15 km) de Pokljuka en Slovénie, remporté par l'Allemande Denise Herrmann. La triple médaillée olympique, qui monte pour la première fois sur le podium cette saison, a effectué une magnifique course, avec en prime un beau 20/20 à la carabine.

Un beau 20/20 au tir

Moins rapide sur les skis, la Française a toutefois été devancée par Denise Herrmann, elle aussi auteure d'un sans-faute au tir, et la Suédoise Hanna Oeberg. « Je suis vraiment contente d'avoir réussi à tirer à 20/20, ça faisait vraiment longtemps que je ne l'avais pas fait, a déclaré Bescond sur la chaîne L'Équipe. Je n'ai pas les meilleurs temps de ski donc c'est difficile de rivaliser, surtout si Denise Herrmann tire parfaitement aussi. La consigne était de ne pas partir trop fort pour bien terminer et en remettre sur la fin. »Il s'agit de la cinquième victoire de Denise Herrmann sur le circuit. La journée a en revanche été compliquée pour la leader du classement général, Tiril Eckhoff. La Norvégienne, handicapée par trois fautes au tir, n'a terminé que 18e, mais conserve la tête de la Coupe du monde. Côté français, le podium de Bescond est un peu l'arbre qui cache la forêt. Si Justine Braisaz a limité la casse (11e), les autres Bleues ont souffert.

Midi Libre
LODEVE
samedi 25 janvier 2020 188 mots
Aussi paru dans
24 janvier 2020 - AFP Infos Françaises Sport 24.com Midi Libre (site web)
25 janvier 2020 - Centre Presse Aveyron

Anaïs Bescond troisième de l'individuelle de Pokljuka

La Française Anaïs Bescond a pris vendredi la 3e place de l'épreuve individuelle (15km) de Pokljuka (Slovénie), comptant pour la Coupe du monde de biathlon et remportée par l'Allemande Denise Herrmann. La triple médaillée olympique (32 ans), qui monte pour la première fois sur le podium cette saison, a effectué une magnifique course avec en prime un beau 20/20 à la carabine. Moins rapide sur les skis, la Française a toutefois été devancée par Denise Herrmann, elle aussi auteure d'un sans-faute au tir, et la Suédoise Hanna Oeberg. Il s'agit de la 5e victoire de Denise Herrmann (31 ans) sur le circuit. La journée a en revanche été compliquée pour la leader du classement général, Tiril Eckhoff. La Norvégienne, handicapée par 3 erreurs à la carabine, n'a terminé que 18e, mais conserve la tête de la Coupe du monde. Côté français, le podium de Bescond est un peu l'arbre qui cache la forêt. Si Justine Braisaz a limité la casse (11e), les autres Bleues ont souffert (Julia Simon 25e, Célia Aymonier 28e, Chloé Chevalier 63e, Caroline Colombo 72e). Anaïs Bescond.

Le Progrès (Lyon)
Jura, samedi 4 janvier 2020 432 mots, p. Jura11

La flamme olympique illumine le haut Jura

Xavier ALLOY

La station des Rousses a accueilli la flamme olympique vendredi soir, transportée par la biathlète morberande Anaïs Bescond. Un beau symbole à quelques jours de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse qui se dérouleront du 9 au 22 janvier, entre le haut Jura et la Suisse.

Les écoliers des Rousses n'ont pas eu peur de braver la pluie diluvienne pour participer à un chapitre important de l'Histoire du sport, vendredi soir 3 décembre dans le haut Jura. Partie d'Athènes en septembre dernier, la flamme olympique est venue illuminer le ciel des Rousses après avoir fait briller Saint-Moritz (luge et bobsleigh), Champéry (curling), Les Diablerets (ski alpin), Leyzin et Villars (snowboard cross, ski alpinisme).

Anaïs Bescond :

« C'est beaucoup

de joie et d'honneur

de transporter cette flamme »

Malgré des conditions difficiles, l'enthousiasme des quelque 300 spectateurs n'a jamais faibli. Et l'ambiance est encore montée d'un cran quand Anaïs Bescond a fendu la foule avec la torche olympique, peu après 18 heures, avant d'enflammer la vasque placée devant l'Omnibus.

« C'est beaucoup de joie et d'honneur de transporter cette flamme. Ce n'est pas facile à décrire. C'est quelque chose d'exceptionnel, je me sens vraiment honorée de le faire, en plus sur mes terres et en le partageant avec mes voisins », sourit la biathlète. « C'est l'avenir des Jeux olympiques seniors qui va se jouer ici. Pour les jeunes athlètes (de 14 à 18 ans) qui vont participer, c'est une expérience exceptionnelle. Je suis vraiment heureuse pour eux de savoir qu'ils ont la chance de vivre cet entraînement, cette première marche avant les JO seniors. Moi, je n'ai jamais eu cette chance, cette compétition n'existait pas à mon époque », poursuit la Jurassienne de 32 ans, triple médaillée aux Jeux olympiques de Pyeongchang en 2018.

Elle partira lundi pour l'Allemagne et la Coupe du monde d'Oberhof.

Une chorégraphie

par les écoliers des Rousses

En plus de la flamme, les Jurassiens ont pu découvrir la mascotte Yodli et la chorégraphie des écoliers rousselands sur l'hymne officiel de ces JOJ. Un avant-goût mouillé mais festif qui se poursuit ce samedi (voir par ailleurs) avant deux semaines de compétition entre la Suisse et la France. Dans le haut Jura, le drapeau olympique continuera de flotter au-dessus du stade des Tuffes de Prémanon pour les épreuves de biathlon, combiné nordique et saut à ski. La fête ne fait que commencer.

Ouest-France
Challans, Saint-Gilles-Croix-de-Vie ; Les Sables d'Olonne
Pays de Vie – Pays de Monts, samedi 4 janvier 2020 285 mots, p. Challans Saint-Gilles-Croix-de-Vie_10

Des fèves au goût local pour l’Épiphanie

Claire GIOVANINETTI.

Envie de fève au goût local pour la galette 2020 ? Associées à l’entreprise de fabrication de fèves Panessiel, basée à Saint-Ismier (près de Grenoble, dans l’Isère), deux boulangeries du territoire proposent des fèves originales.

Chez Tartine et gourmandise, à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, vous trouverez une série de dix fèves sur la caserne de pompiers locale. «  Ils m’ont envoyé les photos des camions, ça s’est fait très facilement et je les en remercie  », indique Lucien Meriau, le gérant de la boulangerie. Pour la première année, l’établissement propose également aux entreprises de Saint-Gilles la livraison de galette chaude sur le lieu de travail. Un service gratuit dès une galette commandée minimum 48 heures à l’avance (06 22 58 73 07).

Chez Ô Divine saveur, à Saint-Hilaire-de-Riez, on trouvera une série de huit fèves sur lesquels sont imprimées des photos de Gwladys Lemoussu, paratriathlète, médaillée aux Jeux paralympiques de Rio en 2016 et Emma Louineau, championne de VTT trial. «  Nous avons choisi une sportive expérimentée et une qui débute, pour montrer leur parcours aux plus jeunes et représenter notre commune  »,

expliquent David et Linda Dupont, les gérants.

Dans les deux boulangeries, pour chaque galette achetée, 50 centimes sont reversés, soit aux pompiers de Saint-Gilles, soit aux deux sportives. La boulangerie Ô Divine saveur organise une remise de chèque le samedi 1er février, de 11 h à 12 h. Gwladys Lemoussu et Emma Louineau seront présentes pour prendre des photos et signer des dédicaces aux clients.

Cet article est paru dans Ouest-France

Le Télégramme (Bretagne)
lundi 16 mars 2020 142 mots, p. 39BRVGOUESN1

Gouesnou

Gouesnou Une médaillée olympique à l'école Saint-Joseph

Vendredi après-midi, les classes de CM de l'école Saint-Joseph ont rencontréCamille Lecointre, sportive de haut niveau en voile, membre de l'équipe de France sur un bateau 470 féminin. Elle participera aux Jeux olympiques de Tokyo, l'été prochain, avec sa coéquipière Aloïse Retornaz. À 35 ans, elle possède de nombreux titres internationaux et elle a été médaillée de bronze aux derniers JO, à Rio, au Brésil.

La championne s'est prêtée au jeu des questions. Avant de suivre le parcours de la championne, les élèves de CM1 et CM2 se rendront au Moulin Blanc, en juin, pour s'initier à la voile.

Midi Libre
SETE
lundi 27 janvier 2020 588 mots

Fillon-Maillet éclipse le duel Fourcade-Boe en Slovénie

Tous les yeux étaient rivés sur Martin Fourcade et Johannes Boe, opposés pour la première fois en confrontation directe en 2020, mais c'est Quentin Fillon-Maillet qui a mis tout le monde d'accord en survolant la mass start de Pokljuka, dimanche. Auteur d'un beau 19/20 à la carabine et impérial sur les skis, Fillon-Maillet a maîtrisé la course de bout en bout, éclipsant le duel tant attendu entre Fourcade (5e) et son grand rival norvégien (3e), de retour en Slovénie après un mois de pause pour cause de paternité. Avec ce 3e succès sur le circuit, le premier de la saison, celui qui est surnommé "le morbac", pour sa faculté à s'accrocher coûte que coûte et à ne rien lâcher, confirme qu'il est l'une des valeurs sûres des Bleus derrière la légende Fourcade. Deuxième du classement général après avoir été le premier Français l'année dernière (3e), le Jurassien de 27 ans a pris une nouvelle dimension, faisant preuve d'une belle régularité avec six podiums déjà au compteur cet hiver. Idéal avant d'aborder les Mondiaux d'Anterselva (13-23 février). «Je concrétise un beau début de saison,a déclaré Fillon-Maillet sur laChaîne L'Equipe.La première place n'a pas été loin à certaines courses mais ça se jouait à de petits détails, une balle loupée, une moins bonne forme sur les skis. Mais aujourd'hui, j'avais de supers jambes en ski, de supers sensations. Avec la victoire sur le relais mixte hier, j'étais en pleine confiance. C'est beaucoup d'émotions et une grande fierté.»

« Course compliquée » pour Fourcade La journée a en revanche été plus pénible pour Fourcade. Le septuple vainqueur de la Coupe du monde, toujours aussi solide au tir (19/20), a accusé le coup physiquement, finissant par lâcher prise dans le dernier tour pour ne terminer que 5e. Le Français, qui avait signé quatre succès d'affilée en 2020 avant le retour de Boe, n'avait pourtant«rien à regretter»à l'arrivée. «C'était une course compliquée pour moi, je sentais que je n'avais pas de grosses sensations sur les skis,a-t-il expliqué.J'avais pour but de sauver l'essentiel aujourd'hui. J'ai limité la casse, je ne pouvais pas viser mieux. Maintenant je vais prendre quelques jours de repos à la maison avant, je l'espère, d'enchaîner de la plus belle des façons aux Championnats du monde.» Boe n'a pas non plus affiché la même aisance que d'habitude mais il a, contrairement au Français, trouvé les ressources nécessaires pour arracher la 3e position, trois jours après sa victoire lors de l'Individuel, malgré deux tours de pénalité. Surnommé "le morbac" pour sa capacité à s'accrocher, Fillon-Maillet compte six podiums cet hiver.

Bescond clôt la semaine en beautéBescond clôt la semaine en beauté La Française Anaïs Bescond a pris dimanche la 3e place de la mass start de Pokljuka, remportée par la Suédoise Hanna Oeberg. Bescond, déjà 3e de l'Individuel vendredi et vainqueur du relais mixte simple samedi avec Émilien Jacquelin, a clos en beauté sa semaine en Slovénie avec ce nouveau podium. Impeccable au tir (20/20), la triple médaillée olympique (32 ans) a été devancée par Oeberg et l'Italienne Lisa Vittozzi. En l'absence de la Norvégienne Tiril Eckhoff, leader de la Coupe du monde et forfait pour cause de maladie, Oeberg a signé sa première victoire de la saison, la 4e de sa carrière. Justine Braisaz a été l'autre Française à se distinguer avec une 5e place malgré 3 erreurs à la carabine. Cette mass start était la dernière course avant les Mondiaux d'Anterselva (Italie) du 13 au 23février.

Le Progrès (Lyon)
Sports 69, samedi 11 avril 2020 451 mots, p. Sports 6932

Deux championnes aux petits soins pour leurs collègues cheminots

J.P.Z.

La snowboardeuse médaillée olympique Chloé Trespeuch et la rameuse Laura Tarantola ont lancé des vidéos sur les réseaux internes de leur entreprise.

Comment se rendre utile auprès de ses collègues en période de confinement quand on est athlète de haut niveau ? C'est cette question que se sont posé Chloé Trespeuch et Laura Tarantola, 25 ans toutes deux.

La première est snowboardeuse, médaillée de bronze en snowboardcross aux JO 2014 à Sotchi, 2e des Mondiaux 2017 et 2018, et championne du monde par équipes en 2018. La seconde pratique l'aviron : médaillée d'argent en skiff poids légers aux championnats d'Europe 2018, championne du monde 2018 et médaillée d'argent, avec Claire Bové, en deux de couple poids légers aux championnats d'Europe 2019 ; la rameuse a aussi décroché sa sélection pour les JO de Tokyo, reportés à 2021.

Toutes deux font partie du dispositif Athlètes SNCF et travaillent à Lyon. Et elles ont décidé de partager leur savoir-faire sportif par le biais de vidéos diffusées sur les réseaux sociaux internes de la société. Elles en proposent trois par semaine : « 1 axée cardio, 1 consacrée au renforcement et au gainage et 1 de conseils alimentaires », explique Chloé. Baptisées « Fais ton sport avec Chloé et Laura », les vidéos durent de 2 à 15 minutes et se veulent ludiques, proposant « des exercices qu'on peut faire chez soi, sans matériel spécifique, en utilisant le poids du corps », complète Laura.

« Le sport fait partie du bien-être »

« Le contexte est particulier. On est pour la plupart des salariés de l'entreprise coincés chez nous, en télétravail, mais ça peut aussi intéresser ceux qui sont encore sur le terrain. On s'est dit que ça pouvait être utile d'aider les gens à avoir une activité physique et de leur changer les idées », note Laura. « Et puis le sport fait partie du bien-être, que ce soit pour le travail ou à la maison, et c'était aussi un moyen de renvoyer l'ascenseur aux gens de l'entreprise qui nous aide à préparer notre reconversion », ajoute son alter ego snowboardeuse.

« On fait les vidéos avec les moyens du bord mais ça rend pas mal », indique la future compétitrice en aviron à Tokyo. Après la diffusion des 5 premiers épisodes , les retours sont plutôt bons. « On a pas mal de réponses en interne, et on invite les gens à nous renvoyer ce qu'ils font chez eux », affirme encore Chloé. « Il y a des likes, des interactions, se réjouit Laura. Ça crée une communauté, du lien avec et entre les gens, des échanges »

Le Bien Public
Près de chez vous 21C, lundi 24 février 2020 329 mots, p. Près de chez vous 21C23

Guy Roux sera le parrain du semi-marathon de la Vente des vins

La 59e Vente des vins des Hospices de Nuits-Saint-Georges sera chargée en événements sportifs. 250 bénévoles seront à l’œuvre.

Samedi 7 mars, dès 9 heures, une marche nordique partira à proximité du cimetière pour un parcours de 8 km non chronométré, encadrée par des instructeurs spécialisés.

À 14 heures, rue des Cousins-Grandné, le maire Alain Cartron donnera le top départ aux 3 500 coureurs des 10 km et 21 km, en direction du Clos de Vougeot, à travers le vignoble nuiton.

Les enfants partiront à 14 h 05 et chacun d’eux recevra une médaille.

« La bonne humeur sera au rendez-vous avec des animations musicales le long du parcours. Les déguisements des coureurs le plus originaux seront récompensés. Chaque concurrente féminine recevra une rose. Et une bouteille ainsi qu’un tee-shirt seront remis à tous les participants », annonce Alain Barochi.

Les équipages d’une dizaine de joëlettes (fauteuils tout-terrain monoroue, ndlr) se lanceront à l’assaut des 10 km. « Nous souhaitons faire vivre cette course à des personnes à mobilité réduite afin qu’ils puissent ressentir les mêmes sensations de plaisir que les valides », précise Lionel de Villemereuil, initiateur de ce projet.

En présence de plusieurs sportifs de haut niveau

Des sportifs nationaux feront le déplacement dans la cité nuitonne, comme Henry Boerio, gymnaste médaillé olympique en 1976, Jean-François Lamour, escrimeur double médaillé olympique, champion du monde et d’Europe, Fabien Canu, judoka champion du monde et d’Europe, et Émilie Le Pennec, gymnaste médaillée olympique en or.

Pour terminer, le célèbre entraîneur de football, Bourguignon d’adoption, Guy Roux viendra compléter ce tableau de haut niveau en parrainant cette édition 2020 du semi-marathon de la Vente des vins des Hospices de Nuits-Saint-Georges.

L'Est Républicain
Sports LO, mercredi 8 janvier 2020 109 mots, p. Sports LO18

Lola Grandjean cartonne au tournoi de Bondy

2020 démarre fort pour Lola Grandjean. La Marbichonne désormais licenciée à Saint-Avertin a remporté ce week-end le tournoi de l’AS Bondy Archery avec son arc à poulies. L’archère passée par Seichamps a d’abord signé le meilleur score des qualifications samedi (585). Puis, le lendemain, elle a écarté une à une ses opposantes à partir des 8e en égalant deux fois son record de France réalisé début décembre à Châlons (149), avant de dominer en finale la médaillée olympique
Sophie Dodémont (147 à 145). Déjà auteure d’un très bel exercice 2018-2019, Lola Grandjean est repartie sur des bases élevées.

Ouest-France
Sarthe
Autres Sports, mercredi 8 janvier 2020 604 mots, p. Sarthe_21

Une championne olympique à défaut de neige

Philippe PANIGHINI.

Inédit. Du 3 au 5 avril, Mansigné accueillera le tout premier « biathlon d'été » en Sarthe. Un cocktail course à pied - tir à la carabine et une marraine d'exception.

Sans ski et sans neige

Un biathlon en Sarthe ! En janvier dans les Alpes mancelles ? Tout faux. Début avril à Mansigné. Et ce n'est pas un poisson mais la nouvelle trouvaille sportive et humaine lancée par Pascal Habert, bien connu dans le milieu du karting pour avoir géré de main de maître l'écurie Sarthe-RTKF aux 24 Heures durant des années. « Je voulais un projet innovant et inédit en Sarthe. »Un biathlon sans neige et sans ski ! « On a songé un moment à utiliser des skis à roulettes mais la logistique aurait été trop complexe sur le site choisi. » Celui de la base de loisirs de Mansigné, où la trentaine de bénévoles devrait largement s'inspirer du parcours accidenté du cyclo-cross avec sa butte et ses 80 m de sable.

Course à pied et carabine

Ainsi, les biathlètes seront avant tout des joggers. La course à pied remplaçant le ski, les baskets préférées aux spatules. Au programme : 350 m de course puis 5 tirs en position couchée exclusivement. Avec du matériel de pro. De vraies carabines, de vraies balles, de vraies cibles. En revanche, pas question de courir avec l'arme en bandoulière. Trop dangereux. Celles-ci attendront sagement leurs utilisateurs sur les pas de tirs. L'idée s'est transformée en projet depuis maintenant six mois. En étroite collaboration avec Alpinum Events,entreprise reconnue pour faire découvrir le biathlon aux entreprises notamment, l'association Even'Mansigné, dynamique et expérimentée, dispose d'un budget de 30 000 € pour « faire découvrir au plus grand nombre l'esprit du biathlon. »

Mass Start et Poursuite

Cet inédit biathlon se disputera sous forme de 7 séries dispatchées sur deux jours. Chaque série sera composée de 20 équipes de 4 compétiteurs. Ces équipes disputeront deux épreuves en relais. La première sous la forme d'une « Mass Start » avec un départ en groupe, où les premiers concurrents de chaque équipe devront effectuer la boucle de course à pied puis les cinq tirs couchés avant de passer le relais aux partenaires suivants. À l'issue du passage de tous les concurrents, un classement général permettra de définir le départ de la 2e épreuve : « la poursuite » avec un départ dans l'ordre chronologique du classement, chaque concurrent étant espacé de 5 secondes. Les trois meilleures équipes de chaque série seront sélectionnées pour la grande finale du dimanche (16 h).

Par équipes ou en solo

Tout au long du week-end (4-5 avril), concurrents et même visiteurs pourront aussi se tester sur un fil rouge individuel pour découvrir le biathlon avec, eux aussi, 350 m de course et cinq tirs couchés au programme. Ils pourront essayer de battre leur record durant les deux jours et, pourquoi pas, devenir champion du week-end.

Une marraine d'exception

Nièce par alliance de l'organisateur, Marie Dorin-Habert sera la marraine de cet événement inédit en Sarthe. Quintuple championne du monde, quadruple médaillée olympique, dont l'or en relais mixte avec Martin Fourcade, Simon Desthieux et Anaïs Bescond en 2018 à PyeongChang, la biathlète française la plus décorée a mis un terme à sa carrière internationale en 2018. Début avril, elle viendra en Sarthe en compagnie de son mari, Loïs Habert, ancien vice-champion d'Europe et consultant biathlon sur Eurosport.

Un site internet dédié à l'événement est en cours d'élaboration et les premières inscriptions pourraient être lancées fin janvier, début février.

L'Est Républicain
Toutes éditions ; Toutes éditions
Voyage, dimanche 2 février 2020 234 mots, p. Voyage19

Vie Quotidienne et Loisir ; Vacance et tourisme

/Pratique

Levy Florence

Y aller

Par la route, il faut 5 h 45 depuis Metz, et 4 h depuis Besançon. Possibilité également de se rendre à Saint-François-Longchamp par le train. La gare Saint-Avre-La Chambre est desservie par des TER au départ de Lyon. Des taxis et des bus permettent ensuite de rejoindre la station située à 12 km de là. Pour plus de renseignements, s’adresser à l’office de tourisme au 04.79.59.10.56 ou via le site internet www.saintfrancoislongchamp.com

Ou louer ses skis ?

Chez Skiset, bien sûr. L’incontournable numéro mondial de la location de ski, fondé en 1994, compte 900 magasins affilés dont trois sont présents à Saint-François-Longchamp. L’enseigne présidée par la double médaillée olympique Annie Famose accapare 35 % du marché français. Elle propose du matériel dernier cri, un service sur mesure, mais aussi la possibilité de réserver sur internet avant votre arrivée en station. Plus d’infos sur www.skiset.com

Forfaits

Pour un adulte, il faut compter 41 euros pour un forfait journée et 205 euros pour un forfait à la semaine. Pour accéder au grand domaine et aux pistes de la station voisine de Valmorel, c’est respectivement 5,60 et 30,50 euros de plus pour les forfaits journée et semaine. À noter que les enfants de moins de 5 ans et les séniors de plus de 75 ans bénéficient d’une totale gratuité.

Ouest-France
Rennes Sud
Métropole Sud, mardi 4 février 2020 322 mots, p. Rennes Sud_18

Le Rotary club mène des actions axées sur le sport

Créé courant 2019, le Rotary club Bruz-Cicé a pour «  objectif de mettre en place des actions pour lever des fonds au profit d’associations  », explique son président, François Choplin. En 2019, le club a déjà aidé l’association les Petits cadeaux bonheur, en lui achetant une machine à coudre professionnelle, d’un coût de 1 400 €. Par ailleurs, il a développé un partenariat avec les Foulées bruzoises, d’un même montant.

Sensibilisation au handicap

Un dîner spectacle va être organisé le 27 mars, au domaine de Cicé-Blossac, pour développer un projet de sensibilisation au handicap dans les collèges et lycées du département, dans le cadre de l’opération Duosport. Celle-ci est dirigée par Hadda Guerchouche, médaillée olympique en natation, et Sylvain Portier, enseignant en EPS au lycée Anita-Conti et référent départemental à l’UNSS (Union nationale du sport scolaire).

«  Les fonds obtenus lors du dîner-spectacle serviront à acheter des fauteuils roulants permettant de pratiquer un sport. Ils seront utilisés pour sensibiliser des jeunes au handicap et pour des enfants qui en sont atteints  », précise Hadda Guerchouche. En mai, une compétition de golf, toujours au domaine, sera organisée pour collecter des fonds au profit d’une association sportive qui intervient auprès de malades. Le partenariat avec les Foulées bruzoises est d’ores et déjà reconduit en octobre.

«  Nous invitons les personnes désireuses de s’investir dans le bénévolat à venir nous rejoindre  », indique François Choplin.

Il est accompagné dans le bureau d’Adèle Nicolas, secrétaire, et de Tom Monnier, trésorier. Globalement, le Rotary comprend désormais quinze membres, des trentenaires et quarantenaires avec une parité exemplaire homme-femme.

Rotary-club Bruz-Cicé. Contact : [email protected].

Cet article est paru dans Ouest-France

Presse Océan
Saint-Nazaire Presqu'ile ; Nantes ; Nantes Sud Vignoble ; Nantes Nord
Loire Atlantique, jeudi 26 mars 2020 156 mots, p. PO Saint-Nazaire Presqu'île_36

[BOXE...]

BOXE

Fury-Wilder III reporté

Le troisième combat des poids lourds entre le Britannique Tyson Fury, tenant du titre WBC, et l'Américain Deontay Wilder, prévu le 18 juillet à Las Vegas, a été reporté. En décembre 2018, leur premier combat s'était soldé par un nul, Wilder conservant sa ceinture. Pour le deuxième, il y a un mois, Fury a impressionné en infligeant une correction doublée d'une leçon à l'Américain, dont le calvaire s'est arrêté au 7e round (décision arbitrale). Sa première défaite en 44 combats.

SKI

Tina Weirather arrête

La skieuse du Liechtenstein Tina Weirather, médaillée olympique et mondiale en super-G, a annoncé hier qu'elle mettait un terme à sa carrière à 30 ans. Héritière d'une famille de champions (sa mère est double championne olympique, son père champion du monde et son oncle double médaillé olympique), elle a remporté deux globes du super-G (2017 et 2018) et compte 41 podiums dont 9 victoires en Coupe du monde.

Le Télégramme (Bretagne)
jeudi 26 mars 2020 99 mots, p. 21SPO2

Ski Tina Weirather met un terme à sa carrière

La skieuse du Liechtenstein Tina Weirather, médaillée olympique et mondiale en super-G, a annoncé mercredi qu'elle mettait un terme à sa carrière à 30 ans. « Ça aura été une chevauchée excitante, l'aventure d'une vie. Tout ce que je suis aujourd'hui, je le dois au ski ».

La spécialiste du super-G a décroché le bronze aux Jeux de Pyeongchang en 2018 et l'argent aux Mondiaux de Saint-Moritz en 2017. Tina Weirather a également remporté deux globes du super-G (2017 et 2018) et compte 41 podiums dont 9 victoires en Coupe du monde.

Sud Ouest
Bassin d'Arcachon
samedi 18 janvier 2020 292 mots, p. Bassin d'Arcachon-C2_18,Bassin d'Arcachon-C2_19

Bordeaux Agglo

Le complexe multisports du Creps inauguré

TALENCE Le complexe sportif de tir à l'arc a été inauguré hier matin au Centre de ressources, d'expertise et de performance sportive

Après un an de travaux, le complexe est opérationnel depuis avril dernier. Il regroupe les locaux de tir-à-l'arc, de football, de BMX et de baseball et comprend un espace aménagé consacré exclusivement au tir-à-l'arc. Avec 12 pas de tir permettant de tirer en intérieur et à l'extérieur depuis l'intérieur et possibilité de s'entraîner à la distance olympique de 70 mètres, le nouvel équipement est au service de l'excellence sportive que vise Le Creps.

Captation vidéo

En plus de cela, les archers ont à leur disposition un dispositif de captation vidéo, avec système de caméra différée, et un jeu de miroirs organisé tout autour de la pièce leur permettant de s'observer et d'optimiser leur performance.

Privilégiant la mixité, le Creps encourage la féminisation des équipes. Le complexe a d'ailleurs été nommé " Virginie Arnold " en l'honneur de la seule médaillée olympique de la région Nouvelle-Aquitaine en tir-à-l'arc. Une façon de promouvoir le sport au féminin. Ce projet est le résultat d'un partenariat financier public et privé et a été financé par le Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, l'Agence nationale du sport, l'Easton Sports Development Foundation et le Creps lui-même.

Implanté sur un domaine de 15 hectares et proche des lycées et collèges de Talence, cet établissement public est en liaison avec les fédérations sportives, il concourt à la formation et à la préparation des sportifs de haut niveau et contribue au double projet conciliant performance sportive et réussite scolaire, universitaire ou professionnelle.

De puis toujours, le Creps participe au réseau national de haut niveau, contribue également à l'animation sportive régionale et organise des formations professionnelles.

Manon Brechat

Sport 24 (site web)
mercredi 13 mai 2020 - 15:26 UTC +02:00 462 mots

Scan Sport ; Actualites

Des personnalités du sport au secours de la filière française du fromage

Festor, Gilles

LE SCAN SPORT - De nombreux acteurs du sport français ont participé à une action de soutien à la consommation des fromages AOP / IGP et du patrimoine fromager lourdement touchés par la crise du coronavirus.

«Pour que la France, le pays aux mille fromages, conserve son savoir-faire, ensemble soutenons nos fromagers, nos terroirs nos producteurs, engagez-vous à nos côtés.» Face à son smartphone, Aimé Jacquet lance un appel dans une courte vidéo relayée sur les réseaux sociaux. Comme une vingtaine de figures du sport français, l'ancien sélectionneur des Bleus de France 98 a tenu à s'engager dans une campagne de soutien aux producteurs de fromage français durement impactés par la crise du coronavirus.

Retirés du monde du sport ou toujours en activité, ces personnalités participent à la campagne  «Soutenons nos fromages, nos terroirs et nos producteurs» aux côtés d'acteurs, de scientifiques, de chefs ou d'auteurs, imaginée par la Fédération Nationale des Producteurs de Lait (FNPL), la Fédération Nationale Ovine (FNO) et la Fédération Nationale des Eleveurs de Chèvres (FNEC). Cette centaine de signataires a relayé cet appel pour éviter la perte de milliers de tonnes de fromage (AOP et IGP) de qualité restées confinées et dont la durée de vie est limitée.

Pour 80 % des fromages, la durée de conservation n’excède pas huit semaines et même pour certains, moins d’un mois. En surstock, ces denrées seront impropres à la consommation et destinés, dans le pire des cas (une partie des stocks pourra faire l'objet de don), à être détruites s'ils ne s'écoulent pas à travers les filières de distribution.

«C'est important de soutenir le pays, nos producteurs, nos fromages et nos terroirs», lance de son Tessa Worley, la skieuse du Grand Bornand (Haute-Savoie), grande amatrice de Reblochon. Les mesures d’urgence lancées avec l’appui de quelques collectivités territoriales et les campagnes de solidarité ont déjà permis de le réduire de 1.000 tonnes le surplus de production alors que les ventes se sont écroulées de 60% entre le 15 mars et le 15 avril.

Les personnalités du sport mobilisées : Marie Bochet, skieuse handisport, huit fois médaillés d'or aux Jeux paralympiquePatrice Canayer, manager général et entraîneur du Montpellier HandballCatherine Chabaud, navigatricePascal Chanteur, vice-président de la Ligue nationale de cyclisme professionnelJean-Frédéric Chapuis, Champion du monde, champion olympique de skicrossÉquipe du Lou Rugby (Top 14)Etienne Falgoux, joueur de Top 14Marielle Goitschel, ex-skieuseLéo Lacroix, Médaillé olympique de skiBernard Laporte, président de la Fédération française de rugbyMaurice Manificat, athlète ski de fondFlorence Masnada, double médaillée olympique de skiMaggy Masson, championne du monde de Tir à l'Arc 2001Christian Prud'homme, directeur du Tour de FranceBenjamin Thierry, joueur du Top 14Alexis Vuillermoz, cyclisteTessa Worley, skieuse

Voir aussi :

Presse Océan
Nantes Nord ; Saint-Nazaire Presqu'ile ; Nantes ; Nantes Sud Vignoble
Loire Atlantique, samedi 25 janvier 2020 263 mots, p. PO Nantes Nord_53
Aussi paru dans
24 janvier 2020 - AFP doc AFP Infos Françaises La Croix (site web) Challenges (site web) AFP - Journal Internet AFP (français)
25 janvier 2020 - Charente libre

Bescond 3e de l'Individuel, victoire de Herrmann

La Française Anaïs Bescond a pris hier la 3e place de l'Individuel (15 km) de Pokljuka (Slovénie), comptant pour la Coupe du monde de biathlon et remporté par l'Allemande Denise Herrmann. La triple médaillée olympique (32 ans), qui monte pour la première fois sur le podium cette saison, a effectué une magnifique course avec en prime un beau 20/20 à la carabine.

Moins rapide sur les skis, la Française a toutefois été devancée par Denise Herrmann, elle aussi auteure d'un sans-faute au tir, et la Suédoise Hanna Oeberg. Il s'agit de la 5e victoire de Denise Herrmann (31 ans) sur le circuit.

« Je suis vraiment contente d' avoir réussi à tirer à 20/20, ça faisait vraiment longtemps que je ne l' avais pas fait,a déclaré Bescond. Un tir parfait c' est vraiment satisfaisant. Je n' ai pas les meilleurs temps de ski donc c' est difficile de rivaliser surtout si Denise Herrmann tire parfaitement aussi. La consigne était de ne pas partir trop fort pour bien terminer et en remettre sur la fin. »

La journée a en revanche été compliquée pour la leader du classement général, Tiril Eckhoff. La Norvégienne, handicapée par 3 fautes au tir, n'a terminé que 18e, mais conserve la tête de la Coupe du monde.

Côté français, le podium de Bescond est un peu l'arbre qui cache la forêt. Si Justine Braisaz a limité la casse (11e), les autres Bleues ont souffert (Julia Simon 25e, Célia Aymonier 28e, Chloé Chevalier 63e, Caroline Colombo 72e).

Sud Ouest
Pays Basque
vendredi 3 janvier 2020 590 mots, p. Pays Basque-C2_6

Anglet

DOJO ANGLOY Depuis plus de cinquante ans, le club de judo est un poids lourd du sport dans la ville

Le judo cultive l'art de la transmission

Il compte plus de 460 licenciés, encadrés par neuf enseignants diplômés d'État

Jean-Pierre Tamisier

Il y a quelques jours, plusieurs anciens champions internationaux de judo sont venus sur le tatami du dojo angloy animer un stage. Il y avait là Brigitte Deydier, trois fois championne du monde et médaillée d'argent aux JO de Séoul en 1988, chargée de mission auprès du Ministère des sports pour les JO 2024 à Paris; Cathy Arnaud, deux fois championne du monde, quatre fois championne d'Europe et médaillée olympique; Philippe Saïd, président de la nouvelle ligue d'Aquitaine de judo et membre du CIO; Marie-France Colignon, 6e dan, championne d'Europe et médaillée mondiale; Natalina Lupino, championne du monde et Mohamed Halabi, trois fois champion du monde vétérans.

De quoi impressionner les jeunes judokas angloys et d'ailleurs, venus en nombre participer à ce stage. L'implication des anciens champions auprès des clubs formateurs est une des forces de cette discipline. Jean-Daniel Avril, président du Dojo Angloy, s'en félicite. Elle induit aussi pour un club tel que celui d'Anglet, la volonté de s'impliquer dans la ville, au-delà de l'enceinte du dojo d'El Hogar. " Nous intervenons beaucoup dans les écoles, dans le cadre du temps périscolaire, souligne Jean-Daniel Avril. Nous avons mis en place, depuis plusieurs années, une section handisport, avec des entraînements tous les samedis matin. Un de nos jeunes licenciés, trisomique, vient d'obtenir sa ceinture noire de façon magistrale. "

Un lien entre les générations

Tout cela est rendu possible grâce à l'équipe de neuf professeurs, tous titulaires d'un brevet d'État. En début de saison, le Dojo Angloy a entièrement renouvelé les tatamis de sa salle, d'une surface de 390 m². " Cet espace nous permet de disposer de trois surfaces de combat pour les cours et les entraînements ", souligne le président du Dojo Angloy.

Homme aux multiples talents, c'est lui qui a réalisé la fresque qui orne l'un des murs du dojo et illustre les différentes pratiques martiales qui se déroulent entre les murs du dojo d'El Hogar, judo, ju-jitsu et aïkido. Il actualise aussi régulièrement le mur de photos, où apparaissent les licenciés qui s'illustrent dans les compétitions. Dans le club- house, ce sont les anciennes figures du judo angloy qui sont affichées. Le lien entre les générations est aussi une des forces du club. Tout comme son esprit d'ouverture, qui lui a fait intégrer dans son effectif un jeune Camerounais arrivé sans papiers. " Je l'ai vu venir plusieurs fois au dojo. Mais dès qu'on voulait l'approcher, il partait. Nous avons fini par nouer le contact. Il pratiquait le judo au Cameroun, mais n'avait pas d'argent pour prendre une licence. On a décidé de la lui payer. Depuis, il vient régulièrement. "

Comme tous les clubs sportifs, le Dojo Angloy est confronté à la difficulté de voir partir ses jeunes licenciés à l'heure où ils doivent faire des études supérieures. Les clubs de Bordeaux et Toulouse profitent alors de leurs acquis. " C'est une difficulté, mais elle fait partie de la règle du jeu, commente Jean-Daniel Avril, pour qui cela ne doit en rien remettre en cause la vocation de club formateur du Dojo Angloy, qui s'enorgueillit régulièrement de bons résultats chez les jeunes, telle la 3e place de Lilou Lecerf, en cadettes, aux derniers championnats de France. Elle marche sur les traces de sa maman Nathalie, 4e dan, professeure au Dojo Angloy et ancienne membre de l'équipe de France féminine de judo.

Ouest-France
Sarthe
Sarthe Sud, samedi 14 mars 2020 223 mots, p. Sarthe_18

Mondial piscine s’agrandit

À l’occasion de son séminaire annuel, mardi, l’entreprise Mondial piscine a inauguré ses nouveaux bâtiments.

Mondial piscine vient de finaliser, à Cérans-Foulletourte, la construction de trois nouveaux bâtiments afin de développer une activité dédiée aux spas et à la création d’une activité de fabrication d’abris de piscines. Cette extension permettra d’augmenter la capacité de production et de répondre à l’accroissement de la demande.

L’entreprise en a profité pour présenter son dernier modèle de piscine enterrée. « C’est le premier modèle d’entraînement aquatique avec un spa intégré et une couverture automatique », précise Michel Morin, fondateur et dirigeant de Mondial piscine depuis sa création en 2003.

Le modèle exposé revient à 30 000 € TTC. « Ce n’est ni un spa, ni un couloir de natation, mais un spa de nage »,précise David Devun, responsable développement des ventes.

La construction des piscines est 100 % française, les modèles sont développés et produits sur le site de Cérans-Foulletourte.

Laure Manaudou, triple médaillée olympique de natation, ambassadrice de la marque, qui était invitée mardi, n’a pas pu être présente, en raison du coronavirus qui impactait le lieu d’où elle rentrait.

Renseignements : tél. 02 43 42 48 78.

Le Bien Public
Près de chez vous 21C, lundi 24 février 2020 344 mots, p. Près de chez vous 21C23

Guy Roux sera le parrain du semi-marathon de la Vente des vins

La 59e Vente des vins des Hospices de Nuits-Saint-Georges sera chargée en événements sportifs. 250 bénévoles seront à l’œuvre.

Samedi 7 mars, dès 9 heures, une marche nordique partira à proximité du cimetière pour un parcours de 8 km non chronométré, encadrée par des instructeurs spécialisés.

À 14 heures, rue des Cousins-Grandné, le maire Alain Cartron donnera le top départ aux 3 500 coureurs des 10 km et 21 km, en direction du Clos de Vougeot, à travers le vignoble nuiton.

Les enfants partiront à 14 h 05 et chacun d’eux recevra une médaille.

« La bonne humeur sera au rendez-vous avec des animations musicales le long du parcours. Les déguisements des coureurs le plus originaux seront récompensés. Chaque concurrente féminine recevra une rose. Et une bouteille ainsi qu’un tee-shirt seront remis à tous les participants », annonce Alain Barochi.

Les équipages d’une dizaine de joëlettes (fauteuils tout-terrain monoroue, ndlr) se lanceront à l’assaut des 10 km. « Nous souhaitons faire vivre cette course à des personnes à mobilité réduite afin qu’ils puissent ressentir les mêmes sensations de plaisir que les valides », précise Lionel de Villemereuil, initiateur de ce projet.

En présence de plusieurs sportifs de haut niveau

Des sportifs nationaux feront le déplacement dans la cité nuitonne, comme Henry Boerio, gymnaste médaillé olympique en 1976, Jean-François Lamour, escrimeur double médaillé olympique, champion du monde et d’Europe, Fabien Canu, judoka champion du monde et d’Europe, et Émilie Le Pennec, gymnaste médaillée olympique en or.

Pour terminer, le célèbre entraîneur de football, Bourguignon d’adoption, Guy Roux viendra compléter ce tableau de haut niveau en parrainant cette édition 2020 du semi-marathon de la Vente des vins des Hospices de Nuits-Saint-Georges.

Le Progrès (Lyon)
Sports 39, mercredi 25 mars 2020 809 mots, p. Sports 3922

Anaïs Bescond : « J'aurais pu arrêter ma saison en janvier »

Propos recueillis par Xavier ALLOY

Partie au Canada en début de semaine dernière, Anaïs Bescond dresse le bilan d'une saison mitigée, gâchée par une blessure au genou. La triple médaillée olympique revient aussi sur ses satisfactions et annonce sa décision de poursuivre sa carrière jusqu'aux JO 2022.

Anaïs, comment vivez-vous ce confinement ?

« Je suis partie un peu en catastrophe mardi (17 mars), direction Canmore au Canada pour rejoindre mon conjoint. On est en confinement, mais au moins on est ensemble. Si j'étais restée en France je ne sais pas quand j'aurais pu le retrouver. Ici le confinement est autorégulé, on n'a pas besoin d'un papier pour sortir, mais il est fortement conseillé de rester chez soi. En arrivant, la douane m'a d'ailleurs demandé de respecter quatorze jours de quarantaine ».

Comment gérez-vous cette situation ?

« Ça me tombe un peu dessus comme tout le monde, même s'il ne faut pas se mettre des oeillères : ça fait déjà plusieurs mois qu'on en entendait parler en Chine, c'est arrivé en Italie qui est un de nos voisins les plus proches, donc il fallait s'attendre à ce que ça arrive chez nous. Maintenant il faut se protéger et protéger les autres ».

Cette pandémie a écourté votre saison...

« C'est surtout de ne pas savoir ce qu'on allait faire qui a été compliqué. Pour autant, je suis sans doute la biathlète la plus contente que la saison se termine précocement parce que j'avais des problèmes au genou et j'aurais très bien pu arrêter ma saison fin janvier après l'étape de Pokljuka ».

S'agit-il de la même blessure qui a handicapé votre préparation estivale ?

« Non, le problème s'est transformé en une fracture de fatigue au genou. C'était très douloureux et j'avais un peu peur d'empirer les choses, mais je n'ai pas réussi à prendre la décision d'arrêter après les Mondiaux parce que j'étais quand même assez en forme physiquement. On s'est rendu compte en faisant des examens après Antholz que la fracture allait dans le bon sens donc je suis partie à Nove Mesto où j'ai remporté une médaille d'argent... du coup j'ai voulu continuer. Mais c'était bien que ça s'arrête ».

Globalement, quel bilan dressez-vous de cette saison en dents de scie, qui s'est mieux terminée qu'elle n'a commencé ?

« Dents de scie, c'est ce qui me caractérise le plus depuis que je fais du biathlon en coupe du monde. J'ai toujours eu du mal à avoir de la régularité. Cette année ce n'est même pas en dents de scie, j'ai l'impression que j'ai carrément commencé la saison fin janvier, donc je suis un peu déçue qu'il ne se soit rien passé avant. Je pense que là-dessus mon genou y est pour quelque chose. D'avoir fait toute ma préparation en étant vigilante et en adaptant mes entraînements ça ne m'a pas aidé à débuter la saison dans les meilleures conditions. Il y a aussi eu un manque de réussite derrière la carabine. Mais je tire quand même vraiment du positif de ma saison car j'ai égalé mon record avec trois podiums individuels. J'ai aussi une médaille de bronze aux championnats du monde avec Émilien Jacquelin (lors du relais mixte simple, ndlr), donc je suis quand même satisfaite. Je n'ai pas eu de podium individuel aux Mondiaux mais j'ai quand même fait de jolies courses ».

De quoi vous donner envie de poursuivre votre carrière jusqu'aux Jeux Olympiques de Pékin en 2022 ?

« C'est l'objectif. Ce serait étonnant d'arrêter à un an des Jeux, mais si à la fin de l'hiver prochain j'en ai marre ou si ça ne se passe pas comme on veut, il est aussi possible que je mette le clignotant dans un an... Mais dans mon esprit je repars sur deux années. Ce sera deux années de préparation afin d'arriver le mieux possible à Pékin ».

Quel est le programme des prochaines semaines ?

« Là-dessus il y a un réel point d'interrogation. Pour l'instant mon genou a besoin de repos, donc la quarantaine n'est pas un mauvais timing pour moi. Je me laisse un mois et à l'issue j'aviserai en fonction des sensations. Aujourd'hui je ne peux pas passer d'IRM car je n'ai pas d'urgence médicale et je respecte l'actualité. Il va falloir que je fasse au feeling et que je le fasse bien car je suis super-motivée pour repartir, mais je ne veux absolument pas me mettre une galère à cause de problèmes physiques. Après, si je ne peux pas rentrer début mai en France pour la reprise des entraînements ce n'est pas très grave car j'ai tout ce qu'il faut ici pour m'entraîner ».

Presse Océan
Pays de Châteaubriant, jeudi 16 janvier 2020 191 mots

L’Œil en coulisses : première séance samedi

L’association théâtrale d’Avessac L’Œil en coulisses montera sur scène dès samedi pour présenter la pièce Tu t’es vu minable, comédie en deux actes de Pascale Valentin-David, qu’elle prépare depuis le mois d’octobre.

Deux nouveaux acteurs feront leur entrée : Sandrine Horvais et Dominique Ameline.

En première partie de spectacle, les juniors de l’association présenteront Paluche et les gangsters, une comédie en un acte de Pierre Thareau. Adultes et jeunes promettent de faire passer une agréable soirée de rires loin des événements ambiants.

Chaque week-end une partie des bénéfices sera remise à une association : le premier week-end à l’association des parents d’élèves de l’école du Petit-Bois ; le deuxième à l’association Cléo Renou (médaillée olympique handisport du Morbihan) ; le troisième à l’Apel-Ogec de l’école Sainte-Marie ; le quatrième à une association pas encore définie.

Réservations au tél : 07 54 37 13 63. Représentations : 18 et 25 janvier, 1er et 8 février, à 20 h 30 ; 19 et 26 janvier, 2 et 9 février, à 14 h 30.

Cet article est paru dans Presse Océan

Ouest-France
Monde-Europe, mercredi 15 janvier 2020 439 mots
Aussi paru dans
14 janvier 2020 - Ouest-France (site web)

En Iran, des célébrités fissurent le mur de la peur

Le retard des autorités à reconnaître leur responsabilité dans la destruction du Boeing ukrainien a libéré une immense colère. Des personnalités s’opposent publiquement au régime des mollahs.

L’union des Iraniens derrière le régime, provoquée par l’assassinat du général Soleimani, a volé en éclats. Depuis samedi, les manifestations de défiance se succèdent, notamment sur les campus étudiants. Comme si les trois jours de dénégation du pouvoir sur sa responsabilité dans la mort des 176 passagers du Boeing ukrainien, mercredi dernier, étaient l’humiliation de trop.

Des « tromperies »

 Pardonnez-moi pour les treize années au cours desquelles je vous ai raconté des mensonges.  C’est l’incroyable message qu’a publié, sur son compte Instagram, Gellare Jabbari, présentatrice connue de la très contrôlée télévision d’État dont elle a démissionné. Deux de ses consœurs l’ont imitée, dont. Zahra Khatami qui a elle aussi demandé  pardon  .

Des verrous sautent également dans le monde sportif. La taekwondiste Kimia Alizadeh, seule Iranienne médaillée olympique, a quitté le pays et son système  hypocrite  :  J’ai répété tout ce qu’ils m’ont ordonné de dire et eux, ils ont mis mes médailles au crédit du respect du voile obligatoire. Aucune de nous n’a d’importance pour eux. 

Eux ? Les mollahs et leur bras armé, les Gardiens de la Révolution. Même le capitaine de l’équipe nationale de volley, qui venait de se qualifier pour les Jeux olympiques de cet été, a expliqué qu’il n’y avait rien à célébrer devant tant de  tromperies  .

En guise de protestation, des artistes et des intellectuels ont renoncé à participer aux festivals annuels de Fajr (musique, cinéma, théâtre et arts visuels) qui célèbrent chaque février l’anniversaire de la Révolution islamique. Une information relayée par l’agence officielle Irna!

Sans doute pour faire baisser la pression, le gouvernement a annoncé hier  des arrestations dans le cadre de l’enquête , mais sans préciser combien ni qui. Personne ne croit à la thèse, servie par les Gardiens, du pauvre soldat ayant tiré par erreur sur ce qu’il croyait être un missile de croisière américain.

Le président Hassan Rohani a réaffirmé que  pour notre peuple, il est très important […] que quiconque a été fautif ou négligent  soit poursuivi. Les «  modérés  » du régime, dont Rohani fait partie, tentent de se distancier des «  durs  », comme les Gardiens et les proches du Guide Ali Khamenei. Les élections législatives du 21 février, qui servent souvent à mesurer le poids de chaque camp, n’y sont pas sans doute pas pour rien.

Cet article est paru dans Ouest-France

Le Parisien
Paris ; Oise ; Seine-et-Marne ; Essonne ; Yvelines ; Val d'Oise ; Val de Marne ; Seine St Denis ; Hauts-de-Seine ; Edition Principale
_Actu, jeudi 26 mars 2020 35 mots, p. ESSO16, HDSE16, IDFO16, OISE16, SEMA16, SSDE16, VADO16, VDMA16, YVEL16

Sport à la maison

Les10conseils de Sarah Ourahmoune

En pleine période de confinement, privé de votre club de sport, suivez les conseils du « Parisien » - « Aujourd'hui en France » prodigués par notre médaillée olympique de boxe.

Sud Ouest
Gironde Bordeaux ~ Cub
mardi 21 janvier 2020 445 mots, p. Gironde Bordeaux ~ Cub-C2_17

Rive gauche

Une nouvelle structure dédiée au sport

Le Centre de ressources, d'expertise et de performance sportive (Creps) de Bordeaux, situé à Talence, inaugurait officiellement, vendredi dernier, son nouveau complexe sportif (1). Livré en avril dernier après un an de travaux, il comprend des locaux mutualisés pour le football, le BMX et le baseball ainsi qu'un espace modulable dédié au tir à l'arc. Ce dernier est composé de 12 pas de tir permettant de tirer en intérieur et à l'extérieur, sous auvent ou en plein air. Il offre aux sportifs de haut niveau la possibilité de s'entraîner à la distance olympique de 70 mètres.

Le tir à l'arc à l'honneur

Cet espace portera le nom de Virginie Arnold, championne du monde et médaillée olympique aux Jeux de Pékin en 2008. " J'ai découvert le tir à l'arc enfant, lors d'une colonie de vacances. Plus je plaçais de flèches, plus j'étais heureuse. J'ai ensuite dit à mes parents que je voulais en faire et je n'ai pas changé d'avis. C'est un sport qui demande de la maîtrise de soi, de la concentration ", explique la sportive.

Née à Biscarosse en 1979, Virginie Arnold, qui est actuellement secrétaire notariale, vit à Saint-Médard-en-Jalles. Lors de l'inauguration, elle a initié les officiels présents avant de réaliser quelques tirs sous les applaudissements. Elle a pu également échanger avec Valérie Barlois-Leroux, vice-championne olympique d'escrime en 1996 à Atlanta et désormais présidente du conseil d'administration du Creps. En 2020, le Creps va voir le lancement de trois chantiers cofinancés par la Région et l'État, à savoir la rénovation du restaurant, la construction d'un bâtiment d'hébergement et d'une nouvelle salle de sport collectif. Chaque année, la structure accompagne plus de 400 sportifs vers le haut niveau et forme près de 800 stagiaires aux métiers de l'encadrement du sport et de l'animation.

Patricia Delage

(1) L'inauguration s'est déroulée en présence notamment de Patrick Bahègne, directeur régional de la jeunesse et des sports, du président de la Région, Alain Rousset, de Nathalie Lanzi, vice-présidente du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine en charge des sports, de Valérie Barlois-Leroux, présidente du Creps, et de Carl Greene, directeur des opérations d'Easton sport development foundation.

Propriétaire du patrimoine immobilier du Creps depuis 2016, le Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine a investi 1 141 840 euros dans cette installation sportive, dont 173 000 euros de subvention du Centre national pour le développement du sport. Le Creps a, quant à lui, cofinancé à hauteur de 158 160 euros et Easton Sports Development Foundation a donné 80 000 euros pour l'aménagement extérieur de l'espace de tir à l'arc. Enfin, la Fédération française de tir à l'arc a participé à hauteur de 40 000 euros au lancement du projet.

Presse Océan
Saint-Nazaire Presqu'ile ; Nantes ; Nantes Nord ; Nantes Sud Vignoble
Loire Atlantique, vendredi 6 mars 2020 196 mots, p. PO Saint-Nazaire Presqu'île_44
Aussi paru dans
5 mars 2020 - AFP Infos Françaises Midi Libre (site web)

Bescond deuxième derrière Herrmann

La Française Anaïs Bescond a pris la 2e place hier du sprint de Nove Mesto en Coupe du monde de biathlon, disputé à huis clos en raison du coronavirus et remporté par l'Allemande Denise Herrmann.

Dix jours après des Mondiaux totalement ratés par les Bleues à Anterselva (aucune médaille), Bescond (32 ans) a redoré le blason du biathlon féminin tricolore avec son 3e podium de la saison.

Avec un 10/10 au tir, la triple médaillée olympique a terminé à 27 sec 2/10e d'Herrmann, qui s'adjuge le 6e succès de sa carrière, le 2e de l'hiver. La Tchèque Marketa Davidova a fini 3e.

Ambiance huis clos

L'Italienne Dorothea Wierer, revenue d'Anterselva avec 2 médailles d'or (poursuite, Individuel), a visiblement eu du mal à se remettre de ses émotions (24e). La tenante du gros globe de cristal a perdu du terrain au classement général de la Coupe du monde, mais reste leader à six courses du terme de la saison.

Le gouvernement tchèque avait décidé lundi de faire disputer l'étape de Nove Mesto à huis clos au lendemain de l'annonce des trois premiers cas de la maladie Covid-19 sur le territoire tchèque.

Sud Ouest
Sud-Gironde ; Gironde Libournais Blayais ; Bassin d'Arcachon ; Médoc ; Gironde Bordeaux ~ Cub
lundi 17 février 2020 72 mots, p. Sud-Gironde-C2_1

Une Gironde

[Premier Swim Run warrior à Arcachon...]

ZOOM SUR

Premier Swim Run warrior à Arcachon avec Laure Manoudou

L'association Défi d'Elles organisait ce dimanche matin, à Arcachon, le premier swim run warrior, une course alternant des séquences de 2 km de nage et 8 km de course à pied sous le parrainage et avec la participation de Laure Manaudou, l'ancienne nageuse médaillée olympique qui a posé ses valises en juillet à Gujan-Mestras. Plus de photos sur notre site Internet.

Cet article a également été publié dans les éditions suivantes : Gironde Libournais Blayais, page C2_1; Bassin d'Arcachon, page C2_1; Médoc, page C2_1; Gironde Bordeaux ~ Cub, page C2_1

Centre Presse Aveyron
RODEZ_CP
mardi 18 février 2020 269 mots
Aussi paru dans
18 février 2020 - La Dépêche du Midi

Les mini-poussins et les poussins du club de judo médaillés à Rodez

Les mini-poussins du Judo Bassin Aveyron (JBA) ont participé au gala de Rodez, en présence de Cathy Arnaud, 8e dan et médaillée de bronze aux jeux olympique de Séoul en 1988. Une belle journée de partage avec des compétiteurs de haut niveau. Des jeunes du JBA qui sont revenus avec des étoiles dans les yeux. Surtout que pour certains, c'était la première fois qu'ils participaient à ce genre de gala durant lequel ils ont dû faire face à des combattants de haut niveau. Malgré beaucoup d'appréhensions et d'inquiétudes, les jeunes du JBA ont su se démarquer et monter sur les trois marches du podium. Tous les questionnements, stress et diverses inquiétudes ont rapidement fait place aux sourires de ces compétiteurs récompensés avec leur médaille autour du cou. En outre, ce gala a été une bonne préparation pour la prochaine manifestation qui aura lieu chez les voisins à Capdenac, le 29mars, où le club mettra les babys à l'honneur. Les dirigeants du JBA adressent un grand merci aux parents, toujours aussi impliqués, qui emmènent leurs enfants à tous ces déplacements. La journée s'est déroulée en deux phases. Le matin, les mini-poussins sur les tatamis: 1er, Léna Campano, Jayson Delagnes, William Jonquet; 2e, Mathis Campano, Enzo Cassagnes, Nolhan Madrid, Ezio Gagliano; 3e, Clément Blanchard, Eline Massoulié; 4e, Naël Mauro. L'après-midi, les poussins en piste: 1er, Elaïa Aygadoux, Carlos Luis, Arthur Cauchy; 2e, Julia Domergue, Elias Pasquié; 3e, Erwan Dalat, Yanis Kharbouch Beziat, Alex Noyé; 4e, Timéo Géraud, Siméo Munoz. Les mini-poussins avec Cathy Arnaud, la médaillée olympique de Séoul.

L'Est Républicain
Sports LO, mardi 18 février 2020 615 mots, p. Sports LO18

Pont-à-Mousson s’est mis à l’heure de La Havane

Comme tous les ans depuis plus de dix ans maintenant, l’équipe nationale de Cuba a fait escale à Pont-à-Mousson entre les deux tournois du Grand Slam de Paris et Düsseldorf. L’occasion pour plusieurs clubs du coin de vivre un entraînement de masse au côté de Cubains médaillés olympiques ou mondiaux.



C’est devenu une tradition. Depuis 2007, l’équipe nationale cubaine fait un détour par la Lorraine, et notamment par Pont-à-Mousson. Le fruit d’une relation qui a débuté en 2006 sous l’impulsion de la famille Deutzer, aux manettes du club mussipontain. « En fait, lors d’un rassemblement organisé par le comité départemental de Meurthe-et-Moselle cette année-là, je me suis proposé pour faire le traducteur et ça a tout de suite accroché », rappelle Jean-Charles Deutzer, alias “Carlito”, le directeur technique du Sporting. « Mes parents sont allés là-bas après cette rencontre, j’y suis allé aussi cinq ou six fois pour être avec eux, chez l’habitant. C’est devenu des amis. De la famille », lance même le senseï de Pontam'.

Et ce rituel semble porter bonheur aux Cubains. Sélection de référence, chez les féminines notamment, les judokas des Caraïbes ont souvent brillé lors des grandes compétitions suivant leur passage en France. Les insulaires antillais se sont aussi distingués lors du week-end du 8-9 au Paris Grand Slam, où trois d’entre eux ont pris du bronze (Ivan Felipe Silva en -90 kg et Andy Granda en +100 kg chez les garçons et Kaliema Antomarchi en -78 kg chez les filles).

Wattecant face à Felipe, médaillé d’argent

En attendant de se produire sur l’étape suivante du Grand Chelem le week-end prochain à Düsseldorf, les anciens disciples de la légende Ronaldo Veitia, leur entraîneur emblématique retraité depuis quatre ans, ont déjà livré quelques randoris dimanche à Saint-Avold, avant de remettre ça ce lundi soir au centre Bernard Guy. « On n’a pas pu inviter trop de monde, car on n’a pas beaucoup de surface de tatamis. Mais, chaque année, on essaye de faire participer un peu d’autres clubs, comme le week-end dernier Saint-Avold », glisse Carlito.

Des combattants mussipontains, comme d’autres voisins de Verny, Ludres ou encore Bühl-Lorraine, ont pu se frotter à l’équipe complète, qui regroupait pour la première fois les filles et garçons. Des représentants cubains qui ont volontiers joué le jeu, avec le sourire, en se laissant volontiers chuter quelques fois.

Selfies sur les tatamis

« J’ai combattu avec deux filles de -57 kg (Nahomys Acosta et Arnaes Odelin) et avec un mec de plus de 100 kg (Ivan Felipe, médaillé d’argent aux Mondiaux de 2018), c’était marrant », souriait après coup la jeune espoire Ylona Wattecant, 18 ans, lycéenne en Terminale et membre du pôle France de Strasbourg. « C’est quelque chose d’exceptionnel de pouvoir défier ces champions internationaux ».

Tous ont pu voir ce qui les sépare du très haut niveau. « Ils ont de l’opposition », glissait malicieusement Salud Deutzer alors que l’entraînement battait son plein. Et, après ou même pendant cette séance, tous ont pu poser en compagnie de ces stars pour des souvenirs qui resteront gravés.

Sud Ouest
Toutes éditions ; Périgueux
samedi 25 janvier 2020 511 mots, p. Périgueux-C1_19

Sports

[HANDBALL...]

HANDBALL

L'Espagne défendra son titre

La Croatie, portée par son expérimenté demi-centre Domagoj Duvnjak, s'est qualifiée pour la finale du Championnat d'Europe en battant la Norvège, vice-championne du monde 2017 et 2019, après deux prolongations 29 à 28, hier à Stockholm en demi-finales. Championne du monde en 2003, la Croatie tentera de décrocher sa première couronne continentale - et un billet direct pour les Jeux olympiques 2020 - demain (16 h 30) contre l'Espagne, champion d'Europe sortant, vainqueur de la Slovénie (34-32).

Un TQO compliqué pour les Bleus

Les handballeurs français, vice-champions olympiques en 2016, devront disputer un tournoi de qualification olympique (TQO) relevé avec notamment le vice-champion d'Europe (Espagne ou Croatie) et le Portugal, leur bourreau en ouverture de l'Euro. Il faudra terminer dans les deux premiers de ce TQO à Bercy du 17 au 19 avril, qui constituera la dernière chance de se qualifier pour les JO 2020 et d'aller à Tokyo cet été.

Mayonnade prolonge à Metz

Emmanuel Mayonnade, l'entraîneur de Metz et sélectionneur de l'équipe des Pays-Bas championne du monde, a prolongé d'une saison son contrat avec le club lorrain, champion de France en titre et qui participera au deuxième tour de la Ligue des champions à partir de ce week-end. Arrivé à Metz en décembre 2015, l'ancien coach de Mios-Biganos a gagné quatre titres de champion de France (de 2016 à 2019), deux Coupes de France (2017 et 2019) et a participé au Final Four de la Ligue des champions en mai 2019.

BIATHLON

Un podium pour Bescond

La Française Anaïs Bescond a pris hier la 3e place de l'Individuel (15 km) de Pokljuka (Slovénie), comptant pour la Coupe du monde de biathlon et remporté par l'Allemande Denise Herrmann. La triple médaillée olympique (32 ans) monte pour la première fois sur le podium cette saison. La journée a en revanche été compliquée pour la leader du classement général, Tiril Eckhoff. La Norvégienne, handicapée par 3 fautes au tir, n'a terminé que 18e, mais conserve la tête de la Coupe du monde.

Côté français, le podium de Bescond est un peu l'arbre qui cache la forêt. Si Justine Braisaz a limité la casse (11e), les autres Bleues ont souffert (Julia Simon 25e, Célia Aymonier 28e, Chloé Chevalier 63e, Caroline Colombo 72e).

SKI ALPIN

Jansrud, le réveil du Viking

Le Norvégien Kjetil Jansrud a remporté hier le super-G de la mythique station de Kitzbühel (Autriche), sa première victoire depuis plus d'un an en Coupe du monde, devant son compatriote Aleksander Aamodt Kilde et le local Matthias Mayer, 2e ex-aequo. Kilde se replace à 20 points du leader du général son compatriote Henrik Kristoffersen, qui ne court pas les super-G, alors qu'Alexis Pinturault est 3e à 49 points après sa 9e place hier avant de se concentrer sur le slalom prévu demain. Aujourd'hui place à la descente, le grand moment de la saison de ski alpin.

À Bansko, en Bulgarie, l'Américaine Mikaela Shiffrin, triple tenante du gros globe de cristal, a confirmé hier sa grande polyvalence en remportant la descente, la 2e victoire de sa carrière dans cette discipline.

Le Bien Public
Nuits-Saint-Georges-région, lundi 24 février 2020 415 mots, p. Nuits-Saint-Georges-région17

Guy Roux sera le parrain du semi-marathon de la Vente des vins

La 59e Vente des vins des Hospices de Nuits-Saint-Georges sera chargée en événements sportifs. 250 bénévoles seront à l’œuvre.

Samedi 7 mars, dès 9 heures, une marche nordique partira à proximité du cimetière pour un parcours de 8 km non chronométré, encadrée par des instructeurs spécialisés.

À 14 heures, rue des Cousins-Grandné, le maire Alain Cartron donnera le top départ aux 3 500 coureurs des 10 km et 21 km, en direction du Clos de Vougeot, à travers le vignoble nuiton.

Les enfants partiront à 14 h 05 et chacun d’eux recevra une médaille.

« La bonne humeur sera au rendez-vous avec des animations musicales le long du parcours. Les déguisements des coureurs le plus originaux seront récompensés. Chaque concurrente féminine recevra une rose. Et une bouteille ainsi qu’un tee-shirt seront remis à tous les participants », annonce Alain Barochi.

Les équipages d’une dizaine de joëlettes (fauteuils tout-terrain monoroue, ndlr) se lanceront à l’assaut des 10 km. « Nous souhaitons faire vivre cette course à des personnes à mobilité réduite afin qu’ils puissent ressentir les mêmes sensations de plaisir que les valides », précise Lionel de Villemereuil, initiateur de ce projet.

En présence de plusieurs sportifs de haut niveau

Des sportifs nationaux feront le déplacement dans la cité nuitonne, comme Henry Boerio, gymnaste médaillé olympique en 1976, Jean-François Lamour, escrimeur double médaillé olympique, champion du monde et d’Europe, Fabien Canu, judoka champion du monde et d’Europe, et Émilie Le Pennec, gymnaste médaillée olympique en or.

Pour terminer, le célèbre entraîneur de football, Bourguignon d’adoption, Guy Roux viendra compléter ce tableau de haut niveau en parrainant cette édition 2020 du semi-marathon de la Vente des vins des Hospices de Nuits-Saint-Georges.

Le Bien Public
Près de chez vous 21D, lundi 24 février 2020 344 mots, p. Près de chez vous 21D21

Guy Roux sera le parrain du semi-marathon de la Vente des vins

La 59e Vente des vins des Hospices de Nuits-Saint-Georges sera chargée en événements sportifs. 250 bénévoles seront à l’œuvre.

Samedi 7 mars, dès 9 heures, une marche nordique partira à proximité du cimetière pour un parcours de 8 km non chronométré, encadrée par des instructeurs spécialisés.

À 14 heures, rue des Cousins-Grandné, le maire Alain Cartron donnera le top départ aux 3 500 coureurs des 10 km et 21 km, en direction du Clos de Vougeot, à travers le vignoble nuiton.

Les enfants partiront à 14 h 05 et chacun d’eux recevra une médaille.

« La bonne humeur sera au rendez-vous avec des animations musicales le long du parcours. Les déguisements des coureurs le plus originaux seront récompensés. Chaque concurrente féminine recevra une rose. Et une bouteille ainsi qu’un tee-shirt seront remis à tous les participants », annonce Alain Barochi.

Les équipages d’une dizaine de joëlettes (fauteuils tout-terrain monoroue, ndlr) se lanceront à l’assaut des 10 km. « Nous souhaitons faire vivre cette course à des personnes à mobilité réduite afin qu’ils puissent ressentir les mêmes sensations de plaisir que les valides », précise Lionel de Villemereuil, initiateur de ce projet.

En présence de plusieurs sportifs de haut niveau

Des sportifs nationaux feront le déplacement dans la cité nuitonne, comme Henry Boerio, gymnaste médaillé olympique en 1976, Jean-François Lamour, escrimeur double médaillé olympique, champion du monde et d’Europe, Fabien Canu, judoka champion du monde et d’Europe, et Émilie Le Pennec, gymnaste médaillée olympique en or.

Pour terminer, le célèbre entraîneur de football, Bourguignon d’adoption, Guy Roux viendra compléter ce tableau de haut niveau en parrainant cette édition 2020 du semi-marathon de la Vente des vins des Hospices de Nuits-Saint-Georges.

L'Indépendant
NARBONNE_IN
jeudi 26 mars 2020 288 mots

[CYCLISME Dopage : Trois Russes déboutés...]

CYCLISME Dopage : Trois Russes déboutés au Canada Un tribunal canadien a rejeté des poursuites engagées contre l'Agence mondiale antidopage (AMA) par trois cyclistes russes qui réclamaient un dédommagement pour avoir été exclus des JO de Rio en 2016, a annoncé hier l'AMA. Ils réclamaient des dommages et intérêts à l'AMA et au juriste canadien Richard McLaren, dont le rapport pour l'agence mondiale avait révélé en 2016 un retentissant scandale de dopage institutionnel et de manipulations des tests en Russie.

BASKET-BALL NBA : le propriétaire des Clippers va racheter le Forum d'Inglewood Les Los Angeles Clippers auront bientôt leur propre salle de basket: leur propriétaire milliardaire Steve Ballmer a annoncé avoir trouvé un accord pour le rachat du Forum d'Inglewood, où ont longtemps joué leurs rivaux, les Lakers, pour 400 millions de dollars. Le plan de la nouvelle installation prévoit une salle de 18000 places essentiellement dédiée à la NBA, financée par des intérêts privés, le siège social de la franchise et un centre communautaire. Les Clippers partagent depuis 1999 le Staples Center avec les Lakers.

SKI ALPIN Tina Weirather met un terme à sa carrière La skieuse du Liechtenstein Tina Weirather, médaillée olympique et mondiale en super-G, a annoncé hier sur ses réseaux sociaux qu'elle mettait un terme à sa carrière à 30 ans. La spécialiste du super-G a décroché le bronze aux Jeux de Pyeongchang en 2018 et l'argent aux Mondiaux de Saint-Moritz en 2017.

TENNIS Pandémie : Federer offre 1 million USD aux familles pauvres de Suisse Roger Federer, le Suisse aux vingt trophées en Grand Chelem, a annoncé hier un don de 1 million de francs suisses (1 million de dollars, 943000 euros) aux familles pauvres de son pays souffrant des conséquences de la pandémie de Covid-19.

La Nouvelle République du Centre-Ouest
LOIR ET CHER
NATATION, mercredi 4 mars 2020 148 mots, p. 23

SPORTS 41

Dans l'actu

Nage hivernale : Ludovic Chorgnon se jette à l'eau... glacée

paubard

Discipline nouvelle, la nage hivernale a organisé ses championnats de France le week-end dernier, au lac aux Dames de Samoëns (Haute-Savoie). Ce rendez-vous était mis en place par la double médaillée olympique Catherine Plewinski, avec 136 engagés. Parmi ceux-ci, on retrouvait Ludovic Chorgnon (US Vendôme), qui découvrait l'aventure de la nage en eau froide. C'est dans une eau qui flirtait avec les 4 °C qu'il a pris le départ de deux épreuves. D'abord le 1.000 m... mais les services de sécurité ont préféré le sortir à 150 mètres de l'arrivée dans un état d'hypothermie très avancée (température corporelle mesurée à 30 °C); puis le 450 m, où il a cette fois-ci rallié l'arrivée sans déconvenue. Si les chronos ainsi que les classements restent anecdotiques, la satisfaction d'avoir relevé le défi reste le sentiment essentiel.

L'Indépendant
CARCA_IN
lundi 10 février 2020 33 mots

Les confidences d'Automne Pavia

La judokate médaillée olympique des J.O. de Londres actuellement blessée, se livre à L'Indépendant sur sa carrière. La jeune maman de 31 ans fait part de ses interrogations.

L'Indépendant
CATALAN_IN
vendredi 6 mars 2020 101 mots

[Bescond, 2e, redore son blason La Française...]

Bescond, 2e, redore son blason La Française Anaïs Bescond a pris la 2eplace hier du sprint de Nove Mesto, disputé à huis clos en raison du coronavirus et remporté par l'Allemande Denise Herrmann. Dix jours après des Mondiaux totalement ratés par les Bleues à Anterselva (aucune médaille), Bescond (32 ans) a redoré le blason du biathlon féminin tricolore avec son 3epodium de la saison. Avec un 10/10 au tir, la triple médaillée olympique a terminé à 27 sec 2/10e de Herrmann, qui s'adjuge le 6e succès de sa carrière, le 2ede l'hiver. La Tchèque Marketa Davidova a fini 3e.

Le Télégramme (Bretagne)
vendredi 6 mars 2020 87 mots, p. 20SPO5

Biathlon Anaïs Bescond redore le blason français

Anaïs Bescond a pris la deuxième place, jeudi, du sprint de Nove Mesto (République tchèque), disputé à huis clos en raison du coronavirus.

Avec un 10/10 au tir, la triple médaillée olympique a terminé à 27 ''20 de Herrmann. La Tchèque Marketa Davidova est troisième. Dix jours après des Mondiaux totalement ratés par les Bleues à Anterselva (aucune médaille), la Française de 32 ans a redoré le blason du biathlon féminin tricolore avec son troisième podium de la saison.

La Nouvelle République du Centre-Ouest
CAMPUS, jeudi 23 janvier 2020 282 mots, p. 9

VIENNE Thématique

--- Analyser le saut de Marie-Amélie Le Fur

86red04

Elle avait fait le déplacement pour l'occasion. En octobre 2019, le bâtiment C7 a été rebaptisé du nom de l'athlète multimédaillée aux Jeux paralympiques Marie-Amélie Le Fur, ancienne étudiante à Poitiers. C'est un message fort envoyé par l'université. La championne d'athlétisme et présidente du Comité paralympique sportif français est « une porte-drapeau très importante », souligne les responsables de la faculté de sport.

Des travaux pratiques labellisés JO 2024

Dans le cadre des Classes olympiques sciences et sport, étendues à l'université, «les étudiants du Master de l'enseignement, de l'éducation et de la formation travaillent sur le concept mécanique à partir de la mesure de leurs performances », explique Laurent Bosquet, vice-président de l'université de Poitiers délégué au sport. L'exercice permet aux étudiants d'analyser un geste afin de connaître les paramètres permettant sa réalisation la plus parfaite possible. Après l'analyse du saut en longueur de Bob Beamon, ancien recordman du monde de la discipline (bond à 8,90 m en 1968 aux JO de Mexico), des étudiants travailleront à la rentrée prochaine à partir des sauts de Marie-Amélie Le Fur, amputée de la jambe gauche quand elle était enfant. Des enseignants chercheurs poitevins se rendront cette année à Tours ou à Blois pour capter le saute la médaillée olympique et enregistrer ses performances. Ces travaux pratiques sont labellisés JO 2024, en vue des Jeux olympiques de Paris. L'université de Poitiers, le Centre régional d'innovation et de transfert de technologies (Critt) en sport et loisirs, le Centre national de la recherche scientifique, et le rectorat s'associent à la démarche.

F. A.

AFP Infos Françaises
mercredi 1 mars 2023 - 10:54:01 UTC 540 mots

Euro d'athlétisme en salle: un dernier obstacle accessible pour les Bleus

Istanbul, 1 mars 2023 (AFP) - - Les championnats d'Europe d'athlétisme en salle, disputés de jeudi à dimanche à Istanbul, présentent "une dernière opportunité" pour les jeunes athlètes français de s'aguerrir dans une compétition internationale plus accessible avant les Jeux olympiques de Paris en 2024.

La compétition a été maintenue malgré le séisme qui a frappé l'Est de la Turquie et la Syrie le 6 février, causant plus de 50.000 morts (dont plus de 44.000 en Turquie) selon les derniers bilans.

European athletics a annoncé qu'il n'y aurait "pas de publicité locale pour l'évènement et que les célébrations et animations extra-sportives seraient maintenues à un niveau minimum".

Lancée tant bien que mal vers des Jeux olympiques à domicile en 2024, l'équipe de France se présente en nombre à Istanbul avec 39 athlètes, quasiment tous les "sélectionnables", tenant la promesse des dirigeants d'ouvrir les vannes pour que les espoirs expérimentent les grands championnats avant l'immense scène olympique.

Les Bleus, emmenés par leur totem Kevin Mayer sur l'heptathlon, tiennent une bonne occasion de décrocher des médailles, face à une opposition de niveau varié. Après ce sera plus dur.

"Ce championnat est extrêmement important. C'est le grand championnat le plus accessible, le plus +faible", juge l'un des deux doyens de l'équipe, le triple sauteur Benjamin Compaoré (35 ans), également entraîneur du jeune Enzo Hodebar (23 ans), présent dans la sélection.

Ensuite viendront les Mondiaux de Budapest cet été, les Mondiaux en salle de Glasgow dans un an puis l'Euro de Rome en début d'été 2024, trop proche des JO pour être représentatifs.

"Quelqu'un qui se révélerait à Istanbul, en prenant une médaille, il peut engranger de la confiance. C'est la dernière opportunité d'avoir quelque chose d'accessible. C'est la réalité du niveau mondial, qui est très dur. Istanbul reste un championnat international, et il n'y a rien de plus vrai en athlétisme. C'est là qu'il faut apprendre à maîtriser ses émotions et ses performances."

Malgré le forfait de Sasha Zhoya, les tricolores présentent un gros collectif sur le 60 m haies, avec notamment la championne du monde en salle Cyréna Samba-Mayela, l'homme en forme Just Kwaou-Mathey, le multi-médaillé Pascal Martinot-Lagarde et le revenant Dimitri Bascou.

L'Euro sera privé par choix de la star de la perche suédoise Armand "Mondo" Duplantis, qui vient pourtant de porter le record du monde de la discipline à 6,22 m samedi à Clermont-Ferrand.

De quoi laisser plus de lumière à la sensation néerlandaise Femke Bol, qui s'est elle emparée du vieux record du monde du 400 m en salle (49.26 le 19 février contre 49.59 pour la Tchèque Jarmila Kratochvilova en 1982).

Bol (22 ans), déjà médaillée olympique et mondiale sur 400 m haies, continue d'explorer ses possibilités après avoir réussi le triplé à l'Euro de Munich en août 2022 (400 m, 400 m haies, relais 4x400 m).

L'Italien Marcell Jacobs, champion olympique du 100 m et champion du monde du 60 m en salle l'hiver dernier, se doit lui une revanche après avoir été battu lors des Championnats d'Italie.

Le glouton norvégien Jakob Ingebrigtsen, déjà sept fois champion d'Europe sur la piste à seulement 22 ans, devrait défendre ses titres sur 1.500 et 3.000 m.

rg/cpb/

AFP - Journal Internet AFP (français)
mardi 9 mai 2023 - 17:08:03 UTC 678 mots
Aussi paru dans
9 mai 2023 - AFP Infos Françaises AFP Infos Economiques La Croix (site web) RTL Info (site web réf.) Radio France Internationale (français) (site web réf.) Yahoo! France (site web réf.) Challenges (site web)

Nourrir les athlètes aux JO-2024 à Paris: défi logistique et vitrine pour la gastronomie française

Par Rébecca FRASQUET, Déborah CLAUDE

Paris (AFP) - Défi logistique "immense" et grande attente au pays dont la gastronomie figure au patrimoine culturel de l'Unesco: le groupe Sodexo chargé de restaurer les 15.000 athlètes au village olympique pendant les JO-2024 à Paris affûte ses couteaux et peaufine quelque 500 recettes.

Le groupe, via sa filiale Sodexo Live! déjà rodée à la restauration de grands évènements sportifs (Super Bowl, Roland-Garros, Tour de France), va en effet fournir 40.000 prestations par jour au village des athlètes situé à Saint-Denis (banlieue nord de Paris) durant deux mois à l'occasion des Jeux olympiques (26 juillet-11 août) et paralympiques (28 août-8 septembre).

Au total 6.000 collaborateurs -dont 15% éloignés de l'emploi ou issus des zones prioritaires- seront mobilisés pour nourrir aussi les spectateurs, les volontaires, les sponsors et les médias, a expliqué Nathalie Bellon-Szabo, directrice générale de Sodexo Live!, mardi lors d'une conférence de presse.

En plus de l'emblématique village olympique, 14 sites olympiques en France (Versailles, Marseille, Lyon, Arena Champs de Mars, Invalides, etc) sur 41 et 8 sites paralympiques sur 20 sont également approvisionnés par Sodexo.

- "500 recettes" -

Les organisateurs des JO avaient déjà annoncé la couleur il y a un an: il y aura deux fois plus de végétal qu'habituellement et plus de local dans les assiettes. Sur les 13 millions de repas consommés au total lors des évènements, allant de l'en-cas au plat signé d'un grand chef, l'objectif est d'avoir 80% de produit en France.

Il s'agit d'un "défi logistique immense", a souligné Philipp Würz, responsable restauration au comité d'organisation des JO. Eviter les files d'attente, fournir une alimentation riche et variée, de qualité, dont un quart viendra de "moins de 250 km" de chaque site, représente un défi.

"On est habitués à gérer ce type d'évènement mais pas sur une telle durée", a expliqué Stéphane Chicheri, chef exécutif de Sodexo Live!, ce qui demande "une grosse mobilisation".

Il faudra toutefois rester souple et "adapter" l'offre aux éventuels aléas de production et flambées de prix de certaines denrées, glisse à l'AFP Maxime Jacob, chef de projet alimentation au comité d'organisation.

- "3 millions de bananes" -

Les athlètes auront le choix entre "500 recettes" en cours d'élaboration pour la fin 2023.

Il sera difficile de faire du 100% local: "les athlètes vont consommer environ 3 millions de bananes, cela ne pousse pas en Ile-de-France!", pas plus que les fruits exotiques et le riz, qui seront en revanche "certifiés bio ou équitable", a précisé M. Würz. La viande et les produits laitiers seront 100% français, et les poissons issus de la pêche durable.

Les recettes ont été élaborées en consultant des athlètes et des nutritionnistes, dont la médaillée olympique et nutritionniste Hélène Defrance. "Il n'y a pas de menu précis" car il faut s'adapter aux habitudes de chacun: certains ont une alimentation "très fine", d'autres mangent "moins équilibré et ont besoin de pizzas et de pâtes", a-t-elle dit.

Pendant leur séjour au village, les athlètes pourront aussi goûter au meilleur de la gastronomie française avec des créations de trois chefs français, dans un espacé dédié annexe au restaurant olympique principal. Parmi elles, la pintade aux langoustines, sauce poulette avec gnocchis signée par la cheffe Amandine Chaignot, un "mueslinoa" --muesli de quinoa croustillant -- du chef Akrame Benallal, ou encore une "pommade de pois chiche herbacés" signé d'Alexandre Mazzia, présentés jeudi à la presse.

Le restaurant principal du village olympique, installé dans la nef de la Cité du cinéma, comprendra 3.600 places assises, et offrira des plats asiatiques, français, hallal, et de la cuisine du monde, a précisé à l'AFP Maxime Jacob.

Afin de répondre à l'objectif de Jeux durables voulus par les organisateurs, des fontaines à eau seront installées pour réduire l'utilisation du plastique, et les équipements (fours, planchas, etc.) ainsi qu'assiettes et couverts, seront réutilisés après les JO. L'objectif est de diviser par deux l'empreinte carbone des repas.

AFP Infos Françaises
mardi 13 juin 2023 - 11:50:34 UTC 436 mots
Aussi paru dans
13 juin 2023 - AFP - Journal Internet AFP (français) La Croix (site web) Radio France Internationale (français) (site web réf.) Challenges (site web)

Mondiaux de natation: l'Australienne Titmus décroche son billet sur 400 m avec la manière

Melbourne, 13 juin 2023 (AFP) - - La championne olympique Ariarne Titmus a réalisé mardi le deuxième 400 m nage libre le plus rapide de l'année, décrochant ainsi sa place pour les Championnats du monde du mois prochain, tout comme deux autres superstars de la natation australienne, Emma McKeon et Kaylee McKeown.

Titmus, dépossédée de son record du monde par l'adolescente canadienne Summer McIntosh en mars, a réalisé un temps de 3:58.47 à Melbourne pour s'imposer facilement devant Lani Pallister lors des sélections australiennes pour les Championnats du monde qui auront lieu en juillet à Fukuoka (Japon).

"Ce n'était pas le meilleur 400, mais toutes les nages de moins de quatre minutes sont des nages rapides", a déclaré Titmus, qui avait battu l'Américaine Katie Ledecky pour remporter l'or aux Jeux olympiques de Tokyo sur cette distance il y a deux ans.

Les 3:56.08 de McIntosh cette année lui ont permis d'effacer le record du monde de 3:56.40 établi par Titmus en 2022, lorsqu'elle avait elle-même battu la marque de Ledecky de 3:56.46 réalisée aux Jeux olympiques de Rio en 2016.

L'émergence de la Canadienne de 16 ans promet un affrontement à grand spectacle sur 400 m entre les trois nageuses le mois prochain aux Mondiaux.

Titmus s'aligne également sur les 100 m, 200 m et 800 m nage libre à Melbourne.

La très polyvalente Kaylee McKeown a elle remporté le 200 m 4 nages en un temps impressionnant de 2:07.60, le deuxième plus rapide de l'année derrière, là aussi, McIntosh.

La championne olympique du 100 m et du 200 m dos et double détentrice du record du monde a devancé Jenna Forrester, qui s'est également qualifiée.

"Je suis vraiment soulagée de me qualifier dès la première nuit de compétition. C'est toujours bon de se débarrasser des toiles d'araignée lors de la première course", a déclaré McKeown, qui participera également aux trois disciplines du dos à Melbourne et au 200 m nage libre.

De son côté, Emma McKeon, sept fois médaillée olympique à Tokyo, a décroché son billet pour Fukuoka en terminant première du 100 m papillon en 56.74 devant Brianna Throssell.

McKeon participera également au 50 m papillon et aux 50 m et 100 m nage libre lors de ces sélections, mais elle a choisi de faire l'impasse sur le 200 m libre. "J'espérais être un peu plus rapide, mais il s'agissait évidemment de faire partie de l'équipe", a expliqué McKeon. "Cette année n'est qu'une étape supplémentaire vers Paris" et les JO, a-t-elle souligné.

mp/pbt/smr/cd/

AFP Infos Françaises
mercredi 1 mars 2023 - 10:57:29 UTC 540 mots

Euro d'athlétisme en salle: un dernier obstacle accessible pour les Bleus

Istanbul, 1 mars 2023 (AFP) - - Les championnats d'Europe d'athlétisme en salle, disputés de jeudi à dimanche à Istanbul, présentent "une dernière opportunité" pour les jeunes athlètes français de s'aguerrir dans une compétition internationale plus accessible avant les Jeux olympiques de Paris en 2024.

La compétition a été maintenue malgré le séisme qui a frappé l'Est de la Turquie et la Syrie le 6 février, causant plus de 50.000 morts (dont plus de 44.000 en Turquie) selon les derniers bilans.

European athletics a annoncé qu'il n'y aurait "pas de publicité locale pour l'évènement et que les célébrations et animations extra-sportives seraient maintenues à un niveau minimum".

Lancée tant bien que mal vers des Jeux olympiques à domicile en 2024, l'équipe de France se présente en nombre à Istanbul avec 39 athlètes, quasiment tous les "sélectionnables", tenant la promesse des dirigeants d'ouvrir les vannes pour que les espoirs expérimentent les grands championnats avant l'immense scène olympique.

Les Bleus, emmenés par leur totem Kevin Mayer sur l'heptathlon, tiennent une bonne occasion de décrocher des médailles, face à une opposition de niveau varié. Après ce sera plus dur.

"Ce championnat est extrêmement important. C'est le grand championnat le plus accessible, le plus +faible", juge l'un des deux doyens de l'équipe, le triple sauteur Benjamin Compaoré (35 ans), également entraîneur du jeune Enzo Hodebar (23 ans), présent dans la sélection.

Ensuite viendront les Mondiaux de Budapest cet été, les Mondiaux en salle de Glasgow dans un an puis l'Euro de Rome en début d'été 2024, trop proche des JO pour être représentatifs.

"Quelqu'un qui se révélerait à Istanbul, en prenant une médaille, il peut engranger de la confiance. C'est la dernière opportunité d'avoir quelque chose d'accessible. C'est la réalité du niveau mondial, qui est très dur. Istanbul reste un championnat international, et il n'y a rien de plus vrai en athlétisme. C'est là qu'il faut apprendre à maîtriser ses émotions et ses performances."

Malgré le forfait de Sasha Zhoya, les tricolores présentent un gros collectif sur le 60 m haies, avec notamment la championne du monde en salle Cyréna Samba-Mayela, l'homme en forme Just Kwaou-Mathey, le multi-médaillé Pascal Martinot-Lagarde et le revenant Dimitri Bascou.

L'Euro sera privé par choix de la star de la perche suédoise Armand "Mondo" Duplantis, qui vient pourtant de porter le record du monde de la discipline à 6,22 m samedi à Clermont-Ferrand.

De quoi laisser plus de lumière à la sensation néerlandaise Femke Bol, qui s'est elle emparée du vieux record du monde du 400 m en salle (49.26 le 19 février contre 49.59 pour la Tchèque Jarmila Kratochvilova en 1982).

Bol (22 ans), déjà médaillée olympique et mondiale sur 400 m haies, continue d'explorer ses possibilités après avoir réussi le triplé à l'Euro de Munich en août 2022 (400 m, 400 m haies, relais 4x400 m).

L'Italien Marcell Jacobs, champion olympique du 100 m et champion du monde du 60 m en salle l'hiver dernier, se doit lui une revanche après avoir été battu lors des Championnats d'Italie.

Le glouton norvégien Jakob Ingebrigtsen, déjà sept fois champion d'Europe sur la piste à seulement 22 ans, devrait défendre ses titres sur 1.500 et 3.000 m.

rg/cpb/

AFP Infos Françaises
vendredi 12 mai 2023 - 17:59:42 UTC 624 mots
Aussi paru dans
12 mai 2023 - AFP - Journal Internet AFP (français) La Libre (site web) La Croix (site web) DH (site web) L'intern@ute (site web) Corse Matin (site web) Le Petit Journal (site web réf.)

Mondiaux de judo: la revenante Audrey Tcheuméo se pare d'argent

Doha, 12 mai 2023 (AFP) - - Incapable de s'exprimer en finale à cause de crampes aux mains, Audrey Tcheuméo, revenue à son meilleur niveau après un long trou noir, a dû se satisfaire de la médaille d'argent des -78 kg, vendredi aux Championnats du monde de judo de Doha.

Tcheuméo, 33 ans, s'est inclinée par ippon en finale face à l'Israélienne Inbar Lanir, 7e mondiale. "Je n'arrivais pas à attraper le kimono! Je ne pouvais rien faire!", a-t-elle regretté.

La double médaillée olympique, qui n'avait plus participé aux Mondiaux depuis 2018, apporte à la délégation française une cinquième médaille depuis le début de ces Mondiaux.

"C'était assez difficile mais je suis quand même fière de moi", a-t-elle ajouté. "Ça fait cinq ans que je n'ai pas fait les +Monde+, là, je reviens avec une médaille mondiale donc ça fait plaisir, et l'année prochaine j'espère que je serai championne olympique à la maison."

Exemptée de premier tour, la Française a démarré sa journée par un combat un peu poussif contre la Colombienne Brenda Olaya avant de monter en puissance.

Au troisième tour, la native de Bondy a ipponisé la Bélarusse Darya Kantsavaya en à peine vingt secondes. Elle s'est montrée ensuite impressionnante en quart de finale contre la championne olympique japonaise Shori Hamada.

- "Frustrant" -

"C'est frustrant parce que clairement (Lanir) est forte mais j'ai battu plus forte avant, c'est ça qui me met les boules", a-t-elle réagi après avoir reçu le soutien en zone mixte de ses coéquipières en équipe de France.

Même si elle s'est montrée extrêmement déçue de sa défaite en finale, Tcheuméo se replace à point nommé dans la course aux JO-2024 après un trou noir de plusieurs années.

Championne du monde en 2011, médaillée de bronze olympique à Londres l'année d'après, puis d'argent aux Jeux de Rio, la doyenne des Bleues revient de loin après avoir connu un longue période de doutes.

Reléguée au rang de N.2 française par l'émergence de Madeleine Malonga dans sa catégorie des -78 kg, elle avait notamment été privée des JO de Tokyo en 2021.

Mais depuis quelques mois, elle semble renaître. "Quand je regarde le chemin parcouru, très peu de gens pensaient que je pourrais revenir à mon niveau et là, j'ai prouvé que je pouvais être parmi les meilleures mondiales", s'est-elle félicitée. "Regardez, on dirait que j'ai 20 ans!, a-t-elle souri.

"A 33 ans, une longévité pareille, d'avoir une nouvelle médaille mondiale à son âge. C'est quand même assez exceptionnel", a ajouté son entraîneur Christophe Massina.

- Riner, six ans après -

Dans la compétition masculine, où aucun Français n'était engagé, la journée a été marquée par le titre du Russe Arman Adamian, concourant sous bannière neutre, en moins de 100 kg.

Après leur exclusion en raison de la guerre en Ukraine, les judokas russes et bélarusses ont été réadmis en tant qu'athlètes neutres pour ces Mondiaux, l'une des premières compétitions internationales d'envergure à avoir suivi la recommandation du Comité international olympique.

Après la victoire d'Adamian, acquise aux pénalités au cours de la prolongation, le drapeau russe a été remplacé pour la cérémonie protocolaire par un drapeau affichant le logo de la compétition et l'hymne de la Fédération internationale a été joué à la place de l'hymne russe.

Samedi, la compétition se poursuit avec la catégorie des +100kg, où Teddy Riner, décuple champion du monde, signe son retour, six ans après sa dernière apparition sur la scène planétaire. Riner se présente au Qatar avec l'envie de se tester au contact des meilleurs judokas à un an des JO de Paris, son grand objectif.

Chez les femmes, Romane Dicko tentera de conserver son titre chez les +78 kg tandis que Julia Tolofua essaiera de la détrôner.

dif/cyj

Sud Ouest (site web)
Accueil Sport, dimanche 18 juin 2023 258 mots

Natation : McEvoy fait mieux que Manaudou au 50 m libre, meilleure performance de l'année

Par SudOuest.fr avec AFP

Powered byAudion Ecouter cet articleNatation : McEvoy fait mieux que Manaudou au 50 m libre, meilleure performance de l'année00:00Le nageur Australien a réalisé un meilleur temps sur 50 m nage libre aux sélections pour les Mondiaux, quelques jours seulement après le chrono de Florent Manaudou à Rennes

Cameron McEvoy a réalisé ce dimanche 18 juin la meilleure performance mondiale de l'année sur 50 m nage libre, en 21 sec 27, aux sélections australiennes pour les Mondiaux. Il améliore ainsi le temps de Florent Manaudou qui sera un de ses rivaux à Fukuoka cet été (23-30 juillet).

Le Français avait réussi la précédente « MPM » de l'année jeudi aux Championnats de France à Rennes en 21 sec 56. McEvoy, 29 ans, quatre fois médaillé d'argent aux championnats du monde, a réussi son meilleur temps en série avant de confirmer sa supériorité en finale (21 sec 41).

Son temps des séries lui aurait permis de remporter l'or aux derniers Championnats du monde et l'argent aux Jeux olympiques de Tokyo derrière l'intouchable américain Caeleb Dressel.

Chez les femmes, la septuple médaillée olympique à Tokyo Emma McKeon, déjà battue par Mollie O'Callaghan dans le 100 m nage libre samedi, a de nouveau été dominée sur 50 m, par la surprenante Shayna Jack, titrée en 24 sec 22, quatre centièmes de secondes plus rapide que sa rivale. Elle s'est tout de même qualifiée pour les Mondiaux.

McKeon et Shayna Jack sont toutes deux qualifiées pour les Mondiaux. WILLIAM WEST/AFP

Cet article est paru dans Sud Ouest (site web)

Le Bien Public
Edition de la Haute Côte d'Or ; Edition de Beaune ; Edition de la Région Dijonnaise ; Edition de Dijon
Sports | côte-d'or et région, samedi 16 octobre 2021 431 mots, p. RDIJ34,BEAU34,COTE34,DIJO34

Athlétisme/Foulée des vendanges

Savigny, entre parrains prestigieux et rassemblement populaire

Anthony PROST

Annulée en 2020 à cause de la pandémie, la Foulée des Vendanges de Savigny a pris du coffre pour sa 30e édition, puisqu’un 20 km jusqu’à Aloxe (et retour) vient densifier le programme, qui comptait déjà un 5 km féminin et un 10 km.

Un vent de renouveau soufflera, à n’en pas douter, à Savigny-lès-Beaune ce samedi après-midi. Les courses sur route ont longtemps été l’une des victimes collatérales de la pandémie, et si le pass sanitaire sera en vigueur sur le site, les coureurs ne bouderont pas leur plaisir de retrouver le grand air et les beaux paysages de la côte de Beaune.

« Avec l’inscription sur place annulée, on nous promettait une baisse de 30 à 40 % des inscrits, mais on a déjà 1 100 personnes sur les différentes courses au programme », apprécie l’organisateur Ottavio Bruno, qui a encore réuni un plateau de parrains prestigieux, dont le quintuple vainqueur du Tour de France, Bernard Hinault.

Alexis Miellet sur le 10 kilomètres

Mais aussi Jean-François Lamour, Henri Boério, Fabien Canu, Jacques Accambray, Jackson Richardson, Muriel Hurtis, William Accambray, Vanessa Boslak, Steeve Guenot, Charles Rozoy, Philippe Candeloro. Ainsi qu’une double médaillée olympique à Rio et Tokyo, la véliplanchiste Charline Picon.

Au niveau des épreuves, si la masse sera évidemment le meilleur indicateur de la réussite de l’événement, le plateau du 10 km est très prometteur. Le Beaunois Alexandre Bourgeois, en préparation pour les championnats de France de marathon (dans une semaine à Rennes), sera présent, tout comme Khalid Chahid, et Matthieu Péché, médaillé olympique en canoë biplace. Un parrain qui avait fini troisième en 2019. Les places sur la boîte seront toutefois chères, car le spécialiste du 1 500 m et de cross, Alexis Miellet, présent aux Jeux Olympiques de Tokyo cet été, est annoncé au départ.

Toujours sur 10 km, Manon Coste sera favorite, puisque la triathlète Camille Vernizeau s’alignera sur le 20 km, qui intègre cette année le programme. Une nouvelle épreuve, qui se partagera à parts égales entre route et chemins de vigne, et où on retrouvera le Duciste Emmanuel David.

Pour tous, la Foulée des Vendanges de Savigny lance en tout cas un automne qui s’annonce riche en belles organisations, avec le marathon des Grands Crus dès ce dimanche, puis le semi-marathon de Beaune le 20 novembre.

Le Progrès (Lyon)
Sports 69, vendredi 3 septembre 2021 190 mots, p. Sports 6929

Ciak recalée à Fenerbahçe, Marine Fauthoux blessée

N.B.

Elle avait posté des photos sur son compte Instagram tout sourire, écharpe du club à la main à l'aéroport d'Istanbul. Après une première expérience à l'étranger en Russie à Koursk de 2016 à 2018 (victoire en Euroligue 2017), Helena Ciak, qui avait signé 4 ans à l'Asvel en 2019, avait finalement accepté la proposition du club turc. Mais après avoir passé la traditionnelle visite médicale, Fenerbahçe a décidé de rompre le contrat, ayant décelé « une grave déchirure au ménisque du genou gauche. »

Un coup dur pour la pivot internationale (31 ans, 1,97 m), finaliste de l'Euro et 3e des J.O. mais très peu utilisée au Japon par Valérie Garnier (23 minutes en 7 matches), sans être rentrée en demie et sur le match pour la 3e place.

De son côté, l'autre médaillée olympique
, Marine Fauthoux, prêtée par l'Asvel à Basket-Landes pour deux saisons, va manquer une grosse partie de la préparation, blessée au tendon rotulien.

Le Télégramme (Bretagne)
vendredi 3 septembre 2021 188 mots, p. 4CCN-4

Concarneau

Concarneau Le club de judo Shueikan de retour sur le tatami

Après deux semaines de pause en août,le club de judo Shueikan, créé il y a deux ans par la médaillée olympique Hikari Cariou-Sasaki, et Yves-Marie Cariou, a rouvert ses portes.

C'est un stage technique aux Sables-d'Olonne (85) qui a permis de rassembler quelques volontaires. « Depuis peu, les cours ont repris au gymnase du lycée Saint-Joseph », indiquaient, mardi, les deux enseignants, dont le club disposera d'un stand au Carrefour des associations, samedi, à lahalle des sports du Porzou.

Des démonstrations seront en outre programmées au lycée privé, de 10 h à 12 h 30.

Des cours pour les débutants de moins de 11 ans

Si la saison dernière a été perturbée par la pandémie et les différents confinements, les activités proposées toute l'année, en visioconférence ou en plein air, par Hikari Cariou ont plutôt bien fonctionné. « Du coup, nos élèves ont réussi à progresser », souligne-t-elle, presque étonnée.

Cette saison, le club innovera en programmant, le samedi, de 9 h 45 à 10 h 45, des cours pour les débutants âgés de moins de 11 ans.

Pratique

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche et Beaujolais ; Edition de Tarare – L’Arbresle – Monts du Lyonnais ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
0.809.100.167 (coût d'un appel local) | carnet du jour, jeudi 30 septembre 2021 293 mots, p. OGML51,TAML51,LYON51,VALS51,LYOE51,VILL51

Rhône

Groupe Paris-Lyon : une pluie de médailles

Gisèle LOMBARD

En 2020, avec la crise sanitaire, le Groupe Paris-Lyon n’avait pu honorer les lauréats sélectionnés par les commissions sports, musique, arts plastiques, littérature et sciences. Cette année ce sont donc les médailles 2020 et 2021 qui ont été décernées, récompensant des hommes et des femmes qui se sont distingués dans leur domaine de prédilection. Accueillis par le président François Brémens assisté du secrétaire général Robert Sivilia, les nombreux participants à cette soirée d’exception ont pu applaudir dans la catégorie Sciences Carine Michel, chimiste, ENS de Lyon et le professeur Bruno Lina, virologue, membre du Conseil scientifique Covid-19, très présent sur les écrans pendant la crise sanitaire et prodiguant toujours des conseils judicieux pour se protéger.

En littérature, ce sont Alexis Jenni, Prix Goncourt 2011 et Hervé Gaymard, ancien ministre, président de la Fondation Charles de Gaulle, historien et écrivain qui ont été distingués. Hervé Gaymard a publié en 2019 “Un homme en guerre - Voyage avec Bernard B Faull”, couronné par le prix Jean Sainteny. En arts plastiques le photographe Bruno Paccard a reçu la médaille 2020 tandis qu’Hélène Lagnieu lauréate 2021 était honorée pour ses œuvres exposées à la galerie Dettinger Mayer. Le lauréat musique 2020 est François Dumont qui a remporté de nombreux concours dont le concours Chopin, et François Mardirossian lauréat 2021 qui a publié son premier album solo pour œuvres pour piano en 2019. Enfin en sports, ce sont les Pokemon Crew qui sont lauréats 2020 tandis que Mélina Robert-Michon spécialiste du lancer du disque et médaillée olympique aux Jeux de Rio, a remporté la médaille 2021.

L'Indépendant
CATALAN_IN
lundi 6 septembre 2021 132 mots

Don du sang: on s'inscrit

Fanny Horta, médaillée olympique de rugby à 7, sera la marraine de la collecte des

mercredi15 et jeudi 16septembrede 15h à 19h30 à la salle polyvalente. Une deuxième surprise attendles visiteurs: le bouclier de l'USAP, qui a été la saison dernière championne de France de Pro D2. Il sera exposé jeudi après-midi. La mobilisation des donneurs est essentielle chaque jour pour répondre aux besoins des malades qui restent permanents tout au long de l'année. Nous vous attendons nombreux. Pensez à prendrerendez-vous en téléchargeant l'application don de sang sur Mon-rdv-dondesang.efs.sante.fr ou au 0800972100 (se munir d'une pièce d'identité et d'un stylo). Le staff du don du sang avec la championne olympique médaillée d'argent de rugby à 7 à Tokyo, Fanny Horta.Photo J.-C. M.

AFP Doc
mercredi 12 octobre 2022 - 15:45:41 GMT 704 mots
Aussi paru dans
12 octobre 2022 - AFP Infos Françaises AFP - Journal Internet AFP (français) La Croix (site web) Challenges (site web)
13 octobre 2022 - Corse Matin Courrier picard

Judo: Romane Dicko, "intouchable", s'offre un premier titre mondial

Par Diane FALCONER

Tachkent (AFP) - Pour ses débuts sur la scène planétaire, Romane Dicko, déjà triple championne d'Europe et médaillée olympique, est allée chercher sa première couronne mondiale à 23 ans, apportant à la France son premier titre de ces Mondiaux.

"Je ressens beaucoup d'émotions parce que je savais que j'en étais capable, mais entre le savoir et le faire, c'est autre chose", a-t-elle déclaré après avoir reçu sa médaille.

"J'ai eu un début de journée très compliqué, j'ai eu du mal à me mettre dans la compétition mais ça m'a reboostée. Je me suis dit +J'ai pas le choix, il faut que je sois plus agressive+ et pour la finale je suis vraiment montée d'un cran. J'étais la Romane de d'habitude."

Céline Dion dans les oreilles pendant l'échauffement -"c'est la base!"-, ceinture porte-bonheur autour de la taille, Dicko a été expéditive en finale des +78 kg contre la Brésilienne Beatriz Sousa, mettant son adversaire ippon en à peine plus d'une minute.

"Elle a fait une finale monstrueuse, elle était intouchable en fait", a réagi le patron de l'équipe de France féminine, Christophe Massina. "C'est une machine", a enchéri sa coach en Bleu Séverine Vandenhende.

Un peu plus tôt, l'autre Française engagée dans la catégorie, Julia Tolofua avait décroché la médaille de bronze en s'imposant aux pénalités contre l'Israélienne Raz Hershko.

Sur la route de la finale, Dicko, également triple championne d'Europe, s'était défaite par ippon de la Chinoise Su Xin pour son entrée en lice au deuxième tour, avant de signer deux waza-ari contre la Néerlandaise Marit Kamps en quart de finale. Elle avait ensuite battu sa compatriote Julia Tolofua en demi-finale.

- "Une grosse salade bien faite" -

"Forcément, c'est compliqué parce qu'avec Julia on s'aime beaucoup mais je suis très contente qu'on soit deux sur le podium des Championnats du monde", a souri Dicko.

Au terme de la dernière journée des compétitions individuelles, et avant l'épreuve par équipes jeudi, la France compte donc quatre médailles dont un titre.

Les Bleus vivaient jusqu'ici des Championnats difficiles, avec plusieurs contre-performances venues de l'équipe féminine, attendue bien plus haut.

Le début de compétition avait vu les éliminations prématurées de Shirine Boukli, N.1 mondiale des -48 kg, et Sarah-Léonie Cysique, vice-championne olympique à Tokyo en -57 kg. Lundi, Margaux Pinot et Marie-Eve Gahié avaient chuté avant les quarts. Puis mardi en -78 kg, c'est Madeleine Malonga, également en argent à Tokyo l'an dernier, qui était tombée dès son entrée en lice.

"Forcément ça atteint un peu parce que quand on a les copines au self le soir, on pense que tout le monde va revenir médaillé et c'est ce qu'on veut pour nos copines. Mais il faut passer au-dessus", a-t-elle déclaré.

Deux coups de fil plus tard, -l'un à son cousin, le triple-sauteur Teddy Tamgho, et un autre à Teddy Riner-, Dicko s'est sentie "rassurée". "Je me suis dit +OK, c'est compliqué pour l'équipe de France mais chaque athlète est différent. C'est ta compétition, c'est pas encore la compète de l'équipe. Aujourd'hui, c'est ton jour et juste +éclate-toi+."

A moins de deux ans des Jeux olympiques et alors qu'elle n'a que 23 ans, Dicko s'impose ainsi comme l'un des leaders du collectif français, aux côtés de Riner, actuellement blessé, et de Clarisse Agbégnénou, en phase de reprise après un congé maternité.

Interrogée sur ce qui faisait sa force, elle a répondu dans son sourire habituel: "C'est un mélange de mental, de physique, de dynamisme. C'est un peu tout ça, une grosse salade bien faite!"

Sud Ouest (site web)
Accueil Pyrénées-Atlantiques Bayonne, vendredi 24 mars 2023 692 mots
Aussi paru dans
25 mars 2023 - Sud Ouest - Béarn et Soule Sud Ouest - Pays Basque

La dictée du Tour de France, étape de pleins et déliés avant l'arrivée à Bayonne

Par Pierre Penin - [email protected]

Le 3 juillet, la Grande Boucle reviendra à Bayonne après 20 ans d'absence. Vendredi 24 mars, 170 enfants de quatre écoles ont participé à la fameuse dictée du Tour. Camille Lopez était leur parrain

« Tour de France 2023, deux points, la Grande Boucle arrivera à Bayonne lors de la troisième étape, point à la ligne. » Jean-René Etchegaray ar-ti-cu-le cha-que mot, prend garde aux liaisons zé à la ponctuation. Vendredi matin, 99 jours avant l'événement du 3 juillet, le maire de Bayonne lit le texte de la dictée du Tour à 170 élèves de CM2, réunis dans le vaste « salon » Mendia...

« Tour de France 2023, deux points, la Grande Boucle arrivera à Bayonne lors de la troisième étape, point à la ligne. » Jean-René Etchegaray ar-ti-cu-le cha-que mot, prend garde aux liaisons zé à la ponctuation. Vendredi matin, 99 jours avant l'événement du 3 juillet, le maire de Bayonne lit le texte de la dictée du Tour à 170 élèves de CM2, réunis dans le vaste « salon » Mendia du stade Jean-Dauger.

Les écoliers s'installent en fin de matinée sur les tables hautes au chic mobilier, ordinaire des partenaires de l'Aviron Bayonnais. Les enfants arrivent des écoles Jules-Ferry, Jean-Cavaillès, Jean-Moulin et des Arènes, encadrés de leurs professeurs. « On a 5 000 élèves en CM2, on ne pouvait pas tous les réunir pour la dictée », situe Anne-Laure Amigues, directrice du service enfance, éducation, jeunesse à la Ville de Bayonne. « Nous avons retenu ceux engagés dans le programme ''savoir rouler à vélo''.»

Le stade Jean-Dauger accueillait les élèves studieux. Emilie Drouinaud / « Sud Ouest » « 48 fautes »

Le dispositif de l'Éducation nationale veut amener tous les enfants à une pratique autonome et sûre de la bicyclette avant d'entrer au collège. Autour de la dictée, l'association Txirrind'Ola, la section cyclos du Club Olympique Bayonnais (COB) et la Prévention routière animaient des ateliers théoriques et pratiques.

Pour lire le texte, dans le rôle du professeur, le maire de Bayonne Jean-René Etchegaray. Emilie Drouinaud / « Sud Ouest »

Mais l'heure est à l'accord du participe passé avec ces auxiliaires qui font rien qu'à nous compliquer la vie. Amaury Sport Organisation (ASO), la société à la tête du Tour de France, a sélectionné le texte lu par le premier magistrat. Un extrait d'article publié par nos confrères de France Bleu Pays basque.

L'adjoint aux sports, Cyrille Laiguillon, met les gamins à l'aise : « Est-ce que vous savez que Camille Lopez a fait 48 fautes ? » L'ouvreur international de l'Aviron en commet pourtant peu, cette saison. Il parraine (1) la dictée, décontracté à la veille d'un match important : l'événement surpeuplé d'Anoeta (38 000 spectateurs) contre la Section paloise.

« Les pompes » L'écriture ronde et appliquée d'un élève de CM2. Emilie Drouinaud / « Sud Ouest »

Professeur Etchegaray : « Le parcours du Tour de France 2023 dévoilé, virgule... » « Après ''de France'', il y a quoi ? Vous allez trop vite ! », implore une voix fluette. Les « instits » soufflent les mots manquants. « Je répète, je répète », rassure l'élu. Mines interdites quand il prononce le nom de Christian Prudhomme, le patron du Tour. Camille Lopez arrive au soutien : « Il faut utiliser les pompes, vous avez des pompes... » Dans sa grande magnanimité, l'organisation a déposé des antisèches sur les tables, où figurent les noms propres.

Camille Lopez aussi s'est appliqué, stylo en main, pour une grosse séance d'autographes. Emilie Drouinaud / « Sud Ouest »

Les élèves s'appliquent, de leur écriture bien bouclée. Ils jugent longue l'étape du jour. L'un d'eux montre avec les doigts sur sa feuille : « D'habitude, à l'école, le texte est long comme ça... » Soit environ la moitié de l'article sur lequel ils viennent de batailler. Une dictée pour la popularité du Tour chez les gamins, est-ce l'idée l'année ? En tout cas, l'épreuve est joliment dotée : « Les enseignants vont corriger les copies et désigner deux lauréats dans chaque école. Ces huit enfants et leurs parents pourront assister à l'étape entre Amorebieta et Bayonne, invités par ASO, avec un accès privilégié aux coulisses », souligne Anne-Laure Amigues. Ça vaut la peine de pédaler un peu dans la choucroute.

(1) La rameuse, double médaillée olympique, Perle Bouge, devait aussi être présente mais n'a pu se libérer.

Cet article est paru dans Sud Ouest (site web)

AFP Doc
jeudi 8 septembre 2022 - 12:51:41 GMT 512 mots
Aussi paru dans
8 septembre 2022 - AFP Infos Françaises AFP - Journal Internet AFP (français) La Croix (site web) Radio France Internationale (français) (site web réf.) Ouest-France (site web) Challenges (site web)

Judo: Romane Dicko prolonge au Paris SG jusqu'en 2025

Paris (AFP) - Triple championne d'Europe et médaillée olympique, la judokate Romane Dicko, talent précoce de 22 ans à peine, a prolongé son contrat avec le Paris Saint-Germain jusqu'en 2025, a annoncé jeudi le club parisien.

Le club parisien, qui compte dans son effectif deux autres médaillés olympiques, le triple champion olympique Teddy Riner et Amandine Buchard, en argent à Tokyo l'an passé en moins de 52 kgs, a également annoncé la prolongation jusqu'en 2024 du contrat de Marie-Eve Gahié, championne du monde à Tokyo en 2019 chez les moins de 70 kgs.

"Pour moi le PSG Judo reste encore le plus grand club de judo en France, avec des infrastructures de haut niveau", a expliqué Romane Dicko, qui avait obtenu la médaille de bronze aux Jeux olympiques de Tokyo en catégorie des plus de 78 kgs et l'or dans l'épreuve par équipes mixtes.

"C'est vrai qu?on a un très, très bon groupe", s'est réjoui la native de Clamart. "Je pense vraiment qu?on peut avancer en vue des Jeux de Paris et avoir une belle moisson dans deux ans", a ajouté la championne.

En mai dernier, Romane Dicko a décroché triomphalement son troisième titre de championne d'Europe, une compétition où elle n'a jamais perdu un seul combat, en gagnant toutes ses oppositions par ippon.

De quoi faire le plein de confiance avant les championnats du monde à Tachkent (Ouzbékistan), du 6 au 13 octobre, un niveau où elle n'a jamais pu concourir à cause des blessures, et où elle vise l'or.

"Quand on commence à 13 ans, qu'on arrive à 15 ans et qu'on a fait zéro compétition internationale et qu'on a nos adversaires qui ont déjà fait plusieurs saisons à l'étranger, on se dit qu'on n'a pas de temps à perdre, qu?il faut faire vite", a expliqué Dicko, venue au judo après la natation après avoir vu devant sa télévision Audrey Tcheuméo obtenir le bronze aux Jeux de Londres en 2012.

A Tokyo, où malgré son jeune âge elle faisait partie des favorites pour l'or, Romane Dicko n'a ramené que du bronze. Une semi-déception pour cette compétitrice acharnée, qui a ressenti "beaucoup d'émotions différentes: la satisfaction d'avoir fait médaille olympique parce que c'était une olympiade très compliquée de 5 ans, très longue, avec beaucoup d'incertitudes (prévus en 2020, les Jeux de Tokyo avaient été décalés d'un an en raison de la pandémie de Covid-19, NDLR)", "mais forcément un peu de déception".

"On ne crache pas sur une médaille olympique", a malgré tout déclaré Dicko, qui a en ligne de mire les Jeux à Paris dans deux ans. "D'avoir ma médaille à Tokyo c'était vraiment quelque chose de beau et donc j'espère réitérer avec une meilleure médaille à Paris", a annoncé la judokate.

AFP Infos Françaises
jeudi 8 septembre 2022 - 09:50:13 UTC 882 mots

A la Une à 12H00

Paris, 8 sept 2022 (AFP) - - A LA UNE

Le Conseil national de la refondation lancé, Macron laisse la "porte ouverte" aux sceptiques

PARIS - "Les absents ont toujours tort", mais la porte reste "ouverte" : Emmanuel Macron a donné jeudi le coup d'envoi du Conseil national de la refondation (CNR), destiné à "rebâtir du consensus" pour réformer la France mais boycotté par les oppositions et une partie des syndicats.

Le président a annoncé que les citoyens y seraient associés par une consultation en ligne.

"Nous sommes dans une situation historique", avec les défis climatique, énergétique et la guerre en Ukraine, a martelé le chef de l'Etat devant la presse avant d'ouvrir la séance inaugurale du CNR en présence d'une quarantaine de représentants des élus, du patronat, de syndicats et d'associations, ainsi que d'une dizaine de ministres.

Cette nouvelle méthode de gouvernance, annoncée par le président avant les législatives en juin et voulue comme un outil de "renouveau démocratique", est très contestée et tous les partis d'opposition ont choisi de la boycotter.

De l'extrême droite à l'extrême gauche, les oppositions voient avant tout dans le CNR un moyen pour le président de contourner le Parlement, où son camp n'a plus de majorité absolue, pour reprendre la main dans le débat public.

"Gilets jaunes" nassés en 2019 à Paris : un juge va enquêter sur le maintien de l'ordre version Lallement

PARIS - Un juge d'instruction va enquêter sur les pratiques de maintien de l'ordre de l'ex-préfet de police Didier Lallement, accusé par deux figures des "gilets jaunes" de les avoir mis en danger en les "nassant" et empêché de manifester à Paris fin 2019.

Fait rarissime, ce magistrat va se pencher sur la légalité au regard du droit pénal de la gestion globale de cette manifestation, alors que la justice ne s'intéresse habituellement qu'à des pratiques individuelles comme des tirs litigieux de lanceur de balles de défense (LBD).

Dénoncée dans cette plainte, la "nasse", qui consiste à encercler les manifestants et les retenir dans un périmètre donné.

Cette technique a été remise en cause par plusieurs autorités françaises. Le Défenseur des droits a ainsi recommandé mi-2020 de mettre fin à cet "encagement" qui conduit "à priver de liberté des personnes sans cadre juridique".

L'été 2022 le plus chaud enregistré en Europe, selon le service Copernicus

PARIS - L'été (juin-août) 2022, qui a vu se multiplier les catastrophes liées au réchauffement climatique, a été le plus chaud enregistré en Europe, a indiqué jeudi le service européen sur le changement climatique Copernicus.

Les températures moyennes ont été "les plus élevées, à la fois pour le mois d'août et l'été entier", dépassant pour les trois mois de 0,4°C celles de 2021, précédent record, a précisé Copernicus dans un communiqué.

Les Etats-Unis saluent des "succès" en Ukraine et débloquent une nouvelle aide

Base aérienne de Ramstein - Les Etats-Unis vont livrer à l'Ukraine une nouvelle aide militaire de 675 millions de dollars, a annoncé jeudi le secrétaire d'Etat à la Défense, vantant des "succès" alliés sur le "champ de bataille".

L'annonce a été faite jeudi matin par le ministre américain, Lloyd Austin, sur la base américaine de Ramstein en Allemagne, où sont réunis les alliés de Kiev pour coordonner leur soutien.

Cette nouvelle aide américaine comprend notamment des systèmes de lance-roquettes multiples guidés dits GMLRS, "des obusiers de 105 mm, des munitions d'artillerie, ainsi que des Humvees, ambulances blindées, systèmes antichars, armes légères, et plus encore", a détaillé M. Austin devant la presse.

Emploi salarié: 93.000 créations nettes (+0,5%) dans le privé au 2e trimestre

PARIS - L'emploi salarié privé a progressé de 0,5% au deuxième trimestre en France, soit 93.000 créations nettes d'emplois, selon l'estimation définitive de l'Insee.

Par rapport à l'estimation provisoire parue le 5 août, ces résultats sont en légère baisse (-9.500 emplois) par rapport au premier trimestre, mais l'évolution relative reste inchangée (+0,5%).

Au total, fin juin 2022, l'emploi salarié privé dépasse son niveau d'avant la crise sanitaire, fin 2019, de 3,8%, soit +767.400 emplois. Avec l'emploi public, la progression est de +3,2% soit +832.000 emplois.

EN BREF

- Les gardes à vue du chef de l'UDI Jean-Christophe Lagarde et d'un policier dans l'enquête sur les fausses accusations du Point ayant visé le couple de députés LFI Raquel Garrido et Alexis Corbière ont été levées, sans poursuite à ce stade, a indiqué le parquet de Paris.

- Deux jours après avoir reçu les clés de Downing Street, Liz Truss dévoile jeudi un paquet d'aides massif pour les ménages et les entreprises face à la flambée de l'inflation et des prix de l'énergie.

- Des centaines de documents confidentiels envoyés par l'Otan au Portugal ont été retrouvés en vente sur le darkweb à la suite d'un piratage informatique ciblant l'Etat-major des Forces armées portugaises et les services de renseignement militaire, a rapporté jeudi le journal Diario de Noticias.

- Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, devrait nommer l'Autrichien Volker Türk comme prochain Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, a-t-on appris jeudi de sources diplomatiques.

- Triple championne d'Europe et médaillée olympique, la judokate Romane Dicko, talent précoce de 22 ans à peine, a prolongé son contrat avec le Paris Saint-Germain jusqu'en 2025, a annoncé jeudi le club parisien.

AFP/as/bow

Sud Ouest (site web)
Accueil International Europe Guerre En Ukraine : Actualités Et Directs, mardi 25 octobre 2022 181 mots

Brittney Griner incarcérée en Russie : appel rejeté pour la basketteuse, procédure « bidon » pour Washington

La justice russe a rejeté mardi l'appel de la basketteuse américaine Brittney Griner, double médaillée olympique en 2016 et 2020, condamnée en Russie à neuf ans de prison pour trafic de cannabis et qui a demandé au tribunal de réduire sa peine « traumatisante ».

Le tribunal a décidé de « laisser sans changement » le verdict prononcé en août dernier contre la star américaine du basket, a déclaré la juge Elena Vorontsova, tout en précisant que la justice va tenir compte des mois déjà passés en prison par Griner, incarcérée depuis mars, et comptabiliser chaque jour de cette détention comme un jour et demi.

Procédure « bidon »

Cette procédure judiciaire est « bidon » et Griner doit être libérée, a affirmé en réponse le conseiller à la Sécurité nationale de la Maison-Blanche. « Le président Biden a été très clair sur le fait que Brittney doit être libérée immédiatement », a déclaré Jake Sullivan, regrettant qu'elle continue d'être « emprisonnée à tort, selon des circonstances inacceptables, après avoir dû subir une nouvelle procédure judiciaire bidon aujourd'hui ».

Cet article est paru dans Sud Ouest (site web)

Sud Ouest (site web)
Accueil Sport Basket, lundi 26 septembre 2022 1105 mots
Aussi paru dans
27 septembre 2022 - Sud Ouest - Landes

Basket-ball : un petit air landais souffle sur la Coupe du monde féminine en Australie

Samedi 24 septembre au matin, une rencontre entre les Bleues et leurs supporteurs était organisée dans le salon d'un hôtel. Les sourires sont de sortie malgré la défaite face au Canada la veille (45-59), lors de la deuxième journée du Mondial australien. Au côté d'une fan, Marine Fauthoux, Kendra Chery et Marie-Ève Paget se tiennent côte à côte. Complicité oblige puisqu'elles évoluent toutes les trois dans le même club, Basket Landes. On ne se refait pas !

Sur le même sujet Mondial de basket. « Moi je voulais ma revanche », lance Marine Fauthoux après France - Japon (67-53) La meneuse des Bleues et de Basket Landes avait... Sur le même sujet Mondial de basket. « Moi je voulais ma revanche », lance Marine Fauthoux après France - Japon (67-53) La meneuse des Bleues et de Basket Landes avait faim de revanche face aux Japonaises qui avaient battu la France lors de la demi-finale des Jeux Olympiques de Tokyo

Toutes les trois se disent « excitées » de disputer leur première Coupe du monde (à 5x5 pour la dernière citée). Afin d'y accéder, chacune a emprunté son propre chemin. Ce fut celui de la sérénité pour Marine Fauthoux - médaillée olympique avec les Bleues lors des JO de Tokyo à l'été 2021 - qui l'admet : « Cette année, je me doutais de ma sélection. » La jeune femme assume un « rôle important » lors de cette campagne de par son poste de meneuse, « et parce que c'est moi qui commence les matchs ».

« On essaie d'accélérer les choses pour que j'arrive le plus tôt possible au très haut niveau », explique Marine Fauthoux. ANDY CHEUNG/AFP

Si le sélectionneur, Jean-Aimé Toupane, lui a confié les clés de l'équipe, Marine Fauthoux sait qu'elle dispose encore d'une grande marge de progression. « On essaie d'accélérer les choses pour que j'arrive le plus tôt possible au très haut niveau. »

« Pour moi, c'est le Graal »

Très sollicitées lorsqu'elles évoluent dans les Landes, Kendra Chery, 21 ans, et Marie-Ève Paget, 27 ans, ont un statut plus secondaire sur le terrain avec les Bleues, mais primordial dans le collectif. « On ne peut pas toutes jouer 40 minutes, mais on est 12 avec le même objectif, gagner », retient la plus jeune. La Guadeloupéenne, « soulagée » de figurer dans cette liste, s'est fixée comme ligne directrice de « ne prendre que le positif et donner le meilleur en retour ».

« Malgré les doutes, les échecs, mes débuts en professionnel où je n'avais pas forcément de temps de jeu, et certaines paroles que j'ai encaissées, j'ai réussi à atteindre cet objectif » (Kendra Chery)

Sa présence en Australie s'avère une belle leçon de vie. « Malgré les doutes, les échecs, mes débuts en professionnel où je n'avais pas forcément de temps de jeu, et certaines paroles que j'ai encaissées, j'ai réussi à atteindre cet objectif. C'est vraiment encourageant. »

Sur le même sujet Mondial de basket féminin : la France se défait du Japon (67-53) et assure son ticket pour les quarts de finale L'équipe de France a pris sa revanche sur le Japon, après avoir été battue en préparation et aux JO de Tokyo en 2021. Avec trois victoires en quatre matchs de poule, les Bleues sont qualifiées pour les quarts de finale

De l'expérience, Marie-Eve Paget n'en manque pas. La capitaine de Basket Landes a remporté six médailles en quatre ans avec l'Équipe de France 3x3, dont l'or fin juin à la Coupe du monde. Joli modèle à suivre ! « Connaissant l'importance de la cohésion dans un groupe, mon rôle ici est de participer à la construction de cette âme. »

« J'avais cette appréhension de devoir rentrer en France, sans disputer la compétition » (Marie-Ève Paget)

Une place dont elle a douté jusqu'au bout. « J'avais cette appréhension de devoir rentrer en France, sans disputer la compétition. » Sa sélection, la meneuse l'a apprise par déduction. « J'étais dans la chambre avec Migna (Touré). Généralement, le staff envoie un message aux filles non-retenues pour les voir. Comme elle a reçu le message et moi non, j'ai su que j'étais sélectionnée. Pour moi, c'est le Graal, mais j'étais très triste pour elle. » À la suite du forfait de Marine Johannès, la joueuse native de Nevers a finalement réintégré le groupe in-extremis.

Habituée à « gérer la pression » des matchs couperets, « MEP » tente également d'épauler Marine Fauthoux. « Quand je rentre sur le terrain, c'est pour soulager les autres meneuses, le niveau de l'équipe ne doit pas baisser. Je n'hésite pas non plus à communiquer avec elles s'il y a des choses que je vois et vice-versa. C'est vraiment un échange. »

Un staff « Made in Landes »

Les deux néophytes l'assurent, aucune n'a eu de difficulté à s'intégrer. Leur coéquipière landaise Marine Fauthoux et ses 32 sélections en Bleues n'y sont pas étrangères. « Mais il y a d'autres filles que je connaissais, avec qui je jouais quand j'ai évolué à Lyon. Alexia (Chartereau, NDLR) qui est la future femme de mon frère... Puis j'ai créé des liens avec les autres filles », assure Kendra Chery.

Kendra Chery dispute sa première compétition avec l'Équipe de France A. « C'est vraiment encourageant. » BRENDON THORNE/AFP

Pour emmener un petit coin des Landes à l'autre bout du monde, l'équipe de France ne s'est pas contentée des trois joueuses, puisque dans le sillage de l'emblématique Céline Dumerc (40 ans), toujours joueuse à Basket Landes et manager général des Bleues, le staff est également composé de plusieurs éléments du club champion de France 2021 et vainqueur de la Coupe de France 2022.

En effet, Serge Petuya (médecin), Pascal Gohier (kiné) ou encore Julien Bacot (photographe-vidéaste) font partie de l'aventure. Une situation que Marie-Ève Paget considère comme « un confort supplémentaire ». « C'est cool de partager ce moment. On aura des histoires à se raconter quand on rentrera. »

« C'est cool de partager ce moment. On aura des histoires à se raconter quand on rentrera »

Pour autant, les filles ne passent pas l'aventure collées et chacune use de son temps libre différemment. « Sieste » pour Marine Fauthoux, plutôt « lecture et vidéos inspirantes et motivationnelles, sur ma religion, ou sur Michael Jordan » au programme de Kendra Chery, tandis que Marie-Ève Paget préfère « une partie de jeux de société ou communiquer avec (ses) proches restés en France ».

Trois statuts, trois niveaux d'expérience, trois manières de profiter, mais une ambition : « Jouer pour le titre ». Cela tombe bien, avec leur victoire face au Japon (67-53), ce lundi 26 septembre, les Bleues - qui boucleront leur phase de groupes ce mardi 27 septembre (9 h 30) face à la Serbie - sont officiellement qualifiées pour les quarts de finale. De quoi permettre à ce petit air landais de souffler encore plusieurs jours au pays des wallabies.

Cet article est paru dans Sud Ouest (site web)

AFP Infos Françaises
vendredi 14 octobre 2022 - 03:00:13 UTC 661 mots

Planche à voile: Hélène Noesmoen, la Française qui survole la concurrence

Brest, 14 oct 2022 (AFP) - - Elle a grandi avec une voile entre les mains. Championne du monde et triple championne d'Europe de planche à voile IQFoil, Hélène Noesmoen survole la concurrence, qu'elle accueille pour les championnats du monde à Brest, son lieu d'entraînement.

"Rien n'est gagné d'avance", sourit cette native des Sables-d'Olonne (Vendée), qui fêtera ses 30 ans le 31 décembre, et fait figure de grande favorite.

Depuis qu'en 2019, l'IQFoil est devenu le nouveau support olympique de planche à voile, la sportive enchaîne les premières places: championnats d'Europe 2020, 2021 et 2022, championnat du monde 2021, Jeux méditerranéens 2022...

Car cette planche avec foil, qui permet de voler au-dessus de l'eau et d'atteindre des vitesses de 30 noeuds, elle l'a essayée avant tout le monde, dès 2017. "J'étais super curieuse de voir ce que c'était. J'en faisais pour les loisirs, après l'entraînement", raconte-t-elle.

Puis en 2020, après l'annulation des dernières compétitions de planche RS:X pour cause de crise sanitaire, la bascule vers l'IQFoil fut définitive.

Et avec cette nouvelle planche, très différente de la précédente, "il faut vraiment réapprendre comme un débutant", poursuit la championne. "C'est comme une feuille blanche: on doit tout reprendre à zéro."

D'où l'intérêt d'avoir pris de l'avance sur la concurrence... Une avance accumulée depuis l'enfance, quand le père d'Hélène, Yves Noesmoen, lui-même double champion d'Europe de la discipline, lui fabriquait des mini-voiles avec des mâts de cannes à pêche.

"Quand j'étais petite, j'ai essayé tous types de sports et à la fin, c'est la planche à voile qui est restée", raconte-t-elle.

Très vite, elle suit les traces de ses trois frères et soeur et intègre le lycée Grand Air de La Baule en sports études. Passionnée de sport, toute la fratrie participe à des compétitions internationales mais c'est la benjamine qui atteint le plus haut niveau.

"C'est une famille hors norme: ils se nourrissent de défis sportifs. Et en même temps, je ne connais pas de gens plus gentils. Je me demande même parfois comment ils peuvent être si bons compétiteurs", décrit Benjamin Dutreux, skippeur de 32 ans, lui aussi Vendéen.

Dès 2007-2008, Hélène décroche deux médailles d'or aux championnats du monde des moins de 17 ans.

- "Sport d'expérience"-

Mais, quand elle commence la compétition chez les seniors, les résultats se font attendre. "J'avais une marche de niveau à reprendre. La voile, c'est un sport d'expérience. Pour être bon, il faut être polyvalent et avoir passé des heures sur l'eau pour s'adapter à toutes les conditions météo", décrit-elle.

A deux reprises, les Jeux lui échappent, au profit de Charline Picon, double médaillée olympique en planche à voile, en or à Rio en 2016 puis en argent à Tokyo en 2021.

La non sélection pour Tokyo, "ça a été assez dur mais c'est ça aussi qui m'a permis de basculer rapidement en foil", confie Hélène.

L'IQFoil sera pour la première fois au programme des Jeux Olympiques à Paris en 2024. "Il va y avoir une belle concurrence parce qu'on est pas mal à vouloir être la représentante française. Ça va être un beau match", prédit-elle.

"Hélène Noesmoen a un très, très bon niveau. Pour l'instant elle survole", reconnaissait en décembre Ambre Papazian, espoir français de l'IQFoil, qui espère elle aussi être sélectionnée.

Membre de l'Armée des Champions, et salariée du ministère des Armées en tant que matelot, Hélène peut "préparer les Jeux dans de bonnes conditions", sans se soucier des questions financières.

Elle s'appuie aussi sur sa formation d'ingénieure à l'Institut National des Sciences Appliquées (Insa) de Rennes pour améliorer la performance technique de sa planche. "C'est super intéressant de mêler le côté technique et scientifique avec l'expérimentation sur l'eau", s'enthousiasme-t-elle.

"Elle est hyper perfectionniste sur le moindre détail pour améliorer la performance du foil ou sa manoeuvre", confirme Benjamin Dutreux, qui prendra le départ de la route du Rhum à bord d'un Imoca en novembre. "C'est une bosseuse en plus d'être passionnée", résume-t-il.

aag/mb/fal

AFP Infos Françaises
samedi 18 juin 2022 - 21:04:42 UTC 145 mots

Athlétisme: Fraser-Pryce fonce en 10 sec 67/100 sur 100 m à Paris

Paris, 18 juin 2022 (AFP) - - La légende du sprint jamaïcaine Shelly-Ann Fraser-Pryce a égalé sa meilleure performance mondiale de l'année sur 100 m en 10 sec 67/100 (+0,5 m/s de vent), un nouveau chrono canon pour l'athlète de 35 ans samedi à Paris.

Dans la touffeur du stade Charléty (environ 30 degrés en soirée), l'octuple médaillée olympique a écrasé la ligne droite dans le même temps que son premier 100 m référence de 2022 réalisé début mai à Nairobi.

A 35 ans, la nonuple championne du monde a montré qu'elle devrait offrir une résistance féroce à sa compatriote championne olympique Elaine Thompson-Herah dans un mois aux Championnats du monde de Eugene (Oregon, 15-24 juillet).

Elle a rendez-vous avec sa rivale aux sélections jamaïcaines dès la semaine prochaine sur 100 et 200 m.

rg/chc

Sud Ouest (site web)
Accueil Sport Athlétisme, samedi 7 mai 2022 248 mots

Athlétisme : 10''67, le chrono fulgurant de Shelly Fraser-Pryce sur 100 m

La légende jamaïcaine du sprint Shelly-Ann Fraser-Pryce, octuple médaillée olympique, a couru en 10 sec 67 son premier 100 m de la saison samedi à Nairobi, un chrono impressionnant, meilleure performance mondiale de l'année.

Recevez la newsletter Football

Inscrivez vous à la newsletter Football pour ne plus manquer une seule information importante.

S'inscrire

Sur ce meeting du « Continental tour gold » (2e division mondiale) dans la capitale kényane, la sprinteuse de 35 ans, vice-championne olympique sur la ligne droite à Tokyo l'été dernier, a écrasé la course. La nouvelle sensation du sprint, la Namibienne Christine Mboma (18 ans), a brutalement stoppé son effort à mi-course avant de tomber et d'être évacuée, apparemment blessée.

Avec 10 sec 67 malgré un vent légèrement défavorable (-0,4 m/s), Fraser-Pryce s'est approchée de son record personnel (10 sec 60 en août 2021 à Lausanne) très tôt dans la saison.

Seules quatre autres athlètes ont couru plus vite dans l'histoire que son chrono du jour, pour certaines à plusieurs reprises : les Américaines Marion Jones (meilleur temps en 10.65) et Carmelita Jeter (10.64), sa compatriote championne olympique Elaine Thompson-Herah (10.54), et la controversée recordwoman du monde américaine Florence Griffith-Joyner (10.49).

A lire aussi Passe sanitaire et vaccinal, délais... : ce qui change vraiment à partir de ce samedi 15 janvier « Je ne dors plus, je ne mange plus » : elle laisse ses clefs à « un ami » et retrouve sa maison dévastée

Cet article est paru dans Sud Ouest (site web)

AFP - Journal Internet AFP (français)
samedi 7 mai 2022 - 09:17:11 UTC 519 mots
Aussi paru dans
6 mai 2022 - AFP Infos Françaises
7 mai 2022 - AFP doc La Croix (site web) Challenges (site web)

Athlétisme: Jacobs fait faux bond à Nairobi, Kerley et Fraser-Pryce en vedettes

Nairobi (AFP) - L'Italien Marcell Jacobs, champion olympique surprise du 100 m l'été dernier, a annulé à la dernière minute son retour très attendu sur la ligne droite samedi à Nairobi en raison de problèmes intestinaux.

Le meeting Continental tour de Nairobi (2e division mondiale) perd ainsi sa tête d'affiche mais promet toujours de belles courses sur les sprints courts, avec notamment la triple championne olympique jamaïcaine Shelly-Ann Fraser-Pryce, la sensation namibienne Christine Mboma et le dauphin olympique de Jacobs, l'Américain Fred Kerley.

"Le champion olympique a pris la décision ce matin avec son staff, en raison de problèmes intestinaux survenus hier (vendredi) au Kenya", a écrit la fédération italienne sur son site internet quelques heures avant le début du meeting.

"Marcell ne se présentera pas dans les strating-blocks aujourd'hui parce qu'il reste en observation aux urgences de l'hôpital Uhai Neema, sous le contrôle de l'ONG italienne +World Friends+", a déclaré l'entraîneur de Jacobs, Paolo Camossi, cité par la fédération.

A un peu plus de deux mois des Championnats du monde à Eugene (Etats-Unis), le stade Kasarani de la capitale kényane, patrie du fond et du demi-fond, offre tout de même des oppositions attendues sur la ligne droite.

Autre surprise des JO de Tokyo avec sa médaille d'argent sur 100 m (en 9 sec 84), l'Américain Fred Kerley, au talent protéiforme (brillant du 100 au 400 m), retrouve la piste où il avait réussi son record personnel sur 200 m en septembre dernier (19 sec 76).

"J'ai plus de pression sur les épaules sur 100 m désormais", a indiqué Kerley.

- Duel de générations -

Il affronte notamment la star locale Ferdinand Omanyala, devenu recordman d'Afrique en septembre dans ce même stade (9 sec 77). Kerley et Omanyala ont déjà couru le 100 m en moins de dix secondes cette année sur des meetings de rang inférieurs.

Le 100 m féminin offre un duel de générations entre la star jamaïcaine Shelly-Ann Fraser-Pryce (35 ans), octuple médaillée olympique (dont l'argent du 100 m et l'or du 4x100 m à Tokyo), et la Namibienne Christine Mboma (18 ans), vice-championne olympique du 200 m.

Mboma, qui a explosé au plus haut niveau en 2021, repousse sans cesse ses limites et détonne avec une technique de course apparemment inaboutie. Sur 100 m, distance qu'elle découvre en 2022, elle a couru en moins de 11 secondes la semaine dernière à Gaborone au Botswana (10.97), la marque du très haut niveau mondial.

Le meeting de Nairobi marque également le retour du champion du monde kényan du 3.000 m steeple Conseslus Kipruto, qui n'a pas terminé une course depuis 2019, et réunit les stars polonaises du lancer du marteau Anita Wlodarczyk (triple championne olympique), Wojciech Nowicki (champion olympique) et Pawel Fajdek (quadruple champion du monde).

AFP Infos Françaises
samedi 7 mai 2022 - 15:37:49 UTC 391 mots
Aussi paru dans
7 mai 2022 - DH (site web)

Athlétisme: sans Jacobs, Fraser-Pryce démarre l'année en trombe à Nairobi

Nairobi, 7 mai 2022 (AFP) - - Légende du sprint, la Jamaïcaine Shelly-Ann Fraser-Pryce a réussi un premier 100 m de feu en 2022 en s'imposant en 10 sec 67 samedi au meeting de Nairobi, privé à la dernière minute du champion olympique Marcell Jacobs.

A 35 ans, l'octuple médaillée olympique jamaïcaine a frappé fort très tôt dans la saison en s'approchant de son record personnel (10 sec 60 en août 2021 à Lausanne) avec le 12e chrono de tous les temps.

Seules quatre autres athlètes ont couru plus vite dans l'histoire, pour certaines à plusieurs reprises: les Américaines Marion Jones (meilleur temps en 10.65) et Carmelita Jeter (10.64), sa compatriote championne olympique Elaine Thompson-Herah (10.54), et la controversée recordwoman du monde américaine Florence Griffith-Joyner (10.49).

Dominée aux Jeux olympiques de Tokyo l'été dernier par Thompson-Herah, Fraser-Pryce a montré qu'il faudrait une nouvelle fois de plus compter sur elle lors de cette saison qui doit la mener en juillet à Eugene (Oregon), aux Championnats du monde, une compétition où elle a déjà été quatre fois titrée sur 100 m.

Sa performance est encore rehaussée par un vent légèrement défavorable (-0,4 m/s), alors que la nouvelle sensation du sprint, la Namibienne Christine Mboma (18 ans), a brutalement stoppé son effort à mi-course avant de tomber et d'être évacuée, apparemment blessée.

Fraser-Pryce a presque fait oublier le forfait plus tôt dans la journée du champion olympique du 100 m Marcell Jacobs, qui n'a pas couru sur la ligne droite depuis son titre surprise à Tokyo. L'Italien a été victime de problèmes intestinaux et était encore en observation à l'hôpital dans la matinée.

Sans lui, le local Ferdinand Omanyala a ravi la foule en s'imposant devant le vice-champion olympique américain Fred Kerley.

Omanyala (26 ans), recordman d'Afrique depuis l'an dernier (9.77), a fait fructifier un excellent départ pour garder la main toute la course et couper la ligne en 9 sec 85 (vent 2 m/s), meilleure performance mondiale de l'année, devant Kerley (9.92).

Le Kényan Abel Kipsang a signé la meilleure performance mondiale de l'année sur 1.500 m en 3 min 31 sec 01, un excellent temps en altitude (Nairobi culmine à près de 1800 m), tout comme le champion olympique polonais Wojcieh Nowicki au marteau (81,43 m).

aik-rg/dlo

AFP Doc
vendredi 24 juin 2022 - 10:08:10 GMT 401 mots
Aussi paru dans
24 juin 2022 - AFP Infos Françaises AFP - Journal Internet AFP (français) La Croix (site web) Corse Matin (site web) Challenges (site web)

Natation artistique: Alvarez voit aussi de la beauté dans les photos de son sauvetage

Budapest (AFP) - La nageuse artistique Anita Alvarez, d'abord "choquée" par les photos publiées par l'AFP la montrant inconsciente au fond de la piscine et secourue par son entraîneure, les a finalement jugées "belles, d'une certaine manière", a-t-elle expliqué vendredi.

"Au début, j'étais choquée. Je ne m'attendais pas à ce que quelque chose comme ça soit publié", a déclaré la nageuse américaine de 25 ans au quotidien El Pais.

"Mais ensuite, j'ai regardé les choses du bon côté. Maintenant je trouve que les photos sont belles d'une certaine manière. Me voir comme ça sous l'eau, si paisible, si calme, et de voir Andrea plonger avec son bras tendu en essayant de m'atteindre, comme une super-héroïne", a-t-elle ajouté.

Anita Alvarez a perdu connaissance dans l'eau à la fin de sa performance solo en finale des Championnats du monde à Budapest avant d'être secourue par son entraîneure Andrea Fuentes.

Vêtue d'un short et d'un t-shirt, l'ancienne nageuse médaillée olympique et désormais entraîneure, s'est alors jetée à l'eau pour la secourir.

Elle est descendue au fond du bassin et a remonté Alvarez vers la surface avant de recevoir de l'aide pour porter la nageuse en détresse au bord de la piscine.

Les photos de l'incident, capturées grâce à un robot positionné au fond de la piscine, ont été publiées par de nombreux médias à travers le monde.

"Parfois, l'endroit le plus paisible sur terre se trouve sous l'eau: quand on est assis en bas de la piscine en silence. On se sent légère, on est centré sur soi-même. J'aime ça. Parfois j'ai besoin de ce moment. Et dans les photos, tout a l'air très naturel", a-t-elle estimé.

La nageuse a pu être secourue et l'équipe américaine a rapidement déclaré qu'elle était hors de danger.

Ce genre d'incident n'est pas une première pour elle. "Cela est arrivé une fois l'année dernière, lors du tournoi de qualification olympique (à Barcelone NDLR) (...). Avant cela, elle avait eu des problèmes sporadiques d'évanouissement, mais jamais en compétition", a précisé la Fédération.

Si les médecins l'y autorisent, Alvarez pourrait disputer une autre épreuve, la finale libre par équipe prévue vendredi.

AFP Infos Françaises
vendredi 17 juin 2022 - 17:15:04 UTC 712 mots
Aussi paru dans
18 juin 2022 - Ouest-France (site web)

Athlétisme: les temps forts attendus du meeting de Paris

Paris, 17 juin 2022 (AFP) - - Shelly-Ann Fraser-Price sur 100 m, le 110 m haies mené par Devon Allen, les réglages de Kevin Mayer et les spécialistes bahaméens du 400 m sont attendus parmi les temps forts du meeting de Ligue de diamant de Paris, samedi soir au stade Charléty.

. Fraser-Price pour un chrono

En un seul 100 m couru, début mai à Nairobi, l'octuple médaillée olympique et nonuple championne du monde Shelly-Ann Fraser-Price (35 ans) a signé le meilleur chrono de la saison, en 10 sec 67. Proche de son record personnel (10.60 en 2021) et mieux jusque-là que sa compatriote championne olympique en titre Elaine Thompson-Herah (10.79).

Pour son deuxième 100 m, la dernière course au programme de la soirée sur la piste du stade Charléty, peu avant 23 heures, Fraser-Price aura pour principale adversaire l'Ivoirienne Marie-Josée Ta Lou.

"J'ai peu couru cette année, car je veux performer de façon durable. Et, à son âge, mon fils a besoin de moi, je veux être là pour lui", explique la trentenaire caribéenne, qui ne dit pas non pour autant à l'idée de courir jusqu'aux JO-2024.

"Paris, je n'y pensais pas trop jusque-là, mais finalement, si je me sens bien, vous me verrez sur la piste jusqu'à 40 ans, rit-elle. Je suis toujours aussi passionnée par ce que je fais."

. Allen face aux hurdlers français

Troisième course en moins d'une semaine pour Devon Allen (27 ans), passé dimanche dernier à New York à quatre centièmes du record du monde du 110 m haies (12.84 contre 12.80). Sous la pluie orageuse d'Oslo jeudi, le sprinter américain ne s'est imposé qu'en 13 sec 22. Qu'en sera-t-il dans la chaleur parisienne ?

Ce 110 m haies marque la rentrée de Pascal Martinot-Lagarde, retardée par une lésion au mollet droit survenue début mai.

"Je ne connais pas du tout ma forme, j'ai dû adapter mon entraînement avec ma blessure, mais je n'ai peur de rien", assure le médaillé de bronze mondial 2019.

Sur la ligne de départ également, la jeune promesse Sasha Zhoya, pour sa première en Ligue de diamant, à une semaine de ses vingt ans.

Mais pas Wilhem Belocian, qui a préféré renoncer après avoir coupé son effort en pleine course à Oslo jeudi soir et devait passer des examens médicaux.

Côté femmes, Cyréna Samba-Mayela, sacrée championne du monde en salle du 60 m haies cet hiver, est au rendez-vous du 100 m haies.

. Mayer en mode triathlon

Touché au tendon d'Achille pendant la saison hivernale, Kevin Mayer, en quête d'or aux Mondiaux de Eugene (Etats-Unis, 15-24 juillet), a dû se montrer patient depuis.

"Il y a eu des moments difficiles où mon tendon d'Achille ne guérissait pas, raconte le double vice-champion olympique du décathlon (2016 et 2020), attendu pour un triathlon haies-longueur-poids samedi soir.

"J'ai repris la course il y a trois semaines maintenant, je n'ai pas encore fait de séance de haies pour être honnête, mais je le prends plus +à la cool+ avec l'expérience, assure le néo-trentenaire. Ce n'est plus l'heure de se poser des questions, je suis là pour me faire plaisir."

"Je n'irai pas parier sur mes records, mais j'irais bien me surprendre", lance Mayer.

. Les Bahamas à l'honneur sur 400 m

Avant de rentrer pour les sélections des Mondiaux de Eugene sur leurs terres bahaméennes - où ils ne peuvent pas faire "deux pas" sans être reconnus de tous, sourit-il - les champions olympiques en titre du 400 m, Steven Gardiner côté hommes et Shaunae Miller-Uibo côté femmes, vont illuminer de leur foulée la piste du sud parisien.

Gardiner n'a pour l'instant couru qu'un 400 m, en 44 sec 22, quatrième chrono de la saison, en Louisiane fin avril.

"Je ne veux pas courir et voyager trop, je ne veux pas me blesser", explique le Bahaméen de 26 ans, qui avait connu une alerte avant les Jeux de Tokyo l'été dernier.

Si Gardiner est aussi champion du monde en titre du tour de piste, cet or mondial est le dernier qui manque au palmarès de Miller-Uibo (28 ans), double vice-championne du monde du 400 m (2015 et 2019).

Elle a bouclé deux 400 m avant Paris, le meilleur en 49 sec 91, troisième temps de la saison, mi-avril en Floride.

es-rg-ncd/bvo

AFP Infos Françaises
samedi 28 mai 2022 - 23:13:41 UTC 721 mots
Aussi paru dans
30 mai 2022 - L'Orient-Le Jour

Ligue de diamant: Thompson-Herah et Bromell s'imposent, pluie de "MPM"

Eugene (Etats-Unis), 28 mai 2022 (AFP) - - Elaine Thompson-Herah monte en puissance à deux mois des Mondiaux: la Jamaïcaine a aisément remporté le 100 m de Eugene (Oregon) où faisait étape la Ligue de diamant samedi, l'Américain Trayvon Bromell confirmant sa domination actuelle chez les hommes.

Encerclé par les forêts de pinèdes, avec les montagnes de l'Oregon à peine visibles derrière la grisaille, le Hayward Field, qui accueillera les Championnats du monde du 15 au 24 juillet, était battu par la bruine et un léger vent faisant considérablement baisser au ressenti les 14 degrés celsius annoncés.

Malgré ces conditions dignes d'un épisode de "Twin Peaks", la série culte de David Lynch dont les évènements se déroulent dans l'Etat voisin de Washington, pas moins de huit meilleures performances mondiales de l'année ont été établies.

Mais pas dans les épreuves reines du 100 m, la faute à une piste légèrement mouillée.

Le plateau chez les hommes était pourtant alléchant, malgré le forfait du champion olympique italien Marcell Jacobs. Une absence qui a profité à Bromell, qui a justifié son invitation en s'imposant en 9 sec 93/100e.

L'Américain confirme qu'il est l'homme en forme du circuit actuellement. Le 1er mai, il avait avalé la ligne droite en 9.75 en Floride. Mais son chrono avait été invalidé, en raison d'un vent trop favorable (2,1 m/s).

- Coleman satisfait -

"Je suis heureux d'avoir gagné, mais j'ai eu l'impression de m'être planté sur beaucoup de points techniques", a commenté Bromell, néanmoins auteur de son meilleur chrono de l'année.

Il a devancé ses compatriotes Fred Kerley (9.98), médaillé d'argent à Tokyo, et le champion du monde en titre Christian Coleman (10.04).

Ce dernier aussi s'améliore pour sa deuxième course de la saison, depuis sa suspension de 18 mois pour des manquements à ses obligations de localisation. "Ça s'est plutôt bien passé, mais je pense que je peux corriger beaucoup de choses", a-t-il dit.

Médaillé d'argent à Tokyo, le Canadien Andre de Grasse est lui passé à côté du rendez-vous en finissant 9e (10.21) et la jeune sensation Erriyon Knighton (10.14), devenu à 18 ans seulement le quatrième homme le plus rapide de l'histoire sur 200 m (19.49) à Baton Rouge au début du mois, a pris la 5e place (10.14).

Chez les femmes, la double championne olympique Elaine Thompson-Herah s'est elle imposée en 10.79, son meilleur chrono cette saison. "Cela montre que je suis sur la bonne voie. Je suis là où je dois être", a-t-elle commenté, contente par ailleurs "de ne plus avoir mal à une épaule".

Sha'Carri Richardson, elle aussi à la recherche de sa forme optimale, s'est rassurée avec une deuxième place en 10.92, de loin son temps référence cette année.

- Norman impressionne -

La sprinteuse de 22 ans avait fait sensation l'an passé aux sélections olympiques américaines, en courant en 10.64 (avec l'aide du vent) en demi-finale avant de remporter la finale. Mais elle avait été privée de Jeux de Tokyo pour avoir fumé du cannabis.

Au rang des "MPM", figure celle de Michael Norman, vainqueur du 400 m en 43 sec 60. L'Américain, qui n'avait plus couru aussi vite depuis 2019, a réussi son deuxième meilleur chrono personnel, à quinze centièmes de sa 4e meilleure performance de tous les temps (43.45).

En l'absence de Rai Benjamin, le Brésilien Alison dos Santos, médaillé de bronze à Tokyo s'est imposé sur 400 m haies en 47 sec 23, améliorant d'un centième de seconde sa MPM réalisée à Doha il y a deux semaines.

L'Ethiopien Berihu Aregawi a lui aussi établi le meilleur chrono de la saison sur 5.000 mètres en 12 min 50 sec 05, Ryan Crouser, double champion olympique en titre et recordman du monde du lancer de poids, a lui réussi un jet référence à 23,02 m;

Chez les femmes, "MPM" aussi pour la Britannique Kelly Hodgkinson sur 800 m (1:57.72), la Kényane Faith Kipyegon sur 1.500 m (3:52.59) et la Kényane Norah Jeruto sur 3.000 m steeplechase (8:57.98).

Enfin, la Jamaïcaine Shelly-Ann Fraser-Price, octuple médaillée olympique, s'est elle imposée tranquillement sur 200 m (22.41), tout comme la Portoricaine Jasmine Camacho-Quinn, championne olympique en titre, sur 100 m haies (12.45).

nip/fbx

Ouest-France
Sarthe
Sports - Sarthe, jeudi 3 février 2022 11 mots, p. Sarthe_22

[Marie Dorin-Habert (35 ans), quadruple médaillée...]

L'Est Républicain
Edition de Besançon ; Edition de Montbéliard ; Edition de Lunéville ; Edition de Nancy ; Edition de Pont-à-Mousson ; Edition de Toul ; Edition de Meuse ; Edition de Vesoul ; Edition de Belfort
Sports, mardi 8 février 2022 755 mots, p. ETOU20,EBEL20,DOHD20,NAAB20,EVES20,BADU20,MONT20,PONT20,LUN20
Aussi paru dans
8 février 2022 - Le Bien Public Le Progrès (Lyon) Le Journal de Saône et Loire

JO 2022/biathlon

Le pari réussi d’Anaïs Chevalier-Bouchet

De Zhangjiakou (Chine), Valentin JACQUEMET

Vice-championne olympique de l’individuel, Anaïs Chevalier-Bouchet est déjà double médaillée à Pékin. Frustrée après le relais mixte 48 heures plus tôt, l’Iséroise de 29 ans a glané sa première breloque individuelle avec la manière. À sa manière.

Elle s’est empressée de tendre ses deux mains pour attraper la peluche de Bing Dwen Dwen, la mascotte de ces JO-2022, offerte sur le podium. Si samedi, Anaïs Chevalier-Bouchet avait la médaille bougon, frustrée d’être passée à côté de son relais malgré l’argent glané avec ses partenaires, l’Iséroise trimbale, cette fois, une banane remontant jusqu’aux oreilles.

Face à elle, le clan tricolore forme une mêlée. Tous trépignent d’impatience de la retrouver pour taper la pose sur la photo de famille. Frédéric Jean, l’entraîneur des Bleues depuis quatre ans, fait des bonds. Intenable. Quelques minutes plus tôt, il s’était même lancé dans un sprint à se claquer le mollet pour filer porter en triomphe sa protégée. L’euphorie est totale.

Retour au sommet après une pause maternité

Car même si retrouver la biathlète des Sept-Laux sur un podium avec cinq anneaux en toile de fond n’a rien de surprenant au vu de son talent, il arrive peut-être sur la course où on l’attendait la moins. « Je n’aime pas forcément ce format, mais la médaille, par contre, je vais la garder », sourit-elle. Car elle symbolise fatalement son pari réussi.

Il y a trois ans, elle décidait de mettre sa carrière entre parenthèses, pour donner naissance à Emi, sa première fille. « C’était le bon moment, retraçait-elle il y a quelques mois au moment de dresser la liste de ses envies. Je n’avais aucune certitude quant à ma capacité à revenir au plus haut niveau derrière, mais au fond de moi, j’avais ce désir de devenir mère. Et je savais que si ce projet voyait le jour, je serai au rendez-vous des Jeux olympiques. Les deux allaient de pair. J’ai besoin d’être épanouie pour réussir dans mon sport. » Parole tenue.

Lundi, la tête d’affiche du groupe féminin avait la hargne et l’œil qui frétille pour aller prendre la deuxième place derrière la revenante Denise Herrmann, qui, pour moins de dix secondes, lui grillait la politesse. « C’est clair que samedi, elle n’était pas contente de sa prestation mais elle a cette capacité à rebondir tout de suite, retrace Jean. C’est l’un de ses plus gros atouts. Le matin, j’aurais mis une pièce sur elle juste pour sa force de caractère. »

Encore des occasions à saisir

Et si ces deux podiums en quarante-huit heures ont ce même parfum d’argent, ils n’ont pas la même saveur. Déjà, parce que celui-ci n’appartient qu’à elle, mais surtout parce qu’elle ne doit rien aux autres. « Sur le relais, c’était tout ce que je n’aime pas faire, avoue-t-elle. J’étais stressée et j’ai fait n’importe quoi. Là, je vais vraiment pouvoir savourer. » À 28 ans, elle aurait même pu se parer d’or si, sur son dernier tir, une balle n’était pas venue se dérober à quelques millimètres de la palette. Mais sur la piste de Zhangjiakou, préservée pour une fois des bourrasques de vent, la désormais triple médaillée olympique (elle avait également remporté le bronze avec le relais dames à PyeongChang, ndlr) avait sorti le grand jeu. Une attitude posée mais engagée derrière son arme, et des cannes retrouvées lui permettaient d’offrir la 28e médaille olympique de son histoire au biathlon français.

Chevalier-Bouchet a encore quatre courses (sprint, poursuite, mass start et relais dames) pour compléter la collection. Emi pourrait bien se retrouver avec toute une nouvelle panoplie de jolis doudous pour s’endormir. L’avantage trop rare d’avoir une maman championne.

Après les dames, les messieurs ont également rendez-vous avec l’individuel (20 km), ce mardi. Les quatre français alignés au départ de la course - Quentin Fillon Maillet, Emilien Jacquelin, Simon Desthieux, Fabien Claude - peuvent tous prétendre à une breloque sur ce format exigeant. Même si ce n’est «pas la course qu’il préfère», Fillon Maillet, en leader de l’équipe de France et de la Coupe du monde, voudra aller chercher sa première médaille olympique à titre individuel. Comme Anaïs Chevalier-Bouchet... Rendez-vous à 9h30 sur la piste de Zhangjiakou.

Midi Libre
LUNEL
mardi 25 janvier 2022 233 mots

La basketteuse Diandra Tchatchouang en visite

Mercredi 19janvier, les enfants du centre de loisirs municipal Nelson-Mandela ont accueilli la basketteuse Diandra Tchatchouang, sportive engagée, internationale française et ailière du basket Lattes Montpellier Association. Ils ont pu converser avec la médaillée olympique, en lui posant des questions sur son parcours et les jeux auxquels elle a participé. Le sport restera toujours à l'honneur la semaine prochaine pour les jeunes du centre de loisirs à l'occasion de la semaine olympique et paralympique. Organisées par le Comité Paris 2024, les activités et rencontres battront leur plein. Labellisée"Terre de Jeux 2024", la commune se mobilise une nouvelle fois, en s'attachant à cultiver l'esprit olympique et à sensibiliser à ses valeurs. Ainsi au centre de loisirs Nelson-Mandela, cette semaine est conçue comme un événement convivial et citoyen pour parler du sport sous toutes ses formes, notamment à travers des rencontres inspirantes entre champions et élèves et aussi encourager la pratique sportive chez les jeunes. Mercredi 26janvier, Julien Taurines, judoka français handisport médaillé olympique reviendra sur sa trajectoire en racontant aux enfants comment il est devenu athlète et champion paralympique. Dans l'après-midi est prévue une initiation au basket-fauteuil avec les éducateurs du Montpellier Handibasket qui fourniront le matériel nécessaire à cette mise en situation. Cette dernière sensibilisera aux exigences des disciplines paralympiques et aux performances des athlètes. Correspondant Midi Libre:0627133148 La championne montre aux enfants sa médaille.

Le Télégramme (Bretagne)
mercredi 9 février 2022 458 mots, p. 8BRV-3

Brest

Environnement : Brest prend le relais de Glasgow

David Cormier









David Cormier

Glasgow, en Écosse, accueillait en novembre la Cop 26. Un navire, le Nature's Baton, est venu de là-bas pour transmettre, ce mardi à Brest, le bâton reliant les villes hôtes de sommets internationaux sur l'environnement.

« Glasgow est une ville amie de Brest depuis qu'elle l'a aidée à se reconstruire, après la Seconde Guerre mondiale ». François Cuillandre, maire de Brest, a ajouté que la capitale de l'Écosse a sa rue à côté de l'hôtel de ville, au moment de recevoir le bâton que se transmettent les cités hôtes de sommets mondiaux sur l'environnement. Glasgow a accueilli en novembre laCop 26, 26erencontre mondiale sur le climat, et Brest, actuellement, le premierOne Ocean Summit.

« Ce bâton relie l'environnement, le climat, l'océan, la biodiversité... », a expliqué Richard Brisius, président de l'Ocean Race, la course à la voile autour du monde en équipages et par étapes.

« C'est l'artiste Tania Kovacs qui a réalisé ce bâton à partir de bois collectés dans l'océan ». Lardé de brûlures et entouré de vagues, « il symbolise les soufFrances que nous infligeons à notre planète mais aussi l'espoir », a poursuivi le FidjienPeter Thomson, envoyé spécial des Nations unies pour les océans, à ses côtés.

Bientôt à Nairobi puis Lisbonne

La députée européenne et ancienne navigatriceCatherine Chabaudet l'envoyé du président Macron au One Ocean Summit,Olivier Poivre d'Arvor(qui a qualifié Brest de « capitale des océans »), ont participé à l'événement. Emmanuel Macron, vendredi, déposera un message dans le bâton, comme d'autres grandes personnalités.

L'équipe qui transporte, à la voile ou à vélo, ce fameux cylindre sur le Nature's Baton, reprendra ensuite son bâton de pèlerin pour aller à Nairobi (Kenya) à la fin du mois pour l'assemblée des Nations unies pour le climat, puis à Lisbonne (Portugal) le 1erjuillet pour la grandeconférence des Nations unies sur l'océan. C'est là que les messages seront... dévoilés. L'objet naviguera ensuite, à partir dejanvier prochain, sur le navire leader de l'Ocean Race, dont le prologue aura lieuà Lorient.

Des bouées dans l'Atlantique sud

OceanOps, qui a lancéen novembre, depuis le même quai, levoilier Iris, avecBlue Observer, était de la partie également. L'objectif est de déployer des flotteurs dans des zones dépourvues d'observations dans l'Atlantique sud. « C'est un appel aux marins qui naviguent pour la science, le plaisir, le sport, le business, de participer, à l'aide de bouées, d'instruments, à l'observation de l'océan », a souligné Mathieu Belbeoc'h, le directeur. « Rendez-vous dans dix ans pour voir ce que cela aura donné ». Même jour, même heure, mêmes pommes ?

Sud Ouest - Bordeaux Agglo
Sports, jeudi 10 février 2022 715 mots, p. 47
Aussi paru dans
9 février 2022 - AFP Infos Françaises
10 février 2022 - Charente libre Sud Ouest - Landes Sud Ouest - Béarn et Soule Sud Ouest - Lot-et-Garonne Sud Ouest - Libournais / Blayais Sud Ouest - Charente-Maritime / Charente Sud Ouest - Pays Basque Sud Ouest - Bassin d'Arcachon / Médoc Presse Océan Sud Ouest - Charente-Maritime Sud Ouest - Dordogne Sud Ouest - Sud-Gironde

Trespeuch prend l’argent et perpétue la tradition

Jeux Olympiques / Snowboardcross

Après le bronze à Sotchi en 2014 et l’immense déception de Pyeongchang, Chloé Trespeuch savoure ce nouveau podium olympique

Quatre ans après sa cinquième place aux Jeux olympiques de Pyeongchang (Corée du Sud), la plus grande déception de sa carrière, Chloé Trespeuch est allée reconquérir le podium avec la médaille d’argent à Pékin. «Je l’ai beaucoup plus attendue celle-là que celle de 2014», savoure celle qui avait seulement 19 ans quand elle a décroché le bronze à Sotchi. «J’étais trop jeune, j’ai des trous de mémoire, c’est arrivé trop vite […] Là, j’ai beaucoup plus travaillé donc c’est peut-être encore plus fort», a livré la rideuse française.

L’immense déception s’est abattue cette fois sur Julia Pereira de Sousa. Médaillée d’argent aux JO-2018, elle a vu son rêve de nouveau podium «fauché» en demi-finale par une chute causée par une adversaire alors qu’elle menait la course. «Je suis très déçue parce que je pense que je méritais d’aller en finale», a réagi la Française. «Aujourd’hui, je me suis battue et plus les runs passaient, mieux je ridais. Mais on est venu me faucher et ça s’est terminé comme ça, en une demi-seconde».

Avant le début de la compétition, trois noms revenaient avec insistance dans les pronostics pour l’or olympique: la Britannique Charlotte Bankes, dominatrice du début de saison et championne du monde en titre, l’Italienne Michela Moioli, tenante du titre, et Chloé Trespeuch, souvent placée mais jamais gagnante cet hiver. En finale, la Française, vêtue de la tenue blanche zébrée des Bleus du «snow» à Zhangjiakou et du dossard bleu, était la seule de ce trio de favorites à s’élancer sur la piste peu technique de Zhangjiakou, favorisant la glisse. Car les manches précédentes avaient écarté du podium olympique Bankes, dès les quarts de finale, et Moioli, surprise en demi-finale.

L’or, derrière lequel court Trespeuch depuis qu’elle est toute petite lui tendait les bras avec ses deux principales rivales éliminées. C’était sans compter sur l’inoxydable Américaine Lindsey Jacobellis, qui à 36 ans décroche enfin le graal, elle qui était déjà présente pour la première olympique de la discipline à Turin en 2006 et qui avait raté l’or par excès de confiance sur l’avant-dernière bosse pour terminer en argent.

Aucune déception pourtant chez la Savoyarde qui a jeté ses bras en l’air en passant la ligne en deuxième position. Son étreinte chargée d’émotion avec son entraîneur Kevin Strucl en disait long aussi sur son bonheur: «Voir la fierté dans ses yeux m’a vraiment émue, je suis contente pour moi évidemment mais pour lui aussi», a lâché Trespeuch, enfin double médaillée olympique quatre ans après la déception de 2018. «C’était très dur cette cinquième place à Pyeongchang mais ça m’a beaucoup servi, c’était le premier gros échec de ma carrière», a expliqué la Française après sa finale.

Cette médaille en argent est sa deuxième récompense olympique après le bronze qu’elle avait décroché un peu à la surprise générale en 2014 sur les pistes russes de Sotchi. Elle prend aussi sa revanche sur les JO-2018, où contrairement à Sotchi, elle était arrivée avec le statut de prétendante à l’or. «J’étais vraiment dans le doute avant la course, parce que je n’ai pas fait une qualification extraordinaire, a-t-elle réagi mercredi. Je savais que j’allais vite aux entraînements, mais forcément le sport de haut niveau, c’est beaucoup de doutes.»

Le snowboardcross français est décidément une valeur sûre des sports d’hiver tricolores, puisque Trespeuch permet à la France de monter sur le huitième des neuf podiums en jeu depuis l’entrée de la discipline en 2006 à Turin, avec notamment Pierre Vaultier, double champion olympique (2014 et 2018). De quoi mettre en confiance pour la suite de la quinzaine olympique à Zhangjiakou, puisque le snowpark accueillera jeudi la compétition masculine avec un chance de podium pour Merlin Surget, Loan Bozzolo ou Léo Le Blé. Samedi, le premier titre olympique par équipe mixte sera décerné, avec là aussi une équipe de France prétendante à la médaille.

Ouest-France
Les Sables d'Olonne ; Challans, Saint-Gilles-Croix-de-Vie
Les Sables - Les Achards - Talmont-Saint-Hilaire, samedi 29 janvier 2022 18 mots, p. Les Sables d'Olonne_11

[De par son nouveau statut de médaillée...]

Ouest-France
Les Sables d'Olonne ; Fontenay, Luçon ; Challans, Saint-Gilles-Croix-de-Vie ; La Roche-sur-Yon ; Challans, Saint-Gilles-Croix-de-Vie
Les Sables - Les Achards - Talmont-Saint-Hilaire, samedi 29 janvier 2022 293 mots, p. Les Sables d'Olonne_11

Un cours de sport olympique au lycée Tabarly

A. H.

Reportage

«  J’aurai des courbatures c’est sûr !  », plaisante un lycéen essoufflé par sa matinée. Aloïse Retornaz, médaillée olympique en voile sur un bateau 4.70, est venue donner un cours de sport, vendredi, à une vingtaine d’élèves en bac professionnel maintenance nautique au lycée Tabarly.

La sportive leur a fait part de sa routine matinale pour garder la forme. «  Je commence généralement avec un peu de yoga puis un réveil articulaire et quelques étirements. Ça permet de gérer le stress.  »

Une intervention «  bénéfique  »

Tous, enseignants compris, s’exécutent. Ensemble, ils multiplient les exercices en se corrigeant sur les conseils d’Aloïse. «  Faites bien attention à votre dos  », répète la navigatrice. Le groupe enchaîne ensuite avec une série de corde à sauter, de gainage, de pompes en s’aidant parfois des ballons ou des poids. «  Pas facile avec les masques  », ajoute un autre élève.

Cette séance particulière s’est faite grâce à la Semaine olympique dont le lycée Tabarly est participant. «  Le sport et la santé sont une problématique importante ici  », explique le proviseur Bertrand Tallon. «  On sait que si on veut avancer dans cette démarche il faut aussi pouvoir apporter des interventions extérieures. Alors, quand l’importance du sport est partagée par les sportifs comme Aloïse, c’est bénéfique.  »

En plus du cours de sport, la médaillée de bronze a aussi visité les installations et proposé un échange sur son parcours. «  L’échauffement a un peu débridé tout le monde. On a beaucoup parlé d’esprit d’équipe, on sent que ça touche les lycéens. C’était super.  » Chacun est reparti avec un carton dédicacé par la sportive.

Cet article est paru dans Ouest-France

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche et Beaujolais ; Edition de Tarare – L’Arbresle – Monts du Lyonnais ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, jeudi 10 février 2022 471 mots, p. TAML25,LYOE25,VILL25,LYON25,OGML25,VALS25

Snowboard/JO de PEKIN

Chloé Trespeuch, une médaillée olympique aux attaches lyonnaises

Marion SAIVE

En argent aux JO de Pékin, la snowboardeuse de 27 ans, originaire de Savoie, a trouvé en région lyonnaise une terre d’accueil idéale pour mener sa vie professionnelle et sportive.

Installée depuis cinq ans dans les Monts d’Or, la vice-championne olympique de snowboard cross aux JO de Pékin a trouvé en région lyonnaise le parfait compromis pour s’épanouir aussi bien sportivement que professionnellement.

Proche du siège rhodanien de la SNCF, où elle occupe un poste de chargée de communication interne au service voyageurs TGV Rhône-Alpes, la native de Bourg-Saint-Maurice a rejoint le dispositif mis en place par la société ferroviaire française pour les athlètes de haut niveau en 2017.

Une source de revenus et un sponsor de taille pour la Tricolore, détachée toute la saison d’hiver par la SNCF afin de prendre part aux compétitions internationales.

À 2h30 de route de la station de ski de Val Thorens, où elle a grandi, la Lyonnaise d’adoption retourne régulièrement se ressourcer dans les montagnes de la Vallée de la Tarentaise. Avec son compagnon Ioan, joueur de rugby à l’AS Mâcon (Fédérale 1), et Gipsy, son chien berger islandais qu’elle n’hésite pas à caler dans son sac à dos pour une session rando en raquettes.

Un semi à Run in Lyon pour travailler le mental

Entre deux compétitions, l’athlète de 27 ans enchaîne les séances de travail physique pour se maintenir en forme. Profitant du terrain de jeu naturel qu’offre la région rhônalpine pour ajouter du « piquant » à sa préparation, entre sessions d’alpinisme, trails ou course à pied. Comme le semi-marathon de Run in Lyon, qu’elle avait intégré à sa prépa l’automne dernier, en vue des JO d’hiver de Pékin (elle s’était classée 75e en 1h43’46’’ pour sa première expérience sur la distance). Un exercice bien loin de son sport de prédilection, sur lequel cette amoureuse du grand air avait misé pour se renforcer mentalement après sa grosse déception aux JO de Pyeongchang en 2018 (elle avait chuté en finale et terminé 5e). « Quand ce sera dur en snowboard, je me dirai que j’ai réussi à me dépasser sur un truc qui n’est pas du tout ma spécialité. Je dois être capable de le refaire en snowboard », nous avait-elle confiés à l’arrivée de son semi, en octobre dernier. Mercredi, sur la piste chinoise de Secret Garden, la Lyonnaise a définitivement effacé ce mauvais souvenir en remportant sa 2e médaille olympique. Cette fois en argent, après le bronze de Sotchi en 2014.

L'Est Républicain
Edition de Pont-à-Mousson ; Edition de Toul
Pont-à-mousson, jeudi 13 janvier 2022 155 mots, p. PONT30,ETOU30

Pont-à-Mousson​

Savez-vous où faillit être bâtie la piscine ?

La piscine de la communauté de communes du Bassin de Pont-à-Mousson a failli s’installer sur un autre terrain de la commune. Initialement, la structure devait être construite côté rive gauche, sur l’île d’Esch. La piscine fut finalement implantée sur l’emplacement que l’on connaît aujourd’hui, au bord de la Moselle, dans le chemin des Foins, à proximité des établissements scolaires Marquette et Hanzelet.

La réalisation fut confiée aux architectes Kruger et Martin du Gard. La piscine, qui comporte un grand bassin de 25 m sur 5 m et un bassin d’apprentissage de 10 m sur 15 m, fut inaugurée le 6 juillet 1969 en présence d’une championne de la natation française. C’est Christine Caron, dite « Kiki Caron », médaillée olympique, qui fit le déplacement jusqu’à Pont-à-Mousson pour l’événement.

Le Figaro (site web)
mardi 9 février 2021 - 13:19 UTC +01:00 471 mots

Culture

Aussi paru dans
8 février 2021 - AFP Infos Françaises
9 février 2021 - La Liberté (Suisse) (site web réf.)

En Grèce, le mouvement #MeToo secoue le milieu artistique

Le Figaro avec AFP

Les accusations de l'athlète Sofia Bekatorou, victime d'abus sexuels, ont encouragé d'autres jeunes femmes à prendre la parole. Les sanctions tombent dans le milieu du cinéma et du théâtre.

Trois vedettes du théâtre et de la télévision grecques ont récemment perdu leurs emplois à la suite d'accusations d'abus sexuels et de harcèlement qui se multiplient dans le pays, dans le cadre de la vague mondiale #MeToo. Giorgos Kimoulis, considéré comme l'un des meilleurs acteurs du pays, a ainsi été déprogrammé du festival d'Athènes et d'Epidaure cette année, a indiqué lundi l'organisation du plus important festival artistique du pays après une vague d'accusations de la part d'actrices. Le festival a déclaré que « des collègues de M. Kimoulis s'étaient plaintes d'avoir été victimes d'insultes ».

» LIRE AUSSI - En Turquie, le mouvement #MeToo secoue le monde littéraire

Lundi également, la télévision d'Etat ERT a déclaré qu'elle avait licencié un acteur, sans le nommer. Mais les médias grecs l'ont identifié comme l'un des meilleurs comédiens du pays, Petros Filippidis. La chaîne Mega TV a fait état la semaine dernière d'une lettre envoyée par trois actrices à la Guilde des acteurs accusant Petros Filippidis de comportement obscène. L'acteur a été brièvement hospitalisé la semaine dernière, après avoir publié une déclaration par l'intermédiaire de son avocat appelant les médias à s'abstenir de mentionner son nom dans cette histoire. « Vous me connaissez depuis 35 ans, indique le communiqué. S'il vous plaît respectez ma femme et mon enfant, la vérité ne sortira pas d'un procès mené par la télévision.» Par ailleurs le directeur artistique du Théâtre national Dimitris Lignadis a démissionné dimanche de son poste, citant un « climat toxique de rumeurs, d'insinuations et de fuites».

Faits vieux de plusieurs décennies

Les trois hommes nient ces accusations. Peu de plaintes peuvent faire l'objet de poursuites, puisque les accusations font référence à des faits vieux de plusieurs décennies, donc certainement prescrits. La Guilde des acteurs grecs a indiqué avoir reçu plus d'un millier de plaintes de victimes présumées au cours des derniers jours.

Plus de trois ans après la naissance du mouvement #MeToo aux États-Unis, la loi du silence a été brisée en Grèce par l'athlète Sofia Bekatorou, deux fois médaillée olympique de voile. Elle a déclaré en décembre que lorsqu'elle avait 21 ans elle avait été victime de « harcèlement et d'abus sexuels» de la part d'un membre de la fédération de voile dans sa chambre d'hôtel. Son témoignage a encouragé d'autres athlètes féminines, étudiantes, journalistes et actrices à prendre la parole.

La semaine dernière, le parti de gauche MeRA25 a suspendu l'adhésion dans ses rangs de l'un des compositeurs les plus connus de Grèce après qu'une chanteuse l'eut accusé d'avoir essayé d'avoir des relations sexuelles avec elle quand elle avait 14 ans.

Voir aussi :

œ

Sport 24 (site web)
mardi 23 mars 2021 - 16:12 UTC +01:00 303 mots

Basket ; Fil Info

Aussi paru dans
23 mars 2021 - AFP Infos Françaises Le Figaro (site web)

Un membre de la fédération grecque visé par une enquête pour tentative de viol

avec AFP, La rédaction

Le vice-ministre grec des Sports a demandé mardi aux autorités judiciaires d'enquêter sur une accusation de tentative de viol et de harcèlement sexuel portée par une employée contre un membre haut pla...

Le vice-ministre grec des Sports a demandé mardi aux autorités judiciaires d'enquêter sur une accusation de tentative de viol et de harcèlement sexuel portée par une employée contre un membre haut placé de la Fédération grecque de basket-ball (EOK). Formulée par Lefteris Avgenakis, la demande a été transmise au procureur du tribunal de première instance d'Athènes et concerne «une tentative de viol en 2014, un harcèlement sexuel continu, des menaces de représailles et un abus de pouvoir sur la personne impliquée.»

Un communiqué de la fédération a déclaré que ces accusations «soulèvent des questions et des soupçons. Les institutions compétentes au sein de la fédération traiteront directement de cette question. Personne n'est au-dessus de la justice et de la vérité.» «Le basket-ball grec n'a pas peur, n'est pas intimidé et n'est pas soumis au chantage de qui que ce soit ou de quoi que ce soit», a ajouté l'EOK.

Ces derniers mois, la Grèce a été secouée par une vague d'allégations d'abus sexuels dans les domaines des arts, du sport et de l’éducation. Plus de trois ans après l'apparition du mouvement #MeToo aux États-Unis, la loi du silence a été brisée en Grèce en décembre par la double médaillée olympique en voile, Sofia Bekatorou. Cette dernière a déclaré qu'à l'âge de 21 ans elle avait été victime de «harcèlement et d'abus sexuels» de la part d'un membre senior de la fédération dans sa chambre d'hôtel, peu après les sélections pour les Jeux olympiques de Sydney en 2000.

Voir aussi :

Le Monde (site web)
international, mardi 19 janvier 2021 - 14:00 UTC +0100 901 mots
Aussi paru dans
20 janvier 2021 - Le Monde

« Quoi que je lui dise, il ne s’arrêtait pas… » : la Grèce voit poindre à son tour un mouvement #metoo

Marina Rafenberg

Les révélations de la championne de voile Sofia Bekatorou, une ex-médaillée olympique victime d’agressions sexuelles, brisent un tabou.

Les révélations de Sofia Bekatorou, l’une des championnes grecques les plus célèbres, médaillée en voile à plusieurs reprises aux Jeux olympiques (2004, 2008) et aux championnats du monde (quatre médailles d’or), ont fait l’effet d’une bombe. Sur les réseaux sociaux, le mot-dièse #avecsofia a suscité les témoignages de nombreuses femmes victimes d’agressions sexuelles, dans un pays qui était jusqu’ici resté à l’écart du mouvement #metoo et où ces questions demeurent taboues.

En 1998, Sofia Bekatorou, alors âgée de 21 ans, se prépare à des tests pour participer aux Jeux olympiques de Sydney, deux ans plus tard, en voile. Un haut responsable de la fédération grecque lui demande de la rejoindre dans sa chambre d’hôtel. Hésitante de prime abord, la sportive finit par accepter. L’homme lui avait assuré qu’« il ne [s’agissait] que de discuter ». « Il savait comment me calmer et faire tomber toutes mes défenses », se remémore Sofia Bekatorou, lors d’un événement nommé « Brise le silence », organisé jeudi 14 janvier par le ministère grec des sports. « Je lui ai dit non, je l’ai répété, (…) mais quoi que je lui dise, il ne s’arrêtait pas. (…) A l’époque, nous n’avions aucun soutien de la part d’un psychologue du sport et je ne voulais pas en parler à mes parents, car ils m’auraient interdit de continuer à faire de la voile », a-t-elle ajouté lors de la téléconférence.

La Fédération grecque de voile, qui a d’abord qualifié l’affaire d’« incident » et encouragé l’athlète à « fournir des détails », a ensuite demandé la démission de son vice-président, Aristeidis Adamopoulos, en écho à ces révélations. Ce dernier a, de surcroît, quitté ses fonctions au sein du parti au pouvoir, Nouvelle Démocratie. Cependant l’attitude de la fédération a profondément choqué. Plusieurs de ses membres ont démissionné en signe de protestation. La fondation de l’armateur Stavros Niarchos, qui finance en Grèce de multiples ONG ainsi que des activités sportives et culturelles, a stoppé net sa collaboration.

Dans la foulée, plusieurs autres sportives ont rompu le silence. La joueuse de water-polo Mania Bikof a ainsi déclaré qu’elle avait été contrainte par un médecin de son équipe d’exposer sa poitrine lors de l’examen d’une blessure à l’épaule. L’ancienne nageuse Rabea Iatridou a dit avoir été victime d’attouchements par un autre docteur. Quant à l’athlète Marina Psichogiou, elle a affirmé avoir été agressée par un membre de la Fédération de voile en 1993, alors qu’elle n’avait que 20 ans. Lundi 18 janvier, le recteur de l’université de philosophie de Thessalonique (deuxième ville du pays) a demandé à la procureure de la ville d’enquêter sur les agressions sexuelles présumées de plusieurs anciennes étudiantes par un professeur aujourd’hui à la retraite.

« Problème global d’abus de pouvoir »

Toute la classe politique s’est emparée de l’affaire. « Il est temps de mettre fin à la violence exercée par ceux qui ont le pouvoir contre ceux qui sont en position de faiblesse », a dénoncé sur Facebook le premier ministre (conservateur) grec, Kyriakos Mitsotakis, tout en félicitant Sofia Bekatorou d’avoir brisé l’omerta. La présidente de la République, Ekaterini Sakellaropoulou, qui s’est entretenue avec l’athlète lundi, a également réagi : « Sur son visage, j’ai vu toutes ces femmes qui ont été blessées à vie par la cruauté de l’agression sexuelle. (…) Il est temps de mettre fin à la culpabilité des victimes et à l’impunité des auteurs, de construire un système de valeurs dans lequel les femmes ne seront pas traitées comme des proies potentielles. »

En Grèce, les faits d’agressions sexuelles sont prescrits au bout de quinze ans

Sofia Bekatorou s’est réjouie de l’élan qu’elle a provoqué : « Mon expérience personnelle n’est pas un cas isolé. Elle fait partie d’un problème global d’abus de pouvoir, notamment au sein de l’administration actuelle de la Fédération de voile. » Interrogé en 2019 au Parlement sur la nécessité de changer une loi sur les fédérations sportives, Nikos Kaklamanakis, deux fois médaillé olympique de planche à voile, en 1996 et en 2004, avait déjà fait des révélations chocs, assurant que la Fédération de voile « [fonctionnait] comme un Etat dans l’Etat », détournait de l’argent public et l’avait menacé à plusieurs reprises pour qu’il ne parle pas.

Un dossier de 130 pages est actuellement examiné par la justice grecque. Le projet de loi, finalement voté fin 2020, prévoit notamment de modifier les modalités d’élection des responsables à la tête des fédérations sportives. Comme l’expliquait, lors de son allocution, Nikos Kaklamanakis, les mêmes membres siègent à la Fédération de voile depuis trente ans.

Mercredi 20 janvier, Sofia Bekatorou doit être entendue par la procureure d’Athènes. Si les faits d’agressions sexuelles sont prescrits au bout de quinze ans en Grèce, une enquête sera tout de même ouverte pour vérifier que d’autres athlètes n’ont pas été victimes plus récemment du vice-président de la Fédération de voile.

Cet article est paru dans Le Monde (site web)

Sport 24 (site web)
mercredi 17 février 2021 - 10:43 UTC +01:00 236 mots

Jeux olympiques ; Tokyo 2020 ; Fil info

Aussi paru dans
17 février 2021 - AFP Infos Françaises Le Figaro (site web)

La ministre japonaise des JO remplacerait le président de Tokyo-2020

Rédaction Sport24.com

La ministre japonaise des Jeux olympiques et paralympiques, Seiko Hashimoto, apparaît comme la favorite pour remplacer le président du comité d'organisation de Tokyo-2020, Yoshiro Mori, qui a démissio...

La ministre japonaise des Jeux olympiques et paralympiques, Seiko Hashimoto, apparaît comme la favorite pour remplacer le président du comité d'organisation de Tokyo-2020, Yoshiro Mori, qui a démissionné la semaine dernière après des remarques sexistes, ont annoncé plusieurs médias mercredi. Le comité chargé de désigner un successeur s'est réuni mercredi pour la deuxième fois «pendant environ deux heures» et se serait mis d'accord sur le nom de Mme Hashimoto, 56 ans, une ancienne sportive médaillée olympique, selon la chaîne de télévision publique NHK.

Cette instance se préparerait maintenant à demander à Mme Hashimoto d'accepter le poste, alors que, selon certains médias, elle était réticente à prendre la présidence du comité d'organisation de Tokyo-2020 à cinq mois seulement de l'ouverture prévue des Jeux, reportés l'an dernier en raison de la pandémie. Les instances ont refusé de commenter les informations sur une éventuelle nomination, mais a déclaré qu'une troisième réunion du comité de sélection se tiendrait jeudi. Le président sortant, Yoshiro Mori, a été contraint d'annoncer sa démission vendredi après le scandale provoqué par ses propos selon lesquels les femmes parlaient trop lors des réunions, ce qui était selon lui «embêtant». 

Voir aussi :

Le Progrès (Lyon)
Edition de Villefranche et Beaujolais ; Edition de Tarare – L’Arbresle – Monts du Lyonnais ; Edition d'Oullins – Givors – Monts du Lyonnais ; Edition Ouest Lyonnais et Val de Saône ; Edition Est Lyonnais ; Edition de Lyon - Villeurbanne - Caluire
Sports | lyon et région, jeudi 6 janvier 2022 556 mots, p. LYOE23,VALS23,OGML23,LYON23,VILL23,TAML23

Snowboard

Chloé Trespeuch, tout schuss jusqu’à Pékin

Marion SAIVE

La snowboardeuse lyonnaise, médaillée de bronze à Sotchi en 2014, compte sur les trois dernières étapes de Coupe du monde avant les JO de Pékin pour peaufiner les derniers réglages. À commencer par les deux manches programmées ce week-end en Russie.

« La prochaine fois que je serai de retour chez moi, je serai médaillée olympique ou ce sera la soupe à la grimace. Dans tous les cas, un truc aura changé dans ma vie », plaisante Chloé Trespeuch, arrivée ce lundi en Sibérie avec le reste de l’équipe de France avant la Coupe du monde de Krasnoïarsk.

Forcée de respecter une bulle sanitaire jusqu’aux Jeux de Pékin (4 au 20 février) en raison de la très forte propagation du variant Omicron, la snowboardeuse lyonnaise de 27 ans ne sera autorisée à retrouver les siens que post-JO.

Avant de s’envoler pour la Chine, le 5 février, la native de Bourg-Saint-Maurice profitera de trois dernières manches de Coupe du monde (ces 8 et 9 janvier en Russie avec les deux dernières courses qualificatives pour les Jeux, et le 29 janvier à Cortina d’Ampezzo en Italie) pour effectuer ses derniers réglages.

Éviter le virus à tout prix

« C’est important de rester concentrée et de réaliser de bons résultats ce week-end. Même si au vu de mes performances, ma qualif’ semble assurée, c’est toujours bien de prouver qu’on mérite d’y être », rapporte Chloé, montée sur la boîte à deux reprises (3e en individuelle et en équipe à Montafon en Autriche), et deux fois 5e en individuelle (à Secret Gardens en Chine et à Cervinia en Italie), depuis le début de saison. Autour du 15 janvier, la Française devrait officiellement savoir si les coachs tricolores la retiennent parmi les quatre filles (sur 6 éligibles) sélectionnées pour les JO.

Revigorée après la période de fêtes, où elle a pu se relâcher en profitant de sa famille et de ses amis à Val Thorens, tout en poursuivant sa préparation (ski de rando, snow), la médaillée de bronze de Sotchi se sent bien physiquement et mentalement. « À Noël, j’ai pu bosser l’endurance et travailler ma réactivité qui me fait parfois défaut. Mon copain m’a bien aidée », relate Chloé, dont le conjoint rugbyman évolue depuis deux ans à l’AS Mâcon (Fédérale 1).

D’ici Pékin, sa priorité numéro 1 reste donc « d’éviter le virus qui est partout ». « C’est une pression supplémentaire dans une année olympique. Cela demande quelques sacrifices, mais les Jeux, c’est une fois tous les quatre ans. Il y a tellement d’enjeux… Je reste en contact avec mes proches par visio, ils m’accompagnent dans mon projet. Être coupée de tout, ça me permet de rester focus sur mes performances, et ça me laisse du temps pour travailler mes cours », positive l’employée à la SNCF, qui s’est replongée dans les études il y a deux ans (elle suit des cours à distance et est actuellement en 2e année de licence à Sciences Po Paris).

Ouest-France
Sarthe
Sarthe, vendredi 21 janvier 2022 467 mots, p. Sarthe_8

Le premier biathlon du Grand Ouest à Mansigné

Arthur MASSOT.

Du 8 au 10 avril, plus de 500 concurrents s’affronteront à Mansigné en course à pied et en tir, pour le premier biathlon jamais organisé dans le Grand Ouest. Ouest-France en est partenaire.

En l’espace de trois jours (du 8 au 10 avril), Mansigné va accueillir sur sa base de loisirs 500 concurrents, des milliers de spectateurs et une quadruple médaillée olympique, Marie Dorin-Habert. De quoi bousculer le quotidien de la commune de 1 500 âmes  «  et augmenter l’attractivité du territoire  » , selon son maire, François Boussard.

L’événement – dont Ouest-Franceest partenaire – est d’autant plus exceptionnel qu’il constitue le premier biathlon jamais organisé dans le Grand Ouest.  «  À l’origine, nous pensions que ce serait un événement départemental. Mais lorsque nous avons ouvert les inscriptions, nous nous sommes rendu compte que certains viendraient de plus loin, même de Charente-Maritime ou de Gironde !  » présente Pascal Habert, organisateur avec l’association Even Mansigné.

Répartis dans sept séries de vingt équipes de quatre biathlètes, les concurrents effectueront deux tours de 400 m en course à pied, entrecoupés d’une séance de cinq tirs à la carabine. Ils réaliseront chacun deux épreuves, une mass-start (départ groupé) et une poursuite. Les trois premiers de chaque catégorie se retrouveront en finale le dimanche après-midi.

Pas de skis ni de neige, donc, mais bien une carabine proche de celle des professionnels. Face aux craintes sécuritaires, l’usage de l’arme sera encadré. Une association grenobloise (Alpinium Events) formera les participants un quart d’heure et la carabine restera sur le pas de tir.

 «  S’il subsiste un esprit compétitif, la priorité reste la promotion du biathlon pour le grand public. Nous ne voulons pas que ce soit réservé aux grands sportifs  », rassure Pascal Habert. En parallèle des courses formelles, un défi ludique sera proposé tout au long du week-end. Chacun pourra se tester sur une salve de tirs et une portion de course à pied. Et tous les participants se verront remettre un lot.

Clou du spectacle, Marie Dorin-Habert (un des plus grands palmarès du biathlon français) et son mari Loïs Habert (plus de 100 départs en Coupe du monde) seront présents, en tant que marraine et parrain.  «  Ils ne sont pas conscients de l’aura qu’ils ont dans la région  », considère l’organisateur, oncle de Loïs. Ils seront d’ailleurs honorés le vendredi, lors d’une soirée dédiée à la projection de documentaires sur le biathlon, suivie d’un débat participatif et d’une séance de dédicace. Mais ne participeront pas aux courses… pour ne pas fausser la compétition.

Inscriptions ouvertes sur biathlon-mansigne.com aux plus de 8 ans. Tarif: 60 € par équipe de quatre personnes.

Sud Ouest - Bordeaux Agglo
La région, lundi 21 février 2022 391 mots, p. 8
Aussi paru dans
19 février 2022 - Sud Ouest (site web)
21 février 2022 - Sud Ouest - Sud-Gironde Sud Ouest - Lot-et-Garonne Sud Ouest - Landes Sud Ouest - Béarn et Soule Sud Ouest - Libournais / Blayais Sud Ouest - Bassin d'Arcachon / Médoc Sud Ouest - Dordogne Sud Ouest - Charente-Maritime / Charente Sud Ouest - Pays Basque Sud Ouest - Charente-Maritime

Une nouvelle piste de ski dans la station de Saint-Lary

Dans les Hautes-Pyrénées, cette piste portera le nom de François Vignole, entraîneur emblématique d’Isabelle Mir et grand résistant

La création d’une nouvelle piste de ski dans une station de sports d’hiver n’est jamais le fruit du hasard. À Saint-Lary (Hautes-Pyrénées), la future implantation d’un télésiège six places débrayable qui relierale bas du secteur d’Espiaube au sommet du Pla d’Adet nécessitait une liaison parallèle à la piste de l’Escalette, pour un retour station diversifié et fluidifié. Comme l’a fait remarquer le maire André Mir lors des travaux, c’est à cet endroit que s’entraînait la championne Isabelle Mir sous la houlette de son entraîneur François Vignole.

Cet ancien champion de ski international entre 1929 et 1944 a marqué l’histoire locale de la vallée d’Aure. Dans son discours inaugural, la double médaillée olympique n’a pas manqué de mettre en avant les qualités de visionnaire de cet homme qui skiait avec élégance et légèreté. «Avec lui, c’était finalement très simple. Il fallait aller le plus vite et le plus droit possible. Ce qui, pour nous, se terminait parfois par des chutes mémorables», conclut, en riant, la championne pyrénéenne.

Téméraire sur les skis et doté de capacités physiques peu communes, l’homme a fait également preuve de courage dans son parcours de résistant. Membre du réseau Gaston Hèches sous le pseudonyme de Isard et adoubé par les services de renseignements britanniques, il a fait traverser les Pyrénées à de nombreux aviateurs anglais et américains. Pour saluer l’illustre entraîneur, les élus de la station avaient convié Agnès Latapie, sa petite fille, à l’inauguration de la stèle commémorative.

«C’esttout naturellement que le nom de François Vignole s’est imposé lorsqu’il fallut baptiser cette piste», explique Akim Boufaïd, le directeur de la station. En surplomb de la partie haute du Pla d’Adet, la piste s’étend sur 2,5 kilomètres pour un dénivelé de 500mètres. Elle est accessible via les télésièges des Bouleaux ou de Soum de Matte. Elle est pour l’instant classée rouge, donc moyennement difficile, mais devrait virer au bleu avec de prochains travaux visant à adoucir son tracé.

L'Indépendant
CATALAN_IN
samedi 15 janvier 2022 95 mots

Cécile Hernandez en argent La snowboardeuse Catalane des Angles s'est hissée sur la deuxième marche du podium de l'épreuve de dual banked slalom, ce vendredi à l'occasion des championnats du monde de sports d'hiver handisport organisés à Lillehammer (Norvège). Cécile Hernandez a trouvé plus forte en finale, avec l'Américaine Brenna Huckaby. Son avantage de 46 centièmes avant la deuxième manche n'a pas été suffisant. L'équipe de France a raflé cinq médailles sur la journée de ce vendredi. Rappelons que Cécile Hernandez est triple médaillée olympique et trois fois championne du monde de parasnowboard. B.O.

Le Figaro (site web)
mardi 27 avril 2021 - 01:41 UTC +02:00 499 mots

Actualité ; International

Aussi paru dans
26 avril 2021 - AFP Infos Françaises AFP Infos Mondiales Challenges (site web)
27 avril 2021 - AFP doc AFP - Journal Internet AFP (français) La Croix (site web)

Le gouverneur de Californie sous la menace d'un référendum

Le Figaro avec AFP

Une pétition a atteint lundi le nombre de signatures nécessaires pour organiser un vote sous 30 jours visant à remplacer le démocrate Gavin Newsom.

Le nombre de signatures nécessaires pour organiser un référendum sur la révocation du gouverneur de Californie, le démocrate Gavin Newsom, a été atteint, ont annoncé lundi 26 avril les autorités locales. Comme vingt autres États américains, la Californie autorise des électeurs à organiser un «scrutin de rappel» pour remplacer leur gouverneur. Pour cela, il leur faut réunir les signatures d'au moins 12% des votants de la précédente élection, soit en l'occurrence près de 1,5 million de voix.

» LIRE AUSSI - Gavin Newsom, l'anti-Trump en Californie

Un précédent reste dans toutes les mémoires : c'est grâce à un référendum similaire que l'acteur Arnold Schwarzenegger avait été élu en 2003 à la tête de l'État le plus peuplé des Etats-Unis pour le compte du Parti républicain.

Selon le dernier bilan publié par les autorités électorales californiennes, la pétition a recueilli plus de 1,62 million de signatures valides. Soutenue par le Parti républicain et des partisans de l'ancien président Donald Trump, l'initiative avait été lancée l'an dernier, alimentée par le mécontentement d'une partie de la population concernant la gestion de la pandémie de coronavirus et les mesures de confinement décrétées par Gavin Newsom, notamment la fermeture des petites entreprises.

» LIRE AUSSI - Californie: le gouverneur «inquiet» d'un référendum visant à le révoquer

Les électeurs ont désormais trente jours ouvrés pour demander le retrait de leur nom de cette procédure de révocation. Si, à l'issue de cette période, le nombre de signatures requis est toujours réuni - ce qui est probable -, la Californie devra organiser un référendum pour demander aux électeurs de l'État s'ils veulent remplacer Gavin Newsom et si oui, par qui. De nombreux candidats ont déjà manifesté leur intérêt, parmi lesquels Caitlyn Jenner, icône transgenre et membre du clan Kardashian. La vedette de téléréalité, également médaillée olympique aux JO de 1976, a annoncé la semaine dernière avoir effectué les premières démarches en ce sens.

Considérée comme une républicaine de longue date, Caitlyn Jenner s'abstient toutefois de mentionner à ce stade une quelconque affiliation politique. Elle avait soutenu Donald Trump lors de l'élection présidentielle de 2016 mais avait dit regretter sa décision deux ans plus tard, estimant que la communauté transgenre était «continuellement attaquée» par le président conservateur.

» LIRE AUSSI - La Californie prête à interdire l'extraction de gaz de schiste

Sondages et experts estiment que Gavin Newsom, 53 ans, devrait être en mesure de conserver son poste, les électeurs californiens ayant majoritairement voté pour le camp démocrate lors des dernières élections. Élus au suffrage universel, les gouverneurs sont les chefs de l'exécutif dans les États américains. Ils disposent d'importants pouvoirs budgétaires, ainsi que sur les législations locales.

À VOIR AUSSI - Les autorités sanitaires américaines autorisent la reprise des injections avec le vaccin Janssen contre le Covid-19

Ouest-France
Les Sables d'Olonne ; Fontenay, Luçon ; La Roche-sur-Yon ; Challans, Saint-Gilles-Croix-de-Vie
Les Sables-d’Olonne, mardi 1 février 2022 41 mots, p. Les Sables d'Olonne_9

Aloïse Retornaz, médaillée olympique en voile

«  Je sais qu’au lycée je voulais être géologue. Finalement, j’ai poursuivi mes études en tant qu’ingénieur. La voile, c’est venu naturellement.  »

CHARENTE LIBRE
Sports, lundi 17 janvier 2022 - 04:00 348 mots, p. 29
Aussi paru dans
17 janvier 2022 - Midi Libre

Biathlon

Fillon-Maillet fait de nouveau coup double

Le Français Quentin Fillon-Maillet a accentué son avance en tête du classement général de la Coupe du monde de biathlon en remportant dimanche la poursuite de Ruhpolding (Allemagne). Il a signé son 5e succès de la saison et le 11e de sa carrière en devançant de 8,8 secondes le Russe Alexander Loginov et de 13,1 secondes le Bélarusse Anton Smolski.

Le Français (29 ans) creuse ainsi l’écart dans la course au gros globe de cristal puisqu’il possède désormais 97 points d’avance sur le Suédois Sebastian Samuelsson, qui a fini 7e.

Fillon-Maillet, vainqueur du sprint jeudi, a été à la bagarre jusqu’à à la mi-course avec l’Allemand Benedikt Doll avant de le faire craquer lors du premier passage au tir debout et de s’envoler seul vers la victoire. Le Jurassien a bouclé l’épreuve sur un score de 18/20 à la carabine.

Simon Desthieux s’est également distingué côté français en prenant la 4e place.

Chez les femmes, la Norvégienne Marte Olsbu Roeiseland a conforté sa première place au classement général de la Coupe du monde en remportant la poursuite de Ruhpolding (Allemagne), Anaïs Bescond échouant au pied du podium (4e).

Roeiseland (31 ans), auteure d’un 20/20 au tir, a effectué une véritable démonstration et a devancé la Suédoise Oeberg, sa dauphine dans la course au gros globe, et sa soeur Hanna Oeberg. Avec son 6e succès de la saison, elle est très bien partie pour s’adjuger une première Coupe du monde et sera la grande favorite des Jeux Olympiques de Pékin (4-20 février).

Côté français, Anaïs Bescond a été longtemps aux avant-postes pour tenter d’arracher son 3e podium de l’hiver mais une erreur à son dernier tir debout lui a coûté cher. La triple médaillée olympique et doyenne des Bleues (34 ans) confirme cependant sa belle forme actuelle en décrochant la 4e position. Julia Simon (8e) et Justine Braisaz-Bouchet (9e) ont limité les dégâts.

Midi Libre
ALES
lundi 21 février 2022 529 mots

Championnes et mamans

Serena Williams, Victoria Azarenka mais aussi Cléopâtre Darleux: avoir un enfant n'est plus synonyme d'arrêt de carrière mais les sportives de haut niveau ont besoin d'un meilleur accompagnement et de soutien pour balayer les clichés selon lesquels une grossesse entame forcément les performances au retour de maternité. En France, les sportives ayant poursuivi leur carrière après un accouchement se sont longtemps comptées sur les doigts de la main, la médaillée olympique de boxe Sarah Ourahmoune, devenue mère en 2013, en tête. Au tennis, la superstar américaine Serena Williams a remporté l'Open d'Australie 2017 en étant enceinte de huit semaines et a renoué avec la compétition après la naissance de sa fille. La judoka Clarisse Agbégnénou, double championne olympique à Tokyo, vient ainsi d'annoncer début février sa grossesse en donnant rendez-vous pour les JO de Paris en 2024. La biathlète Anaïs Chevalier-Bouchet, médaillée d'argent aux Jeux de Pékin, après une pause enfant pendant la saison 2019-20, s'est dite«fière»de faire partie des femmes conciliant maternité et sport de haut niveau. C'est le sens du guide "Sport de haut niveau et maternité: c'est possible!", présenté vendredi à l'Insep et sur lequel a travaillé le ministère des Sports. L'objectif est de faire«sauter le verrou qui empêche les femmes athlètes de faire une pause bébé», explique la ministre Roxana Maracineanu.

Crainte de la prise de poids Crainte de l'annoncer et de l'adaptation des entraînements, peur de la prise de poids, de ne plus retrouver son niveau, de la question financière ou encore du mode de garde au retour à la compétition... la sportive pro, dont le corps est l'outil de travail et la durée de carrière réduite, a mille raisons de se poser ces questions. Selon une enquête du ministère des Sports, sur 700 sportives interrogées, plus de 60% considèrent qu'il est difficile de devenir mère pendant la carrière. L'haltérophile Dora Tchakounte, quatrième aux Jeux de Tokyo, raconte avec beaucoup d'émotion combien elle a été«seule»dans cette expérience, à l'exception du soutien de ses parents. L'expérience n'a pas été simple non plus pour la judoka Automne Pavia dont le club a très mal pris sa grossesse:«Pour eux c'était un arrêt de carrière que je ne voulais pas dire alors que c'était pas du tout le cas.»Elle a changé de club et a, cette fois-ci, été soutenue. L'impact sur la performance est l'une des principales interrogations.«Oui on peut revenir à son meilleur niveau», assure Alice Meignié, chercheuse en épidémiologie de la performance sportive.«Le soutien de l'environnement sportif est essentiel pour mener à bien sa maternité et son retour», insiste de son côté Carole Maître, gynécologue à l'Insep, pour inciter les encadrements à s'emparer des connaissances sur le sujet.

Revenir à son meilleur niveau Gardienne des Bleus, championne olympique au Japon, Cléopâtre Darleux a aussi ouvert la voie dans les sports collectifs après son accouchement en 2019. Le hand français a signé en 2021 la première convention collective garantissant un congé maternité, avec un maintien de salaire de 12 mois. Pour Darleux, cela devait être trois mois mais son club, Brest, avait«fait le choix du maintien(total)de salaire», souligne-t-elle. La handballeuse Cleopâtre Darleux.

Midi Libre
LODEVE
jeudi 10 février 2022 577 mots

La surfeuse d'argent

Quatre ans après sa cinquième place aux Jeux olympiques de Pyeongchang (Corée du Sud), la plus grande déception de sa carrière, Chloé Trespeuch est allée reconquérir le podium avec la médaille d'argent aux JO2022 de Pékin, perpétuant ainsi la tradition du snowboardcross français. «Je l'ai beaucoup plus attendue celle-là que celle de 2014», savoure celle qui avait seulement 19 ans quand elle a décroché le bronze à Sotchi. «J'étais trop jeune, j'ai des trous de mémoire, c'est arrivé trop vite [...] Là, j'ai beaucoup plus travaillé donc c'est peut-être encore plus fort», a livré la rideuse française. Avant le début de la compétition, trois noms revenaient avec insistance dans les pronostics pour l'or olympique: la Britannique Charlotte Bankes, dominatrice du début de saison et championne du monde en titre, l'Italienne Michela Moioli, tenante du titre, et Chloé Trespeuch, souvent placée mais jamais gagnante cet hiver. En finale, la Française était la seule de ce trio de favorites à s'élancer sur la piste peu technique de Zhangjiakou, favorisant la glisse. Car les manches précédentes avaient écarté du podium olympique Bankes, dès les quarts de finale, et Moioli, surprise en demi-finale. L'or, derrière lequel court Trespeuch depuis qu'elle est toute petite, lui tendait les bras avec ses deux principales rivales éliminées. C'était sans compter sur l'inoxydable Américaine Lindsey Jacobellis, qui à 36 ans décroche enfin le Graal. Aucune déception pourtant chez la Savoyarde qui a jeté ses bras en l'air en passant la ligne en deuxième position. Son étreinte chargée d'émotion avec son entraîneur Kevin Strucl en disait long aussi sur son bonheur:«Voir la fierté dans ses yeux m'a vraiment émue, je suis contente pour moi évidemment mais pour lui aussi, a lâché Trespeuch, enfin double médaillée olympique quatre ans après la déception de 2018.C'était très dur cette cinquième place à Pyeongchang mais ça m'a beaucoup servi, c'était le premier gros échec de ma carrière.»

Huit podiums sur neuf possibles Cette médaille en argent est sa deuxième récompense olympique après le bronze qu'elle avait décroché un peu à la surprise générale en 2014 sur les pistes russes de Sotchi. Elle prend aussi sa revanche sur les JO2018, où contrairement à Sotchi, elle était arrivée avec le statut de prétendante à l'or. «J'étais vraiment dans le doute avant la course, parce que je n'ai pas fait une qualification extraordinaire, a-t-elle réagi.Je savais que j'allais vite aux entraînements, mais forcément le sport de haut niveau c'est beaucoup de doutes.» Le snowboardcross français est décidément une valeur sûre des sports d'hiver tricolores, puisque Trespeuch permet à la France de monter sur le huitième des neuf podiums en jeu depuis l'entrée de la discipline en 2006 à Turin, avec notamment Pierre Vaultier, double champion olympique (2014 et 2018). Huit ans après sa médaille de bronze à Sotchi, Chloé Trespeuch décroche l'argent sur la piste pékinoise. Un soulagement pour la Française.

Pinturault compte «Pinturault compte «

profiterprofiter

» des Jeux sur le combiné» des Jeux sur le combiné a assuré Alexis Pinturault, favori du combiné des Jeux olympiques de Pékin ce jeudi., a expliqué Alexis Pinturault en zone mixte après l'entraînement de descente de mercredi. Jeudi, le polyvalent Français s'avance en favori du combiné (une descente puis une manche de slalom), après avoir connu une entrée en matière mitigée mardi sur le super-G (11e). Parti dossard N.3, il avait analysé que la piste s'accélérait au fur et à mesure des passages, profitant aux skieurs partis un peu plus tard. , dit-il.

AFP Infos Mondiales
samedi 28 janvier 2023 - 18:58:15 UTC 345 mots
Aussi paru dans
28 janvier 2023 - Belga News Agency (français) ICI Radio-Canada - Nouvelles (site web)

Une skieuse iranienne des JO-2022 se réfugie en Allemagne (ONG)

Paris, 28 jan 2023 (AFP) - - La skieuse iranienne Atefeh Ahmadi, qui a participé aux Jeux olympiques 2022, a quitté son pays d'origine et demandé l'asile en Allemagne, a rapporté samedi l'ONG Iran International, basée à Londres.

Atefeh Ahmadi, la vingtaine, était la seule skieuse iranienne qualifiée pour les JO d'hiver de Pékin.

"J'ai quitté l'Iran pour atteindre mon objectif, mais mon coeur est avec l'Iran", a-t-elle confié à l'ONG. "Si je pouvais, je me tiendrais aux côtés du peuple pour que nous puissions atteindre la liberté ensemble."

L'Iran est en proie à un mouvement de contestation depuis la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, une jeune Kurde iranienne arrêtée trois jours auparavant par la police pour infraction au code vestimentaire strict de la République islamique qui impose le port du voile aux femmes en public.

Les autorités qualifient généralement ces protestations d'"émeutes" encouragées par des pays et organisations hostiles à l'Iran.

Selon un dernier bilan de l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, les forces de sécurité ont tué depuis le 16 septembre au moins 488 personnes lors des manifestations, dont 64 âgées de moins de 18 ans.

Atefeh Ahmadi a regretté que lors de sa demande de visa via la fédération iranienne de ski, celle-ci avait exigé "un acte de propriété comme garantie".

Elle a par ailleurs déploré que "la priorité est accordée à l'équipe masculine" de ski, et s'est plainte de la lourde surveillance des services de sécurité iraniens lors des déplacements à l'étranger.

Le président de la fédération iranienne de ski, Abbas Nazarian, cité par l'agence de presse iranienne Tasnim, a affirmé que son départ "était une décision personnelle et semble avoir été planifié depuis un certain temps".

Atefeh Ahmadi n'est pas la première sportive à quitter l'Iran. En décembre, la joueuse d'échecs Sara Khadem a fui en Espagne après avoir participé à un tournoi international sans voile.

En 2020, la taekwondoïste Kimia Alizadeh, seule femme médaillée olympique dans l'histoire du sport iranien, a quitté son pays pour les Pays-Bas.

bur/lg/hme/tp

AFP Infos Françaises
dimanche 22 janvier 2023 - 14:08:47 UTC 520 mots
Aussi paru dans
22 janvier 2023 - AFP doc AFP - Journal Internet AFP (français) La Croix (site web) Ouest-France (site web)

Ski alpin: Cortina sous pavillon norvégien grâce à Mowinckel

Cortina d'Ampezzo (Italie), 22 jan 2023 (AFP) - - La Norvégienne Ragnhild Mowinckel, double médaillée olympique en 2018, a conquis dimanche lors du super-G de Cortina d'Ampezzo sa troisième victoire en Coupe du monde, devant des tifosi un peu sur leur faim malgré le podium de Marta Bassino.

La star locale Sofia Goggia n'a pas couru, forfait "par précaution" en raison d'une gêne au genou droit après sa chute en descente samedi et sa compatriote Federica Brignone, seulement 11e, a abandonné la tête du classement de la spécialité à la lauréate du jour.

Dans les gradins bien garnis autour de l'aire d'arrivée, ce sont les quelques supporters norvégiens qu'on a le plus entendus, encore à la fête avec la victoire de Mowinckel au lendemain de la belle deuxième place de Kajsa Vickhoff Lie en descente.

"C'est cool pour la Norvège", a lancé la vice-championne olympique de géant et de descente en 2018, rayonnante sous son bonnet, en pensant aussi à la victoire de la star nationale, Aleksander Aamodt Kilde, samedi lors de la descente de Kitzbühel (Autriche).

"Mais pour moi, le temps fort ça a été aussi le podium de Kajsa, c'est comme si son podium avait été mon podium, au vu de tout le travail qu'elle a dû faire et des blessures qu'elle a dû surmonter", a ajouté la gagnante, âgée de 30 ans.

"Gagner ici, je ne peux évidemment qu'être contente, mais cela a été aussi une surprise pour moi. Habituellement je suis davantage en contrôle, mais là j'ai réussi à laisser aller et à prendre ce qu'il y avait à prendre", s'est-elle félicitée, y voyant une bonne façon de "renforcer la confiance" à deux semaines des Mondiaux de Courchevel/Meribel (6-19 février).

- Shiffrin rate le dernier virage -

Mowinckel a devancé l'Autrichienne Cornelia Hütter de 30/100 et l'Italienne Marta Bassino de 47/100, qui a précédé d'un souffle la championne olympique suisse Lara Gut-Behrami (4e 50/100). Cette dernière a fini au pas de charge une course moyenne dans sa première partie.

La N.1 mondiale Mikaela Shiffrin termine elle septième. Elle était en tête aux premiers temps intermédiaires, mais a laissé filer sa chance de podium dans un dernier virage pris trop large.

"J'ai fait une petite erreur de timing dans le dernier virage et évidemment c'est assez plat à cet endroit, donc vous perdez alors pas mal de vitesse, mais c'était je pense une course solide", a commenté l'Américaine, qui devra patienter encore un peu avant de rafler sa 83e victoire en Coupe du monde et dépasser sa compatriote Lindsey Vonn.

Cela pourrait être dès mardi ou mercredi lors des deux géants programmés toujours dans les Dolomites, à Kronplatz.

Goggia, elle, n'y sera pas, déjà tournée vers les Mondiaux en France.

"Nous devons garder à l'esprit que l'objectif de la saison est à Méribel et on doit s'y présenter dans les meilleures conditions", a-t-elle souligné dimanche dans un communiqué en annonçant son forfait pour l'ultime course de Cortina. Quelques jours de repos puis un peu d'entraînement sont au programme pour la Bergamasque avant de mettre le cap sur les Alpes françaises.

alu/jde

Sport 24 (site web)
mercredi 7 avril 2021 - 17:39 UTC +02:00 710 mots

Scan Sport ; Actualites

Aussi paru dans
7 avril 2021 - AFP doc AFP Infos Françaises AFP - Journal Internet AFP (français)

Privations de nourriture, châtiments, harcèlement sexuel : Des gymnastes grecs dénoncent «des décennies de maltraitance»

avec AFP, La rédaction

Les méthodes pointées du doigt par 22 anciens membres de l'équipe nationale grecque auraient eu cours depuis 1985.

Vingt-deux anciens gymnastes grecs ont envoyé cette semaine une lettre à la présidente de la République hellénique Katerina Sakellaropoulou, dans laquelle ils se plaignent d'avoir subi des décennies de maltraitances «s'apparentant à de la torture» de la part de leurs entraîneurs, révèle mercredi le quotidien EfSyn. Dans cette lettre, les gymnastes, hommes et femmes, évoquent des pratiques «dures et abusives», dont le point de départ remonte à 1985, incluant des privations de nourriture, des châtiments psychologiques et physiques, ainsi que du harcèlement sexuel.

«Pour la première fois, un nombre important de gymnastes protestent massivement contre les abus psychologiques et physiques subis par un grand nombre d'entre eux», a déclaré l'avocat des plaignants, Alexandros Adamidis. Selon le contenu de cette lettre, des entraîneurs auraient giflé, donné des coups de pied, bousculé et lancé des objets sur les gymnastes à l'entraînement, et même traîné certaines filles par les cheveux. Certains des sportifs ont été contraints de s'entraîner alors qu'ils étaient blessés, disent-ils aussi dans la lettre, qui fait état de mesures disciplinaires comme des entraînements par des températures extrêmes et des interdictions d'aller aux toilettes. En raison d'exigences très strictes de perte de poids, certains affirment avoir été affamés, au point de s'évanouir et d'avoir eu recours secrètement à la consommation de dentifrice et de restes de nourriture.

Critiquée, la Fédération «aux côtés des sportifs»

Le président de la Fédération grecque de gymnastique Thanassis Stathopoulos, élu en mars, a affirmé mercredi avoir convoqué immédiatement une réunion de son comité directeur. «Nous sommes aux côtés des sportifs», a-t-il assuré au quotidien Kathimerini. «Nous agirons dans le respect absolu de la confidentialité et nous évaluerons le poids de chaque allégation», a-t-il promis. Son prédécesseur Thanassis Vassiliadis, aux commandes de la Fédération pendant quatorze ans, a appelé les gymnastes à «nommer les coupables (...) afin qu'ils puissent être bannis de ce sport».

Une fédération déjà critiquée par des gymnastes en activité, qui l'ont récemment accusée de ne pas mettre à disposition des installations d'entraînement adaptées. Après l'inondation en juin dernier de la principale salle de gymnastique grecque d'Agios Kosmas, à Athènes, le champion olympique 2016 aux anneaux Lefteris Petrounias avait déclaré que l'équipe nationale était forcée de s'entraîner dans des conditions précaires. «Chaque fois qu'il pleut, nous sommes obligés d'arrêter l'entraînement. Notre équipement est fréquemment endommagé», avait-il regretté sur Facebook, avant que des travaux de réparation ne soient ordonnés.

Plus tôt cette semaine, après l'effondrement d'un support pour barres asymétriques lors d'un entraînement à Agios Kosmas, l'entraîneur de Petrounias, Dimitris Raftis, a déclaré au quotidien Kathimerini qu'aucun responsable de la fédération n'avait inspecté la salle depuis des années. «Nous disons cela depuis des années... mais ils ne nous ont pas pris au sérieux», a confié Dimitris Raftis au journal.

Direction «moyenâgeuse»

Précisant que des excréments de rongeurs avaient été trouvés dans le gymnase, l'entraîneur a qualifié la direction précédente de «moyenâgeuse». Si les accusations de maltraitance dans la gymnastique grecque n'ont pas l'ampleur de l'affaire Nassar - du nom de ce docteur condamné à la prison à perpétuité pour avoir agressé sexuellement plus de 250 athlètes - aux Etats-Unis, la Grèce est secouée ces derniers mois par une vague de témoignages d'abus sexuels dans la culture, le sport et l'éducation.

Plus de trois ans après l'apparition du mouvement #MeToo aux États-Unis, la loi du silence en Grèce a été brisée en décembre par une double médaillée olympique de voile, Sofia Bekatorou. Bekatorou a déclaré qu'à l'âge de 21 ans, elle avait été victime de «harcèlement et d'abus sexuels» de la part d'un haut responsable de la fédération dans sa chambre d'hôtel, lors de la préparation pour les Jeux olympiques de Sydney de 2000.

L'homme qu'elle a accusé, et qui a dû démissionner de son poste de la fédération grecque de voile, a nié ces actes. Une autre affaire a secoué le pays, celle de Dimitris Lignadis, l'ancien directeur artistique du théâtre national grec, qui est accusé d'avoir violé des mineurs. Dimitris Lignadis, qui a été placé en détention provisoire en février, nie également les faits.

Voir aussi :

Le Figaro (site web)
lundi 22 février 2021 - 11:42 UTC +01:00 341 mots

Culture ; Théâtre

L'ancien directeur artistique du Théâtre national grec arrêté pour viols sur mineurs

Le Figaro avec AFP

Le réalisateur et acteur Dimitris Lignadis rejette les accusations et se serait présenté à la police de lui-même, selon son avocat.

L'ancien directeur artistique du Théâtre national grec Dimitris Lignadis, soupçonné de viols sur mineurs, a été arrêté samedi 20 février. Selon le mandat d'arrêt, le réalisateur et acteur est accusé de viols et de comportement indécent envers des mineurs, ce qu'il nie. Il avait, par ailleurs, démissionné de ses fonctions le 6 février, invoquant un «climat toxique de rumeurs, d'insinuations et de fuites».

» LIRE AUSSI - Mis en examen pour agression sexuelle et tentative de viol, Dominique Boutonnat reste à la tête du CNC

À cinquante-six ans, Dimitris Lignadis, est au centre de nombreuses allégations d'abus sexuels sur mineurs. La ministre grecque de la Culture Lina Mendoni a déclaré, vendredi, qu'elle avait demandé au procureur de la Cour suprême d'examiner ces accusations, décrivant le cinéaste comme étant «une personne dangereuse».

De son côté, l'avocat de Dimitris Lignadis, Nikos Georgouleas, a indiqué samedi que son client rejetait ces accusations et qu'il avait été arrêté après s'être présenté de lui-même à la police. Selon l'agence Athens New Agency, une plainte a été déposée vendredi, évoquant le viol en 2010 d'un adolescent de quatorze ans. Le jeune homme, qui en a aujourd'hui vingt-cinq, est la deuxième personne à porter ce genre d'accusations à l'encontre de Dimitris Lignadis, selon la chaîne de télévision publique ERT TV.

» LIRE AUSSI - L'invisible Artemisia, une femme, une artiste et une œuvre aux temps de #MeToo

Plus de trois ans après l'éclosion du mouvement #MeToo aux États-Unis, l'omerta a été brisée en Grèce, notamment par Sofia Bekatorou, deux fois médaillée olympique de voile. En décembre 2020, l'athlète déclarait avoir été victime, à l'âge de 21 ans, de «harcèlement et d'abus sexuels» de la part d'un membre de la fédération de voile dans sa chambre d'hôtel, peu après les qualifications pour les Jeux olympiques de Sydney en 2000.

Voir aussi :

Sport 24 (site web)
vendredi 5 février 2021 - 07:41 UTC +01:00 497 mots

Jeux olympiques ; Tokyo 2020 ; Actualités

Aussi paru dans
5 février 2021 - AFP Infos Françaises

Tokyo 2020 : les critiques pleuvent sur le président du comité d’organisation après ses propos sexistes

avec AFP, La rédaction

Les excuses de Yoshiro Mori, qui avait critiqué la place des femmes dans les conseils d’administration, n’ont convaincu personne dans l’archipel nippon et au-delà.

Les critiques continuent de pleuvoir au Japon après les propos sexistes tenus par le président du comité d'organisation des Jeux olympiques de Tokyo, Yoshiro Mori, qui s'est excusé jeudi tout en écartant l'idée de démissionner. Mercredi, cet ancien éphémère Premier ministre (2000-2001), âgé de 83 ans, s'était plaint que «les conseils d'administration avec beaucoup de femmes prennent beaucoup de temps» car elles ont «du mal à finir» leurs interventions, «ce qui est embêtant». Jeudi, M. Mori s'est excusé lors d'une conférence de presse où il est apparu sur la défensive, affirmant vouloir retirer ses propos tout en expliquant maladroitement qu'il ne parlait «pas souvent avec des femmes ces derniers temps».

Ses excuses n'ont pas calmé la colère de certains. «Je ne veux pas trop en parler car ça risque de m'affecter moralement», a réagi la médaillée olympique de natation Satomi Suzuki après une compétition jeudi, selon des propos rapportés par des médias locaux. «J'ai trouvé (les propos de M. Mori, NDLR) assez déplorables et ils m'ont mise en colère», a-t-elle ajouté. «S'il croît que retirer ses déclarations est suffisant, il se fiche des gens», a jugé l'élue communiste au Parlement Chizuko Takahashi vendredi sur Twitter. L'indignation a dépassé les frontières japonaises, l'ancienne joueuse canadienne de hockey Hayley Wickenheiser, membre de la commission des athlètes du Comité international olympique, annonçant vouloir «dire deux mots» à M. Mori. «On se voit à Tokyo !! #oldboysclub», a-t-elle lancé sur le même réseau social.

Une polémique qui s'ajoute aux autres

Selon des médias nippons, la mairie de Tokyo a également reçu des doléances de la part de volontaires des Jeux, reportés l'an dernier à cause de la pandémie et qui doivent s'ouvrir dans moins de six mois. Entendre ces propos «m'a bien découragé», a confié un volontaire de 54 ans au quotidien Mainichi, disant n'avoir pas été convaincu par les excuses du patron de Tokyo 2020. Cette polémique est une nouvelle épine dans le pied des organisateurs des Jeux, alors que plus de 80% de la population japonaise est opposée à leur tenue cet été, selon plusieurs sondages. M. Mori, connu pour avoir déjà commis de nombreux impairs notamment quand il était Premier ministre, avait aussi provoqué en début de semaine une autre polémique en clamant que les JO de Tokyo se tiendraient cet été «quoi qu'il arrive» concernant l'évolution de la crise sanitaire dans le monde. Une membre du comité d'administration de la fédération japonaise de rugby, dont il est l'ancien président, s'est sentie personnellement visée par ses propos sur les femmes. «Quand M. Mori dirigeait l'instance, j'étais la seule femme», a déclaré vendredi Yuko Inazawa au quotidien Asahi. «J'ignorais alors qu'il pensait que mes opinions étaient une nuisance.»

Voir aussi :

Sport 24 (site web)
samedi 20 mars 2021 - 14:24 UTC +01:00 848 mots

Sports d'hiver ; Actualités

«Légende», «Graal», «la bête»... Le ski français applaudit Pinturault

Ezvan, Jean-Julien

Le gros globe de cristal remporté ce samedi par Alexis Pinturault a été largement salué par les légendes du ski français. A la hauteur de la quête du skieur de Courchevel.

«Merci légende», a, sur Twitter vite réagi la Fédération française de ski. Alexis Pinturault avait usé les marches du podium (2e en 2019, 2020 ; 3e en 2014, 2015, 2016), il courait après la consécration. Le découragement a menacé de l’enlacer et d’ensevelir sa volonté à plusieurs reprises. Mais Alexis Pinturault s’est attelé à sa quête, remporter le classement général de la Coupe du monde. La couronne a fini par tomber sur sa tête. Aux anges, le skieur de Courchevel a levé le gros globe de cristalqui célèbre le skieur le plus régulier de la saison. «Le gros globe ? Quand on fait du ski, le gros globe, c’est le Graal. Cela veut tout simplement dire qu’on est le meilleur skieur de la saison, toutes disciplines confondues. Les championnats du monde, c’est la course d’un jour, les Jeux olympiques c’est la course d’un jour, le globe c’est toute une saison, toutes les disciplines. Il n’y avait que Jean-Claude Killy et Luc Alphand qui l’avaient soulevé », s’enthousiasme Julien Lizeroux, le double médaillé d’argent des Mondiaux 2009.

«Je suis super content pour Alexis qui se bat depuis des années. Je suis ravi et soulagé pour lui», a confié à RMCLuc Alphand, qui était le dernier vainqueur français du classement général de la Coupe du monde. «C’est tellement beau. Bravo. Il est très grand… très grand. Merci pour tous ces moments exceptionnels. Le tout avec la manière», a salué Antoine Dénériaz, le champion olympique de descente 2006. Perrine Pelen, championne du monde du slalom 1985, triple médaillée olympique, souffle : «Le gros globe, c’est une récompense tellement juste. Il a tant de mérite à exceller dans tellement de disciplines. De la vitesse au slalom, avec des efforts qui sont presque antinomiques. Pour passer de 120, 130 km/h au millimètre près en slalom. C’est un athlète, un grand athlète du ski français. Il faut le comparer à Jean-Claude Killy…»

» LIRE AUSSI - Maier, Svindal, safari photo : 5 choses à savoir sur Alexis Pinturault, le nouveau maître du Cirque blanc»  LIRE AUSSI  - Killy, Alphand, Pinturault : les légendes de cristal

Dans le petit monde du Cirque blanc, son nom s’est faufilé comme une évidence depuis la fin des années 2000. Julien Lizeroux, le tout jeune retraité se souvient: «Il était venu sur les finales de Coupe du monde, à Are en 2009, on avait fait une vidéo humoristique pour le départ à la retraite de Joël Chenal. J’étais dans la même chambre que lui, ce qui m’avait marqué c’est son tempérament, il ne se posait pas trop de questions. Après, j’ai pu découvrir ses extraordinaires qualités physiques en m’entraînant avec lui. Il est extraordinaire. C’est un gagnant. Un carafon, quand il ne gagne pas, il n’est pas satisfait. Il s’est un peu assagi avec les années. Cette année, je l’ai trouvé très serein, dans l’attitude comme sur les skis et il est très performant. Il y a quelques années, j’aurais dit explosif, aujourd’hui je dirais serein. Alexis, c’est la sérénité sur les skis Je lui tire un grand coup de chapeau.» Perrine Pelen ajoute : «Il a une technique magnifique. Il est hyper précis, hyper stable. On sent qu’il y a un travail de haute précision, de métronome derrière. Et il a une telle présence physique. Il y a un énorme travail physique, c’est extraordinaire. C’est la raison pour laquelle certains de ses équipiers l’appellent «la bête».

«Sa force ? Sa volonté de gagner. Cela peut se transformer en point négatif quand on est obnubilé par ça mais il a réussi avec les années et l’expérience à s’assouplir à ce niveau-là, à se rendre compte que lorsqu’on termine 4e, ce n’est pas une mauvaise course, que quand on est sur le podium c’est toujours positif. Quand je vois qu’aujourd’hui il en est à plus de 30 victoires en Coupe du monde, plus de 60 podiums, des médailles mondiales et olympiques à la pelle, il va laisser une trace indélébile dans l’histoire du ski français et mondial», assure Julien Lizeroux qui glisse : «Il n’a pas de limite. Il est en pleine forme physique, il commence à arriver à maturité psychologiquement, des limites, je n’en vois pas…» Les Jeux olympiques de Pékin en 2022 et les Championnats du monde 2023 à Courchevel et Méribel brillent comme des objectifs, pour celui qui compte 3 médailles aux JO et 6 médailles mondiales mais n’a pas encore décroché l’or aux JO. Sans oublier, maintenant que la porte est ouverte, d’autres succès au classement général de la Coupe du monde. A tout juste 30 ans…

Voir aussi :

Sport 24 (site web)
jeudi 18 février 2021 - 12:07 UTC +01:00 786 mots

Jeux olympiques ; Tokyo 2020 ; Actualités

Aussi paru dans
18 février 2021 - AFP Infos Françaises AFP Infos Economiques MSN (Canada) (français) (site web réf.)
19 février 2021 - Corse Matin

Seiko Hashimoto, femme politique et médaillée olympique, prend les rênes des JO de Tokyo

avec AFP, La rédaction

La ministre japonaise Seiko Hashimoto remplace Yoshiro Mori qui avait dû démissionner vendredi dernier après des propos sexistes ayant fait scandale.

Nommée jeudi présidente du comité d'organisation des JO de Tokyo-2020, Seiko Hashimoto a fait le voeu de «regagner la confiance» de l'opinion publique après l'embarrassant scandale sexiste qui avait poussé son prédécesseur Yoshiro Mori à démissionner vendredi dernier. «Je ne vais m'épargner aucun effort pour le succès des Jeux de Tokyo», a déclaré Mme Hashimoto après sa nomination, intervenant à cinq mois de l'ouverture prévue de l'événement (23 juillet - 8 août), reporté l'an dernier à cause de la pandémie de Covid-19.

«Je suis persuadée que les Jeux vont attirer plus l'attention sur l'égalité des sexes, et à ce niveau je suis déterminée à regagner la confiance», a-t-elle ajouté par la suite. Elle s'est engagée à porter le taux de femmes au sein du conseil exécutif de Tokyo-2020 à 40% contre 20% actuellement, et a appelé les volontaires des Jeux et les coureurs du relais de la flamme olympique qui avaient jeté l'éponge après l'affaire Mori à changer d'avis.

Elle avait auparavant présenté au Premier ministre Yoshihide Suga sa démission du gouvernement, dont elle était l'une des deux seules femmes à occuper un portefeuille, précisément celui des Jeux olympiques et de l'Egalité des sexes depuis septembre 2019. M. Suga a annoncé son remplacement par une autre femme, Tamayo Marukawa (50 ans), qui avait déjà été ministre des JO entre 2016 et 2017. Mme Hashimoto était rapidement apparue comme la grande favorite pour succéder à M. Mori, poussé vers la sortie pour avoir déclaré début février que les femmes parlaient trop longtemps durant les réunions, ce qu'il trouvait «embêtant».

«Le choix idéal»

Les propos de cet ancien Premier ministre japonais de 83 ans avaient été vivement condamnés, au Japon comme à l'étranger. Le Comité international olympique (CIO) avait tardivement jugé qu'ils étaient contraires aux valeurs de l'olympisme, et des sponsors des JO avaient aussi accentué la pression sur M. Mori. Le président du CIO Thomas Bach a adressé jeudi dans un communiqué ses «plus sincères félicitations» à Mme Hashimoto, «le choix idéal» selon lui et «un message »extrêmement fort pour ce qui est de l'égalité des sexes«.

Tokyo-2020 avait formé un conseil paritaire pour régler la succession de M. Mori, qui avait initialement tenté de se faire remplacer par l'ancien patriarche du football professionnel nippon Saburo Kawabuchi, encore plus âgé que lui (84 ans). M. Suga a appelé Mme Hashimoto à »travailler dur« pour concrétiser les Jeux de Tokyo, en se basant sur son expérience d'ancienne sportive de haut niveau.

Par ailleurs membre de la Chambre haute du Parlement depuis 1995, Mme Hashimoto a en effet une longue carrière sportive derrière elle. Elle a participé à sept Jeux olympiques (quatre JO d'hiver et trois JO d'été) dans les années 1980 et 1990, comme patineuse de vitesse et cycliste sur piste. Elle a décroché une médaille de bronze en patinage de vitesse aux Jeux d'Albertville (France) en 1992.

Une décision imposée ?

Le fait que Tokyo-2020 ait établi «cinq critères pour choisir le nouveau président, dont la compréhension de l'égalité des sexes et des droits humains, représente un vrai progrès», a réagi auprès de l'AFP Kazuko Fukuda, une militante des droits des femmes au Japon. «Maintenant il faut s'assurer que les politiques d'égalité hommes-femmes dans le pays ne reculent pas», a ajouté Mme Fukuda, qui avait contribué à organiser une pétition en ligne après l'affaire Mori ayant récolté au total plus de 157.000 signatures.

Depuis l'Open d'Australie de Melbourne, où elle vient de battre Serena Williams pour accéder à la finale du tournoi féminin, la superstar japonaise du tennis Naomi Osaka a aussi estimé que la nomination de Mme Hashimoto était «une bonne chose. Des barrières sont en train de tomber, surtout pour les femmes», s'est félicitée la championne de 23 ans, qui avait traité M. Mori d'«ignorant» après ses propos sexistes.

Mme Hashimoto aurait toutefois hésité à accepter la présidence de Tokyo-2020, selon plusieurs médias nippons. Le défi qui l'attend est immense. Une majorité de Japonais est contre la tenue des JO cette année, redoutant que l'événement n'entraîne une recrudescence de la pandémie dans le pays.

Les organisateurs des JO ont préparé une batterie de mesures et restrictions face au Covid-19, mais sans aller jusqu'à imposer de quarantaine ou la vaccination pour les participants. Mme Hashimoto a affirmé jeudi que ces contre-mesures allaient être la «priorité absolue« pour organiser des JO «sûrs». La question épineuse de la présence ou non de spectateurs, et d'une éventuelle jauge maximale, doit être tranchée au printemps.

Voir aussi :

Sport 24 (site web)
mercredi 17 février 2021 - 10:50 UTC +01:00 553 mots

Jeux olympiques ; Tokyo 2020 ; Actualités

Aussi paru dans
17 février 2021 - AFP Infos Françaises Ouest-France (site web) Midi Libre (site web) MSN (Canada) (français) (site web réf.)

Tokyo 2020 : la ministre japonaise des JO en pole pour prendre la tête du comité d’organisation

avec AFP, La rédaction

Selon différents médias japonaise, Seiko Hashimoto serait actuellement la mieux placée pour succéder à Yoshiro Mori, coupable de propos sexistes et démissionnaire.

La ministre japonaise des Jeux olympiques et paralympiques, Seiko Hashimoto, apparaît comme la favorite pour remplacer le président du comité d'organisation de Tokyo 2020, Yoshiro Mori, qui a démissionné la semaine dernière après des remarques sexistes, ont annoncé plusieurs médias mercredi. Le comité chargé de désigner un successeur à M. Mori, 83 ans, s'est réuni mercredi pour la deuxième fois pendant environ deux heures et se serait mis d'accord sur le nom de Mme Hashimoto, 56 ans, une ancienne sportive médaillée olympique, selon la chaîne de télévision publique NHK. Cette instance se préparerait maintenant à demander à Mme Hashimoto d'accepter le poste, alors que, selon certains médias, elle était réticente à prendre la présidence du comité d'organisation de Tokyo 2020 à cinq mois seulement de l'ouverture prévue des Jeux, reportés l'an dernier en raison de la pandémie.

La course reste ouverte

Cette nomination n'a pas encore été confirmée par les organisateurs, et certains médias affirment que la course est toujours ouverte, citant d'autres candidats potentiels comme Yasuhiro Yamashita, le président du Comité olympique japonais, ou Mikako Kotani, directrice sportive de Tokyo 2020. Le président sortant, Yoshiro Mori, a été contraint d'annoncer sa démission vendredi après le scandale provoqué par ses propos selon lesquels les femmes parlaient trop lors des réunions, ce qui était selon lui «embêtant». Les organisateurs des Jeux avaient dit vouloir trouver une ou un successeur à M. Mori «le plus rapidement possible», avec parmi les critères de sélection une «compréhension profonde des principes» de la Charte olympique, «y compris l'égalité des genres, la diversité et l'inclusion.»

Sept participations aux JO d'été et d'hiver pour Seiko Hashimoto

Tokyo 2020 a refusé de commenter les informations sur une éventuelle nomination, mais a déclaré qu'une troisième réunion du comité de sélection se tiendrait jeudi. «Lors de la première réunion hier, le comité s'est mis d'accord sur cinq critères régissant les qualités requises du nouveau président. Lors de la session d'aujourd'hui, à laquelle ont participé tous les membres du comité (ils sont huit), des candidats spécifiques ont été discutés en référence aux cinq critères», a précisé un communiqué. Mme Hashimoto, l'une des deux seules femmes ministres du gouvernement japonais, a participé sept fois aux Jeux olympiques aussi bien d'été (cyclisme sur piste) que d'hiver entre 1984 et 1996, décrochant la médaille de bronze de patinage de vitesse lors des JO d'Albertville en 1992.

Après les remarques sexistes de M. Mori, la ministre avait dit souhaiter avoir une «franche discussion» avec lui, rappelant devant les médias que l'égalité hommes-femmes était un principe au cœur de l'olympisme. La ministre a cependant elle-même été au centre d'une polémique, après la publication de photos la montrant embrasser un jeune patineur, de 20 ans son cadet, lors des JO de 2014, où elle occupait la fonction de chef de mission de l'équipe japonaise. Les organisateurs comme les autorités japonaises tentent de susciter l'intérêt pour ces Jeux en temps de pandémie, alors qu'environ 80% de la population nippone est opposée à leur tenue en raison d'inquiétudes sanitaires persistantes, selon plusieurs sondages.

Voir aussi :

La Nouvelle République du Centre-Ouest
INFORMATIONS GENERALES
SKI, mardi 8 février 2022 234 mots, p. 19

SPORTS GENERAUX

Aussi paru dans
8 février 2022 - Centre Presse (Vienne)

Duel attendu entre Vlhova et Shiffrin

trochebayard

Après un géant raté pour toutes les deux lundi, Petra Vlhova et Mikaela Shiffrin se retrouvent mercredi lors du slalom des JO de Pékin, immenses favorites après s'être partagé 39 des 42 derniers slaloms de Coupe du monde. 14elundi du géant, la Slovaque Petra Vlhova a prévenu : le slalom « est une discipline différente, donc je suis prête à me battre ». Au départ de toutes les courses l'hiver dernier, elle a allégé son calendrier cette saison pour ne disputer que les épreuves techniques et devenir la première Slovaque médaillée olympique en ski alpin. Déjà engagée aux JO 2014 de Sotchi puis aux JO 2018 de Pyeongchang, elle n'a jamais fait mieux qu'une 5eplace, en combiné en Corée du Sud.

Pour la première fois depuis le 23 janvier 2018, l'Américaine Mikaela Shiffrin est partie à la faute lundi dans la discipline dont elle était championne olympique en titre. La meilleure chance de revanche arrive dès mercredi, avec le slalom, dont elle avait décroché l'or aux JO 2014 de Sotchi. Dans cette spécialité où elle a longtemps écrasé la concurrence, la championne compte aussi six globes et 47 succès en Coupe du monde, soit le record pour une seule discipline. Mais il lui faut désormais skier à la limite pour contester la suprématie de Vlhova, qu'elle a dominée à deux reprises cette saison.

Le Figaro (site web)
jeudi 25 février 2021 - 13:56 UTC +01:00 292 mots

Flash Actu

Aussi paru dans
25 février 2021 - AFP Infos Françaises AFP Infos Mondiales

Grèce : le premier ministre se défend d'avoir voulu «camoufler» une affaire de viols sur mineurs

Le Figaro avec AFP

Le premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis s'est défendu jeudi 25 février devant le Parlement d'avoir voulu « camoufler» une affaire de viols sur mineurs, dans laquelle est impliqué l'ex-directeur du Théâtre national grec Dimitris Lignadis, nommé par son gouvernement.

» LIRE AUSSI - La métamorphose de Kyriakos Mitsotakis, nouveau premier ministre grec

Le premier ministre a accusé l'opposition et les médias de gauche de traîner le débat public dans la « boue» et d'avoir répandu le « poison de la démagogie». Le débat parlementaire se déroulait jeudi au moment où l'ancien directeur du Théâtre national, Dimitris Lignadis, devait être entendu par le procureur et répondre d'accusations de viols sur mineurs, parmi lesquels des enfants réfugiés. Dimitris Lignadis, 56 ans, a démissionné le 6 février de ses fonctions, évoquant un « climat toxique de rumeurs, d'insinuations et de fuites ».

En garde à vue depuis ce week-end, il nie catégoriquement les faits. Les partis d'opposition reprochent au gouvernement d'avoir mis du temps à lancer l'enquête, ce qui aurait pu conduire à la destruction de preuves précieuses.

Depuis la mi-janvier, les dénonciations d'agressions sexuelles dans le milieu du sport et de la culture se multiplient en Grèce dans le cadre d'un #MeToo tardif, entamé par l'athlète Sofia Bekatorou, deux fois médaillée olympique de voile. Elle avait alors déclaré avoir été victime à l'âge de 21 ans de « harcèlement et de violences sexuels» de la part d'un membre de la fédération de voile dans sa chambre d'hôtel.

» LIRE AUSSI - En Grèce, le mouvement #MeToo secoue le milieu artistique

Le gouvernement a promis qu'un nouveau « code de déontologie » afin de lutter contre les agressions sexuelles serait adopté.

Voir aussi :

ToulÉco (site web)
ToulÉco Éco À la Une, mercredi 18 mai 2022 629 mots

Soirée des ambassadeurs : Sud de France impose sa marque

Martin Venzal

Une marque pour tous les réunir... Ou presque. Portée par une grande soirée haute en couleur, Sud de France a présenté ses ambassadeurs lundi 16 mai dernier, au casino-théâtre Barrière à Toulouse, avec comme chefs de file la présidente de Région Carole Delga et le rugbyman du Stade Toulousain Romain Ntamack. Explications.

Une soirée pour officialiser les nouveaux ambassadeurs de Sud de France. C'était le but de la grande manifestation organisée par la présidente de Région Carole Delga, ce lundi 16 mai au casino-théâtre Barrière. Lancée en 2006 à l'initiative de Georges Frêche, qui y voyait le moyen de vendre de façon intelligente les produits de terroirs, la marque Sud de France s'est rapidement imposée comme fer de lance du marketing territorial de Languedoc-Roussillon. Et ça marche : quinze ans plus tard, plus de 1650 producteurs et près de 13.000 produits y sont recensés. La marque agroalimentaire revendique en plus un poids économique important, avec 160.000 emplois. « C'est le premier employeur de l'Occitanie », explique Carole Delga, lors de la soirée du 16 mai, en introduction de son discours, qui poursuit : « Nous sommes sur une terre de cocagne. Nous avons des producteurs, des viticulteurs exceptionnels... Nous avons besoin de faire connaître ce savoir-faire et ces produits, et pour cela nous avons besoin d'un pack d'ambassadeurs. C'est l'esprit de la marque Sud de France »

Lundi soir, ils étaient ainsi dix-sept personnalités, aux côtés du rugbyman Romain Ntamack, porteur symbolique de ce pack d'ambassadeurs. « Entre le sport et la Région, on prône les mêmes valeurs », dit-il. À ses côtés, l'oenologue Ana Walczak, le chanteur Cali, le chef étoilé Sylvain Joffre, la médaillée olympique en snowboard handisport Cécile Hernandez, ou encore les Chevaliers du Fiel. Les restaurateurs Mo Bachir, Thomas Fantini et Aziz Mokhtari complètent le tableau, aux côtés de Louis Privat (les Grands Buffets) et de l'acteur-vigneron Pierre Richard, qui interviennent en vidéo, et de bien d'autres producteurs (lire encadré).

S'imposer comme marque incontestée

Car le point fort de la soirée, ce sont les plusieurs dizaines de producteurs mobilisés pour porter haut les couleurs de la marque Sud de France. « La démonstration était aussi politique », confie un proche de la présidente de Région. « Cette marque Sud de France a eu beaucoup de mal à s'imposer du côté de Midi-Pyrénées, en raison de la concurrence d'autres marques et labels qui existent déjà sur ce territoire. Certains trainaient des pieds... Le but de la soirée, c'est de montrer la mobilisation auprès des professionnels pour que Sud de France s'impose comme la marque naturelle et incontestée. »

La flamboyance de la tenue et le sourire de la présidente de Région sont de circonstances. En première ambassadrice de la région, elle mobilise derrière elle les énergies et remet tout le monde dans le rang. Le terroir, aussi, peut être un outil politique redoutable. M.V.

Sur la photo : mes producteurs et amabassadeurs de la marque Sud de France aux côtés de la présidente de Région Carole Delga (au centre), lors de la soirée des Ambassadeurs au casino-théâtre Barrière à Toulouse. Crédits : Emmanuel Grimault - Région Occitanie.

Les ambassadeurs et leur produit de coeur présentés : Carole Delga : artichaut du Roussillon IGP (66). Romain Ntamack : fraises (81). Franck Renimel : boeuf gascon, label Rouge (09). Noémie Honiat : gateau à la Broche maison Alibert (12). Thomas Fantini : boeuf de la Table de Solange (12). Dominique Bouchait : Le Pipoune (31). Mo Bachir : haricot tarbais Label Rouge (65). Ana Walczak : vin domaine Ledogar bio (11). Louis Privat : fromage de chèvre Combebelle (11). Pierre Richard : vin château Bel Evèque (11). Aziz Mokhtari : anchois de Collioure (66). Fabrice Mignot : huitres de Leucate (11). Cali : cargolade (66). Cécile Hernandez : olives du Mas Saint-Pierre (66). Sylvain Joffre : asperges vertes et blanches (81). Les Chevaliers du Fiel : cassoulet.

Cet article est paru dans ToulÉco (site web)

Sud Ouest (site web)
Accueil Sport Natation, jeudi 23 juin 2022 450 mots

Nageuse sauvée par sa coach : Anita « ne respirait pas, mais maintenant, elle va bien »

La nageuse américaine Anita Alvarez a perdu connaissance dans l'eau après sa performance en finale de natation synchronisée mercredi à Budapest, avant d'être secourue par son entraîneure. « J'ai crié aux sauveteurs pour qu'ils aillent dans l'eau, mais ils n'ont pas entendu ce que j'ai dit ou ils n'ont pas compris », raconte Andrea Fuentes, ancienne nageuse et désormais entraîneure, au journal espagnol Marca, quelques heures après l'incident.

Alvarez, 25 ans, a fait un malaise dans le bassin du complexe de natation Alfred-Hajos de Budapest, quelques instants après la fin de sa performance en finale de natation synchronisée solo libre. Inconsciente, elle a coulé jusqu'au fond du bassin. Face à l'inertie de l'assemblée et l'immobilisme des sauveteurs qu'elle décrit comme « sidérés », la quadruple médaillée olympique espagnole n'a pas hésité un instant : entièrement habillée, elle a plongé dans le bassin.

Oli Scarff/AFP « Apnée la plus rapide de ma vie »

« J'ai fait l'apnée la plus rapide de ma vie, plus que quand je m'entraînais pour les JO ». À la force de ses bras, Fuentes a ramené Alvarez à la surface et a essayé de la faire respirer. Un secouriste a finalement plongé quelques secondes après elle.

« J'ai eu peur car je voyais qu'elle ne respirait pas, mais maintenant, elle va bien », a depuis rassuré l'entraîneure. « Elle a seulement eu de l'eau dans les poumons, quand elle a recommencé à respirer, tout allait bien ».

Pourquoi les sauveteurs ne sont-ils pas intervenus avant l'entraîneure ? « Les règles selon lesquelles les sauveteurs peuvent intervenir sont très strictes », a souligné dans un communiqué Bela Merkely, responsable du service médical des championnats. Dans une telle situation, seuls les juges de la Fédération internationale peuvent décider d'interrompre la compétition en vue d'une intervention. Or « aucun signal n'a été effectué en ce sens ».

« Après que l'entraîneure a sauté dans la piscine à ses risques et périls, les sauveteurs locaux, sentant le danger, n'ont plus attendu le signal du juge. »

« Elle est allée trop loin »

La Fédération américaine de natation artistique s'est exprimée jeudi et a évoqué une communauté sportive « bouleversée » par cet incident. « Anita a été examinée par le personnel médical et est toujours surveillée. Elle se sent beaucoup mieux mais se repose aujourd'hui », a déclaré la Fédération.

« Les médecins ont vérifié ses constantes vitales et tout est normal [...]. Tout va bien », a affirmé sa coach dans une publication Instagram.

Si la nageuse s'en sort indemne, ce genre d'incident n'est pas une première pour elle. « Cela est arrivé une fois l'année dernière, lors du tournoi de qualification olympique (à Barcelone). Avant cela, elle avait eu des problèmes sporadiques d'évanouissement, mais jamais en compétition », a précisé la Fédération.

Cet article est paru dans Sud Ouest (site web)

AFP Infos Françaises
vendredi 17 juin 2022 - 16:00:42 UTC 552 mots
Aussi paru dans
18 juin 2022 - Corse Matin

Athlétisme: des Bleus reviennent en nombre à Charléty

Paris, 17 juin 2022 (AFP) - - Avec deux fois plus de Français engagés qu'en 2021, le meeting de Ligue de diamant de Paris samedi offre une opportunité précieuse de côtoyer le très haut niveau à des athlètes en progrès, selon une volonté de la Fédération française d'athlétisme (FFA).

De 17 en 2021 à 33 en 2022, le contingent français a quasiment doublé sur les épreuves parisiennes de la prestigieuse Ligue de diamant, le circuit de meetings N.1 réservé à l'élite internationale.

En délicatesse depuis plusieurs saisons avec notamment une faible densité au niveau international, l'athlétisme français entend profiter de son meeting-phare pour confronter ses talents aux meilleurs mondiaux. Pour ce faire, la FFA a pris en main les invitations des Tricolores.

"La stratégie est simple, on a un rendez-vous planétaire en 2024 avec les Jeux de Paris, on sait que la pression sera importante sur eux. On veut leur permettre de se confronter au gratin mondial devant leur public. Je sais ce que c'est, je l'ai vécu en 2003 (aux Championnats du monde à Saint-Denis)", a expliqué à l'AFP, le directeur des équipes de France et ex-demi-fondeur Mehdi Baala.

"Et on a des athlètes qui n'ont jamais participé à un meeting de Ligue de diamant parce qu'ils n'en ont pas forcément l'opportunité, on veut leur donner cette chance."

Parmi eux, la steepleuse Alice Finot, 31 ans, arrivée sur le tard au plus haut niveau. "J'ai envie de voir ce que je peux faire sur une compétition de ce niveau", a témoigné la native de Haute-Saône, qui vit désormais en Galice (Espagne).

- "Crash-test" -

Mais même avec l'excellent chrono de son récent record de France du 3.000 m steeple (9 min 21 sec 41), Finot reste, pour l'instant, à distance des Kényanes et des Éthiopiennes, pour certaines une vingtaine de secondes plus rapides.

"Je pars sur un crash-test, ajoute cette ingénieure en automobile. Je veux faire +all-in+", et voir jusqu'où elle peut tenir le rythme des meilleures.

"Depuis que je fais du haut niveau, je n'ai pas participé à des compétitions dans des stades pleins, ça va me créer des repères pour les grands championnats dans le futur, et me faire connaître du grand public français".

Alice Finot pourra courir libérée après avoir déjà réussi le niveau de performance requis pour le prochain grand rendez-vous, les Championnats du monde à Eugene (15-24 juillet), pour lesquels plusieurs Français se battront samedi.

Particularité de la compétition sur la piste bleue du stade Charléty, dans le sud de Paris, les athlètes devront composer avec les températures élevées qui sévissent en France depuis quelques jours (près de 40 degrés sont attendus dans l'après-midi et 30 dans la soirée sont attendus).

Un temps adapté aux disciplines explosives (sprint, sauts) mais handicapant pour les courses longues, même avec leur programmation tardive (21h25 pour le steeple, 22h29 pour le 5.000 m).

"J'ai l'habitude de ce genre de températures, je suis Jamaïcaine, ce genre de chaleur est bonne pour le sprint", a commenté l'octuple médaillée olympique Shelly-Ann Fraser-Pryce, engagée sur 100 m.

Les athlètes ont pris l'habitude de composer avec cette météo, qui était plus sévère encore aux Jeux olympiques de Tokyo en 2021, et pourrait s'inviter aux Mondiaux de Eugene, qui avait connu un été record en termes de chaleur en 2021.

rg-es-ncd/lh

AFP Infos Françaises
jeudi 12 mai 2022 - 12:44:45 UTC 410 mots

Athlétisme: les temps forts attendus du meeting de Doha

Doha, 12 mai 2022 (AFP) - - En plus de la rentrée du recordman du monde de la perche Armand Duplantis, le meeting de Ligue de diamant de Doha propose vendredi deux alléchants 200 m et les retrouvailles entre les amis champions olympiques de la hauteur Mutaz Essa Barshim et Gianmarco Tamberi.

- Asher-Smith de retour parmi le gratin -

"Tellement heureuse de reprendre (sa) place", la championne du monde britannique Dina Asher-Smith (26 ans) retrouve sa distance fétiche du 200 m pour sa rentrée internationale, quelques mois après avoir dû faire une croix sur le demi-tour de piste aux Jeux olympiques de Tokyo, blessée.

Finalement médaillée de bronze du relais 4x100 m, elle affronte à Doha l'Américaine Gabrielle Thomas, en bronze au Japon et déjà très rapide cette saison, ainsi que la quintuple médaillée olympique jamaïcaine Shericka Jackson. La vice-championne olympique namibienne Christine Mboma a dû déclarer forfait après s'être blessée à Nairobi la semaine dernière.

- De Grasse en champion -

Le Canadien Andre de Grasse (27 ans), champion olympique à Tokyo, mène la liste de départ d'un 200 m hyper relevé où il fera notamment face aux Américains Noah Lyles, médaillé de bronze olympique, et Fred Kerley, le vice-champion olympique du 100 m au talent protéiforme (capable de briller du 100 au 400 m).

De Grasse a signé une rentrée discrète en 20 sec 67 il y a deux semaines en Floride mais devrait accélérer pour le premier meeting de Ligue de diamant de l'année.

- Les amis en or de la hauteur -

Le concours de saut en hauteur réunit le local Mutaz Essa Barshim et l'Italien Gianmarco Tamberi, qui avaient partagé l'or l'été dernier à Tokyo lors d'un grand moment de sportivité des Jeux olympiques.

Barshim n'a pas sauté depuis sa médaille, alors que Tamberi s'est contenté d'un seul concours en 2022, les Championnats du monde en salle à Belgrade en mars, où il s'est emparé du bronze.

S'ils se retrouvaient une nouvelle fois à égalité à l'avenir, le duo a prévenu jeudi: ils tenteront cette fois de se départager.

"Je ne reviendrais jamais sur le passé pour changer ce que nous avons fait. On s'en souviendra toujours comme des frères, des amis", a expliqué l'Italien en conférence de presse. "On a gagné ensemble parce qu'on méritait tous les deux cette médaille d'or, (mais) lorsqu'on nous demande si on partagera de nouveau, la réponse est +non+ parce qu'on l'a déjà fait."

pel-rg/mdm

Le Figaro (site web)
vendredi 19 novembre 2021 - 15:08 UTC +01:00 2860 mots

Voyage ; Montagne

3 Vallées : pistes de ski, forfaits, nouveautés des stations... Nos conseils pour cet hiver 2021/2022

De Courchevel à Val Thorens, de Méribel aux Menuires, l'immense domaine skiable de Savoie ouvre ses remontées mécaniques jusqu'à fin avril et début mai. Avec de nombreuses nouveautés. Notre guide de l'hiver.Les pistes de ski : entre parcours faciles et expertsles-pistes-de-ski-entre-parcours-faciles-et-expertsActivités et animations : en famille, pour les enfants, en freeride... notre sélectionactivites-et-animations-en-famille-pour-les-enfants-en-freeride-notre-selectionRemontées mécaniques : les nouveautés 2021/2022remontees-mecaniques-les-nouveautes-2021-2022Forfaits de ski 2021/2022 du domaine des 3 Vallées : tarifs, nouveautés et bon plans forfaits-de-ski-2021-2022-du-domaine-des-3-vallees-tarifs-nouveautes-et-bon-plansCourchevel, Méribel ou les Menuires... Nos pistes préférées des stations des 3 Valléescourchevel-meribel-ou-les-menuires-nos-pistes-preferees-des-stations-des-3-valleesLes 3 Vallées en pratiqueles-3-vallees-en-pratique

Sept stations de sport d'hiver mythiques des Alpes, un domaine skiable qui se revendique «le plus grand du monde» et un tapis de neige fraîche quasi-assuré. Après un hiver dernier sans ski pour cause de pandémie de Covid-19, les 3 Vallées ont rouvert en fanfare leur saison de glisse le 4 décembre, pour la clore le 22 avril 2022. Val Thorens prolongera les plaisirs jusqu'au 8 mai. Idéal pour profiter des week-ends, vacances scolaires et autres jours fériés.

» LIRE AUSSI - Passe sanitaire obligatoire pour les remontées mécaniques : ce qui vous attend dans les stations de ski

Composé de stations aux profils variés - Courchevel, Val Thorens, Méribel, Brides-les-Bains, Saint-Martin-de-Belleville, Les Menuires et Orelle-, le domaine savoyard déroule 650 km de descente et 339 pistes entre forêts et grand blanc, à des altitudes oscillant entre 1100 (Les Allues) et 3 230 mètres (Val Thorens).

» LIRE AUSSI - Notre sélection des meilleurs hôtels de montagne dans les Alpes

Et c'est là que réside sa force : «85 % du domaine se situe à plus de 1 800 mètres et 25 sommets sont accessibles par les remontées mécaniques dont dix à plus de 2 500 mètres», rappelle Olivier Desaulty, directeur général des 3 Vallées. Cette altitude élevée, conjuguée à une capacité sans cesse accrue à produire de la neige — 53 % du domaine est couvert par les canons —, lui garantit un manteau blanc toute la saison. D'autant que ses liaisons inter-vallées sont toutes situées à plus de 2 000 mètres.

Les pistes de ski : entre parcours faciles et experts

Ce vaste cirque blanc veut rester accessible au plus grand nombre de glisseurs. «L'étendue ne doit pas faire peur, elle donne au contraire plus de latitude à chacun de choisir sa piste», prône Olivier Desaulty.

Le domaine des 3 Vallées compte 339 pistes de ski, et revendique une égalité quasi parfaite entre parcours experts (pistes rouges et noires), et plus faciles (pistes vertes et bleues). Un label “Les 3 Vallées Easy Rider”, que vous reconnaîtrez en rose sur le plan des pistes, a été imaginé pour guider le skieur novice sur des itinéraires à la fois larges et aux pentes douces.

Activités et animations : en famille, pour les enfants, en freeride... notre sélection

Une trentaine d'espaces ludiques (snowparks, familypark...) maillent le domaine savoyard. À Courchevel, le FreerideLab, l'espace sécurisé et balisé qui fait le bonheur des adeptes du hors-piste, s'étoffe cette saison : un nouveau DVA Park -protégé des avalanches- voit le jour au pied de deux pistes non damées.

Les enfants disposent, eux, d'une quarantaine de pistes thématiques. Parmi elles, à Méribel, la fameuse piste des Animaux sur le secteur de l'altiport s'est refait une beauté. Au cœur d'une forêt protégée, skieurs et piétons peuvent, via un chemin dédié, découvrir la faune du territoire. La nature est aussi le fil rouge du nouveau Friendly natural park aux Menuires. Conçue en partenariat avec le parc de la Vanoise, cette nouvelle zone ludique déroule slalom parallèle, virages relevés... et des jeux autour de la faune et de la flore des montagnes, avec un focus pédagogique en bout de parcours.

Les plus jeunes et les novices apprécieront aussi cette saison 2021/2022 le tout nouveau front de neige de Courchevel-La Tania qui abrite une zone débutants, équipée de deux tapis.

» LIRE AUSSI - Ski en famille: choix de la station, cours, altitude pour les plus petits... notre guide pour des vacances parfaites

Remontées mécaniques : les nouveautés 2021/2022

Cet hiver 2021/2022, la nouvelle connexion entre Orelle et la cime Caron (3 230 mètres) constitue la grande nouveauté. Depuis la station village de Maurienne, le point culminant des 3 Vallées est désormais accessible en 20 minutes aller, grâce à deux nouvelles télécabines, Orelle et Orelle-Caron. Les piétons qui le souhaitent peuvent aussi relier Val Thorens depuis la vallée en 40 minutes «pieds au sec», via cinq remontées au total. Les cabines de dix places bénéficient d'emplacements intérieurs pour les bagages et le parking de 450 places, situé près de la gare de départ à Orelle, est gratuit, ce qui n'est pas négligeable.

La station des Menuires inaugure également une nouvelle télécabine dix places, dite de la Pointe de la Masse, qui parcourt les quelque 3 000 mètres reliant le plateau éponyme à la pointe du même nom (2 804 m) en moins de huit minutes contre 25 précédemment. Le débit est porté à 2 800 personnes par heure contre 2 000 auparavant.

» LIRE AUSSI - L'hôtel Marielle à Val Thorens, l'avis d'expert du Figaro

La télécabine de l'Olympe, premier ascenseur valléen mis en service entre Brides-les-Bains et Méribel en 1992, pour les Jeux Olympiques d'Albertville, bénéficie elle d'un sérieux lifting. À l'approche des championnats du monde de ski de 2023, organisés par le duo Méribel Courchevel, elle se dote notamment de cabines flambant neuves.

Ces nouveautés viennent compléter les équipements mis en service lors de la saison 2019/2020 pour optimiser les dessertes. Et notamment la télécabine du Praz, équipée de cabines dix places assises, qui relie Courchevel-Le Praz (1350m) à Courchevel 1850 en six minutes. Ou celle de Saint-Martin-de-Belleville qui dispose de nouvelles cabines et dont le débit bondit de 1 800 à 2 700 personnes/heure.

À noter que, à Courchevel, le téléphérique de la Saulire, qui ouvre l'accès au sommet éponyme à 2 738 mètres et à la combe du même nom, est à l'arrêt cet hiver. Il a en effet été sérieusement endommagé fin septembre lors d'un contrôle réglementaire.

» LIRE AUSSI - Vacances en Savoie, cinq hôtels «valeurs refuges» qui font du bien

Forfaits de ski 2021/2022 du domaine des 3 Vallées : tarifs, nouveautés et bon plans

LES NOUVEAUTÉS

Pour profiter du domaine des 3 Vallées dans son intégralité, plusieurs options : saison, week-end... Les vacanciers s'orienteront vers le forfait 6 jours (à partir de 315 €/pers. dans une configuration «tribu», soit 3 personnes au moins), ou journée. À partir du 18 décembre : 66 € la journée pour un adulte (13 à 64 ans) ; seniors 59,40 € (65-75 ans); gratuit jusqu'à 4 ans et pour les plus de 75 ans.

Deux nouveautés principales pour les forfaits de ski en cette saison 2021/2022.

Le Pass 3 vallées 2/7 est conçu pour les skieurs qui veulent profiter de l'ensemble du domaine des 3 Vallées deux jours par semaine. Tarif unique 665 €.Le Pass skiflex. Pour ceux qui savent d'ores et déjà qu'ils viendront profiter des 3 Vallées chaque semaine, mais préfèrent garder un peu de flexibilité quant à leur emploi du temps, ce pass donne accès à 20 passages par semaine, week-ends compris, sur les pistes du domaine moyennant le tarif unique de 665 euros.

LES «BONS PLANS»

Pour skier en famille : à compter du 18 décembre 2021, le forfait de ski famille inclut deux adultes et deux enfants âgés de 5 à 17 ans. Avantage : tout le monde paie le tarif enfant pour le Pass famille six jours (264 €/personne).

Il existe aussi des forfaits stations, basés sur le même principe. Pour Orelle-Val Thorens (89 pistes, 150 km de descente, 29 remontées mécaniques), le Pass famille revient au minimum à 224 € les six jours par personne, et pour Les Menuires-Saint-Martin-de-Belleville (79 pistes, 34 remontées mécaniques), comptez 213,60 €.

Profiter des «ailes» de saison en décembre et avril : des premiers flocons (du 4 au 17 décembre) aux derniers (du 16 au 22 avril 2022), les prix sont légèrement inférieurs. Détail en ligne.

Skier le samedi : si vous réservez votre forfait solo en ligne, vous bénéficiez de la promotion du samedi (52,80 €).

» LIRE AUSSI - Saison de ski 2021-22 : cinq idées pour payer moins cher son forfait

Courchevel, Méribel ou les Menuires... Nos pistes préférées des stations des 3 Vallées

OÙ SKIER À COURCHEVEL

L'Éclipse, la nouvelle piste des champions

Avec ses 3,3 km de descente, 970 mètres de dénivelé et 30 % d'inclinaison moyenne, cette nouvelle piste noire garantit son lot d'émotions depuis le col de la Loze jusqu'au village du Praz. Et pour cause : elle a été taillée en vue des Mondiaux Courchevel Méribel 2023 et, selon Perrine Pelen, la directrice générale de l'évènement et triple médaillée olympique de ski alpin, elle est d'ores et déjà bien placée « pour devenir un mythe du circuit par sa difficulté et son environnement grandiose ». Empruntant le tracé de la piste Jockeys, cette descente vertigineuse s'inscrit d'ores et déjà dans la légende de Courchevel.

Piste noire. Accès par le télésiège de la Forêt ou des TC du Praz et Chenus

Le Grand Couloir, pour un ski engagé

Dans une ambiance de haute montagne avec la Croix des Verdons au départ, engagez-vous dans un sympathique couloir bien raide (pente maximum, 80 %). En prime, du début jusqu'à la fin, un panorama exceptionnel sur la combe de la Saulire et la station. La piste est sécurisée mais pas damée.

Piste noire. Accès par la télécabine de Saulire Express depuis Méribel ou du téléphérique de la Saulire, depuis Courchevel.

La Jean Blanc, l'historique

Baptisée ainsi en l'hommage de Jean Blanc, ancien champion de l'équipe de France de ski alpin et pionnier de la station, cette piste noire du Praz, qui relie Courchevel 1850 au village du Praz, est l'une des plus anciennes de «Courch'». Sa succession de murs et de petits replats donne la sensation de plonger dans la vallée. C'est un terrain de jeu d'exception quelle que soit la météo.

» LIRE AUSSI - Ski et bonnes adresses : brigade mondaine à Courchevel

OÙ SKIER À MÉRIBEL

Roc de Fer, la piste des champions

Théâtre des finales de la Coupe du monde de ski alpin en 2015 et surtout des Championnats du monde en 2023, la piste du Roc de Fer est définitivement entrée dans la légende. On ne compte plus les champions de ski français et internationaux qui ont laissé leurs traces sur cet itinéraire de près de 2,5 kilomètres. Un rêve de glisseur! À noter : un tunnel a été implanté au niveau du croisement des pistes Roc de Fer et Gélinotte, qui permet aussi le retour au cœur de la station. Sa création facilitera le passage des skieurs lors des compétitions ou entraînements.

Piste rouge. Accès via le télésiège Olympic.

» LIRE AUSSI - Roc de Fer, la piste des champions

La Face, une descente olympique

Située à côté de la piste du Roc de Fer, cette piste est sans concession avec un départ très soutenu. Après la partie raide, les parties planes qui suivent laissent une plus grande liberté d'expression. C'est sur cette piste que se sont déroulées les épreuves féminines des jeux olympiques d'Albertville en 1992.

Piste noire. Accès via le télésiège Olympic.

Mauduit, l'incontournable

Georges Mauduit, skieur alpin de renommée internationale dans les années 1960 -et qui vit toujours à Méribel — a donné son nom à cette piste à fort caractère, large sur le haut, raide et plus étroite dès son entrée en forêt. Elle offre une longue descente, avec un dénivelé supérieur à 1 000 mètres, et elle est parfaitement taillée pour les grandes courbes sinueuses.

Piste rouge. Accès via le télécabine Saulire Express 1&2.

La Combe du Vallon, un joyau des 3 Vallées

Faites une pause à l'arrivée pour admirer le sublime panorama à l'ambiance glaciaire, puis engagez-vous sur la mythique piste de la Combe du Vallon, longue de 3 km, relativement exigeante et souvent bosselée… Du sommet, plongez directement dans le grand ski, technique, avec une vue sur la belle Vallée de Méribel en contrebas. Cerise sur les spatules, la vue plongeante sur le Lac de Tueda!

Piste rouge. Accès via le télésiège du Mont du Vallon.

Roc de Tougne

Un environnement sauvage et une neige toujours de qualité, grâce à une exposition nord, caractérisent deux pistes des plus exigeantes de la Vallée, souvent méconnues du grand public. Plongez d'abord sur la noire de la Bartavelle, après une pente soutenue, admirez les Arolles perchés sur les rochers dans le petit replat du vallon aux allures de Dolomites. Puis rebasculez dans une pente très vallonnée où vous pourrez tracer de belles courbes.

Pistes noires. Accès via le télésiège Roc de Tougne.

» LIRE AUSSI - Méribel : conseils de pistes, d'hébergements, de restaurants... Notre guide 2021/2022

OÙ SKIER AUX MENUIRES ET SAINT-MARTIN DE BELLEVILLE

● Léo Lacroix, pour skieurs avertis

C'est en hommage à un grand nom du ski français, Léo Lacroix, médaillé olympique de descente, que les Menuires ont choisi de renommer cette piste qui a accueilli de nombreuses compétitions internationales. Incontournable pour les skieurs avertis, elle part du Mont de la Chambre jusqu'au centre de la station. Elle présente un enchaînement de grandes courbes et de pentes raides.

Piste noire.

● La Jérusalem, parfum de hors-piste

La piste rouge Jérusalem débute au sommet de Méribel (Tougnète et Cherferie) à plus de 2 100 m d'altitude et rejoint le village de Saint-Martin-de-Belleville. Elle se singularise par son agréable tracé vallonné et sa neige traditionnellement de qualité. Sensations de hors-piste au rendez-vous !

Piste rouge.

● La Masse

La pointe de la Masse est l'un des points culminant des Menuires à 2 804 mètres d'attitude. La Masse, l'îlot excentré des Menuires offre un ski différent du versant sud, avec ses conditions de neiges optimales toute la saison, préservées par une exposition nord. Large choix de pistes peu fréquentées avec une petite préférence pour la piste rouge Fred Covili suivie de la piste bleue des Vallons qui s'enchaînent naturellement. La nouvelle télécabine 10 places entre en action cet hiver et avale les 1050 m de dénivelé en 8 minutes.

Pistes rouges, bleues.

» LIRE AUSSI - Les Menuires, notre guide de l'hiver 2021/2022

OÙ SKIER À VAL THORENS

● La Combe de Caron, une vraie piste noire

Prenez d'abord le temps d'admirer, au sommet de la cime Caron, le panorama à 360°, à 3 200 mètres d'altitude, sur plus de 1 000 sommets des Alpes françaises, suisses et italiennes. Suivez ensuite la Combe de Caron. Pentue sur la première section, passant par un petit goulot suivi par de grands vallons, elle demande endurance et maîtrise technique. Vous profitez de l'orientation plein nord et d'une neige de qualité. Rejoignez ensuite les dernières belles courbes de la piste rouge du Col de l'Audzin.

Piste noire puis rouge. Accès par le téléphérique de la Cime Caron.

● La Christine, ambiance préservée

Sur 700 mètres de dénivelé, la Christine donne l'impression d'être dans une petite vallée à l'écart, large et agréable par ses changements de rythme. Tout au long de la descente, prendre le temps de lever les yeux pour observer la face ouest du somptueux glacier de Péclet.

Piste rouge. Secteur Péclet, accès Funitel.

● La Goitschel, raide et soutenue

Elle démarre au col de la Chambre (liaison 3 Vallées) côté plein sud avec une vue imprenable sur le domaine skiable de Val Thorens et la Vallée des Belleville. Elle porte le nom des sœurs Goitschel (Marielle et Christine), multiples médaillées aux JO et Mondiaux de ski dans les années 1960, et pionnières de «Val Tho'».

Piste noire.

OÙ SKIER À ORELLE

● Coraïa et Peyron: plus de 800 mètres de glisse

Après avoir apprécié la vue panoramique alpine à l'arrivée du télésiège du Bouchet à 3 230 mètres, élancez-vous sur la longue Coraïa, à la neige souvent excellente. Enchaînez avec la Peyron, qui sillonne jusqu'au Plan Bouchet à 2 350 mètres, soit un parcours de plus de 800 mètres de dénivelé bénéficiant d'un ensoleillement idéal, grâce à une belle exposition Nord.

Pistes rouges.

» LIRE AUSSI - Ski : Val-Thorens, la folie des hauteurs

Les 3 Vallées en pratique

Y aller

En train. Plusieurs gares dont Albertville et Moûtiers sont desservies par TGV au départ de Paris Gare de Lyon (compter entre 4h30 et 5h15 pour Moûtiers) et d'autres gares françaises (Lille, Nantes, Rennes...).

La montée en station est ensuite assurée par des navettes autocars (vente-bellesavoieexpress.fr) ou en taxi.

» LIRE AUSSI - Ski : les stations les plus proches de Paris en train

Pratique: le plan des pistes

L'application des 3 Vallées donne accès aux infos sur les restaurants, le plan des pistes, les heures de fermetures des remontées mécaniques... Bonne nouvelle: vous aurez généralement une bonne connexion sur l'ensemble du domaine skiable.

À voir aussi - Ski : «Pas de passe sanitaire» dans les stations de ski sauf en cas de flambée épidémique, annonce Jean Castex

Les pistes de ski : entre parcours faciles et expertsles-pistes-de-ski-entre-parcours-faciles-et-expertsActivités et animations : en famille, pour les enfants, en freeride... notre sélectionactivites-et-animations-en-famille-pour-les-enfants-en-freeride-notre-selectionRemontées mécaniques : les nouveautés 2021/2022remontees-mecaniques-les-nouveautes-2021-2022Forfaits de ski 2021/2022 du domaine des 3 Vallées : tarifs, nouveautés et bon plans forfaits-de-ski-2021-2022-du-domaine-des-3-vallees-tarifs-nouveautes-et-bon-plansCourchevel, Méribel ou les Menuires... Nos pistes préférées des stations des 3 Valléescourchevel-meribel-ou-les-menuires-nos-pistes-preferees-des-stations-des-3-valleesLes 3 Vallées en pratiqueles-3-vallees-en-pratique

Voir aussi :

AFP Infos Françaises
lundi 2 janvier 2023 - 09:00:16 UTC 136 mots

Snowboard: fin de saison pour Julia Pereira de Sousa Mabileau, blessée à un genou

Paris, 2 jan 2023 (AFP) - - La médaillée olympique de snowboardcross Julia Pereira de Sousa Mabileau doit mettre un terme à sa saison à cause d'une grave blessure à un genou, a-t-elle annoncé sur ses réseaux sociaux.

"Ligament croisé antérieur rompu, lésion du ligament latéral interne, contusion osseuse et une fissure au ménisque", écrit-elle en guise de bilan de sa blessure subie après une chute à l'entraînement avant la Coupe du monde de Cervinia (Italie) mi-décembre.

"Pas de Coupe du monde ni de Championnats du monde cette saison. Encore une épreuve à surmonter mais j'aime beaucoup trop le snowboard pour me décourager", écrit la vice-championne olympique de snowboardcross en 2018 à Pyongchang.

A 21 ans, Pereira de Sousa Mabileau compte quatre podiums en Coupe du monde.

rg/gk

Le Figaro (site web)
dimanche 26 décembre 2021 - 13:15 UTC +01:00 264 mots

Sports ; Autres Sports

Aussi paru dans
26 décembre 2021 - AFP Infos Françaises Ouest-France (site web) Web sites - Sports and Leisure / Sports et loisirs Web sites - Economy / Économie Yahoo! France (site web réf.)

Ski de fond: la Norvégienne Oestberg ne participera pas aux JO de Pékin

Le Figaro avec AFP

Triple médaillée olympique, la Norvégienne doit faire une pause pour soucis de santé.

La Norvégienne Ingvild Flugstad Oestberg, double championne olympique de ski de fond, ne participera pas aux Jeux olympiques 2022 de Pékin (4-20 février) pour raisons de santé, a annoncé dimanche la Fédération norvégienne de ski.

« Le suivi prévu après les premières courses montre que son état de santé ne supporte pas le programme des courses », a souligné le médecin de l'équipe de ski de fond, Oeystein Andersen.

« Ingvild doit donc à nouveau faire une pause plus longue, ce qui signifie que les Jeux olympiques arrivent malheureusement trop tôt», a-t-il estimé.

Il s'agit d'un coup dur pour Oestberg, qui avait remporté le sprint par équipes des JO-2014 de Sotchi avec Marit Bjoergen et faisait partie du relais norvégien sacré en 2018 à Pyeongchang (Corée du Sud).

Elle avait remporté une troisième médaille olympique, en terminant 2e du sprint individuel des JO-2014.

« J'ai travaillé dur, j'ai fait de mon mieux, je me suis sentie bien et j'ai apprécié mon retour sur des skis. Les rêves sont brisés, mais je ne peux que regarder devant moi», a commenté la fondeuse de 31 ans, citée par la Fédération.

Absente la saison dernière en raison de problèmes de santé, Oestberg est revenue en Coupe du monde cet hiver. Elle faisait partie du relais norvégien victorieux à Ruka (Finlande) en novembre dernier et s'était classée 8e début décembre du 10 km libre de Davos (Suisse).

Le Figaro (site web)
jeudi 16 décembre 2021 - 15:55 UTC +01:00 176 mots

Sports ; Autres Sports ; Sports d'hiver

Aussi paru dans
16 décembre 2021 - AFP Infos Françaises

Biathlon : Bescond 2e du sprint au Grand-Bornand, victoire de Roeiseland

Le Figaro avec AFP

La Française Anaïs Bescond a pris jeudi la 2e place du sprint du Grand-Bornand, comptant pour la Coupe du monde de biathlon et remporté par la Norvégienne Marte Olsbu Roeiseland, qui a conforté sa place de leader au classement général. Bescond (34 ans), pourtant handicapée par un rhume, a signé son 2e podium de la saison après avoir fini 2e de la poursuite à Ostersund (Suède), le 4 décembre.

Pour le grand retour du circuit en France après deux ans d'absence, la triple médaillée olympique a été impeccable au tir (10/10) et termine à 15,4 secondes de Roeiseland, elle aussi auteure d'un sans faute derrière la carabine et victorieuse pour la 3e fois durant cet exercice (la 12e de sa carrière). La Suédoise Elvira Oeberg s'est classée troisième à 16,1 secondes. Les autres Françaises ont été à la peine (Julia Simon 13e, Anaïs Chevalier-Bouchet 25e, Justine Braisaz-Bouchet 31e, Chloé Chevalier 64e, Caroline Colombo 93e).

Le Figaro (site web)
mercredi 15 décembre 2021 - 18:53 UTC +01:00 185 mots

Sports ; Autres Sports ; Athlétisme

Aussi paru dans
15 décembre 2021 - AFP Infos Françaises

Athlétisme: La Ligue de diamant change sa règle pour la fin des concours

Le Figaro avec AFP

Les organisateurs de la Ligue de diamant, circuit N.1 de meetings d'athlétisme, ont annoncé mercredi un changement de règlement pour la fin des concours en modifiant leur «final-3», largement critiqué par les athlètes.

Cette saison, le résultat de plusieurs disciplines (longueur, triple saut, poids, disque, javelot) était décidé par une ultime tentative offerte aux trois meilleurs athlètes seulement, en faisant table rase des résultats des cinq premiers essais.

La Ligue de diamant a décidé de modifier la règle: seuls les trois meilleurs athlètes auront droit à un 6e essai, mais c'est bien la meilleure tentative de l'ensemble du concours qui décidera du classement, comme en grand championnat. Pour rendre les fins de concours plus «télégéniques», l'ordre de passage sera inversé, en commençant par le meilleur athlète.

Le format précédent du «final-3» avait été critiqué par de très nombreux athlètes, notamment la triple médaillée olympique à la longueur américaine Brittney Reese, qui avait juré qu'elle ne disputerait plus de meetings avec ce règlement.

Voir aussi :

AFP Infos Françaises
samedi 18 février 2023 - 11:54:59 UTC 564 mots

Mondiaux de ski alpin: Noël, dernier espoir des Bleus en slalom

Courchevel (France), 18 fév 2023 (AFP) - - Le champion olympique Clément Noël peut permettre à l'équipe de France de terminer ses Mondiaux de ski alpin en beauté dimanche à Courchevel, mais la discipline risquée du slalom, et son irrégularité, ne lui offrent aucune garantie.

Deux médailles dont un titre. Le bilan de l'équipe de France après dix épreuves des Championnats du monde est en accord avec ses modestes ambitions de départ. Avec un titre supplémentaire, les Bleus auraient le sourire; sans autre médaille, ils se cacheraient derrière la réussite de leur chef de file Alexis Pinturault.

Dimanche, la France compte avec Clément Noël sa plus grande chance de titre de la quinzaine. Avec le Vosgien, les frissons sont garantis: capable de gagner, Noël prend des risques qui le conduisent aussi souvent à la sortie de piste.

Ces deux dernières saisons, lors de ses 19 slaloms internationaux, Noël compte trois victoires mais aussi neuf disqualifications frustrantes.

Dans la même position incertaine l'hiver dernier, il avait été sacré champion olympique à Pékin.

"Pékin était différent, cette année ces Mondiaux ressemblent moins à une parenthèse dans la saison. En quarante minutes de route depuis chez moi, me voilà sur le site. Et heureusement, c'est une ambiance plus festive. Je suis content d'être là", a-t-il commenté.

"J'ai une chance mais je dois accepter de prendre des risques, comme à Pékin. Sur les deux dernières courses j'ai montré du bon ski (victoire à Schladming, sortie à Chamonix) et à l'entraînement ça va. De toute façon en slalom si on ne prend pas de risques on ne peut pas prétendre au podium."

- "C'est juste la confiance" -

"Clément avait besoin de sa victoire à Schladming, c'est positif pour ici. À Chamonix il était dans le coup. Il arrive bien à se recentrer, je suis confiante", explique à l'AFP Florence Masnada, double médaillée olympique, qui voit cependant une évolution chez le slalomeur.

"Même s'il est moins sûr qu'avant, analyse-t-elle. Je pense que c'est juste la confiance. Il a franchi les étapes à 100 à l'heure, il a gagné, ensuite il a eu un statut à assumer. Avant, il avait une position plus haute, plus solide, je le trouve un peu moins agile avec les pieds."

Son irrégularité a coûté à Noël sa place parmi les sept meilleurs mondiaux, garantie d'un bon dossard et de s'élancer parmi les premiers. Dimanche, il partira de plus loin (entre huit et quinze), mais le revêtement hyper glacé de la piste ombragée de Courchevel, l'Éclipse, devrait permettre à tous les skieurs de défendre leurs chances de façon équitable.

Après une période de repos à Monaco début février, avec un peu de golf au programme, Noël s'est entraîné pendant que ses coéquipiers débutaient leurs Mondiaux, et a épinglé un premier dossard mardi, sans succès, lors des qualifications du parallèle.

Il n'avait pas pu assister aux podiums d'Alexis Pinturault, qui l'accompagne dimanche pour l'un des derniers slaloms de sa carrière.

"Ses deux médailles ont aidé tout le monde, le staff, les organisateurs, et moi aussi, ça nous a mis dans un état d'esprit positif, plutôt que de sentir monter le stress de course en course", a-t-il salué.

Depuis que les Mondiaux sont séparés des Jeux olympiques, aucun skieur français n'a réussi à s'emparer des deux principaux titres du ski alpin. Noël a l'occasion d'écrire cette ligne d'histoire dimanche, sur un fil.

rg-rbo/chc

La République des Pyrénées (site web)
Accueil Pyrénées-Atlantiques Jurançon, jeudi 3 mars 2022 558 mots

Jurançon : des rendez-vous pour lutter contre les discriminations

En appui de la mobilisation contre les discriminations à l'échelle communautaire avec Mars Attaque, Jurançon présente ses propres actions pour amplifier le phénomène.

Les discriminations par définition séparent un individu ou un groupe d'individus d'un autre groupe. Pire cette distinction effectuée sur différents critères isole et maltraite ceux qu'elle touche. Et les sujets de différentiation ne manquent pas : religieux, de genre, de situation sociale, de sexualité aussi.

Nous sommes tous différents...

Nous sommes tous différents mais à quel moment devenons-nous discriminants ? La limite est fragile et parfois insidieuse, c'est pourquoi le meilleur moyen de s'en prémunir reste la connaissance et la compréhension. C'est ce que propose « Mars Attaque » durant tout le mois afin de lutter contre les discriminations en tout genre.

L'action coordonnée par la Ville de Pau et la Communauté d'agglomération Pau Béarn Pyrénées, la ville de Jurançon et son CCAS, permettra de rencontrer les acteurs de la lutte contre les discriminations, de s'informer et de participer à des temps d'échange.

Lutte pour l'égalité femmes-hommes

Le programme est dense et à Jurançon. Le maire Michel Bernos, secondé par la conseillère municipale et communautaire, Brigitte Coustet, aux côtés de Josiane Manuel, présidente du CCAS, et de Tori Viroulaud Fagbémi, sa directrice, se sont investis plus en avant notamment sur la lutte pour l'égalité femmes-hommes, « un choix très fort et défendu lors des élections municipales 2020 ».

Brigitte, Josiane, Tori et Christelle ont eu à coeur chacune dans leur domaine et, parfois par choix personnel ou par expérience, d'offrir au public un large éventail de propositions. Un travail salué par Michel Bernos qui dit « concevoir l'altérité comme la possibilité d'apprendre à se connaître soi-même et à connaître l'autre ».

C'est ainsi que seront articulés des thèmes autour de la condition féminine au travail, face à la santé ou encore en société sans oublier la question du genre, des genres et de la diversité autour des LGBTQ +.

Ce sujet sensible sera évoqué avec des professionnels et des témoins mardi 15 mars en présence de Sandra Forgues, athlète médaillée olympique en kayak. Elle avait commencé sa carrière de kayakiste dans la catégorie masculine sous le prénom de Wilfrid pour entreprendre sa transition sous le prénom de Sandra des années plus tard et lutter aujourd'hui pour que la transidentité devienne quelque chose de commun.

Plus d'infos sur www.ville-jurancon.fr. Renseignement complémentaire auprès de Brigitte Coustet à [email protected].

Des rendez-vous à la médiathèque et à l'Atelier du Neez Le public n'aura que l'embarras du choix sur les thèmes de discriminations.

La médiathèque de Jurançon donnera le coup d'envoi avec la projection, ce samedi 5 mars à 14h, du film « Femmes de méninges » de Guillaume Estivie. Le récit d'une aventure improbable d'un collectif de femmes de ménages engagées dans un projet théâtral autour de l'immigration, l'exil et l'invisibilité sociale.

L'atelier du Neez offrira son espace de paroles à quatre conférences du 8 mars au 8 avril : « Femmes pyrénéennes, un statut social exceptionnel en Europe » le 8 mars à 18h30, lecture « Otages » de Nina Bouraoui le 9 mars à 20h30, « LGBTQ + : questions en tous genres » le 15 mars à 18h30 et « Mixité des métiers » le 5 avril à 18h30.

Toutes les conférences seront gratuites et ouvertes à tous sous condition de pass vaccinal en vigueur le jour de l'animation. Questions du public en fin d'intervention.

Cet article est paru dans La République des Pyrénées (site web)

AFP Doc
samedi 5 mars 2022 - 10:25:18 GMT 672 mots

Jeux paralympiques: le roi Arthur Bauchet, Marie Bochet manque sa première

Par Ludovic EHRET

Pékin (AFP) - Le skieur Arthur Bauchet, sacré champion paralympique de descente samedi, a offert sa première médaille d'or aux Bleus à Pékin, dans une épreuve où la favorite Marie Bochet a échoué en perdant son ski en début de course.

Cette première journée a été marquée par la moisson des Ukrainiens qui ont décroché huit médailles, dont trois en or en biathlon, pour se hisser en tête du tableau des médailles. Des médailles dédiées à leur pays, en proie à la guerre suite à l'invasion russe.

A l'or de Bauchet s'ajoute la médaille de bronze de Hyacinthe Deleplace, en catégorie malvoyant, ce qui porte à deux médailles le bilan tricolore pour ce premier jour en ski alpin.

Il est le roi Arthur. La référence est presque trop facile mais pourtant évidente. En dominant samedi la descente, première épreuve de ski de ces Jeux, Arthur Bauchet a ajouté à 21 ans la plus belle des récompenses à son riche palmarès.

Le skieur originaire du golfe de Saint-Tropez, quadruple médaillé d'argent à Pyeongchang il y a 4 ans, double champion du monde à Lillehammer (Norvège) en janvier, a devancé l'Autrichien Markus Salcher et le Suisse Theo Gmuer.

"C'est fou ! Entendre la Marseillaise, tout le monde vient pour ça", s'est réjoui Bauchet qui ne compte pas s'arrêter là. "Je suis venu pour donner tout ce que j'ai à chaque course. Je finirai ces Jeux sur les rotules mais au moins j'aurai tout donné."

Les autres Français, Manoel Bourdenx, Jordan Broisin et Oscar Burnham, sont 7e, 13e et 18e.

- "Frustration" -

Marie Bochet aussi aurait souhaité tout donner sur la descente, épreuve où elle avait été sacrée à Sotchi (2014) et Pyeongchang. Mais une perte de son ski dès la deuxième porte a annihilé les chances de médaille de la Chambérienne.

"Il n'y a pas vraiment d'explication. Il y avait un petit trou, j'ai mis le pied dedans", a dit l'octuple médaillée olympique, en avouant "beaucoup de frustration" et en versant quelques larmes. Elle devra surmonter cet échec pour se concentrer sur le Super-G dimanche.

En son absence, la Canadienne Mollie Jepsen est sacrée championne paralympique devant la Chinoise Zhang Mengqiu et la Suédoise Ebba Aarsjoe.

Chez les hommes, en catégorie malvoyant, l'ancien athlète Hyacinthe Deleplace a glané sa première médaille paralympique, le bronze, derrière un jeune Autrichien de 16 ans, Johannes Aigner, et le Canadien Mac Marcoux.

Accompagné de son guide Valentin Giraud-Moine, Deleplace fait déjà mieux que lors de sa première participation aux Jeux, en 2012 à Londres. Il avait pris la 7e place du 400 m.

"J'aurais voulu faire mieux", a regretté le Haut-Savoyard mais "je n'ai pas mis tous les ingrédients que j'avais pu mettre il y a deux jours (lors des entraînements)".

- "Famille" -

En biathlon, pas de médaille pour le porte-drapeau Benjamin Daviet qui termine au pied du podium lors du sprint. De son côté, Anthony Chalençon a accroché la 9e place dans la catégorie malvoyant.

L'épreuve a été dominée à 100% par les Ukrainiens Vitalii Lukianenko, Oleksandr Kazik et Dmytro Suiarko, arrivés avec leur délégation mercredi à Pékin après un long périple à travers l'Europe.

"Je veux dédier cette médaille aux gars qui protègent nos villes", a déclaré le champion de 43 ans.

L'Ukraine est en tête du tableau des médailles avec sept breloques dont trois en or. Les deux autres ont été décrochées, toujours en biathlon, par Oksana Shyshkova en catégorie malvoyant et Grygorii Vovchynskyi dans la catégorie debout.

Elle devance pour le moment la Chine qui n'avait, avant ces Jeux à domicile, récolté qu'une seule médaille, l'or du curling en 2018 en Corée.

Fort de sa délégation de 96 sportifs, le pays-hôte compte déjà huit médailles, dont deux en or décrochées en biathlon samedi par Liu Zixu (sprint hommes debout) et Guo Yujie (sprint femmes assis).

AFP Infos Mondiales
lundi 14 mars 2022 - 00:12:17 GMT 293 mots
Aussi paru dans
14 mars 2022 - AFP Infos Françaises

Venezuela: une médaillée olympique victime d'une agression homophobe

Caracas, 14 mars 2022 (AFP) - - Stefany Hernandez, médaillée de bronze en BMX aux Jeux olympiques de Rio en 2016, a été victime d'une agression homophobe dans un restaurant de Caracas, a-t-elle écrit sur son compte Instagram dimanche, alors que le parquet a annoncé l'interpellation d'une personne.

"Ils nous ont frappés (...). Un homme de la sécurité m'a frappé (au) visage et à l'oreille. Il y a aussi eu une bousculade et des insultes", a posté sur Instagram samedi soir Hernandez.

"Ils m'ont expulsé de l'endroit avec un groupe d'amis parce que quelques homophobes qui voulaient nous attaquer ne m'aimaient pas", a raconté Hernandez, 30 ans, qui participé aux Jeux de Londres (2012) et a décroché la troisième marche du podium à Rio (2016) en BMX, un sport cycliste extrême.

"Les personnes violentes, et les propriétaires de la salle, étaient sûrement satisfaits. Quelle tristesse!" a-t-elle ajouté.

Le Procureur général du Venezuela, Tarek William Saab, a annoncé dimanche sur Twitter qu'une enquête avait été ouverte et qu'un homme "accusé du crime de violence physique aggravée" avait été arrêté.

Dans un communiqué, les responsables du restaurant accusés par Hernandez ont déclaré que l'incident s'est produit dans un bar qui opère dans leurs locaux et dont ils ont aussitôt révoqué la concession.

"Nous avons mis à disposition (des autorités) le matériel audiovisuel enregistré par nos caméras de sécurité" pour "aider à l'enquête", indique le texte.

Stefany Hernandez avait épousé une femme, Marina Chali, en 2018 en Suisse, où elle vivait et entraînait. Le couple est aujourd'hui séparé.

Le Venezuela, pays très conservateur, est à la traîne en Amérique latine en ce qui concerne les droits LGBTI. Les homosexuels ne peuvent ni se marier, ni adopter, ni prendre des décisions médicales concernant leur partenaire.

erc-pgf/roc

Le Figaro (site web)
mardi 16 novembre 2021 - 15:54 UTC +01:00 487 mots

Flash Actu

Aussi paru dans
16 novembre 2021 - AFP Infos Françaises AFP Infos Mondiales

Iran : entrée en vigueur d'une loi qui encourage la natalité mais fait reculer le droit à la santé pour les femmes

Le Figaro avec AFP

Une loi visant à relancer la natalité est entrée en vigueur en Iran, après avoir suscité l'inquiétude sur des restrictions d'accès à certains services et soins de santé reproductive. La loi sur le « soutien à la famille et le rajeunissement de la population » a été approuvée par le Parlement en octobre et est entrée en vigueur lundi soir selon le site de la présidence. Elle prévoit un dépistage facultatif, des restrictions sur l'avortement et moins d'accès aux moyens de contraception. Elle prévoit aussi divers avantages aux familles avec enfants et une campagne télévisée pour encourager les femmes à avoir des enfants et dénoncer le célibat ou l'avortement. La mesure a été critiquée par des experts de l'ONU et des militants de droits des femmes.

» LIRE AUSSI - L'Iran élu à la Commission de la condition de la femme de l'ONU

« Les conséquences seront paralysantes pour le droit à la santé des femmes et des filles et représentent un revirement alarmant et régressif de la part d'un État qui avait été salué pour les progrès en matière de droit sanitaire», ont jugé mardi les experts onusiens dans un communiqué. De son côté, l'ONG Human Rights Watch a dénoncé une loi qui met en danger les droits et la vie des femmes, en restreignant l'accès à certains services et soins de santé reproductive. Afrouz Safarifard, une responsable de l'Organisation de la protection sociale, a averti lundi que la loi pourrait augmenter le nombre des personnes atteintes d'anomalies congénitales.

«Puissance nationale»

Et Massoud Mardani, du Comité national de lutte contre le sida, a jugé la semaine dernière que la loi contribuerait à l'augmentation des cas de VIH/sida entre autres maladies. « Le taux d'avortements illégaux augmentera également en raison des restrictions, affectant principalement les femmes», regrette la militante Azar Mansouri, citée par les médias locaux. L'État avait lancé en 1993 un programme, encourageant les couples à avoir seulement deux enfants, qui a donné des résultats rapides.

» LIRE AUSSI - «Humiliée», la seule femme médaillée olympique d’Iran quitte le pays

Mais le guide suprême l'ayatollah Ali Khamenei prône depuis quelques années l'accroissement de la population comme facteur de la « puissance nationale». « Si Dieu le veut, la population du pays atteindra 150 millions», a-t-il dit en 2018. Environ 46,6% des 83 millions d'Iraniens ont moins de 30 ans, a indiqué le Centre national de statistique en 2019, et le nombre des moins de 30 ans a diminué depuis 2010 avec un taux de croissance négatif de 3,24%. Début novembre, le chef du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf a défendu la loi comme soutenant « les jeunes couples et les mères».

À VOIR AUSSI – «Pourquoi l'ONU ne prête pas attention aux femmes?»: ces Afghanes manifestent contre le «silence» de la communauté internationale

Voir aussi :

AFP Doc
vendredi 4 mars 2022 - 17:06:48 GMT 458 mots

Ukraine: une centaine de sportifs signent une tribune en faveur de la paix

Paris (AFP) - Une petite centaine de sportifs, dont le triple champion olympique français Tony Estanguet ou les champions britanniques Paula Radcliffe et Christopher Froome, ont signé une tribune en faveur de la paix, en réponse à l'invasion russe de l'Ukraine.

Sous l'égide de l'association "Peace and Sport" placé sous le haut patronage d'Albert II de Monaco, ces champions olympiques et mondiaux estiment qu'il "existe une communauté mondiale de la paix par le sport qui partage les mêmes valeurs et qui croit à l'efficacité de la +soft diplomacy+. Et qui exerce une influence croissante sur la vie des sociétés."

"Cette communauté mondiale de la paix par le sport peut et doit jouer un rôle utile dans la crise actuelle, en prenant des initiatives concrètes. Sans attendre. Et en s'appuyant notamment sur les champions, exceptionnels prescripteurs d'opinions", écrivent-ils dans cette tribune diffusée par l'association.

Et de rappeler : "il y a à peine quelques jours, qui paraissent aujourd'hui si loin, un petit geste de fraternité sportive a marqué la cérémonie de remise des médailles de l'épreuve de saut à ski acrobatique des JO de Pékin : l'Ukrainien Oleksandr Abramenko, après avoir décroché la première médaille de son pays, a longuement pris dans ses bras son concurrent, Ilia Burov, représentant de l'équipe du Comité olympique de la Russie (ROC)".

"Mobilisation du sport"

Parmi les signataires figurent aussi le footballeur ivoirien Didier Drogba, la basketteuse française Emilie Gomis, l'australienne Jessica Fox quadruple médaillée olympique de canoé kayak, ou encore l'ancien athlète français Stéphane Diagana.

Le CIO a décidé le 28 février de bannir les sportifs russes du sport mondial, tournant le dos à la neutralité qu'il observe habituellement. La plupart des fédérations internationales ont emboîté le pas, notamment la Fifa en excluant l'équipe de Russie du prochain mondial de foot.

Interrogée vendredi sur la position des fédérations internationales, la présidente du Comité olympique français (CNOSF) Brigitte Henriques a répondu : "vous savez qu'il y a en ce moment beaucoup de discussions avec les fédérations internationales." "Il y a un lobbying très important pour que tout le monde s'aligne sur cette position" (du CIO d'exclure les Russes des compétitions), a-t-elle dit.

"On a tendance à dire que le sport est apolitique, mais là ce n'est pas de la politique, c'est lié à une guerre, à des vies humaines, donc on a changé de registre, a-t-elle dit. C'est la première fois qu'il y a une telle mobilisation du sport dans le cadre de la diplomatie."

AFP Infos Françaises
samedi 19 mars 2022 - 16:35:53 GMT 311 mots
Aussi paru dans
19 mars 2022 - AFP doc La Croix (site web) AFP - Journal Internet AFP (français)

Biathlon: doublé pour Eckhoff à Oslo, le gros globe pour Olsbu Roeiseland

Paris, 19 mars 2022 (AFP) - - La Norvégienne Tiril Eckhoff, déjà victorieuse du sprint la veille, a réussi le doublé à Oslo en s'imposant au bout de la poursuite samedi, devant sa compatriote Marte Olsbu Roeiseland, qui s'est elle adjugée le gros globe de cristal, pour la dernière étape de la Coupe du monde de biathlon.

Avant la dernière course de la saison, une mass start dimanche, Olsbu Roeiseland a définitivement mis la main sur le gros globe pour la première fois de sa carrière, à 31 ans. Sa plus proche poursuivante au classement général, la Suédoise Elvira Oeberg (8e samedi, +1:29.7, 2 fautes), ne peut plus la rattraper.

Anaïs Chevalier-Bouchet, cinquième du sprint vendredi à 40 secondes d'Eckhoff, a cette fois terminé au pied du podium, à 59 secondes, malgré un 19/20 sur le pas de tir.

"C'est assez rare que je finisse bien les saisons, mais là, mentalement je suis là, ça se passe bien au niveau du tir. Physiquement, il m'en manque un peu, mais je prends vraiment du plaisir derrière la carabine, et en ski, je fais avec les moyens du bord, explique la vice-championne olympique de l'individuel. C'est quand même des belles places."

Tant Eckhoff que Olsbu Roeiseland ont commis deux fautes au tir. Partie avec une dizaine de secondes d'avance sur sa compatriote et une nouvelle fois plus rapide sur les skis, Eckhoff l'a finalement devancée de près de 25 secondes au bout des dix kilomètres de la poursuite.

Auteure d'un 20/20, la Slovaque Paulina Fialkova complète le podium (+50.5).

En remportant le gros globe de cristal, Olsbu Roeiseland, quintuple médaillée olympique aux Jeux de Pékin en février, dont trois fois en or (sprint, poursuite et relais mixte), succède à Eckhoff au palmarès et devient la cinquième biathlète norvégienne à l'obtenir.

es/jld/bde

AFP Infos Françaises
vendredi 4 mars 2022 - 15:45:57 GMT 416 mots

Ukraine: une centaine de sportifs signent une tribune en faveur de la paix

Paris, 4 mars 2022 (AFP) - - Une petite centaine de sportifs, dont le triple champion olympique français Tony Estanguet ou les champions britanniques Paula Radcliffe et Christopher Froome, ont signé une tribune en faveur de la paix, en réponse à l'invasion russe de l'Ukraine.

Sous l'égide de l'association "Peace and Sport" présidée par Albert II de Monaco, ces champions olympiques et mondiaux estiment qu'il "existe une communauté mondiale de la paix par le sport qui partage les mêmes valeurs et qui croit à l'efficacité de la +soft diplomacy+. Et qui exerce une influence croissante sur la vie des sociétés."

"Cette communauté mondiale de la paix par le sport peut et doit jouer un rôle utile dans la crise actuelle, en prenant des initiatives concrètes. Sans attendre. Et en s'appuyant notamment sur les champions, exceptionnels prescripteurs d'opinions", écrivent-ils dans cette tribune diffusée par l'association.

Et de rappeler : "il y a à peine quelques jours, qui paraissent aujourd'hui si loin, un petit geste de fraternité sportive a marqué la cérémonie de remise des médailles de l'épreuve de saut à ski acrobatique des JO de Pékin : l'Ukrainien Oleksandr Abramenko, après avoir décroché la première médaille de son pays, a longuement pris dans ses bras son concurrent, Ilia Burov, représentant de l'équipe du Comité olympique de la Russie (ROC)".

"Mobilisation du sport"

Parmi les signataires figurent aussi le footballeur ivoirien Didier Drogba, la basketteuse française Emilie Gomis, l'australienne Jessica Fox quadruple médaillée olympique de canoé kayak, ou encore l'ancien athlète français Stéphane Diagana.

Le CIO a décidé le 28 février de bannir les sportifs russes du sport mondial, tournant le dos à la neutralité qu'il observe habituellement. La plupart des fédérations internationales ont emboîté le pas, notamment la Fifa en excluant l'équipe de Russie du prochain mondial de foot.

Interrogée vendredi sur la position des fédérations internationales, la présidente du Comité olympique français (CNOSF) Brigitte Henriques a répondu : "vous savez qu'il y a en ce moment beaucoup de discussions avec les fédérations internationales." "Il y a un lobbying très important pour que tout le monde s'aligne sur cette position" (du CIO d'exclure les Russes des compétitions), a-t-elle dit.

"On a tendance à dire que le sport est apolitique, mais là ce n'est pas de la politique, c'est lié à une guerre, à des vies humaines, donc on a changé de registre, a-t-elle dit. C'est la première fois qu'il y a une telle mobilisation du sport dans le cadre de la diplomatie."

dec/rbo

AFP Infos Mondiales
mercredi 30 mars 2022 - 03:09:04 UTC 282 mots
Aussi paru dans
29 mars 2022 - Le Soleil (Québec, QC) (site web) Le Droit (Ottawa, ON) (site web) Le Nouvelliste (Trois-Rivières, QC) (site web) Le Quotidien (Saguenay, QC) (site web) La Tribune (Sherbrooke, QC) (site web) La Voix de l'Est (Granby, QC) (site web)
30 mars 2022 - AFP Infos Françaises Ouest-France (site web) Maville (site web réf.) Belga News Agency (français)

Risque d'arrestation arbitraire pour les Américains en Russie, avertit Washington

Washington, 30 mars 2022 (AFP) - - Les citoyens américains en Russie risquent d'être arbitrairement arrêtés par les autorités, a averti mardi le département d'Etat, qui a renouvelé son appel à ne pas se rendre dans le pays ou à le quitter immédiatement.

Le département d'Etat a mis en garde contre "la possibilité de harcèlement de citoyens américains" par les forces de sécurité russes, "y compris l'arrestation" et "l'application arbitraire de la loi locale", en raison de la position de Washington concernant l'invasion russe de l'Ukraine et des sanctions imposées à Moscou.

Cet avertissement a été publié alors que la star américaine de basket-ball Brittney Griner est détenue en Russie depuis plus d'un mois.

Elle a été interpellée le 17 février dans un aéroport proche de Moscou avec "des vapoteuses et un liquide présentant une odeur particulière" d'huile de cannabis, selon les douanes russes.

Celle qui est considérée comme l'une des meilleures joueuses du monde risque jusqu'à dix ans de prison. Elle a été placée dans un centre de détention, d'où -- sur décision d'un tribunal russe -- elle ne pourra sortir avant le 19 mai.

L'arrestation de cette double médaillée olympique, ouvertement lesbienne, n'a été révélée au grand public qu'au bout de quinze jours, le 5 mars. Entre-temps, les forces russes avaient envahi l'Ukraine, déclenchant une crise internationale et d'importantes sanctions américaines contre Moscou.

Washington craint que la joueuse ne soit utilisée comme un outil de pression dans le conflit, et avait pour l'instant fait profil bas sur son cas.

Un responsable de l'ambassade des Etats-Unis a Moscou a pu la rencontrer pour la première fois le 23 mars, et l'a trouvée en "bonne santé".

st/roc/ob

Sud Ouest (site web)
Accueil Landes, samedi 16 avril 2022 204 mots

Basket/Ball : Ligue féminine : revivez la victoire de Basket Landes face à Angers 89-74

Recevez la newsletter Landes

Inscrivez vous à la newsletter Landes pour ne plus manquer une seule information importante.

S'inscrire

Avant la finale de Coupe de France face à Bourges, samedi 23 avril, Basket Landes vise un quatrième succès d'affilée face à Angers (7e), ce samedi 16 avril (20 heures).

Les Landaises sont toujours en course pour terminer à la deuxième place de la saison régulière.

Sur le même sujet Basket Landes : attention danger avant la finale de Coupe de France Avant de penser à ramener un titre de Bercy face à Bourges, samedi 23 avril, le champion de France doit éviter le piège Angers (7e) en Ligue féminine, ce samedi 16 avril (20 heures), pour sa dernière à domicile lors de la phase régulière. Histoire de rester à la lutte dans la course effrénée au top 2 Sur le même sujet Basket Landes : Dumerc de retour contre Angers, Vukosavljevic aussi ? La manager de l'équipe de France va retrouver les parquets, samedi 16 avril (20 heures), après un mois d'absence. Cela pourrait aussi être les premiers pas cette saison de la médaillée olympique de l'été dernier, après son accouchement en février

Cet article est paru dans Sud Ouest (site web)

AFP - Journal Internet AFP (français)
vendredi 4 mars 2022 - 17:06:48 GMT 458 mots

Ukraine: une centaine de sportifs signent une tribune en faveur de la paix

Paris (AFP) - Une petite centaine de sportifs, dont le triple champion olympique français Tony Estanguet ou les champions britanniques Paula Radcliffe et Christopher Froome, ont signé une tribune en faveur de la paix, en réponse à l'invasion russe de l'Ukraine.

Sous l'égide de l'association "Peace and Sport" placé sous le haut patronage d'Albert II de Monaco, ces champions olympiques et mondiaux estiment qu'il "existe une communauté mondiale de la paix par le sport qui partage les mêmes valeurs et qui croit à l'efficacité de la +soft diplomacy+. Et qui exerce une influence croissante sur la vie des sociétés."

"Cette communauté mondiale de la paix par le sport peut et doit jouer un rôle utile dans la crise actuelle, en prenant des initiatives concrètes. Sans attendre. Et en s'appuyant notamment sur les champions, exceptionnels prescripteurs d'opinions", écrivent-ils dans cette tribune diffusée par l'association.

Et de rappeler : "il y a à peine quelques jours, qui paraissent aujourd'hui si loin, un petit geste de fraternité sportive a marqué la cérémonie de remise des médailles de l'épreuve de saut à ski acrobatique des JO de Pékin : l'Ukrainien Oleksandr Abramenko, après avoir décroché la première médaille de son pays, a longuement pris dans ses bras son concurrent, Ilia Burov, représentant de l'équipe du Comité olympique de la Russie (ROC)".

"Mobilisation du sport"

Parmi les signataires figurent aussi le footballeur ivoirien Didier Drogba, la basketteuse française Emilie Gomis, l'australienne Jessica Fox quadruple médaillée olympique de canoé kayak, ou encore l'ancien athlète français Stéphane Diagana.

Le CIO a décidé le 28 février de bannir les sportifs russes du sport mondial, tournant le dos à la neutralité qu'il observe habituellement. La plupart des fédérations internationales ont emboîté le pas, notamment la Fifa en excluant l'équipe de Russie du prochain mondial de foot.

Interrogée vendredi sur la position des fédérations internationales, la présidente du Comité olympique français (CNOSF) Brigitte Henriques a répondu : "vous savez qu'il y a en ce moment beaucoup de discussions avec les fédérations internationales." "Il y a un lobbying très important pour que tout le monde s'aligne sur cette position" (du CIO d'exclure les Russes des compétitions), a-t-elle dit.

"On a tendance à dire que le sport est apolitique, mais là ce n'est pas de la politique, c'est lié à une guerre, à des vies humaines, donc on a changé de registre, a-t-elle dit. C'est la première fois qu'il y a une telle mobilisation du sport dans le cadre de la diplomatie."

AFP Infos Françaises
samedi 19 mars 2022 - 05:45:03 GMT 650 mots
Aussi paru dans
19 mars 2022 - AFP Infos Mondiales La Libre (site web)

Une star américaine du basket détenue en Russie, dans l'ombre de la guerre en Ukraine

Washington, 19 mars 2022 (AFP) - - Détenue depuis plus d'un mois en Russie, la star américaine du basket Brittney Griner va-t-elle pâtir de la guerre en Ukraine? De cette question centrale dépend la stratégie pour obtenir sa libération.

Le 17 février, la basketteuse de 31 ans qui maîtrise comme peu l'art du "dunk" a été interpellée à un aéroport proche de Moscou avec "des vapoteuses et un liquide présentant une odeur particulière" d'huile de cannabis, selon les douanes russes.

Celle qui est considérée comme l'une des meilleures joueuses du monde a immédiatement été placée dans un centre de détention, d'où -- sur décision d'un tribunal russe -- elle ne pourra sortir avant le 19 mai. Elle risque jusqu'à dix ans de prison.

Brittney Griner était en Russie pour participer au championnat local avant que la saison ne reprenne aux Etats-Unis, une pratique courante pour les joueuses américaines, qui gagnent dans les ligues étrangères des salaires bien supérieurs à ceux qu'elles touchent dans leurs équipes locales.

- Profil bas -

La détention de cette championne de WNBA, double médaillée olympique et ouvertement lesbienne, n'a été révélée au grand public que 15 jours après son arrestation, le 5 mars. Entre temps, les forces russes avaient envahi l'Ukraine, déclenchant une crise internationale et d'importantes sanctions américaines contre Moscou.

L'annonce de son arrestation a été accueillie par un silence qui semble délibéré.

Probablement soucieux de pas faire de publicité autour de son cas en pleines tensions internationales acrimonieuses, son club des Phoenix Mercury a simplement indiqué dans un très court communiqué être "informé" de la situation de la basketteuse.

Sa femme Cherelle Griner, qui inonde d'ordinaire les réseaux sociaux de nombreux clichés de son épouse a appelé à "respecter notre vie privée pendant que nous travaillons à faire rentrer ma femme en toute sécurité".

Même stratégie dans la capitale Washington, où l'on redoute que la joueuse ne devienne un outil de pression dans le conflit ukrainien.

"Pour les Américains détenus, nous ne donnons généralement pas de détails car cela ne fait pas avancer les choses pour les ramener à la maison", a indiqué la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki, pour justifier ce silence.

Ces derniers jours, des détails sur ses conditions de détention ont toutefois commencé à émerger.

Dans une cellule qu'elle partage avec deux autres personnes, la star du basket lit du Dostoïevski ainsi qu'une biographie des membres des Rolling Stones, a affirmé l'agence de presse publique russe TASS.

Le média assure que la joueuse ne s'est pas plainte de ses conditions de détention et cite un unique problème: le lit de sa cellule, bien trop petit pour ses 2,06 mètres.

- L'autre "#FreeBrittney" -

Mais plus d'un mois après l'arrestation de la joueuse, d'autres ont décidé d'opter pour une stratégie alternative afin de tenter d'accélérer sa libération.

Dans une lettre à Joe Biden datée du 10 mars, deux élus du Congrès ont exhorté le président à "regarder Poutine dans les yeux et envoyer au Kremlin le message clair que l'Amérique ne tolérera pas qu'il utilise des Américains comme des pions dans une période aussi sombre et dangereuse".

Cette campagne a aussi gagné les milieux LGBT, inquiets du sort de la joueuse lesbienne dans une Russie où les violences visant les personnes homosexuelles sont fréquentes.

Hillary Clinton, ancienne cheffe de la diplomatie américaine et ex-prétendante à la Maison Blanche, est elle aussi montée au créneau, usant de son influence sur les réseaux sociaux où elle a lancé: "Free Brittney" ("Libérez Brittney").

Le message est un clin d'oeil à une campagne de libération qui a elle porté ses fruits: le "Free Britney" lancé à travers le monde pour appeler à "libérer" la chanteuse Britney Spears de ses 13 années de tutelle. Ce régime, qui la privait d'une grande part de son autonomie, avait été levé quelques années plus tard.

cjc/vgr/ob

Sud Ouest (site web)
Accueil Sport Basket, samedi 19 mars 2022 546 mots

Une star américaine du basket détenue en Russie, dans l'ombre de la guerre en Ukraine

Le 17 février 2022, la basketteuse américaine de 31 ans Brittney Griner a été interpellée à un aéroport proche de Moscou avec « des vapoteuses et un liquide présentant une odeur particulière d'huile de cannabis » , selon les douanes russes. Celle qui est considérée comme l'une des meilleures joueuses du monde a immédiatement été placée dans un centre de détention, d'où, sur décision d'un tribunal russe, elle ne pourra sortir avant le 19 mai. Elle risque jusqu'à dix ans de prison.

Recevez la newsletter Football

Inscrivez vous à la newsletter Football pour ne plus manquer une seule information importante.

S'inscrire

Brittney Griner était en Russie pour participer au championnat local avant que la saison ne reprenne aux États-Unis, une pratique courante pour les joueuses américaines, qui gagnent dans les ligues étrangères des salaires bien supérieurs à ceux qu'elles touchent dans leurs équipes locales. La détention de cette championne de WNBA, double médaillée olympique, n'a été révélée au grand public que quinze jours après son arrestation, le 5 mars. Entre-temps, les forces russes avaient envahi l'Ukraine.

Sur le même sujet Macron propose une « protection consulaire » à la productrice russe qui a protesté contre la guerre en Ukraine Marina Ovsyannikova avait brandi en plein direct lundi soir une pancarte « NO WAR » sur la chaîne détenue par l'État russe Channel One. Elle risque dix jours de prison. Emmanuel Macron a annoncé être prêt à lui offrir une protection consulaire après son arrestation La stratégie du silence

L'annonce de son arrestation a été accueillie par un silence qui semble délibéré. Probablement soucieux de ne pas faire de publicité autour de son cas en pleines tensions internationales acrimonieuses, son club des Phoenix Mercury a simplement indiqué dans un très court communiqué être « informé » de la situation de la basketteuse. Sa femme, Cherelle Griner, a appelé à « respecter notre vie privée pendant que nous travaillons à faire rentrer ma femme en toute sécurité ».

Même stratégie dans la capitale Washington, où l'on redoute que la joueuse ne devienne un outil de pression dans le conflit ukrainien. « Pour les Américains détenus, nous ne donnons généralement pas de détails car cela ne fait pas avancer les choses pour les ramener à la maison », a indiqué la porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki, pour justifier ce silence. L'agence de presse publique russe TASS assure cependant que la joueuse ne s'est pas plainte de ses conditions de détention et cite un unique problème : le lit de sa cellule, bien trop petit pour ses 2,06 mètres.

Sur le même sujet Guerre en Ukraine : les États-Unis vont annoncer un embargo sur le pétrole et le gaz russe Les États-Unis sont sur le point d'interdire l'importation de pétrole et de gaz en provenance de Russie. L'Union européenne doit encore décider si elle compte suivre « Free Brittney »

Plus d'un mois après l'arrestation de la joueuse, d'autres ont décidé d'opter pour une stratégie alternative afin de tenter d'accélérer sa libération. Dans une lettre à Joe Biden, datée du 10 mars, deux élus du Congrès ont exhorté le président à « regarder Poutine dans les yeux et envoyer le message clair que l'Amérique ne tolérera pas qu'il utilise ses citoyens comme des pions dans une période aussi sombre et dangereuse ».

Cet article est paru dans Sud Ouest (site web)

AFP Infos Françaises
samedi 5 mars 2022 - 10:11:49 GMT 645 mots

Jeux paralympiques: le roi Arthur Bauchet, Marie Bochet manque sa première

Pékin, 5 mars 2022 (AFP) - - Le skieur Arthur Bauchet, sacré champion paralympique de descente samedi, a offert sa première médaille d'or aux Bleus à Pékin, dans une épreuve où la favorite Marie Bochet a échoué en perdant son ski en début de course.

Cette première journée a été marquée par la moisson des Ukrainiens qui ont décroché huit médailles, dont trois en or en biathlon, pour se hisser en tête du tableau des médailles. Des médailles dédiées à leur pays, en proie à la guerre suite à l'invasion russe.

A l'or de Bauchet s'ajoute la médaille de bronze de Hyacinthe Deleplace, en catégorie malvoyant, ce qui porte à deux médailles le bilan tricolore pour ce premier jour en ski alpin.

Il est le roi Arthur. La référence est presque trop facile mais pourtant évidente. En dominant samedi la descente, première épreuve de ski de ces Jeux, Arthur Bauchet a ajouté à 21 ans la plus belle des récompenses à son riche palmarès.

Le skieur originaire du golfe de Saint-Tropez, quadruple médaillé d'argent à Pyeongchang il y a 4 ans, double champion du monde à Lillehammer (Norvège) en janvier, a devancé l'Autrichien Markus Salcher et le Suisse Theo Gmuer.

"C'est fou ! Entendre la Marseillaise, tout le monde vient pour ça", s'est réjoui Bauchet qui ne compte pas s'arrêter là. "Je suis venu pour donner tout ce que j'ai à chaque course. Je finirai ces Jeux sur les rotules mais au moins j'aurai tout donné."

Les autres Français, Manoel Bourdenx, Jordan Broisin et Oscar Burnham, sont 7e, 13e et 18e.

- "Frustration" -

Marie Bochet aussi aurait souhaité tout donner sur la descente, épreuve où elle avait été sacrée à Sotchi (2014) et Pyeongchang. Mais une perte de son ski dès la deuxième porte a annihilé les chances de médaille de la Chambérienne.

"Il n'y a pas vraiment d'explication. Il y avait un petit trou, j'ai mis le pied dedans", a dit l'octuple médaillée olympique, en avouant "beaucoup de frustration" et en versant quelques larmes. Elle devra surmonter cet échec pour se concentrer sur le Super-G dimanche.

En son absence, la Canadienne Mollie Jepsen est sacrée championne paralympique devant la Chinoise Zhang Mengqiu et la Suédoise Ebba Aarsjoe.

Chez les hommes, en catégorie malvoyant, l'ancien athlète Hyacinthe Deleplace a glané sa première médaille paralympique, le bronze, derrière un jeune Autrichien de 16 ans, Johannes Aigner, et le Canadien Mac Marcoux.

Accompagné de son guide Valentin Giraud-Moine, Deleplace fait déjà mieux que lors de sa première participation aux Jeux, en 2012 à Londres. Il avait pris la 7e place du 400 m.

"J'aurais voulu faire mieux", a regretté le Haut-Savoyard mais "je n'ai pas mis tous les ingrédients que j'avais pu mettre il y a deux jours (lors des entraînements)".

- "Famille" -

En biathlon, pas de médaille pour le porte-drapeau Benjamin Daviet qui termine au pied du podium lors du sprint. De son côté, Anthony Chalençon a accroché la 9e place dans la catégorie malvoyant.

L'épreuve a été dominée à 100% par les Ukrainiens Vitalii Lukianenko, Oleksandr Kazik et Dmytro Suiarko, arrivés avec leur délégation mercredi à Pékin après un long périple à travers l'Europe.

"Je veux dédier cette médaille aux gars qui protègent nos villes", a déclaré le champion de 43 ans.

L'Ukraine est en tête du tableau des médailles avec sept breloques dont trois en or. Les deux autres ont été décrochées, toujours en biathlon, par Oksana Shyshkova en catégorie malvoyant et Grygorii Vovchynskyi dans la catégorie debout.

Elle devance pour le moment la Chine qui n'avait, avant ces Jeux à domicile, récolté qu'une seule médaille, l'or du curling en 2018 en Corée.

Fort de sa délégation de 96 sportifs, le pays-hôte compte déjà huit médailles, dont deux en or décrochées en biathlon samedi par Liu Zixu (sprint hommes debout) et Guo Yujie (sprint femmes assis).

ehl-lve/ng/dlo

AFP - Journal Internet AFP (français)
samedi 5 mars 2022 - 10:25:18 GMT 672 mots

Jeux paralympiques: le roi Arthur Bauchet, Marie Bochet manque sa première

Par Ludovic EHRET

Pékin (AFP) - Le skieur Arthur Bauchet, sacré champion paralympique de descente samedi, a offert sa première médaille d'or aux Bleus à Pékin, dans une épreuve où la favorite Marie Bochet a échoué en perdant son ski en début de course.

Cette première journée a été marquée par la moisson des Ukrainiens qui ont décroché huit médailles, dont trois en or en biathlon, pour se hisser en tête du tableau des médailles. Des médailles dédiées à leur pays, en proie à la guerre suite à l'invasion russe.

A l'or de Bauchet s'ajoute la médaille de bronze de Hyacinthe Deleplace, en catégorie malvoyant, ce qui porte à deux médailles le bilan tricolore pour ce premier jour en ski alpin.

Il est le roi Arthur. La référence est presque trop facile mais pourtant évidente. En dominant samedi la descente, première épreuve de ski de ces Jeux, Arthur Bauchet a ajouté à 21 ans la plus belle des récompenses à son riche palmarès.

Le skieur originaire du golfe de Saint-Tropez, quadruple médaillé d'argent à Pyeongchang il y a 4 ans, double champion du monde à Lillehammer (Norvège) en janvier, a devancé l'Autrichien Markus Salcher et le Suisse Theo Gmuer.

"C'est fou ! Entendre la Marseillaise, tout le monde vient pour ça", s'est réjoui Bauchet qui ne compte pas s'arrêter là. "Je suis venu pour donner tout ce que j'ai à chaque course. Je finirai ces Jeux sur les rotules mais au moins j'aurai tout donné."

Les autres Français, Manoel Bourdenx, Jordan Broisin et Oscar Burnham, sont 7e, 13e et 18e.

- "Frustration" -

Marie Bochet aussi aurait souhaité tout donner sur la descente, épreuve où elle avait été sacrée à Sotchi (2014) et Pyeongchang. Mais une perte de son ski dès la deuxième porte a annihilé les chances de médaille de la Chambérienne.

"Il n'y a pas vraiment d'explication. Il y avait un petit trou, j'ai mis le pied dedans", a dit l'octuple médaillée olympique, en avouant "beaucoup de frustration" et en versant quelques larmes. Elle devra surmonter cet échec pour se concentrer sur le Super-G dimanche.

En son absence, la Canadienne Mollie Jepsen est sacrée championne paralympique devant la Chinoise Zhang Mengqiu et la Suédoise Ebba Aarsjoe.

Chez les hommes, en catégorie malvoyant, l'ancien athlète Hyacinthe Deleplace a glané sa première médaille paralympique, le bronze, derrière un jeune Autrichien de 16 ans, Johannes Aigner, et le Canadien Mac Marcoux.

Accompagné de son guide Valentin Giraud-Moine, Deleplace fait déjà mieux que lors de sa première participation aux Jeux, en 2012 à Londres. Il avait pris la 7e place du 400 m.

"J'aurais voulu faire mieux", a regretté le Haut-Savoyard mais "je n'ai pas mis tous les ingrédients que j'avais pu mettre il y a deux jours (lors des entraînements)".

- "Famille" -

En biathlon, pas de médaille pour le porte-drapeau Benjamin Daviet qui termine au pied du podium lors du sprint. De son côté, Anthony Chalençon a accroché la 9e place dans la catégorie malvoyant.

L'épreuve a été dominée à 100% par les Ukrainiens Vitalii Lukianenko, Oleksandr Kazik et Dmytro Suiarko, arrivés avec leur délégation mercredi à Pékin après un long périple à travers l'Europe.

"Je veux dédier cette médaille aux gars qui protègent nos villes", a déclaré le champion de 43 ans.

L'Ukraine est en tête du tableau des médailles avec sept breloques dont trois en or. Les deux autres ont été décrochées, toujours en biathlon, par Oksana Shyshkova en catégorie malvoyant et Grygorii Vovchynskyi dans la catégorie debout.

Elle devance pour le moment la Chine qui n'avait, avant ces Jeux à domicile, récolté qu'une seule médaille, l'or du curling en 2018 en Corée.

Fort de sa délégation de 96 sportifs, le pays-hôte compte déjà huit médailles, dont deux en or décrochées en biathlon samedi par Liu Zixu (sprint hommes debout) et Guo Yujie (sprint femmes assis).

Sud Ouest (site web)
Accueil Charente-Maritime La Rochelle, vendredi 8 avril 2022 622 mots
Aussi paru dans
9 avril 2022 - Sud Ouest - Charente-Maritime Sud Ouest - Charente-Maritime / Charente

La Rochelle : le club de judo en manque d'un vrai dojo

Avec 300 licenciés et quatre dojos, le club La Rochelle Judo 17 semble bien loti. Sur le papier seulement car dès qu'on pousse la porte d'une des quatre structures, l'envie de combattre des judokas aurait tendance à être mise au tapis au regard des conditions de pratique proposées. Des tatamis en mauvais état, un chauffage qui fonctionne...

Avec 300 licenciés et quatre dojos, le club La Rochelle Judo 17 semble bien loti. Sur le papier seulement car dès qu'on pousse la porte d'une des quatre structures, l'envie de combattre des judokas aurait tendance à être mise au tapis au regard des conditions de pratique proposées. Des tatamis en mauvais état, un chauffage qui fonctionne une fois sur deux, des moisissures sur les murs, dans les sanitaires... « Une maman en est arrivée à interdire à sa fille d'aller aux toilettes lors des entraînements au gymnase Falorni. Ce n'est pas normal », confie Olivier Floiras, le directeur technique de La Rochelle Judo 17, unique club de la ville depuis sa fusion en 2015 avec le club des Minimes. « Il y a quatre ans, j'ai même dû tuer un rat dans les vestiaires de la salle de Villeneuve. »

Depuis plusieurs années, La Rochelle Judo 17, premier club de Charente-Maritime en termes de licenciés, espère une structure à la hauteur de ses ambitions : un vrai dojo digne de ce nom. Et en attendant, une rénovation des salles. « On a déjà rencontré la municipalité, en charge des salles, à plusieurs reprises mais apparemment on n'est pas prioritaires », explique Olivier Floiras. Au cours de la dernière réunion qui s'est tenue le 11 mars avec Catherine Léonidas, adjointe en charge des sports (1), « on nous a parlé de 2027 ».

Murs moisis, tatamis abîmés... comme ici au gymnase Falorni où sont assurés six cours par semaine. « Sud Ouest » « On pourrait être le double de licenciés si on avait un vrai dojo »

Avec ces infrastructures vieillissantes voire décrépites, « je ne peux pas développer le club. Les élèves que je prépare pour la ceinture noire sont obligés de s'entraîner sur un bout de tatami pendant un cours pour les enfants. Ce n'est pas normal. Aujourd'hui, on est 300 judokas. On pourrait être le double sans souci, si on avait un vrai dojo. » En septembre dernier, le club a même dû refuser des inscriptions faute de pouvoir ouvrir de nouveaux créneaux. Car les judokas partagent les quatre salles avec d'autres clubs d'arts martiaux, de gym... Ce qui complique un peu plus la situation.

Visite de la Fédération

« Jusqu'ici, on s'est adapté à des choses vraiment pas normales. On est resté discrets, trop peut-être », lance le directeur technique. Aujourd'hui, le club rochelais cherche désespérément une solution pour offrir un lieu de pratique correct à ses licenciés. Pour se faire entendre, Olivier Floiras a décidé d'aller frapper à la porte de la Fédération française de judo, qui justement tient son assemblée générale ce samedi 9 et dimanche 10 avril, à l'Espace Encan à La Rochelle.

Frédérique Jossinet, vice-championne olympique à Athènes en 2004, a échangé avec les jeunes judokas, au dojo de Bonpland. A. K.

Profitant de son déplacement à La Rochelle, Frédérique Jossinet, vice-championne olympique en 2004 et vice-présidente de la Fédération, s'est rendue ce vendredi 8 avril, à la salle Bonpland pour assister à l'entraînement des poussins. « C'est un très beau club avec une belle équipe. Mais si on veut accueillir toutes les populations, en mixité, les jeunes et les moins jeunes, il faut garantir un accueil sécurisé », reconnaît la médaillée olympique. Et elle entend bien aider le club rochelais à se développer dans de meilleures conditions car « il ne manque pas grand-chose », précise l'athlète.

(1) Nous n'avons pas réussi à la joindre.

Cet article est paru dans Sud Ouest (site web)

NewsPress (français)
FRANCE; Institutions nationales; Ministères, mardi 15 mars 2022 - 12:45 2949 mots

Infos Générales; Sports

3ème convention nationale de prévention des violences dans le sport. La mobilisation doit continuer !

ROXANA MARACINEANU :

" JE N'IMAGINAIS QU'IL EXISTAIT AUTANT DE SITUATIONS DRAMATIQUES DANS NOTRE CHAMPS SPORTIF !"

La 3ème Convention nationale de prévention des violences dans le Sport s'est tenue le mercredi 9 mars 2022 à l'Assemblée nationale en présence de Richard FERRAND, président de l'Assemblée Nationale, Jean-Michel BLANQUER, ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports, Roxana MARACINEANU, ministre déléguée chargée des Sports, Eric DUPOND-MORETTI, garde des Sceaux, ministre de la Justice et Adrien TAQUET, secrétaire d'État en charge de l'enfance et des familles et Brigitte HENRIQUES, présidente du Comité National Olympique et Sportif Français.

Depuis 2019, le ministère chargé des Sports et l'ensemble du mouvement sportif se mobilisent de manière inédite et durable pour prendre à bras le corps ce fléau des violences psychologiques, physiques, sexistes et sexuelles et bâtir une véritable politique nationale de prévention.

Cette nouvelle convention a notamment permis de dresser un bilan du travail réalisé depuis le mouvement inédit de libération de la parole des victimes, et de rendre compte de l'action de la cellule et des services déconcentrés du ministère chargé des Sport, et notamment le nombre de signalements, d'enquêtes administratives effectuées ou en cours ou de mesures d'interdiction d'exercer.

Etat des lieux de l'activité de la cellule chargée de traiter les signalements de violences au ministère chargé des Sports :

655 personnes sont mises en cause dans 610 affaires de violences au 31 décembre 2021

89% des faits dénoncés concernent des violences sexuelles et 188 victimes au moins (40%) avaient moins de 15 ans au moment des faits.

Au 31 décembre 2021, 291 mesures ont été prononcées par les préfets de département, dont 120 décisions en urgence interdisant d'exercer pour 6 mois maximum (jusqu'à la décision définitive).

44% des signalements ont fait l'objet d'une décision administrative et 206 enquêtes sont toujours en cours au sein des services départementaux.

123 signalements ont été faits auprès des procureurs de la République au titre de l'article 40 du CPP.

Sous la coordination de la déléguée ministérielle en charge de la lutte contre les violences dans le sport, Fabienne Bourdais, le plan national de prévention initié en 2020 a permis l'élaboration d'outils pédagogiques de prévention largement diffusés aux acteurs sportifs et la mise en oeuvre d'un vaste programme de sensibilisation à destination des CREPS, Écoles nationales et autres établissements du ministère.

À ce titre, le ministère a conventionné depuis 3 saisons avec des associations d'aide aux victimes de violences ou de discriminations pour leur permettre d'intervenir auprès des jeunes sportifs et de leurs encadrants dans le réseau du Grand INSEP (18 associations en 2022).

En parallèle, le ministère et les fédérations sportives se sont mis en ordre de marche pour développer et déployer des modules de formations à l'attention des encadrants professionnels ou bénévoles du champ du sport.

À date, les 108 fédérations agréées (unisport et multisports) sont mobilisées sur cette thématique de la prévention des violences. A l'occasion de la convention, des représentants de fédérations (karaté, taekwondo, cyclotourisme, tennis) ont présenté les outils et les stratégies exemplaires qu'elles déploient pour sensibiliser et préserver l'intégrité de leurs licenciés, leur permettre d'évoluer dans un environnement sain, mais aussi aider les victimes à se reconstruire.

La ministre chargée des Sports a également fait le point sur le nouveau dispositif de contrôle automatisé de l'honorabilité des bénévoles, opérationnel depuis la rentrée sportive de septembre 2021 et que la loi du 24 août 2021 a étendu aux arbitres, aux surveillants de baignades et à toute personne intervenant auprès de mineurs au sein d'un établissement d'activités physiques et sportives, la même obligation d'honorabilité.

Au 14 février 2022, 68 fédérations ont mis en oeuvre le croisement de leurs fichiers, pour un total de 341 000 bénévoles.

17 mesures d'incapacité d'exercer comme éducateurs sportifs (6) ou exploitants (11) ont été prononcées, suite à une condamnation inscrite au FIJAIS et 3 mesures d'urgence ont été infligées.

Roxana Maracineanu a rappelé enfin les avancées importantes inscrites dans la loi du 2 mars 2022 visant à démocratiser le Sport en France. Celle-ci assujettit désormais les entraineurs de jeux vidéos et e-sport à un contrôle d'honorabilité, oblige les fédérations sportives à informer leurs licenciés de l'existence de garanties sur l'accompagnement juridique et psychologique ainsi que la prise en charge des frais de procédure engagés par les victimes de violences. Enfin, elle prévoit que tout éducateur ou dirigeant poursuivi pour des faits mettant en danger la santé ou la sécurité des pratiquants pourra être interdit d'exercer auprès des mineurs jusqu'à la décision de justice.

A LIRE ABSOLUMENT LE DOSSIER DE PRESSE QUI DRESSE UN ETAT DES LIEUX PRECIS EDIFIANT

ECOUTER L'INTERVENTION ROXANA MARACINEANU QUI A LANCE LA LUTTE CONTRE LA VIOLENCE DANS LE SPORT ET CELLES DES ACTEURS ET DES VICTIMES

lire le discours de ROXANA MARACINEANU

RETOUR SUR l'initiative de la Ministre des Sports Roxana MARACINEANU, à l'occasion de la première convention nationale de prévention des violences sexuelles dans le sport

L'INTERVENTION ROXANA MARACINEANU LORS DU LANCEMENT DE LA PREMIERE CONVENTION

RETOUR SUR LA PREMIERE CONVENTION

Plusieurs dizaines d'athlètes, dont Marie (Martinod, double médaillée olympique en ski acrobatique), l'ont écrit récemment : « Chaque sportif de haut niveau a d'abord été un enfant, un adolescent en pleine construction. Il a été entouré par une structure et formé par un éducateur à qui il a confié la clé de ses rêves. »

La relation singulière entre entraîneur et entraîné »

C'est aussi cette relation singulière entre entraîneur et entraîné que nous allons évoquer aujourd'hui, une relation particulière qui se noue, inévitablement, pour et par la recherche de performance. Cette proximité entre l'éducateur et l'enfant lorsqu'il s'agit de sport, ce lieu, ce moment, cette activité où le corps, sa progression, son façonnage est le support de leur passion commune.

J'affirme ici les bénéfices et le caractère unique du sport »J'affirme ici les bénéfices et le caractère unique du sport dans cet accompagnement du quotidien, dans cette bienveillance individualisée dont font preuve la très large majorité des encadrants et des entraineurs. Cette relation est source d'engagement, d'émancipation, d'espoir et de rêves pour les personnes qui ont la chance d'en bénéficier.

Une emprise qui se transforme en harcèlement physique et moral »

Mais je veux aussi qu'on la questionne. Pour mieux la délimiter et en cerner les risques. On a beaucoup réfléchi et formé les personnes désireuses d'encadrer le sport à ce qu'elles devaient être. Mais on ne leur a peut-être jamais dit quels rôles elles n'avaient pas assumé. Questionner aussi cette relation duelle et le risque de l'emprise qu'elle peut générer. Car il est si facile de profiter de cette emprise pour la transformer en harcèlement physique et moral. Et dans les témoignages, on a vu combien il peut être facile pour des agresseurs sexuels d'y cacher leurs motivations réelles et leur perversion.

Roxana Maracineanu signe une convention avec le Service national d'accueil téléphonique pour l'enfance en danger (SNATED), le 21/02/2020 : le numéro 119 de l'Enfance en danger va désormais recueillir la parole des victimes dans le champ sportif, après une formation des écoutants par la Direction des sports - © DC

Le sport n'est pas que les belles images de sportifs qui gagnent »

En arrivant à la tête de ce ministère, ma première bataille, et peut-être la seule qui vaille à mes yeux, c'est d'affirmer que le sport n'est pas QUE les belles images de sportifs qui gagnent sur un magnifique fond musical, pas QUE les gens de toutes les origines qui se mélangent pour fêter une victoire de l'équipe de France, ou QUE des débats sans fin sur pourquoi telle équipe n'arrive pas à confirmer au niveau européen.

Le sport, c'est aussi des gens qui perdent, qui ne se qualifient pas... »Mais parce que plus de 15 millions de personnes pratiquent du sport dans un club en France et parce qu'on veut que demain il y en ait encore plus, il faut reconnaître que le sport, c'est aussi des gens qui perdent, qui ne se qualifient pas, qui d'ailleurs ne veulent pas forcément faire de compétition. Ce sont des personnes âgées qui vont trouver grâce au sport un moyen de vivre plus longtemps et en meilleure santé, des petits enfants qui vont s'initier à l'eau, au cheval, à l'escalade juste pour s'amuser, se socialiser, être en sécurité et à l'aise partout demain.

Nous parlons de drames personnels, de crimes »Que le sport, c'est un système social à l'intérieur d'un autre système social. Et que, non on ne peut pas imaginer que le sport puisse être épargné par les phénomènes qu'on constate aujourd'hui dans notre société. La violence, la discrimination, l'homophobie, l'addiction, la pédophilie. On ne parle pas là d'un simple revers de la médaille, ou de la face cachée du sport, de sa part d'ombre. Non. Nous parlons de drames personnels, de crimes parfois vécus durant des mois, endurés des années... ressentis encore dans leur chair par les victimes.

Ça nous concerne tous »Et ça nous concerne TOUS. Dans notre vie professionnelle, à nos différents postes et responsabilités. Mais ça nous concerne aussi dans notre vie privée, de parents, d'adultes, de citoyens. Ce n'est pas seulement la cause du ministère parce qu'il est censé garantir la sécurité des publics. Ce n'est pas seulement celle des fédérations parce que c'est à LEURS associations qu'on confie les enfants. Ce n'est pas seulement la cause des maires parce que c'est dans leurs équipements que parfois ça se passe. Ce serait trop facile ! Ça nous concerne tous. On doit tous définir la chaîne des responsabilités et les assumer.

Quand j'ai voulu aborder cette question, il y a un an, je l'avoue, je n'en mesurais pas l'ampleur »Quand j'ai voulu aborder cette question, il y a un an, je l'avoue, je n'en mesurais pas l'ampleur, la gravité, toutes les souffrances vécues. Et je sais qu'en dehors des victimes, nous sommes nombreux dans ce cas. Merci à elles de nous avoir ouvert les yeux et les oreilles. Merci aux médias de les y avoir aidées. Astrid Guyart (escrimeuse olympique, membre de la commission des athlètes de haut niveau au CNOSF, co-auteure d'une tribune contre les violences sexuelles dans le sport) le disait : chacun de nous est « une partie du système. » Et notre système a fauté, régulièrement et depuis trop longtemps, à tous les étages. Pour nos enfants qui aiment et pratiquent le sport au quotidien, nous sommes responsables. Pour les parents qui nous les confient, nous sommes responsables. C'est ce sens des responsabilités qui nous réunit aujourd'hui.

Sarah Abitbol dit : « La honte doit changer de camp ». N'attendons pas, agissons maintenant ! Avec une mobilisation totale et sans concession. Déjà pour leur rendre justice et ensuite pour que cela n'arrive plus.

« Ce combat est le plus important dans le sport aujourd'hui », m'a écrit Jean-Claude Killy »

Jean-Claude Killy (triple champion olympique de ski et ancien membre du CIO) m'a écrit : "Ce combat est le plus important dans le sport aujourd'hui." Il rajoutait : "Ne tremblez surtout pas." C'est ce qui nous rassemble : "Faire face et ne pas trembler." Les criminels et les délinquants doivent être sanctionnés par la justice. Ceux qui ont tu, voire caché, leurs actions aussi. Ceux qui ont "attendu" les décisions de justice, sans réagir et sans accorder plus de crédit à la parole des supposées victimes qu'à celle des agresseurs présumés, sont-ils sûrs aujourd'hui d'avoir fait le bon choix ? Posons-nous la question ensemble aujourd'hui.

Performer ou avoir encore plus de licenciés ne peut plus être la seule priorité du mouvement sportif »

Je le dis solennellement : performer ou avoir encore plus de licenciés ne PEUT PLUS être la seule priorité du mouvement sportif. La première des conditions pour accueillir un enfant dans une association de loisirs ou pour l'inscrire dans un parcours de performance DOIT être d'assurer sa sécurité et son intégrité physique ET morale. Maintenant que la parole se libère, notre priorité à tous doit être la simple et la bonne application du droit. Le respect des droits des victimes, le respect des droits des personnes incriminées aussi. Le sport français doit agir d'un même mouvement, conscients des attentes qui sont placées en nous. Merci à Marie-Amélie (Le Fur, présidente du CPSF) et Denis (Masseglia, président du CNOSF) d'accueillir cette convention dans la Maison du Sport Français, c'est symbolique.

Merci à tous les intervenants, les présidents de Fédérations ici présents -et j'ai une pensée un peu... triste pour ne pas dire autre chose.... pour les absents- chacun d'entre vous est pleinement convaincu. Merci également à Marie-George Buffet (ministre de la Jeunesse et des Sports de 1997 à 2002) d'être ici.

Le sport peut faire avancer la cause de la protection de l'enfance »

Nous pouvons, nous devons faire de ces épreuves un sursaut salutaire. Parce que le sport peut faire avancer la cause de la protection de l'enfance. Vous le voyez aujourd'hui, le gouvernement est plus que jamais mobilisé. Je tiens à remercier tout particulièrement Nicole (Belloubet), Marlène (Schiappa) et Adrien (Taquet) de leur présence et de leur soutien. Nous avons pris et continuerons à prendre nos responsabilités.

Nous portons aussi ce combat au sein du Conseil de l'Europe »

Je veux dire tout le soutien que nous recevons également des parlementaires. Je sais les agents du ministère des Sports comme ceux de la Justice et de l'Intérieur sont engagés comme jamais et qu'au sein des fédérations, vous avez commencé à travailler à des plans de prévention. Nous portons aussi ce combat au sein du Conseil de l'Europe. Alors, dans ce moment historique pour le sport français, jouons notre rôle, chacun à notre place. C'est ce que les victimes attendent de nous. C'est ce que nos enfants et leurs proches nous réclament.

Il faudrait du courage, beaucoup de courage, à la hauteur de celui dont tu fais preuve, même si tu t'en défends »

Franck Piccard (champion olympique 1988 de super-G) l'a écrit récemment (19/02/2020) à Claudine Émonet (« J'ai été agressé sexuellement par mon entraîneur », a déclaré l'ancienne descendeuse et ex-coéquipière de Franck Piccard en équipe de France, le 15/02/2020, voir ci-dessous) : « Il faudrait savoir bien écrire avec les mots justes, comme ceux que tu as choisis. Il faudrait du temps, comme celui que tu as pris pour parler. Il faudrait du courage, beaucoup de courage, à la hauteur de celui dont tu fais preuve, même si tu t'en défends. Il faudrait avoir une lecture exemplaire vers tous les acteurs du sport de ton témoignage aussi bouleversant que sidérant..... Il faudrait ne pas être maladroit pour te dire le désarroi que je ressens face aux atermoiements de ceux qui savaient. Il faudrait sans maladresse partager une immense tristesse pour ces jeunesses meurtries, ces sourires blessés, ces agressions sans nom. Il faudrait avoir la nausée, car ce n'est pas une histoire de plus. Il faudrait s'imaginer que ce soit la dernière. Mais comment en être certain, une fois de plus ?... Il faudrait agir, on te le doit. »

« J'ai été agressée sexuellement par mon entraîneur » (Claudine Emonet)

« J'ai été agressée sexuellement par mon entraîneur, comme plusieurs de mes coéquipières, anciennes skieuses de l'équipe de France de ski alpin, je dénonce ces faits qui se sont déroulés à la fin des années 1970, début des années 1980.

J'étais tout juste majeure au moment de ces agressions, mais certaines les ont subies alors qu'elles étaient encore mineures. »

« Nous, les victimes, on en prend pour perpète »

« Cet individu qui se targuait "en plaisantant" d'avoir "un droit de cuissage" s'est comporté comme un gourou manipulateur, abusant de son pouvoir, de son emprise, agressant, harcelant, menaçant, et enfin, brimant et maltraitant psychologiquement lorsque ses assauts étaient repoussés.

« Je ne le nomme pas, car si je donne son nom, il peut m'attaquer en diffamation et ça, ce serait l'horreur. Je ne veux plus le voir, plus l'entendre. Il m'a pourri la vie. Nous, les victimes, on en prend pour perpète, on souffre, et pour lui, pour eux, tout va bien. »

Claudine Emonet, sur Facebook et dans Le Parisien, les 15 et 16/02/2020

Une vigilance bienveillante »

Reconstituons ensemble un véritable cordon sanitaire afin de mieux protéger nos enfants demain que nous n'avons su le faire hier. Construisons une nouvelle vigilance bienveillante de tous les instants. Mesdames et messieurs, chers amis, suivons cette invitation de Franck Piccard. Agissons, agissons vite et fort. Je vous remercie.

- Ministère des Sports Sports_gouv 21 février 2020

« Cela doit être un enjeu majeur des prochaines élections fédérales » (R. Maracineanu, ministre des Sports)

« Je souhaite renforcer la responsabilité des fédérations sur les questions liées à l'éthique. Cela doit faire l'objet d'un plan de prévention spécifique que nous les aiderons à construire.

Cela doit être un enjeu majeur des prochaines élections fédérales, au même titre que les questions de lutte contre le dopage ou les dérives communautaires.

Enfin, un sujet me tient particulièrement à coeur, celui de la formation des éducateurs sportifs. Je veux qu'elle comprenne désormais un module spécifique, obligatoire et évalué sur le thème de l'éthique et de l'intégrité.

A terme, cela doit nous permettre d'aboutir à la création d'un Code de déontologie de l'éducateur sportif et de l'entraîneur comme celui auquel sont tenus les agents de l'État. »

Roxana Maracineanu, ministre des Sports, le 21/02/2020

Roxana Maracineanu

Ministre déléguée chargée des Sports @ Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports

Date de naissance : 07/05/1975

Palmarès :

-Médaille d'argent du 200 m dos aux Jeux olympiques d'été de 2000 à Sydney (Australie)

-Médaille d'or du 200 m dos aux Mondiaux de 1998 à Perth (Australie)

LIRE LE RAPPORT D'EVALUATION DE LA LOI DU 3 AOUT 2018 RENFORÇANT LA LUTTE CONTRE LES

VIOLENCES SEXUELLES ET SEXISTES DE LA DEPUTEE ALEXANDRA LOUIS

RETOUR SUR L'AFFAIRE Sarah Abitbol en 2020

RETOUR SUR L'AFFAIRE Catherine Moyon de Baecque en 1993 Déjà !!!

Le Figaro (site web)
lundi 11 octobre 2021 - 11:23 UTC +02:00 171 mots

Sports ; Autres Sports

Aussi paru dans
11 octobre 2021 - AFP Infos Françaises

Snowboard : la médaillée olympique Julia Pereira blessée au genou droit

Le Figaro avec AFP

Julia Pereira de Sousa Mabileau, vice-championne olympique en titre de snowboardcross, a annoncé avoir été victime d'une « lésion partielle du ligament croisé intérieur» du genou droit lors d'un entraînement, et espérer reprendre début décembre, deux mois avant les JO de Pékin.

« J'ai une lésion partielle du ligament croisé antérieur, ce qui nécessite plusieurs semaines de repos et donc un retour sur la neige prévu au mieux début décembre. C'est un moment difficile à accepter je ne vous le cache pas », a-t-elle écrit dimanche soir sur son compte Instagram à propos de ce coup dur à moins de quatre mois des Jeux olympiques de Pékin (4-20 février).

Julia Pereira de Sousa Mabileau, âgée de 20 ans, était devenue vice-championne olympique de snowboardcross à seulement 16 ans à Pyeongchang en 2018. La saison dernière, elle était montée sur deux podiums de Coupe du monde et avait terminé à la 4e place du classement général.

Voir aussi :

AFP Infos Mondiales
lundi 6 novembre 2023 - 04:00:11 UTC 733 mots
Aussi paru dans
6 novembre 2023 - AFP Infos Françaises AFP - Journal Internet AFP (français) La Croix (site web) RTL Info (site web réf.) DH (site web) La Libre (site web) Corse Matin (site web) Challenges (site web) Radio France Internationale (français) (site web réf.)

Près du front en Ukraine, l'entraînement de deux jumelles pour les JO de Paris

Kharkiv (Ukraine), 6 nov 2023 (AFP) - - Les sirènes d'alerte aérienne retentissent alors que les nageuses artistiques Maryna et Vladyslava Aleksiïva se reposent lors de leur seul jour de congé à Kharkiv en Ukraine. Leur programme d'entraînement rigoureux doit les mener jusqu'aux JO de Paris.

Les soeurs jumelles sont les vedettes de l'équipe ukrainienne, médaillée olympique, qui est retournée dans cette grande ville du nord-est pour s'entraîner, malgré la proximité du front et les bombardements réguliers.

Après l'invasion russe, l'équipe a déménagé en Italie, puis à Kiev, avant de revenir dans la deuxième ville d'Ukraine, où la situation est plus tendue que dans la capitale mais où habitent leurs proches et leurs amis.

"Parfois, pendant les alertes aériennes, nous sommes un peu inquiètes de ce qui se passe", admet Vladyslava. "On sent que c'est la guerre", explique-t-elle à l'AFP.

"Il y a eu beaucoup de bombardements l'hiver de l'année dernière. Nous verrons ce qu'il en sera. Mais pour l'instant, nous restons à Kharkiv", poursuit Vladyslava.

Un dimanche récent, le seul jour où elles ne s'entraînent pas, les jumelles de 22 ans ont pris un café avec le mari de Vladyslava, Kyrylo, âgé de 23 ans. Ils se sont ensuite rendus à l'appartement de Maryna.

Vladyslava, qui s'est mariée en février, vit dans l'immeuble voisin. Chez Maryna, sur une table, une collection de médailles est exposée, notamment le bronze de son équipe aux JO de Tokyo.

- "Peu importe la guerre" -

"C'est vraiment le moment le plus important de notre vie", souligne Vladyslava, assise avec sa soeur en tailleur sur le canapé.

"Peu importe la guerre", ajoute Maryna, les deux soeurs finissant chacune les phrases de l'autre.

Leur équipe espère se qualifier pour les Jeux olympiques qui auront lieu dans moins de neuf mois, dans la discipline réservée aux femmes, anciennement connue sous le nom de natation synchronisée.

Leur piscine d'entraînement à Kharkiv a été endommagée en septembre par un missile russe et les vitres des fenêtres soufflées n'ont pas encore été remplacées.

Il n'y a pas non plus de générateur en cas de coupure du chauffage central, mais la piscine elle-même est restée intacte.

"L'eau est chaude", affirme Maryna. "On peut s'entraîner aussi longtemps qu'on le souhaite", ajoute Vladyslava.

"Il n'y a personne. C'est pour cela que notre entraîneur aime beaucoup cet endroit", conclut Maryna, alors qu'une sirène d'alerte aérienne retentit entre ses phrases.

"C'est habituel. Chaque jour, il y en a peut-être cinq ou six. La nuit aussi," dit Maryna calmement.

Parfois, pendant l'entraînement, elles ont entendu des explosions et ont dû "courir au sous-sol dans des maillots de bain mouillés".

- "Loterie" -

L'entraîneuse de l'équipe ukrainienne depuis plus de vingt ans, Svitlana Saïdova, est originaire de Kharkiv. Elle avait quitté la ville après le début de la guerre, mais est revenue depuis.

Une photo d'enfance dans la cuisine de Maryna montre Svitlana avec un groupe de jeunes nageuses. Les jumelles posent au premier rang, serrant des médailles.

Les soeurs Aleksiïva ont commencé à pratiquer ce sport lorsqu'elles étaient enfants, sous la houlette d'une entraîneuse locale, Maryna Krykounova, qui conçoit aujourd'hui pour elles des maillots de bain.

"Lorsqu'elles sont entrées dans la piscine et que je les ai vues, j'étais sûre qu'elles seraient de futures stars, parce qu'elles étaient grandes pour leur âge, minces, avec une belle posture, une belle forme et de longues jambes", se souvient-elle.

Le Comité international olympique n'a pas encore pris de décision définitive sur la question de savoir si les Russes pourront participer aux JO de Paris.

"Nous n'avons pas rencontré l'équipe nationale russe depuis le début de la guerre et nous espérons que nous ne la reverrons pas", tranche Maryna.

Mais il y a une autre chose qui les inquiète aussi en vue de la compétition.

La natation artistique s'est dotée d'un nouveau système de notation censé promouvoir une plus grande objectivité, moins axé sur la performance artistique et plus sur les réalisations techniques.

Pour Maryna Krykounova, c'est une "loterie".

"Cela semble très peu artistique et maladroit", assène Maryna Aleksiïva, disant craindre que les moins bonnes équipes ne l'emportent.

"Nous devons faire tout ce qui est possible et impossible pour que les juges réagissent à tous les éléments que nous avons inclus dans notre programme, afin que tout soit parfait", souligne pour sa part Vladyslava. "Nous ferons tout notre possible pour y parvenir".

am/pop/ant/cm

Sud Ouest (site web)
Accueil Sport Cyclisme, samedi 16 avril 2022 488 mots
Aussi paru dans
17 avril 2022 - Sud Ouest dimanche - Charente / Charente-Maritime Sud Ouest dimanche - Dordogne / Lot-et-Garonne Sud Ouest dimanche - Pays Basque / Béarn Sud Ouest dimanche - Gironde Sud Ouest dimanche - Landes

Paris-Roubaix : Longo Borghini en solo

Le pavé et la victoire est resté dans la maison Trek. L'Italienne Elisa Longo Borghini (30 ans) a pris la suite au palmarès de Paris-Roubaix Femmes de sa coéquipière de la formation Trek, la Britannique Lizzie Deignan, qui fait une pause maternité cette année. La lauréate s'est...

Le pavé et la victoire est resté dans la maison Trek. L'Italienne Elisa Longo Borghini (30 ans) a pris la suite au palmarès de Paris-Roubaix Femmes de sa coéquipière de la formation Trek, la Britannique Lizzie Deignan, qui fait une pause maternité cette année. La lauréate s'est imposée au terme d'un raid en solitaire, une vingtaine de secondes devant la Belge Lotte Kopecky.

?????????? ???????????????? ???????? ??????????-?????????????? ????????????! ??

What a ride from the Italian who conquers the Hell of the North ??#ParisRoubaixFemmes pic.twitter.com/Y203t4plru

-- Eurosport (@eurosport) April 16, 2022

Sous le soleil contrastant avec la pluie et la boue de l'automne dernier, l'Italienne a confirmé la supériorité de son équipe représentée par deux éléments (Brand, van Dijk) dans le groupe de poursuite. Troisième l'an passé sur le vélodrome roubaisien, Longo Borghini n'abordait pas en pleine confiance cette deuxième édition. « Je pensais davantage à une autre fille de l'équipe sur le podium », a-t-elle dit.

Médaillée olympique

Elle a eu aussi quelques mots pour sa coéquipière et compatriote championne du monde, Elisa Balsamo, disqualifiée par le jury à une quarantaine de kilomètres de l'arrivée pour retour irrégulier dans le peloton (bidon collé et abri prolongé derrière voiture). « C'est dommage. En course, il arrive qu'on manque de lucidité mais c'est le règlement », a reconnu la championne d'Italie qui est passée à l'attaque peu après cette sanction, à la sortie des pavés de Templeuve (Nord), à quelque 33 kilomètres de l'arrivée.

Drama at Paris-Roubaix as Elisa Balsamo is ???????????????????????? ??

She was caught being towed, holding onto her water bottle for too long from her team car, it's not been her day ??#ParisRoubaixFemmes pic.twitter.com/SXjPhdF5oq

-- Eurosport (@eurosport) April 16, 2022

Médaillée de bronze à deux reprises aux JO (Rio puis Tokyo), l'Italienne a d'autant plus apprécié sa victoire, la première de sa saison, qu'elle a traversé des moments difficiles ces dernières semaines. « J'étais encore sous antibiotiques il n'y a pas longtemps », a expliqué Longo Borghini, qui avait choisi de faire l'impasse sur les dernières courses pour préparer au mieux ce Paris-Roubaix Femmes.

Trois Rochelaises à l'arrivée

Des trois concurrentes figurant sur le podium de l'année passée, Longo Borghini a été la seule à disputer cette deuxième édition et ses 29,2 kilomètres de secteurs pavés. Quelques heures avant le départ de Denain, la dauphine de Deignan, la Néerlandaise Marianne Vos, avait dû déclarer forfait pour cause de résultat positif à des tests de détection du Covid-19.

Par ailleurs, l'équipe du Stade Rochelais, en apprentissage, a emmené trois filles à l'arrivée. La première d'entre elles, la Girondine de Bazas, India Grangier, a terminé 92e à un quart d'heure de Longo Borghini.

Cet article est paru dans Sud Ouest (site web)

AFP Infos Françaises
vendredi 4 mars 2022 - 17:06:30 GMT 419 mots

Ukraine: une centaine de sportifs signent une tribune en faveur de la paix

Paris, 4 mars 2022 (AFP) - - Une petite centaine de sportifs, dont le triple champion olympique français Tony Estanguet ou les champions britanniques Paula Radcliffe et Christopher Froome, ont signé une tribune en faveur de la paix, en réponse à l'invasion russe de l'Ukraine.

Sous l'égide de l'association "Peace and Sport" placé sous le haut patronage d'Albert II de Monaco, ces champions olympiques et mondiaux estiment qu'il "existe une communauté mondiale de la paix par le sport qui partage les mêmes valeurs et qui croit à l'efficacité de la +soft diplomacy+. Et qui exerce une influence croissante sur la vie des sociétés."

"Cette communauté mondiale de la paix par le sport peut et doit jouer un rôle utile dans la crise actuelle, en prenant des initiatives concrètes. Sans attendre. Et en s'appuyant notamment sur les champions, exceptionnels prescripteurs d'opinions", écrivent-ils dans cette tribune diffusée par l'association.

Et de rappeler : "il y a à peine quelques jours, qui paraissent aujourd'hui si loin, un petit geste de fraternité sportive a marqué la cérémonie de remise des médailles de l'épreuve de saut à ski acrobatique des JO de Pékin : l'Ukrainien Oleksandr Abramenko, après avoir décroché la première médaille de son pays, a longuement pris dans ses bras son concurrent, Ilia Burov, représentant de l'équipe du Comité olympique de la Russie (ROC)".

"Mobilisation du sport"

Parmi les signataires figurent aussi le footballeur ivoirien Didier Drogba, la basketteuse française Emilie Gomis, l'australienne Jessica Fox quadruple médaillée olympique de canoé kayak, ou encore l'ancien athlète français Stéphane Diagana.

Le CIO a décidé le 28 février de bannir les sportifs russes du sport mondial, tournant le dos à la neutralité qu'il observe habituellement. La plupart des fédérations internationales ont emboîté le pas, notamment la Fifa en excluant l'équipe de Russie du prochain mondial de foot.

Interrogée vendredi sur la position des fédérations internationales, la présidente du Comité olympique français (CNOSF) Brigitte Henriques a répondu : "vous savez qu'il y a en ce moment beaucoup de discussions avec les fédérations internationales." "Il y a un lobbying très important pour que tout le monde s'aligne sur cette position" (du CIO d'exclure les Russes des compétitions), a-t-elle dit.

"On a tendance à dire que le sport est apolitique, mais là ce n'est pas de la politique, c'est lié à une guerre, à des vies humaines, donc on a changé de registre, a-t-elle dit. C'est la première fois qu'il y a une telle mobilisation du sport dans le cadre de la diplomatie."

dec/rbo

Le Figaro (site web)
mercredi 20 octobre 2021 - 23:47 UTC +02:00 223 mots

Sports ; Autres Sports ; Athlétisme

Aussi paru dans
20 octobre 2021 - AFP Infos Françaises
21 octobre 2021 - La Liberté (Suisse) (site web réf.)

Athlétisme : la triple sauteuse colombienne Caterine Ibarguen se lance en politique

Le Figaro avec AFP

La star féminine de l'athlétisme colombien, Caterine Ibarguen, championne olympique du triple saut en 2016, a annoncé mercredi se lancer en politique: elle sera candidate aux sénatoriales de mars 2022.

« Je crois que le sport peut faire beaucoup pour changer les choses », a-t-elle déclaré mercredi lors de la présentation de sa candidature pour le Parti de la U (centre droit), fondé en 2005, qui détient 39 des 280 sièges au Parlement.

A l'origine de plusieurs records internationaux, cette femme noire est la figure de proue de l'athlétisme colombien. Elle a remporté la médaille d'argent du triple saut à Londres-2012, puis la médaille d'or à Rio-2016.

Début août, à 37 ans, elle a annoncé que les Jeux de Tokyo étaient les derniers de sa carrière, après avoir échoué à monter sur le podium.

Si elle est élue l'an prochain, Mme Ibarguen, issue de la minorité noire (environ 9% de la population selon les chiffres officiels), deviendra la deuxième médaillée olympique de son pays à obtenir un siège au Sénat colombien.

L'haltérophile Maria Isabel Urrutia, qui avait remporté la première médaille d'or olympique pour le pays sud-américain à Sydney en 2000, a occupé un siège à la chambre basse du Parlement entre 2002 et 2010.

Le Figaro (site web)
mercredi 8 septembre 2021 - 06:01 UTC +02:00 1646 mots

Sports ; Rugby ; Coupe du monde

Claude Atcher : «Que France 2023 soit le premier événement sportif à vendre 100% des billets»

ENTRETIEN - À deux ans du match d'ouverture de la Coupe du monde de rugby, le DG de l'organisation s'est longuement confié au Figaro. À lire quelques heures avant le grand show, ce mercredi à 18h sur Facebook, célébrant cette date symbolique.

LE FIGARO. Dans deux ans tout juste, ce sera le match d'ouverture de la Coupe du monde entre le XV de France et les All Blacks. Ce 8 septembre 2003, c'est encore loin ou déjà tout proche ?

CLAUDE ATCHER : C'est très proche. On a obtenu la Coupe du monde il y a quatre ans, on a créé le GIP il y a trois ans et demi et, désormais, il ne reste que deux ans. Ça va très très vite. Et je sais, par expérience, que ça va encore s'accélérer car on aborde la préparation de la livraison opérationnelle. Ainsi les managers des quatorze équipes déjà qualifiées seront en France fin novembre pour visiter les camps de base. Pour moi, c'est un curseur. On bascule. Ils vont choisir les hôtels, les menus… En février 2022, on lance le programme des volontaires (5000). Et, du 14 juillet au 12 novembre, un deuxième train va passer dans 60 villes pour montrer que cet événement va être un grand moment de fête et de partage. On ne va plus voir passer le temps…

Aujourd'hui, vous êtes dans les temps malgré la crise sanitaire ?

Oui. J'aurais signé il y a trois ans et demi pour en être là où nous en sommes aujourd'hui ! On respecte notre feuille de route, on n'a pris aucun retard malgré tout ce qu'il se passe depuis un an et demi. On est même en avance sur quelques programmes. Et on a la chance d'avoir eu cet incroyable succès de billetterie et d'avoir entièrement complété notre programme sponsoring. Ça nous réassure quant à notre capacité d'atteindre nos objectifs.

Côté sponsoring, tout est signé ?

Tout est signé oui, mais tout n'est pas encore révélé. L'annonce pour ces deux ans, c'est l'arrivée de Facebook, qui, pour la première fois, s'associe à un grand événement sportif comme sponsor. On a construit avec eux un partenariat sur mesure. Qu'est-ce qu'ils attendent d'une Coupe du monde de rugby et nous qu'attendons-nous d'un réseau social mondial qui regroupe Facebook, Instagram, Whatsapp, Messenger… ?

Qu'attendez-vous d'eux justement ?

Qu'ils nous permettent d'optimiser l'engagement autour de la Coupe du monde, au travers notamment du partage des fans et du nouveau public. Nous voulons démontrer que les réseaux sociaux peuvent avoir un impact positif sur un tel événement, que ce soit l'engagement des Français dans les territoires ou l'expérience spectateurs, qu'ils puissent participer de manière plus personnalisée. Facebook est capable d'identifier les communautés rugby partout où elles se trouvent dans le monde. Et nous pouvons aller leur parler directement. Rien qu'en France, c'est 14.000 utilisateurs qui parlent de rugby. On va pouvoir communiquer avec eux et susciter leur engagement.

Et Facebook ?

C'est le positionnement sociétal de la Coupe du monde qui les intéresse. Ils veulent démontrer qu'ils ont une dimension sociale et citoyenne à partager sur l'implication des territoires. On va construire ensemble une déclinaison d'opérations autour des événements, des fans, des territoires.

Autre bonne nouvelle : TF1 a acquis les droits de diffusion.

Une télévision payante aurait pu s'attribuer l'ensemble des droits. Je suis donc heureux que ces droits aient été acquis par une télévision gratuite pour une exposition maximale et gratuite. La Coupe du monde pourra être vue par toute une catégorie de population qui n'a pas les moyens de se payer un abonnement, je pense notamment aux jeunes. C'est capital pour nous. La seconde bonne nouvelle, c'est qu'on connaît la capacité de TF1 à mobiliser l'ensemble des personnalités de la chaîne pour faire la promotion de l'événement. Ils ont un savoir-faire. Et une motivation : refaire 1998. C'est un bonheur pour nous d'être porté par la puissance d'un média comme TF1.

Ce mercredi, à 18h, sur Facebook justement, aura lieu le show des J - 2 ans…

Show qui sera présenté par Denis Brogniart… Il y aura des capsules vidéo tournées dans chacune des villes-hôtes, avec beaucoup d'humour. Et, en plateau, il y aura également quelques invités prestigieux : l'Australien David Pocock pour la partie environnement ; le Gallois Gareth Thomas pour la lutte contre la discrimination ; la présentatrice du JT Marie-Sophie Lacarrau pour la partie territoire ; Jessie Trémoulière pour la partie agriculture ; Sébastien Chabal, Frédéric Michalak, une joueuse médaillée olympique à 7, etc… Et on dévoilera le magnifique ballon de la Coupe du monde. Qui aura une particularité : il sera décliné pour chaque ville. Chacune aura sa propre signature graphique sur le ballon.

Les fondations sont solides donc.

Je crois oui. On mène au score à la 75e minute, mais on n'a encore rien gagné. Je suis toujours terre à terre et modeste quant au chemin qu'il reste à parcourir. Dans la période actuelle, personne ne sait comment sera l'année 2022, peut-être plus compliquée en matière de pouvoir d'achat. On est dans l'expectative. Sur la partie sanitaire, on espère qu'en 2023, on sera sorti des contraintes actuelles. Sur la partie organisation, on reste vigilant même si on sait exactement où l'on va. Le programme Campus 2023 (recrutement de 3000 apprentis) est sous contrôle. On a nos équipes de dix jeunes diplômés en place dans chaque ville depuis décembre. On avait d'ailleurs sous-estimé leur puissance et leur énergie. Ils sont motivés, talentueux. On a du mal à suivre. Tous les jours, ils nous proposent des idées, des projets (rires).

Parmi les projets, il y a Rugby au Cœur.

Un projet très important pour nous. On a réussi à convaincre Rugby World Cup que ce soit le programme de charité officiel de la Coupe du monde. On souhaite financer 500 projets - éducation, égalité des chances, handicap-santé - pour environ 75.000 participants. On est sur du micro-financement, de 3000 à 5000 euros, à destination des jeunes. Nous, comité d'organisation, nous reversons 1% du chiffre d'affaires sponsoring au fonds de dotation et on demande le même montant à nos partenaires. On lance également un programme avec l'Éducation Nationale, la «Mêlée des Chœurs», où on va faire chanter avant les matches les hymnes des vingt équipes à 14.000 enfants de 8 à 18 ans. Pendant un an, ils suivront un programme pédagogique sur le pays dont ils chanteront l'hymne. Tous ces programmes me tiennent vraiment à cœur. Ils nous ancrent dans les territoires. Nous souhaitons être des faiseurs.

Où en est le parrainage des clubs amateurs par les joueurs disputant le Mondial ?

Le comité des joueurs, que ce soit John Eales (capitaine des Wallabies sacrés en 1991, NDLR), David Pocock ou Gareth Thomas, est extrêmement engagé sur ce point. Leur objectif est que chacun des 660 joueurs participants à la Coupe du monde soit parrain d'au moins un club amateur français. L'idéal serait que chacun parraine trois clubs pour en couvrir la totalité.

Vous avez toujours l'envie de voir les équipes au plus près du public, de leur faire traverser la foule avant les rencontres ?

Ça, je vais le faire, c'est sûr ! Y compris au Stade de France. C'est un élément majeur du rééquilibre de la relation entre les joueurs et les fans. Et je suis convaincu que les joueurs vont adorer. Quand j'en ai parlé à Gérald Darmanin (le ministre de l'Intérieur), il a été un peu surpris. Mais je lui ai expliqué que, si dans d'autres sports, la sécurité est de plus en plus restrictive, chez nous l'Irlandais est assis à côté de l'Anglais, le Sud-Africain à côté du Néo-Zélandais. Et qu'en plus on enlève les séparations et les filets de sécurité. Quand j'ai ajouté qu'on déposerait les joueurs en dehors des stades, il m'a répondu « mais vous vous arrêterez quand ?» (rires). Je veux le faire car, pour moi, c'est capital. Pour France-Nouvelle-Zélande, le 20 novembre prochain au Stade de France, on va commencer à donner une idée de la façon dont on veut faire évoluer la relation entre joueurs et supporters. Nous souhaitons également que le président de la République, Emmanuel Macron, soit présent à ce match marquant en vue de la Coupe du monde.

La billetterie est un immense succès…

On espérait 260.000 billets en 2021. On est très au-delà de ça. On a vendu 1 million de billets au grand public et 500.000 aux partenaires et autres hospitalités. Les tour-opérateurs, par exemple, en ont acheté 300.000. Soit déjà 1,5 million billets vendus (dont 40% à l'étranger) sur les 2,6 millions disponibles.

» LIRE AUSSI - Coupe du monde 2023 : record de ventes, 350.000 billets ont trouvé preneur en moins de 5 heures

Quelle est la suite ?

La deuxième phase ouvrira le 28 septembre. On mettra en vente 250.000 billets via le biais de deux produits dont on dévoilera le détail 22 septembre. Sans en dire trop, il y a aura, entre autres, un premier accès aux phases finales avec des packs à deux matches pour les quarts de finale. La troisième phase, en mars-avril, concernera les demi-finales, la finale de bronze et la finale. Avant, enfin, en septembre 2022, la vente à l'unité.

Vous espérez quel taux de remplissage ?

Le plein ! Je souhaite qu'on soit le premier événement sportif à vendre 100% des billets. On peut réussir. Le problème ce n'est pas les phases finales ou les grosses affiches. Mais le match Amérique 1-Afrique 1 à Lyon par exemple, son attractivité n'est pas la même. On a déjà vendu 70% des billets sur ce match. Mais il faudra aller chercher preneurs pour les 3-4000 billets restants… D'où notre volonté de rendre accessible les billets à tout le monde avec notre offre de deux matches dans la même ville à partir de 30 euros. Nous pouvons être fiers de ça.

Voir aussi :

AFP Infos Mondiales
lundi 11 septembre 2023 - 03:00:17 UTC 680 mots
Aussi paru dans
10 septembre 2023 - La Croix (site web) Challenges (site web)
11 septembre 2023 - AFP Infos Economiques AFP Infos Françaises AFP - Journal Internet AFP (français) Nice-Matin (site web réf.) Var-Matin (site web réf.) Free (site web réf.) Radio France Internationale (français) (site web réf.) Corse Matin (site web) RTL Info (site web réf.)

Moins de viande pour les JO-2024 à Paris

Paris, 11 sept 2023 (AFP) - - La France qui peine à réduire sa consommation de viande, synonyme du bien-manger, va s'efforcer de franchir le pas à l'occasion des jeux Olympiques de Paris en 2024, avec une offre gastronomique pour les athlètes mettant l'accent sur le végétal.

"C'est sûr que quand on pense cuisine traditionnelle, on pense plus blanquette de veau ou steak au poivre que risotto de quinoa", s'amuse Amandine Chaignot, l'une des trois chefs qui feront la promotion de la gastronomie française aux côtés du groupe Sodexo Live! chargé d'assurer l'alimentation pour les 15.000 athlètes au Village olympique.

Si elle a imaginé un plat de pintade aux écrevisses, Alexandre Mazzia n'utilisera lui qu'un peu de poisson pour accompagner ses plats de légumes et légumineuses, tandis qu'Akrame Benallal a fait le choix du végétal avec comme plat phare un muesli au quinoa.

"C'est fantastique en termes de végétalisation", se félicite Laurent Pasteur, directeur du projet du Village olympique et paralympique des JO Paris 2024 de Sodexo Live!, dont l'objectif affiché est de réduire l'empreinte carbone des menus avec des produits locaux et moins de protéines animales.

Dahl de lentilles vertes d'Ile-de-France avec un skyr (sorte de yaourt) à la coriandre et huile de maïs: la recette "signature" de Sodexo Live! va dans le même sens.

- "Pas pour tout le monde" -

"33% de l'offre est en protéines végétales (...) Il y a un vrai virage", estime Laurent Pasteur, tout en assurant que chaque athlète trouvera "ce qu'il souhaite" parmi les plus de 500 recettes qui seront servies pendant les JO.

Car un régime à base de protéines végétales et de légumineuses, bon pour la planète, ne convient pas à tous les athlètes, concède Hélène Defrance, skippeuse médaillée olympique, nutritionniste et membre de la commission des athlètes de Paris 2024.

Si "la végétalisation, c'est une grosse tendance" et ces aliments antioxydants "protègent l'organisme", "ce n'est pas quelque chose qu'on peut imposer à tout le monde. Certaines personnes vont trouver des acides aminés dans les protéines végétales, mais les organismes ne s'adaptent pas tous", souligne-t-elle dans une interview à l'AFP.

Quant aux légumineuses, "ce sont des aliments assez complexes à digérer", ajoute Hélène Defrance.

Les plats des chefs vont ainsi "enrichir" l'offre globale et seront plutôt destinés à la dégustation après les épreuves.

"Je me suis intéressé à tout ce qui est kilocalories et autre, mais je ne suis pas là pour ça. Un athlète ne viendra pas manger chez moi à la veille de sa compétition. On est là pour apporter notre savoir-faire à la française et un côté fête", dit à l'AFP Alexandre Mazzia, ancien basketteur de haut niveau, 3 étoiles Michelin.

- Moment charnière ? -

Les Jeux olympiques vont servir de "vitrine" pour montrer que la cuisine française est moderne et pourraient devenir "un moment charnière" pour faire basculer les habitudes, déclare à l'AFP Loïc Bienassis, historien de l'Institut européen d'histoire et des cultures de l'alimentation à Tours.

"Historiquement, il n'y a pas de grand repas à la française sans viande (...) Dire +faisons de la grande cuisine française et supprimons la viande+, c'est un renversement de perspective", souligne-t-il.

La France arrive loin derrière l'Angleterre et les pays nordiques dans la place donnée au végétal.

Dans un récent dossier incitant à manger moins de viande, le quotidien Libération citait les données de l'Institut de l'économie pour le climat, selon lesquelles les Français consomment "plus de deux fois plus de viandes et de produits animaux que la moyenne mondiale" et proposait des recettes de barbecue non carnées.

Une idée mise en oeuvre cet été au Trianon Palace à Versailles, avec des brochettes sans viande ainsi qu'un burger à base de betterave et quinoa.

Le virage vert pour les JO, "cela ne nous étonne pas", dit à l'AFP le sous-chef du palace, Abdourahamane Cissé en ajoutant que des touristes américains, asiatiques, mais aussi des Français demandent de plus en plus de plats végétariens.

Pour ne pas frustrer les amateurs de viande, le palace propose tout de même une alternative carnée, choisie par environ 10% des clients.

neo/elc/pta

Sud Ouest (site web)
Accueil Sport Nautisme, vendredi 20 octobre 2023 743 mots

Voile : « Je vais reprendre la course, j'ai hâte?! » raconte Lou Berthomieu, en rééducation à Capbreton pour les JO de Paris 2024

Par Patrick Favier

Opérée fin juillet d'une rupture des ligaments d'un genou, Lou Berthomieu boucle à Capbreton la moitié d'une convalescence de six mois, et retrouvera en janvier Tim Mourniac sur leur Nacra 17

« Il y a du soleil », annonce-t-elle au téléphone, la voix joyeuse. Et on reconnaît bien la pimpante brune de 22 ans, toujours le peps, même victime d'un sale coup sur la route des Jeux de Paris 2024, où elle espère être au départ en Nacra 17 avec son barreur Tim Mourniac. Le sale coup : le 12 juillet au Marseille, lors du test event sur le plan d'eau des JO, son genou craque et plie lors d'un...

« Il y a du soleil », annonce-t-elle au téléphone, la voix joyeuse. Et on reconnaît bien la pimpante brune de 22 ans, toujours le peps, même victime d'un sale coup sur la route des Jeux de Paris 2024, où elle espère être au départ en Nacra 17 avec son barreur Tim Mourniac. Le sale coup : le 12 juillet au Marseille, lors du test event sur le plan d'eau des JO, son genou craque et plie lors d'un de ses incessants déplacements sur ce catamaran volant nerveux comme un poney sauvage. Le duo était 4e au classement provisoire, une super perf, cassée en plein vol. Bilan : rupture des ligaments croisés, six mois d'arrêt incompressibles.

À mi-chemin de sa rééducation, elle fait le point depuis le Centre européen de rééducation du sportif (CERS) de Capbreton, qu'elle quittera mercredi 25 octobre après un séjour de trois semaines.

Comment allez-vous, à mi-parcours de ce long chemin ?

Plutôt très bien ! J'ai été parfaitement prise en charge par la fédération et opérée dès le 26 juillet par un des meilleurs chirurgiens du genou. Je n'ai eu aucune complication, ma jambe a vite dégonflé. J'ai vite récupéré l'extension complète grâce au travail du centre Saint-Martin de Marseille où j'ai passé mes deux premiers mois de convalescence. Avec l'équipe on a pensé que ce serait bien de changer de centre, pour mettre un souffle nouveau. Je repars mercredi (25 octobre, NDLR) à Saint-Martin.

Où en êtes-vous de votre activité physique ?

J'ai tout repris, sauf la course. Je fais des sauts dans l'eau, des squats, du vélo à haute intensité, et je vais recommencer à courir, enfin, en novembre, j'ai super hâte ! Une rupture des ligaments, c'est six mois d'arrêt incompressibles, pour être sûre que la greffe a bien pris. Je pense reprendre la navigation fin janvier.

« Je reste au contact. Si je coupais sept mois, je serais perdue à mon retour » Dès fin février, deux compétitions vous attendent. Elles sont importantes pour la sélection aux Jeux de Paris puisqu'elles ont lieu en Méditerranée, un critère important selon la Fédération. Serez-vous prête pour les deux ?

Nous avons un championnat du monde à Gran Canaria de fin février à début mars sur un plan d'eau venteux, avec des vagues, puis la Semaine de Palma de Majorque fin mars (après laquelle la sélection française sera annoncée, NDLR). On va voir si je cours à Gran Canaria, c'est un arbitrage à faire. Les critères de sélection de la Fédération sont connus des athlètes mais secrets, donc je n'ai pas à en parler.

Comment restez-vous en contact avec Tim Mourniac et le bateau ?

Tim va courir le championnat d'Europe du 8 au 13 novembre à Vilamoura (Portugal) avec Aloïse Retornaz qui me remplace. Nous restons évidemment en contact, je les aide d'ailleurs à distance pour la logistique, et on s'envoie pas mal de messages avec Tim pour se tenir au courant des stages, des débriefings. On ne va pas se lâcher car si j'étais coupée du projet pendant sept mois, je serais perdue à mon retour. D'autant que dans notre sport, surtout sur un support complexe comme le Nacra 17, il y a des évolutions chaque mois, sur le plan du matériel, des techniques dans les différentes conditions. Je vois qu'ils travaillent beaucoup, et ça fait plaisir.

Quel peut être l'objectif de Tim Mourniac et Aloïse Retornaz à Vilamoura ?

Il faut savoir qu'Aloïse n'a jamais fait de Nacra 17. Elle est médaillée olympique en 470 (bronze à Tokyo en 2021). Je suis hyper impressionnée par ce qu'elle fait ! Elle n'a pas peur, elle est très motivée, elle progresse super vite. Mais je ne me permettrai pas de parler d'objectif pour eux, c'est à Tim et Aloïse de le dire.

Cet article est paru dans Sud Ouest (site web)

La République des Pyrénées (site web)
canoë-kayak, jeudi 3 septembre 2020 383 mots

Canoë-kayak : galop d'essai ce week-end à Pau avant les sélections olympiques

Le 50e Grand Prix de Pau signe le retour à la compétition pour les kayakistes et ceistes, les 5 et 6 septembre au stade d'eaux vives. Il servira de galop d'essai aux athlètes du collectif France qui disputeront les sélections olympiques à Pau début octobre.

La cinquantième édition du Grand Prix de Pau de canoë-kayak, organisée par le Pau Canoë-Kayak Club Universitaire (PCKCU) aura lieu ce week-end au stade d'eaux vives de Pau.

Pour de nombreux kayakistes, ce sera la première confrontation après l'arrêt des compétitions en mars à cause de la crise sanitaire. D'ailleurs, certaines contraintes liées à la crise du Covid-19 devront être respectées : accès à l'île centrale interdite au public, entre autres mesures.

Près de 300 bateaux venus de tous les clubs de France seront au départ. Avec un débit de 12 m3, il y aura une course toutes catégories le samedi et une autre le dimanche avec, pour chaque course, une manche de qualification puis une manche de finale.

L'équipe de France quasi au complet

Le club de Pau alignera 63 bateaux, celui d'Orthez Nautique 11, celui de l'USC Nay 8.

L'occasion pour tout le monde de se remettre dans le bain et pour les sélectionnés du club en équipe de France - Marjorie Delassus, Anatole Delassus, Doriane Delassus et Romane Prigent - de faire le point avant les piges olympiques d'octobre sur ce même bassin. Ils pourront se confronter aux autres membres de l'équipe de France car presque tous seront présents ce week-end à Pau pour, eux aussi, préparer les piges pour les J.O de Tokyo.

A noter également la présence de Jessica Fox, championne du Monde et médaillée olympique.

Pour les plus jeunes et ceux qui ne disputeront pas les sélections olympiques, ce sélectif régional permettra d'engranger des points pour les sélections en championnat de France.

Ouvert au public et gratuit

Quand : Samedi 5 septembre de 8h à 19h30 et dimanche 6 septembre de 8h à 17h30.

Où : Parc Aquasport du stade d'eaux vives Pau Pyrénées.

Public : Accès ouvert au public et gratuit. Buvette sur place.

Accès : Attention, le dimanche en raison du Tour de France, l'accès ne pourra se faire que par Bizanos.

Masque non-obligatoire (plein air), dans le respect de la distanciation sanitaire.

Cet article est paru dans La République des Pyrénées (site web)

AFP Doc
samedi 21 novembre 2020 - 21:49:31 GMT 768 mots
Aussi paru dans
21 novembre 2020 - AFP Infos Françaises La Croix (site web) Challenges (site web) AFP - Journal Internet AFP (français)

Judo: au tour de Malonga et Dicko d'enrichir la razzia inédite des Bleues

Par Elodie SOINARD

Prague (AFP) - En s'offrant chacune leur deuxième sacre européen, Romane Dicko (+78 kg) et Madeleine Malonga (-78 kg) ont conclu une razzia féminine inédite aux Championnats d'Europe de judo, samedi à Prague. Les combattantes françaises ont mis la main sur cinq des sept catégories.

Jamais les Bleues n'avaient raflé autant d'or européen dans une compétition au format comparable. Prometteur à huit mois des Jeux de Tokyo reportés à l'été 2021 sous l'effet de la pandémie de Covid-19. Rassurant, aussi, au bout d'une saison largement chamboulée et écourtée par la crise sanitaire.

Dicko et Malonga, toutes deux couronnées une première fois en 2018 mais qui restaient sur neuf mois sans compétition, ont imité la jeune pousse Shirine Boukli (-48 kg), Clarisse Agbegnenou (-63 kg) et Margaux Pinot (-70 kg), qui se sont parées d'or avant elles dans la salle pragoise.

En y ajoutant le bronze obtenu par Sarah-Léonie Cysique (-57 kg) et Marie-Eve Gahié (-70 kg), sept des neuf judokas françaises repartent de la capitale tchèque avec une médaille autour du cou. Seules Mélanie Clément (-48 kg) et Astride Gneto (-52 kg) n'en ont pas glané.

- "On fire" -

"On est vraiment +on fire+ !, lance Malonga. On ne triche pas, on s'entraîne dur. Quand on est sérieuses, qu'on se donne à fond, forcément ça paie."

"Ca fait vraiment plaisir de revenir et de faire une razzia. On savoure ces bons moments, et on fera tout pour qu'il y en ait encore", ajoute-t-elle.

Côté messieurs au contraire, en l'absence du poids lourd Teddy Riner, l'honneur n'est sauvé que par Kilian Le Blouch, en bronze en -66 kg. Aucun des sept autres combattants bleus engagés n'a même remporté plus d'un combat.

Au total, la délégation française termine les trois jours de compétition - sa dernière en 2020 - avec huit médailles.

Dicko, 21 ans depuis moins de deux mois, devient elle la deuxième plus jeune judoka bleue (derrière Catherine Pierre dans les années 1970) à compter si tôt deux titres européens.

Surtout, elle poursuit son retour tambour battant, et la rapide remontée dans la hiérarchie mondiale qui va avec, après avoir été privée de compétition pendant un an et demi, entre mi-2018 et novembre dernier, à cause d'une double blessure à une épaule et à un genou.

"La retrouver aujourd'hui sur la première marche, c'est une émotion toute particulière, reconnaît le directeur des équipes de France Stéphane Traineau. Pendant les deux ans où elle a été hors des tapis, je l'ai vue en rééducation, très sérieuse, tout le temps avec le sourire, avec le moral. Elle n'a jamais lâché. De ce point de vue-là, elle est exemplaire."

- "Pas du temps perdu" -

Évidemment l'irruption du nouveau coronavirus a tout bouleversé, mais Dicko boucle malgré tout 2020 sur un sans-faute, après ses victoires au Grand Prix de Tel Aviv en janvier et au Grand Slam de Paris en février.

Si bien qu'elle va grimper aux portes du top 15 mondial.

"Ca fait plaisir de revenir sur un tapis et de gagner après beaucoup de désillusions, sourit Dicko. Tout ce temps-là n'était pas du temps perdu: j'ai pu peaufiner les choses physiquement, tactiquement, techniquement..."

En quatre combats samedi, Dicko s'est offert deux membres du top 10 mondial, la Turque Kayra Sayit (waza-ari) et la Bosnienne Larisa Ceric (pénalités), et une du top 5, l'Azerbaïdjanaise Iryna Kindzerska, dominée par ippon en moins de deux minutes en finale.

Pour Malonga (26 ans), cette reconquête de la couronne européenne, un an après son sacre mondial et alors qu'elle est N.2 mondiale de sa catégorie, est un pas de plus vers une première expérience olympique.

Ses deux concurrentes pour l'unique sésame en jeu, Fanny-Estelle Posvite, N.3 mondiale mais touchée à une épaule, et Audrey Tcheuméo, double médaillée olympique mais longtemps à la traîne, n'ont pas combattu sur les tatamis tchèques.

"L'objectif clairement, c'est d'être championne olympique, assume Malonga.

En finale, elle a su contrôler une adversaire contre laquelle elle avait connu trois de ses quatre défaites en 2019, l'Allemande Luise Malzahn: elle s'est imposée aux pénalités après trois minutes de combat. Elle avait remporté ses deux précédents match par ippon, après une mise en route plus poussive (pénalités).

Sans Riner, la catégorie des poids lourds a elle donné lieu à une finale 100% russe, arrachée par Tamerlan Bashaev aux dépens d'Inal Tasoev.

AFP Infos Françaises
samedi 21 novembre 2020 - 18:43:58 GMT 593 mots
Aussi paru dans
21 novembre 2020 - AFP doc AFP - Journal Internet AFP (français) Le Télégramme (Bretagne) (site web) La Croix (site web) Sud Ouest (site web)
22 novembre 2020 - Corse Matin

Judo: Au tour de Malonga et de Dicko d'enrichir la razzia féminine des Bleues

Prague, 21 nov 2020 (AFP) - - En s'offrant chacune leur deuxième sacre européen, Romane Dicko (+78 kg) et Madeleine Malonga (-78 kg) ont conclu une razzia féminine inédite aux Championnats d'Europe de judo, samedi à Prague. Les combattantes françaises ont mis la main sur cinq des sept catégories.

Jamais les Bleues n'avaient raflé autant d'or européen dans une compétition au format comparable. Prometteur à huit mois des Jeux de Tokyo reportés à l'été 2021 (23 juillet-8 août) sous l'effet de la pandémie de Covid-19. Rassurant, aussi, au bout d'une année largement chamboulée et écourtée par la crise sanitaire.

Dicko et Malonga, toutes deux couronnées une première fois en 2018 mais qui restaient sur plus de neuf mois sans compétition, ont imité la jeune Shirine Boukli (-48 kg), Clarisse Agbegnenou (-63 kg) et Margaux Pinot (-70 kg), qui s'étaient parées d'or avant elles dans la salle pragoise.

En y ajoutant le bronze obtenu par Sarah-Léonie Cysique (-57 kg) et Marie-Eve Gahié (-70 kg), sept des neuf judokas françaises repartent de la capitale tchèque avec une médaille autour du coup. Seules Mélanie Clément (-48 kg) et Astride Gneto (-52) n'en ont pas glané.

Côté messieurs au contraire, en l'absence du double champion olympique en titre des poids lourds et décuple champion du monde Teddy Riner, l'honneur n'est sauvé que par Kilian Le Blouch, en bronze en -66 kg. Aucun des sept autres combattants bleus engagés n'a même remporté plus d'un combat.

Au total, la délégation française termine les trois jours de compétition, sa dernière en 2020, avec huit médailles.

- Dicko invaincue en 2020 -

Dicko, 21 ans depuis moins de deux mois, devient elle la deuxième plus jeune judoka bleue (derrière Catherine Pierre dans les années 1970) à compter déjà deux sacres européens.

Surtout, elle poursuit son retour tambour battant, et la rapide remontée dans la hiérarchie mondiale qui va avec, après avoir été privée de compétition pendant un an et demi, entre mi-2018 et novembre dernier, à cause d'une double blessure à une épaule et à un genou.

Évidemment l'irruption du nouveau coronavirus a tout bouleversé, mais Dicko boucle malgré tout 2020 sur un sans-faute, après ses victoires au Grand Prix de Tel Aviv en janvier et au Grand Slam de Paris en février.

Si bien qu'elle va s'installer aux portes du top 15 au classement mondial.

En quatre combats samedi, Dicko s'est offert deux membres du top 10 mondial, la Turque Kayra Sayit, battue par waza-ari, et la Bosnienne Larisa Ceric, défaite aux pénalités, et une du top 5, l'Azerbaïdjanaise Iryna Kindzerska, dominée par ippon en moins de deux minutes en finale.

Pour Malonga (26 ans), cette reconquête de la couronne européenne, un an après avoir été sacrée championne du monde et alors qu'elle est N.2 mondiale de sa catégorie, est un pas de plus vers sa première expérience olympique.

Ses deux concurrentes pour l'unique sésame en jeu, Fanny-Estelle Posvite, N.3 mondiale mais touchée à une épaule, et Audrey Tcheuméo, double médaillée olympique mais partie avec beaucoup de retard, n'ont pas combattu sur les tatamis tchèques.

En finale, Malonga a su contrôler une adversaire contre laquelle elle avait connu trois de ses quatre défaites en 2019, l'Allemande Luise Malzahn: elle s'est imposée aux pénalités après trois minutes de combat.

Elle avait remporté ses deux précédents combats par ippon, après une mise en route plus poussive (pénalités).

Riner absent, la catégorie des poids lourds a elle donné lieu à une finale 100% russe, arrachée par Tamerlan Bashaev aux dépens d'Inal Tasoev.

es/smr

Sud Ouest (site web)
Accueil International Europe Guerre en Ukraine, vendredi 28 juillet 2023 777 mots
Aussi paru dans
28 juillet 2023 - AFP Infos Françaises La Croix (site web) AFP - Journal Internet AFP (français) Challenges (site web)
29 juillet 2023 - MSN (France) (site web réf.)

Escrime : la gifle du CIO, qui lève la suspension de l'Ukrainienne Olga Kharlan et la qualifie pour les Jeux

Par SudOuest.fr avec AFP

Powered byAudion Ecouter cet articleEscrime : la gifle du CIO, qui lève la suspension de l'Ukrainienne Olga Kharlan et la qualifie pour les Jeux00:00Le camouflet du CIO a poussé la Fédération internationale d'escrime à faire volte-face sur le cas d'Olga Kharlan, vainqueur disqualifiée jeudi pour avoir salué mais refusé de serrer la main de son adversaire russe

La sévérité de la Fédération internationale d'escrime a tourné court. Au lendemain de la disqualification de l'Ukrainienne Olga Kharlan, devant son refus de serrer la main de son adversaire russe, la FIE a levé la suspension de la sabreuse soutenue par le Comité international olympique (CIO).

Le président du CIO lui-même, Thomas Bach, issu de la confrérie du sabre, a pris son clavier pour assurer la tête d'affiche du sport ukrainien d'une place garantie aux JO de Paris-2024 dans une lettre qu'il lui a adressée personnellement vendredi. Une annonce qui a « tiré les larmes » à Olga Kharlan : « Je n'arrivais pas à y croire », a-t-elle livré.

La tête d'affiche du sport ukrainien était devenue la veille la première représentante de son pays à affronter une Russe dans le monde du sport depuis l'invasion du pays par son voisin il y a près d'un an et demi. Autorisée à tirer contre la Russe Anna Smirnova, concourant sous bannière neutre, par ce qui pourrait être renommé le « décret Kharlan », paru la veille de son match.

Une première mal récompensée : elle a été disqualifiée. Plutôt que de serrer la main à son adversaire après l'avoir dominée dans les grandes largeurs (15-7), Olga Kharlan avait présenté son sabre pour que s'entrechoquent les lames, geste qui avait cours dans les salles d'armes au plus fort de la pandémie de Covid-19.

« Exception unique »

Un peu plus de 24h plus tard, la FIE a fait machine arrière ou presque. Impossible de lui rendre les points perdus par son carton noir dans la course à la qualification pour Paris-2024 comme l'explique Thomas Bach pour justifier cette « exception unique » du quota supplémentaire qui lui est alloué. En revanche, la FIE s'est résolue à lever la suspension qui l'empêchait de participer à l'épreuve par équipes à partir de samedi.

La suspension de la quadruple championne du monde et meilleure ukrainienne pour toute la compétition affectait franchement les chances de son pays dans l'épreuve par équipes des Mondiaux où les points comptent double dans la course à la qualification olympique.

Le président par intérim de la FIE, Emmanuel Katsiadakis, cité dans un communiqué, explique que ce revirement a été décidé « après consultation du Comité international olympique ».

Le CIO « conscient des tiraillements » des Ukrainiens

Dans la foulée de la disqualification, le CIO, dans une forme de camouflet, a promptement appelé à faire preuve de « sensibilité » à l'égard des sportifs ukrainiens, se disant « bien conscient des tiraillements intérieurs » des athlètes ukrainiens. Il s'est aussi félicité de l'inflexion de la position du gouvernement ukrainien, interdisant auparavant aux membres de ses délégations officielles de disputer des compétitions où figurent des Russes et Biélorusses, bannière neutre ou non. Un revirement qui éloigne le spectre d'un boycott ukrainien des JO-2024.

Après le « décret Kharlan », la quadruple médaillée olympique aura permis aussi un « amendement Kharlan » au règlement de la FIE. Plus question d'obligation de serrer la main désormais. Dès samedi, le seul impératif sera le salut protocolaire, a annoncé en conférence de presse Bruno Gares, membre du Comité exécutif de la FIE qui a modifié ses règles au cours de la journée. « C'est mieux ainsi tant que la guerre dure », a jugé Olga Kharlan présente à ses côtés. « Mais ce n'est qu'une conséquence de la guerre. »

Le CIO agit « dans l'intérêt » de l'Ukraine selon Moscou

Le cas Kharlan a révélé au grand jour les lignes de fractures du monde sportif, entre le CIO et d'autres instances proches de la sphère russe, comme la FIE, dirigée jusqu'à l'invasion de l'Ukraine par l'oligarque russe Alisher Usmanov, en retrait depuis.

Quand le CIO évoque les « tiraillements » des sportifs ukrainiens « en raison de l'agression dont est victime leur pays », la FIE se contente d'« un message de sensibilité et de compréhension à (ses) membres et à toutes les fédérations sportives, alors que le monde est confronté à des défis considérables ».

Si l'Ukraine a fait un pas vers les Jeux olympiques de Paris-2024, les Russes semblent avoir fait un pas en arrière. Ulcéré par la réaction du CIO demandant de la « sensibilité » envers les athlètes ukrainiens, le chef du Comité olympique russe, Stanislav Pozdniakov a déploré que le mouvement olympique agisse « dans l'intérêt » de son voisin avant même l'épisode de la lettre de Thomas Bach.

Cet article est paru dans Sud Ouest (site web)

AFP Infos Mondiales
mercredi 15 juillet 2020 - 18:22:13 GMT 130 mots
Aussi paru dans
15 juillet 2020 - AFP Infos Françaises

Décès lié au coronavirus du champion bulgare de lutte Nikolay Chterev

Sofia, 15 juil 2020 (AFP) - - Un ancien champion bulgare de lutte libre chez les 125 kg, Nikolay Chterev, est mort à 33 ans de Covid-19, a annoncé la fédération dans un communiqué.

Vainqueur du tournoi international Dan Kolov en 2011 et champion de Bulgarie en 2018, il avait été hospitalisé dans un état grave le 19 juin.

En 2019, il avait mis fin à sa carrière après avoir été convaincu de dopage et suspendu quatre ans.

Nikolay Chterev était le fils de Simeon Chterev, l'entraîneur de Stanka Zlateva, double médaillée olympique et multiple championne du monde.

Simeon Chterev, champion du monde et triple champion d'Europe, a lui aussi été contaminé par le coronavirus et était mercredi dans un état stable.

ds/bg/vs/fjb

Le Monde (site web)
sport, mercredi 29 janvier 2020 - 07:22 UTC +0100 916 mots

Burn-out : la retraite sportive, « un saut dans le vide »

Chloé Ripert

Lorsque l’athlète met un terme à sa carrière, la transition n’est pas toujours évidente à gérer. Il lui faut se réinventer. Souvent en perte de repères, isolé, il peut vite sombrer dans la dépression.

« Quand j’ai arrêté, la première chose que j’ai faite, c’est de suivre une thérapie. » L’ancienne biathlète Marie-Laure Brunet, double médaillée olympique en 2010, n’a pas peur des mots. Au contraire. Elle n’hésite pas à revenir sur son burn-out, qui a précipité l’arrêt de sa carrière et sa prise en charge psychologique.

Aux Jeux olympiques de Sotchi en 2014, elle prend le départ du relais féminin. En retard sur ses concurrentes sur la piste, elle tire quand même à 5 sur 5. Puis, au sortir du pas de tir, plus rien : elle s’écroule. « Encore aujourd’hui, je ne saurais pas l’expliquer : est-ce mon corps ou ma tête qui a lâché ? », s’interroge-t-elle. La Française est alors évacuée sur une civière. Ses coéquipières ne prendront jamais le départ, et quelques mois plus tard, Marie-Laure Brunet se retirera des circuits.

La cause de cet accident, que la fédération avait dissimulé en malaise vagal, est un burn-out, conséquence d’un surentraînement. « Je devais arrêter de me mentir, j’allais mal, confie la jeune femme de 31 ans, rencontrée mardi 28 janvier, à Lyon. Et quand j’ai arrêté, mon cerveau tournait en boucle, j’ai cru devenir marteau. Arrêter, c’est un saut dans le vide. »

Quand le sportif met un terme à sa carrière, il lui faut se réinventer. Mais, souvent en perte de repères, isolé, il peut très vite sombrer dans la dépression.

Sentiment d’inutilité

Mathieu Giudicelli était rugbyman professionnel. A 28 ans, une blessure (double hernie lombaire) a mis un terme prématuré à sa carrière, alors qu’il aurait pu « jouer jusqu’à 35 ans ». Aujourd’hui, il en garde les séquelles physiques – il marche avec une béquille depuis – mais surtout psychologiques.

« Ça m’est tombé dessus et je n’étais pas prêt, commente-t-il entre deux soupirs. J’étais rugbyman pro, je suis redevenu quelqu’un de lambda, je suis passé de six heures d’entraînement par jour à ne rien faire des mes journées, à ne voir personne à part mon kiné… C’était une période très compliquée. »

A l’arrêt de la carrière, le sportif de haut niveau connaît une crise identitaire forte : la star constamment sous le feu des projecteurs, auréolée de titres, retombe dans un quotidien qui lui semble morne. « Quand j’ai arrêté, je savais que je ne revivrais plus jamais les émotions que j’ai vécues en étant sportive », avoue Marie-Laure Brunet.

« Les compétitions, l’adrénaline, la reconnaissance, c’était fini, et je me suis sentie complètement inutile », complète Emilie Andéol championne olympique de judo (en moins de 78 kg) en 2016.

Ces sentiments s’expliquent scientifiquement : les athlètes produisent un taux très élevé d’endorphines, molécules fabriquées par le cerveau, sources de plaisir. Quand ils s’arrêtent, ce taux chute brutalement, le moral avec. Et le corps, façonné pour performer, devient lui aussi « obsolète ».

« Il faut accepter de voir son corps changer, de perdre la caisse et de s’entraîner seulement pour le plaisir, ça ne se fait pas en deux jours », poursuit Marie-Laure Brunet. La transition brutale entre deux modes vie radicalement opposés explique le choc que peuvent ressentir les sportifs quand ils s’arrêtent.

« Pas question de montrer nos faiblesses »

« Le rugby est un sport où on est très fiers, on est des guerriers, il n’est pas question de montrer nos faiblesses », résume Mathieu Giudicelli, mais plutôt de se terrer dans le silence. La solitude et l’isolement l’ont poussé à mettre en place une cellule bien-être au sein de Provale, le syndicat des joueurs professionnels de rugby, dont il est le directeur adjoint.

Gérée par le psychopraticien et ancien joueur anglais Pat Barnard, son but est d’aider les joueurs à démarrer leur nouvelle vie. « La génération d’aujourd’hui ne connaît que le rugby, quand ces jeunes vont arrêter, que vont-ils faire ? », alerte Mathieu Giudicelli.

Pour apprendre les codes d’une vie nouvelle dont il ignore tout, le sportif doit être accompagné. A l’Insep, cinq professionnels sont chargés de ces questions. « L’après-carrière est un moment très difficile pour les sportifs, qui ne se réfléchit pas au moment de l’arrêt, mais se pense bien plus tôt, avec des psychologues », explique Laurence Bondel, responsable de l’accompagnement individualisé des sportifs de haut niveau. « C’est bien d’entrer à l’Insep, mais il faut pouvoir en sortir », poursuit-elle.

Toute la question est ensuite d’oser parler. « Les joueurs savent que la cellule existe, c’est à eux de venir à nous ; mais j’ai bien peur que tous ne le fassent pas », déplore Mathieu Giudicelli, encore meurtri par sa propre expérience.

Marie-Laure Brunet, elle, n’a plus aucun mal à la partager : reconvertie dans l’accompagnement mental des sportifs et des entreprises, elle n’hésite pas à tenir des conférences sur le burn-out.

Alors que beaucoup se souviennent d’elle comme la sportive sortie sur civière à Sotchi, elle n’en garde « ni regret, ni rancœur ». Aujourd’hui, elle a tourné la page de sa carrière faste, quand d’autres athlètes de haut niveau cherchent, encore, comment en faire le deuil.

Cet article est paru dans Le Monde (site web)

AFP Infos Françaises
samedi 29 juillet 2023 - 19:44:38 UTC 505 mots

Mondiaux d'escrime: Errigo, un titre après deux jumeaux

Milan, 29 juil 2023 (AFP) - - Le doublé après des jumeaux, le triomphe césarien après une césarienne: la fleurettiste italienne Arianna Errigo, déjà vice-championne du monde mercredi, a remporté samedi l'or par équipes avec l'Italie pour son retour de maternité sur les pistes.

Exactement le même bilan qu'aux Mondiaux du Caire, il y a un an, comme si rien n'avait changé: excepté ses deux jumeaux, nés il y a moins de cinq mois.

"C'était une mission quasiment impossible", n'en revenait pas l'Italienne de 35 ans mercredi en zone mixte. "Tous les médecins à qui j'ai parlé me disaient que ce ne serait pas possible. Je n'ai pas eu d'accouchement naturel mais par césarienne. Il est évident que ça change complètement le processus de reprise. En plus j'ai eu des jumeaux. Alors je suis vraiment fière de ce chemin."

Même si de plus en plus de championnes retrouvent les sommets en revenant de maternité, le cas Errigo sort de l'ordinaire. "C'est fou, s'exclame l'entraineur national du fleuret italien Stefano Cerioni. Elle a énormément travaillé parce qu'elle ne voulait pas manquer cet événement à vingt kilomètres de chez elle. C'est Arianna, une championne, le talent incarné."

Ayant dégringolé au classement, puisqu'elle n'avait plus disputé la moindre compétition depuis les derniers Mondiaux, l'Italienne au palmarès "gigante" a dû en passer par les qualifications, elle qui cumule dix médailles mondiales en épreuve individuelle.

Cela a fini par se ressentir en fin de semaine en finale par équipes. Même à bout de force, tenant tout juste sur ses jambes, Errigo a réussi à conclure son relais devant (30-28) avant de laisser sa place à sa remplaçante Francesca Palumbo pour conclure le match.

- Femme de défi -

"J'étais morte, vidée, sans la moindre énergie. Je n'avais plus rien. Mais c'est une épreuve d'équipe, je voulais laisser le relais aux filles en tête", tire la langue, dans un grand sourire, la triple médaillée olympique qui sort d'un marathon.

"J'ai l'impression d'avoir passé quatre mois et demi dans une machine à laver, livre Errigo. Je me suis souvent demandé qui me faisait faire ça. C'était vraiment difficile de se remettre de l'accouchement, de la césarienne, de reprendre l'entraînement, de perdre du poids, d'aller à la salle le matin avec trois heures de sommeil".

Arianna Errigo est femme de défi, elle s'était fixé celui de tirer en fleuret mais aussi en sabre aux JO de Tokyo. Ce qui avait causé une querelle infinie entre elle et sa fédération. Elle avait dû se raviser et se contenter d'un quart de finale de fleuret (5e) aux JO de Tokyo.

"Je dédie cette victoire à mes deux bijoux", souffle-t-elle cette fois. Au sens propre aussi puisqu'elle arbore des boucles d'oreilles aux lettres M et S, du nom de ses bébés Mirea et Stefano, nés le 3 mars.

Elle aura aussi pris le temps de "remercier (ses) coéquipières Alice (Volpi), Martina (Favaretto) tantes d'adoption" de ses enfants, elles qui les ont "pouponnés" quand leur mère les emmenait avec elle à la salle d'armes.

clv/bvo

Sport 24 (site web)
mardi 28 janvier 2020 - 11:02 UTC +01:00 592 mots

Scan Sport ; Actualites

Gianna Bryant était «l’avenir du basket féminin» selon les stars de la WNBA

Maudieu, Mélanie

LE SCAN SPORT - Décédée dimanche dans un accident d’hélicoptère qui a coûté la vie à huit autres personnes, Gianna, deuxième fille de la légende Kobe Bryant, était «le futur du basket féminin» selon plusieurs joueuses de la WNBA.

La deuxième fille de Kobe Bryant, Gianna, fait partie des neuf personnes décédées dans un crash d’hélicoptère dimanchedans le sud de la Californie. Deux de ses coéquipières de basket se trouvaient également avec elle, alors qu’elles se rendaient à la Mamba Sports Academy pour y disputer un match. Gigi n’avait que 13 ans, mais était déjà une jeune célébrité du basket, grâce au dévouement de son père, qui était devenu son entraîneur depuis sa retraite en 2016. Certaines stars de la WNBA, version féminine de la NBA aux Etats-Unis, regrettent qu’elle et ses deux jeunes camarades soient parties si tôt, elles qui avaient de grands rêves qu’elles ne pourront pas réaliser…

Gigi, surnommée aussi « Mambacita », d’après le surnom de son père « Black Mamba », souhaitait intégrer l’Université du Connecticut, réputée pour son équipe de basket féminine, avant d’évoluer au sein de la WNBA. Geno Auriemma, le coach des Huskies de UConn se souvient du dernier match auquel elle et son père avait assisté : «Pour une petite fille, être en compagnie de ces joueuses, ça a dû être une sensation incroyable».

Elle était une grande fan des Huskies de UConn et allait souvent les voir jouer avec son père. Katie Lou Samuelson faisait partie de cette équipe de 2015 à 2019, avant d’être draftée par le Sky de Chicago. Elle se souvient qu’après une rencontre à laquelle Kobe et sa fille avaient assisté, le célèbre basketteur lui avait envoyé un message : «Il m’a filmé en train de sortir avec mon père. Il a dit qu’il devait enregistrer ce moment, car il aurait aimé avoir ce souvenir». Malheureusement, Bryant et sa fille n’auront pas cette opportunité… La joueuse de Chicago a également rappelé à quel point Kobe était attaché à l’avenir de sa fille : «Il a montré à Gigi et à ces autres filles ce qu’elles pouvaient faire en tant que basketteuses».

Sue Bird, célèbre joueuse des Storm de Seattle et quadruple médaillée olympique, se souvient du match des étoiles de la WNBA en juillet dernier à Las Vegas. Elle et sa petite amie, la star du football Megan Rapinoe, étaient assises à côté de Gianna et Kobe Bryant ce jour-là et ont eu la chance de discuter avec eux. «Il voulait vraiment que Gigi rencontre les grands noms du sport. Il voulait qu’elle rencontre Megan, qu’elle me rencontre. Je sais qu’il emmenait toute sa famille voir l’équipe de foot de Megan. Il était très présent en WNBA et il allait aux matches avec sa fille».

Breanna Stewart, championne olympique, quadruple championne de NCAA avec les Huskies du Connecticut et MVP 2018 de WNBA, a également réagi à cette tragédie : «Je ne peux pas m’empêcher de penser à ces enfants qui étaient dans cet hélicoptère. Evidemment, tout le monde a vu à quel point Gigi était heureuse que son père soit derrière elle». Nneka Ogwumike, MVP et championne de WNBA en 2016 avec les Sparks de Los Angeles voyait également l’énorme potentiel de Gianna : «Elle était le symbole de l’héritage de Kobe Bryant et aussi le futur du basket féminin».

Voir aussi :

Les Echos (site web)
dimanche 12 janvier 2020 543 mots

Le régime des mollahs confronté à l'indignation des Iraniens

YVES BOURDILLON

A nouveau, l'Iran apparaît divisé face au régime. De nombreux étudiants sont retournés dans la rue samedi pour protester contre le gouvernement, responsable d'avoir abattu un avion ukrainien mercredi.

Après avoir admis qu'il avait abattu, par erreur, un Boeing 737 ukrainien, le régime iranien était confronté dimanche à une vague d'indignation dans le pays. De nombreux messages sur les réseaux sociaux dénonçaient l'incompétence des autorités, responsable de la mort des 176 passagers, dont de nombreux Irano-Canadiens, et même un journal pro-gouvernemental titrait « impardonnable », tandis que le quotidien réformiste Etemaad scandait « Démissionnez ».

Manifestations contre le gouvernement

Alors que la population semblait s'être ressoudée derrière le régime lors des funérailles, lundi dernier, du général Qassem Soleimani, le chef des forces Qods, tué le 3 janvier à Bagdad par un drone des Etats-Unis, des milliers de manifestants ont osé défiler, samedi soir, à Téhéran, aux cris de « mort au dictateur », en allusion au Guide Suprême, l'ayatollah Ali Khamenei. Ils ont aussi dénoncé les « mensonges », avant d'être dispersés par la police. A cette occasion, l'ambassadeur britannique, Rob Macaire, a été brièvement arrêté.

Fait rarissime, les télévisions publiques ont diffusé des images de ces rassemblements. Les manifestants ont récidivé dimanche matin, quoi qu'en nombre plus réduit, en évitant, outrage envers le régime, de marcher sur les drapeaux américains et israéliens peints sur le sol d'un campus destinés à être piétinés habituellement.

Des unités de police antiémeute équipées de canons à eaux étaient déployées en masse dimanche après-midi près d'une place névralgique et de trois universités dans le centre de la capitale. Après qu'un de ses adjoints a expliqué in fine cette « erreur dramatique » par « l'aventurisme américain », le chef des Gardiens de la Révolution a témoigné à huis clos devant le Parlement sur la manière dont une de ses unités de défense anti-aérienne avait pris un avion de ligne pour un missile de croisière américain une heure après qu'une salve de missiles iraniens a frappé une base américaine à Bagdad. Un raid, en représailles à l'élimination de Qassem Soleimani, qui n'avait fait aucune victime, volontairement semble-t-il afin d'éviter une surenchère de Washington, mais que l'ayatollah Khameinei avait qualifié de « gifle monumentale » pour les Etats-Unis.

Une championne s'en va

Après avoir ainsi perdu la face, la priorité pour le régime des mollahs pourrait être dans les prochains jours moins de concocter de nouvelles représailles à hauts risques contre Washington que d'empêcher une résurgence de la contestation, qui avait secoué tout le pays pendant deux mois à l'automne dernier avant d'être réprimée (entre 300 et 1.500 morts) en décembre. Donald Trump a mis en garde dimanche le régime contre de nouvelles répressions sanglantes; « le monde regarde ». La taekwondiste Kimia Alizadeh, seule femme médaillée olympique d'Iran, a annoncé samedi avoir quitté définitivement son pays, n'en pouvant plus de « l'hypocrisie » d'un système qui, selon elle, utilise ses sportives à des fins politiques et ne fait que les « humilier ».

Yves Bourdillon

Le Monde (site web)
sport, samedi 29 février 2020 - 07:00 UTC +0100 1071 mots

Sportive et mère : « A la Fédé, ils avaient déjà du mal avec les règles, alors une grossesse ! »

Propos recueillis par Chloé Ripert

L’ancienne boxeuse française Sarah Ourahmoune, vice-championne olympique en 2016, revient sur sa maternité et son retour à la discipline, semé d’embûches, après la naissance de sa fille.

Elle reçoit dans sa salle de boxe, dans le 13e arrondissement parisien. A peine sortie de sa séance, Sarah Ourahmoune s’installe sur un canapé, encore en tenue de sport. Elle revient, émue, parfois indignée, souvent heureuse, sur ce qu’elle a vécu quand elle a fait le choix d’avoir un premier enfant, puis quand elle a décidé de revenir à la compétition après la naissance de sa fille en 2013 (elle a, depuis, eu une deuxième fille en 2018).

Dérangée par les cris de son aînée, Ayna, qui réclame de l’attention, la boxeuse s’interrompt une seule fois, pour parler à sa progéniture : « Chérie, pas maintenant, maman travaille ». Puis, elle reprend le fil de ses souvenirs, livrant sans fard ses déceptions, ses combats sur le ring comme dans la vie, ses espoirs. Notamment un, celui de montrer l’exemple à d’autres sportives, qui hésiteraient encore à faire le choix de la maternité. « J’ai l’impression d’avoir cassé tous les codes, celui d’être une femme dans un monde d’hommes, celui d’être médaillée olympique à 34 ans et celui d’être sportive et mère. »

Quand vous avez décidé de devenir mère, était-ce pour vous synonyme de la fin de votre carrière ?

J’ai arrêté ma carrière en mai 2012, car je n’ai pas réussi à me qualifier pour les Jeux Olympiques de Londres. C’était le bon moment pour devenir maman. Je n’imaginais pas revenir. J’avais déjà repoussé ce projet en 2008 : quand je deviens championne du monde, on nous annonce que la boxe féminine va intégrer le programme olympique. Je me suis dit, allez, serre les dents pendant quatre ans, tu arrêteras ensuite. Je me plante. Impossible de repousser encore quatre ans ma grossesse. J’arrête, définitivement. Comme beaucoup à l’époque, je pensais que la maternité c’était signer la fin de carrière, surtout que j’avais déjà 30 ans.

Comment l’envie de remonter sur un ring est-elle revenue ?

Pendant ma grossesse, j’ai continué à faire du sport parce que j’en avais besoin. Au fond de moi je me disais que c’était dommage d’arrêter sur un échec. C’était un combat dans ma tête, il fallait que j’y retourne. Je pensais tourner la page de ma vie de boxeuse quand ma fille serait là. Quand elle est née, je me suis dit waouh, la vie est trop belle ! Je me sentais épanouie. Je n’avais rien à perdre : si je n’y arrivais pas, j’avais une autre vie hors du sport.

Comment avez-vous fait pour revenir physiquement au niveau ?

J’ai changé d’entraîneur, car j’avais besoin d’un nouveau discours, de nouvelles méthodes. Pendant trois mois je n’ai fait que de la préparation physique très douce, des petits footings. J’ai repris mes gants trois mois plus tard, et j’ai mis un an et demi à retrouver mes sensations sur un ring. Après une grossesse on avance à une vitesse folle, je voyais mon corps changer d’une séance à l’autre ! A un moment, on arrive au niveau qu’on avait avant la grossesse et on le dépasse.

Comment votre retour a-t-il été perçu dans votre entourage sportif ?

A la Fédération, ils ne se sont même pas demandé si j’allais revenir. Je me souviens du premier stage avec l’équipe de France après ma grossesse, au Maroc. La Fédé m’a clairement fait comprendre que je ne pouvais pas revenir pour préparer les Jeux, par contre, pour partager mon expérience avec les autres filles, oui. Ils m’ont dit que ce serait un échec, même si j’avais l’envie et le sérieux. C’était « Si tu veux te planter, vas-y, mais plante-toi toute seule ». Je leur ai juste demandé de me laisser essayer et de pouvoir réintégrer le groupe France si j’étais championne de France. C’est arrivé (en 2015), mais derrière ça a été le combat pour garder ma place jusqu’à la qualification. Ils ne m’ont pas facilité la tâche. Avec du recul je me dis tant mieux, car ça m’a aidée à être meilleure. A la Fédé, ils avaient déjà du mal avec les règles, alors une grossesse !

Avez-vous eu affaire à des remarques sexistes à ce moment-là ?

Quand je suis revenue, on m’a dit « On a déjà laissé les femmes monter sur un ring, on ne va pas laisser monter les mamans ». Une femme sur un ring, ça titille l’orgueil des hommes, alors une mère, c’est inconcevable. Mon beau-père, qui pourtant m’entraînait, m’avait dit au tout début « Une maman, ce n’est pas fait pour monter sur un ring, ça doit s’occuper de ses enfants ». Ce qui le gênait, c’était mes absences. Il était très vieille génération. Cette expérience l’a changé.

Revenir, cela a vraiment été un combat pour vous ?

Je n’étais pas fragile dans la tête, j’étais focus sur mon objectif olympique. La fédération, mais aussi l’entourage, tout le monde me disait « Mais pourquoi tu fais ça, tu as déjà été championne du monde, tu n’as rien à prouver ». Quand on reprend, forcément, on n’a pas le niveau. Je m’étais préparée aux échecs, je savais qu’il me faudrait du temps. Je me disais de ne pas faire attention aux résultats, car ce serait une défaite. Je me concentrais sur mes petites victoires sur le ring, mes progrès. Quand j’ai enchaîné les défaites, tout le monde m’a dit « Tu vois, on te l’avait dit, tu ne vas pas y arriver ! » Alors que ça aurait été dingue, voire triste si j’y étais arrivée aussi vite ! Il faut savoir se protéger de ces réflexions, et c’est difficile.

Aujourd’hui, les choses ont-t-elles évolué dans votre fédération ?

Rien n’a été mis en place et cela me choque. Je pense que cela évoluera quand il y aura plus de femmes dans l’encadrement et dans les instances dirigeantes. Il faut aussi éduquer et sensibiliser au fait qu’une grossesse ce n’est pas une maladie.

Cet article est paru dans Le Monde (site web)

Le Monde (site web)
sport, lundi 10 février 2020 - 06:38 UTC +0100 1084 mots

Femmes fortes, union libre et tirs au but ratés : ce qu’il faut retenir du week-end sportif

Clément Guillou

Parce qu’il n’y a pas que Teddy Riner et Armand Duplantis dans la vie, tour d’horizon de l’actualité sportive du week-end.

Le gros globe de cristal, tu refuseras Sur les femmes, tu te reposeras L’Europe, tu élargiras

Oui, Teddy Riner a perdu un combat de judo, ce qui est rare.

Oui, Renaud Lavillenie a perdu un record du monde de saut à la perche, ce qui est rare.

Oui, l’équipe de France a gagné un match de rugby, et on s’y habituerait presque.

Mais il s’est passé autre chose ce week-end dans le monde du sport. Et vous êtes peut-être passé à côté.

Les trois leçons du week-end

Le gros globe de cristal, tu refuseras

Luc Alphand, dernier Français vainqueur du classement général de la Coupe du monde de ski alpin en 1997, attendra peut-être un an de plus pour connaître son successeur : Alexis Pinturault, qui partageait avec Henrik Kristoffersen le statut de favori au début de la saison, a vécu un très mauvais week-end à Chamonix.

De ceux qui vous font comprendre que le gros globe de cristal ne sera pas pour vous. Celui-là penche un peu plus vers la Norvège : Aleksander Kilde, spécialiste des disciplines de vitesse, a réussi le tour de force de reprendre des points aux deux techniciens Kristoffersen et Pinturault sur ce week-end technique. Dimanche, le Français pestait contre le format – inepte et inéquitable – du géant parallèle, disant avoir « la sensation de [se] faire voler ». La Fédération internationale de ski n’était pour rien, toutefois, dans sa sortie de piste en slalom la veille, alors que la tête du classement général lui tendait les bras.

Sur les femmes, tu te reposeras

A six mois des Jeux olympiques de Tokyo, on s’avance à peine en disant que les judokates japonaises font des cauchemars de l’équipe de France. Ce week-end au « grand slam » de Paris, les femmes ont sauvé la face du judo français – le secteur masculin ressemblant à un champ de ruines après l’effondrement de sa poutre faîtière.

Dans les deux dernières catégories dimanche, le prodige Romane Dicko – elle était déjà championne d’Europe à 18 ans – a remporté l’or sur ippon en + 78 kg et Madeleine Malonga a dominé Fanny-Estelle Posvite pour un doublé français chez les – 78 kg. Dans cette catégorie, Audrey Tcheuméo, double médaillée olympique, ne verra sans doute pas Tokyo.

Les deux titres s’ajoutent à celui, devenu rituel, de Clarisse Agbegnenou la veille. La France a placé ses représentantes en demi-finales dans toutes les catégories. A Tokyo, lors des championnats du monde l’an passé, cette équipe relativement jeune mais déjà expérimentée avait déjà décroché trois titres, davantage que les Japonaises.

L’Europe, tu élargiras

L’Union européenne sera-t-elle bientôt en minorité dans le Tournoi des six nations ? Ce pourrait bien être le cas en 2024 si le projet révélé samedi par le Daily Mail est mené à bien. Selon le quotidien britannique, l’Afrique du Sud pourrait intégrer le tournoi après la Coupe du monde 2023. Ce projet fera hurler les tenants de la tradition d’un sport fortement divisé entre les deux hémisphères. Il obéirait à une logique économique, alors que le puissant fonds d’investissement CVC est en négociation avec le Tournoi des six nations pour commercialiser ses droits.

L’Afrique du Sud a déjà mis un pied dans le rugby européen avec l’intégration de deux provinces, en 2017, dans la Pro14 League (ex-Ligue celtique). Beaucoup de joueurs sud-africains évoluent en France et le décalage horaire serait beaucoup plus favorable, pour les télévisions locales, que lorsque l’Afrique du Sud joue en Australie ou en Nouvelle-Zélande. Selon le Mail, cette entrée ne se ferait pas au détriment de l’Italie et le Tournoi passerait à sept nations – alourdissant encore un calendrier surchargé.

L’homme du week-end : Benoît Cosnefroy

Benoît Cosnefroy est un jeune premier, et l’on ne dit pas ça pour ses lunettes et ses cheveux bien rangés : à 24 ans, il a remporté successivement le Grand Prix la Marseillaise et l’Etoile de Bessèges, les deux premières courses de la saison cycliste sur le sol français.

La Marseillaise, c’était le week-end précédent, Bessèges, c’était dimanche, à l’issue d’une semaine impeccablement gérée : Cosnefroy a été le plus régulier sur les trois étapes décidant du classement final, jusqu’au contre-la-montre disputé dimanche à Alès (7e).

Le Normand, champion du monde espoirs en 2017, entame sa troisième année complète chez les professionnels dans la peau d’un leader chez AG2R-La Mondiale, et son discours après sa victoire était celui d’un habitué. Cosnefroy gagne à peu près tout ce qui se présente sur les routes françaises depuis l’an dernier, dès lors que le parcours est vallonné (cinq victoires en 2019). Comme lui-même le dit, ce n’est plus sur ce genre de courses qu’il est attendu, mais bien plutôt sur le World Tour et notamment les classiques ardennaises.

Le chiffre du week-end : 9

De mémoire d’amateurs de football, c’est du jamais-vu : neuf tirs au but ratés d’affilée dans un match professionnel. C’est arrivé samedi lors de la Supercoupe du Japon : le Vissel Kobe et Yokohama ont eu toutes les peines du monde à se départager après un match nul 3-3.

Après avoir réussi les quatre premières tentatives, les tireurs ont rivalisé de maladresse – six tirs hors cadre – et les gardiens de prouesses – trois arrêts, avant que l’international japonais Hotaru Yamagochi ne trouve enfin les filets. Le Vissel Kobe remporte ainsi sa première Supercoupe.

Nous vous recommandons le visionnage de ce moment d’histoire.

Les wikis du week-end

Moyen

J’ai encore fait un match très solide comme titulaire avec le Real Madrid ce week-end. La victoire 4-1 à Osasuna permet à Zinédine Zidane – qui m’adore – de garder trois points d’avance en tête de la Liga. Dimanche soir, le Barça s’est imposé 3-2 au Betis Séville, lors d’un match où Nabil Fekir et Clément Lenglet ont marqué… puis été chacun expulsés.

Difficile

Ma carrière ne ressemble pas à grand-chose, mais depuis que je suis revenu en Ligue 1, je fais beaucoup de bien au RC Strasbourg.

Cet article est paru dans Le Monde (site web)

Sport 24 (site web)
dimanche 26 janvier 2020 - 16:40 UTC +01:00 332 mots

Sports d'hiver ; Actualités

Aussi paru dans
26 janvier 2020 - AFP Infos Françaises

Biathlon : Anaïs Bescond de nouveau sur le podium

Callier, Cédric

La Française a pris dimanche la 3e place de la mass start de Pokljuka comptant pour la Coupe du monde et remportée par la Suédoise Hanna Oeberg.

A 32 ans et demi, Anaïs Bescond démontre qu’elle n’a pas encore dit son dernier mot. Déjà 3e de l'Individuel vendredi et vainqueur du relais mixte simple samedi avec Emilien Jacquelin, la Française a clos en beauté sa semaine en Slovénie, à Pokljuka, avec ce nouveau podium lors de la mass start. Impeccable au tir avec un parfait 20 sur 20, la triple médaillée olympique a seulement été devancée par la Suédoise Hanna Oeberg et l'Italienne Lisa Vittozzi. En l'absence de la Norvégienne Tiril Eckhoff, leader de la Coupe du monde et forfait pour cause de maladie, Oeberg (24 ans), championne olympique de l'Individuel (2018), a signé sa première victoire de la saison, la 4e de sa carrière, malgré une faute au premier tir couché qu’elle a su compenser sur les skis.

Justine Braisaz a été l'autre Française à se distinguer avec une 5e position malgré trois erreurs à la carabine. Cette mass start était la dernière course avant les Mondiaux d'Anterselva (Italie) du 13 au 23 février. «Je suis vraiment contente, encore une fois avec un très beau tir, a déclaré Bescond sur la Chaîne L'Equipe. Cela fait du bien, ça montre que l'on a bossé dans le bon sens. Cela va être de bon augure pour les Mondiaux qui arrivent. On avait de très bons skis aujourd'hui, je n'étais pas non plus dans une grande journée mais j'y ai cru jusqu'au bout. Les deux premiers tours m'ont fait vraiment mal mais après la machine était lancée. Enchaîner trois jours un peu en altitude sur une piste exigeante et difficile et réaliser deux 20/20 et un 18/20, je pense que c'est l'une des plus belles semaines de ma carrière», s'est réjoui Bescond.

Voir aussi :

Biathlon : le récital de Quentin Fillon Maillet]]>

Sport 24 (site web)
mercredi 29 janvier 2020 - 17:10 UTC +01:00 253 mots

Jeux olympiques ; Tokyo 2020 ; Fil info

Aussi paru dans
29 janvier 2020 - AFP Infos Françaises Le Figaro (site web)

Iran: un autre champion fait défection, cette fois en Bulgarie

AFP,

La Fédération bulgare de taekwondo a révélé mercredi que l'Iranien Farzad Zolghadri avait fait défection et s'était installé en Bulgarie, quelques semaines après le départ pour les Pays-Bas d'une autr...

La Fédération bulgare de taekwondo a révélé mercredi que l'Iranien Farzad Zolghadri avait fait défection et s'était installé en Bulgarie, quelques semaines après le départ pour les Pays-Bas d'une autre taekwondoïste, Kimia Alizadeh, seule femme médaillée olympique dans l'histoire du sport iranien. Le président de la Fédération bulgare a toutefois précisé que son départ n'était pas un geste politique.

«(Farzad Zolghadri) ne change pas de pays pour des raisons politiques», a expliqué dans la presse Slavi Binev. «Les Iraniens comptent parmi les meilleurs au niveau mondial, il y a beaucoup de sportifs dans chacune des catégories et comme tous ne peuvent pas concourir, ils cherchent des alternatives», a poursuivi le président de la fédération. «Nous comptons sur lui pour assurer un quota bulgare aux JO de Tokyo en 2020», a-t-il insisté.

Son départ intervient après celui en décembre, très médiatisé, de Kimia Alizadeh aux Pays-Bas. Kimia Alizadeh, médaillée de bronze lors des JO-2016 de Rio, avait motivé son exil par un besoin d'échapper à l'instrumentalisation politique, dont elle disait faire l'objet en Iran. Plusieurs grands sportifs iraniens, comme le champion du monde de judo Saeid Mollaei et le vice-champion du monde de parties rapides, le joueur d'échecs Aliréza Firouzja, ont quitté leur pays récemment.

Voir aussi :

Dopage : la Russie a formellement contesté sa mise au ban du sport mondial]]>

Le Point.fr, no. 202003
International, jeudi 26 mars 2020 1454 mots

Poutine et les femmes : le macho qui venait du froid

Par Marc Nexon

Le président russe, qui fête ce jeudi ses 20 ans au pouvoir, n'a jamais fait preuve d'élégance à l'égard des femmes. Florilège.

« Vous êtes charmantes, belles et féminines ». Dans son message adressé le 8 mars lors de la journée internationale des droits des femmes, Vladimir Poutine s'est simplifié la tâche. Il a repris le contenu de son allocution de 2019. Il a toutefois modifié un qualificatif en remplaçant « brillantes » par « féminines ». Il s'est aussi abstenu de toute apparition publique.

L'an passé, il avait tenté une opération de séduction. Trottinant sur un étalon brun au milieu de policières éperonnant leurs montures blanches, le chef du Kremlin avait d'abord peiné à maîtriser son canasson engagé dans une marche arrière imprévue avant qu'une femme en uniforme récupère la bride. Puis il a eu cette phrase : « il y a trois conditions pour que vous puissiez garder votre silhouette : la musculation, un masseur et un amoureux ». Face à lui, les femmes aux yeux fardés et coiffées de leurs casquettes ont émis un petit rire de circonstance. Car, ce jour-là, personne n'a compris la raison pour laquelle le président a parlé de « masseur », un mot équivoque en russe pouvant signifier « sex toy ».

Souvenirs de mariage

Avec les femmes, Poutine est ainsi. Macho, sentencieux et rarement délicat. Le témoignage le plus éloquent provient de son ex-femme, Lioudmila, ancienne hôtesse de l'air dont il a divorcé en 2014 après trente ans de mariage. Celle-ci s'est livrée à Oleg Blotsky, l'un des biographes de Poutine.

Dans ce récit elle se souvient du côté manipulateur de l'ancien officier du KGB au début de leur relation. « Je n'étais jamais en retard mais lui tout le temps. Au bout d'une heure j'avais envie de pleurer. Au delà d'une heure et demi je ne ressentais plus rien », raconte-t-elle. Elle relate également une soirée au cours de laquelle elle avait dansé et bien ri. C'était avant leur mariage. « Vladimir m'a dit qu'il n'avait pas aimé mon comportement et que notre relation n'était plus possible ».

GRAPHIQUE Russia's President Vladimir Putin and his wife Lyudmila walk at the Sobornaya (Cathedral) Square in Moscow's Kremlin, on May 7, 2012, after Putin's inauguration ceremony. Putin took his oath of office today to become Russia's president for a historic third mandate at a glittering ceremony inside the Kremlin. AFP PHOTO/ RIA-NOVOSTI/ ALEXEI NIKOLSKY (Photo by ALEXEI NIKOLSKY / RIA-NOVOSTI / AFP) © ALEXEI NIKOLSKY / RIA-NOVOSTI / AFPIl revient cependant vers elle. Et lui demande sa main. « Mon amie, tu connais mon caractère, lui dit Poutine, il n'est pas facile. J'ai besoin de toi. Je te propose de devenir ma femme. Si tu es d'accord nous nous marierons le 28 juillet ».

« J'ai toujours eu l'impression d'être mise à l'épreuve », souligne-t-elle encore. Elle soupçonne même Poutine de l'avoir fait surveiller lorsqu'elle passait des coups de fil depuis une cabine téléphonique.

Deux ans après leurs noces naît une première fille. Lioudmila veut l'appeler Natalia. « Trois jours avant la naissance Vladimir m'a annoncé que ce serait Maria. J'ai pleuré », dit-elle. La suite relève de la même élégance. « En me voyant monter les six étages de l'immeuble avec ma fille dans les bras, notre voisin a dit un jour à Vladimir qu'il devait m'aider ». Et le soir à table, Ludmila peine à s'attirer des compliments. « Je lui demandais : comment trouves-tu la viande ? Il répondait : « ça passe ». C'était un couteau dans le coeur. J'ai commencé à détester ce « ça passe » et la cuisine ».

Je ne suis pas une femme donc je n'ai pas de mauvais jours

Poutine s'en moque. Il théorise depuis longtemps les jérémiades féminines. « Je ne suis pas une femme donc je n'ai pas de mauvais jours, confie-t-il en 2017 au réalisateur américain Oliver Stone. Je ne veux insulter personne mais il y a certains cycles naturels », poursuit-il.

Lire aussi Poutine interviewé par Stone : la vidéo polémique

Sa sortie la plus raffinée a cependant lieu en octobre 2006. Ce jour-là, il rencontre à Moscou le premier ministre israélien Ehud Olmert. Or le président de l'Etat hébreu Moshe Katsav vient d'être accusé de viols et de harcèlement sexuels. A la fin de la conférence de presse Poutine prend son hôte à part et se lâche. « Dîtes bonjour à votre président, je n'aurais jamais imaginé ça de lui. Il nous a tous surpris. Il est vraiment fort d'avoir pu violer dix femmes. On l'envie tous ». Le porte-parole du Kremlin s'étouffe. « Parfois la traduction du russe vers l'anglais ne reflète pas l'essence d'une plaisanterie », bredouille-t-il.

La loi de la honte

Qu'importe. Au fil des ans Poutine enchaîne les blagues salaces. Lorsqu'on l'interroge au lendemain de l'élection de Donald Trump sur un séjour du président américain à Moscou et sa fréquentation supposée de prostituées russes, il se surpasse à nouveau. « Je ne peux pas m'imaginer qu'il a couru à l'hôtel pour rencontrer ces filles à la conscience sociale réduite même si ce sont, bien sûr, les meilleures au monde ».

Il y a les mots. Et puis les actes. En 2017 Poutine signe une loi honteuse. Le texte prévoit tout bonnement de décriminaliser les violences domestiques. Il y figure même les cas dans lesquels l'homme échappe désormais à une peine de prison : dès lors que les coups ne surviennent pas plus d'une fois par an et n'entrainent pas de fractures. Résultat, bon nombre de violences faites aux femmes disparaissent des statistiques. Selon l'organisation Human Rights Watch, la moitié des meurtres n'apparaît plus dans les rapports policiers. Une conséquence tragique sachant qu'une femme sur dix tuées dans le monde est russe. Et la plupart le sont par leur mari. « On ne peut pas forcer les gens à s'aimer » a étrangement plaidé Poutine pour justifier sa loi et l'éloignement de la justice de la sphère privée.

Famille nombreuse

Sur sa vie privée, Poutine demeure d'ailleurs muet. Proche de la paranoïa. Il cache depuis toujours ses deux filles issues de son union avec Lioudmila. Seule remarque concédée un jour : « elles parlent couramment trois langues européennes ». Les informations filtrent au compte-gouttes. L'aînée Maria, 34 ans, endocrinologue et mariée à un homme d'affaires néerlandais, habite un vaste appartement avec vue sur l'ambassade américaine. Elle pilote le plus gros projet d'investissement privé du pays, consacré à la recherche sur le cancer. Ekaterina, 33 ans, a davantage fait parler d'elle en décrochant une cinquième place au championnat du monde de rock acrobatique en 2013. Sa carrière est également assurée. Dotée d'un master en mathématiques et physiques, elle se retrouve propulsée depuis février à la tête d'un institut spécialisé dans l'intelligence artificielle au sein de l'université d'Etat de Moscou.

GRAPHIQUE Russian President Vladimir Putin (L) hands flowers to Alina Kabayeva, Russian rhytmic gymnastics star and Olympic prize winner, after awarding her with an Order of Friendship during annual award ceremony in the Kremlin 08 June 2001. AFP PHOTO EPA POOL/SERGEI CHIRIKOV (Photo by SERGEI CHIRIKOV / POOL / AFP), Russian President Vladimir Putin (L) hands flowers to Alina Kabayeva, Russian rhytmic gymnastics star and Olympic prize winner, after awarding her with an Order of Friendship during annual award ceremony in the Kremlin 08 June 2001. AFP PHOTO EPA POOL/SERGEI CHIRIKOV (Photo by SERGEI CHIRIKOV / POOL / AFP) © SERGEI CHIRIKOV / POOL / AFP

Quant au président lui-même, on lui prête une idylle avec l'ancienne médaillée olympique Alina Kabaeva, 36 ans, de trente et un ans sa cadette. Une relation qui remonterait au milieu des années 2000. La championne de gymnastique rythmique longtemps surnommée « la femme la plus souple de Russie » aurait même donné naissance à deux garçons le 7 mai 2019. Deux bambins qui complètent une famille déjà composée d'un garçon et d'une fille également nés dans le plus grand secret.

Lire aussi Vladimir Poutine est-il l'heureux papa de jumeaux ?

Futures noces ?

Pourtant gare à ceux qui s'aventurent à évoquer la vie sentimentale du président. « J'ai toujours eu un sentiment négatif envers ceux, qui avec leur nez rempli de morve et leur fantasmes érotiques, s'ingèrent dans la vie des autres », lance-t-il à un journaliste. La publication Moskovski Korrespondent doit même mettre la clé sous la porte au lendemain d'un article sur le sujet. « Le journal n'était pas rentable », dira piteusement son propriétaire.

Députée au sein du parti présidentiel avant d'occuper la gérance d'une holding de médias, Alina Kabaeva, souffre cependant du silence présidentiel. Elle aimerait, dit-on, devenir officiellement Première dame. Or les années passent et rien n'arrive. « Comme toute personne respectable, je le ferai tôt ou tard », répond Poutine lorsqu'on l'interroge sur ses projets de mariage. Toujours prêt à cultiver son image de mâle, il ajoute parfois « Je dois d'abord marier Lioudmila et après je penserai à moi... »

Vladimir Poutine, 20 ans après son élection. Nos articles :

Comment Poutine veut contrôler Internet

Poutine et le pétrole, une dangereuse addiction

Poutine et sa garde rapprochée : les copains d'abord

Cet article est paru dans Le Point.fr

Sport 24 (site web)
lundi 20 avril 2020 - 15:18 UTC +02:00 314 mots

Equitation ; Actualités

Aussi paru dans
20 avril 2020 - AFP Infos Françaises Midi Libre (site web)

Equitation: décès de Margit Otto-Crépin, la star du dressage

avec AFP, La rédaction

Figure de l'équitation mondiale, l’Allemande représentant la France depuis son mariage et médaillée olympique, est décédée à l’âge de 75 ans.

Une grande cavalière s’en est allée. Une figure de l’équitation mondiale. Et une star du dressage. Allemande de naissance mais représentant la France, Margit Otto-Crépin, vice-championne olympique de dressage en 1988, est décédée dimanche à l’âge de 75 ans. L’annonce est venue ce lundi de la Fédération allemande d'équitation. « Les sports équestres pleurent l'ancienne championne d'Europe et médaillée d'argent olympique de dressage Margit Otto-Crépin. La native de Sarrebruck, qui représentait la France depuis son mariage en 1971, est décédée à Hambourg, elle était âgée de 75 ans », a indiqué la fédération allemande. Selon le site Eurodressage, Otto-Crépin est décédée à son domicile d'une « maladie grave et soudaine mais pas du Covid-19 ».

Fin de disette

Margit Otto-Crépin avait mis fin, avec sa médaille d'argent lors des JO-1988 de Séoul, à une longue disette pour le dressage français, en lui offrant son premier podium olympique depuis 36 ans. Une médaille d'argent décrochée avec son hongre Corlandus: leur association a fait les grandes années de Margit Otto-Crépin, sacrée championne d'Europe l'année précédant les JO, en 1987. Après avoir participé à quatre éditions des Jeux (1984, 1988, 1992, 1996), la cavalière avait pris la tête de la Commission de dressage de la Fédération française d'équitation (FFE) et rejoint la commission dressage de la Fédération équestre internationale (FEI).

Elle partageait sa vie depuis 2005 entre Paris et Hambourg. Elle fréquentait encore le prestigieux élevage de chevaux de la race Holsteiner, à Elmshorn, près de la cité hanséatique. « Elle était une grande amie des Holsteiner et pour nous toujours une conseillère importante », a déclaré le président de la Fédération allemande d'équitation, Breido Graf zu Rantzau.

Voir aussi :

AFP Infos Françaises
vendredi 7 juillet 2023 - 18:18:48 UTC 270 mots

Athlétisme: l'Américaine Mu ambitieuse avant les Mondiaux de Budapest

Eugene (Etats-Unis), 7 juil 2023 (AFP) - - Championne olympique et mondiale du 800 m, l'athlète américaine Athing Mu, qui entend défendre son titre lors des Mondiaux de Budapest (19-27 août), estime que "tout est possible" pour elle depuis qu'elle a pour entraîneur Bobby Kersee.

La spécialiste du 800m, âgée de 21 ans, a amélioré de six secondes son record personnel lors des séries du 1.500 m aux championnats d'athlétisme américain, jeudi à Eugene dans l'Oregon.

Même s'il ne s'agit pour l'instant que d'un exercice pour la double médaillée olympique de Tokyo (800m et relais 4x400 m), Mu n'écarte pas la possibilité de s'aligner un jour sur d'autres distances, du 400 m au 1.500 m.

"J'ai l'impression que pour chaque course - le 400, le 800, le 1.500 - je n'ai pas encore atteint mon plein potentiel", a déclaré Mu. "Et je pense qu'un entraîneur comme Bobby (Kersee) sait comment arriver à ce niveau".

"J'ai l'impression d'être encore une amateure, loin d'atteindre mon potentiel. Donc je pense que tout est possible", a rajouté l'athlète.

En remportant l'or lors du 800 m aux championnats du monde à Eugene l'an dernier, Mu est devenue la plus jeune athlète à détenir à la fois le titre olympique et mondial dans une course individuelle. Elle a ensuite déménagé du Texas à Los Angeles pour rejoindre l'entraîneur Bobby Kersee.

Pour se qualifier aux Mondiaux sur le 1.500 m, Mu devrait terminer dans les trois premières des sélections américaines. Elle a cependant assuré qu'elle ne courrait "probablement pas" sur cette distance à Budapest même en cas de qualification.

bb/obo/bm

Sud Ouest (site web)
Accueil Pyrénées-Atlantiques Biarritz, lundi 7 août 2023 672 mots
Aussi paru dans
8 août 2023 - Sud Ouest - Béarn et Soule Sud Ouest - Pays Basque

Biarritz : un magazine 100 % papier pour enchanter le sport au féminin

Par Véronique Fourcade - [email protected]

Le premier numéro de « Badass », magazine qui met en valeur le sport au féminin, a été conçu et financé depuis Biarritz par Stéphane Sornique, ancien directeur artistique de « L'Équipe magazine »

Dans un univers où le numérique grignote chaque jour plus d'espace dans nos vies, il reste des amoureux du papier. Stéphane Sornique en est un. Ancien directeur artistique de « L'Équipe magazine », ce néo-Biarrot vient de lancer « Badass », publication consacrée au sport au féminin. Sa particularité : ne pas s'appuyer ou se prolonger sur grands ou petits écrans. « Je ne suis...

Dans un univers où le numérique grignote chaque jour plus d'espace dans nos vies, il reste des amoureux du papier. Stéphane Sornique en est un. Ancien directeur artistique de « L'Équipe magazine », ce néo-Biarrot vient de lancer « Badass », publication consacrée au sport au féminin. Sa particularité : ne pas s'appuyer ou se prolonger sur grands ou petits écrans. « Je ne suis pas contre le numérique, mais j'ai voulu revenir à la base de mon métier : une belle couv', un grammage lourd, une impression de qualité. La télévision et les réseaux existent et on fait avec. Moi, je voulais une offre différente, un objet de presse. »

« Badass » compte, pour son premier numéro, seize pages de format A4 que l'on ne feuillette pas mais que l'on déplie, comme une carte routière (et comme les magazines « Le Un » ou « Franc-Tireur ») et que l'on scrute pour découvrir les contenus. « Ce journal a les valeurs de son positionnement », explique celui qui mûrit le projet éditorial depuis plusieurs années. L'approche des Jeux olympiques a donné un coup d'aiguillon. « Je crois au sens de l'aventure et de l'objet que j'ai produit. Et comme j'y crois, j'ai misé... » Le premier numéro est financé sur les deniers de celui qui précise qu'il n'est ni héritier ni riche éditeur de presse. « Pour le deuxième, j'ai lancé une campagne d'abonnement sur Kisskissbankbank. »

Je voulais une offre différente, un objet de presse

Le but est de pérenniser la publication en cette année olympique porteuse pour la thématique du sport en général et du sport féminin en particulier. Elle sera bimestrielle et coûte seulement 4,90 euros. « Le seuil de rentabilité est à 5 000 exemplaires. On vise 600 abonnements à 25 euros », explique celui qui dirige la rédaction.

JO en ligne de mire

Au sommaire du premier numéro, une médaillée des dernières olympiades : la basketteuse Émilie Gomis qui pose aussi pour la couverture en tenue de ville avant de livrer une longue interview. En dernière page, un clin d'oeil à une autre médaillée olympique, passée à l'oubli : Marguerite Broquedis, première femme médaillée d'or aux JO de 1912. « Cette joueuse de tennis était aussi la seule femme de la délégation d'une centaine d'athlètes qui a été envoyée à Stockholm ». Accessoirement, une rue porte ce nom à Biarritz (1).

Entre ces deux championnes, « Badass » s'intéresse à des pratiquantes de MMA et à Heidi Gaugain, la paracycliste championne de poursuite licenciée à Urt, qui vient de décrocher une médaille de championne du monde à Glasgow samedi dernier. Il est aussi question de mode, de vocabulaire ou de musique qui accompagnent les sportives.

Stéphane Sornique ne se prononce pas sur une ligne féministe de son journal. « On l'est sans doute sans le savoir, mais ce n'est pas une posture. On veut parler à tout le monde en choisissant le sport au féminin. J'insiste sur le 'au' ». Nos angles vont au-delà du sport féminin. Je pense que je peux être utile à la réflexion. Je n'aurai rien apporté en traitant du sport au masculin. Pourtant, je l'ai fait durant 8 ans à 'L'Équipe' ».

Quant au titre, il voulait éviter d'y trouver les mots « sport » et « femme ». « Badass, c'est un truc culturel, un peu argot, punchy... Ça ne renvoie pas immédiatement au sport mais ça renvoie à l'inspiration ». Et pour Stéphane Sornique, c'est là l'important.

(1) Attribuée au propriétaire du jeu de paume qui existait sur l'emplacement actuel des halles. Marguerite est, elle, originaire de Pau où son père était maître paumier

Cet article est paru dans Sud Ouest (site web)

AFP Infos Françaises
jeudi 27 juillet 2023 - 20:12:33 UTC 691 mots

Mondiaux d'escrime: Enzo Lefort encore, les sabreuses accrocheuses

Milan, 27 juil 2023 (AFP) - - Double champion du monde en titre, le fleurettiste français Enzo Lefort s'est contenté du bronze cette fois jeudi aux Mondiaux d'escrime, son troisième podium mondial de suite, manqué de peu par les sabreuses Manon Apithy-Brunet et Sara Balzer stoppées en quarts.

Tombé en demi-finale face au futur champion du monde l'Italien Tommaso Marini (15-13), 23 ans seulement, Enzo Lefort abandonne la couronne mondiale pour la première fois depuis 2019. Une éternité, aidée par l'édition annulée pour cause de Covid et l'autre ayant laissé place aux JO de Tokyo.

"Forcément, je suis déçu parce que c'est une demi-finale de championnat du monde, livre le fleurettiste. Mais je me rends compte aussi de ce que c'est qu'une troisième médaille d'affilée aux Mondiaux.Il faut aussi voir le verre à moitié plein. Faire preuve d'autant de régularité, c'est plutôt bon signe."

Surtout à un an de ces Jeux olympiques de Paris-2024. Le bronze de Lefort ajoute une troisième médaille en trois journées à la délégation française après le titre de Marie-Florence Candassamy à l'épée et le bronze de Romain Cannone avec cette même arme.

L'escrimeur de 31 ans, hyper actif en dehors des pistes entre ses expositions photos et son manga autobiographique, livre sa "meilleure saison depuis 2014" de son propre avis, à l'image de sa médaille d'argent aux Championnats d'Europe le mois dernier.

- "J'ai essayé de faire un hold up" -

Même dans sa demi-finale emballée par Marini transformant le palais des congrès de Milan en mini San Siro, situé sur la même ligne de métro, Enzo Lefort aurait pu l'emporter. C'est un carton rouge infligé pour avoir protégé sa cuirasse en baissant sa tête qui a scellé jeudi sa demi-finale spectaculaire, revanche pour Marini de la finale de l'an passé au Caire remportée 15-14 par le tireur français.

"Je ne fais pas d'escrime artistique ni le spectacle, balaie l'intéressé. Mon but était d'arriver à 15 touches. Manque de pot, je n'ai pas réussi. Si je suis sorti avec panache, tant mieux, mais j'aurais préféré gagner avec panache. J'ai essayé de faire un hold-up parce que, on ne va pas se mentir, sur ce match, il est plus fort que moi."

Lui c'est "l'ovni" Marini, "gabarait hors normes" mais quand même explosif. Un nouveau talent de plus du fleuret italien ayant surpris Lefort de plusieurs touches longue portée grâce à une allonge digne de Victor Wembanyama.

L'objectif désormais: reconquérir à partir de samedi le titre par équipes qui échappe aux fleurettistes français depuis près de dix ans (2014). Cette année-là, Lefort avait décroché le bronze, déjà, quelques jours avant. Le premier de ses quatre podiums individuels sur la plus grande scène.

- Apithy-Brunet et Balzer sur la bonne voie -

Une reconnaissance manquant encore aux sabreuses Manon Brunet-Apithy et Sara Balzer, tombées en quarts de finale jeudi. La championne d'Europe, couronnée le mois dernier, comme sa dauphine représentaient deux des plus grandes chances de médailles voire de titres pour l'équipe de France dans ces Mondiaux.

La médaillée de bronze aux JO de Tokyo Manon Apithy-Brunet a été dominée par la Grecque Theodora Gkountoura (15-11), médaillée de bronze aux Mondiaux 2019. Quant à la N.2 mondiale Sara Balzer, elle a buté (15-9) sur la jeune Bulgare Yoana Ilieva, qui avait profité de la disqualification de l'Ukrainienne Olga Kharlan pour se hisser sans combattre en huitième de finale.

"A ce niveau-là, ça ne peut pas être un désavantage d'avoir tiré un match de moins," observe l'entraîneur national du sabre Mathieu Gourdain. "Dans les situations où le rapport de force n'est pas en faveur de Sara, elle a encore du progrès à réaliser. Elle n'est pas réussi à renverser la vapeur (après avoir rapidement été menée 8-3, NDLR)."

Quant à Manon Brunet-Apithy, elle retrouve son meilleur niveau après l'opération à une épaule qui lui avait fait manqué les Championnats d'Europe et les Mondiaux l'an passé. "L'année a été vraiment très, très difficile mentalement et même en matière d'escrime, je n'avais aucun repère. Je retrouve mon escrime et ma confiance, sourit +Noune+. Je peux croire à mon objectif d'être double médaillée olympique en or."

clv/bm/bvo

Sud Ouest (site web)
Accueil Culture People, dimanche 30 juillet 2023 783 mots

Quand les stars jouent à la pétanque à Arcachon, les appareils photos deviennent dingues

Par David Patsouris - [email protected]

Après cinq ans d'absence, le Star West Pétanque, traditionnel concours de pétanque mêlant au Parc mauresque d'Arcachon entreprises et people, a fait son retour ce dimanche 30 juillet sous le soleil

À Reims, sûr, ils vont être verts de jalousie. Jaloux de Jean-Claude, 80 piges au compteur, en short et tee-shirt ce dimanche 30 juillet après-midi à l'ombre des grands arbres du Parc mauresque d'Arcachon. Il est avec Karine qui, elle, est équipé d'une sorte de Nokia à clapet, un téléphone portable qu'on ne voit plus si souvent. Et ils sont à la chasse.

À Reims, sûr, ils vont être verts de jalousie. Jaloux de Jean-Claude, 80 piges au compteur, en short et tee-shirt ce dimanche 30 juillet après-midi à l'ombre des grands arbres du Parc mauresque d'Arcachon. Il est avec Karine qui, elle, est équipé d'une sorte de Nokia à clapet, un téléphone portable qu'on ne voit plus si souvent. Et ils sont à la chasse.

Aujourd'hui se déroule au coeur de la Ville d'hiver le Star West Pétanque, qui mêle des triplettes d'entreprise et des people. Trois cent cinquante joueurs sont réunis sur les terrains et s'affrontent sans pitié.

N'oublions pas quand même que le Star West est une vraie compétition ! Claude Petit/ « Sud Ouest »

C'est-à-dire que ce serait dommage, une fois dans sa vie, de rater l'occasion de battre dans une épreuve sportive l'ancienne nageuse médaillée olympique Laure Manaudou ou les anciens footballeurs Jean-Pierre Papin et Alain Roche. Au foot, c'est pas la peine, dans une piscine non plus, mais à la pétanque...

Pour le public, la compétition consiste surtout à bien se placer pour prendre les meilleures photos... Claude Petit/ « Sud Ouest »

La compétition débute à 14 heures. « J'ai les boules gagnantes, les filles ! » s'exclame Valérie Trierweiler, la journaliste et ancienne compagne de François Hollande. Hum, à voir... Ça joue maintenant aux quatre coins du parc. La pétanque est indéniablement un sport. L'équipe télé retransmet même des compétitions, c'est dire. Mais c'est un sport à part : on peut jouer, comme certains, avec un cigare à la main, ou encore en talons.

Laure Manaudou en pleine conversation avec Valérie Trierweiler. Claude Petit/ « Sud Ouest » « Je n'ai plus l'habitude de voir autant de monde. Et je ne recherche pas ça, pas du tout même. Mais aujourd'hui, je suis aussi là pour faire des photos »

Karine aborde Laure Manaudou pour une photo avec Jean-Claude. Ce qu'elle accepte, évidemment. Allez, hop, deux photos ! « Je n'ai plus l'habitude de voir autant de monde, confie l'ancienne nageuse, qui habite à Gujan-Mestras avec le chanteur Jérémy Frérot. Et je ne recherche pas ça, pas du tout même. Je participe à peu d'événements. Mais aujourd'hui, je suis aussi là pour faire des photos. »

« Jean-Pierre, une photo ! » Jean-Pierre Papin ne refuse jamais une photo. Claude Petit/ « Sud Ouest »

Jean-Pierre Papin est constamment sollicité. « Jean-Pierre, viens ! demande une maman. Jean-Pierre, une photo avec mon fils ! » Le Ballon d'or 1991 se pointe. Une photo. « Merciiii ! » « De rien, avec plaisir. » Il ne s'en lasse pas. « C'est tout le temps comme ça, dit-il, avec tous les âges. Ça m'étonne parce que j'ai arrêté le foot il y a un certain temps quand même. » Et il ne refuse jamais : « J'ai besoin des gens. Sans eux, je n'aurais pas réussi ce que j'ai réussi. On joue pour quelque chose, pour quelqu'un, non ? »

Rio Mavuba et Jean-Pierre Papin, deux anciens joueurs des Girondins de Bordeaux. Claude Petit/ « Sud Ouest » « J'ai besoin des gens. Sans eux, je n'aurais pas réussi ce que j'ai réussi. On joue pour quelque chose, pour quelqu'un, non ? »

Karine est embêtée : « Je n'ai que cet appareil nul et il était déjà plein quand j'ai pris les photos avec Laure Manaudou. Je viens de m'en apercevoir. Deux photos pour rien. Et je n'ai pas envie d'aller encore la déranger, elle est tellement gentille... » Mais elle est aussi là pour ça. En attendant, elle shoote Jean-Claude avec Rio Mavuba, le footballeur girondin qui n'a jamais marqué au stade Auguste-Delaune de Reims. Là-bas, dans l'Est, Jean-Claude va devenir une légende...

Pascal Soetens, alias « Pascal le grand frère » sur C8, a inculqué de vrais principes de vie aux joueurs de pétanque du Star West. Claude Petit/ « Sud Ouest »

Les gens se baladent au milieu des parties en cherchant les stars. Il y a « Pascal le grand frère », qui n'est pas si grand que ça d'ailleurs, et qui passe à la télé sur C8. Il y a Pascal Bataille qui va reprendre « Y a que la vérité qui compte » avec Laurent Fontaine sur C8 aussi. Il y a aussi Dominique Chapatte, le journaliste de M6. Et même la fille de Michel Leeb, Fanny.

Cet article est paru dans Sud Ouest (site web)

Sud Ouest (site web)
Accueil Sport Canoë-Kayak, samedi 27 août 2022 1045 mots
Aussi paru dans
28 août 2022 - Sud Ouest dimanche - Charente / Charente-Maritime Sud Ouest dimanche - Dordogne / Lot-et-Garonne Sud Ouest dimanche - Pays Basque / Béarn Sud Ouest dimanche - Gironde Sud Ouest dimanche - Landes

Canoë-kayak à Pau : la régularité, le grand chantier de l'équipe de France

« Mais tu es toujours là, toi ! » Le Suisse Martin Dougoud, 2e, vanne le Français Boris Neveu, encore sur la 3emarche du podium en kayak, comme au championnat du monde fin juillet. Ce samedi à Pau, Neveu, 36 ans, a été le seul médaillé mondial à remonter sur la boîte. Plus que le fait d'être premier Français (Malo Quemeneur, 24 ans, et Titouan Castryck, 17 ans, ont calé en demie), « c'est être sur le podium qui est important. J'aurais préféré que les jeunes se hissent en finale, ils ne sont pas passés loin », se félicitait le bronzé...

« Mais tu es toujours là, toi ! » Le Suisse Martin Dougoud, 2e, vanne le Français Boris Neveu, encore sur la 3e marche du podium en kayak, comme au championnat du monde fin juillet. Ce samedi à Pau, Neveu, 36 ans, a été le seul médaillé mondial à remonter sur la boîte. Plus que le fait d'être premier Français (Malo Quemeneur, 24 ans, et Titouan Castryck, 17 ans, ont calé en demie), « c'est être sur le podium qui est important. J'aurais préféré que les jeunes se hissent en finale, ils ne sont pas passés loin », se félicitait le bronzé de l'été.

La régularité, être toujours là, Neveu l'a visée toute sa vie et en aura besoin pour les Jeux de Paris 2024. Les jeunes Français courent après aussi, pour déboulonner l'aîné. Castryk, champion du monde et d'Europe junior cette année, 8e au Mondial senior, a pris 2'' de pénalité (porte touchée), sans quoi il se serait glissé dans le top 10. Quemeneur, sans pénalité, a terminé à moins d'une seconde de la qualification.

« Savoir faire l'imparfait »

« Pour tous les bateaux, la régularité est le grand objectif de l'année à venir, on travaille dessus, rappelait après les cours Rémi Gaspard, directeur performance des Bleus. Après les Jeux de Tokyo, on a fait une analyse des perfs des meilleurs mondiaux et on a identifié trois facteurs essentiels à la réussite : capacité à répéter les efforts physiques, panel technique solide qui permet de faire les bons choix pendant une manche et entre les manches, et savoir faire l'imparfait. C'est-à-dire que quand ça va mal, ça doit passer quand même, quitte à être « dégueu » techniquement. Et il faut savoir faire tout cela dans le stress, sous la pression de l'enjeu. »

Sur le même sujet Canoë-Kayak : Castryk et Gargaud en vedette, les Français tous qualifiés à la Coupe du monde de Pau Tous les tricolores se sont qualifiés pour les demi-finales ce vendredi, les garçons étant plus brillants que les filles, avec la première place de Castryk en kayak et de Gargaud-Chanut en canoë

Les Bleus ont laissé une copie « bien mais peut mieux faire » sur ce point au dernier championnat du monde : Boris Neveu 3e en kayak, le Palois Anatole Delassus 2e en Extrême. La 4e place de Camille Prigent en kayak dames était encourageante aussi, derrière deux Allemandes alors qu'il n'y a qu'un représentant par pays aux Jeux.

Il faut savoir tout faire, dans le stress et la pression de l'enjeu

Si le Mondial d'Augsbourg était l'objectif majeur de la saison et que Pau lance une séquence de travail individuel sans pression de résultat, le classement des kayakistes est décevant chez les filles sur ce plan de la régularité. Camille Prigent, 4e au championnat du monde, est restée coincée en demie, comme sa cousine paloise Romane, tandis qu'Emma Voisin, 5e temps de la demi-finale, a terminé dernière. « Je prends 50 de pénalité sur la porte 16, physiquement j'étais bien sur ce parcours très dur. Je manque encore d'expérience, de savoir gérer ma vitesse, les temps forts et faibles » constatait Emma Voisin.

Sa Majesté Jessica Fox Jessica Fox Quentin TOP / "SUD OUEST" Jessica Fox, irresistible Quentin TOP / "SUD OUEST" Jessica Fox Quentin TOP / "SUD OUEST" Jessica Fox Quentin TOP / "SUD OUEST" Jessica Fox, irresistible Quentin TOP / "SUD OUEST" 123PreviousNext

Au moins, la régularité faite femme s'offrait en exemple à Pau : l'Australienne Jessica Fox, vainqueure en kayak. À 28 ans, elle est n°1 mondiale dans les trois disciplines olympiques (kayak, canoë, Extrême), quadruple médaillée olympique (en kayak, argent à Londres, bronze à Rio et Tokyo, or en canoë à Tokyo.) Elle a tué le match avec près de deux secondes d'avance sur la Polonaise Pacierpnik, 2''4 sur la Tchèque Fiserova, 3e mais expliquait que tout cela n'est pas facile en bon français, la langue de sa mère.

« Il y a de la concurrence, des filles très fortes qui sont dures à battre quand elles sont à leur maximum, comme Funk », disait-elle en référence à l'Allemande qui l'a battue au Mondial et aux Jeux de Tokyo. Je ne suis jamais sûre de rien, j'ai de la marge si je suis à mon meilleur niveau, mais il faut sortir des grosses courses à chaque fois. »

Emma Vuitton. Quentin TOP/ « SUD OUEST »

La régularité, on l'attend ce dimanche. En canoë où la Paloise Marjorie Delassus a « à coeur de décrocher une médaille après ma déception des Mondiaux (6e) » annonçait-elle, pour retrouver le brio de sa 2e place au championnat d'Europe en mai aussi. Idem chez les hommes, où le champion olympique de Rio, Gargaud-Chanut, et deux super jeunes, Mewen Debliquy et Nicolas Gestin sont armés pour briller. « Mewen a fait un super truc pour un jeune au Mondial (6e), mais avec Nicolas 11e et Denis 12e, on était frustrés de ne pas avoir validé nos cartouches » reconnaissait Rémi Gaspard.

Résultats et programme Hier K1 dames. 1. J. Fox (Aus) 108''2 ; 2. N. Pacierpnik (Pol) 110''00 ; 3. T. Fiserova (RTC) 110''63 ; 4. R. Funk (All) 111''37 ; 5. E. Tercelj (Slo) 111''68 ; 6. V. Wolffhardt (Aut) 113''74. K1 hommes. 1. G. de Coster (Bel) 97''94 ; 2. M. Dougoud (Sui) 98''55 ; 3. B. Neveu (Fra) 98''64 ; 4. F. Butcher (N.Z) 98''69 ; 5. J. Prskavec (RTC) 99''92 ; 6. X. Quand (Chi) 100''33. Aujourd'hui Canoë slalom dames : demies à 9h, finale à 11h33. Hommes : demie à 10h05 et finale à 12h10. canoë. Slalom Extrême. Quarts, demies et finales hommes et femmes de 16h30 à 17h45. À suivre sur l'Équipe et Eurosport

A lire aussi Violente agression à la feria de Parentis (40) : un appel à témoins pour retrouver les auteurs Intervention du Raid rue Sainte-Catherine : « J'ai entendu comme une explosion »

Cet article est paru dans Sud Ouest (site web)

AFP Infos Françaises
samedi 31 octobre 2020 - 19:46:41 GMT 267 mots
Aussi paru dans
31 octobre 2020 - L'Avenir (site web)

USA: les championnes Megan Rapinoe et Sue Bird vont se marier

Washington, 31 oct 2020 (AFP) - - Deux championnes et un engagement: les Américaines Megan Rapinoe, double lauréate de la Coupe du monde de football, et Sue Bird, quadruple médaillée olympique avec la sélection américaine de basket-ball, ont annoncé leurs fiançailles sur les réseaux sociaux.

Les deux sportives ont publié sur Instagram, à quelques heures d'intervalle, la même photo de Rapinoe s'agenouillant devant Bird pour lui passer la bague au doigt.

Âgée de 40 ans, Bird a raflé quatre médailles d'or aux Jeux olympiques avec la sélection américaine de basket-ball (2004, 2008, 2012, 2016). En WNBA, le championnat nord-américain, elle a décroché cette année son quatrième titre.

De son côté, Megan Rapinoe a gagné en 2019 sa deuxième Coupe du Monde et est considérée comme l'une des meilleures milieux de terrain au monde. Elle a aussi mené la "Team USA" à la médaille d'or des Jeux olympiques de Londres en 2012.

En dehors de ses performances sur le terrain, Rapinoe s'est affirmée en tant que militante pour l'égalité des sexes et contre le racisme.

La Ballon d'Or 2019 s'est également distinguée par son opposition résolue au président américain Donald Trump.

Samedi encore, dans la dernière édition du magazine de L'Equipe, la footballeuse a accusé le chef d'Etat d'avoir "sapé la démocratie" et d'avoir mis en place une "kleptocracie".

"Trump se préoccupe de Trump et seulement de Trump, pour rafler toujours plus de pouvoir", a-t-elle chargé. "Les Américains sont laissés à l'abandon", a encore asséné celle qui s'est rangée derrière le candidat démocrate Joe Biden et sa colistière Kamala Harris.

js/bsp/dga/bpa

L'Équipe
dimanche 1 août 2021 975 mots, p. 4

Un pour elle, une pour lui À l'image des triathlètes français et françaises, bronzées de bon matin hier, les épreuves mixtes ont apporté beaucoup de fraîcheur. Mais le bilan est inégal.

De notre envoyé spécial

Stéfan L'HERMITTE

TOKYO - Clic-clac. Dans un pays où les files d'attente sont droites et les hiérarchies respectées, l'officiel chargé d'encadrer la photo des trois équipes médaillées au triathlon avait pensé à un ordonnancement : les filles accroupies, les garçons debout. Il commençait donc sa mise en place, quand Vincent Luis entrava le protocole et fit signe qu'il était impensable que les femmes soient immortalisées ainsi. « C'est juste naturel », soufflera-t-il. « Chez nous, ç'a toujours été mixte et égalitaire », ajoutera Léonie Periault.

Chez eux... Un souvenir pas si lointain de bateaux qui vont sur l'eau nous revient. Un club-house, des filles reléguées aux épreuves matinales, l'apéritif passé, l'heure enfin venue pour les garçons de ramer et cette remarque : « Ah enfin du vrai sport. » Une réalité aussi : sur notre bibliothèque, un pavé, la Fabuleuse histoire de l'athlétisme, de Robert Pariente - un chantre émérite de l'olympisme - plus de 1 000 pages contant le sport roi, hommes uniquement, et un ultime chapitre, épaisseur limande, comme rajouté en excuse tardive, intitulé « l'athlétisme féminin ».

Thomas Bach, le président du comité international olympique (CIO), plus moderne que ses prédécesseurs, a une volonté : « Le CIO s'est engagé à promouvoir la mixité hommes/femmes dans tous les domaines. »Il y a plus de 48 % de femmes à Rio. Il y a surtout une inflation d'épreuves mixtes : 9 à Rio, 18 à Tokyo, 22 à Paris. Cela donne parfois des épreuves pas loin du loufoque, à tout le moins artificielles, comme le 4 x 400 m mixte en athlétisme, où un homme peut partager un couloir avec une femme, où les grandes nations ne délèguent souvent que leurs remplaçants. « C'est chouette, ça permet de mieux partager », objectait vendredi, lors des séries, le Belge Jonathan Borlée, membre d'un collectif qui a un nom pour le relais garçons (« les tornados »), pour le relais filles (« les cheetahs »), mais pas encore pour le relais mixte.

« Je ne vois pas pourquoi tout ne serait pas mixte, glisse Pénélope Leprévost, médaillée olympique d'équitation avec trois hommes. En ski, par exemple, ce n'est pas un problème. » Mais ça peut se compliquer. D'où, excepté en équitation, des épreuves assez hybrides, plus proches de la cohabitation que du réel mélange, loin du confidentiel korfball belge et néerlandais, une sorte de basket-ball qui fait jouer hommes et femmes ensemble. Au Mondiaux de Doha 2019, sur le 4 x 400 m de l'athlétisme, les Polonais, les seuls, avaient osé lancer leurs deux femmes en avant-garde, créant un spectacle incongru.

Au triathlon, les problématiques sont plus simples. « Dès les épreuves chez les jeunes, on fait des relais mixtes, indique Stéphanie Gros, qui entraîne les meilleures Françaises au pôle de Montpellier avec quelques garçons en sparring-partners. On a un rapport à la mixité très décomplexé, on n'entendra jamais de vannes sexistes. » Léonie Périault et Dorian Coninx se sont ainsi échauffés ensemble, comme Cassandre Beaugrand et Vincent Luis. Deux doublettes qui n'ont pas été imposées. « Les mecs ont un tel niveauqu'ils aident les filles à se transcender, ce qui n'est pas lié au genre », poursuit Stéphanie Gros. « C'est la culture de notre discipline, ajoute Benjamin Maze, le DTN. On a un seul objectif qui est la performance, sans aucune discrimination, black, blanc, beur, trois poumons, une jambe en moins. Quand je parle de nos objectifs de médailles, trois, j'inclus les para-olympiques, notre logique est humaniste. »

Le triathlon recense 26 % de licenciées féminines, le cyclisme 6 %. Le relais mixte est une institution, pas une pièce inventée pour plaire au CIO. Trois ans durant la France y a été invaincue. « C'est tout simplement l'union de quatre personnes, et même plus avec les remplaçants, qui ont envie de partager des choses, insiste Léonie Periault. Ce n'est pas que pour ta gueule, tu n'as pas envie de décevoir l'autre. » Au triathlon, l'ordre est imposé. Femme-homme-femme-homme. « Ils suggèrent eux-mêmes la composition », se félicite le DTN. Collégialement. Léonie Périault, en entame, à la natation, « a été mise à l'amende » , dixit elle-même, Dorian Coninx à la course a grignoté, Cassandre Beaugrand a recollé avec son crawl avant de sauter sur le vélo, Vincent Luis a nagé jusqu'à la tête, a attaqué à vélo, coincé à pied. Médaille de bronze. « On fait une belle équipe », résume Luis.

Un « super Saturday » avec les cinq nouvelles épreuves mixtes

Ce n'était que la première des cinq nouvelles épreuves mixtes au programme d'un samedi dès lors qualifié de « super Saturday » par la communication du CIO. « Ce seront des épreuves passionnantes », avait prophétisé Thomas Bach. Au stade, dans le vide sidéral et sidérant, la finale du 4 x 400 m en athlétisme n'eut aucun intérêt visuel particulier, toutes les équipes ayant choisi de partir avec un homme, de finir avec un homme. Mais si l'optique est aussi de favoriser les petits pays, ce fut réussi, avec l'or de la Pologne, à la traîne au tableau général des médailles, et surtout l'argent de la République dominicaine, après un rageur cassé, sous le nez d'une équipe américaine B, sans même Allyson Felix qui aurait pu arrondir à dix sa collection de médailles olympiques. « C'est historique » , répétaient, hystériques, les Dominicains, qui ont su aller chercher la huitième médaille de leur histoire. Mais est-ce le sens de l'excellence olympique de promouvoir des épreuves aux niveaux disparates ?

À la piscine, la finale du 4 x 100 m 4 nages donna plutôt une impression de mascarade, avec le jusque-là invaincu Caeleb Dressel, fondant vainement sur les nageuses anglaises et australiennes, perdant, dans une stratégie inverse, son pari du quintuplé. Mais, au dojo, sous le toit octogonal du Budokan mythique, l'histoire, comme si elle avait voulu être complice de Thomas Bach, a servi un duel inoubliable entre la France et le Japon.

L'Équipe
mercredi 4 août 2021 424 mots, p. 9

Où s'arrêtera Mboma ? La Namibienne de 18 ans, interdite de courir sur 400 m peu avant les JO en raison de son hyperandrogénie, a décroché une médaille d'argent qui va forcément faire débat.

De notre envoyé spécial

TOKYO - Une technique rudimentaire au départ, des gestes parasites du bras droit en plein effort mais une sensationnelle impression de vitesse en fin de course pour aller cueillir l'argent derrière Elaine Thompson : si le monde ne connaissait pas encore Christine Mboma, les présentations ont été faites sur la plus grande scène sportive.

À 18 ans, la Namibienne vient en quelques jours de porter le record du monde juniors du 200 m à 21''81. Son meilleur temps sur la distance en 2020 ? 25''05, même si elle a très peu couru l'an passé en raison de la pandémie. Et si son épreuve de prédilection reste le 400 m, comme sa compatriote Beatrice Masilingi, 18 ans également, 6e hier, et record personnel porté à 22''28.

Mais en raison de leur hyperandrogénie, les deux Namibiennes ont appris quelques semaines avant les JO qu'elles n'auraient pas le droit de s'aligner sur le tour de piste. Comme Caster Semenya, elles présentent des différences de développement sexuel (DSD) et doivent suivre des traitements médicaux pour faire baisser leur taux de testostérone (moins de 5 nmol/l de sang) si elles veulent courir du 400 m au mile. Leur progression épatante ces derniers mois avait conduit la Fédération internationale à se pencher sur leur cas, et à faire pratiquer des tests en juin dans leur camp d'entraînement en Italie. Dépassées par tout ce qui se passe autour d'elles, encore plus sous l'immense loupe médiatique des JO, les deux athlètes se contentent de quelques mots après leurs courses. Mboma, devenue en juin la septième meilleure performeuse de tous les temps sur 400 m (48''54), n'avait jamais couru un 200 m à très haut niveau avant cet été. La deuxième médaillée olympique de la Namibie depuis Frankie Fredericks (2e sur 100 m et 200 m en 1992 et 1996) regrette-t-elle de ne plus être autorisée à courir sur le 400 m ? « Je n'ai pas de commentaire à faire sur le 400 m. Je ne parle que du 200 m, lâchait-elle d'une voix intimidée en conférence de presse. Ici, j'ai vécu mes premiers Jeux, et j'étais nerveuse de courir contre de telles athlètes que je voyais jusqu'ici à la télé. J'ai donné mon maximum. » Le tout est de savoir si les autorités du premier sport olympique la laisseront longtemps s'exprimer sur le demi-tour de piste. S. K.

L'Équipe
vendredi 6 août 2021 1169 mots, p. 20

SPORTIFS SANS FAMILLE À quelques rares exceptions près, les sportifs présents à Tokyo ont dû faire sans leurs enfants, conjoints ou parents. Plus compliqué pour beaucoup d'entre eux que l'absence de public sur les sites.

De notre envoyé spécial

NICOLAS HERBELOT (avec nos envoyés spéciaux)

TOKYO - L'idée n'était évidemment pas de faire pleurer Madame Valerie Adams. Personne n'a envie de faire pleurer une légende du sport, médaillée olympique pour la quatrième fois ici, taillée dans un Tane Mahuta des forêts néo-zélandaises (1,93 m), balançant des poids de 4 kilos à 20 mètres. Mais quand on l'a interrogée dans la zone mixte déserte du stade olympique de Tokyo sur l'absence des siens, sa voix s'est brisée dans un sanglot retenu.

« Désolée, je suis submergée par l'émotion... Je n'ai pas vu mes enfants depuis trois mois... Et je ne les verrai pas avant plus d'un mois parce que j'ai un boulot à faire aux côtés de ma soeur aux Paralympiques. Être une mère est dur. Avant la pandémie, on avait planifié six mois en famille, stages et compétitions en Europe puis JO à Tokyo. Alors je regardais ces tribunes vides et je les imaginais là, me regardant. Ils n'ont probablement aucune idée de ce qui se passe mais j'espère qu'un jour ils comprendront et ils seront fiers. »Face à la recrudescence des cas de Covid au Japon, le comité d'organisation (TOCOG) a pris en mars la décision d'interdire la présence de visiteurs étrangers qui ne seraient pas directement concernés par les Jeux à Tokyo. Familles comme fans. Pas toujours évident. À commencer pour les jeunes parents. Allyson Felix a laissé sa fille de deux ans, Camryn, aux États-Unis. En piste aujourd'hui pour une 10e médaille olympique, l'icône qui démontre qu'il y a une carrière possible après une grossesse a posté une vidéo touchante de sa fille la regardant à la télé et déclarant : « Maman est fatiguée... » Certains pères (si, si !) ne sont pas en reste, tel le Canadien Aaron Brown, 6e du 200 m qui montrait aux journalistes la photo de sa femme et de son bébé au revers de son accréditation.

« Mon rêve était aussi de faire vivre les Jeux à ma famille, ma femme, mon bébé, mes parents, raconte Axel Clerget, champion olympique de judo par équipes mixtes. Des potes devaient faire un périple de trois mois pour venir à vélo à Tokyo. D'habitude, ça fait partie de ma routine de performance de passer du temps avec eux pour me changer les idées. Il a fallu s'adapter, se reposer sur l'équipe. » La karatéka Leïla Heurtault raconte ce manque : « J'ai fait tout mon parcours olympique avec mon club, je pars d'habitude sur toutes les compétitions avec eux. J'ai très mal vécu leur absence au début mais je me voilais un peu la face dans ma bulle. Au bout d'un moment, j'ai craqué, je me suis rendu compte qu'il ne fallait pas refuser leur aide. Même à distance, ils sont là, présents, j'ai vu leurs messages, leurs vidéos, et ça m'a reboosté. »

À Tokyo, WhatsApp est devenue l'appli incontournable pour conserver le lien avec les proches. La gardienne de but de l'équipe de France, Cléopatre Darleux, mère d'une petite... Olympe de deux ans : « Avec le décalage horaire, c'est un peu dur de garder le contact avec ma fille mais on arrive à tenir le coup. On essaie de faire abstraction des sentiments, sinon c'est trop difficile. » La véliplanchiste Charline Picon, médaillée d'argent, semblait moins exubérante qu'après son or à Rio en raison de ce contexte : « Ici, je n'ai pas ma famille. À Rio, l'émotion venait aussi de ça. J'ai hâte de voir comment ils ont vécu ça en France ! » Aussitôt dit, elle s'emparait d'un téléphone pour chanter « joyeux anniversaire » à sa fille Lou, qui fêtait ses quatre ans le jour de la medal race de sa mère.

À peine le sol français touché, Teddy Riner, dont on sait qu'il ne se déplace jamais sans son vaste clan, concédait : « C'était compliqué. Vivre ça, je ne le souhaite à personne. Sans public et sans famille, c'était des JO sans âme. C'est triste. » Sa compagne Luthna Plocus racontait avant son départ : « Le fait de ne pas être le seul à vivre ça le faisait relativiser. Mais il disait : « Je vais avoir l'impression de partir en oubliant une valise. » C'est très mignon. C'est pas comme oublier un kimono, mais il manque quelque chose. Les enfants ont eu du mal, aussi. Eden (leur fils) demandait : « Mais pourquoi on ne peut pas y aller ! »

Attention, il ne faudrait pas se méprendre, beaucoup de sportifs disent avoir bien vécu cette histoire. Florent Manaudou (30 ans) coupe court au débat. S'il concède que la présence de sa soeur avait été précieuse, jeune, à Londres en 2012, il ajoute : « Aujourd'hui, quand on a des objectifs comme les miens, qu'on arrive aux Jeux, avoir la famille par Facetime ou SMS est suffisant. »

Parents-coaches, parents-chaperons ou mères qui allaitent, les exceptions

Le tennisman Jérémy Chardy, père de Stone, tout heureux de vivre ses premiers Jeux à 34 ans, ajoute : « Je disais à ma femme que c'est plus facile ici que sur le circuit parce qu'on est tous ensemble. C'est presque comme si c'était un sport d'équipe ces trois dernières semaines. Ça change vraiment beaucoup de choses. Le temps passe beaucoup plus vite. »

Dans de rares cas, la présence de la famille a pourtant été possible lors de ces JO. Il y avait bien sûr les privilégiés coachés par les parents. Tel le perchiste Armand Duplantis, qui faisait hier des photos avec papa Greg et maman Helena sur les grands anneaux olympiques marquant l'entrée du stade. Des souvenirs familiaux que peu rapporteront. Il y a aussi ceux qu'on pourrait appeler les enfants des extrêmes. Les mineurs de moins de seize ans ont droit à un chaperon, souvent un parent, accrédité par son comité national. Erika Larcheron, mère de la skateboardeuse Madeleine (15 ans) ne dort pas au village mais suit sa fille aux entraînements. « Ce n'est pas Disneyland pour moi, je suis contente d'être là pour Madeleine, pour qu'elle soit le moins chamboulée possible. C'est génial de partager ça avec elle car c'est particulier, elle découvre les JO. Ça me permet de l'aider à ce que ce soit un moment sans stress pour qu'elle vive le truc pleinement. »

À l'autre bout du spectre, les mères qui allaitent ont finalement obtenu tardivement, début juillet, de pouvoir amener leur bébé avec un accompagnant. Le Tocog refuse de dire combien elles sont mais précise que ce n'est pas simple, que le bébé ne vit pas au village et qu'il faut organiser des visites-tétés, soit dans l'hôtel où il loge, soit au village. On sait que la joueuse de basket canadienne Kim Gaucher est dans ce cas. Et la marathonienne Aliphine Tuliamuk, en route la nuit prochaine à Sapporo, également. Lauréate des Sélections américaines début... 2020, elle s'était lancée dans une grossesse quand la pandémie l'a mise au chômage forcé. Décidément, ces Jeux de Tokyo 2020 en 2021 ne pouvaient pas être comme les autres.

L'AGEFI Quotidien - Édition de 7h
Économie et Marchés, lundi 14 juin 2021 912 mots, p. 1,2

L'impact d'une annulation des JO de Tokyo serait surtout politique

Xavier Diaz

Le Premier ministre aurait peu de chance de victoire lors des élections législatives cet automne. L'effet sur l'économie serait négligeable.

Le Japon est à contre-courant. Alors que la plupart des pays avancés ont engagé le retrait progressif des mesures exceptionnelles de soutien mises en place pendant la crise sanitaire, le gouvernement nippon pourrait adopter un nouveau plan de soutien budgétaire important, selon le quotidien Nikkei. Son montant est estimé par les économistes entre 20.000 milliards et 30.000 milliards de yens (150 milliards à 225 milliards d'euros), ce qui est nécessaire pour fermer l'écart de production causé par la crise. Le pays, qui a jusque-là peu vacciné sa population, fait face depuis avril à une quatrième vague de Covid-19. Plusieurs préfectures, dont Tokyo, sont en état d'urgence dont la période a été prolongé jusqu'au 26 juin. Ces dépenses nouvelles seraient notamment consacrées à des investissements en infrastructures (numérique et environnement). Jusqu'à présent, le gouvernement japonais a mis près de 2.500 milliards d'euros sur la table dans les précédents plans de soutien pour faire face à la crise. Le Premier ministre Yoshihide Suga a répété ces dernières semaines qu'un nouveau plan ne serait pas forcément nécessaire malgré l'insistance des députés de son parti (PLD, parti libéral démocrate). Le calendrier et le montant semblent surtout dépendre de l'opportunité de lancer des élections anticipées avant le 23 octobre, date prévue du scrutin. Population opposée aux JO Deux facteurs vont jouer. D'abord la situation sanitaire et la campagne de vaccination. Ensuite la tenue ou non des Jeux Olympiques et Paralympiques de Tokyo, déjà repoussés d'un an. Ils doivent débuter dans moins d'un mois et demi (le 23 juillet). Une décision doit être prise dans les prochains jours. Le débat reste vif au Japon où plus de 50% de la population s'oppose à la tenue des Jeux, tandis que la quasi-totalité est pour une forte limitation du nombre de spectateurs. Un membre du conseil d'administration du Comité olympique japonais, Kaori Yamaguchi, ancienne médaillée olympique en judo, a accusé le gouvernement japonais, le comité d'organisation de Tokyo 2020 et le CIO d'ignorer les inquiétudes du public quant à la tenue de ce grand événement sportif mondial en pleine pandémie, déclarant qu'il était trop tard pour l'annuler. Le gouvernement a déjà opté en mars pour l'interdiction des spectateurs étrangers (décision dont l'impact économique est estimé à 151 milliards de yens par Takahide Kiuchi, économiste chez Nomura, les spectateurs domestiques dépensant moins par nature). La décision d'annuler les Jeux ne devrait toutefois pas être prise sur la base de l'impact économique mais de la trajectoire de l'épidémie. Une annulation aura bien sûr un impact mais non significatif. Le montant des pertes (ou du manque à gagner) est estimé à 1.810 milliards de yens par Nomura. «Ce n'est pas insignifiant mais cela ne représente que 0,33 point de PIB en 2020, insuffisant pour affecter la trajectoire économique du Japon», affirme l'économiste de Nomura. Impact peu significatif La solution la plus raisonnable serait de limiter l'accès des spectateurs, dont le coût ne serait que de 147 milliards de yens dans le cas où il n'y en aurait pas du tout (ou 0,02 point de PIB). Reste à savoir quelle sera l'attitude des sponsors. Pour le Japon, l'arbitrage se situe surtout entre ce manque à gagner limité et le coût d'une nouvelle vague épidémique, alors que la campagne de vaccination est très lente (vaccination complète des personnes âgées d'ici septembre). Le coût de 1.810 milliards se compare aux 6.400 milliards et 6.300 milliards qu'ont coûté les deux premiers états d'urgence. Celui en cours pourrait atteindre 3.000 milliards, souligne Takahide Kiuchi: «Si les JO entraînent une nouvelle vague de Covid-19 forçant un nouvel état d'urgence, les pertes économiques seraient plus substantielles». Après un premier trimestre 2021 en contraction de 3,9% par rapport au trimestre précédent, l'activité au deuxième trimestre devrait avoir stagné en raison de l'état d'urgence. Risque politique Pour Yoshihide Suga, l'arbitrage est aussi politique. L'annulation des Jeux annihilerait ses chances de briguer à nouveau le poste de Premier ministre lors des prochaines élections. Il a milité ces derniers mois pour le maintien de l'événement. Il souhaite un soutien du G7 ce week-end. Le Premier ministre japonais serait tenu pour responsable d'un échec. Sa popularité a chuté ces derniers mois en raison de sa gestion de la crise et notamment de la campagne de vaccination. En revanche, le PLD se maintient dans les sondages. Hiroshi Ugai, économiste chez JPMorgan, entrevoit deux scénarios possibles. Un plutôt rose pour l'actuel chef du gouvernement dans lequel les JO se déroulent, y compris sans spectateur, et la vaccination accélère lui permettant d'organiser les élections dès le mois de septembre avant celles pour la nomination du président du PLD. En revanche, en cas d'annulation des JO et de difficultés à maîtriser l'épidémie, Yoshihide Suga sera tenu pour responsable avec la nomination d'un nouveau président à la tête du PLD suivie des élections législatives. Quel que soit le candidat, il n'y aura toutefois pas de changement de cap économique. «Si tous les candidats potentiels du PLD ont plus ou moins gardé leur distance vis-à-vis des Abenomics dans le passé, insistant sur l'importance de l'assainissement budgétaire et les effets secondaires de la politique monétaire accommodante, pendant la pandémie ils ont tous soutenu une politique budgétaire et monétaire agressive», note Hiroshi Ugai. Et cela devrait durer tant que la crise persiste.

Libération
jeudi 29 juillet 2021 567 mots, p. 5

Éditos/

Tokyo, jour 11: Simone Biles, le courage d'une icône

Par Romain Métairie Envoyé spécial à Tokyo

Journal de bord

Pourtant, cette cinquième journée avait bien débuté. En toute cohérence, j'écrivais un rapide compte rendu de nos médaillés d'or d'aviron, au beau milieu des journalistes spécialisés. J'y allais un peu pour Margaux Pinot, en lice ce jeudi, beaucoup pour préparer des papiers en amont de l'entrée en lice de Teddy Riner (lire pages 10-11). S'il maîtrise toutes ses joutes, il deviendra triple médaillé olympique. Dit autrement, l'une des plus grandes stars de son sport. Et des Jeux tout court.

Dans cette catégorie des immenses, un petit format a déjà sa place: Simone Biles. La superstar américaine de la gymnastique quitte momentanément la scène des Jeux et quelque part nous aussi, un peu. Elle a fait savoir mercredi qu'elle ne se présenterait pas pour le condéjà

cours général, expliquant «ne plus avoir autant confiance» en elle, ne plus prendre «autant de plaisir qu'avant». Observer la sidération mondiale qui a suivi son retrait suffit à comprendre l'icône qu'elle est devenue depuis le début de sa carrière. On parle d'une femme qui possède des figures à son nom, sextuple médaillée olympique à 20 ans à Rio, dont quatre d'or. Biles est sûrement l'une des athlètes les plus fortes mentalement de l'histoire, ayant continué à pratiquer, à très haut niveau, un sport après avoir été abusée sexuellement par Larry Nassar, ex-médecin de l'équipe américaine. Rappelons là deux évidences que certains semblent ignorer. Simone Biles est une héroïne, et la santé mentale d'une personne une priorité. Elle doit passer avant n'importe quel destin olympique d'une nation. Quelques semaines plus tôt à Roland-Garros, la tenniswoman nippone Naomi Osaka avait éjà amorcé une première déflagration en se retirant du tournoi, évoquant ses troubles d'ordre psychologique. Les études scientifiques sur le sujet établissent que les troubles de santé mentale touchent environ 35% des sportifs de haut niveau.

Au cours de chaque interview ou presque, chaque discussion engagée avec un athlète ou une entraîneure, le même sujet de la pression, de l'attente pesante, revient comme pour être mieux extériorisé. Une scène, mardi, après la victoire de Clarisse Agbégnénou, dont le stress l'avait sans doute privée du graal en 2016 : un confrère en zone mixte demande à Larbi Benboudaoud «Finalement, qu'est-ce qui pouvait priver Clarisse d'un succès certain?» L'entraîneur de la judokate marque un arrêt. Montre les tatamis : «Pas ici.» Puis nous désigne : «Ici.» Nous, médias, qui portons notre part de responsabilité. Plus globalement, tout ce monde qui attend d'eux un exploit qu'ils ne pourront peut-être pas donner. Parce qu'on est précisément sur la plus grande scène sportive et que ceux qui la foulent à leurs côtés sont tout aussi redoutables. Dans le cas de Biles - mais cela vaut pour les autres-, observer certaines réactions offusquées («sociopathe égoïste», «honte pour le pays») montre tout le boulot que le microcosme du sport professionnel, et la société avec lui, a à faire sur la question du bien-être mental et de la gestion des émotions. Les athlètes commencent à prendre conscience de leurs priorités. Ils sont beaucoup maintenant -Riner, justement- à bosser par exemple avec des psychologues. Ils ont raison. La chose devrait être banalisée. Ils font une partie du travail. L'autre, c'est d'accepter que ces sportifs qui nous font vibrer sont comme nous. C'est comprendre que le sport reste avant tout un jeu. Et que la santé des athlètes n'en est pas un. ?

L'Équipe
vendredi 30 juillet 2021 1018 mots, p. 4

L'ÉCLOSION FINALE Talentueuse mais timorée sur les tapis jusqu'en 2017, Madeleine Malonga a pris son envol depuis trois ans, jusqu'à devenir hier, à 27 ans, vice-championne olympique en - 78 kg.

de notre envoyé spécial

Yann Sternis (avec C. N.)

TOKYO - Depuis le Nippon Budokan, il est peut-être temps de remercier la petite Tiffany et de louer l'effet papillon. L'envie de cette enfant de tâter du judo au club de Chambly (Oise), en 2001, a provoqué vingt ans plus tard et pendant une bonne partie de la journée d'hier une tornade bleue sur les tapis olympiques. Et, accessoirement, une cinquième médaille pour l'équipe de France de judo. La tornade, c'est évidemment Madeleine Malonga, seulement maîtrisée en finale des - 78 kg par la reine du sol Shori Hamada après avoir férocement secoué ses précédentes adversaires. Quant à la petite Tiffany, il s'agit de sa copine d'enfance qui l'avait entraînée dans son premier dojo alors qu'elle avait 8 ans et préférait jusqu'alors s'adonner à la danse. « Mado » a bien fait de troquer ses ballerines pour le kimono. Ce sport était fait pour elle.

La Française a ainsi longtemps semblé dans son antre hier, là même où elle avait remporté il y a deux ans son titre mondial. Venue pour conquérir l'or, la judoka, numéro 1 mondiale et double championne d'Europe (2018 et 2010), a affiché à chaud une déception légitime après sa finale perdue. « Quand on perd ça fait chier, a-t-elle soufflé, dépitée. C'est difficile de s'incliner à ce stade-là de la compétition, d'autant plus que c'est contre une fille que j'avais déjà dominée plusieurs fois. »Puis la jeune femme de 27 ans a séché ses larmes et s'est retournée sur son parcours, commençant à apprécier le goût de l'argent. « Cette médaille représente beaucoup de travail,a-t-elle rappelé. Ça me fait penser à 2016, j'étais remplaçante(aux Jeux de Rio). En 2017, je n'étais pas arrivée à atteindre mes objectifs personnels... » Malonga adoucit là son terne bilan de l'époque.

En version cash, qu'elle avait livrée en 2019, cela donnait : « Je n'étais pas mal mais pas à fond pour devenir une vraie championne. Je me disais qu'après les JO de Rio, ce serait mon olympiade. En fait non. Je fais une saison pourrie en 2017 et je me prends une petite gifle, je ne fais ni les Mondiaux, ni les Europe et ne finis que 5e aux Universiades. Je me dis : "C'est bon, Mado, tu ne vas pas continuer dix ans à accompagner les autres, à servir de viandes aux titulaires et chuter en stage." Le vrai déclic se situe là. »

Le choix de s'entraîner davantage en club qu'à l'Insep

Après être passée par le Creps d'Amiens, l'Insep et le club de Levallois, la Française au potentiel physique évident a donc décidé de changer ses habitudes pour devenir une championne, une vraie. Mais cette évolution n'a pas été simple pour celle qui était alors barrée par la double médaillée olympique Audrey Tcheuméo. Elle est passée par une décision cruciale et assumée : « J'ai fait le choix de davantage m'entraîner en club(qu'à l'Insep), a-t-elle rappelé hier, le menton haut. Quand on fait ce choix il faut un peu - excusez-moi l'expression - des couilles. Il faut sortir du système de l'Insep. Ça met la pression, j'ai cru en moi, mon entraîneur, Alain Schmitt, aussi. » Et voilà M. Schmitt, l'architecte de la reconstruction de Malonga. « Vous n'imaginez pas à quel point on a travaillé, il m'a fait grandir », relevait-elle hier, en larmes.

Ces deux-là avaient déjà brièvement travaillé ensemble. Branchés sur le même logiciel, ils décident de pérenniser leur collaboration à la rentrée 2016 au sein de l'Étoile Sportive de Blanc Mesnil. Après quelques tâtonnements et prises de bec, conduisant à des échecs initiaux, la Française s'adapte, bosse son expression technique, sa coordination, redouble d'efforts physiques et, surtout, travail mentalement. « On a eu énormément de discussions pendant un an, il fallait qu'elle change des choses dans sa façon de penser, sa perception, s'est souvenu Alain Schmitt hier matin depuis le cinéma du Blanc-Mesnil, où le club avait organisé une projection des combats de phases finales de Malonga. On a mis plein de choses en place pour qu'elle reprenne confiance et qu'elle aille très loin dans l'effort. Elle a toujours eu la volonté de gagner, le souci, c'était sa vision des choses, elle se mettait beaucoup de pression. »

Ses efforts paient. Dès la rentrée 2017, la Française remporte des tournois, jusqu'à son premier titre de championne d'Europe, à Tel Aviv, en 2018. « Il a fallu qu'elle apprenne à gagner, mais à partir du moment où elle en a pris l'habitude, elle a tout le temps recherché ça, estime Schmitt. Elle ne vise pas le podium, elle cherche vraiment l'or. » Cette ambition débordante a révélé la complexité du caractère de la judoka. En dehors des tapis, sa douceur et sa délicatesse transparaissent; observez-la sur la deuxième marche du podium olympique, ses bras le long du corps, remerciant cordialement l'officiel venu lui remettre un bouquet avant de fondre en larmes.

Et comparez cette affable Mado à l'effrayante Malonga se préparant à entrer sur le tapis, celle qui se frappe le visage et la poitrine avec les mains, les yeux noirs, avant de secouer ses adversaires à la saisie, son gros point fort. « Quand elle est en compétition, je ne reconnais pas ma petite soeur si douce, admet Anaïs Malonga. Au combat, c'est une lionne, cela lui permet d'aller au bout de ses compétences et de montrer ses forces à son adversaire. Mado, elle est très gentille, vraiment, mais elle est aussi très déterminée. »

« Madeleine arrive à changer d'état d'esprit à quelques minutes du combat, mais elle l'a travaillé, développe Schmitt. Elle se transcende en quelques secondes, c'est super important parce qu'on ne peut pas rester comme un fou toute la journée, on perdrait trop d'énergie. » Entre Tokyo et Paris 2024, son prochain grand objectif, la championne devrait aussi reprendre ses études d'infirmière qu'elle avait mises entre parenthèses à l'approche des Jeux. On conseillerait presque aux potentiels futurs patients qu'elle pourrait croiser de ne pas trop la contrarier, histoire de ne pas réveiller la bête.

L'Équipe
vendredi 30 juillet 2021 139 mots, p. 13

Les promesses de Delassus

Marjorie Delassus, 23 ans, 31e mondiale, a décroché une prometteuse 4e place, hier en canoë monoplace slamom (C1), alors que la favorite franco-australienne Jessica Fox remportait sa première médaille d'or aux JO. « C'est vrai qu'il y a beaucoup d'écart mais je ne garde que du positif de ces Jeux. Ici, je prends plein d'expérience et de repères pour la suite » ,indiquait Delassus , qui a pu mesurer le parcours qui lui reste à effectuer. Malgré une tres belle manche, très propre, elle n'en est pas moins restée à bonne distance du podium, à près de 5'' de l'Allemande Andrea Herzog, 3e. La nouvelle championne olympique, Jessica Fox, 27 ans, fille de l'ex-star britannique du K1 Richard Fox (quintuple champion du monde) et de la médaillée olympique française Myriam Jerusalmi (en 1996), a, elle survolé la compétition.

L'Équipe
samedi 7 août 2021 231 mots, p. 27

Clouvel, la remontée inachevée

Elle s'est écroulée juste après la ligne, manquant de se faire marcher dessus par celles qui terminaient après elle. Élodie Clouvel s'est « vidée les tripes,observe son entraîneur Sébastien Deleigne. Quand on voit l'arrivée on se dit que c'était à portée de main. Mais c'est la cruauté de ce sport, ça vous échappe d'un rien et ça va très vite. »Un rien a transformé en sixième place l'argent et le sourire des JO de Rio, où Clouvel était devenue la première médaillée olympique de l'histoire du pentathlon moderne français. Devant les journalistes, la jeune femme, 32 ans, avait séché ses larmes. « Je suis déçue, je voulais ma médaille, mais si on regarde d'où je partais... J'accepte ! » Elle partait de loin après une décevante performance en escrime jeudi (24 e , à 78 pts de la première). Elle partait de loin, après une année très difficile, une qualification obtenue en juin avec son argent mondial au Caire, et une douleur à un pied qui ne la quittait plus depuis. « Il a fallu qu'on allège, qu'on écourte des séances mais elle a été jusqu'au bout d'elle-même, avec un mental d'acier » , observait Deleigne. Il n'y avait pas à regarder bien loin pour voir bien d'autres désillusions. Durant le laser-run, la dernière épreuve, Élodie Clouvel avait doublé sa compatriote Marie Oteiza, finalement dixième et très déçue de ses premiers Jeux. C.B

L'Équipe
dimanche 8 août 2021 825 mots, p. 17

Le cauchemar de Leprévost Alors qu'elle est entrée en piste dans des conditions idéales, la Française a commis une grosse faute qui a anéanti les chances de l'équipe de France de saut d'obstacles de conserver le titre olympique.

de notre envoyé spécial

Jean-Christophe Collin

Tokyo - L'équipe belge est au paddock, résignée. Quarante-quatre ans qu'ils attendent une médaille. Ce ne sera pas pour cette fois. « On n'y croyait pas, explique Jérôme Guery, le cavalier belge. Pénélope(Leprévost) rentrait en piste etpour qu'on ait une médaille de bronze il fallait qu'elle fasse trois fautes, c'était impossible. Pas elle et Vancouver ! C'est un couple si sûr. »

Et si elle ne fait qu'une faute, l'équipe de France est championne olympique. L'histoire est folle puisque comme à Rio, l'un des chevaux de l'équipe est tombé malade la veille de la compétition, et les cavaliers l'ont veillé tard, inquiets pour la vie de leur cheval. Finalement Urvoso survivra à ses coliques mais devra déclarer forfait. Mathieu Billot doit donc remplacer Nicolas Delmotte au pied levé...

« C'était une grosse pression, dira-t-il, pour mes premiers Jeux... » Ce qui n'était pas le cas de Simon Delestre. Lui a connu mille misères aux Jeux. À Londres en 2012, une de ses rênes avait cassé. À Rio, son cheval s'était blessé juste avant le début de l'épreuve. Là, il va réaliser un parcours exceptionnel, un sans-faute. Comme Mathieu Billot. Ce qui ouvre une voie royale pour le titre.

À ce moment-là d'ailleurs, Billot est confiant, « Pénélope c'est la meilleure cavalière de l'équipe... Elle a l'expérience. »« C'est elle qui a porté l'équipe toute la semaine », raconte, quant à elle, Sophie Dubourg la DTN. C'est effectivement la plus chevronnée. Elle est championne olympique par équipes en titre. Toutefois, on se souvient qu'elle était tombée à la rivière lors des Jeux équestres mondiaux à Caen, également à Rio...

Vendredi, lors des qualifications, elle est apparue particulièrement tendue. « Son exigence envers elle-même » , dit-on alors. Effectivement, Pénélope Leprévost n'était pas satisfaite de ce parcours. « Il n'était pas en ordre, convient-elle, pas assez régulier, aussi j'ai essayé en finale de miser sur la sérénité et la précision. » Elle quitte le paddock. Thierry Pomel, le sélectionneur national, lui lance : « Fais juste ce que tu sais faire. »

La veste bleue entre en piste. Le clan français retient son souffle. Le titre olympique est là, tout proche. Le numéro 1 mondial s'est crashé, même chose la veille pour le numéro 2. « En réfléchissant, explique-t-elle, il y a beaucoup de chevaux qui se reculaient (avant la zone d'obstacles) à cette compétition avec les gros obstacles et la lumière. Et peut-être que mon cheval en faisait partie et que j'ai sous-estimé ça. Mais j'avais fait une bonne détente, il a bien sauté les n° 1 et le 2. »

À la sortie du deuxième obstacle, la Française resserre son cheval. Trop. « Elle a alors oublié de relancer son galop, dit l'entraîneur de l'équipe de France, Henk Nooren, elle était désunie derrière, elle n'a pas repris le rythme nécessaire. »Vancouverde Lanlore arrive trop lentement sur l'obstacle et écrase l'oxer. « Ensuite, comme il est respectueux, dit-elle, c'était fini. » L'équipe de France ne sera pas championne olympique cette fois.

« Bien sûr maintenant que je connais la fin, j'aurais dû arriver plus vite. Je suis navrée pour mes partenaires qui avaient été fantastiques. » Ils sont aussitôt venus la voir à la sortie de piste. « Zéro colère, raconte Dubourg, elle était effondrée. Elle a regardé en boucle la vidéo. Le scénario est violent. »« C'est le pire que l'on puisse imaginer dans une finale olympique, poursuit Pomel, on commençait à rêver, on croyait en un résultat car les deux autres couples avaient tellement bien travaillé et puis tout s'effondre en une fraction de seconde. On est passés du rêve au cauchemar. »

Leprévost a rompu sous le poids de l'enjeu. « Je n'ai même pas cette excuse, dit-elle, assumant pleinement ses responsabilités. J'étais dans de bonnes conditions quand je suis rentrée en piste. Le cheval était bien, je ne suis pas fâchée contre mon cheval. Je ne lui en veux pas. C'est moi. J'aurais dû garder plus de galop entre le 2 et le 3. »« C'est sûr qu'elle avait la pression, convient la DTN, elle passe en dernier, à l'entrée de piste on lui dit, parce qu'elle l'a demandé, que c'est 5 points pour l'or et 9 pour la médaille... » Les heures qui ont suivi ont été compliquées. Perdre pour l'équipe, c'est le plus difficile à accepter.

Le titre des Suédois est mérité, tant ils ont dominé la semaine. Derrière, les Américains décrochent l'argent. Ainsi la fille du Boss, Jessica Springsteen, est médaillée olympique avec celle qui l'a formée, Laura Kraut, qui montait un cheval acheté... il y a deux mois.

Alors que les Bleus repartent aujourd'hui à Paris, Pénélope Leprévost sera dès demain à nouveau à cheval, dans la quiétude de son écurie normande. Il y régnera un profond silence, peut être simplement troublé par le vent qui vient de la mer.

Libération
vendredi 13 août 2021 248 mots, p. 15

Autre

«La grossesse n'est pas une maladie. [ ] J'ai disputé trois grosses compétitions : les play-offs du championnat de France, l'Euro, ainsi que les JO. Et je vais bien.»

Marlène Thomas

Le témoignage de la basketteuse française Valériane Ayayi Vukosavljevic, interrogée par France Info, sonne comme une petite révolution dans le milieu du sport professionnel français. A plus de trois mois de grossesse, l'athlète de 27 ans, qui a décroché le bronze à Tokyo, a d'abord annoncé sa grossesse sur les réseaux sociaux : «Championne de France, vice-championne d'Europe et médaillée olympique, mais ma plus belle médaille se trouvait depuis tout ce temps gardée bien au chaud.» Si les moeurs évoluent, assumer une grossesse pour une athlète de haut niveau peut encore être compliqué en pleine carrière. «La coach m'a dit qu'elle était très contente pour moi, que cette grossesse ne remettait pas en question ma sélection à l'Euro et aux JO, si tout était bon sur le plan médical», salue la basketteuse. Si elle reconnaît que son corps ne réagissait pas de la même façon une fois le match achevé, la Bordelaise n'a rien modifié dans sa manière de jouer. Malgré le feu vert de son médecin, elle avait préféré garder cette grossesse secrète, notamment par crainte de répercussions économiques: «Dans le passé, il y a eu des joueuses que j'ai connues qui n'ont touché que la moitié de leur salaire. Je ne savais pas quelles seraient les conséquences si je m'exprimais.»

A lire en intégralité sur Libé.fr

La Croix, no. 42069
Mag_Explorer, samedi 24 juillet 2021 3233 mots, p. 18,19,20,21,22,23,24,25,26

Explorer

Mélina Robert-MichonTout pour un disque d'or

À 42 ans, la discobole participe à Tokyo à ses 6es Jeux olympiques avec une ambition décuplée. Cette athlète d'origine paysanne s'est forgé un mental de championne au cours d'une vie de rigueur toute tournée vers la quête du geste parfait.

Olivier Tallès

Bien campée sur ses jambes musclées, Mélina Robert-Michon balance au ralenti son disque d'avant en arrière dans un geste mille fois répété. Son tour arrive bientôt. Il est temps de trouver refuge dans sa bulle de concentration. La spécialiste française du lancer de disque n'entend plus rien, ni la voix du speaker, ni le bruit des discussions venues de la tribune clairsemée du stade Jean-Delbert qui accueille le meeting d'athlétisme, ce 1er juin à Montreuil. Le visage impassible, sans un regard pour ses adversaires qui la dépassent en poids et en taille, elle vient se placer au centre du cercle de lancer.

Ses muscles entrent en action. Jambes et bras entraînent le corps dans une volte puissante et relâchée. La danse s'accélère, la rotation devient si rapide qu'elle échappe à l'oeil de l'observateur non averti. Le temps de reprendre son souffle, le disque quitte ses doigts à plus de 70 km/h, pour venir mourir aussitôt dans le filet de l'aire de lancer. Son ultime essai est raté. Moue de dépit. La championne française cherche aussitôt le regard de l'homme au chapeau derrière la barrière : Serge Debié, son entraîneur de toujours. « Il ne te manque pas grand-chose », lui lance l'expert, rassurant.

Mélina Robert-Michon a terminé 4e du concours de Montreuil avec un lancer à 61,39 m, autant dire loin de la distance nécessaire pour décrocher un podium olympique le 2 août prochain à Tokyo. Au micro, la médaillée d'argent des Jeux de Rio 2016 parle d'une « rentrée correcte » sans plus, après trois mois sans compétition. Les repères manquent, la période est stressante. Un deuxième concours cinq jours plus tard aux Pays-Bas sera très « moyen ». Inutile d'insister : l'athlète expérimentée préfère annuler sa tournée des meetings. « L'entraînement ne paye pas encore, lâche-t-elle un brin de frustration dans la voix. On va retourner au boulot. »

Un mental d'acier

Vu de l'extérieur, rien ne semble pouvoir ébranler son intime conviction, ni le Covid qui a bouleversé sa préparation olympique au gré des annulations de compétitions et des confinements, ni les performances supérieures de ses rivales. Après deux décennies de concours, cinq participations aux Jeux olympiques dont une médaille, deux podiums aux championnats du monde, 35 titres de champion de France et des milliers d'heures de labeur, elle dégage à 42 ans une confiance en fer forgé. « Mais je n'ai pas toujours été sereine,avertit-elle. Être équilibrée, ce n'est pas fixé dans le marbre. C'est un travail quotidien. »

Comment se forge-t-on un mental de vainqueur ? La réponse exige de faire un crochet par Lyon, sa ville d'adoption. En ce 12 janvier 2021, le froid est vif et le ciel triste comme un jour sans pain. Après avoir déposé ses deux filles à l'école, la discobole récupère à la gare TGV sa responsable de communication et du sponsoring Caroline Angelini qui accompagne un visiteur. On se serre à l'arrière à côté du siège enfant de la cadette Enora. La petite voiture blanche prend la direction du stade de Parilly, aux portes de la ville.

Mélina Robert-Michon partage cette grande plaine de jeu ouverte aux quatre vents avec des promeneurs, des sportifs du dimanche et des écoliers. En hiver, lorsque le froid engourdit les doigts, elle délaisse l'aire de lancer pour un hangar de tôle sans fenêtre dont elle a les clés. À l'intérieur, le fidèle Serge Debié l'attend. Il a déjà mis en route un chauffage électrique et allumé les néons fatigués. Ce plombier de formation est l'entraîneur bénévole de la championne depuis près d'un quart de siècle.

Tel un vieux couple qui se comprend en quelques mots, le duo répète des gammes matin et soir, six jours sur sept, indifférent à la poussière qui colle au tapis du local. « On n'est pas dans le coton ici, on n'est pas à l'Insep (Institut national des sports, NDLR) », tacle l'entraîneur en référence à cette usine à champions qui prépare les athlètes français, au milieu de l'élégant bois de Vincennes, près de Paris. Mélina Robert-Michon a toujours refusé de s'exiler là-bas malgré les conseils de cadres de la fédération, demeurant fidèle à sa région, ses parents, ses frères, ses amis et l'équipe qu'elle s'est choisie.

Sa confiance s'est façonnée sur les bords du Rhône, pierre après pierre, au rythme d'une carrière d'une rare longévité marquée par la persévérance, dont elle récolte les fruits à l'âge où les athlètes renoncent traditionnellement au sport de haut niveau. Son nom a figuré parmi les favoris au titre honorifique de porte-drapeau de la délégation française à Tokyo, et c'était déjà une victoire pour cette femme discrète, venue d'une discipline désargentée qui passe totalement sous les radars médiatiques. « Elle mérite tout ce qui lui arrive. Car elle n'est pas née championne, elle l'est devenue », prévient son entraîneur.

Fille d'éleveurs, Mélina Robert-Michon a grandi à Colombe, un village de l'Isère à une heure de Lyon. La ferme est un grand terrain de jeu, où elle exerce ses muscles en ramassant des bottes de paille et les bidons de lait de vache. Les Robert-Michon, des « gaillards » selon l'entourage, cultivent le sens de la famille et transmettent à leurs enfants le respect du travail. « La plus grosse qualité d'un sportif, c'est d'être travailleur », pense d'ailleurs Mélina. Elle se montre à l'aise en judo puis en handball qu'elle pratique dans le cadre des activités parascolaires. « Le sport m'a aidé à accepter mon grand corps », avoue-t-elle. À 13 ans, elle mesure 1,77 m.

À quoi tient un destin d'athlète ? Bien souvent au hasard d'une rencontre. L'année de ses 15 ans, un professeur d'éducation physique insiste « lourdement » pour que l'adolescente timide vienne au club d'athlétisme de Bourgoin. Elle y teste le poids, puis passe au disque dont le geste gracieux la séduit. Bonne pioche : ses épaules découpées, ses bras interminables et sa force naturelle l'aident à propulser l'engin plus loin que les autres. À l'époque, le nom de la pianiste et lanceuse Micheline Ostermeyer, dernière française médaillée d'or au disque aux Jeux de Londres en 1948, ne lui évoque pas grand-chose. Mais de succès en succès, la lycéenne se prend au jeu...

En avril 1997, Serge Debié reçoit un coup de téléphone. À l'autre bout du fil, un cadre de la fédération d'athlétisme lui parle d'une jeune fille de Bourgoin, « intéressante » qui cherche un entraîneur dans la région. Le gardien du parc de Lyon-Parilly est un de ces passionnés d'athlétisme sans lesquels la France aurait bien du mal à décrocher des titres. Fou du lancer, il entraîne gratuitement des jeunes sur ses week-ends et ses vacances. Avec sa carrure de pilier de mêlée, il a lui-même envoyé le disque à un bon niveau. Dès la première rencontre avec Mélina, le courant passe. « Je n'imaginais pas qu'elle atteindrait ce niveau », reconnaît-il sans détour.

Ces deux enfants de la campagne, solides et sobres, entament une collaboration qui dure encore aujourd'hui. En vingt-quatre ans de bons et loyaux services, Serge Debié a touché 9 000 €, une somme versée par le Comité national olympique français au lendemain de la médaille d'argent de sa protégée aux Jeux de Rio 2016. Le technicien bénévole a connu d'autres joies : des voyages, des rencontres, le respect de ses pairs et surtout le plaisir de voir son athlète de plus en plus épanouie. « Avec Mélina, on s'est construit ensemble », résume-t-il pudiquement.

Libérée, médaillée

L'autodidacte a tout appris sur le tas. Il a feuilleté ici des traités techniques, observé là ses collègues étrangers, demandé des conseils, prêt à se remettre en question. Ses enfants l'ont initié à l'informatique et à la vidéo. Il pourrait parler des heures de la quête inaccessible du geste parfait. S'il lui arrive de ne pas être d'accord avec Mélina, cet adepte de la communication bienveillante n'est pas du genre à « gueuler » : « Mélina a fait des choix et s'y est tenue avec une force de caractère exceptionnelle. J'ai eu d'autres jeunes doués, mais ils n'avaient pas la motivation. »

Les séances de travail se sont multipliées au fil de saisons, de trois fois par semaine à tous les jours, puis deux séances quotidiennes, entre deux cours de management du sport. Si en France, cette graine de championne écrase la concurrence, les podiums internationaux sont dans les années 2000 trustés par les nations fortes du lancer : l'Allemagne, la Russie, Cuba... « À ses débuts, Mélina était une athlète bonne à l'entraînement et moins en compétition,se souvient Serge Debié. Aujourd'hui, c'est exactement l'inverse. » Un cap psychologique est franchi en 2007 lors d'un stage en Afrique du Sud. Pour la première fois, elle s'exerce avec les meilleurs de la discipline. « Ce voyage l'a décomplexée. »

La future médaillée olympique fait aussi un choix radical en 2009. Cette année-là, la jeune femme quitte un emploi aménagé au ministère de la défense pour tenter de vivre de sa passion : la voilà professionnelle, avec un salaire de 1 200 € versé par la fédération. Le pari est risqué : « Le disque ne paie pas », lui serine-t-on depuis des années. Les sponsors viendront finalement au fil des podiums. « Ce choix a conditionné le reste de ma carrière », pense-t-elle. Libérée de ses contraintes de bureau, la jeune femme n'est plus distraite de ses buts ultimes. Son dévouement au disque devient alors total.

La vie de champion est chargée de rites et d'habitudes où l'à-peu-près est banni. Il y a le lancer avec Serge Debié puis la préparation physique sous la conduite de Jérôme Simian. Le repaire de celui qui s'occupe aussi du décathlonien Kevin Mayer est caché dans un immeuble du 8e arrondissement de Lyon. Il y dirige une salle de musculation austère d'une quarantaine de m2, garnie d'une dizaine de machines et de rangées d'haltères à la peinture écaillée. « Mélina, c'est un tempérament,précise ce quadragénaire. Elle est toujours sérieuse, je n'ai pas besoin de la relancer. »

Jérôme Simian a commencé à travailler avec la discobole en 1998 au retour d'une expérience dans une université américaine. Il cherchait des athlètes pour mettre en pratique ses idées iconoclastes. Elle s'interrogeait après une vilaine entorse à la cheville. Ils ont cheminé de concert et il n'y eut plus jamais de rechute. « Un champion, c'est un chef d'entreprise qui va chercher les compétences dont il a besoin à l'extérieur », résume ce passionné. Avec Serge Debié, ils se réunissent chaque année pour réfléchir à un programme de renforcement musculaire adapté.

Mélina n'aime guère les exercices physiques et sans le parfum de la compétition, elle n'irait pas d'elle-même soulever de la fonte dans une salle étroite, nous avoue-t-elle. Le sport à ces altitudes n'est pas confortable, si l'on veut construire un corps de chasseur de médailles. Pendant la séance, l'électrostimulateur qu'elle se colle aux cuisses et au torse, soit pour récupérer, soit pour se muscler, la fait grimacer. L'appareil est réglé sur la fonction haute intensité et les charges électriques qu'il envoie dépassent le seuil de résistance à la douleur du simple quidam.

Entre deux étirements, Mélina et Jérôme discutent d'une gêne ressentie il y a quelques jours. Tout athlète professionnel est à l'écoute de ses sensations. La moindre douleur l'interroge. « J'anticipe beaucoup », confie-t-elle. Son corps a un capital éphémère et fragile qu'elle ne peut dilapider, encore moins à 42 ans. « On parle de son âge mais elle est mieux aujourd'hui qu'il y a vingt ans, jure son préparateur physique. Elle est plus forte, plus rapide. On fait attention à lui donner des charges de travail adaptées à ses besoins et à son physique. »Mélina Robert-Michon a largement échappé aux blessures durant sa carrière internationale entamée il y a vingt-trois ans. Elle l'attribue à ses entraîneurs qui ont privilégié les entraînements courts et intenses, ainsi qu'à son hygiène de vie, à sa technique de lancer, à son relâchement... À l'entendre, la blessure n'est pas vraiment une histoire de malchance. « En 2015, j'étais particulièrement tendue, si bien que je me suis fait mal au dos, décrypte-t-elle. Je dormais mal, j'étais dans une spirale négative et je suis passée à côté des championnats du monde où j'étais pourtant favorite. »

Cet échec a servi de détonateur. Au sein de sa garde rapprochée, une femme est venue lui prêter main-forte afin de muscler son mental : Meriem Salmi, la psychologue des champions. La spécialiste a un carnet de patients constellés de trophées : le judoka Teddy Riner, le pilote de Formule 1 Romain Grosjean, le navigateur Jérémie Beyou, le golfeur Mike Lorenzo-Vera, le rugbyman Maxime Machenaud, l'escrimeuse Astrid Guyart, la nageuse Charlotte Bonnet...

Accepter de confier son cerveau

« Le milieu du sport de haut niveau est particulièrement éprouvant sur le plan émotionnel,constate Meriem Salmi. La recherche de performance peut créer de l'anxiété. Plus on va loin, plus on est fragile. »Les athlètes ont des capacités hors norme de résister à la souffrance physique et psychique, tout en étant ultrasensibles. « On ne connaît pas les coulisses, lorsqu'ils enchaînent les contre-performances, les descentes aux enfers, poursuit la spécialiste. Même si elle est posée, réfléchie, calme, humble, Mélina n'en a pas moins des turbulences à gérer. »

La discobole a dû forcer sa nature réservée et prudente avant de « confier son cerveau »à une psychologue. Une fois la confiance installée, elle s'y est investie sans retenue comme dans toutes les choses qu'elle juge utile afin d'atteindre les sommets. Il y a les séances régulières et celles où le duo passe en revue tous les paramètres à l'approche d'une compétition : l'environnement familial, les relations avec le coach, la condition physique et psychologique, les routines, les douleurs qui sèment le doute... « Le stress peut arriver n'importe quand sans crier gare,témoigne Mélina. Et alors on perd en lucidité. Le travail psy m'a permis de dédramatiser et de me recentrer sur la réalité. Je suis plus en accord avec ce que je suis. J'ai gagné en assurance et je me sens bien mieux dans ma peau. » Un an après le début de sa collaboration avec Meriem Salmi, elle décrochera une première médaille olympique aux Jeux de Rio.

Leur échange dépasse le cadre de la simple préparation mentale que l'on utilise aujourd'hui presque systématiquement dans le sport de haut niveau : la discussion englobe la vie de femme, de maman, de championne, les relations avec l'entraîneur... Selon Meriem Salmi, « la performance est le résultat d'une harmonie, tout est important ». Il suffit qu'une des deux filles de Mélina tombe malade, que les nuits sans sommeil s'enchaînent, que la fatigue s'accumule, que l'esprit ne soit pas au disque et les lancers en pâtissent.

Être mère, un déclic

À l'inverse, l'environnement familial a aussi des vertus dynamisantes. Mélina a réalisé son meilleur lancer de l'année à la mi-juin, au sortir du week-end où elle a célébré la communion de son aînée Elyssa. De retour chez elle, au milieu de sa famille, elle a pu se ressourcer en oubliant un peu le disque. « Il n'y a pas de hasard », commente son entraîneur. Les meilleurs résultats de Mélina sont d'ailleurs survenus dans les années qui ont suivi la naissance de sa fille. « Ma première grossesse a été un déclic », pense-t-elle.

Entre le foyer et le disque, sa vie est minutée. Se lever, préparer les enfants, les emmener à l'école, lancer, se muscler, déjeuner, récupérer, s'entraîner, se muscler, s'occuper des filles, des devoirs, de la cuisine, dîner, répondre à des e-mails, donner des interviews, préparer ses déplacements, communiquer sur Instagram avec le public, et enfin dormir. « Sans Loïc, je n'y arriverai pas », confie-t-elle. Loïc, c'est le compagnon et le père de ses enfants, un ancien lanceur au torse de centaure, dont le cabinet d'ostéopathie est collé à la salle de musculation où sa compagne s'exerce. « Mon rôle est de l'accompagner et de la soutenir, on va tous dans la même direction », explique-t-il, d'un ton un peu gêné. Avec le temps, il a appris à trouver le mot d'encouragement lorsque sa compagne lui confie ses interrogations. « Parfois,précise-t-il en riant, la meilleure réponse, c'est de ne rien dire ». Il gère le quotidien dans le pavillon qu'ils ont acheté à crédit, lors des longues absences de Mélina.

Sa maternité a créé une brèche dans les préjugés bien enracinés du monde sportif. Les femmes y étouffent d'ordinaire leur désir d'enfants de peur que l'arrêt prolongé dû à la grossesse anéantisse des années d'efforts. « Je me souviens avoir pleuré à mon retour à la salle de sport,confie Mélina. Je redémarrai de zéro. Mais j'ai repris avec une motivation décuplée à chaque fois. Ces coupures m'ont finalement relancée. »

Après deux décennies, Mélina n'est pas lassée de cette vie de rigueur au point de viser les Jeux de Paris en 2024. Refusant les clichés sur les sacrifices des sportifs, l'intéressée s'estime chanceuse de vivre de sa passion. « Mon père travaillait beaucoup à la ferme et je l'ai toujours vu le faire avec plaisir », rappelle-t-elle. Sa psychologue parle d'histoire d'amour avec le lancer du disque. « Sa discipline n'est pas valorisée, rappelle-t-elle. Il n'y a pas d'argent, pas de médiatisation. Mélina n'est pas dans une logique narcissique. C'est une affaire de passion. »

La discobole est prête à encaisser des années de travail pour quelques heures d'ivresse, ces moments d'exception où un champion entre dans un état proche de l'extase. Aux Jeux de Rio, la lanceuse qui n'était limitée ni par son corps, ni par sa technique, ni par ses doutes, a frôlé l'harmonie parfaite avec un disque à 66,73 m. En décrochant la médaille d'argent, Mélina dit avoir reçu une « grosse décharge d'adrénaline ». « Le stress de la compétition, l'enjeu, la fierté et la joie de vos proches, tout est amplifié. Après la naissance de mes filles, ce sont les émotions les plus fortes que j'ai vécues. »

C'est pour revivre ces moments d'extase qu'elle s'inflige toute cette autodiscipline, ces exercices austères, ces repas calibrés, ou encore ces stages loin de sa famille qu'elle accumule en cette année olympique. On la croise sur le stade de Saint-Raphaël au mois de février, à la recherche du geste parfait. « À Tokyo, l'or se jouera à 70 m », nous explique-t-elle sous le regard de Serge Debié et de Thierry Christel, un cadre technique de la fédération française qui vient conseiller le duo depuis vingt ans. Le ciel est doux, le moral au beau fixe. Relâchée et concentrée, Mélina envoie les disques au-delà des 60 m. « C'est une séance importante, nous sommes dans la vérité », lâche Serge Debié.

Le matin, ils ont dû subir un test Covid-19, le énième d'une année secouée par l'épidémie, entre les Jeux déplacés, les concours supprimés, les stages en Afrique du Sud et à La Réunion annulés, les rencontres publiques reportées...

Dans cette préparation olympique hors norme, Mélina Robert-Michon a glissé sur les frustrations en s'adaptant au jour le jour. Avec un lancer à 65,8 m réalisé le 19 juin au stade de Lyon-Parilly, elle se situe dans le top 10 des meilleures performances de la saison, mais reste cependant à quatre mètres du podium.

Pas de quoi ébranler cette force tranquille : « Le jour J, tous les compteurs seront remis à zéro » , prévient-elle. À Tokyo, le 2 août, la médaille se jouera au mental, à cette capacité de rivaliser avec soi-même et les autres. Mélina Robert-Michon visera encore l'harmonie, entre contrôle et relâchement, le corps bien accordé à la technique mille fois répétée, le bras libéré des freins de l'esprit, le geste le plus naturel possible. Et le disque s'envolera.

L'Équipe
mercredi 4 août 2021 1164 mots, p. 28

La médaille du coeur Après quatre forfaits, l'Américaine Simone Biles a signé son retour en remportant le bronze à la poutre pour clore ses Jeux. Une sacrée preuve de résilience pour la septuple médaillée olympique.

DE NOTRE ENVOYÉE SPÉCIALE

CÉLINE NONY

TOKYO - C'est à peine si un voile glisse sur son visage. De la joie, de la frustration, de la fierté... En cet instant si particulier d'une ultime note qui s'affiche et sacre la toute frêle Guan Chenchen (16 ans), devant sa compatriote et souriante Tang Xijing (18 ans), pour un doublé chinois à la poutre (comme en 2012), on n'a pourtant d'yeux que pour elle. Mais il est impossible de déchiffrer les émotions qui transpercent Simone Biles. Cinq ans après ce maudit déséquilibre qui l'avait privée d'une cinquième médaille d'or aux Jeux de Rio, la jeune femme doit être bouleversée d'en cueillir une nouvelle à ce même agrès. « Celle-ci est définitivement plus douce. Après tout ce que j'ai traversé, je vais la chérir davantage » , promet-elle.

À 24 ans, Simone Biles sourit, s'anime. Elle vient enfin de s'exprimer sur un agrès. Rien d'exceptionnel, loin de sa démesure habituelle. Elle qui avait dû être patiente, oser une sortie irréelle qui porte désormais son nom (double salto arrière groupé avec une double vrille) pour conquérir un troisième titre mondial à la poutre, en 2019, a très largement diminué son contenu technique à Tokyo. De 6,5 points en qualifications, le dimanche 25 juillet, elle s'est contentée hier d'une honnête difficulté évaluée à 6,1 pts. Sans briller sur la qualité d'exécution. Mais l'essentiel était ailleurs. « Nous sommes des humains, pas juste des attractions. Des choses se passent en coulisses dont les gens n'ont aucune idée », martèle l'Américaine.

Il n'est pas question ici du décès de sa tante, deux jours plus tôt. Mais bien de son absence du plateau de compétition depuis près de dix jours. Caméras, curieux ou admirateurs, ils étaient nombreux à s'être massés dans la tribune surplombant l'aire de poutre dans l'Arena Ariake. Pour l'observer, l'encourager. Lui délivrer finalement une poignante ovation. « Ce passage, je l'ai fait pour moi. Je suis fière d'avoir été capable de concourir encore une fois, assure Simone Biles, comme soulagée. Je ne m'attendais pas à repartir avec une médaille, je voulais juste me présenter pour moi. » Se prouver qu'elle était toujours une gymnaste.

Une pression infernale pour la star annoncée de ces Jeux

À force de battre des records - 25 médailles mondiales, dont 19 en or -, et de défier les lois de l'apesanteur depuis son premier avènement mondial, en 2013, en s'autorisant des figures toujours plus complexes, Simone Biles semble évoluer sur une autre planète. Bien sûr, sa vie est secouée de drames. Une mère toxicomane à qui la garde de ses enfants a vite été retirée, les foyers sociaux, l'adoption par son grand-père et sa seconde épouse Nellie, les accusations de meurtres qui pèsent sur son frère aîné, sans oublier ces abus qu'elle a subis comme des centaines d'autres par le pervers sexuel Larry Nassar, ancien médecin de l'équipe féminine américaine qui croupit en prison pour cent soixante-quinze ans. Mais cela ne ressemblait qu'à de tragiques soubresauts pour agrémenter la légende.

Lorsqu'elle est arrivée au Japon, l'Américaine était annoncée comme la star des Jeux, le visage de la chaîne NBC qui a investi sur elle des millions de dollars. Simone Biles allait dépoussiérer de vieux exploits et réussir à égaler la Soviétique Larisa Latynina et la Tchécoslovaque Vera Caslavska, les deux seules à avoir défendu leur titre olympique individuel. Peut-être allait-elle même devenir, si elle rééditait sa performance des Mondiaux de 2019, la seule gymnaste à cinq ors sur une même édition, et rejoindre Latynina, encore elle, qui culmine à neuf titres aux JO. Personne ne doutait, n'envisageait un autre scénario. Une hérésie. Une pression énorme, forcément insupportable.

Dès les qualifications, Simone Biles s'est révélée fébrile. Une simple mise en jambes, osait-on. Jusqu'à l'onde de choc du mardi 27 juillet. Dès la première rotation des Américaines en quête d'un troisième titre olympique de rang dans la finale par équipes, la Texane a flanché. Elle qui domine tant le saut a stoppé sa double vrille et demie en l'air. Le regard vide, hagarde. Dans un mélange d'incompréhension de ce qui venait de se passer et de profonde humiliation. D'autres qu'elles ont mesuré le danger. Entraîneure des Pays-Bas depuis le printemps dernier, Aimee Boorman avait accompagnée Simone Biles depuis ses débuts à l'âge de 6 ans, jusqu'aux Jeux de Rio. Dès l'échauffement, elle a reconnu des signes déjà observés en 2013, à l'occasion d'un tournoi local. Sa protégée s'était perdue dans l'espace et la technicienne lui avait interdit de poursuivre la compétition. Cette fois, c'est Biles elle-même qui a décidé d'abandonner, l'a annoncé à ses coéquipières qui n'ont pu s'offrir qu'une médaille d'argent collective. Impuissants, Cécile et Laurent Landi, ses entraîneurs depuis fin 2017, avaient constaté depuis la veille qu'elle affrontait un blocage sur les vrilles.

À la poutre, elle peut éviter les vrilles qui la tétanisent

Ce phénomène que de nombreux acrobates expérimentent et que l'on qualifie de twisties peut se manifester à n'importe quel moment. Les causes en restent incertaines. Pression, stress, fatigue... Juste avant les Jeux, dans un message posté sur les réseaux sociaux, Simone Biles avait avoué son sentiment de « porter le monde sur ses épaules ». Elle assume vouloir être la voix des victimes de Nassar, restant la seule en activité, et dénoncer ces méthodes controversées encore en vogue dans son sport pour obtenir des médailles à tout prix. Pas étonnant finalement que son cerveau ait vrillé, l'empêchant justement d'effectuer les vrilles. « Le plus effrayant, c'est que je n'ai aucune idée d'où je suis en l'air et sur quoi je vais atterrir. La tête, les mains, le dos. Rien que de regarder les autres gymnastes en faire, ça me donne envie de vomir », s'étonne-t-elle.

Pourtant, elle a tenté toute la semaine de renouer le fil de sa technique, de dépasser la désynchronisation entre ce que son esprit commande et ce que son corps enclenche. Et tous les jours, elle a fini par déclarer forfait pour les finales. « Ce n'était pas facile de se retirer comme ça, avoue-t-elle. Mais je ne voulais pas mettre en danger ma santé ou ma sécurité. Cela n'en vaut pas la peine. » Finalement, la poutre s'est imposée comme l'exercice le moins périlleux. Elle peut y éviter ses « vieux démons » et les vrilles qui la tétanisent. « J'étais un peu nerveuse pour la sortie qu'on a dû changer, je n'avais plus fait de double arrière carpé depuis mes 12 ans. Mais concourir encore une fois, avec le soutien de tout le monde, était important pour moi », insiste celle qui refuse de se projeter sur les Jeux de Paris. « Mentalement, j'ai encore beaucoup de choses sur lesquelles je dois travailler » , rappelle-t-elle comme une évidence. Satisfaite, au bout du compte, d'avoir mis en lumière ces maux, cette question de la santé mentale des athlètes qui lui a valu la reconnaissance de ses pairs.

Le Figaro, no. 23882
Le Figaro, jeudi 3 juin 2021 648 mots, p. 12

Sport

Aussi paru dans
2 juin 2021 - Le Figaro (site web)

Marie-Laure Brunet : « Mon corps a dit stop en pleine course »

Ezvan, Jean-Julien

L'ancienne biathlète, double médaillée olympique reconvertie en tant que coach et préparatrice mentale, dispense ses conseils et son expérience à des athlètes de haut niveau, comme dans le monde de l'entreprise.

LE FIGARO.- Racontez-nous la fin brutale de votre carrière...

Marie-Laure BRUNET. - C'était aux Jeux de à Sotchi, en 2014. Quatre ans auparavant, j'avais remporté deux médailles (argent par équipe et bronze en individuel) et là, lors de la dernière course, j'étais la première relayeuse. Je sentais que ce serait compliqué, j'en ai fait part à mes entraîneurs qui m'ont dit: « Ça va bien se passer, ne t'inquiète pas. » Je me suis dit, 6 km, ce n'est vraiment rien, je vais serrer la vis, c'est ce que je disais lorsque je faisais appel à mon mental. Sur ce relais, au deuxième tour, il y avait une grosse bosse et je me suis effondrée. J'ai compris que mon corps avait dit stop, que mon mental n'était plus prêt à compenser. J'ai été évacuée sur une civière... Le médecin voulait faire un communiqué en parlant d'un malaise vagal, je lui ai dit : « On va s'avouer les choses. »

A-t-il été facile de remonter la pente ?

Le surentraînement avait été diagnostiqué un an avant, à la suite d'une batterie de tests. À Sotchi, j'ai pris le mur et j'ai été obligée de voir les choses telles qu'elles étaient. Cela faisait quelques années que j'avais des signaux, mais, avec mon tempérament optimiste, je m'accrochais, puisque je continuais à faire des résultats malgré cet état de fatigue chronique. Les mois qui ont suivi m'ont servi à faire le point. J'adorais la compétition, mais je sentais que je n'étais plus à l'équilibre dans ma vie de femme et de sportive. En discutant avec un ami, j'ai compris qu'il était temps d'arrêter. Je suis partie visiter une amie en Alaska. Après j'ai entrepris une thérapie. Je voulais sortir de cette aventure en étant positive.

Avant de replonger dans l'univers du sport...

Je ne voulais pas entendre parler du sport, mais la vie est bien faite, le sport est venu à moi. J'ai donné des conférences et je me suis rendu compte qu'en parlant de mon expérience, j'étais comme un miroir et il y avait des choses qui passaient. L'étape suivante, c'était de pouvoir accompagner, d'activer le potentiel. J'ai suivi une formation de deux ans et demi à l'Insep. Des athlètes m'ont sollicitée. Il y a un lien étroit entre ce que j'ai vécu à la fin de ma carrière et le métier que j'exerce.

Le burn-out des sportifs est-il comparable à celui qu'endurent les civils ?

Comme pour les civils, le cas extrême, c'est lorsqu'ils portent atteinte à leur vie. Les blessures à répétition, peut-être un manque de sens, peuvent être des signes qu'il n'y a pas d'équilibre. L'idée, pour les sportifs, comme en entreprise, c'est de reprendre les fondamentaux, qu'ils puissent retrouver un peu d'oxygène et que petit à petit leur niveau d'énergie leur permette d'être efficaces.

La pandémie de Covid-19 aggrave-t-elle la situation ?

Beaucoup sont en souffrance. Dans le monde du sport, comme de l'entreprise. Il faut sans cesse s'adapter, le réservoir se vide. Il faut toujours trouver le moyen de remonter le niveau de carburant. S'il n'y a pas d'objectifs de compétitions, il faut trouver des objectifs de travail et des solutions de parade.

Le monde du sport peut-il être un cadre d'épanouissement ?

Même si j'ai vécu quelque chose de difficile, c'est la plus belle école de la vie. Les émotions positives sont tellement intenses que cela gomme toutes les difficultés, les peurs, les doutes. Tout est exacerbé. Je le souhaite au plus grand nombre. Il faut arriver à garder les pieds sur terre, bien utiliser les expériences, garder la tête froide et être humble. L'humilité aide à réaliser les performances et à bien réaliser la transition de l'après-carrière...

L'Équipe
jeudi 29 juillet 2021 2223 mots, p. 20

« Je suis devenu l'homme à abattre » Champion olympique du 100 m en 2008 à Pékin, l'Antibois n'a jamais rien fait dans le confort ni la simplicité. Et ce titre suprême lui a même longtemps empoisonné la vie.

JEAN-PIERRE BIDET

« Votre rêve de devenir champion olympique du 100 m, il naît à quel moment ?

Assez tardivement, fin 2003 quand je commence à réaliser des temps intéressants. Je nage 50''43 (7e performeur français à ce moment-là) sur une finale de Vittel Cup à Caen. Cette année-là, je n'étais pas qualifié pour les Championnats du monde mais j'avais bien progressé. Au point que je me suis mis à penser à une participation aux Jeux d'Athènes avec le 4×100. Et puis, début 2004, on me diagnostique une mononucléose et une toxoplasmose et je rate la qualif pour dix-sept centièmes. C'est une déception mais je ne suis pas loin donc je vais tout mettre en oeuvre pour être quatre ans plus tard à Pékin. J'ai 20 ans, je veux y être.

De là à déjà penser au titre ?

Il va falloir attendre plusieurs années pour que mes ambitions grandissent alors que pour Denis (Auguin, son entraîneur), c'est déjà clair. Quand je rate ma qualif pour Athènes, il me dit : "Alain, je suis sûr que tu peux nager moins de 49'', voire moins de 48''5 ! " À ce moment-là, le record du monde est à 47''84 (Peter Van den Hoogenband, en septembre 2000). Je me dis que c'est un peu osé mais j'ai envie d'y croire. Parce que ça fait six ans qu'on s'entraîne ensemble et qu'il ne parle jamais dans le vent. Donc ça me responsabilise. En plus, parallèlement, je prépare mes diplômes d'entraîneur, ça m'ouvre les yeux sur la préparation. Je comprends l'importance de la planification, des volumes, des filières énergétiques sur lesquelles on travaille. Et aussi des choses en dehors de l'eau, l'échauffement à sec, la récupération, les étirements. Faire attention à l'heure à laquelle je me couche, à ce que je mange, ce que je bois.

Vous continuez votre courbe ascendante mais vous subissez un coup d'arrêt en 2007 aux Championnats du monde de Melbourne...

C'est une petite claque de rappel. Même si je suis en pleine progression, que j'ai battu le record de France quelques semaines avant à Lyon (48''81) en nageant de manière assez désorganisée, cela ne suffit pas. À Melbourne, j'ai peut-être eu un excès de confiance. En demies, je suis à ce niveau mais je fais le neuvième temps, pour deux centièmes. Et quand je vois la finale qui se gagne en 48''4 (48''43), je me dis que c'était à ma portée. Je suis déçu, mais je positive. En trois ans, j'ai fait d'énormes progrès, la dernière marche va être la plus difficile mais je suis remonté à bloc. Si je n'avais pas eu cette claque, je ne sais pas si j'aurais eu la force et le courage de travailler aussi dur. À chaque séance, quand je sortais de l'eau, je pensais déjà à la suivante, en cherchant toujours à faire mieux.

Mais la saison olympique démarre mal...

En septembre, chez un copain du côté d'Albi, je fais l'imbécile, le poirier, et mon bras glisse. Douleur, radio, épaule luxée et au moins quatre semaines d'immobilisation. Je reviens le lundi à l'entraînement et je dis à Denis, "Je me suis fait un peu mal à l'épaule, je ne peux pas nager aujourd'hui mais je pense qu'à la fin de semaine, ça ira" Il me répond : "Tu te démerdes, je ne veux rien savoir". Il m'a tourné le dos, j'ai vu mes copains se mettre à l'eau, un grand moment de solitude. Le lendemain, on a mis en place un protocole de renforcement musculaire, des séances de kiné. C'était compliqué, je ne pouvais pas lever le coude mais à partir du moment où j'ai pu retrouver l'eau, j'ai rattrapé une partie du volume. J'en ai bavé mais je me taisais et je nageais.

En mars 2008, aux Championnats d'Europe d'Eindhoven, vous entrez dans une autre dimension. À ce moment-là, c'est champion olympique ou rien ?

Trois semaines avant, on était en stage en Floride quand Eamon Sullivan avait battu le record du monde de Popov sur 50 m (21''56 contre 21''64). Ça m'avait perturbé, je ne pensais qu'à ça, à cette concurrence qui s'affirmait. Mais à Eindhoven, j'étais serein. Ce qui nous a surpris, c'est le timing. De juin 2007 à mars 2008, j'ai gagné 62 centièmes, ce qui était assez cohérent avec ma courbe de progression. Mon rêve de participer aux Jeux se transforme en rêve de devenir champion olympique. Jusque-là, dans toutes mes courses, j'arrivais aux 75 mètres et je commençais à piocher. Et pour la première fois, j'ai senti le second souffle, ce regain d'énergie qui te donne l'impression d'être porté, de surnager, presque d'être spectateur de soi-même. En deux jours, je bats deux fois (47''60 puis 47''50) le record du monde dans la piscine de VDH (Pieter Van den Hoogenband), qui est forfait parce qu'il est malade. Le symbole est super fort. J'efface des tablettes celui que je regardais à la télé quatre ans avant alors qu'on avait abordé cette compétition sans préparation spécifique parce que l'objectif principal était trois semaines après, aux Championnats de France, qualificatifs pour les Jeux. J'ai senti que j'avais basculé dans autre chose en recevant deux soirs de suite un coup de fil du président de la République. Et le retour à Paris me l'a confirmé. C'était un déferlement qu'il a fallu gérer et je n'y étais peut-être pas prêt.

L'approche des Jeux aurait dû être confortable et c'est le contraire qui se passe...

Je n'ai jamais été aussi malmené émotionnellement. J'avais fait 47''60 et 47''50 mais la seule chose que je me demandais, c'était comment je pouvais améliorer ça. J'avais identifié des pistes au niveau de la fréquence, de l'allonge de bras mais mon moral fluctuait énormément. Le matin, je pouvais être très confiant et le soir au fond du trou. Parfois, j'étais au bord des larmes à la fin des séances, persuadé que je n'y arriverai pas. Et le lendemain, je me sentais imbattable. En fait, je n'avais pas les armes pour affronter ça, cela faisait dix ans que je m'entraînais deux fois par jour pour nager le plus vite possible et là, il fallait gérer les demandes d'interviews, de partenariat, les sollicitations extérieures. Je ne devais pas m'éparpiller et c'était difficile.

Et vos Jeux commencent par une immense déception, ce 4×100 m où vous prenez le dernier relais en tête et où vous terminez deuxième pour huit centièmes !

D'abord, c'est impossible de me coucher le soir avec un sentiment de responsabilité et de culpabilité. Quand je sors de l'eau, j'ai l'impression d'avoir nagé 49''5, je me dis : "Ça n'est pas possible, qu'est-ce qui s'est passé ?" Sauf que je nage 46''7 (46''73), le meilleur temps (lancé) que j'aie jamais fait donc je suis en forme. C'est là-dessus que Denis va jouer en me disant : "Le travail, tu l'as fait, il n'y a aucun souci, il faut juste des petits réglages". On est dans la routine et la répétition. Évidemment, si tu es bien d'entrée, ça te met dans une bonne dynamique mais il faut séparer les choses. Le relais était terminé, on passait au 100 m et j'y suis arrivé tout neuf.

Vous êtes donc très confiant au moment d'aborder les séries ?

Je les passe en ayant le luxe de m'économiser, même chose en demies. Je suis en finale et j'ai rarement été aussi serein. Comme avant chaque course, Denis me glisse les derniers petits conseils : "Pense à ça, au départ, pose bien ta nage, pense à ton virage..." Là je le regarde et je lui dis : "Stop, t'inquiète, tu vas te régaler !" Je lui fais un clin d'oeil et je pars vers la chambre d'appel. C'était une façon de lui dire que je savais ce que je devais faire. Le message, c'était : "Merci de ces consignes, maintenant, tu es spectateur, profite !"

Cette course, vous vous en souvenez chaque détail ?

En chambre d'appel, les visages étaient fermés, les gars avaient du mal à rester en place, ils sautillaient, ils faisaient des pompes. Moi, j'étais tranquille. J'ai pris le temps de croiser le regard de chacun. Il y avait énormément de pression mais je la contenais. C'est sur le plot que ça s'est un peu gâté. Entre le "À vos marques !" et le top, mes jambes se sont mises à trembler. Mais dès le plongeon, les automatismes sont revenus avec une consigne fondamentale que Denis m'avait donnée : "Si tu passes aux 75 mètres avec Sullivan, tu as toutes les chances de toucher devant." Il avait vu qu'il avait un petit passage à vide entre 75 et 85 mètres. Le but, c'était d'être le plus rapide et le plus relâché possible jusque-là pour ne pas être tétanisé au moment de conclure. Et aux 75 mètres, je suis au contact. Je ne me dis pas : "Tu vas gagner !", juste que je peux le faire. À partir de là, j'ai des flashs, je vois ma vie défiler à chaque mouvement de bras, je me revois gamin en train d'apprendre à nager, je revois ma famille, mes amis. Je sais que la touche va être décisive, je respire côté droit et lui est sur ma gauche, je ne peux pas savoir si je suis devant et à la limite, je ne veux pas le savoir parce que je suis à fond. Je touche le mur, j'ai un bon pressentiment mais je ne suis sûr de rien. Je me retourne, je vois le 1 en face de mon nom et je me dis que c'est super, que j'ai gagné la finale. J'avais essayé au maximum de désacraliser cette course-là. Et il m'a fallu quelques secondes pour comprendre que c'était la finale des Jeux. Et là j'ai pu me laisser aller.

Vous atteignez donc le sommet de votre discipline mais cela va vite devenir un poids énorme...

J'avais vécu à distance l'expérience de Laure (Manaudou, triple médaillée olympique à Athènes, en 2004) avec ses hauts et ses bas et je savais à quoi m'en tenir, que c'était énergivore et chronophage. J'avais mis en place une structure avec un avocat et un agent et je me suis beaucoup reposé dessus pour continuer à travailler sereinement. J'ai commencé à très bien gagner ma vie et j'avais réussi à ne pas me laisser distraire par ça, je récoltais tout ce que j'avais semé pendant des années. Mais je n'avais sans doute pas estimé l'ampleur de ce qui allait se passer. Pour Denis, je suis champion olympique mais je ne dois pas rater un entraînement alors que je croule sous les sollicitations.

Ce que vous n'aviez pas envisagé non plus, c'est la violence de l'accueil d'une certaine partie de la natation française ?

Je suis devenu la cible, l'homme à abattre. On attendait que je tombe. C'est une des choses les plus lourdes que j'aie eue à gérer. Quand tu réussis, tu suscites de l'intérêt positif mais aussi négatif. Tous les coups étaient bons pour me battre, c'était moi contre le reste du monde, qui était parfois à deux cents kilomètres de là où je m'entraînais. Il y avait une grande adversité avec Marseille, avec Fabien (Gilot), Fred (Bousquet), Greg (Mallet). Pas de propos déplacés, jamais de désaccords avérés mais ce qui a joué, c'est l'effet de groupe. Je me suis souvent senti seul. Quand je bats le record du monde en petit bassin à Angers (45''69 en décembre 2008), je n'étais pas préparé pour ça mais je les savais tous affûtés comme des lames pour me faire tomber et ça m'avait surmotivé. J'aurais pu parfois me ménager mais j'ai toujours voulu assumer mon statut.

Certains ont aussi remis en doute votre légitimité. Cela vous a blessé ?

Franchement, je n'ai pratiquement eu que des commentaires bienveillants. Même si, parfois, j'aurais préféré être plus tranquille au restaurant ou au supermarché, je ne serai jamais assez reconnaissant vis-à-vis de tous ces gens qui m'ont témoigné leur admiration. J'ai l'impression que je ne m'y habituerai jamais. Il y aura toujours des détracteurs, des gens qui diront "Il était chargé ! Il a réussi grâce aux combinaisons !" Moi, je sais ce qu'on a fait pour y arriver et je suis en paix avec ça.

C'est une fierté de faire partie de ce club des champions olympiques du 100 m, vous qui n'étiez à la base pas le plus doué des nageurs ?

Je me revois à 15 ans, tout grand, tout frêle, je n'arrive pas à mettre un bras devant l'autre et pourtant, j'adore nager, je suis obnubilé par le chrono. C'est cette soif d'aller toujours plus vite qui m'a amené à ce niveau de performance. Ce parcours me rend fier parce que j'ai croisé des gens qui avaient un talent fou et qui n'ont pas pu ou su l'utiliser et que s'ils m'en avaient donné la moitié, j'aurais été encore meilleur. Cela montre que le travail paie et qu'il faut être passionné. Il y a aura une récompense au bout, pas forcément un titre olympique, mais la satisfaction personnelle d'avoir progressé et donné le meilleur. La course de Pékin, je la revois souvent parce que sur chacun des stages ou des conférences que je fais, je mets la vidéo en présentation. Et plus le temps passe plus je me dis : "Mais qui c'est ce mec qui a fait ça ?" »

Le Figaro (site web)
mercredi 16 février 2022 - 06:00 UTC +01:00 300 mots

Sports ; Jeux olympiques

Aussi paru dans
16 février 2022 - MSN (France) (site web réf.)

JO : les rendez-vous à ne (surtout) pas rater ce mercredi matin

La rédaction

Un quatuor ambitieux sur le relais féminin du biathlon, la finale du tremplin messieurs en ski acrobatique et la finale du sprint par équipes en ski de fond promettent, ce mercredi matin, de beaux moments.

Biathlon, relais femmes (8h45). Les biathlètes français (déjà 6 médailles : 2 d'or et 4 d'argent) peuvent, ce mercredi, viser un nouveau podium. En piste : Anaïs Bescond, Anaïs Chevalier-Bouchet, Justine Braisaz-Bouchet et Julia Simon.

Ski de fond, finale sprint classique par équipes femmes (10h15), hommes (10h40). Avec les Français Mélissa Gal-Léna Quintin et Richard Jouve- Hugo Lapalus (qui a été préféré à Lucas Chanavat). À Pyeongchang, en 2018, Richard Jouve avait décroché du bronze en sprint par équipes, en faisant équipe avec Maurice Manificat. Après la médaille de bronze du relais 4 x 10 km, les fondeurs bleus veulent refaire parler d'eux dans une discipline explosive, intense.

Ski acrobatique, tremplin hommes (12h). Le Suisse Noé Roth, fils de l'entraîneur Michel Roth et de Colette Brand, médaillée olympique de Nagano en 1998, a pris la 3e place des qualifications dominées par les Chinois Guangpu Qi et Zongyang Jia. Il veut tirer son épingle du jeu face aux Chinois qui sont les hommes à battre. La Chinoise Xu Mengtao s'était imposée dans le tremplin femmes.

Short track, 1.500 m femmes (13h15), relais hommes 5.000 m (13h44). Après l'or sur 1.000 m et l'émouvant titre en relais par équipes sur 3000 m (dédié à Lara Van Ruijven, emportée brutalement par une maladie auto-immune, il y a 18 mois), sans oublier la médaille d'argent sur 500 m, la Néerlandaise Suzanne Schulting s'attaque au défi d'une nouvelle médaille. Les Françaises Gwendoline Daudet et Tifany Huot-Marchand sont en compétition.

Voir aussi :

Le Monde (site web)
sport, lundi 7 février 2022 - 16:00 UTC +0100 1153 mots

JO 2022 : l’ascension médiatique du biathlon, ce sport devenu télégénique

Florian Lefèvre

Diffusée tout l’hiver en clair sur la chaîne L’Equipe, la discipline nordique s’impose désormais comme un produit-phare des sports d’hiver en France.

Devant la scène d’un festival de musique ou au bord des routes du Tour de France, chaque année, le drapeau breton fait partie du décor. En décembre 2021, on a aussi aperçu le Gwenn ha du au Grand-Bornand (Haute-Savoie), parmi la foule venue assister à la quatrième manche de la Coupe du monde 2021-2022 de biathlon.

Pendant quatre jours, au cœur du village des Aravis, le grand cirque blanc a rassemblé quotidiennement entre 10 000 et 20 000 personnes. Selon les chiffres des organisateurs, pour cette quatrième édition dans l’Hexagone, la moitié du public venait de la région Auvergne-Rhône-Alpes ; l’autre moitié, du reste de la France et de l’étranger.

Ainsi, même si sa pratique reste encore marginale – 10 000 licenciés incluant la pratique loisir d’après la fédération mais seulement 25 à 30 athlètes seniors pouvant prétendre à l’équipe de France – ce sport, qui combine le ski de fond en style libre (skating) et le tir à la carabine, s’est popularisé bien au-delà des massifs, jusqu’en Bretagne. En matière d’audience, la chaîne L’Equipe – qui codiffuse la Coupe du monde depuis 2015 – a franchi la barre du million de téléspectateurs à quinze reprises en 2021.

Champion français du tournant des années 1990-2000, Raphaël Poirée n’avait eu qu’une seule occasion de disputer une course internationale de biathlon en France au cours de sa carrière : les championnats d’Europe de 1995, déjà au Grand-Bornand. A son époque, hors Jeux olympiques, le biathlon était diffusé uniquement sur la chaîne câblée Eurosport. A une exception près : « En 2002, France Télévisions avait retransmis les championnats du monde d’Oslo, où je gagne. Ils étaient impressionnés par l’audience. »

Pourquoi cela ne s’est-il pas reproduit ? Poirée rit jaune : « Ils ont pris peur… » Quinze ans après sa retraite, le Norvégien d’adoption observe de loin et avec plaisir cet engouement croissant dans son pays natal. « Avant, ce sport était développé dans les massifs français, et puis L’Equipe et Martin Fourcade, avec ses cinq titres olympiques, ont fait bondir la popularité du biathlon. On savait que ça allait arriver un jour », assure l’ancien rival d’Ole Einar Bjorndalen, légende norvégienne aux 13 médailles olympiques.

Devenir un sport télégénique

Etre un sport spectaculaire est une chose, se rendre télégénique en est une autre. C’est précisément sur ce dernier aspect que la discipline s’est démarquée. Il fut un temps où elle partageait une fédération internationale commune avec le pentathlon moderne. L’Union internationale de biathlon (IBU) est née en 1993. Cette scission apparaît rétrospectivement comme un tournant majeur.

Ancien reporter pour le quotidien régional Le Dauphiné libéré, Yves Perret a connu l’avant et l’après. « Le coup de génie de l’IBU, ça a été de créer des formats de course qui entrent dans un cadre télé », analyse-t-il. Aux épreuves en contre-la-montre – le sprint et l’individuel – se sont ajoutées la poursuite et la mass start (départ groupé) qui génèrent de la confrontation et de la dramaturgie.

Dès 2005, l’IBU a aussi intégré à son calendrier des compétitions mixtes de relais. « Aujourd’hui, on retrouve ce genre de format au triathlon et dans le ski alpin, note Simon Fourcade, frère de Martin et aussi son ancien partenaire de relais. On voit que le biathlon représente une source d’inspiration. » Même pour le… pentathlon moderne, où les épreuves de tir et de course à pied ont récemment fusionné. Aujourd’hui, le fossé est vaste entre les deux sports : l’un est diffusé toutes les semaines en clair, l’autre est resté confidentiel.

Retour en arrière. En 1992, la France a accueilli les Jeux olympiques à Albertville (Savoie). « L’obtention de ces Jeux a conduit les instances du ski français à mettre des moyens sur les sports nordiques », reprend Yves Perret, coauteur du livre Les Grandes Heures du ski nordique français (Les Passionnés de bouquins, 2021). Et depuis le milieu des années 1990, l’équipe de France tricolore n’a cessé d’obtenir de bons résultats.

Double médaillée olympique à Vancouver (2010), Marie-Laure Brunet a été un visage du succès tricolore. En 2019, avec son mari, la retraitée assistait à une étape de la Coupe du monde en Norvège. « C’était hallucinant le nombre de Français qui avaient fait le déplacement à Oslo. » Pourtant, le long des tribunes, elle passe inaperçue auprès des supporteurs tricolores. « Aucun Français ne me reconnaissait, alors que tous les Allemands et les Russes me demandaient des autographes… »

L’ambassadeur Martin Fourcade

Le décalage est révélateur. Marie-Laure Brunet a arrêté sa carrière en 2014. Juste avant le passage du biathlon sur une chaîne en clair. Avant, aussi, qu’un certain Martin Fourcade devienne le meilleur ambassadeur de son sport.

A son époque, Raphaël Poirée avait permis d’attirer les premiers sponsors, que l’on retrouve aujourd’hui, mais sa nature ténébreuse éludait la lumière médiatique. Son successeur, en revanche, a su attirer, et même diriger, les projecteurs vers son sport. Jusqu’à devenir, naturellement, le porte-drapeau de la délégation tricolore aux Jeux olympiques de Pyeongchang, en 2018.

« Mon frère, il a toujours pris ça comme une part de son job. Et il a su fédérer les gens autour de lui dans un sillon qui a conduit à la médiatisation du biathlon », explique Simon Fourcade, devenu entraîneur de l’équipe de France juniors.

Désormais, à chaque week-end de Coupe du monde, la chaîne l’Equipe peut consacrer six heures consécutives au biathlon. Au programme avant et après les courses ? Des sujets de vulgarisation ou des reportages dans les coulisses des Bleus, filmés par les athlètes.

Débattu sur les réseaux sociaux, le biathlon est devenu un feuilleton. « Si on aime le décathlon, on a une chance dans l’année de pouvoir regarder Kevin Mayer. En biathlon, c’est trois fois par semaine tout l’hiver, souligne Martin Fourcade, présent en Chine comme consultant pour Eurosport. Il y a un côté Plus belle la vie à se demander : Emilien [Jacquelin] va-t-il récupérer le dossard jaune des épaules de Quentin [Fillon Maillet] ? »

Actuel leader du classement général de la Coupe du monde et fer de lance du contingent tricolore à Pékin, « QFM » mesure justement le chemin parcouru : « Il a fallu expliquer aux gens que le biathlon n’était pas de la course à pied et du vélo, de l’équitation et de la canne à pêche, souligne-t-il au micro de Franceinfo, à la fin janvier. Maintenant, on n’a plus à expliquer nos sports. Les gens nous connaissent et nous reconnaissent. J’ai l’impression de vivre l’âge d’or de ma discipline. »

Cet article est paru dans Le Monde (site web)

Le Monde (site web)
sport, jeudi 17 février 2022 - 16:50 UTC +0100 1190 mots

La gazette des JO 2022 : Jeux maudits, pari réussi et festival de chutes

Laura Pottier

Entre les moments marquants du jour, les épreuves du lendemain et l’instantané des envoyés spéciaux du « Monde », retrouvez chaque soir l’actualité des XXIVes Jeux olympiques d’hiver de Pékin.

Dans le rétro Pékin express Au dazibao Vu des pistes En un mot Le chiffre du jour L’hiver à Pékin

Dans le rétro

Retour sur les épreuves de la journée.

Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas. Déjà sortie de piste en géant et en slalom, la grande favorite Mikaela Shiffrin est de nouveau partie à la faute sur le slalom du combiné alpin, pourtant tracé par son entraîneur, jeudi 17 février. « Je voulais faire un bon slalom. Ce n’était pas trop me demander je pense. C’est ce que j’ai commencé à faire, puis je suis sortie… », a déclaré l’Américaine, 5e après la descente et qui repartira de Pékin sans médaille individuelle. Juste avant elle, c’est la Française Romane Miradoli, « dégoûtée », qui avait enfourché alors qu’elle avait fini 4e de la descente. Bien loin de ces déceptions, la Suissesse Michelle Gisin, autrice d’une descente prudente (12e), a conservé son titre olympique en survolant la manche du slalom.

« Le pari est réussi » pour Kevin Rolland, qui s’est hissé à la dixième des douze places qualificatives pour la finale du halfpipe. « Etre en finale, ça paraît normal, mais ça ne l’est pas forcément pour moi. J’étais loin d’y penser il y a deux ans et demi », a déclaré le porte-drapeau français, victime d’une grave chute en avril 2019.

En skicross, Jade Grillet-Aubert s’est arrêtée en quart de finale tandis qu’Alizée Baron, touchée au dos, a dû déclarer forfait. La Suédoise Sandra Naeslund, archi-favorite, s’est imposée dans une finale marquée par la disqualification de Fanny Smith. Initialement troisième, la Suissesse a été sanctionnée pour s’être déportée et avoir gêné Daniela Maier, qui a récupéré la médaille de bronze.

L’ultime épreuve de combiné nordique a été remportée par les Norvégiens, sacrés champions olympiques par équipes devant les Allemands et les Japonais. La France, emmenée par Gaël Blondeau, Mattéo Baud, Antoine Gérard et Laurent Muhlethaler, a pris la cinquième place.

Pékin express

La pression était trop forte pour Kamila Valieva, au cœur d’une affaire de dopage. Grande favorite et en tête après le programme court, la patineuse russe de 15 ans a enchaîné les chutes et les erreurs dans son programme libre. Elle a fini quatrième, en larmes, tandis que sa compatriote Anna Shcherbakova a remporté l’or.

Les hockeyeuses canadiennes ont été sacrées championnes olympiques pour la cinquième fois. En finale, elles ont pris leur revanche (3-2) sur les Américaines, qui les avaient privées d’or en 2018.

En patinage de vitesse, la Japonaise Miho Takagi s’est imposée sur le 1 000 m et a remporté sa quatrième médaille à Pékin.

Martin Fourcade a été élu, par les participants aux JO 2022, à la commission des athlètes du Comité international olympique. Parmi les 16 candidats en lice, l’ancien biathlète français est celui qui a reçu le plus de suffrages avec 971 votes – sur 2 307.

Au dazibao

Découvrez le menu de demain.

Vendredi marquera la fin des épreuves de biathlon aux JO de Pékin avec les mass start (départ groupé) femmes et hommes. Initialement prévue samedi, la course des femmes a été avancée d’une journée en raison du froid et du vent. Anaïs Bescond, Justine Braisaz-Bouchet, Anaïs Chevalier-Bouchet et Julia Simon s’élanceront à 8 heures (heure de Paris). A 10 heures, ce sera au tour des hommes avec Emilien Jacquelin, Simon Desthieux, Fabien Claude et Quentin Fillon Maillet, qui tentera de remporter sa sixième médaille – en six courses –, ce qui constituerait un record absolu sur une même édition des Jeux d’hiver.

Il y aura aussi des chances de médaille en skicross hommes (à partir de 4 h 45). Jean-Frédéric Chapuis, Bastien Midol, François Place et Terence Tchiknavorian sont engagés.

Margot Boch et Carla Sénéchal disputeront les deux premières manches de l’épreuve de bobsleigh à deux (à 13 heures), avant la suite de la compétition le lendemain.

Au programme aussi, la finale de halfpipe femmes avec Eileen Gu (dès 2 h 30) et le 1 000 m hommes en patinage de vitesse (à 9 h 30).

Vu des pistes

Les Jeux en un cliché.

Le halfpipe est un sport spectaculaire, ses chutes aussi. Lors de son premier run de qualifications, jeudi 17 février, Jon Sallinen a percuté un caméraman et chuté lourdement. Heureusement, le Finlandais a pu se relever sans séquelles et disputer la seconde manche. Plus de peur que de mal, même s’il a fini dernier. Pas de dommages non plus pour le caméraman.

En un mot

Les Olympiens au micro.

« Je ne sais pas pourquoi je suis revenue sur la piste à chaque fois. Je vais revenir demain pour quelques runs de parallèle parce que je suis une idiote ! »

Cinq courses, zéro médaille et trois sorties de piste : pour Mikaela Shiffrin, triple médaillée olympique aux 73 victoires en Coupe du monde, les JO de Pékin ont tourné au cauchemar. « Là, je me sens ridicule. Je me pose beaucoup de questions. Je suis déçue et frustrée. (…) C’est comme si environ 60 % des abandons de toute ma carrière s’étaient produits ici, à ces Jeux olympiques », a déclaré l’Américaine qui a reçu le soutien d’Alexis Pinturault, lui aussi en difficulté lors de ces Jeux.

Le chiffre du jour

0

Pour la première fois depuis le début des JO, le 4 février, aucun cas de Covid-19 n’a été détecté au sein de la bulle olympique, ont annoncé les organisateurs jeudi 17 février. Soit aucun test positif sur les 68 970 effectués la veille. Depuis le 25 janvier, date de début des tests, 435 tests se sont révélés positifs, avec un pic quotidien de 55 cas atteint le 2 février.

L’hiver à Pékin

Instantané de nos envoyés spéciaux.

Avis aux participants des Jeux qui seraient tentés de ramener des souvenirs siglés « Beijing 2022 » de la quinzaine : il faudra s’armer de patience. Les magasins installés en différents points de la « bulle » sont unanimement pris d’assaut. Impossible d’échapper aux longues files d’attente qui s’étirent devant leurs portes. Forcément, une fois à l’intérieur, le choix est réduit (le concept de bulle étanche compliquant le réapprovisionnement). Oubliez donc la peluche à l’effigie du panda Bing Dwen Dwen, la mascotte de ces JO, épuisée depuis déjà plusieurs jours. Du côté des pin’s, magnets pour réfrigérateur et autres porte-clés, mieux vaut ne pas faire la fine bouche. On pourra toujours se consoler avec une réplique des médailles ou une fausse pierre de curling. Mais pas sûr que cela fasse le même effet à l’heure de la distribution des cadeaux.

Cet article est paru dans Le Monde (site web)

Le Monde (site web)
sport, vendredi 18 février 2022 - 17:14 UTC +0100 1189 mots

La gazette des JO 2022 : surprise en or, tir fatal et prière de se taire

Laura Pottier

Entre les moments marquants du jour, les épreuves du lendemain et l’instantané des envoyés spéciaux du « Monde », retrouvez chaque soir l’actualité des XXIVes Jeux olympiques d’hiver de Pékin.

Dans le rétro Pékin express Au dazibao Vu des pistes En un mot Le chiffre du jour L’hiver à Pékin

Dans le rétro

Retour sur les épreuves de la journée.

Le biathlon était à la fête pour sa conclusion, vendredi 18 février, avec les deux dernières épreuves de la discipline dans ces Jeux : les mass start femmes et hommes. Et si l’on attendait (surtout) Quentin Fillon Maillet, c’est Justine Braisaz-Bouchet qui a été sacrée championne olympique, un peu à la surprise générale. La Savoyarde avait pourtant mal débuté, avec trois tours de pénalité sur ses deux tirs couchés, avant de faire le plein sur le premier tir debout, entre deux bourrasques qui avaient perturbé ses concurrentes. « J’étais choquée en passant la ligne d’arrivée. Je pense que je ne réalisais absolument pas être championne olympique », a-t-elle déclaré, les yeux brillants. Première Française médaillée sur la mass start – qui a fait son apparition aux JO en 2006 –, elle est bien entourée sur le podium puisque les Norvégiennes Tiril Eckhoff, vainqueure de la Coupe du monde en titre, et Marte Olsbu Roieseland, quintuple médaillée à Pékin, décrochent l’argent et le bronze.

Destin inverse pour Quentin Fillon Maillet, qui visait le grand chelem inédit, à savoir remporter six médailles en six courses, et qui a laissé s’échapper l’or, et le podium… sur le dernier tir debout. En tête, le Norvégien Johannes Boe lui a pourtant laissé une porte ouverte en ratant deux cibles, avant que le Français, arrivé deuxième sur le pas de tir, n’en rate… trois, lui d’ordinaire impérial derrière la carabine. « Je me suis fait rattraper par les émotions. La victoire me tendait les bras, donc je suis forcément un peu déçu mais ça reste des super Jeux », a-t-il réagi au micro d’Eurosport. Le Jurassien doit se contenter de la médaille en chocolat tandis que le Norvégien remporte son quatrième titre – ce qui fait de lui le sportif le plus titré à Pékin – et sa cinquième médaille de ces JO. Le Suédois Martin Ponsiluoma et un autre Norvégien, Vetle Christiansen, complètent le podium.

Grosse désillusion en skicross pour les Français, bien loin du triplé de 2014 à Sotchi. Jean-Frédéric Chapuis et Terence Tchiknavorian se sont arrêtés dès les huitièmes, tandis que Bastien Midol est éliminé en quarts de finale. François Place termine dernier de sa demi-finale, puis de la petite finale. Les Suisses réalisent, eux, le doublé avec la victoire de Ryan Regez devant Alex Fiva et le Russe Sergey Ridzik.

Pékin express

Et de trois pour Eileen Gu. Après l’argent en slopestyle et l’or en big air, la skieuse acrobatique chinoise a été sacrée dans l’épreuve de halfpipe, dès son deuxième passage, pour conclure « les deux plus belles semaines de [s]a vie ». A 18 ans, elle devient la première triple médaillée olympique en ski freestyle.

En curling, les Canadiens décrochent la médaille de bronze en s’imposant (8-5) contre les Américains, champions olympiques en 2018.

En patinage de vitesse, le Néerlandais Thomas Krol, en argent sur 1 500 m, s’empare de l’or sur 1 000 m et offre à son pays le cinquième titre olympique en patinage de vitesse lors de ces JO.

Au dazibao

Découvrez le menu de demain.

Il y aura encore des opportunités de médailles pour la France – à une unité de son record, 15 médailles à Pyeongchang et Sotchi – samedi, avant-dernier jour des JO. Dès 2 h 30 (heure de Paris), Kevin Rolland disputera la finale du halfpipe.

A partir de 3 heures, Clara Direz, Mathieu Faivre, Thibaut Favrot, Coralie Frasse Sombet, Alexis Pinturault et Tessa Worley représenteront la France en ski alpin lors du slalom parallèle par équipes mixtes.

En ski de fond, Adrien Backscheider, Jules Lapierre, Maurice Manificat et Clément Parisse s’élanceront sur la mass start libre (50 km) à 7 heures (heure de Paris).

Enfin, Margot Boch et Carla Sénéchal disputeront les deux dernières manches de bobsleigh à deux (dès 13 heures). Dorian Hauterville, Romain Heinrich, Jérôme Laporal et Lionel Lefebvre commenceront, eux, la compétition de bob à quatre (dès 2 h 30) qui se poursuivra le lendemain.

Vu des pistes

Les Jeux en un cliché.

En patinage artistique, on se retrouve – gracieusement – dans les airs, la tête à l’envers, et parfois… à terre, comme Kirsten Moore-Towers et Michael Marinaro ci-dessus. Le duo canadien s’est tout de même qualifié pour le programme libre du patinage en couple après avoir fini treizième du programme court, vendredi 18 février.

En un mot

Les Olympiens au micro.

« Je n’avais pas les armes qu’il fallait aujourd’hui, ça met fin au calvaire de ces Jeux. J’ai passé quinze jours compliqués avec quelques rayons de soleil, ces deux médailles en relais. »

Si les JO 2022 ont été fructueux pour les biathlètes français, tous n’ont pas vécu une quinzaine de rêve. « A chaque course, ma voix intérieure me dit d’arrêter, de rentrer, de breaker », a confié le biathlète français Emilien Jacquelin, 22e de la mass start, vendredi 18 février. Médaillé d’argent en relais mixte et relais hommes mais seulement neuvième au mieux dans les épreuves individuelles, l’actuel numéro deux mondial envisage même de mettre fin à sa saison : « Il y a une partie de moi qui n’a pas envie d’être abattu et qui a envie de courir toute cette fin de saison, mais je n’ai pas envie que ce soit un supplice. »

Le chiffre du jour

7

C’est le nombre de médailles décrochées par la France en biathlon lors de ces JO à Pékin, soit une de plus qu’à Vancouver en 2010. Avec trois médailles d’or et quatre en argent, le biathlon français signe en Chine sa meilleure moisson et est (presque) devenu le fournisseur officiel de médailles de la délégation tricolore en remportant la moitié des 14 glanées au total par le groupe France.

L’hiver à Pékin

Instantané de nos envoyés spéciaux.

Vendredi, le Genting Snow Park, sur le site de compétition de Zhangjiakou, était l’endroit où il fallait être. La raison ? Le sacre annoncé de la skieuse freestyle Eileen Gu, le visage de l’équipe de Chine pour ces Jeux. En presque quinze jours de compétition, on n’avait jamais vu ça : une horde de journalistes, un public record (composé des invités, mais surtout des « membres » de la bulle, bénévoles, employés, etc.) et beaucoup de policiers aussi ! Pour accéder à la conférence de presse de la nouvelle reine du freestyle, il fallait une autorisation et les bénévoles circulaient dans la pièce avec des pancartes invitant les présents au silence…

Cet article est paru dans Le Monde (site web)

Le Monde (site web)
sport, mardi 15 février 2022 - 19:00 UTC +0100 875 mots

JO 2022 : Arianna Fontana fait tomber les records en short-track et monter la tension avec sa fédération

Florian Lefèvre

A Pékin, la patineuse italienne a remporté deux médailles, dont une en or, portant à dix le total de ses distinctions olympiques. Un record en Italie, qu’elle partage avec la fondeuse Stefania Belmondo. Mais elle accuse sa fédération ne pas avoir voulu d’elle pour ces Jeux d’hiver.

Même la reine du patinage de vitesse peut se retrouver, tel Bambi, à quatre pattes sur la glace. La scène se déroule en finale de l’épreuve du 500 m de short-track (patinage de vitesse sur piste courte) au palais omnisports de Pékin, lundi 7 février. Arianna Fontana, championne olympique en titre de la spécialité, perd l’équilibre dès le premier virage quand sa concurrente néerlandaise, Suzanne Schulting, heurte la lame de son patin droit.

Heureusement pour elle, le règlement prévoit en pareil cas de recommencer la course. Un nouveau départ et quatre tours et demi plus tard, l’Italienne franchit la ligne avec une lame d’avance sur une certaine Suzanne Schulting.

Huit fois médaillée olympique, de 2006 à 2018, Arianna Fontana a ajouté deux nouvelles récompenses à sa collection cet hiver à Pékin (l’argent en relais mixte et donc l’or au 500 m). Et ce n’est pas fini, car elle fait partie des favoris sur le 1 500 m, mercredi 16 février.

Deux records témoignent de l’œuvre d’une géante de 1,64 m : elle est l’athlète la plus décorée de son sport aux Jeux olympiques d’hiver et aussi l’Italienne ayant remporté le plus grand nombre de médailles aux JO, à égalité avec la fondeuse Stefania Belmondo. Précision : Angelo biondo (« l’ange blond », en italien), comme on la surnomme, n’a que 31 ans.

Alors, forcément, on ne résiste pas à l’idée de se projeter sur les prochains Jeux qui se dérouleront en partie dans sa Lombardie natale, à Milan et Cortina d’Ampezzo. Et l’on se dit que la boucle ne pourrait pas mieux se boucler pour cette Italienne qui était déjà montée sur un podium olympique en relais aux Jeux de Turin, en 2006. Elle avait alors 15 ans et 314 jours.

« Ce n’était pas sûr que je puisse m’entraîner »

Retour sur la ligne d’arrivée du 500 m à la patinoire de Pékin. Arianna Fontana serre les poings et pousse un cri rageur. Ce n’est pas (seulement) le soulagement d’avoir arraché la victoire à la faveur d’un dépassement sensationnel à trois virages de la fin. « Je n’ai pas l’habitude de crier, c’était juste une façon de laisser sortir toute cette colère », a-t-elle expliqué après la course.

« La première saison après Pyeongchang, il y avait des athlètes masculins qui me ciblaient sur la glace, me faisant tomber » L’Italienne Arianna Fontana, patineuse de vitesse sur piste courte

Ensuite, Arianna Fontana a jeté un pavé sur la glace : « Si les choses ne changent pas, je ne participerai pas [aux Jeux de] Milan-Cortina, en 2026, a-t-elle assené. Je ne me mettrai pas, ni mon entraîneur, ni ma famille, dans la situation dans laquelle j’ai été jusqu’à présent. »

Les raisons de sa colère, elle les a détaillées en conférence de presse, presque aussi tranchante que la lame de ses patins. « Mon entraîneur et moi avons vécu beaucoup de situations difficiles, il y avait des gens qui ne voulaient pas de nous ici et qui ne nous ont pas du tout aidés. La première saison après [les Jeux de] Pyeongchang [en 2018], il y avait des athlètes masculins qui me ciblaient sur la glace, me faisant tomber : ce n’était pas sûr que je puisse m’entraîner [en Italie]. »

Pour se préparer à l’échéance de Pékin, Arianna Fontana s’était exilée en Hongrie avec l’Américain Anthony Lobello, lui-même ancien patineur de vitesse devenu son coach et aussi son mari. « J’ai eu la chance d’avoir cette personne au plus près de moi quand j’en avais le plus besoin. Et je ne changerai jamais cela », confiait-elle dans une vidéo publiée le 2 février sur le compte Youtube des Jeux olympiques.

Sujet embarrassant

Les critiques de celle qui avait été la porte-drapeau de la délégation italienne à Pyeongchang sont-elles avérées ? Arianna Fontana avait-elle fait part de son ressenti en interne ? Comment en est-on arrivé là ? Les interrogations restent en suspens.

« Nous respectons Arianna à 100 %, s’est contenté de déclarer le président de la Fédération italienne des sports de glace, Andrea Gios, interrogé par l’agence Italpress. C’est une grande athlète, c’est un patrimoine du sport italien avant d’être celui de notre fédération. Nous acceptons les critiques de la part d’une championne de son niveau. »

Reste que du côté de la fédération, le sujet apparaît embarrassant. « Je ne peux pas en parler. C’est trop polémique », coupe court Ludovic Mathieu, un ancien athlète olympique tricolore qui entraîne aujourd’hui au sein de l’équipe nationale transalpine. Mais à la question de savoir si la reine du short-track a bien fait de s’exiler en Hongrie pour préparer les Jeux de Pékin, au vu de sa détermination sur la glace, la réponse est affirmative.

Cet article est paru dans Le Monde (site web)

Le Figaro (site web)
jeudi 17 février 2022 - 10:38 UTC +01:00 549 mots

Sports ; Jeux olympiques

Aussi paru dans
17 février 2022 - AFP Infos Françaises AFP doc AFP - Journal Internet AFP (français) La Croix (site web) Challenges (site web) RTL Info (site web réf.)
18 février 2022 - Corse Matin

JO : «Je me sens ridicule», souffle Shiffrin, encore sortie de piste

Le Figaro avec AFP

«Je me sens ridicule», a confié Mikaela Shiffrin, sortie de piste jeudi dans le combiné alpin pour la troisième fois des Jeux olympiques de Pékin, dont elle repartira sans médaille individuelle, un terrible échec pour cette championne au palmarès immense. Triple médaillée olympique (or du géant en 2014, or du slalom et argent du combiné en 2018), Shiffrin est sortie en géant, en slalom et donc en combiné, alors qu'elle brille habituellement par sa sûreté technique. Il lui reste le parallèle par équipes samedi.

» LIRE AUSSI - JO 2022 : Valieva vers un sacre attendu et polémique en patinage artistique

Comment avez-vous abordé votre journée?

Mikaela Shiffrin : Je me sentais calme, j'avais un bon plan d'attaque pour la descente, j'ai bien skié la piste. Après dans ma tête je savais que j'avais l'opportunité de gagner une médaille. J'ai monté le tempo en slalom, mais si vous comparez à la course de slalom (la semaine dernière), j'étais plus calme. J'avais un bon ressenti sur ces neuf premières portes. Ca fait un bon feeling en slalom, mais deux sorties de piste... Je ne voulais pas skier sur la défensive pour protéger je ne sais quelle avance après la descente sur les autres spécialistes du slalom. Je voulais faire un bon slalom. Ce n'était pas trop me demander je pense. C'est ce que j'ai commencé à faire, puis je suis sortie...

Avez vous subi une pression particulière?

Les gens disent que c'est une histoire de pression, il y a eu des moments pendant les Jeux où j'ai ressenti une forte pression, les attentes, mais ça ne m'a pas affectée pendant mes courses de manière générale, et ce n'était certainement pas supérieur à ce que j'avais déjà connu dans ma carrière, aux Mondiaux, aux derniers JO... La pression est toujours là, et ça ne me gêne pas, elle m'est familière. Parfois je suis un peu plus tendue mais je peux quand même bien skier. Aujourd'hui je sentais un mental calme, solide. Bien sûr je voulais gagner une médaille, mais je voulais avant tout m'offrir une nouvelle manche de slalom sur cette piste. Ce qui me déçoit encore plus que de repartir des Jeux sans médaille individuelle, c'est que j'ai manqué toutes les occasions que j'ai eues en slalom ici.

Comment avez-vous vécu ces Jeux?

Ce sont des Jeux éprouvants. Ma préparation a été bonne, les choses s'emboîtaient bien. Mais c'est ça le sport, tu peux être tout à fait prête, parfois ça marche et parfois non. Je ne sais pas pourquoi je suis revenue sur la piste à chaque fois. Je vais revenir demain pour quelques runs de parallèle parce que je suis une idiote! (ironique). Réussir de beaux virages reste agréable, c'est ce que j'ai fait pendant deux semaines, j'aurais aimé pouvoir le montrer. Là je me sens ridicule. Je me pose beaucoup de questions. Je suis déçue et frustrée. Je sais aussi qu'il va y avoir cet amas de mauvais commentaires sur la façon dont j'ai lamentablement échoué ces dernières semaines. C'est étrange, mais je n'en ai même pas peur parce que je n'ai plus aucune énergie à y consacrer.

VOIR AUSSI - Les coulisses du déplacement du Real Madrid à Paris

Voir aussi :

Le Figaro (site web)
mercredi 19 janvier 2022 - 06:58 UTC +01:00 312 mots

Sports ; Basket ; NBA

Aussi paru dans
19 janvier 2022 - AFP Infos Françaises RDS - Le Réseau des Sports (site web réf.) Belga News Agency (français) Le Parisien (site web) Aujourd'hui en France (site web)

Basket : disparition de Lusia Harris, unique joueuse sélectionnée en NBA

Le Figaro avec AFP

Egalement pionnière du basket féminin aux Jeux olympiques, l'Américaine est décédée à l'âge de 66 ans.

L'ancienne joueuse de basket Lusia Harris, seule femme à avoir été officiellement draftée au sein la ligue nord-américaine masculine NBA, est décédée mardi dans son État natal du Mississippi à l'âge de 66 ans, a annoncé sa famille.

« Nous sommes profondément attristés d'annoncer que notre ange, notre matriarche, notre soeur, notre mère, notre grand-mère, notre médaillée olympique, la reine du basket-ball, Lusia Harris, est décédée de façon inattendue aujourd'hui dans le Mississippi », indique le communiqué, sans donner de détail concernant la cause du décès.

Harris, qui a récemment fait l'objet d'un documentaire racontant son parcours unique, est surtout connue pour avoir été sélectionnée par la franchise du Jazz, qui évoluait alors à la Nouvelle-Orléans en 1977. Avant elle, Denise Long avait également été draftée par une équipe masculine, les San Francisco Warriors, en 1969. Mais la ligue avait annulé sa sélection.

Dès lors Harris est officiellement restée comme la première et la seule femme à ce jour à connaître ce sort. Mais elle ne s'est jamais présentée au stage d'entraînement du Jazz et n'a jamais joué pour cette équipe, car elle était enceinte à l'époque.

Un an plus tôt en 1976, la pivot, sélectionnée dans l'équipe des Etats-Unis, s'était illustrée en marquant les tout premiers points du premier tournoi olympique de basket féminin de l'histoire. Elle et ses coéquipières repartirent de Montréal avec une médaille d'argent. Lauréate de trois titres universitaires américains avec Delta State, Harris a ensuite très brièvement joué dans la Ligue professionnelle de basket féminin, en 1979-1980.

À VOIR AUSSI – L'incroyable but sur corner direct de Nabil Fekir avec le Betis contre le Séville FC en Coupe du Roi le 15 janvier dernier (2-1)

Voir aussi :

Le Figaro (site web)
lundi 24 janvier 2022 - 20:13 UTC +01:00 795 mots

Flash Actu

Aussi paru dans
24 janvier 2022 - AFP Infos Françaises AFP Infos Mondiales AFP - Journal Internet AFP (français) Le Soleil (Québec, QC) (site web) Challenges (site web) La Croix (site web)
25 janvier 2022 - Le Soleil (Québec, QC) (tablette) Le Nouvelliste (Trois-Rivières, QC) (tablette) Le Quotidien (Saguenay, QC) (tablette) La Tribune (Sherbrooke, QC) (tablette) AFP Infos Françaises AFP Infos Mondiales AFP - Journal Internet AFP (français) Midi Libre (site web) AFP doc Sud Ouest (site web) La Libre (site web)

Aux États-Unis, la percée d'une nageuse transgenre crée la polémique

Le Figaro avec AFP

Lia Thomas enchaîne depuis des mois les performances dans les bassins universitaires américains. Mais cette nageuse transgenre se retrouve au centre d'une vive controverse, accusée d'être injustement avantagée parce que née homme.

» LIRE AUSSI - Pierre Valentin: «Au Royaume-Uni, même Boris Johnson n’ose pas s’opposer au mouvement trans»

La polémique, qui pose à nouveau la délicate question de la place des sportifs transgenres, a déjà poussé la NCAA, l'organisation régissant le sport universitaire, puis USA Swimmings, la fédération américaine de natation, à promettre un nouveau règlement. Le tout sur fond d'offensive d'hommes politiques conservateurs. « Nous interdirons aux hommes de participer à des compétitions féminines», a ainsi lancé Donald Trump, le 15 janvier, lors d'un meeting dans l'Arizona. Sans la nommer, mais en la qualifiant au masculin, l'ancien président a ensuite pointé Lia Thomas, étudiante de 22 ans à l'université de Pennsylvanie et membre de l'équipe féminine de natation depuis septembre 2021, après avoir concouru chez les garçons.

«Sur-performante dans les épreuves féminines»

Dans l'une de ses rares interviews, sur le podcast « TheSwimSwam», elle explique avoir réalisé qu'elle était « trans» à l'été 2018 mais avoir d'abord voulu continuer à nager chez les hommes. « Cela m'a causé beaucoup de détresse (...). Je n'étais plus capable de me concentrer sur la nage, sur les études, sur mes amis», a-t-elle raconté. Elle entame sa transition en mai 2019, avec un traitement hormonal. Pour sa première saison chez les femmes, Lia cartonne. Début décembre, à Akron (Ohio), elle réalise les meilleures performances de l'année sur 200 yards (183 mètres) libre (1 min 41 sec 93« ) et sur 500 yards (457 mètres) libre (4 min 34 sec 06»).

Samedi, à Harvard (Cambridge, Massachusetts), elle a encore brillé en remportant les 100 et 200 yards libre. L'étudiante respecte les règles de la NCAA, qui autorisent les femmes transgenres à concourir après un traitement de suppression de la testostérone pendant au moins un an. Pas suffisant pour certains, surtout dans un sport de puissance comme la natation, parce que sa transition a été entamée après la puberté. « Lia est sur-performante dans les épreuves féminines», a écrit le Women's sports policy working group, qui revendique de défendre le sport féminin, dans un courrier à la NCAA.

» LIRE AUSSI - À l’école, une circulaire pour «accompagner» les élèves trans suscite le débat

Il se fonde sur une étude, non encore publiée dans un journal scientifique, qui a passé en revue les temps de la nageuse. « Ses temps post-transition à ce jour (...) restent trop proches de ses meilleurs temps pré-transition dans les épreuves masculines, par rapport à l'écart de performance entre les athlètes masculins et féminins» en sport universitaire, ajoute le groupe, qui compte dans ses rangs l'ancienne quadruple médaillée olympique de natation (Los Angeles, 1984), Nancy Hogshead-Makar.

À VOIR AUSSI - Floride: le gouverneur interdit aux étudiantes transgenres de pratiquer le sport féminin

Absence de «consensus scientifique»

Mais pour ses défenseurs, la polémique n'est qu'une preuve de plus des discriminations dont souffrent les personnes transgenres. « (Lia) Thomas est simplement une athlète qui aime son sport, qui s'entraîne dur et respecte toutes les conditions pour nager en compétition. Malgré cela, elle est victime d'une rhétorique violente», a déploré le groupe Athlete Ally. Le sujet divise aux États-Unis, où plusieurs États conservateurs -- dix selon Athlete Ally -- ont adopté des lois pour barrer la route des jeunes filles transgenres au sport féminin à l'école.

Cinq mois après la première participation aux JO d'été d'une sportive transgenre, en haltérophilie, la question reste un casse-tête pour les institutions sportives. En novembre, le Comité International Olympique (CIO) a renvoyé la balle à chaque sport, en soulignant l'absence de « consensus scientifique sur le rôle de la testostérone dans la performance dans l'ensemble des sports». La NCAA a repris jeudi cette approche différenciée, tout en évoquant l'idée de seuils de testostérone. Depuis 2019, la fédération internationale d'athlétisme (World Athletics) impose de tels seuils (moins de 5 nmol/l pendant douze mois) et c'est sur cette base que l'athlète transgenre CeCe Telfer avait été exclue des sélections olympiques, en juin 2021.

» LIRE AUSSI - En Angleterre, une école J.K. Rowling débaptisée en raison des «opinions sur les personnes trans» de l’auteur

De son côté l'université de Pennsylvanie a renouvelé son soutien à Lia Thomas, en vue notamment des prochains championnats NCAA en mars, événement phare de la saison universitaire. Si elle s'y qualifie, elle pourrait de nouveau se mesurer à Izzi Henig, étudiant transgenre de Yale qui a décidé de ne pas prendre de traitements hormonaux et continue de concourir chez les femmes. Le 8 janvier, une première confrontation sur 100 yards libre avait tourné à l'avantage d'Izzi Henig.

Voir aussi :

Les Echos (site web)
vendredi 25 février 2022 785 mots

Les belles promesses des jeunes pousses de la montagne

GUILLAUME BREGERAS

Moonbikes, ADN Skis, Barooders... Les start-up nées sur les cimes françaises commencent à se développer au-delà de leur territoire naturel. L'accès au financement après la phase d'amorçage reste complexe, mais les enjeux liés à l'environnement mobilisent l'ensemble des acteurs.

Incubateurs, concours, levées de fonds... l'écosystème de l'innovation tech dans la montagne se structure petit à petit. Alors que la saison bat son plein après une année dévastatrice pour les acteurs économiques, les start-up se multiplient et les perspectives de croissance sont à nouveau optimistes. Notamment lorsque l'on observe l'évolution de la vente des produits en ligne pour le sport et l'outdoor dans le monde, passant de 109 à 140 milliards d'euros (+28,4 %), selon Statista.

Le Covid a éteint la pratique du ski et favorisé l'émergence de nouvelles envies de la part des touristes. Ce dont toutes les régions montagnardes de France veulent aujourd'hui profiter. « Il y a eu une phase où le running portait l'innovation, mais nous observons de nouvelles pépites émerger avec l'évolution des pratiques, constate Céline Brunel, responsable du pôle entrepreneurs d'Outdoor Sport Valley. Elles permettent le plus souvent de faire vivre de nouvelles expériences ou de faire gagner les utilisateurs en autonomie. »

Des financements encore compliqués

Dans ce sillage, de nouvelles pépites émergent comme les places de marché Campsider et Barooders qui proposent aux pratiquants de vendre et d'acheter du matériel d'occasion dédié aux sports de montagne. Si ces jeunes pousses parviennent à lever des fonds, c'est plus compliqué lorsqu'il s'agit en revanche de passer à l'échelon supérieur, constate Julie Huguet, présidente de French Tech in the Alpes : « Pour la phase d'amorçage, il y a pas mal d'acteurs, mais à partir de la série A, ça devient plus compliqué de se financer localement. Toutes les start-up qui naissent ici n'ont pas vocation à se développer à très grande échelle, mais une partie d'entre elles le peuvent. »

Dans la montagne, il est indispensable de savoir évoluer avec les différents acteurs locaux. Une approche primordiale que prônent tous les acteurs de poids. Perrine Pelen, médaillée olympique et vainqueur de la Coupe du monde de slalom, dirige l'organisation des Mondiaux de ski de Courchevel-Méribel en 2023. Elle insiste sur l'importance pour l'ensemble de la filière d'innover : « Dans notre région, les start-up foisonnent et c'est souvent elles qui portent les idées les plus incroyables. Avec la mobilité ou l'énergie par exemple, nous abordons plusieurs sujets dans le cadre des Mondiaux où nous allons innover. »

Avec le réchauffement climatique, l'économie de la montagne fait face à de nombreux défis et de nouvelles pépites arrivent à se démarquer et à envisager une trajectoire au-delà des cimes alpines. C'est le cas notamment de Moonbikes, un scooter des neiges électrique qui vit une saison charnière. Alors qu'il est présent sur une vingtaine de stations françaises, c'est vers l'export que regarde aussi Etienne de Champeaux, responsable du développement de la start-up. « D'autres pays sont très importants pour nous, comme les Scandinaves, car ils peuvent utiliser notre scooter sur une bien plus longue période, et de manière quotidienne pour le transport car c'est la seule alternative aux solutions à moteur thermique. Ailleurs, comme en Slovénie ou en Espagne, la législation est plus favorable et [ces pays] s'imposent aussi comme des zones d'expansion, tout comme les Etats-Unis où l'un des cofondateurs est parti afin d'ouvrir le marché », explique-t-il. Et prouver ainsi que les pépites nées dans la montagne française peuvent briller bien au-delà.

Guillaume Bregeras

Le Figaro (site web)
mercredi 9 février 2022 - 10:35 UTC +01:00 1118 mots

Sports ; Autres Sports

«Maman et championne, c'est possible» : olympisme et maternité, le défi assumé

Souad Soulimani

OBSERVATOIRE DU SPORT BUSINESS - L'annonce de la grossesse de Clarisse Agbegnenou met en lumière l'évolution des mentalités sur un sujet longtemps tabou.

Souad Soulimani est une journaliste et productrice indépendante membre de L'Observatoire du Sport Business depuis 2016. Fondatrice de MediaSpoliS spécialisée dans l'éducation aux médias et la production de contenus dédiés au leadership féminin, elle est également présidente de Radio Déclic qui donne la parole aux habitants des quartiers populaires sur des sujets sociétaux majeurs. L'Observatoire du Sport Business est le Think Tank du cabinet In&Sport dont la vocation est d'apporter des analyses et des décryptages sur l'évolution du sport, tant dans sa dimension économique que sociale.

Ce sont les réseaux sociaux qui ont servi d'annonceur pour cette nouvelle envoyée par l'une des athlètes françaises les plus populaires et suivies : Clarisse Agbegnenou. Double médaillée olympique, elle a été la porte-drapeau des JO de Tokyo et a su embarquer avec elle toute la délégation tricolore pour vivre l'olympisme d'une même voix. Et cette dernière n'a pas faibli, au rendez-vous de cet évènement planétaire. En patronne, elle s'est imposée pour devenir championne olympique individuelle et par équipe. Le judo a une fois de plus fait rêver et su fédérer toute une nation.

De ces grands moments, il reste la ferveur et les émotions. Mais aussi, des déclarations. La championne tricolore avait annoncé se donner jusqu'à mars 2022 pour tomber enceinte et espérer revenir au meilleur niveau à l'occasion des Jeux olympiques de Paris qui se tiendront à la maison en 2024.

Lundi soir donc, la (bonne) nouvelle tombe sur le compte Facebook et instagram de l'athlète : « Je vous annonce officiellement que je ne reprendrai pas tout de suite car je suis enceinte. C'est une chose que j'attendais avec impatience en tant que femme !! Je fais donc une pause dans ma carrière de judokate. Mais ne vous inquiétez pas, je reviendrai pour les Jeux olympiques de Paris 2024».

Et voilà en quelques lignes, tout le tempérament de la championne âgée de 29 ans qui se devine. Une détermination à concrétiser ses projets, et déjà l'envie de revenir s'imposer sur les tatamis. Allier vie de femme et athlète accomplie ne serait donc pas mission impossible. Avant cela, c'est une pause forcée mais espérée pour vivre ce moment unique avec son conjoint Thomas Grava.

Maman et championne, c'est possible !

En annonçant l'heureuse nouvelle, Clarisse Agbegnenou poursuit également ce combat qui lui tient tant à cœur en dehors des compétitions : celui d'inspirer. La jeunesse d'abord, et les femmes ensuite. Elle l'a souvent dit et souvent fait. Avec simplicité, le message qu'elle passe régulièrement dans les écoles est celui de la confiance en soi. Et cette détermination, les athlètes féminines n'en manquent certes pas mais restent trop souvent coincées dans un système pas adapté et qui a longtemps ignoré celles qui tentaient d'allier performance et maternité. Elles sont d'ailleurs nombreuses à témoigner aujourd'hui du long chemin parcouru pour pouvoir, souvent sans le soutien fédéral, revenir à la compétition et au plus haut niveau.

On peut citer la boxeuse Sarah Ourahmoune qui s'était mise en pause en 2012 après avoir échoué à se qualifier pour les JO, devenue maman avant de revenir plus forte encore lors des Jeux de Rio en 2016 avec la médaille d'argent autour du cou, elle qui représente toute l'histoire de la boxe féminine depuis ses débuts. Autre athlète qui a montré la voie : Mélina Robert-Michon qui avait perdu son contrat avec Nike après sa grossesse. En effet, la vice-championne olympique a vu son équipementier stopper leur collaboration après la naissance de son deuxième enfant en 2018. « S'ils m'ont accompagnée durant la saison dernière et ma grossesse, Nike n'a pas souhaité activer l'année optionnelle prévue dans mon contrat», déclarait-elle alors sur les réseaux sociaux en précisant « la maternité n'est pas une maladie».

Et c'est précisément ce discours hypocrite et injuste des sponsors et décideurs que la sprinteuse américaine Allyson Felix a voulu dénoncer dans une tribune publiée dans le New York Timesqui marquera un changement de mentalité. Elle y dénonce notamment comment son sponsor principal a réduit ses revenus et souhaité la payer 70% de moins qu'avant sa grossesse. De là, un mouvement est né et la parole s'est libérée avec d'autres témoignages et d'autres athlètes qui ont partagé leur expérience.

Témoigner, défier, inspirer

Une footballeuse italienne Lara Lugli avait même été poursuivie par son club de Pordenone pour être tombée enceinte durant la saison 2018-2019. Une clause avait été activée pour la licencier sans préavis ni indemnité. Elle était alors âgée de 39 ans. Après une fausse couche et du recul, elle reviendra témoigner en 2021 sur les réseaux sociaux et permettra à toutes les athlètes et toutes les femmes de partager son histoire et d'inciter à parler et à dénoncer l'injustice, la discrimination et parfois l'incompréhension ou l'irrespect qui accompagnent les décideurs et le sport business.

Nike prend acte et profite de cette vague de mobilisation pour se racheter une conduite. Le géant décide alors de revoir sa stratégie de communication et de miser sur les athlètes féminines en portant un message positif et impactant avec une ligne dédiée à la maternité «Nike Maternity». La firme lance aussi un clip qui célèbre les femmes enceintes dans lequel apparaissent les athlètes Serena Williams ou encore la joueuse de football Alex Morgan avec cette légende « A chaque femme, partout dans le monde, vous êtes les plus grandes athlètes». En France, le 15 mars 2021, une première convention collective dans le sport féminin a été signée entre l'Union des clubs professionnels de handball féminin (UCPHF), l'Association des joueurs (ses) professionnel(le)s de handball (AJPH) et le groupement des entraîneurs et des professionnels de la formation de handball (7 master) avec un maintien de salaire pour les joueuses et un accompagnement durant la maternité.

Il y a encore trois ou quatre ans, tomber enceinte était synonyme d'arrêt de carrière. Aujourd'hui, avec la force, la détermination et les messages puissants envoyés par nos championnes, nul doute que les codes sont désormais corrigés. Plus fortes, plus ambitieuses et plus impactantes, les Clarisse, Sarah, Melina, Estelle ou encore Allyson, Charline et toutes les autres montrent qu'être athlète, c'est être engagée, inspirante et combattante dans une société inégalitaire où le sport aussi a sa part d'irresponsabilité. Une déviance qu'il faut gommer et défier au quotidien pour continuer à écrire l'Histoire sportive et sociétale d'un monde qui ne cesse de bouger et où, si la moitié de l'humanité peine encore à se faire entendre, n'est pas près d'arrêter de s'exprimer, de dénoncer et de s'imposer parce qu'être mère, c'est d'abord être fière.

Voir aussi :

Le Monde (site web)
sport, mercredi 9 février 2022 - 17:30 UTC +0100 1371 mots

La gazette des JO 2022 : combinaison trouée, zéro pointé et muraille microscopique

Laura Pottier

Entre les moments marquants du jour, les épreuves du lendemain et l’instantané des envoyés spéciaux du « Monde », retrouvez chaque soir l’actualité des XXIVes Jeux olympiques d’hiver de Pékin.

Dans le rétro Pékin express Au dazibao Vu des pistes En un mot Le chiffre du jour L’hiver à Pékin

Dans le rétro

Retour sur les épreuves de la journée.

Nouvelle journée et nouvelle médaille pour la délégation française. En bronze, il y a huit ans à Sotchi (Russie), Chloé Trespeuch est montée d’une marche en décrochant l’argent en snowboardcross, mercredi 9 février. Avec cette médaille – la 5e en argent pour le contingent français, la 6e en tout à Pékin –, la Savoyarde perpétue une tradition : depuis son apparition aux JO de Turin en 2006, le snowboardcross a toujours apporté une médaille à la France. De son côté, Julia Pereira de Sousa, vice-championne olympique en 2018, n’a pas pu rééditer son exploit. La Tricolore de 20 ans a chuté alors qu’elle était en tête de sa demi-finale. Elle a tout de même remporté la « petite finale », finissant ainsi à la cinquième place.

Il n’y a pas eu de miracle pour Nastasia Noens. La Française de 33 ans, qui disputait ses derniers Jeux olympiques, a terminé 19e du slalom femmes remporté par Petra Vlhova. Après son échec sur le géant lundi 7 février (14e), la Slovaque a failli connaître la même mésaventure en ne signant que le 8e temps de la première manche, avant de se rattraper et décrocher le premier titre en ski alpin de son pays.

Si l’épreuve sur tremplin normal de combiné nordique a sacré l’Allemand Vinzenz Geiger, elle n’a pas souri aux Français. Douzième après le concours de saut à ski, Mattéo Baud, premier Tricolore, a finalement terminé à la 18e place, tandis que Laurent Muhlethaler et Gaël Blondeau se sont classés respectivement 28e et 31e. Quant à Antoine Gérard, ses rêves de podium se sont envolés dès le premier saut à cause… d’un trou, dans sa combinaison, qui lui a valu une disqualification.

En short-track, Quentin Fercoq et Sébastien Lepape se sont arrêtés en quarts de finale du 1 500 m. Une épreuve à multiples rebondissements remportée par le Coréen Hwang Dae-heon, devant neuf autres finalistes, du jamais-vu. Pas plus de succès chez les femmes puisque Tifany Huot-Marchand et Gwendoline Daudet ont été éliminées dès les séries du 1 000 m.

Pékin express

Birk Ruud est devenu le premier champion olympique de ski big air et il a célébré son titre en… réalisant son dernier passage avec le drapeau norvégien à la main. Assuré de remporter l’or après ses deux premiers sauts, l’athlète de 21 ans l’a emporté devant l’Américain Colby Stevenson et le Suédois Henrik Harlaut.

Quatrième des qualifications, la star américaine Shaun White, triple champion olympique, qui dispute sa dernière compétition, sera bien présente en finale de snowboard half-pipe vendredi. Seul Français engagé, Liam Tourki ne s’est pas qualifié (20e).

Prévue initialement lundi soir, la cérémonie de remise des médailles de l’épreuve par équipes de patinage artistique – remportée par le Comité olympique russe – n’a toujours pas eu lieu. « Un problème est apparu hier [mardi] au dernier moment qui demandait d’être examiné juridiquement », ont expliqué le Comité international olympique et la Fédération internationale de patinage.

Au dazibao

Découvrez le menu de demain.

Vous commencez à avoir l’habitude, il faudra encore une fois mettre son réveil tôt dans la nuit de mercredi à jeudi.

Les patineurs artistiques Kevin Aymoz et Adam Siao Him Fa ouvriront le bal dès 2 h 30 (heure de Paris) avec le programme libre. Mardi, les Français s’étaient classés 10e et 14e du programme court dominé par l’Américain Nathan Chen.

Médaillé d’argent sur le combiné alpin à Pyeongchang en 2018, Alexis Pinturault tentera de monter à nouveau sur le podium et d’ouvrir son compteur à Pékin. La descente est prévue à 3 h 30 (heure de Paris) et le slalom à 7 h 15.

Après l’argent de Chloé Trespeuch, place aux hommes en snowboardcross. Loan Bozzolo, Léo Le Blé Jaques et Merlin Surget démarreront la compétition à 4 h 15. S’ils se hissent en finale, ce sera un peu après 8 h 15 (heure de Paris).

Au programme également, le 10 km femmes en ski de fond. Coralie Bentz et Mélissa Gal seront sur la ligne de départ à 8 heures (heure de Paris).

Vu des pistes

Les Jeux en un cliché.

Est-ce vraiment du short-track s’il n’y a pas de chute ? Mercredi 9 février, ce n’est autre que Kim Boutin, quadruple médaillée olympique (trois en 2018 à Pyeongchang, en Corée du Sud, une à Pékin, lundi 7 février, sur 500 m), qui a mordu la glace en série du 1 000 m. La patineuse canadienne filait pourtant tout droit vers la qualification, mais elle a perdu l’équilibre dans le dernier virage, finissant dernière. L’Italienne Arianna Fontana s’est, elle, aisément qualifiée pour la suite et fin de la compétition, prévue vendredi, où elle visera une 11e médaille olympique.

En un mot

Les Olympiens au micro.

« Ce n’est pas la fin du monde, c’est vraiment stupide de s’en soucier autant, mais je sens que je dois me poser beaucoup de questions (…) C’est dommage mais, dans vingt-quatre heures, tout le monde s’en fichera. Bon, peut-être que ça prendra un peu plus de temps. »

Deux courses, deux sorties de piste. Et un zéro pointé pour le moment. La skieuse américaine Mikaela Shiffrin n’a passé que quelques portes lors de la première manche du slalom, mercredi 9 février, avant de commettre une faute synonyme d’élimination. Et de connaître le même sort que sur le géant, deux jours avant. « Je suis perdue, je ne sais pas vraiment ce qui a mal tourné », a confié la championne aux 73 victoires en Coupe du monde et aux deux titres olympiques (slalom en 2014, géant en 2018). « Peut-être que j’avais dépassé ma limite, mais j’avais l’intention de faire mon meilleur ski et mes virages les plus rapides, et pour cela je devais pousser la ligne et la tactique. (…) Je suis partie avec un état d’esprit très solide et j’ai été mise hors course. C’est décevant. » L’Américaine peut encore sauver ses jeux avec le super-G vendredi, puis la descente et le combiné.

Le chiffre du jour

16

C’est le nombre d’années que Lindsey Jacobellis, médaillée d’argent aux Jeux d’hiver à Turin en 2006, a dû attendre avant d’être titrée en snowboardcross, mercredi 9 février. Une médaille d’or qui lui tendait les bras il y a seize ans, alors qu’elle était largement en tête en finale, avant de tenter une figure sur l’avant-dernier saut et de chuter. Présente à Vancouver (2010), Sotchi (2014) et Pyeongchang (2018), l’Américaine de 36 ans n’était pas montée sur le podium. Mieux vaut tard que jamais.

L’hiver à Pékin

Instantané de nos envoyés spéciaux.

Petit réconfort après une heure et demie d’attente dans un froid polaire et autant de trajets en bus pour revenir du site de ski alpin de Yanqing : la vision de la Grande Muraille de Chine, illuminée, sur une crête au loin. Le symbole de la Chine, la tour Eiffel de l’Empire du milieu à seulement un jet de pierre d’ici.

Malheureusement, en raison de la bulle sanitaire stricte appliquée le temps des Jeux, il nous sera interdit, journalistes, de faire un crochet pour la voir de plus près. En journée, il est toutefois plus difficile de se faire une idée de la réalité de la construction érigée il y a plus de vingt siècles. N’était-ce finalement qu’un mirage ? Un mensonge habile de mon interlocuteur chinois ? Avouez tout de même que l’illusion serait parfaite.

Cet article est paru dans Le Monde (site web)

AFP Infos Françaises
samedi 20 février 2021 - 18:53:03 GMT 222 mots
Aussi paru dans
20 février 2021 - Le Soleil (Québec, QC) (site web) Le Droit (Ottawa, ON) (site web) Le Nouvelliste (Trois-Rivières, QC) (site web) Le Quotidien (Saguenay, QC) (site web) La Tribune (Sherbrooke, QC) (site web) La Voix de l'Est (Granby, QC) (site web)

Grèce: arrestation de l'ex directeur artistique du Théâtre national, soupçonné de viols sur mineurs

Athènes, 20 fév 2021 (AFP) - - L'ancien directeur artistique du Théâtre national grec Dimitris Lignadis, qui a récemment démissionné de ses fonctions, a été arrêté samedi, soupçonné de viols sur mineurs.

Selon le mandat d'arrêt, le célèbre réalisateur et acteur est accusé de viols et de comportement indécent envers des mineurs.

M. Lignadis, 56 ans, a démissionné le 6 février de son poste de directeur artistique du Théâtre national, invoquant un "climat toxique de rumeurs, d'insinuations et de fuites".

Il est au centre de nombreuses allégations d'abus sexuels sur mineurs, selon les médias grecs.

La ministre de la Culture, Lina Mendoni, a déclaré vendredi qu'elle avait demandé au procureur de la Cour suprême d'examiner ces accusations. Elle a décrit M. Lignadis comme étant "une personne dangereuse".

Plusieurs autres personnalités ont été récemment accusées d'abus sexuels.

Plus de trois ans après l'éclosion du mouvement #MeToo aux Etats-Unis, la loi du silence en Grèce a notamment été brisée par Sofia Bekatorou, deux fois médaillée olympique de voile.

Elle a déclaré en décembre qu'à l'âge de 21 ans elle avait été victime de "harcèlement et d'abus sexuels" de la part d'un membre de la fédération de voile dans sa chambre d'hôtel, peu après les qualifications pour les Jeux olympiques de Sydney en 2000.

str-kan/chv/mm/lpt

AFP Infos Françaises
samedi 20 février 2021 - 20:24:16 GMT 297 mots
Aussi paru dans
20 février 2021 - AFP Infos Mondiales

Grèce: l'ex directeur artistique du Théâtre national arrêté, soupçonné de viols sur mineurs

Athènes, 20 fév 2021 (AFP) - - L'ancien directeur artistique du Théâtre national grec Dimitris Lignadis, qui a récemment démissionné de ses fonctions, a été arrêté samedi, soupçonné de viols sur mineurs.

Selon le mandat d'arrêt, le célèbre réalisateur et acteur est accusé de viols et de comportement indécent envers des mineurs, ce qu'il nie.

M. Lignadis, 56 ans, a démissionné le 6 février de son poste de directeur artistique du Théâtre national, invoquant un "climat toxique de rumeurs, d'insinuations et de fuites".

Il est au centre de nombreuses allégations d'abus sexuels sur mineurs, selon les médias grecs.

La ministre de la Culture, Lina Mendoni, a déclaré vendredi qu'elle avait demandé au procureur de la Cour suprême d'examiner ces accusations. Elle a décrit M. Lignadis comme étant "une personne dangereuse".

L'avocat de Dimitris Lignadis, Nikos Georgouleas, a indiqué samedi que son client rejetait ces accusations et qu'il avait été arrêté après s'être présenté de lui-même à la police.

Selon l'agence ANA, une plainte a été déposée vendredi, évoquant le viol en 2010 d'un adolescent de 14 ans. Le jeune homme, qui a aujourd'hui 25 ans, est la deuxième personne à accuser M. Lignadis de viol, selon la chaîne de télévision publique ERT TV.

Plusieurs autres personnalités ont été récemment accusées d'abus sexuels.

Plus de trois ans après l'éclosion du mouvement #MeToo aux Etats-Unis, la loi du silence en Grèce a notamment été brisée par Sofia Bekatorou, deux fois médaillée olympique de voile.

Elle a déclaré en décembre qu'à l'âge de 21 ans elle avait été victime de "harcèlement et d'abus sexuels" de la part d'un membre de la fédération de voile dans sa chambre d'hôtel, peu après les qualifications pour les Jeux olympiques de Sydney en 2000.

str-kan/chv/mm/lpt

AFP Infos Françaises
vendredi 26 février 2021 - 00:34:47 GMT 505 mots
Aussi paru dans
25 février 2021 - AFP Infos Mondiales

Grèce : le Premier ministre se défend d'avoir voulu "camoufler" une affaire de viols sur mineurs

Athènes, 26 fév 2021 (AFP) - - Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis s'est défendu jeudi devant le Parlement d'avoir voulu "camoufler" une affaire de viols en série sur mineurs, dans laquelle est impliqué l'ex-directeur du Théâtre national grec Dimitris Lignadis, nommé par son gouvernement.

Le Premier ministre a accusé l'opposition et les médias de gauche dont nombreux ont réclamé "la démission" de la ministre de la Culture, Lina Mendoni, de traîner le débat public dans la "boue" et d'avoir répandu le "poison de la démagogie".

"Pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas limogé Lina Mendoni?", a lancé Alexis Tsipras, chef du parti de gauche Syriza soulignant que le gouvernement "n'a pas fait d'autocritique et n'a pas assumé la responsabilité politique" de ce scandale.

Le débat parlementaire se déroulait jeudi au moment où l'ancien directeur du Théâtre national, Dimitris Lignadis, devait être entendu par le procureur et répondre d'accusations de viols sur mineurs, parmi lesquels des enfants réfugiés.

En garde-à-vue depuis ce week-end, il a nié encore une fois jeudi devant le tribunal avoir commis des abus sexuels et a prétendu qu'il n'était pas à Athènes lors des faits. Mais après l'audition de plusieurs témoins, durant toute la nuit, procureur et juge se sont mis d'accord pour mettre le célèbre metteur en scène en détention provisoire.

Dimitris Lignadis, 56 ans, a démissionné le 6 février de ses fonctions, évoquant un "climat toxique de rumeurs, d'insinuations et de fuites".

Les partis d'opposition reprochent au gouvernement d'avoir mis du temps à lancer l'enquête, ce qui aurait pu conduire à la destruction de preuves.

Le dirigeant du principal parti d'opposition, Alexis Tsipras, s'exprimant jeudi devant le Parlement, a estimé qu'il s'agissait d'un "scandale majeur avec une tentative de dissimulation" et a accusé le Premier ministre d'"hypocrisie" et d'autres ministres d'avoir "menti" au public.

Depuis la mi-janvier, les dénonciations d'agressions sexuelles dans le milieu du sport et de la culture se multiplient en Grèce dans le cadre d'un #MeToo tardif, entamé par l'athlète Sofia Bekatorou, deux fois médaillée olympique de voile.

Elle avait déclaré avoir été victime à l'âge de 21 ans de "harcèlement et de violences sexuelles" de la part d'un membre de la fédération de voile dans sa chambre d'hôtel.

Mais l'affaire Lignadis est celle qui a provoqué le plus de remous jusqu'à présent.

Outre le volet concernant les soupçons de viols sur mineurs entre 2010 et 2015, le parquet d'Athènes enquête également sur des violences sexuelles sur des mineurs migrants non accompagnés, qui suivaient des cours de théâtre avec Dimitris Lignadis entre 2017 et 2018.

Pour combattre les agressions sexuelles, le Premier ministre a annoncé jeudi une série de mesures qui seront mises en place prochainement: un alourdissement des peines pour les abus sexuels, l'instauration de plate-formes en ligne où il sera possible d'avoir de l'aide et de dénoncer des abus (metoogreece.gr, metoo.gov.gr), de codes de déontologie dans toutes les entreprises, et des cours d'éducation sexuelle dans toutes les écoles dès la rentrée prochaine.

jph-mr/cn

AFP - Journal Internet AFP (français)
vendredi 5 février 2021 - 10:18:19 GMT 742 mots
Aussi paru dans
5 février 2021 - AFP doc AFP Infos Françaises Radio France Internationale (français) (site web réf.) La Croix (site web) Challenges (site web) Midi Libre (site web)

Les critiques continuent de pleuvoir sur le président de Tokyo-2020 malgré ses excuses

Tokyo (AFP) - Les condamnations se multipliaient vendredi au Japon après les propos sexistes tenus par le président du comité d'organisation des Jeux olympiques de Tokyo, Yoshiro Mori, qui s'est excusé la veille, tout en excluant de démissionner.

Mercredi, cet ancien Premier ministre, âgé de 83 ans, s'était plaint que "les conseils d'administration avec beaucoup de femmes prennent beaucoup de temps" car elles ont "du mal à finir" leurs interventions, ce qui est "embêtant".

Jeudi, M. Mori s'est excusé lors d'une conférence de presse durant laquelle il est apparu sur la défensive, affirmant vouloir retirer ses propos tout en expliquant maladroitement qu'il ne parlait "pas souvent avec des femmes ces derniers temps".

Mais ses excuses n'ont pas calmé la colère de certains responsables politiques et sportifs, ainsi que de sportifs et de volontaires engagés dans la préparation des JO.

"J'en suis restée coite" car de tel propos "ne devraient pas être permis", a déclaré vendredi la gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, citée par l'agence Kyodo.

"La mission de la ville et du comité d'organisation est de préparer des Jeux sûrs et sécurisés, et nous sommes confrontés à un problème majeur", a déploré Mme Koike, l'une des rares femmes politiques japonaises de premier plan.

"S'il croit que retirer ses déclarations est suffisant, il se fiche des gens", a jugé pour sa part l'élue communiste au Parlement Chizuko Takahashi sur Twitter.

- "Médaille d'or du sexisme" -

Le chef du Comité olympique japonais, Yasuhiro Yamashita, a estimé que les commentaires de M. Mori étaient "inappropriés" et "contraires à l'esprit des Jeux olympiques et paralympiques", sans toutefois appeler à sa démission, selon des médias locaux.

"Il est inutile de retirer des mots qui ont déjà été prononcés", a tweeté la footballeuse Shiho Shimoyamada, première sportive professionnelle ouvertement gay au Japon, ajoutant: "la même chose se reproduira si vous n'admettez pas vos préjugés et ne prenez pas de mesures pour y remédier".

"Je ne veux pas trop en parler car ça risque de m'affecter moralement", a réagi la médaillée olympique de natation Satomi Suzuki. "J'ai trouvé (les propos, ndlr) assez déplorables et ils m'ont mise en colère", a-t-elle déclaré selon des médias locaux.

Plusieurs pétitions ont par ailleurs été lancées depuis jeudi sur le site Change.org dont l'une, réclamant des mesures pour éviter qu'un tel incident ne se répète, avait recueilli plus de 57.000 signatures vendredi après-midi.

L'indignation a dépassé les frontières japonaises, l'ancienne joueuse canadienne de hockey Hayley Wickenheiser, membre de la commission des athlètes du Comité international olympique (CIO), annonçant vouloir "dire deux mots" à M. Mori.

"On se voit à Tokyo!! #oldboysclub", a-t-elle lancé sur Twitter.

"Une médaille d'or du sexisme", a écrit pour sa part sur son site l'ONG Human Rights Watch, rappelant que le comité organisateur avait "un rôle important à jouer pour l'égalité des sexes".

- Volontaires "découragés" -

Selon des médias nippons, la mairie de Tokyo a reçu des doléances de la part de volontaires des Jeux, reportés l'an dernier à cause de la pandémie et qui doivent s'ouvrir dans moins de six mois.

Entendre ces propos "m'a bien découragé", a confié un volontaire de 54 ans au quotidien Mainichi, disant n'avoir pas été convaincu par les excuses du patron de Tokyo-2020.

Cette polémique est une nouvelle épine dans le pied des organisateurs des Jeux, alors que plus de 80% de la population japonaise est opposée à leur tenue cet été en raison d'inquiétudes sanitaires, selon plusieurs sondages.

M. Mori, connu pour ses impairs, avait déjà provoqué une polémique en début de semaine en clamant que les JO de Tokyo se tiendraient cet été "quoi qu'il arrive", quelle que soit l'évolution de la crise sanitaire dans le monde.

Une membre du conseil d'administration de la fédération japonaise de rugby, dont il est l'ancien président, s'est sentie personnellement visée par ses propos sur les femmes.

Quand M. Mori dirigeait l'instance, "j'étais la seule femme", a déclaré Yuko Inazawa au quotidien Asahi. "J'ignorais alors qu'il pensait que mes opinions étaient une nuisance".

En dépit de la polémique, le CIO a apporté son soutien jeudi à M. Mori et a considéré qu'après ses excuses, "l'affaire était close".

AFP - Journal Internet AFP (français)
dimanche 28 mars 2021 - 20:47:56 GMT 427 mots
Aussi paru dans
28 mars 2021 - AFP doc La Croix (site web) MSN (Canada) (français) (site web réf.) Boursorama (site web réf.)

Cuba: manifestation à vélo et en voiture contre l'embargo américain

La Havane (AFP) - Plusieurs centaines de Cubains ont manifesté dimanche à vélo et en voiture sur la promenade du front de mer de La Havane pour réclamer la levée de l'embargo américain en vigueur contre l'île depuis 1962.

A grand renfort de klaxons et de slogans, les manifestants ont parcouru sept kilomètres sur le "Malecon" de la capitale cubaine, d'ordinaire rempli de touristes étrangers, de pêcheurs et de promeneurs mais actuellement déserté pour cause de pandémie.

"Ce blocus est inhumain et je crois que des campagnes similaires ont lieu dans différents pays. En tant que Cubains, il est de notre devoir de soutenir cette campagne" contre l'embargo, a déclaré à l'AFP Ana Fidelia Quirot, ex-championne du monde et double médaillée olympique du 800 mètres, qui participait à la manifestation.

Adversaires depuis la révolution menée par Fidel Castro en 1959, les Etats-Unis et Cuba ont opéré sous la direction des présidents Barack Obama et Raul Castro un rapprochement historique qui a permis en 2015 le rétablissement des relations diplomatiques.

Mais après l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche en 2017, les Etats-Unis ont durci l'embargo, invoquant les violations des droits de l'homme à Cuba et le soutien de La Havane au gouvernement chaviste du Venezuela.

Et l'espoir que les tensions s'apaisent avec l'élection de Joe Biden s'est peu à peu évanoui, tant il semble que Cuba ne soit en rien une des priorités de la nouvelle administration américaine.

"Pendant la pandémie de Covid-19, le blocus n'est pas uniquement criminel, illégal, immoral, extra-territorial et une violation flagrante du droit international. Son caractère génocidaire s'en voit aussi renforcé", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Bruno Rodriguez à la presse lors de la manifestation à La Havane.

Cuba, qui compte 11,2 millions d'habitants, a recensé plus de 72.000 cas de coronavirus, dont 415 décès, depuis le début de la pandémie.

AFP Infos Françaises
jeudi 18 février 2021 - 08:54:03 GMT 692 mots
Aussi paru dans
18 février 2021 - AFP doc AFP Infos Economiques AFP - Journal Internet AFP (français) Radio France Internationale (français) (site web réf.) La Croix (site web) Challenges (site web) Midi Libre (site web)

Seiko Hashimoto, femme politique et médaillée olympique, prend les rênes des JO de Tokyo

Tokyo, 18 fév 2021 (AFP) - - La ministre japonaise des Jeux olympiques Seiko Hashimoto, 56 ans, a été nommée jeudi présidente du comité d'organisation des JO de Tokyo-2020, en remplacement de Yoshiro Mori qui avait dû démissionner vendredi dernier après des propos sexistes ayant fait scandale.

"Je ne vais m'épargner aucun effort pour le succès des Jeux de Tokyo", a déclaré Mme Hashimoto juste après sa nomination, intervenant à cinq mois de l'ouverture prévue de l'événement planétaire (23 juillet - 8 août), reporté l'an dernier à cause de la pandémie de Covid-19.

Elle a ajouté que les mesures mises en place lors des JO pour lutter contre le coronavirus, toujours menaçant malgré l'arrivée de premiers vaccins, seraient la "priorité absolue".

Mme Hashimoto a aussi dit vouloir faire en sorte que le public, tant au Japon qu'à l'étranger, "sente que les Jeux olympiques seront sûrs".

Peu auparavant, elle avait présenté au Premier ministre Yoshihide Suga sa démission du gouvernement, dans lequel elle était l'une des deux seules femmes à occuper un portefeuille.

M. Suga "m'a adressé des mots bienveillants", avait-elle déclaré devant la presse. "Il a l'espoir que je puisse donner toute mon énergie pour créer des Jeux de Tokyo fédérateurs pour le peuple japonais".

Mme Hashimoto est rapidement apparue comme la grande favorite pour succéder à M. Mori, poussé vers la sortie pour avoir déclaré début février que les femmes parlaient trop longtemps durant les réunions, ce qu'il trouvait "embêtant".

- "Un vrai progrès" -

Les propos de cet ancien Premier ministre japonais de 83 ans avaient été vivement condamnés, au Japon comme à l'étranger.

Le Comité international olympique (CIO) avait tardivement jugé qu'ils étaient contraires aux valeurs de l'olympisme, notamment en matière d'égalité des sexes, et des sponsors des JO avaient aussi accentué la pression sur M. Mori.

Après son départ, un conseil paritaire avait été formé pour lui trouver un successeur le plus vite possible, alors que M. Mori avait initialement tenté de se faire remplacer par un proche, l'ancien patriarche du football professionnel nippon Saburo Kawabuchi, encore plus âgé que lui (84 ans).

Ministre chargée des Jeux olympiques et de l'égalité hommes-femmes depuis septembre 2019, par ailleurs membre de la Chambre haute du Parlement depuis 1995, Mme Hashimoto a aussi une longue carrière de sportive de haut niveau derrière elle.

Elle a en effet participé à sept Jeux olympiques (quatre JO d'hiver et trois JO d'été) dans les années 1980 et 1990, en tant que patineuse de vitesse et comme cycliste sur piste. Elle a notamment décroché une médaille de bronze en patinage de vitesse aux Jeux d'Albertville (France) en 1992.

Kazuko Fukuda, une militante des droits des femmes au Japon, a salué jeudi la nomination de Mme Hashimoto à la tête de Tokyo-2020 et le processus de sélection.

"Je pense que le fait qu'ils (les organisateurs des JO, NDLR) aient établi cinq critères pour choisir le nouveau président, dont la compréhension de l'égalité des sexes et des droits humains, représente un vrai progrès", a réagi Mme Fukuda auprès de l'AFP.

- Un choix imposé? -

"Maintenant il faut s'assurer que les politiques d'égalité hommes-femmes dans le pays ne reculent pas", a ajouté Mme Fukuda, qui avait participé à la création d'une pétition en ligne après les propos sexistes de M. Mori, qui a récolté au total plus de 157.000 signatures.

Mme Hashimoto aurait hésité à accepter la présidence de Tokyo-2020, selon plusieurs médias nippons.

Car le défi qui l'attend est immense. Une majorité de Japonais est contre la tenue des JO cette année, redoutant que l'événement n'entraîne une recrudescence de la pandémie dans le pays.

Une grande partie du Japon, y compris Tokyo, est de nouveau sous état d'urgence depuis début janvier pour tenter de contrer une nouvelle vague du virus, qui sévit depuis fin 2020.

Les organisateurs de Tokyo-2020 ont préparé une batterie de mesures et restrictions face au Covid-19, mais sans aller jusqu'à imposer de quarantaine ou la vaccination pour les participants aux Jeux.

La question épineuse de la présence ou non de spectateurs, et d'une éventuelle jauge maximale, doit être tranchée au printemps.

kh-amk-etb/fbr/dga

AFP Infos Françaises
mercredi 7 avril 2021 - 11:40:02 GMT 631 mots
Aussi paru dans
7 avril 2021 - AFP doc AFP - Journal Internet AFP (français) Challenges (site web) La Croix (site web)

Grèce: d'anciens gymnastes accusent leurs entraîneurs de maltraitance

Athènes, 7 avr 2021 (AFP) - - Vingt-deux anciens gymnastes grecs ont envoyé cette semaine une lettre à la présidente de la République hellénique Katerina Sakellaropoulou, où ils se plaignent d'avoir subi des décennies de maltraitances "s'apparentant à de la torture" de la part de leurs entraîneurs, révèle mercredi le quotidien EfSyn.

Dans cette lettre, les gymnastes, hommes et femmes, évoquent des pratiques "dures et abusives", dont le point de départ remonte à 1985, incluant des privations de nourriture, des châtiments psychologiques et physiques, ainsi que du harcèlement sexuel.

"Pour la première fois, un nombre important de gymnastes protestent massivement contre les abus psychologiques et physiques subis par un grand nombre d'entre eux", a déclaré l'avocat des plaignants, Alexandros Adamidis.

Selon le contenu de cette lettre, des entraîneurs auraient giflé, donné des coups de pied, bousculé et lancé des objets sur les gymnastes à l'entraînement, et même traîné certaines filles par les cheveux.

Certains des sportifs ont été contraints de s'entraîner alors qu'ils étaient blessés, disent-ils aussi dans la lettre, qui fait état également de mesures disciplinaires comme des entraînements par des températures extrêmes et des interdictions d'aller aux toilettes.

En raison d'exigences très strictes de perte de poids, certains affirment avoir été affamés, au point de s'évanouir et d'avoir eu recours secrètement à la consommation de dentifrice et de restes de nourriture.

- Fédération déjà critiquée -

La Fédération grecque de gymnastique, qui a élu un nouveau président le mois dernier, n'a pas réagi après la révélation de cette lettre.

Une fédération déjà critiquée par des gymnastes en activité, qui l'ont récemment accusée de ne pas mettre à disposition des installations d'entraînement adaptées.

Après l'inondation de la principale salle de gymnastique de Grèce à Agios Kosmas, à Athènes, en juin dernier, le champion olympique 2016 aux anneaux Lefteris Petrounias a déclaré que l'équipe nationale avait été forcée de s'entraîner dans des conditions précaires.

"Chaque fois qu'il pleut, nous sommes obligés d'arrêter l'entraînement. Notre équipement est fréquemment endommagé", avait-il regretté sur Facebook, avant que des travaux de réparation ne soient ordonnés.

Plus tôt cette semaine, après l'effondrement d'un support pour barres asymétriques lors d'un entraînement à l'installation d'Agios Kosmas, l'entraîneur de Petrounias, Dimitris Raftis, a déclaré au quotidien Kathimerini qu'aucun responsable de la fédération n'avait inspecté l'équipement de la salle depuis des années.

"Nous disons cela depuis des années... mais ils ne nous ont pas pris au sérieux", a confié Dimitris Raftis au journal.

- Direction "moyenâgeuse" -

Précisant que des excréments de rongeurs avaient été trouvés dans le gymnase, l'entraîneur a qualifié la direction précédente de "moyenâgeuse".

Si les accusations de maltraitance dans la gymnastique grecque n'ont pas l'ampleur de l'affaire Nassar - du nom de ce docteur qui a agressé sexuellement au moins 265 victimes durant deux décennies - qui a horrifié les Etats-Unis, la Grèce est secouée ces derniers mois par une vague de témoignages d'abus sexuels dans les domaines de la culture, du sport et de l'éducation.

Plus de trois ans après l'apparition du mouvement #MeToo aux États-Unis, la loi du silence en Grèce a été brisée en décembre par une double médaillée olympique de voile, Sofia Bekatorou.

Bekatorou a déclaré qu'à l'âge de 21 ans, elle avait été victime de "harcèlement et d'abus sexuels" de la part d'un haut responsable de la fédération dans sa chambre d'hôtel, lors de la préparation pour les Jeux olympiques de Sydney de 2000.

L'homme qu'elle a accusé, et qui a dû démissionner de son poste de la fédération grecque de voile, a nié ces actes.

Une autre affaire a secoué le pays, celle de Dimitris Lignadis, l'ancien directeur artistique du théâtre national grec, qui est accusé d'avoir violé des mineurs.

Dimitris Lignadis, qui a été placé en détention provisoire en février, nie également les faits.

jph/mr/jr/dga

AFP Infos Mondiales
lundi 22 février 2021 - 14:32:43 GMT 686 mots
Aussi paru dans
22 février 2021 - AFP Infos Françaises

Vaste enquête judiciaire en Grèce après une affaire de viols en série de mineurs

Athènes, 22 fév 2021 (AFP) - - Une vaste enquête judiciaire sur des dénonciations d'agressions et de harcèlement sexuels, qui met le gouvernement sous pression, a été ouverte en Grèce après le choc provoqué par l'arrestation de l'ex-directeur artistique du Théâtre national grec Dimitris Lignadis poursuivi pour des viols en série de mineurs.

La Guilde des acteurs grecs (SEI) a dit avoir reçu ces dernières semaines des centaines de dénonciations à l'encontre de Dimitris Lignadis, un metteur en scène et acteur renommé, ainsi que d'autres personnalités du théâtre.

Lundi, Spyros Bibilas, le président de la SEI, a déposé au parquet d'Athènes des éléments de ce dossier à la suite de l'ouverture d'une enquête judiciaire sur ces allégations, selon une source judiciaire.

Le parquet de la capitale grecque a également ordonné lundi une enquête sur des articles publiés dans les médias évoquant des violences sexuelles sur des mineurs migrants non accompagnés, qui auraient suivi des cours de théâtre avec Dimitris Lignadis.

Depuis la mi-janvier, les dénonciations d'agressions sexuelles dans le milieu du sport et de la culture se multiplient en Grèce dans le cadre d'un #MeToo tardif, entamé par l'athlète Sofia Bekatorou, deux fois médaillée olympique de voile.

Elle avait alors déclaré que lorsqu'elle avait 21 ans elle avait été victime de "harcèlement et de violences sexuels" de la part d'un membre de la fédération de voile dans sa chambre d'hôtel.

Son témoignage a encouragé d'autres athlètes féminines ainsi que des étudiantes, des journalistes et des actrices à prendre la parole et à briser le silence sur les agressions sexuelles trois ans après la naissance du mouvement #MeToo aux Etats-Unis.

Ces dernières semaines, les langues se sont aussi déliées sur le harcèlement sexuel dont sont victimes des mineurs, un tabou en Grèce.

Dimanche, un professeur du secondaire âgé de 62 ans a été suspendu de ses fonctions après avoir été poursuivi pour avoir fait subir des sévices sexuels à un enfant de huit ans, ses parents ayant récemment déposé une plainte, selon une source judiciaire.

- "Camoufler" le scandale ? -

Les poursuites pénales engagées samedi pour viols en série sur mineurs contre Dimitris Lignadis, 56 ans, sont intervenues à la suite des plaintes de deux victimes présumées évoquant des violences sexuelles, dont des viols, en 2010 et 2015 respectivement, à une époque où elles étaient mineures.

Dimitris Lignadis, qui rejette les accusations, avait été contraint le 6 février à démissionner de ses fonctions de directeur au prestigieux Théâtre national, citant un "climat toxique de rumeurs, d'insinuations et de fuites".

En garde à vue depuis samedi soir, Dimitris Lignadis doit déposer mercredi devant le juge d'instruction.

Son arrestation de Dimitris a provoqué des remous dans le gouvernement conservateur en place depuis juillet 2019.

La ministre de la Culture Lina Mendoni, qui avait nommé Dimitris Lignadis à la tête du Théâtre national en août 2019, se trouve depuis la semaine dernière dans la ligne de mire de l'opposition et des médias qui réclament "sa démission".

Le principal parti d'opposition de gauche Syriza a accusé samedi le gouvernement de tenter de "camoufler" le scandale.

"La Grèce est un Etat de droit (...), qui "dispose des outils pour rendre justice" et "protéger les victimes", a riposté lundi devant la presse Aristotelia Peloni, la porte-parole du gouvernement, soulignant que le gouvernement soutenait la ministre.

La porte-parole a assuré que des "initiatives" seraient prises pour préparer "des codes de déontologie" afin de lutter contre les agressions sexuelles.

Au cours d'une conférence de presse vendredi, Lina Mendoni avait soutenu qu'elle ne savait rien sur les allégations visant Dimitris Lignadis.

"Personne ne m'a rien dit", "nous n'avons rien caché", avait-elle dit.

"Nous avons fait pression sur Lignadis au moment où les rumeurs sont apparues (...) mais il les a toujours démenties", a-t-elle déclaré, appelant la justice à enquêter sur le scandale.

La Une des quotidiens grecs était consacrée lundi au #Me Too grec : "Après Lignadis, de possibles poursuites pénales contre un deuxième acteur", écrivait Ta Nea, favorable au gouvernement, tandis que pour Le journal des Rédacteurs (gauche), c'est "L'heure de la responsabilité pour le gouvernement et la justice".

str-hec/bds

Sud Ouest (site web)
A La Une Landes Dax, vendredi 22 janvier 2021 944 mots

Vidéo. Télévision : une infirmière dacquoise s'attaque au parcours de "Ninja warrior"

Par Maxime Klein

Laura Couthures, infirmière à l'hôpital en première ligne contre le Covid, a participé à l'émission "Ninja Warrior", diffusée ce samedi soir sur TF1.

Tout est parti d'un défi lancé par ses camarades de la salle de crossfit, à Narrosse. Taguée sur un réseau social évoquant le casting de l'émission de TF1 "Ninja Warrior, L'Histoire des héros" (1), qui sera diffusée ce samedi 23 janvier - où des infirmières étaient recherchées -, Laura Couthures, en poste au service cardiologie du Centre hospitalier Dax-Côte d'Argent depuis 2018 (lire ci-dessous), se voit alors gentiment chambrée par ses amis. "Ils me répétaient : "Tu n'es pas capable de le faire." Mais ça, il ne faut pas me le dire deux fois?!"

Sportive depuis son plus jeune âge, suivant notamment les traces de son père - karaté, boxe (championne d'Aquitaine à 17 ans), avant de devenir entraîneur puis manager d'une salle de fitness durant huit ans - la jeune femme de 32 ans, compétitrice (elle participe à des concours régionaux de crossfit), aime les défis et relève le challenge. Elle réussit le casting en février 2020 et se qualifie pour le tournage, sur le port de Cannes (Alpes-Maritimes), en septembre dernier, durant une semaine.

"Qu'est ce que je fous là??"

"J'avais regardé quelques vidéos de l'émission et je prenais ça comme un défi personnel, raconte l'infirmière originaire de Langon, en Gironde. Je ne savais pas trop où j'allais mais je voulais réussir à faire quelque chose. En prévision de l'émission, j'ai un peu augmenté mes séances de crossfit et je me suis testée à la corde et au travail du grip et du balancier. Surtout, je me suis dit que si je tombais dès le premier obstacle, je ne pourrais plus revenir à la salle (rires)."

La rédaction vous conseille Les parents de Lilian, mort étouffé par une saucisse Knacki, attaquent Herta en justice Il a été le premier patient Covid à Bordeaux : le témoignage de Laurent Chu

Mais une fois sur place, le contexte change, l'enregistrement se rapproche, la pression monte, les sensations ne sont plus forcément les mêmes. "Tout d'un coup, tu arrives devant un plateau immense (9 000 mètres carrés, NDLR) et là tu fais "Waouh"", se rappelle la jeune femme qui a travaillé quelques années dans une boîte de nuit de Soorts-Hossegor. Tu te sens toute petite. À l'hôtel, tu croises des athlètes de tout bord, une médaillée olympique et championne du monde d'athlétisme comme Muriel Hurtis et tu te dis : "Mais qu'est-ce que je fous là??" Et puis il y a les présentateurs (Denis Brogniart, Iris Mittenaere - Miss France 2016 - et Christophe Beaugrand), qu'on ne voit qu'à la télé. Je n'étais vraiment plus sûre de moi. Je voulais juste passer le premier obstacle, après, c'était du bonus (le parcours fait 140 mètres de long). Mais c'est dingue ce qu'on peut faire quand on est poussé par tout un public?!"

Ce samedi soir, elle sait que son téléphone ne va pas s'arrêter de sonner - "on m'a questionnée 10 000 fois sur mon parcours" - car elle va être dans la lumière pour le grand public.

Satisfaite de sa première expérience télé - "je ne sais pas si je le referai car parfois, c'est bien de s'arrêter sur quelque chose de bien" -, Laura Couthures y a quand même pris goût et rêve maintenant de participer à "Pékin Express" avec sa soeur, une émission d'aventure qu'elle suit depuis de nombreuses années. Quand le contexte sanitaire le permettra et qu'elle ne sera plus en première ligne, face au Covid-19.

(1) Le principe de l'émission "Ninja Warrior", est de parvenir au bout d'un parcours de huit obstacles extrêmement difficiles, avec par exemple la Tour d'acier à franchir, haute de 12 mètres et comportant trois obstacles aériens, à 9 mètres du sol - où il est impossible de mettre le pied à terre -, avant de finir soit par le mur de 4 mètres pour les femmes ou 4,25 m pour les hommes, soit par le Méga Mur, à 5,50 m de haut.

En première ligne face au Covid

Laura Couthures, infirmière au service cardiologie du Centre hospitalier Dax-Côte d'Argent, a été affectée au service Covid de l'établissement durant les deux grosses vagues épidémiques du printemps et de l'automne. "Les gens sont reconnaissants et ça nous fait vraiment du bien, explique celle qui a changé de voie en 2008, quand plusieurs personnes de sa famille sont tombées malades. La deuxième vague a été plus compliquée, après les vacances d'été, on a été un peu submergés car des soignants ont été touchés."

Confortée dans son métier

La tension se faisait grandement ressentir. "Il y avait de la pression au quotidien, avec une fatigue physique mais surtout mentale", poursuit celle qui a effectué une prépa au lycée Duruy de Mont-de-Marsan, avant de rejoindre durant trois ans l'Institut de formation en soins infirmiers de la ville préfecture. "Avec le Covid, on sait que chaque geste est capital pour ne mettre en danger ni les patients, ni les soignants. C'était une expérience très enrichissante et ça m'a confortée dans mon envie de m'être lancée dans ce métier."

Un artisan du Born aussi en piste

Laura Couthures ne sera pas la seule candidate originaire des Landes à être en piste, ce samedi 23 janvier au soir. Elle sera accompagnée de David Maury (47 ans), artisan depuis onze ans, installé à Sainte-Eulalie-en-Born. Adepte du crossfit, d'exercice de cardio et de boxe, le père de famille avait promis à ses enfants qu'il participerait à l'émission et veut prouver qu'il peut concurrencer les plus jeunes.

David Maury (47 ans). © Crédit photo : TF1

Cet article est paru dans Sud Ouest (site web)

AFP Doc
jeudi 11 février 2021 - 16:29:11 GMT 738 mots
Aussi paru dans
11 février 2021 - AFP - Journal Internet AFP (français) La Croix (site web) Ouest-France (site web) Challenges (site web)
12 février 2021 - Corse Matin

Cyclisme: le peloton face au risque de la fatigue mentale

Par Jean MONTOIS

Paris (AFP) - Burn-out, surentraînement, dépression: le cyclisme apprend à repérer les risques de fatigue mentale qui peuvent amener à l'interruption de carrière, comme dans le cas récent du Néerlandais Tom Dumoulin, ou même à la retraite anticipée.

"C'est comme si un sac à dos d'une centaine de kilos avait glissé de mes épaules", a soupiré le mois dernier Dumoulin, vainqueur du Giro en 2017 et deuxième du Tour de France l'année suivante. "J'ai le sentiment de ne plus savoir quoi faire. Est-ce que je veux toujours être coureur ? Et comment ?"

Ces interrogations sur la recherche de sens ("cette vie me rendra-t-elle heureux ?", se demandait Dumoulin fin 2019) reviennent dans les propos des coureurs qui ont eux aussi arrêté leur activité. A cause principalement de l'usure mentale qui risque d'abréger dorénavant les carrières, de l'avis de Frédéric Grappe, le directeur performance de l'équipe Groupama-FDJ, sensibilisé à ce sujet.

"Quand on trouve moins de plaisir sur le vélo, on se fatigue plus vite", note l'universitaire qui insiste sur l'évolution de l'entraînement, de plus en plus chiffré, précis, sophistiqué, et pointe le risque de griller le coureur. "A terme, je serai content de quitter le vélo parce qu'après, ça ira trop loin dans tout", confirmait implicitement Thibaut Pinot cette semaine dans L'Équipe.

- L'électronique du cerveau -

Surtout quand un leader -"ce n'est pas le cas de Thibaut Pinot, grimpeur naturel", souligne Grappe- force sa nature pour mieux viser le classement général des grands tours. "L'organisme a une grande flexibilité mais, plus on va loin, plus il voudra revenir à la normale", explique le technicien. "C'est un mécanisme de défense de son intégrité: un athlète est un assemblage avec un moteur qui est le fonctionnel et l'électronique qui est le cerveau. A certains moments, c'est l'électronique qui ne fonctionne plus. Le cerveau commande tous les systèmes fonctionnels et dit +stop+".

Pour le scientifique, l'indispensable fraîcheur mentale peut passer par un arrêt, choisi ou obligé pour cause blessure, à condition qu'il soit bien compris par le sportif: "Il faut qu'il se régénère physiquement et mentalement avant de revenir aussi et parfois plus fort. C'est ce qu'ont fait Federer et Nadal en tennis."

"La perte de sens, c'est quand l'équilibre n'est plus là", résume Marie-Laure Brunet, qui est devenue coach et préparatrice mentale après l'arrêt brutal de sa carrière dans le biathlon à la suite d'un burn-out.

Dans le cyclisme, l'ancienne médaillée olympique travaille avec des coureurs et des directeurs sportifs. Elle aussi insiste sur la fraîcheur mentale.

- "Une perte d'équilibre" -

"Les coureurs qui viennent me voir ont un projet. La plupart ont cette culture de la préparation mentale pour être passés par des centres de formation qui avaient mis cela déjà en place", explique-t-elle. "C'est assez récent dans le cyclisme. J'interviens dans une équipe qui a intégré cette partie-là au même titre que la préparation physique. Pour le coureur, ce n'est pas imposé, c'est un outil supplémentaire pour aller vers la performance". Et, donc, éviter le surentraînement, le mot utilisé dans le sport pour parler de burn-out, un terme davantage utilisé dans le monde de l'entreprise.

"Ce sont des mots fourre-tout qui permettent d'englober une situation multifactorielle", estime Marie-Laure Brunet. "Le surentraînement n'est pas lié au fait qu'on s'est trop entraîné. C'est une perte d'équilibre dont on ne sait plus trop si ça commence par le côté psychologique ou physique".

Comment faire ? "Intégrer la préparation mentale en amont permet de mieux se connaître, d'avoir conscience de ses ressources, de comprendre ce dont on a besoin pour créer le contexte pour une performance durable", répond l'ancienne championne qui s'entoure de compétences complémentaires, notamment des psychologues. "Par le fait de parler, d'échanger, le coureur se rend compte des dysfonctionnements, il est capable de désamorcer ces petites bombes-là".

"Je ne suis pas un gourou, le but est d'amener le sportif à l'autonomie, qu'il ait tout seul les bons automatismes", insiste-t-elle en associant la performance au bien-être. "Plus il y aura d'athlètes dans cette démarche-là, moins on aura de cas de fatigue extrême".

AFP - Journal Internet AFP (français)
dimanche 28 février 2021 - 13:54:01 GMT 768 mots
Aussi paru dans
27 février 2021 - AFP Infos Françaises Challenges (site web)
28 février 2021 - La République des Pyrénées (site web)

L'autre victoire de Sofia Bekatorou, championne olympique et initiatrice du mouvement #MeToo en Grèce

Par Alexandros KOTTIS

Athènes (AFP) - "J'ai fait ce qu'il fallait, même si c'était tard", explique à l'AFP, Sofia Bekatorou, championne olympique de voile en 2004, qui, en témoignant sur les abus dont elle a été victime, a ouvert la voie au #MeToo grec.

Aujourd'hui âgée de 43 ans, Sofia Bekatorou a trouvé "la force" de "prendre la parole publiquement" et de témoigner devant le procureur d'Athènes, le 20 janvier, quand elle a "réalisé que d'autres personnes étaient en danger".

C'était "l'élément déclencheur", confie-t-elle, "cette personne" pouvait "agresser d'autres enfants".

La double médaillée olympique de voile (or en 2004 en 470, bronze en 2008 en Yngling) a révélé avoir subi "harcèlement sexuel et abus" dans une chambre d'hôtel, pendant sa préparation des JO-2000 de Sydney.

A la suite de ses accusations, la Fédération grecque de voile a demandé la démission immédiate de son vice-président Aristeidis Adamopoulos, accusé par Bekatorou.

Devenue le symbole du mouvement #MeToo en Grèce, la championne avait attendu d'être "prête à parler" pour "mettre fin aux stéréotypes de la société" grecque.

"Il faut comprendre que le sport est une extension de la société", souligne-t-elle. Car en Grèce "les conditions sont plus compliquées pour les femmes".

En révélant son viol, la sportive a provoqué une libération de la parole sur les violences sexuelles en Grèce.

Trois ans après la naissance du mouvement #MeToo aux Etats-Unis, les langues se sont déliées chez les sportives, les étudiantes, les journalistes et les actrices. Parmi les principaux accusés, l?ancien directeur du Théâtre National, Dimitris Lignadis, placé en détention pour viols sur mineurs.

- "Une grosse ampleur" -

"Ça a pris une grosse ampleur très vite", s'exclame-t-elle. "Je suis heureuse car beaucoup de personnes s?expriment publiquement, parlent des agressions subies et se tournent vers les autorités", se félicite Sofia Bekatorou.

Car "rapporter une médaille d?or à ton pays (...) c?était grand, mais ça n?a pas duré longtemps. Alors que ce changement, je l?espère, durera et protégera aussi les générations futures".

"Malheureusement" en Grèce, "nous ne sommes pas des leaders en matière de féminisme ou d?égalité des genres", déplore-t-elle. "Nous avons beaucoup de progrès à faire pour que des femmes assument des postes importants et montrent la voie", assure Sofia Bekatorou, se félicitant toutefois qu'une femme soit actuellement présidente de la République.

En 2020, la Grèce était en queue de peloton dans l'Union européenne en matière de parité, selon l'Institut Européen pour l?Égalité des Genres (EIGE).

- Poursuivre son engagement -

Et neuf Grecques sur dix ont subi une agression sexuelle dans leur environnement professionnel, selon une étude de l'ONG ActionAid publiée fin 2020.

"C'est malheureux de devoir jouer les héros pour rapporter une agression sexuelle", fustige la championne olympique. "Nos lois doivent changer et notre société avec, pour protéger les victimes et non les violeurs", clame la championne de voile qui a participé aux JO à quatre reprises (2000, 2004, 2008, 2016).

Le gouvernement conservateur du Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a annoncé jeudi une série de mesures allant du durcissement des peines pour les agresseurs sexuels au rallongement du délai de prescription pour les agressions sur mineurs.

Une plateforme numérique et des lignes téléphoniques ont été créées pour "briser le silence".

Mère de deux enfants, Sofia Bekatorou a renoncé à participer aux qualifications pour les Jeux olympiques de Tokyo.

Mais la quadruple championne du monde et double championne d?Europe, première femme à devenir porte-drapeau de la Grèce, lors des JO-2016 de Rio, peut ajouter une ligne à son palmarès: initiatrice du mouvement #MeToo en Grèce.

Elle ne sait pas encore comment, mais elle assure vouloir poursuivre son engagement pour lutter contre les violences sexuelles. Peut-être au sein de programmes éducatifs envers les jeunes, s?appuyant sur sa formation universitaire en psychologie.

"Essayer d?aider là où c?est nécessaire", résume Sofia Bekatorou, "pour que d?autres femmes puissent avoir des rêves".

AFP Infos Mondiales
dimanche 7 février 2021 - 05:45:08 GMT 684 mots
Aussi paru dans
7 février 2021 - AFP Infos Françaises

Avec le #Metoo tardif en Grèce, les langues se délient timidement sur l'inceste

Athènes, 7 fév 2021 (AFP) - - Depuis la mi-janvier, les dénonciations d'agressions sexuelles dans le milieu du sport et de la culture se multiplient en Grèce. Profitant de ce #Metoo tardif, les langues commencent timidement à se délier sur l'inceste.

Dans la société patriarcale grecque, où les violences sexuelles peinent à sortir de la sphère privée, les révélations à la mi-janvier de la championne olympique de voile Sophia Bekatarou ont provoqué une avalanche de dénonciations d'agressions sexuelles subies par des femmes athlètes, étudiantes, journalistes ou actrices.

Plus d'une dizaine d'actrices ont ainsi dénoncé auprès de leur syndicat des abus subis dans le milieu au début de leurs carrières. Un compositeur grec bien connu est également visé par ce type d'accusations.

Plus de trois ans après l'apparition du mouvement aux Etats-Unis, le #Metoo grec a été déclenché par Sophia Bekatorou, 43 ans, double médaillée olympique de voile, qui a révélé devant la justice avoir été agressée sexuellement à l'âge de 21 ans par un haut responsable de la Fédération grecque.

Pour la première fois en Grèce, une personne publique parlait publiquement de ce traumatisme. "90% des agressions sexuelles restent dans l'ombre", précise Vassiliki Artinopoulou, professeure à l'Université de Pantion à Athènes. "Seule la partie émergée de l'iceberg est rendue publique", ajoute la criminologue.

Konstantinos Yannopoulos, président de l'association "Le sourire de l'enfant", souligne "la nécessité" de profiter de la conjoncture du #Metoo pour que les langues se délient enfin sur les agressions sexuelles en milieu familial".

- "une société sexiste" -

Dans "la majorité des cas, c'est le père qui est l'agresseur et pire, la mère le soutient", déplore-t-il. "Nous vivons dans une société sexiste, qui justifie les actions des hommes", soupire M. Yannopoulos, qui plaide pour la création d'un organisme national de recensement des cas d'inceste.

Pour briser le tabou, le site d'information omniatv.gr a lancé une campagne sur les agressions sexuelles dans la sphère familiale, à partir du cas d'Eleonora (prénom d'emprunt), dont le frère comparaît en février pour avoir abusé d'elle à l'âge de 11 ans.

Créée à l'occasion de ce procès en appel, la campagne #MilaKaiEsy (#Speakuptoo) veut d'abord "soutenir financièrement Eleonora", qui, malgré l'opposition de sa famille, avait porté plainte en 2018 contre son frère, quinze ans après les faits.

L'objectif de la campagne "est aussi d'encourager d'autres personnes ayant vécu des expériences similaires à parler", déclare à l'AFP Loukas Stamellos, membre de la rédaction d'omniatv.

"Nous étions au courant du cas d'Eleonora depuis l'année dernière quand son agresseur a été condamné à 3 ans de prison et nous avons progressivement créé une plateforme pour couvrir les frais du procès en appel en février", précise-t-il.

- "Entre famille et vérité" -

Eleonora a dû "choisir entre sa famille et la vérité". Sa mère lui a dit "Tu vas nous ridiculiser", lorsqu'elle lui a confié le crime de son frère et son intention de le dénoncer. "J'aurais pu me taire pendant toute ma vie, rester complice de la comédie que tout le monde jouait, avec moi comme protagoniste dans un rôle muet", confie-t-elle à omniatv.

Dans un entretien publié à la mi-décembre, la jeune victime raconte sa lutte pour surmonter son adolescence cauchemardesque, sa dépression, ses tentatives de suicide, avant d'avoir recours en justice. "J'ai finalement compris que rien de plus grave ne pourrait m'arriver et j'ai opté pour la voie judiciaire", dit-elle encore.

Konstantinos Yannopoulos se rappelle également d'une jeune victime abusée par son père depuis l'âge de 7 ans qui a fait appel à son association à l'âge de 14 ans alors que sa mère refusait de dénoncer son mari.

Parfois ce sont les violences domestiques qui permettent d'identifier des cas d'inceste, souligne-t-il.

"Une jeune fille nous a appelé pour révéler qu'elle avait été tabassée par ses parents. En discutant avec elle, on a appris que son père l'agressait sexuellement, une situation qu'elle trouvait +normale+", rapporte-t-il.

Mais peu de cas d'inceste sont encore révélés spontanément en Grèce: en 2020, sur les 2.100 cas de violences domestiques dénoncés auprès de son association, "seuls 31 concernaient des agressions sexuelles".

hec/chv/ao

AFP Infos Françaises
dimanche 28 mars 2021 - 17:52:15 GMT 320 mots
Aussi paru dans
28 mars 2021 - AFP Infos Economiques Challenges (site web)

Cuba : manifestation à vélo et en voiture contre l'embargo américain

La Havane, 28 mars 2021 (AFP) - - Plusieurs centaines de Cubains ont manifesté dimanche à vélo et en voiture sur la promenade du front de mer de La Havane pour réclamer la levée de l'embargo américain en vigueur contre l'île depuis 1962.

A grand renfort de klaxons et de slogans, les manifestants ont parcouru sept kilomètres sur le "Malecon" de la capitale cubaine, d'ordinaire rempli de touristes étrangers, de pêcheurs et de promeneurs mais actuellement déserté pour cause de pandémie.

"Ce blocus est inhumain et je crois que des campagnes similaires ont lieu dans différents pays. En tant que Cubains, il est de notre devoir de soutenir cette campagne" contre l'embargo, a déclaré à l'AFP Ana Fidelia Quirot, ex-championne du monde et double médaillée olympique du 800 mètres, qui participait à la manifestation.

Adversaires depuis la révolution menée par Fidel Castro en 1959, les Etats-Unis et Cuba ont opéré sous la direction des présidents Barack Obama et Raul Castro un rapprochement historique qui a permis en 2015 le rétablissement des relations diplomatiques.

Mais après l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche en 2017, les Etats-Unis ont durci l'embargo, invoquant les violations des droits de l'homme à Cuba et le soutien de La Havane au gouvernement chaviste du Venezuela.

Et l'espoir que les tensions s'apaisent avec l'élection de Joe Biden s'est peu à peu évanoui, tant il semble que Cuba ne soit en rien une des priorités de la nouvelle administration américaine.

"Pendant la pandémie de Covid-19, le blocus n'est pas uniquement criminel, illégal, immoral, extra-territorial et une violation flagrante du droit international. Son caractère génocidaire s'en voit aussi renforcé", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Bruno Rodriguez à la presse lors de la manifestation à La Havane.

Cuba, qui compte 11,2 millions d'habitants, a recensé plus de 72.000 cas de coronavirus, dont 415 décès, depuis le début de la pandémie.

cb/gde/lb

AFP Infos Françaises
mardi 9 mars 2021 - 23:35:02 GMT 378 mots
Aussi paru dans
9 mars 2021 - AFP doc AFP Infos Mondiales AFP - Journal Internet AFP (français) Challenges (site web)
10 mars 2021 - La Croix (site web)

Canada: action collective en justice d'anciennes nageuses pour harcèlement

Montréal, 9 mars 2021 (AFP) - - Cinq anciennes nageuses de l'équipe nationale canadienne de natation artistique ont déposé mardi une demande d'action collective en justice contre leur fédération, pour abus psychologique, négligence et harcèlement, selon le document consulté par l'AFP.

Cette requête en recours collectif a été déposée devant la Cour supérieure du Québec à la demande de Chloé Isaac, Gabrielle Boisvert, Erin Willson, Sion Ormond et Gabriella Brisson.

Les anciennes nageuses, qui étaient âgées de 17 à 24 ans lorsqu'elles étaient membres de la fédération, accusent plusieurs entraîneurs et adjoints de Natation Artistique Canada. Les faits se seraient produits à partir de 2010.

Gabrielle Boisvert, membre de l'équipe nationale de 2015 à 2018, a expliqué avoir subi de "l'abus psychologique, du harcèlement psychologique, négligence aussi", dans un entretien à la chaîne publique Radio-Canada.

"On vous fait sentir comme la pire nageuse, comme la pire personne. On vous dénigre. On vous fait sentir comme si vous étiez là par défaut, parce qu'il n'y a pas assez de nageuses et non par talent", a-t-elle expliqué.

En outre, le document souligne "l'obsession" de l'ancienne entraîneuse Julie Sauvé, décédée en 2020, pour l'apparence des nageuses qui devaient "perdre une quantité excessive de poids pour satisfaire son idéal tordu, irréalisable et malsain de la parfaite nageuse artistique".

Au total, les anciennes nageuses demandent 250.000 dollars canadiens (166.000 euros) de dommages et intérêts et d'autres sommes à déterminer en préjudices moraux.

"J'ai été extrêmement choquée et peinée d'entendre les témoignages des anciennes athlètes de l'équipe de Natation artistique Canada", a regretté Isabelle Charest, ministre québécoise déléguée à l'Education et responsable de la Condition féminine.

"C'est inacceptable que des jeunes filles passionnées et promises à un brillant avenir aient vu leur sport devenir un élément négatif de leur vie", a ajouté sur Twitter Mme Charest, ancienne triple médaillée olympique du Canada en patinage de vitesse courte piste.

En réaction, Natation artistique Canada a salué "le courage dont ont fait preuve les anciennes athlètes de l'équipe nationale pour prendre la parole", dans un communiqué.

"Notre organisation a reconnu qu'il y avait eu des problèmes par le passé", a souligné sa directrice Jackie Buckingham, ajoutant que la fédération a pris des mesures à l'automne pour corriger la situation.

ast/jl/ob

La République des Pyrénées (site web)
France-Monde, jeudi 18 février 2021 691 mots
Aussi paru dans
18 février 2021 - AFP doc La Croix (site web) Midi Libre (site web) AFP - Journal Internet AFP (français) Radio France Internationale (français) (site web réf.)

Seiko Hashimoto, femme politique et médaillée olympique, prend les rênes des JO de Tokyo

La ministre japonaise des Jeux olympiques Seiko Hashimoto, 56 ans, a été nommée jeudi présidente du comité d'organisation des JO de Tokyo-2020, en remplacement de Yoshiro Mori qui avait dû démissionner vendredi dernier après des propos sexistes ayant fait scandale.

"Je ne vais m'épargner aucun effort pour le succès des Jeux de Tokyo", a déclaré Mme Hashimoto juste après sa nomination, intervenant à cinq mois de l'ouverture prévue de l'événement planétaire (23 juillet - 8 août), reporté l'an dernier à cause de la pandémie de Covid-19.

Elle a ajouté que les mesures mises en place lors des JO pour lutter contre le coronavirus, toujours menaçant malgré l'arrivée de premiers vaccins, seraient la "priorité absolue".

Mme Hashimoto a aussi dit vouloir faire en sorte que le public, tant au Japon qu'à l'étranger, "sente que les Jeux olympiques seront sûrs".

Peu auparavant, elle avait présenté au Premier ministre Yoshihide Suga sa démission du gouvernement, dans lequel elle était l'une des deux seules femmes à occuper un portefeuille.

M. Suga "m'a adressé des mots bienveillants", avait-elle déclaré devant la presse. "Il a l'espoir que je puisse donner toute mon énergie pour créer des Jeux de Tokyo fédérateurs pour le peuple japonais".

Mme Hashimoto est rapidement apparue comme la grande favorite pour succéder à M. Mori, poussé vers la sortie pour avoir déclaré début février que les femmes parlaient trop longtemps durant les réunions, ce qu'il trouvait "embêtant".

- "Un vrai progrès" -

Les propos de cet ancien Premier ministre japonais de 83 ans avaient été vivement condamnés, au Japon comme à l'étranger.

Le Comité international olympique (CIO) avait tardivement jugé qu'ils étaient contraires aux valeurs de l'olympisme, notamment en matière d'égalité des sexes, et des sponsors des JO avaient aussi accentué la pression sur M. Mori.

Après son départ, un conseil paritaire avait été formé pour lui trouver un successeur le plus vite possible, alors que M. Mori avait initialement tenté de se faire remplacer par un proche, l'ancien patriarche du football professionnel nippon Saburo Kawabuchi, encore plus âgé que lui (84 ans).

Ministre chargée des Jeux olympiques et de l'égalité hommes-femmes depuis septembre 2019, par ailleurs membre de la Chambre haute du Parlement depuis 1995, Mme Hashimoto a aussi une longue carrière de sportive de haut niveau derrière elle.

Elle a en effet participé à sept Jeux olympiques (quatre JO d'hiver et trois JO d'été) dans les années 1980 et 1990, en tant que patineuse de vitesse et comme cycliste sur piste. Elle a notamment décroché une médaille de bronze en patinage de vitesse aux Jeux d'Albertville (France) en 1992.

Kazuko Fukuda, une militante des droits des femmes au Japon, a salué jeudi la nomination de Mme Hashimoto à la tête de Tokyo-2020 et le processus de sélection.

"Je pense que le fait qu'ils (les organisateurs des JO, NDLR) aient établi cinq critères pour choisir le nouveau président, dont la compréhension de l'égalité des sexes et des droits humains, représente un vrai progrès", a réagi Mme Fukuda auprès de l'AFP.

- Un choix imposé? -

"Maintenant il faut s'assurer que les politiques d'égalité hommes-femmes dans le pays ne reculent pas", a ajouté Mme Fukuda, qui avait participé à la création d'une pétition en ligne après les propos sexistes de M. Mori, qui a récolté au total plus de 157.000 signatures.

Mme Hashimoto aurait hésité à accepter la présidence de Tokyo-2020, selon plusieurs médias nippons.

Car le défi qui l'attend est immense. Une majorité de Japonais est contre la tenue des JO cette année, redoutant que l'événement n'entraîne une recrudescence de la pandémie dans le pays.

Une grande partie du Japon, y compris Tokyo, est de nouveau sous état d'urgence depuis début janvier pour tenter de contrer une nouvelle vague du virus, qui sévit depuis fin 2020.

Les organisateurs de Tokyo-2020 ont préparé une batterie de mesures et restrictions face au Covid-19, mais sans aller jusqu'à imposer de quarantaine ou la vaccination pour les participants aux Jeux.

La question épineuse de la présence ou non de spectateurs, et d'une éventuelle jauge maximale, doit être tranchée au printemps.

Source : AFP

Cet article est paru dans La République des Pyrénées (site web)

AFP Infos Françaises
jeudi 18 février 2021 - 10:22:24 GMT 794 mots
Aussi paru dans
18 février 2021 - AFP Infos Economiques

Covid-19, scandale sexiste: le parcours tumultueux des JO de Tokyo

Tokyo, 18 fév 2021 (AFP) - - Le parcours des Jeux olympiques de Tokyo a été semé d'embûches, entre leur report historique l'an dernier à cause de la pandémie et des couacs à répétition, dont le scandale sexiste ayant poussé le président du comité d'organisation Yoshiro Mori à démissionner, remplacé jeudi par Seiko Hashimoto, une ancienne médaillée olympique en patinage de vitesse et l'une des rares femmes politiques japonaises de premier plan.

Voici une sélection par l'AFP d'épisodes marquants de la saga des JO de Tokyo, programmés du 23 juillet au 8 août.

. 2013: larmes de joie

A l'annonce le 8 septembre 2013 de l'attribution des JO-2020 à Tokyo, des présentateurs de la télévision japonaise fondent en larmes et le pays exulte. Beaucoup redoutaient que l'accident nucléaire de Fukushima, consécutif aux gigantesques séisme et tsunami de 2011, ne ruine les espoirs de la candidature de Tokyo. Les JO seront surnommés par le gouvernement "Jeux de la reconstruction".

. 2015: faux départs

En juillet 2015, le Premier ministre Shinzo Abe ordonne une révision complète du projet de nouveau stade olympique, en réponse aux critiques sur son coût (près de 2 milliards d'euros). Les plans de l'architecte irako-britannique Zaha Hadid sont annulés et le chantier repris par l'architecte japonais Kengo Kuma.

Autre couac en septembre 2015: le comité d'organisation doit renoncer au premier logo des Jeux, car il ressemblait fortement à celui du théâtre de Liège (Belgique), dont le créateur avait saisi la justice.

. 2019: démissions et canicule

Le 19 mars 2019, le président du Comité olympique japonais Tsunekazu Takeda, alors âgé de 71 ans, annonce sa démission, officiellement en raison de son âge. Mais il est surtout sous pression depuis la révélation en janvier de sa mise en examen par des juges français qui le soupçonnent d'avoir octroyé des pots-de-vin à des membres du CIO en 2013 pour soutenir la candidature de Tokyo.

Le mois suivant survient une autre démission embarrassante, celle du ministre chargé des Jeux olympiques, Yoshitaka Sakurada, auteur de gaffes à répétition en six mois d'exercice.

A l'été 2019, de fortes chaleurs conjuguées à une humidité extrême à Tokyo mettent des athlètes au supplice lors d'épreuves tests des JO. Soucieux, le CIO force à l'automne le transfert du marathon et des épreuves de marche à Sapporo, à 800 kilomètres au nord de la capitale.

. 2020: report et surcoût

Le 24 mars 2020, face à la pandémie de coronavirus, le CIO annonce le report des JO à 2021. Une décision historique: depuis sa création en 1896, jamais le plus grand événement sportif mondial n'avait été reporté en temps de paix.

Les Jeux de Tokyo seront "le témoignage de la défaite du virus" face à l'humanité, lance le Premier ministre japonais Shinzo Abe. Malgré leur report, ils conserveront l'appellation "Tokyo-2020". De nouvelles dates sont fixées: du 23 juillet au 8 août 2021 pour les Jeux olympiques, et du 24 août au 5 septembre pour les paralympiques.

En septembre, M. Abe démissionne pour raisons de santé. Son successeur Yoshihide Suga réaffirme la détermination du gouvernement à accueillir les Jeux, et le vice-président du CIO, John Coates, assure à l'AFP que l'événement aura lieu comme prévu à l'été 2021, "avec ou sans Covid".

Le report et les mesures antivirus entraînent un surcoût de 2,3 milliards d'euros, portant le budget officiel des JO de Tokyo à 13 milliards d'euros, un record pour des Jeux d'été.

. Janvier 2021: nouveaux doutes

Face à des nombres record d'infections au Japon, le gouvernement déclare début janvier l'état d'urgence dans une grande partie du pays, y compris à Tokyo. Le dispositif est ensuite prolongé jusqu'au 7 mars.

Le gouvernement et les organisateurs gardent toutefois le cap des JO, alors même que selon des sondages environ 80% des Japonais souhaitent un nouveau report ou leur annulation, face à une pandémie toujours pas maîtrisée.

. Février 2021: scandale sexiste et changement de présidence

Yoshiro Mori, le président du comité d'organisation, déclenche un scandale au Japon comme à l'étranger en déclarant que les femmes ont du mal à parler de manière concise dans les réunions, ce qui est "embêtant" selon cet ancien Premier ministre de 83 ans.

Après des excuses maladroites, il démissionne finalement le 12 février, non sans avoir vainement tenté d'imposer au préalable un successeur encore plus âgé que lui, l'ancien grand patron du football nippon Saburo Kawabuchi, 84 ans.

Jeudi, c'est finalement la ministre chargée des Jeux olympiques et paralympiques Seiko Hashimoto qui a démissionné de l'exécutif japonais pour prendre la tête du comité d'organisation.

"Je ne vais m'épargner aucun effort pour le succès des Jeux de Tokyo", a promis l'ancienne sportive de haut niveau de 56 ans, qui a participé à sept Jeux olympiques en tant que patineuse de vitesse et comme cycliste sur piste.

bur-etb/mac/jr/dga

AFP Infos Françaises
lundi 8 février 2021 - 19:02:38 GMT 422 mots
Aussi paru dans
9 février 2021 - La Liberté (Suisse) (site web réf.)

Le mouvement #MeToo prend de l'ampleur en Grèce : 3 artistes sanctionnés

Athènes, 8 fév 2021 (AFP) - - Trois vedettes du théâtre et de la télévision grecques ont récemment perdu leurs emplois à la suite d'accusations d'abus sexuels et de harcèlement qui se multiplient dans le pays, dans le cadre de la vague mondiale #MeToo.

Giorgos Kimoulis, considéré comme l'un des meilleurs acteurs du pays, a ainsi été déprogrammé du Festival d'Athènes et d'Epidaure cette année, a indiqué lundi l'organisation du plus important festival artistique du pays après une vague d'accusations de la part d'actrices.

Le festival a déclaré que "des collègues de M. Kimoulis s'étaient plaintes d'avoir été victimes d'insultes".

Lundi également, la télévision d'Etat ERT a déclaré qu'elle avait licencié un acteur, sans le nommer. Mais les médias grecs l'ont identifié comme l'un des meilleurs comédiens du pays, Petros Filippidis.

La chaîne Mega TV a fait état la semaine dernière d'une lettre envoyée par trois actrices à la Guilde des acteurs accusant M. Filippidis de comportement obscène.

L'acteur a été brièvement hospitalisé la semaine dernière, après avoir publié une déclaration par l'intermédiaire de son avocat appelant les médias à s'abstenir de mentionner son nom dans cette l'histoire.

"Vous me connaissez depuis 35 ans", indique le communiqué. "S'il vous plaît respectez ma femme et mon enfant, la vérité ne sortira pas d'un procès mené par la télévision".

Par ailleurs le directeur artistique du Théâtre national Dimitris Lignadis a démissionné dimanche de son poste, citant un "climat toxique de rumeurs, d'insinuations et de fuites".

Les trois hommes nient ces accusations.

Peu de plaintes peuvent faire l'objet de poursuites, puisque les accusations font référence à des faits vieux de plusieurs décennies, donc certainement prescrits.

La Guilde des acteurs grecs a indiqué avoir reçu plus d'un millier de plaintes de victimes présumées au cours des derniers jours.

Plus de trois ans après la naissance du mouvement #MeToo aux Etats-Unis, la loi du silence a été brisée en Grèce par l'athlète Sofia Bekatorou, deux fois médaillée olympique de voile.

Elle a déclaré en décembre que lorsqu'elle avait 21 ans elle avait été victime de "harcèlement et d'abus sexuels" de la part d'un membre de la fédération de voile dans sa chambre d'hôtel.

Son témoignage a encouragé d'autres athlètes féminines, étudiantes, journalistes et actrices à prendre la parole.

La semaine dernière, le parti de gauche MeRA25 a suspendu l'adhésion dans ses rangs de l'un des compositeurs les plus connus de Grèce après qu'une chanteuse l'eut accusé d'avoir essayé d'avoir des relations sexuelles avec elle quand elle avait 14 ans.

jph/lc/mm/fjb

AFP Infos Françaises
jeudi 18 février 2021 - 13:50:06 GMT 964 mots

À la Une à 15H00

Paris, 18 fév 2021 (AFP) - - A LA UNE

Covid-19: tenir la "digue" sanitaire, l'aérien secoué par les turbulences

PARIS - La France espérait toujours jeudi éviter que "la digue lâche" face à l'épidémie de Covid 19, dont les conséquences économiques se sont rappelées au pays, avec des pertes abyssales pour des fleurons du secteur aérien, laminé par la crise.

Avec près de 20.000 nouveaux cas confirmés par jour sur la dernière semaine, la progression des variants dans plusieurs régions et une tension toujours forte sur les hôpitaux (plus de 3.300 patients en réanimation), "la situation reste si fragile qu'un rien peut la faire basculer," comme le soulignait encore mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

Mais le plateau se maintient, et l'exécutif s'en tient à sa stratégie: pas de reconfinement, mais pas question non plus de desserrer la vis. Le ministre de la Santé Olivier Véran ne devrait d'ailleurs faire aucune nouvelle annonce lors du traditionnel point gouvernemental du jeudi, à 18H00. Pas plus qu'il n'y en avait eu mercredi, après le conseil de défense sanitaire.

Perte massive pour Air France-KLM après un choc du Covid-19 "sans précédent"

PARIS - Air France-KLM a perdu 7,1 milliards d'euros l'année dernière, un choc "sans précédent" provoqué par le Covid-19 qui a très durement affecté le secteur du transport aérien et a privé le groupe franco-néerlandais des deux tiers de ses clients.

Le chiffre d'affaires s'est effondré de 59% par rapport à 2019, à 11,1 milliards d'euros, a précisé jeudi le groupe dans un communiqué, en prévenant que le premier trimestre 2021 serait "difficile" et que la visibilité d'une reprise restait "limitée", même s'il s'attend à un regain de trafic aux deuxième et troisième trimestres grâce aux vaccins.

Ces pertes et chutes d'activité, "ce sont des ordres de grandeur qui donnent un peu le tournis", a reconnu le directeur financier du groupe, Frédéric Gagey. La crise a fait subir à Air France-KLM "un impact sans précédent", a résumé l'entreprise dans son communiqué.

Le vaccin AstraZeneca "n'est pas un vaccin de seconde zone", assure Alain Fischer

PARIS - Le vaccin contre le Covid-19 AstraZeneca "n'est pas un vaccin de seconde zone", a assuré jeudi le Pr Alain Fischer, le "monsieur vaccin" nommé par le gouvernement, alors qu'il a provoqué des réactions parfois fortes chez les patients jeunes.

"C'est un vaccin pour lequel le taux d'efficacité est très bon", a insisté le professeur, invité d'Europe 1. "Le taux de protection est d'un peu plus de 80%" donc "pas très loin du taux annoncé par les vaccins ARN", comme ceux de Pfizer/BioNTech ou Moderna également utilisés en France, a-t-il ajouté.

"Il est vrai que, chez les sujets jeunes (...), il provoque un peu plus souvent un syndrome pseudo-grippal", a reconnu le professeur Fischer, ce qui a créé "un peu d'émoi" chez certains professionnels de santé, principaux concernés par ce vaccin.

- Seiko Hashimoto, femme politique et médaillée olympique, prend les rênes des JO de Tokyo

TOKYO - Nommée jeudi présidente du comité d'organisation des JO de Tokyo-2020, Seiko Hashimoto a fait le voeu de "regagner la confiance" de l'opinion publique après l'embarrassant scandale sexiste qui avait poussé son prédécesseur Yoshiro Mori à démissionner vendredi dernier.

"Je ne vais m'épargner aucun effort pour le succès des Jeux de Tokyo", a déclaré Mme Hashimoto après sa nomination, intervenant à cinq mois de l'ouverture prévue de l'événement (23 juillet - 8 août), reporté l'an dernier à cause de la pandémie de Covid-19.

"Je suis persuadée que les Jeux vont attirer plus l'attention sur l'égalité des sexes, et à ce niveau je suis déterminée à regagner la confiance", a-t-elle ajouté par la suite.

Birmanie: des hackers ciblent la junte, les arrestations se multiplient

RANGOUN - Des pirates informatiques ont attaqué jeudi des sites internet gouvernementaux en Birmanie, en réponse à la junte qui a imposé un blocus nocturne de l'internet et multiplie les arrestations.

Un groupe appelé "Les Hackers de Birmanie" a ciblé plusieurs sites gouvernementaux, dont la Banque centrale, la page de propagande de l'armée birmane, la chaîne de télévision d'Etat MRTV, l'autorité portuaire et l'agence de sécurité sanitaire et alimentaire.

Cette action intervient au lendemain d'une manifestation massive à laquelle ont pris part des dizaines de milliers de personnes dans tout le pays, en opposition au coup d'Etat militaire qui a renversé le gouvernement civil d'Aung San Suu Kyi au début du mois.

EN BREF

- La cour d'assises de Paris a condamné mercredi en appel l'ex-secrétaire d'État Georges Tron à cinq ans de prison, dont trois ferme, pour viol et agressions sexuelles en réunion sur une collaboratrice de sa mairie de Draveil (Essonne) et l'a placé en détention.

- La garde à vue de l'ancien directeur de cabinet de l'ex-maire de Marseille Jean-Claude Gaudin, Claude Bertrand, a repris jeudi, dans le cadre d'une information judiciaire sur l'emploi de proches ayant dépassé l'âge de la retraite, a-t-on appris auprès de son avocat.M. Gaudin, lui, a vu sa garde à vue "levée et bouclée" dès mercredi soir, a indiqué son avocat, Me Gilbert Sindrès.

- Le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti a confirmé jeudi une réforme dans un calendrier "resserré" pour lutter contre les crimes sexuels sur des mineurs, saluant la "libération de la parole" sur ces actes mais mettant en garde contre une justice "sur internet et dans les médias".

- Après les cyberattaques qui ont ramené deux hôpitaux au "tout papier" en France ces derniers jours, Emmanuel Macron a confirmé jeudi un plan d'un milliard d'euros pour renforcer la cybersécurité des systèmes sensibles.

- Le N.1 mondial Novak Djokovic, visiblement libéré de ses douleurs abdominales, a facilement battu jeudi le qualifié russe Aslan Karatsev (114e) 6-3, 6-4, 6-2 et jouera dimanche sa 9e finale à l'Open d'Australie, où il visera un 9e titre.

AFP/ide

AFP Infos Françaises
lundi 1 novembre 2021 - 09:27:23 GMT 619 mots

Sur la route des Jeux: les rêves en or de Camille Lecointre en voile

Brest, 1 nov 2021 (AFP) - - "Ce qui me motive énormément, c'est d'avoir les Jeux en France": à 36 ans, Camille Lecointre, double médaillée de bronze en voile en 470 (un dériveur de 4,70 m) ne pouvait manquer une nouvelle occasion de décrocher l'or tant convoité.

Jusqu'aux Jeux de Paris en 2024, la barreuse originaire du Havre raconte à l'AFP son parcours et son quotidien de sportive de haut niveau. Dans ce premier épisode, elle évoque sa volonté de participer aux JO pour la quatrième fois, son rêve de décrocher l'or dans une discipline qu'elle domine en France depuis dix ans et ses débuts en voile.

"J'aurais pu m'arrêter après les Jeux de Tokyo, mais ce qui me motive énormément c'est d'avoir les Jeux en France", s'enthousiasme celle qui a ramené cet été une médaille de bronze des Jeux de Tokyo avec Aloïse Retornaz, après une 3e place déjà aux JO-2016 de Rio, avec Hélène Defrance.

"Je pense que ça va être un bel évènement et je ne me voyais pas le regarder derrière ma télévision. J'ai envie d'y participer une dernière fois", assure la championne du monde de 470 (2016) et triple championne d'Europe (2013, 2019, 2021) qui envisage de mettre un terme à sa carrière après les JO de Paris, dont les épreuves de voile auront lieu à Marseille.

"Après tout, je suis une compétitrice, alors tant que je sens que je peux encore progresser et gagner je continue", explique-t-elle lors d'une rencontre au pôle France voile de Brest.

"J'ai pas eu complètement entière satisfaction aux Jeux de Tokyo, on était venues chercher l'or et c'est vrai qu'on repart avec le bronze. Même si, en soi, ça reste un très bon résultat, il me manque toujours les deux petites marches à grimper", sourit cette Brestoise d'adoption, mère d'un petit Gabriel de 4 ans.

"J'aimerais vraiment terminer ma carrière sur une belle médaille d'or", assure-t-elle, enthousiaste également à l'idée de participer pour la première fois à des Jeux en binôme avec un homme. A partir des JO de Paris, il n'y aura plus qu'une épreuve mixte de 470 alors qu'il existait jusque là un titre pour les hommes et un titre pour les femmes.

"Je vais devoir naviguer avec un équipier homme et ça, ce côté humain, nouveauté, me plaît", assure la barreuse qui va s'installer à partir de septembre prochain à Marseille où elle s'entraînera avec Jérémie Mion, champion du monde de la discipline (2018) et son binôme en 2024.

Avant cela, Camille Lecointre sera jusqu'en mars 2022 en Israël où son mari, Gideon Kliger, va entraîner l'équipe nationale de 470. "On a trouvé un équilibre familial et on est heureux de pouvoir voyager en famille", souligne la sportive qui avait emmené son petit garçon à Tokyo où se trouvait également son mari, alors entraîneur de l'équipe espagnole.

La double médaillée olympique, née au Havre, est arrivée au pôle France à Brest à l'âge de 16 ans, neuf ans après avoir découvert la voile.

"La passion pour la voile c'est vraiment une surprise parce que personne dans ma famille n'en faisait. C'était peut-être un rêve de mon père d'un jour en faire, et puis il m'a proposé de faire ce stage en club et c'est vrai que tout de suite j'ai bien aimé, être sur un bateau, sur la mer, en extérieur", note la jeune femme, qui explique apprécier également tout particulièrement le côté tactique de la discipline.

"Il n'y a rien qui me fasse plus plaisir que de faire une belle option tactique ou stratégique et de rattraper les autres comme ça, sur un coup, c'est vraiment hyper motivant et hyper plaisant", conclut-elle.

sf/et/jr/av

AFP Doc
jeudi 16 décembre 2021 - 16:17:22 GMT 595 mots
Aussi paru dans
16 décembre 2021 - AFP Infos Françaises AFP - Journal Internet AFP (français) La Croix (site web) Challenges (site web)
17 décembre 2021 - Le Courrier du Vietnam (site web réf.)

Biathlon: Bescond comme à la maison

Par Keyvan NARAGHI

Le Grand-Bornand (France) (AFP) - Pour le grand retour du circuit en France, Anaïs Bescond a fait vibrer le public du Grand-Bornand en s'offrant jeudi la 2e place du sprint comptant pour la Coupe du monde de biathlon et remporté par la Norvégienne Marte Olsbu Roeiseland, solide leader du classement général.

Le week-end ne pouvait pas mieux débuter pour les bruyants fans tricolores, sevrés de biathlon depuis deux ans. Dès la première épreuve disputée dans la station de Haute-Savoie, une Française est montée sur le podium, sauvant l'honneur d'une équipe plutôt à la peine dans l'ensemble.

Bescond n'était pas forcément la plus attendue chez les Bleues mais la doyenne du groupe (34 ans) confirme tout de même un retour au premier plan déjà perceptible au cours des trois étapes précédentes. La Franc-Comtoise avait ainsi terminé 2e de la poursuite d'Ostersund (Suède), le 4 décembre, et s'était également distinguée en relais (victoire à Ostersund, 3e à Hochfilzen).

A un mois et demi des JO d'hiver à Pékin (4-20 février), la triple médaillée olympique retrouve soudainement le devant de la scène et semble totalement transcendée à l'approche du grand rendez-vous de l'hiver, sans doute l'ultime gros challenge de sa carrière.

"Les Jeux me galvanisent, c'est un fait, a-t-elle déclaré. Avant-hier à l'entraînement, Ole-Einar Bjoerndalen (légende du biathlon, ndlr) m'a félicitée. Il me disait que je faisais un beau début de saison, que je travaillais bien, ça m'a fait très plaisir. Il m'a dit que j'étais forte dans les grands événements".

La course quasi parfaite de Bescond (10/10 au tir), 2e derrière Marte Olsbu Roeiseland et devant la Suédoise Elvira Oeberg,constitue pourtant un petit miracle, la Française traînant un rhume depuis plusieurs jours.

- "Indescriptible" -

"C'est très désagréable, je suis complétement bouchée du nez, ce n'était vraiment pas sympa, a-t-elle raconté. Mais il était hors de question pour moi de ne pas courir. Je ne me sentais vraiment pas dans mon meilleur jour. Mais j'ai fait un beau tir et j'avais un bon niveau en ski même si j'aurais aimé tirer plus rapidement. Ce sont ces courses qui vont me permettre d'arriver aux Jeux avec le plus de cartouches possibles."

Même Frédéric Jean, l'entraineur de l'équipe de France femmes, a semblé ébahi par la performance de Bescond, qui a l'art de se réveiller et de se relancer à chaque saison olympique.

"+Nanas+, il ne faut pas l'enterrer, jamais, a lancé le technicien. C'est une athlète qui adore son métier, son sport et les Jeux Olympiques. Elle est tellement attirée par ça qu'elle va être capable à un moment donné de vriller et de passer de l'autre côté en mode jeu et faire des efforts par-ci par-là pour arriver pile poil comme il faut."

Mais avant de songer aux JO, Bescond a surtout pris soin de savourer les retrouvailles avec les bouillants supporteurs français.

"L'ambiance était indescriptible, cela fait du bien après presque deux ans sans public, à vivre et à subir du huis clos, avec du Covid partout, a-t-elle expliqué. Je l'ai très mal vécu l'année dernière, donc avoir du monde en bord de piste, ma famille, mes proches, qui ont pu faire le déplacement, ça me met en joie. C'est un moment de communion. C'est une journée que je garderai en mémoire".

kn/bde

AFP Doc
vendredi 24 décembre 2021 - 07:14:40 GMT 824 mots
Aussi paru dans
15 décembre 2021 - AFP Infos Françaises
24 décembre 2021 - AFP - Journal Internet AFP (français) La Croix (site web) Challenges (site web)

L'incroyable été du sport italien, une simple parenthèse enchantée?

Par Anthony LUCAS

Rome (AFP) - L'incroyable été sportif italien, ponctué des triomphes des Azzurri de Roberto Mancini à l'Euro et de Marcell Jacobs sur 100 mètres aux Jeux olympiques, s'effacera-t-il aussi vite qu'un bronzage de vacances ou marquera-t-il une renaissance durable?

Donnarumma arrêtant penalty sur penalty puis Chiellini soulevant la Coupe d'Europe pour la première fois depuis 1968. L'inattendu Marcell Jacobs remportant le 100 m olympique entre incrédulité et parfois quelques doutes, avant de récidiver en relais 4x100.

Mais aussi Gianmarco Tamberi sacré à la hauteur, lors de Jeux olympiques et paralympiques records pour les Azzurri (40 et 69 médailles). Sonny Colbrelli vainqueur d'un Paris-Roubaix dantesque. Un Italien (Berrettini) pour la première fois en finale de Wimbledon. Et l'Italie championne d'Europe en volley-ball (féminin et masculin), en softball et même en football américain!

Au son des riffs du groupe Maneskin, premier lauréat italien à l'Eurovision depuis 1990, le pays a ainsi eu l'occasion de nombreuses célébrations collectives, après plus d'un an de pandémie de Covid.

"Après ce qui s'est passé dans le monde, notamment en Italie où nous avons été parmi les premiers à être touchés par le Covid, cela nous a fait plaisir d'apporter du bonheur et un peu de tranquillité aux gens", s'est réjoui cet automne Roberto Mancini.

- "Besoin" de s'enlacer -

"Après un an et demi marqué par la mort, la maladie et le confinement, le sport a su ramener des émotions partagées dont les gens avaient besoin. Et la joie de gagner a été doublée par celle de pouvoir s'enlacer", explique à l'AFP Nicola Sbetti, historien du sport à l'Université de Bologne.

"Encore une fois, le sport (comme la nourriture) s'affirme comme un vecteur de patriotisme un peu paradoxal: capable d'unir les Italiens au niveau international alors qu'il est un des principaux éléments de division au niveau national", remarque-t-il.

"L'euphorie des festivités a permis de goûter au retour d'une vie avec moins de restrictions", confirme à l'AFP Moris Gasparri, universitaire et essayiste, conseiller pour le football féminin à la Fédération italienne.

Tout en permettant aux Italiens de retrouver une fierté dans leur sport, "en fort déclin depuis 2010", entre clubs de foot privés de titres dans les coupes d'Europe, écurie Ferrari dépassée en F1 et fins de carrière de légendes nationales (Del Piero, Totti, Rossi, Pellegrini).

Ces "nuits magiques", ce refrain entêtant tiré d'une chanson de 1990 revenu cet été au goût du jour, passeront-elles l'hiver?

"Il est encore tôt pour dire si ce sera un moment important, coïncidant éventuellement avec une renaissance après le déclin économique des trente dernières années", selon Moris Gasparri.

Pour Nicola Sbetti, cela "dépendra probablement beaucoup" de l'évolution de la pandémie.

- "Envie de sport" -

"Mais si d'ici quelques mois, grâce aux vaccins, le virus disparaît, il n'est pas exclu que les succès sportifs de l'été 2021 puissent être associés à la fin de cette période. Un peu comme la victoire au Mondial-1982 (de football) est devenue, non sans exagération, un symbole de la fin des années de plomb", souligne l'historien.

Sur un plan purement sportif, l'été semble déjà loin pour la Nazionale, qui a raté en novembre la qualification directe pour le prochain Mondial et va devoir en passer par de périlleux barrages en mars.

Quant à un effet "booster" des succès sur la pratique du sport chez les jeunes, "ce phénomène existe mais, comme les victoires, ne dure pas longtemps", estime Moris Gasparri.

Le vrai "héritage durable" pourrait davantage être, selon lui, l'entrée en vigueur prochaine d'une réforme gouvernementale pour développer l'enseignement du sport à l'école primaire, "un manque historique dans le système scolaire italien".

Avec cette réforme, "nous comblons l'écart qui existait entre notre pays et d'autres pays européens, c'est la plus belle médaille de cette extraordinaire année", assure à l'AFP la sous-secrétaire aux Sports (et ex-escrimeuse médaillée olympique) Valentina Vezzali.

"Les résultats de cette année magique pour l'Italie ont généré une grande envie de sport, il suffit de voir les terrains d'athlétisme pris d'assaut par des jeunes prêts à imiter Marcell Jacobs", se réjouit-elle.

Ces jeunes espèrent avoir encore l'occasion de rêver en 2022, peut-être dès février avec Jacobs, de retour sur les pistes avec une sacrée pression, ou la skieuse Sofia Goggia aux JO d'hiver.

AFP Doc
samedi 4 décembre 2021 - 14:44:25 GMT 471 mots
Aussi paru dans
4 décembre 2021 - AFP Infos Françaises AFP - Journal Internet AFP (français) La Croix (site web) Challenges (site web)

Biathlon: Bescond et Chevalier-Bouchet sur le podium de la poursuite d'Ostersund

Östersund (Suède) (AFP) - Les Françaises Anaïs Bescond (2e) et Anaïs Chevalier-Bouchet (3e) sont montées samedi sur le podium de la poursuite (10 km) d'Ostersund (Suède) comptant pour la Coupe du monde de biathlon et remportée par la Norvégienne Marte-Olsbu Roeiseland.

Anaïs Chevalier-Bouchet (28 ans), auteure d'un 19/20 au tir, intègre pour la deuxième fois de la saison le Top 3, alors que le dernier podium sur le plan individuel d?Anaïs Bescond (34 ans), parfaite derrière la carabine (20/20), remontait au 5 mars 2020.

"Ce podium représente beaucoup, deux ans sans podium c'est une éternité pour une athlète, a déclaré Bescond, triple médaillée olympique et doyenne du groupe France. Je suis hyper satisfaite, il y a eu énormément de bonnes choses aujourd'hui. Je n'ai jamais rien lâché et je me suis entraînée avec beaucoup de rigueur et de coeur à l'ouvrage cette année."

"Ca va plutôt bien en ce moment pour moi, a de son côté réagi Chevalier-Bouchet. Physiquement, je ne suis pas encore au max, il m'en manque encore sur les derniers tours mais aujourd'hui je suis partie à l'attaque, je voulais jouer et m'imposer. J'en ai un peu mis dans les premiers tours et j'ai peut-être perdu un peu d'énergie dans le derniers tours. L'objectif pour moi c'est de mettre les balles parce que si je mets les balles, je sais que je peux jouer des podiums."

Les bons résultats de ce début de saison (2 podiums en 4 courses) n'ont en revanche pas modifié l'approche de la Française, qui ne pense pas encore au classement général mais reste focalisée sur les Jeux Olympiques de Pékin (4-20 février).

"Quand je suis revenue de maternité (l'année dernière, ndlr), mon objectif c'était les Jeux. Mais pour pouvoir jouer devant aux JO, il faut le faire en début de saison. Pour l'instant, je suis contente de ce que je fais. Je suis dans les clous et je n'en attendais pas moins de moi".

Ce doublé tricolore sur le podium tombe également à point pour les Bleues, à la veille du relais.

Les deux Françaises n'ont en revanche rien pu faire face à Marte-Olsbu Roeiseland lors de cette première course en confrontation directe. La Norvégienne, malgré une erreur au tir, s'est montrée bien plus forte sur les skis dans le dernier tour pour signer le 10e succès de sa carrière sur le circuit.

L'Autrichienne Lisa-Theresa Hauser (4e), victorieuse du sprint jeudi, a été en tête quasiment de bout en bout grâce à sa justesse à la carabine (20/20) avant de se faire dévorer sur la piste par Roeiseland et le duo français. Elle conserve néanmoins la tête du classement général de la Coupe du monde.

AFP Infos Françaises
lundi 6 décembre 2021 - 21:30:10 GMT 434 mots
Aussi paru dans
6 décembre 2021 - AFP doc AFP - Journal Internet AFP (français) La Croix (site web) Challenges (site web)

Voile: Yannick Bestaven, vainqueur du Vendée Globe, élu marin de l'année 2021

Paris, 6 déc 2021 (AFP) - - Vainqueur en 80 jours d'un Vendée Globe d'anthologie, Yannick Bestaven a été élu marin de l'année 2021, a annoncé lundi la Fédération française de voile lors d'une cérémonie à Paris.

Le skipper reçoit pour la première fois cette distinction, créée il y a 20 ans et qui a récompensé de grands noms de la voile comme Michel Desjoyeaux, double vainqueur du Vendée Globe, ou encore Franck Cammas.

Bestaven a reçu une large majorité des votes, soit 12 voix sur 17 au premier tour. Face à lui, la double médaillée olympique en planche à voile, Charline Picon, a eu 4 votes et Nicolas Goyard, champion du monde et d'Europe d'IQFoil, un vote.

Le marin rochelais de 48 ans succède au tandem Camille Lecointre et Aloïse Retornaz (voile olympique), consacré en 2019. En 2020, pas de marin de l'année mais un marin de la décennie en la personne de Franck Cammas pour son parcours exceptionnel dans une multitude d'épreuves sur les dix dernières années.

Bestaven a remporté le Vendée Globe 2020/2021 au terme de 80 jours d'une course autour du monde en solitaire et sans escale pleine de rebondissements. Elle a notamment été marquée par le naufrage de Kevin Escoffier et son sauvetage épique par Jean Le Cam. Escoffier et Le Cam avaient reçu le prix de la solidarité 2020 décerné par la Fédération française de voile.

Peu avant de recevoir le prix du marin de l'année, Bestaven a été décoré de la médaille de chevalier de la Légion d'honneur par le président de la République Emmanuel Macron, tout comme Le Cam.

Pour le marin de l'année 2021, douze personnalités de la voile ont été retenues: Bestaven, Picon, Goyard mais aussi Camille Lecointre et Aloïse Retornaz (médaille de bronze aux Jeux olympiques en 470 et championnes d'Europe), Thomas Goyard (médaille d'argent aux Jeux olympiques en planche à voile, Hélène Noesmoen (championne du monde et d'Europe en iQFOiL), Théo de Ramecourt (champion du monde et d'Europe en kitefoil), Axel Mazella (champion d'Europe et vice-champion du monde kitefoil), Arthur Guillebert (champion du monde kite freestyle), Pauline Courtois et son équipage (championne du monde de match-racing), Franck Cammas et Charles Caudrelier (vainqueurs en Ultime de la Transat Jacques Vabre), Thomas Ruyant et Morgan Lagravière (vainqueur en Imoca de la Transat Jacques Vabre).

Le titre de marin de l'année est une distinction décernée depuis 2001 par un jury composé d'institutionnels, de sportifs et de médias, et remise par la Fédération française de voile. Le public est aussi appelé à voter en ligne (soit 2 voix).

sc/dif

Sud Ouest (site web)
Accueil Sport Ski, jeudi 16 décembre 2021 203 mots

Biathlon : Anaïs Bescond 2e du sprint au Grand-Bornand

Anaïs Bescond. © Crédit photo : JOE KLAMAR / AFP Par SudOuest.fr avec AFP

Publié le 16/12/2021 à 16h07 S'abonner Malgré un rhume, la Française de 34 ans a pris la deuxième place derrière la Norvégienne Olsbu Roeiseland

La Française Anaïs Bescond a pris jeudi la 2e place du sprint du Grand-Bornand, comptant pour la Coupe du monde de biathlon et remporté par la Norvégienne Marte Olsbu Roeiseland, qui a conforté sa place de leader au classement général.

Bescond (34 ans), pourtant handicapée par un rhume, a signé son 2e podium de la saison après avoir fini 2e de la poursuite à Ostersund (Suède), le 4 décembre.

Pour le grand retour du circuit en France après deux ans d'absence, la triple médaillée olympique a été impeccable au tir (10/10) et termine à 15,4 secondes de Roeiseland, elle aussi auteure d'un sans faute derrière la carabine et victorieuse pour la 3e fois durant cet exercice (la 12e de sa carrière).

La Suédoise Elvira Oeberg s'est classée troisième à 16,1 secondes.

Les autres Françaises ont été à la peine (Julia Simon 13e, Anaïs Chevalier-Bouchet 25e, Justine Braisaz-Bouchet 31e, Chloé Chevalier 64e, Caroline Colombo 93e).

Cet article est paru dans Sud Ouest (site web)

AFP Infos Françaises
dimanche 10 octobre 2021 - 11:51:12 GMT 684 mots
Aussi paru dans
10 octobre 2021 - AFP doc AFP - Journal Internet AFP (français) Radio France Internationale (français) (site web réf.) La Croix (site web) Challenges (site web)

Voile/SailGP: les femmes priées de monter à bord

Paris, 10 oct 2021 (AFP) - - Nouveau venu dans le monde de la voile spectaculaire et "high tech", le circuit SailGP richement doté vient d'édicter une règle: la présence d'une navigante à bord de bateaux ultra-rapides. Une petite avancée dans ce milieu plutôt fermé aux femmes.

Un bolide des mers piloté par une femme. Ce n'est pas encore une réalité mais l'objectif d'ici deux à trois saisons du SailGP, championnat par étapes inspiré de la Coupe de l'America. Un pas est franchi ce week-end à Cadix (Espagne) lors de la sixième des huit étapes de la deuxième saison avec l'obligation d'avoir une femme à bord en course.

Le SailGP réunit huit équipes (Australie, Danemark, Espagne, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Japon, Nouvelle-Zélande) qui s'affrontent en match-racing (un contre un) lors de régates (manches près des côtes) à bord de bateaux ultra-rapides équipés de foils, les F50 hérités de la Coupe de l'America 2017.

Ces bijoux de technologie sont l'apanage des meilleurs skippers au monde comme le Néo-Zélandais Peter Burling, l'Americain Jimmy Spithill ou encore le Britannique Sir Ben Ainslie. Et pas une femme.

- Manque de confiance -

"C'est sûr et certain qu'il faut qu'on change ça. On ne pouvait pas les mettre dans l'équipe sans entraînements donc on a fait une sélection. Maintenant elles vont avoir une place derrière le barreur où elles vont faire la stratégie et participer aux manoeuvres aussi", explique à l'AFP Bruno Dubois, manager de l'équipe française, la première et la seule sur la saison 1 à avoir pris - sans obligation - une navigatrice, Marie Riou.

"Il n'y a jamais eu de commentaires, ça n'a pas été pris assez en exemple. Ce n'était peut-être pas un sujet au goût du jour à l'époque. C'est resté sous silence et je trouve ça dommage. C'est l'année d'après, quand on ne s'est retrouvés qu'avec des hommes à bord, qu'on (le SailGP) a pris la décision d'intégrer les filles", souligne Bruno Dubois.

Lancé en avril, ce circuit, largement financé pour les trois premières saisons par le milliardaire Larry Ellison avec un bonus d'un million de dollars pour l'équipe victorieuse, a d'abord permis aux femmes de côtoyer ce milieu très masculin.

- Laborieux -

"Dès qu'il y a un nouveau support, un nouveau championnat ou un nouveau type de bateau, c'est d'abord les hommes qui ont les opportunités de naviguer. C'est en partie dû à la confiance qu'on accorde aux qualités techniques des femmes sur des nouveaux engins, notamment volants. Vu qu'on fait moins confiance aux femmes, elles ont moins d'opportunités de s'expérimenter, et du coup, quand il faut sélectionner les meilleurs, forcément, les femmes ne sont pas aussi bonnes techniquement ou en navigation sur ces supports-là. Alors qu'elles peuvent faire tout aussi bien, j'en suis persuadée", plaide à l'AFP Hélène Noesmoen.

Cette spécialiste de planche à voile à foil a rejoint l'équipe française en début d'année avec Amélie Riou, la première à naviguer à Cadix. Bruno Dubois a ciblé sept femmes pour cette saison, toutes issues de l'olympisme.

Camille Lecointre et Aloïse Retornaz, médaillées de bronze aux JO de Tokyo (470), ont été sollicitées à l'automne 2020. Elles ont été conviées sur les entraînements en septembre dernier.

"Il y avait pour moi un espoir de faire bouger les choses. On invite des filles, même si ce qu'on nous propose est franchement ridicule, donc si on refuse ça, on n'avance jamais", dit à l'AFP Camille Lecointre, qui tacle le SailGP et non l'équipe de France qu'elle trouve "hyper moteur dans le fait de vouloir amener des filles".

"Alors oui, la fille de l'équipage va avoir un rôle à bord, mais franchement ça fait un an et demi qu'on en parle, c'est laborieux. Sur les trois postes accessibles aux femmes, ça n'est que toucher des boutons et piloter, ça sur le papier les femmes doivent être aussi fortes que les hommes !", lance la double médaillée olympique, qui préfère retourner à sa passion, la voile olympique où il y a de la visibilité selon elle.

A court terme, les filles auront leurs propres camps d'entraînement, de cet hiver au printemps prochain.

sc/fbr/av

Sud Ouest (site web)
Accueil Sport Rugby, mardi 14 septembre 2021 253 mots

Dordogne : Carla Neisen et Camille Grassineau honorées à l'Élysée

Emmanuel Macron avec l'équipe de France vice-championne olympique de rugby à 7. © Crédit photo : Fédération française de rugby Par Sudouest.fr

Publié le 14/09/2021 à 15h24

Mis à jour le 14/09/2021 à 15h27 S'abonner Les joueuses de rugby périgourdines, vice-championnes olympiques ont aussi été nommées chevaliers de l'ordre national du Mérite

Des champions d'or, d'argent et de bronze sous les ors du Palais de l'Élysée. Lundi 13 septembre, le président de la République Emmanuel Macron a reçu les médaillés français des Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo.

Parmi les 187 ces champions honorés, les Périgourdines Carla Neisen et Camille Grassineau, membres de l'équipe de France de rugby, devenues vice-championnes olympiques samedi 31 juillet.

Toutes les membres de l'équipe féminine de rugby à 7, vice-championne olympique, ont été nommées chevalier dans l'ordre national du Mérite.

« Vos médailles vous appartiennent pour l'éternité. Il vous faut savourer ces moments, profitez mais pas trop longtemps, a souligné Emmanuel Macron. Ces médailles sont une responsabilité. Il nous faut tous ensemble préparer la suite, avec nos Jeux olympiques et paralympiques de 2024 [...] On doit faire beaucoup plus ! Beaucoup plus. Parce que ce sont nos Jeux, à la maison et c'est attendu ».

Sur le même sujet Rugby : Carla Neisen a « encore des coeurs dans les yeux » Carla Neisen était de passage à Périgueux, dimanche 29 août, pour parrainer le premier tournoi de beach rugby. L'occasion pour la médaillée olympique buguoise de prendre un petit bain de foule

Cet article est paru dans Sud Ouest (site web)

AFP Infos Françaises
dimanche 17 octobre 2021 - 10:50:00 GMT 585 mots

Gymnastique: des Mondiaux sans Biles, mais avec Uchimura à domicile

Paris, 17 oct 2021 (AFP) - - Trois mois après les Jeux olympiques de Tokyo, la gymnastique est de retour au Japon pour les Mondiaux à Kitakyushu, de lundi à dimanche. Sans son icône Simone Biles, mais avec le trentenaire Kohei Uchimura, sur sa terre natale pour ses derniers feux.

Au-delà de Biles, ces Championnats du monde inhabituellement organisés en année olympique, après avoir été reportés d'un an à cause du Covid-19 et abandonnés par Copenhague, sont très loin de faire le plein.

Des 11 gymnastes sacrés champions olympiques en individuel en juillet, seuls trois --le Japonais Daiki Hashimoto (concours général et barre fixe), le Sud-Coréen Shin Jeahwan (saut) et la Brésilienne Rebeca Andrade (saut)-- sont au rendez-vous. Et seules deux des Russes titrées par équipe, Angelina Melnikova et Vladislava Urazova, ont répondu présent.

Biles (24 ans), promise à une abondante moisson d'or à Tokyo avant d'être soudainement stoppée dans sa quête par le phénomène de "twisties", périlleuse perte de repères dans l'espace, est elle en pleine tournée de son show "Gold over America". Avec une douzaine de gymnastes, dont la Française Mélanie de Jesus dos Santos, ce spectacle compte une trentaine de dates de fin septembre à début novembre aux Etats-Unis.

Rien que le temps des Mondiaux-2021, Biles et sa troupe sillonneront la région des grands lacs, de Chicago à Detroit, en passant par Colombus, Cleveland, Indianapolis et Louisville.

- Uchimura à la barre fixe -

Si bien que, pour la deuxième fois seulement depuis 2013, le concours général couronnera une autre gymnaste que la star américaine, cinq fois championne du monde de l'exercice le plus complet.

Si elle parvient à s'imposer, Angelina Melnikova (21 ans), quatre fois médaillée olympique et mondiale, notamment en bronze au bout du concours général individuel cet été, en deviendra la première Russe championne du monde depuis 2010.

Rebeca Andrade (22 ans), aussi en position de prétendre à l'or mondial après sa médaille d'argent sur les agrès tokyoïtes il y a trois mois, a finalement fait le choix de ne s'aligner que sur trois appareils à Kitakyushu --saut, poutre et barre. "J'ai juste écouté mon corps. C'est la meilleure décision", justifie la Brésilienne, qui garde en mémoire ses trois blessures ligamentaires au genou connues en quatre ans, entre 2015 et 2019.

Longtemps roi absolu de sa discipline, avec deux sacres olympiques (2012 et 2016) et six couronnes mondiales consécutives au concours général (2009-2015) --un exploit unique--, Uchimura a perdu de son lustre tout au long d'une dernière olympiade gâchée par les blessures. Mais le gymnaste de 32 ans, engagé à la barre fixe, espère réussir sa sortie, qui plus est dans sa ville natale, lui qui n'a pas passé le cut des qualifications aux JO-2020.

Devenu à Tokyo le plus jeune champion olympique du concours général, à 19 ans seulement, son compatriote Daiki Hashimoto, encore jamais médaillé mondial en individuel, visera lui un doublé doré à domicile.

Ils ne sont que quatre gymnastes français à avoir fait le voyage jusqu'à Kitakyushu : Coline Devillard, Carolann Heduit, Célia Serber et Cyril Tommasone.

Seuls trois champions du monde sortants sont inscrits : le Philippin Carlos Yulo au sol, le Turc Ibrahim Colak aux anneaux et le Brésilien Arthur Mariano à la barre fixe.

Le programme :

. Lundi et mardi : qualifications dames

. Mardi et mercredi : qualifications messieurs

. Jeudi : finale du concours général dames (à partir de 11h00 heure française)

. Vendredi : finale du concours général messieurs (11h00)

. Samedi et dimanche : finales par agrès dames et messieurs (09h10 et 09h25)

es/ng/mdm

AFP - Journal Internet AFP (français)
mardi 19 octobre 2021 - 15:30:44 GMT 764 mots
Aussi paru dans
19 octobre 2021 - AFP doc AFP Infos Françaises Le Devoir (site web) La Croix (site web) Yahoo! France (site web réf.) Radio France Internationale (français) (site web réf.) Challenges (site web)

JO-2022 de Pékin: la flamme olympique en route vers la Chine... avec les polémiques

Par John HADOULIS

Athènes (AFP) - La flamme olympique a entamé mardi son parcours vers Pékin, à trois mois et demi des JO-2022 d'hiver, vivement dénoncés par les défenseurs des droits humains comme une opération de "sport-blanchiment" du régime chinois.

"La Chine a pour ambition d'organiser des Jeux sûrs et splendides". A Athènes, le vice-président du comité d'organisation de Pékin-2022, Yu Zaiqing, a donné le départ du traditionnel long parcours de la flamme, allumée la veille à Olympie.

Elle doit prendre l'avion pour Pékin, où elle arrivera mercredi matin avant d'entamer un tour de Chine, jusqu'à la cérémonie d'ouverture le 4 février 2022 au Stade national de Pékin, le "Nid d'oiseau".

"La flamme olympique va voyager jusqu'à la Grande Muraille et à travers d'autres parties de la Chine, apportant avec elle la lumière de la paix et de l'amitié", a dit Yu Zaiqing.

A Pékin, première ville de l'histoire à accueillir les Jeux d'été et d'hiver, environ 2.900 athlètes de 85 comités olympiques sont attendus pour disputer les JO du 4 au 20 février. Suivront les Paralympiques du 4 au 13 mars.

Pandémie oblige, il n'y avait pas de spectateurs, ni à l'allumage de la flamme lundi sur le site antique d'Olympie, ni à la cérémonie de remise aux organisateurs mardi au stade Panathénaïque, ni pour le relais de la flamme, très largement écourté.

- "Sport-blanchiment" -

"La pandémie nous a peut-être empêchés de tenir la cérémonie de la flamme en présence de public, mais je suis sûr que l'organisation réussie et en sécurité des Jeux sera une autre victoire de l'humanité sur le coronavirus", a espéré le président du Comité olympique hellénique, Spyros Kapralos.

Loin des félicitations de mise, les défenseurs des droits humains ont protesté contre la tenue de la grand-messe olympique en Chine, comme ils l'avaient fait pour les Jeux d'été en 2008.

Ils contestent en particulier la politique de Pékin au Tibet, à Hong-Kong et surtout dans le Xinjiang (ouest), contre les Ouïghours, minorité musulmane turcophone.

Lundi, lors de la cérémonie d'allumage de la flamme, des militants ont tenté de déployer un drapeau tibétain et une banderole "No Genocide Games" avant d'être arrêtés par la sécurité.

"C'est du sport-blanchiment. Il n'y a pas de raisons légitimes d'organiser les Jeux pendant un génocide", a déclaré Zumretay Arkin, porte-parole du Congrès mondial ouïghour.

Les Etats-Unis affirment que Pékin se livre à un génocide contre les Ouïghours et d'autres peuples turcs du Xinjiang, où les experts estiment que plus d'un million de personnes sont incarcérées.

Pékin nie le terme de génocide et décrit les camps comme des centres de formation professionnelle, une affirmation rejetée par les Ouïghours qui disent être forcés de renoncer à leurs traditions religieuses.

- "Orwellienne" -

Selon Zumretay Arkin, cette campagne "visant à mettre en lumière les différents abus" du régime chinois est plus forte que celle de 2008 contre les JO d'été de Pékin, car elle rassemble "les communautés ouïghoures, les communautés de Hong Kong, les communautés tibétaines, mongoles du Sud, chinoises et taïwanaises".

Selon ces militants, les résidents de Hong Kong, les Tibétains et les Ouïghours font l'objet d'une surveillance "orwellienne" en Chine, qui, selon eux, s'est aggravée après les JO-2008.

Le CIO est en train de légitimer "l'une des pires violations des droits de l'homme de tout le XXIe siècle" et de souiller l'esprit des Jeux, a affirmé Pema Doma, directrice de campagne de l'organisation "Students for a Free Tibet".

"Ces Jeux ne peuvent pas se dérouler comme prévu, ils doivent être reportés", a-t-elle déclaré.

Le président du Comité international olympique Thomas Bach a lui battu en brèche les appels au boycott, défendant la neutralité politique de l'instance et appelant les Etats à prendre leurs responsabilités.

Lui-même empêché, lorsqu'il était escrimeur, de participer aux Jeux de Moscou en 1980 boycottés par son pays, la RFA, il a soutenu qu'un boycott ne ferait du mal qu'aux athlètes.

Le CIO travaille sur la question des droits humains "dans la limite de (ses) attributions", avait-il assuré en mars dernier.

AFP Doc
dimanche 26 janvier 2020 - 14:55:39 GMT 180 mots
Aussi paru dans
26 janvier 2020 - AFP Infos Françaises AFP - Journal Internet AFP (français) La Croix (site web) Midi Libre (site web) Libération (site web) Challenges (site web)

Biathlon: Bescond 3e de la mass start de Pokljuka, victoire d'Oeberg

Pokljuka (Slovénie) (AFP) - La Française Anaïs Bescond a pris dimanche la 3e place de la mass start de Pokljuka comptant pour la Coupe du monde de biathlon et remportée par la Suédoise Hanna Oeberg.

Bescond, déjà 3e de l'Individuel vendredi et vainqueur du relais mixte simple samedi avec Emilien Jacquelin, a clos en beauté sa semaine en Slovénie avec ce nouveau podium. Impeccable au tir (20/20), la triple médaillée olympique (32 ans) a été devancée par Oeberg et l'Italienne Lisa Vittozzi.

En l'absence de la Norvégienne Tiril Eckhoff, leader de la Coupe du monde et forfait pour cause de maladie, Oeberg a signé sa première victoire de la saison, la 4e de sa carrière.

Justine Braisaz a été l'autre Française à se distinguer avec une 5e place malgré 3 erreurs à la carabine.

Cette mass start était la dernière course avant les Mondiaux d'Anterselva (Italie) du 13 au 23 février.

AFP Infos Françaises
lundi 13 janvier 2020 - 16:46:59 GMT 867 mots

A la Une à 18H00

Paris, 13 jan 2020 (AFP) - - À LA UNE

Retraites: après l'esquisse de compromis du weekend, une sortie de crise incertaine

Paris - Après son offre de compromis aux syndicats modérés, le gouvernement continue de tenter de désamorcer le conflit sur les retraites, en rencontrant lundi avocats et enseignants avant de nouvelles mobilisations dans la semaine contre son projet de régime par points.

"On est loin d'être à la fin de l'histoire (...) et il va falloir continuer à peser", a prévenu lundi le numéro un de la CFDT, reconnaissant qu'il n'avait "pas la solution de la sortie de crise", au 40e jour de grève dans les transports.

Laurent Berger avait salué comme une "victoire" dimanche le retrait annoncé la veille par le Premier ministre Édouard Philippe de la mesure de court terme d'âge pivot devant atteindre 64 ans en 2027, avec un malus pour ceux qui partiraient plus tôt.

Face aux nouvelles accusations de violences policières, l'exécutif infléchit son discours

Cannes-Écluse (Seine-et-Marne) - Face à de nouvelles accusations de violences policières, le gouvernement a décidé d'infléchir sa rhétorique en appelant les forces de l'ordre à "l'exemplarité" avec un "usage juste et proportionné de la force".

Deux jours après avoir déjà rappelé les forces de l'ordre à leur professionnalisme et à leur déontologie, devant un panel de citoyens, Christophe Castaner a enfoncé lundi le clou en consacrant une bonne partie de ses voeux à la Police nationale, au devoir "d'exemplarité" et à "l'éthique", à l'école nationale supérieure des officiers de police (Ensop) de Cannes-Ecluse (Seine-et-Marne).

Même si l'exécutif réfute toujours le terme de violences policières.

Décès du policier percuté samedi par un fourgon près de Lyon

Lyon (Rhône) - Le policier percuté volontairement par un fourgon dans la nuit de vendredi à samedi à Bron, près de Lyon, est décédé lundi après-midi des suites de ses blessures, a annoncé le parquet.

Très grièvement blessé, ce fonctionnaire de police âgé de 45 ans "est malheureusement décédé ce jour à 16H35", a indiqué le procureur de la République de Lyon Nicolas Jacquet dans un communiqué.

Les faits ont été requalifiés "en homicide volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique", précise le parquet. Les investigations menées par la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Lyon, notamment pour retrouver le conducteur du fourgon, se "poursuivent activement".

Premières propositions pour un plan mondial pour la biodiversité à 2030

Paris - La Convention pour la biodiversité biologique (CBD) propose de protéger au moins 30% de la planète d'ici 2030 pour lutter contre la dégradation accélérée de la nature, selon la première mouture d'un texte dévoilé lundi.

La 15e réunion de la Convention de l'ONU sur la diversité biologique (COP15) se tiendra à Kunming, en Chine, en octobre. Cette réunion, jugée cruciale, doit définir une feuille de route, pour les 200 membres de la CBD, pour mieux protéger les écosystèmes au cours de la décennie.

L'objectif est de vivre "en harmonie avec la nature" d'ici 2050, rappelle la CBD.

Avion abattu en Iran: colère populaire, le gouvernement nie avoir menti

Téhéran (Iran) - Le gouvernement iranien a nié lundi avoir tenté de masquer la responsabilité de l'Iran dans le drame de l'avion de ligne ukrainien abattu par erreur le 8 janvier près de Téhéran, qui suscite la colère dans le pays.

Face à des manifestations accusant depuis samedi soir les autorités d'avoir menti à la population, les policiers de Téhéran ont reçu des consignes de "retenue", a indiqué le général Hossein Rahimi, commandant de la police dans la capitale, près de deux mois après la violente répression d'un mouvement de contestation dans le pays.

Certains responsables ont "été accusés de mensonge et de tentative d'étouffer l'affaire (du crash) (...) honnêtement, cela n'a pas été le cas", a déclaré à la presse le porte-parole du gouvernement, Ali Rabii.

EN BREF

- Titulaire de la chaire d'histoire des mentalités religieuses de l'Occident moderne au Collège de France, l'historien Jean Delumeau est mort lundi à l'âge de 96 ans, a annoncé le journal La Croix prévenu par la famille de l'auteur de "La peur en Occident".

- Une policière de 52 ans, major de police, s'est suicidée lundi matin avec son arme de service au commissariat de Saint-Nazaire, a-t-on appris auprès la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) de Loire-Atlantique.

- Couronnes de fleurs et recueillement: aux côtés d'Emmanuel Macron, les présidents du G5 Sahel ont rendu hommage lundi à Pau, dans le sud-ouest de la France, à sept soldats français tombés fin novembre au Mali au cours d'une opération anti-jihadiste.

- L'"amélioration du trafic SNCF se confirme" avec 8 TGV sur 10 en circulation et 3 circulations de TER sur 4 prévus mardi, au 41e jour de grève dans les transports contre la réforme des retraites, a annoncé lundi la direction du groupe ferroviaire.

- Le trafic RATP restera "perturbé" mardi malgré de "nouvelles améliorations", alors que toutes les lignes de métro seront ouvertes mais fonctionneront souvent de manière partielle, a annoncé lundi la direction.

- La taekwondoïste Kimia Alizadeh, seule femme médaillée olympique dans l'histoire du sport iranien, se trouve aux Pays-Bas, où elle s'entraîne en vue des JO-2020 de Tokyo après avoir quitté son pays, a déclaré lundi son nouvel entraîneur.

AFP/it

AFP - Journal Internet AFP (français)
lundi 13 janvier 2020 - 16:05:44 GMT 394 mots
Aussi paru dans
13 janvier 2020 - AFP doc AFP Infos Françaises La Croix (site web) Ouest-France (site web) Challenges (site web)

Taekwondo: Kimia Alizadeh s'entraîne aux Pays-Bas après avoir quitté l'Iran

La Haye (AFP) - La taekwondoïste Kimia Alizadeh, seule femme médaillée olympique dans l'histoire du sport iranien, se trouve aux Pays-Bas, où elle s'entraîne en vue des JO-2020 de Tokyo après avoir quitté son pays, a déclaré lundi son nouvel entraîneur.

"Kimia s'entraîne avec nous depuis le 18 décembre. Elle est arrivée aux Pays-Bas avec un visa, accompagnée de son mari", a déclaré auprès de l'AFP Mimoun El Boujjoufi, entraîneur de taekwondo à Eindhoven (sud).

"Elle est mondialement connue dans le taekwondo, c'est une grande motivation pour le groupe, elle se sent bien chez nous", a ajouté l'entraîneur, que la championne a elle-même contacté.

Kimia Alizadeh, 21 ans, a annoncé samedi avoir quitté définitivement l'Iran, son pays, n'en pouvant plus de l'"hypocrisie" d'un système qui, selon elle, utilise ses sportives à des fins politiques et ne fait que les "humilier".

La jeune femme s'est exprimée sur son compte Instagram, au moment où le pays est sous le choc de la catastrophe aérienne du Boeing 737 d'Ukraine International Airlines --abattu mercredi à Téhéran par un tir de missile-- dans laquelle ont péri 176 personnes, en majorité iraniennes et canadiennes.

La sportive, qui a décroché le bronze aux JO-2016 de Rio, a déroulé une charge au vitriol contre les autorités de la République islamique, où le taekwondo est l'un des sports majeurs.

Kimia Alizadeh n'a pas l'intention de se battre sous les couleurs de l'Iran.

"Elle va devoir demander l'asile ici, une procédure longue et compliquée, si elle veut représenter les Pays-Bas. Mais elle souhaite d'abord reprendre ses esprits avant de penser à la suite", a déclaré M. El Boujjoufi.

La probabilité qu'elle soit naturalisée néerlandaise avant l'ouverture des JO-2020 (24 juillet-9 août) est pratiquement nulle, mais elle pourrait demander à intégrer l'équipe olympique des réfugiés qui est apparue à Rio, en 2016, pour la première fois à l'instigation du Comité internationale olympique (CIO).

La championne s'entraîne quotidiennement au club Taekwondo Eindhoven, et souhaite rester en retrait de l'attention médiatique.

"Elle a tout quitté et laissé sa famille en Iran. La situation est très difficile pour elle, ça se ressent à l'entraînement. Mais c'est une professionnelle", a souligné l'entraîneur, louant les qualités de la sportive: "Sa taille, son discernement. Et elle est passionnée".

AFP Doc
mercredi 25 mars 2020 - 13:19:59 GMT 174 mots
Aussi paru dans
25 mars 2020 - AFP Infos Françaises AFP - Journal Internet AFP (français) La Croix (site web) Challenges (site web)

Ski alpin: Tina Weirather met un terme à sa carrière

Paris (AFP) - La skieuse du Liechtenstein Tina Weirather, médaillée olympique et mondiale en super-G, a annoncé mercredi sur ses réseaux sociaux qu'elle mettait un terme à sa carrière à 30 ans.

"Ca aura été une chevauchée excitante, l'aventure d'une vie. Tout ce que je suis aujourd'hui, je le dois au ski. 15 ans après ma première course en Coupe du monde je peux dire sans regrets que j'ai tout donné", écrit-elle.

Héritière d'une famille de champions (sa mère Hanni Wenzel est double championne olympique, son père Harti Weirather champion du monde et son oncle Andreas Wenzel double médaillé olympique), la spécialiste du super-G a décroché le bronze aux Jeux de Pyeongchang en 2018 et l'argent aux Mondiaux de Saint-Moritz en 2017.

Tina Weirather a également remporté deux globes du super-G (2017 et 2018) et compte 41 podiums dont 9 victoires en Coupe du monde.

AFP Infos Françaises
lundi 20 janvier 2020 - 13:10:50 GMT 799 mots
Aussi paru dans
20 janvier 2020 - AFP doc AFP Infos Mondiales AFP Infos Economiques AFP - Journal Internet AFP (français) DH (site web) La Libre (site web) La Croix (site web) Challenges (site web)

En Iran, des artistes et athlètes se sont faits les porte-voix des manifestations

Nicosie, 20 jan 2020 (AFP) - - Des artistes, athlètes et personnalités médiatiques iraniens se sont faits les porte-voix de récents rassemblements antipouvoir en réaction à la destruction "par erreur" d'un avion de ligne ukrainien par un tir de missile iranien ayant coûté la vie aux 176 personnes à bord.

Les manifestations ont éclaté le 11 janvier après que Téhéran eut reconnu avoir abattu "par erreur" un Boeing ukrainien peu après son décollage d'un aéroport de Téhéran trois jours plus tôt, dans un contexte de tensions extrêmes entre la République islamique et les Etats-Unis.

Cette volte-face tardive, après trois jours de dénégations, a provoqué une vague d'indignation dans le pays, où des vigiles à la mémoire des victimes, en majorité iraniennes, se sont muées en manifestations de colère.

Les protestataires ont d'abord dénoncé les tergiversations des autorités autour du drame aérien, les traitant de "menteurs", avant de lancer des slogans hostiles à l'ensemble du régime.

Plusieurs célébrités du monde des arts, des sports ou des médias sont également sorties du bois, reprenant la frustration exprimée par la rue.

Des stars du cinéma ont ainsi annoncé leur boycott du festival de Fajr, qui a lieu en février à l'occasion de l'anniversaire de la Révolution islamique de 1979.

Dans cette atmosphère de défiance, un extrait du film "Maghzha-yé koutchak zangzadeh" ("Cerveaux étriqués et rouillés") publié le 13 janvier sur Instagram par l'acteur principal, Navid Mohammadzadeh, a été visionné par plus de 3,2 millions de personnes en quelques jours.

L'extrait semble avoir touché une corde sensible chez de nombreux Iraniens, hantés par un choix cornélien: rester et réclamer des changements malgré les risques, ou contribuer à la fuite des cerveaux en quittant le pays?

- "Obtenir mes droits" -

"Maintenant tu vois que je n'ai pas quitté ce lieu en ruine", dit le personnage interprété par M. Mohammadzadeh à son père.

"Je suis resté pour obtenir mes droits".

L'annonce de l'exil d'une célébrité sportive pendant les manifestations a provoqué des remous.

Le 11 janvier, la taekwondoïste Kimia Alizadeh, seule femme médaillée olympique dans l'histoire du sport iranien, a annoncé avoir quitté définitivement l'Iran, n'en pouvant plus de l'"hypocrisie" d'un système qui, selon elle, utilise ses sportives à des fins politiques et ne fait que les "humilier".

"Je fais partie des millions de femmes opprimées en Iran avec qui ils jouent depuis des années", a écrit la championne sur son compte Instagram.

Said Marouf, capitaine de l'équipe nationale de volley-ball, a de son côté posté un sombre message le 12 janvier pour annoncer la qualification de son équipe à Tokyo-2020.

"Aujourd'hui, dans notre humeur triste et désespérée, nous ne pouvons pas célébrer cette victoire et l'accomplissement d'un rêve pour lequel nous avons travaillé des années", a-t-il écrit.

Quelques jours plus tôt, l'arbitre d'échecs iranienne Shoreh Bayat, accusée d'avoir transgressé le code vestimentaire islamique iranien lors de championnats du monde en Russie, a aussi dit selon des médias ne pas souhaiter rentrer en Iran.

- "Plus jamais" -

La volte-face de Téhéran a provoqué une onde de choc au sein des médias officiels, qui avaient repris les premiers jours la version des autorités, selon laquelle la catastrophe aérienne était due à un problème technique.

Fait très inhabituel, les médias iraniens ont alors rendu compte des slogans hostiles aux autorités lors des manifestations.

Concentrés à Téhéran, ces rassemblements sont toutefois apparus d'une ampleur nettement inférieure à la vague de contestation nationale de novembre déclenchée par une hausse du prix de l'essence, matée au prix d'une répression qui a fait au moins 300 morts d'après Amnesty International.

Face au tollé, plusieurs employés de la TV d'Etat ont annoncé leur démission sur les réseaux sociaux.

Gelare Jabbari, ex-présentatrice télé, a écrit sur son compte Instagram: "pardonnez-moi de vous avoir menti pendant 13 ans à la télévision iranienne", avant d'effacer le message.

La présentatrice Zahra Khatami Rad a annoncé sur Instagram qu'elle avait démissionné et "ne travaillerait plus jamais à la télévision", un message qui lui a valu plus de 50.000 "likes", mais aussi un flot d'insultes, a-t-elle révélé le 14 janvier.

Les célébrités n'ont toutefois pas réagi à l'unisson.

L'acteur Shahab Hosseini, réputé pour sa collaboration avec le réalisateur vedette Asghar Farhadi, a déclenché la polémique en critiquant le boycott du festival de Fajr sur son compte Instagram.

Son message publié le 16 janvier a provoqué plus de 30.000 réactions, certaines de soutien mais aussi beaucoup d'attaques au vitriol.

Il a réagi le lendemain, précisant que le boycott provoquait des "divisions", et ce "à un moment où, plus que jamais, les gens ont besoin de solidarité et de réconfort".

"Cette action, même parmi les artistes, les fans et le public, crée un fossé profond et peut-être irréparable qui n'est dans l'intérêt de personne".

str-sw/fz/eh/gk

AFP - Journal Internet AFP (français)
jeudi 5 mars 2020 - 18:51:27 GMT 388 mots
Aussi paru dans
5 mars 2020 - AFP Infos Françaises AFP doc Challenges (site web) La Croix (site web) Le Télégramme (Bretagne) (site web)
7 mars 2020 - Ouest-France (site web)

Biathlon: Bescond 2e derrière Herrmann du sprint de Nove Mesto

Nové Mesto na Morave (République Tchèque) (AFP) - La Française Anaïs Bescond a pris la 2e place jeudi du sprint de Nove Mesto en Coupe du monde de biathlon, disputé à huis clos en raison du coronavirus et remporté par l'Allemande Denise Herrmann.

Dix jours après des Mondiaux totalement ratés par les Bleues à Anterselva (aucune médaille), Bescond (32 ans) a redoré le blason du biathlon féminin tricolore avec son 3e podium de la saison.

Avec un 10/10 au tir, la triple médaillée olympique a terminé à 27 sec 2/10e de Herrmann, qui s'adjuge le 6e succès de sa carrière, le 2e de l'hiver. La Tchèque Marketa Davidova a fini 3e.

"J'ai l?impression d'avoir été chanceuse en terme de vent", a déclaré sur la chaîne de télévision L'Equipe Anaïs Bescond, la seule Française à avoir sauvé l'honneur chez les dames aux Championnats du monde avec le bronze en relais mixte simple avec Emilien Jacquelin.

"Ce n'était pas forcément des conditions évidentes au tir, mais je suis restée sur des choses simples, je me suis appliquée à viser le centre. Cela a été compliqué aux réglages, on ne savait pas sur quel vent se régler. Ce n'était vraiment pas très clair. L'Italie (les Mondiaux, ndlr), c'était compliqué mais je suis contente de repartir d'ici, avec cette ambiance si particulière, avec quelque chose de bien au niveau du pas de tir", a-t-elle poursuivi.

L'Italienne Dorothea Wierer, revenue d'Anterselva avec 2 médailles d'or (poursuite, Individuel), a visiblement eu du mal à se remettre de ses émotions (24e). La tenante du gros globe de cristal a perdu du terrain au classement général de la Coupe du monde, mais reste leader à six courses du terme de la saison.

Le gouvernement tchèque avait décidé lundi de faire disputer l'étape de Nove Mesto à huis-clos au lendemain de l'annonce des trois premiers cas de la maladie Covid-19 sur le territoire tchèque.

"Cela fait des années que je pratique le biathlon et à chaque fois que je pars faire une course quelque part, il y a du monde. Là, les gradins sont complétement vides et désertées, ça fait vraiment mal au coeur pour les organisateurs et aussi pour nous", a témoigné Bescond.

Courrier international, no. 1524
MOYEN-ORIENT, jeudi 16 janvier 2020 1016 mots, p. 12,13

d'un continent à l'autre. moyen-orient

Iran. L'erreur de trop pour le régime de Téhéran ?

Colum Lynch,; Keith Johnson; Michael Hirsh

Après l'aveu du régime, qui a reconnu avoir abattu par erreur l'avion ukrainien avec 176 personnes à bord, les Iraniens sont descendus dans la rue pour conspuer ouvertement leurs dirigeants.

Après l'assassinat du général Qassem Soleimani, le régime iranien s'est posé en victime des agressions américaines. Mais cette opération de communication s'est révélée désastreuse, des milliers de manifestants antigouvernementaux étant descendus dans la rue pour protester contre les mensonges du pouvoir.

Après trois jours de déni, Téhéran a reconnu sa responsabilité dans le tir d'un missile sol-air qui a abattu un avion de ligne ukrainien, près de l'aéroport international de Téhéran, tuant 176 personnes, dont des Iraniens, des Canadiens, des Allemands et des Suédois. En effet, des techniciens ukrainiens ont retrouvé des morceaux de missiles parmi les débris, si bien que les autorités iraniennes n'ont pas pu donner le change plus longtemps.

Des responsables iraniens ont admis qu'une erreur s'était produite, du fait que la défense aérienne du régime était en état d'alerte maximale après le tir de missiles en représailles sur deux bases irakiennes la semaine dernière.

Le régime n'en était pas à sa première affirmation mensongère, ce qui a déclenché de nouvelles manifestations contre les dirigeants de la République islamique. Le président Donald Trump, qui le 2 janvier a ordonné l'exécution de Soleimani, le commandant des brigades Al-Qods [les brigades de Jérusalem], n'a pas tardé à encourager les manifestants et a enjoint à Téhéran de ne pas les réprimer.

Danger mortel. Trump a tweeté un message de soutien en farsi, soigneusement formulé, et le dimanche matin il a ajouté : "Aux dirigeants de l'Iran - NE TUEZ PAS VOS MANIFESTANTS. Des milliers d'entre eux ont été tués ou emprisonnés par vous, et le monde vous regarde. Plus important encore, les Ã%tats-Unis vous regardent. Rétablissez votre Internet et laissez les journalistes faire leur métier ! a-t-il tweeté. Arrêtez de tuer votre grand peuple iranien !"

Pour certains observateurs, les manifestations spontanées de ce week-end constituent un danger mortel pour les dirigeants iraniens, même si par le passé le régime est parvenu à écraser de telles mobilisations. "Le changement de régime est dans l'air", a tweeté dimanche matin John Bolton, ancien conseiller à la sécurité nationale des Ã%tats-Unis, et partisan de longue date d'un renversement de la République islamique.

Mais d'autres observateurs estiment que la politique iranienne du gouvernement Trump a peu de chances de renverser un régime qui est en place depuis quarante ans. "Cela ne va pas se produire", assure Hussein Ibish, spécialiste du Moyen-Orient à l'Arab Gulf States Institute [think tank américain se trouvant à Washington], qui considère que les manifestants ne représentent qu'une part de la société iranienne.

D'après Ibish, la campagne de pression maximale de Trump, contre toute attente, a eu des effets dissuasifs sur le régime et a mis à mal l'économie iranienne, mais historiquement il y a peu d'exemples que de telles pressions extérieures - si elles ne sont pas suivies d'une intervention militaire - aboutissent à la chute

John Bolton, ancien conseiller à la sécurité nationale des états-unis d'un régime. Il fait valoir que par le passé ce type de politique n'a fait que renforcer la mainmise des dirigeants, qu'il s'agisse de Fidel Castro à Cuba ou de Kim Jong-un en Corée du Nord.

L'explosion de colère populaire survenue pendant le weekend tranche avec l'esprit d'unité nationale affiché au lendemain de l'exécution de Soleimani par les Ã%tats-Unis. Les Iraniens étaient alors descendus dans les rues par millions pour assister à des processions funéraires. En revanche, pendant le week-end, les manifestants, dans de nombreuses universités, ont scandé " Soleimani est un assassin, le guide suprême est un traître" ou "Mort au dictateur !", faisant allusion à l'ayatollah Ali Khamenei. D'autres manifestants ont appelé à la démission des hauts responsables de la sécurité, à l'origine à la fois du tir accidentel contre l'avion de ligne et de la tentative d'étouffement de l'affaire. Quelques jours seulement après les processions funéraires orchestrées par le régime, les Iraniens n'ont manifestement tenu aucun compte des instructions du régime. Des vidéos montrent des étudiants de l'université Beheshti de Téhéran qui veillent soigneusement à ne pas piétiner les drapeaux américain et israélien disposés sur le sol par les autorités. Et puis l'unique médaillée olympique d'Iran, Kimia Alizadeh, s'est enfuie à l'étranger, disant qu'elle ne voulait plus être complice "de la corruption et des mensonges" : encore un camouflet pour le régime.

La dernière vague de manifestations comprend des étudiants et des Iraniens appartenant aux classes moyennes, contrairement à celles de l'année dernière, qui étaient principalement composées d'ouvriers. L'importance des mobilisations étudiantes de ce week-end, notamment, ne présage rien de bon pour le régime, étant donné le rôle historique des étudiants en tant qu'avant-garde du changement en Iran.

Nouvelles sanctions. "Ce sont les étudiants qui ont porté les mollahs au pouvoir, et ils pourraient contribuer à les en chasser", note Alireza Nader, membre de la Foundation for Defense of Democracies (FDD, un groupe de réflexion de Washington).

Ces manifestations, qui font suite aux mobilisations de plusieurs mois contre l'incurie économique du régime, ne font qu'ajouter à la pression contre un gouvernement iranien déjà en difficulté. L'économie iranienne est en berne et le pays est confronté à de nouvelles sanctions économiques des Ã%tats-Unis.

L'Iran a essayé à plusieurs reprises d'obliger les signataires européens de l'accord de 2015 sur le nucléaire à mettre en oeuvre certains des avantages économiques promis dans le cadre du traité - notamment en relançant l'enrichissement de l'uranium et en se rapprochant de la possibilité de construire des armes nucléaires. Mais jusqu'à présent la tactique de l'Iran n'a fait qu'inciter davantage les pays européens à renoncer à l'accord.

AFP Infos Françaises
dimanche 12 janvier 2020 - 01:50:04 GMT 1392 mots

A la Une à 03H00

Paris, 12 jan 2020 (AFP) - - À LA UNE

Retraites: l'exécutif retire l'âge pivot de 64 ans, les opposants dans la rue

PARIS - Edouard Philippe s'est dit "disposé à retirer", sous conditions, l'âge pivot de 64 ans du projet de réforme des retraites dans un courrier aux partenaires sociaux, un geste bien accueilli par les syndicats réformistes tandis que les opposants, qui ont battu le pavé partout en France, ont affiché leur détermination à maintenir la mobilisation.

"Je suis disposé à retirer du projet de loi la mesure de court terme que j'avais proposée, consistant à converger progressivement à partir de 2022 vers un âge d'équilibre de 64 ans en 2027", indique le Premier ministre dans ce courrier envoyé au lendemain de bilatérales avec les syndicats à Matignon, tout en maintenant le principe d'un âge d'équilibre dans le futur système universel par points.

Emmanuel Macron a salué un "compromis constructif et de responsabilité", a indiqué l'Elysée à l'AFP, précisant que le chef de l'Etat avait été "en lien constant" avec Edouard Philippe depuis que celui-ci a reçu les partenaires sociaux vendredi.

La CFDT, premier syndicat en France et favorable au système universel par points, et qui avait fait une "ligne rouge" de cet âge pivot, a "salué" son retrait du projet de loi, "qui marque la volonté de compromis" de l'exécutif, indiquant qu'elle s'inscrira "dans la conférence de financement dont elle a proposé le principe".

Dans le camp des opposant à la réforme, la CGT a affirmé être "plus que jamais déterminée à obtenir le retrait" de la réforme, son secrétaire général Philippe Martinez estimant sur TF1 que "rien n'a changé dans le courrier du gouvernement".

L'intersyndicale a appelé à une nouvelle journée interprofessionnelle de grèves et manifestations le 16 janvier, la 6e depuis le début du mouvement le 5 décembre.

Retraites: toutes les lignes de métro et les RER A et B ouverts dimanche (RATP)

PARIS - Toutes les lignes de métro seront ouvertes en journée ainsi que les RER A et B, avec un fonctionnement souvent partiel, selon la RATP qui constate une "nette amélioration par rapport aux dimanches précédents".

Toutefois, en dehors de la 1 et de la 14, automatiques, les lignes de métro comporteront toujours des stations fermées et des tronçons non desservis. En surface, le trafic sera quasi normal sur le Tramway et 3 bus sur 4 circuleront.

Côté train, le trafic SNCF restera perturbé ce week-end du fait de la grève contre le projet de réforme des retraites, avec 80% des TGV, un TER sur deux et 40% des Transilien, tandis que toutes les lignes de métro seront ouvertes en journée, selon la SNCF et la RATP vendredi.

Dans une volte-face, l'Iran admet avoir abattu "par erreur" l'avion ukrainien

TEHERAN - L'Iran a reconnu avoir abattu "par erreur" à l'aide d'un missile un avion civil ukrainien avec 176 personnes à bord, l'Agence européenne de la sécurité aérienne recommandant d'éviter le ciel iranien "jusqu'à nouvel ordre", sur fond de vives tensions dans la région.

A Téhéran, la police a dispersé des étudiants lors d'un rassemblement à la mémoire des victimes, majoritairement des Iraniens et des Canadiens dont des binationaux, selon l'agence iranienne Fars. Ils ont scandé des slogans "antirégime", selon la télévision d'Etat.

Tout en présentant ses "excuses" après le drame, le chef de la diplomatie Mohammad Javad Zarif a déploré une "erreur humaine en des temps de crise causée par l'aventurisme américain (qui) a mené au désastre".

Le Moyen-Orient est le théâtre de fortes tensions entre les Etats-Unis et l'Iran, ennemis jurés, surtout depuis l'élimination le 3 janvier du puissant général Qassem Soleimani, architecte de la stratégie iranienne au Moyen-Orient, dans un raid américain à Bagdad.

Libye: Haftar annonce un cessez-le-feu après les appels du Kremlin et d'Ankara

Tripoli - L'homme fort de l'est libyen, le maréchal Khalifa Haftar, a annoncé samedi un cessez-le-feu après plusieurs mois de combat pour prendre le contrôle de la capitale Tripoli, à la suite d'un appel en ce sens lancé par Moscou et Ankara.

Le président russe, Vladimir Poutine, et son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, acteurs clé du conflit, avaient appelé mercredi à un cessez-le-feu à partir de dimanche 00H00 (22H00 GMT samedi), tandis que Haftar prévoyait initialement de poursuivre son offensive.

Ses forces ont finalement accepté samedi, prévenant toutefois dans un bref communiqué que la riposte serait "sévère en cas de violation de la trêve par le camp adverse", à savoir les forces du Gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par l'ONU.

Avant l'annonce du maréchal Haftar, M. Poutine et la chancelière allemande Angela Merkel s'étaient rencontrés samedi à Moscou, en tant que médiateurs dans ce conflit en Libye, dont Berlin redoute qu'elle pourrait devenir une "seconde Syrie".

"Megxit": réunion de crise de la famille royale autour d'Elizabeth II

Londres - La reine d'Angleterre Elizabeth II organisera une réunion lundi avec le prince Harry afin de tenter de résoudre la crise déclenchée par l'annonce choc du couple Harry-Meghan de se mettre en retrait de ses obligations, selon la presse britannique.

Harry rencontrera sa grand-mère en compagnie de son père, le prince Charles, et de son frère, le prince William, avec lequel il entretien des relations tendues, dans la résidence privée de la souveraine à Sandringham, dans l'est de l'Angleterre, précisent les médias.

Meghan, partie au Canada, participera à la réunion par l'intermédiaire d'une conférence téléphonique.

Parmi les sujets à l'ordre du jour, il y aura le montant de la dotation financière que le prince Charles attribue au couple de sa réserve personnelle, la question de leurs titres royaux, et le périmètre des transactions commerciales que Harry et Meghan seront autorisés à faire, avance le Sunday Times.

Boeing abattu: "furieux", Trudeau demande des comptes à l'Iran

MONTREAL - "Furieux", le Premier ministre canadien Justin Trudeau a exigé de l'Iran qu'il fasse toute la lumière sur la catastrophe du Boeing ukrainien abattu par erreur par un missile iranien et a appelé Téhéran à en "assumer l'entière responsabilité", y compris financière.

Alors que l'Iran et le Canada n'ont plus de relations diplomatiques depuis 2012, M. Trudeau a annoncé qu'il s'était entretenu au téléphone avec le président iranien Hassan Rohani pour exiger une nouvelle fois une "enquête approfondie" sur cette "horrible tragédie".

"Ce matin j'ai parlé au président iranien Rohani et je lui ai dit que les aveux de l'Iran (...) étaient un pas important en vue d'apporter des réponses aux familles, mais j'ai souligné que d'autres mesures doivent être prises", a expliqué M. Trudeau.

"Il faut faire toute la lumière sur les raisons qui ont provoqué une tragédie aussi horrible", a-t-il martelé, exigeant que le Canada soit étroitement associé à l'enquête.

"Ce que l'Iran a reconnu est très grave, abattre un avion de ligne commercial est horrible, l'Iran doit en assumer l'entière responsabilité", a ajouté M. Trudeau. Il s'est dit "scandalisé et furieux" et a estimé que "cela n'aurait jamais dû arriver, même dans une période de tension accrue".

EN BREF

- Le PDG des éditions Gallimard, qui ont interrompu cette semaine la vente du Journal de Gabriel Matzneff, objet d'une enquête pour viol sur mineur, affirme dimanche qu'elle "devenait de plus en plus problématique" en raison du "lien" de ses écrits avec des "faits réels concernant des personnes vivantes".

- La taekwondiste Kimia Alizadeh, seule femme médaillée olympique d'Iran, a annoncé avoir quitté définitivement son pays, n'en pouvant plus de l'"hypocrisie" d'un système qui, selon elle, utilise ses sportives à des fins politiques et ne fait que les "humilier".

- La présidente sortante de Taïwan, Tsai Ing-wen, qui a fait campagne contre l'autoritarisme de Pékin, a été réélue pour un nouveau mandat malgré la campagne d'intimidation économique et diplomatique du pouvoir communiste pour isoler l'île.

- La maire PS de Paris, Anne Hidalgo a officialisé sa candidature à un deuxième mandat aux municipales de mars 2020, dans un entretien au Parisien. La question écologique sera le socle de son projet pour la capitale, où la gauche est au pouvoir depuis 2001, précise-t-elle.

- En Ligue 1 de football, Lyon a renversé Bordeaux (2-1) grâce à Maxwel Cornet et Moussa Dembélé pour la 20e journée, remontant à seulement quatre longueurs du podium provisoire avec cette troisième victoire sur ses quatre derniers déplacements en championnat

- Toulouse a concédé sa 10 défaite d'affilée en Ligue 1 au Stadium en s'inclinant devant Brest (5-2), lors de la 20e journée de championnat.

AFP/dlm/ao

AFP Infos Françaises
dimanche 12 janvier 2020 - 04:50:13 GMT 1587 mots

A la Une à 06H00

Paris, 12 jan 2020 (AFP) - - À LA UNE

Municipales: Marine Le Pen en quête d'un ancrage pour 2022

Paris - Marine Le Pen lance, dimanche à Paris, son parti dans la dernière ligne droite des municipales où elle entend consolider son ancrage local grâce à des ralliements extérieurs, dont d'anciens LR.

Ce scrutin, traditionnellement peu favorable au Rassemblement national, est une des "marches" à franchir pour parvenir à l'Elysée, selon la dirigeante d'extrême droite, qui se présente comme la première opposante à Emmanuel Macron, lui aussi désireux de paver avec ces élections son chemin jusqu'en 2022.

"Les prochaines élections, municipales, départementales et régionales sont les trois derniers arrêts au stand avant l'arrivée de la course qui a vocation à mettre Marine le Pen à l'Elysée", a résume le vice-président du RN Jordan Bardella samedi lors d'un déplacement à Calais.

Le RN entend en mars "poursuivre la reconquête" entamée aux européennes, desquelles il est sorti victorieux, en ouvrant ses listes mais en investissant d'abord ses zones de force.

La présidente du RN clôturera la journée avec un discours à 16H15 à la Maison de la Chimie, après les interventions de candidats et de maires sortants --une dizaine-- qui vanteront leur bilan. "L'objectif d'abord c'est de dire +regardez la gestion du RN dans les villes, ça marche+", fait valoir l'ancien ministre sarkozyste Thierry Mariani, élu eurodéputé avec le soutien du RN.

Retraites: l'exécutif retire l'âge pivot de 64 ans, les opposants dans la rue

PARIS - Edouard Philippe s'est dit "disposé à retirer", sous conditions, l'âge pivot de 64 ans du projet de réforme des retraites dans un courrier aux partenaires sociaux, un geste bien accueilli par les syndicats réformistes tandis que les opposants, qui ont battu le pavé partout en France, ont affiché leur détermination à maintenir la mobilisation.

"Je suis disposé à retirer du projet de loi la mesure de court terme que j'avais proposée, consistant à converger progressivement à partir de 2022 vers un âge d'équilibre de 64 ans en 2027", indique le Premier ministre dans ce courrier envoyé au lendemain de bilatérales avec les syndicats à Matignon, tout en maintenant le principe d'un âge d'équilibre dans le futur système universel par points.

Emmanuel Macron a salué un "compromis constructif et de responsabilité", a indiqué l'Elysée à l'AFP, précisant que le chef de l'Etat avait été "en lien constant" avec Edouard Philippe depuis que celui-ci a reçu les partenaires sociaux vendredi.

La CFDT, premier syndicat en France et favorable au système universel par points, et qui avait fait une "ligne rouge" de cet âge pivot, a "salué" son retrait du projet de loi, "qui marque la volonté de compromis" de l'exécutif, indiquant qu'elle s'inscrira "dans la conférence de financement dont elle a proposé le principe".

Dans le camp des opposant à la réforme, la CGT a affirmé être "plus que jamais déterminée à obtenir le retrait" de la réforme, son secrétaire général Philippe Martinez estimant sur TF1 que "rien n'a changé dans le courrier du gouvernement".

L'intersyndicale a appelé à une nouvelle journée interprofessionnelle de grèves et manifestations le 16 janvier, la 6e depuis le début du mouvement le 5 décembre.

Retraites: toutes les lignes de métro et les RER A et B ouverts dimanche (RATP)

PARIS - Toutes les lignes de métro seront ouvertes en journée ainsi que les RER A et B, avec un fonctionnement souvent partiel, selon la RATP qui constate une "nette amélioration par rapport aux dimanches précédents".

Toutefois, en dehors de la 1 et de la 14, automatiques, les lignes de métro comporteront toujours des stations fermées et des tronçons non desservis. En surface, le trafic sera quasi normal sur le Tramway et 3 bus sur 4 circuleront.

Côté train, le trafic SNCF restera perturbé ce week-end du fait de la grève contre le projet de réforme des retraites, avec 80% des TGV, un TER sur deux et 40% des Transilien, tandis que toutes les lignes de métro seront ouvertes en journée, selon la SNCF et la RATP vendredi.

Dans une volte-face, l'Iran admet avoir abattu "par erreur" l'avion ukrainien

TEHERAN - L'Iran a reconnu avoir abattu "par erreur" à l'aide d'un missile un avion civil ukrainien avec 176 personnes à bord, l'Agence européenne de la sécurité aérienne recommandant d'éviter le ciel iranien "jusqu'à nouvel ordre", sur fond de vives tensions dans la région.

A Téhéran, la police a dispersé des étudiants lors d'un rassemblement à la mémoire des victimes, majoritairement des Iraniens et des Canadiens dont des binationaux, selon l'agence iranienne Fars. Ils ont scandé des slogans "antirégime", selon la télévision d'Etat.

Tout en présentant ses "excuses" après le drame, le chef de la diplomatie Mohammad Javad Zarif a déploré une "erreur humaine en des temps de crise causée par l'aventurisme américain (qui) a mené au désastre".

Le Moyen-Orient est le théâtre de fortes tensions entre les Etats-Unis et l'Iran, ennemis jurés, surtout depuis l'élimination le 3 janvier du puissant général Qassem Soleimani, architecte de la stratégie iranienne au Moyen-Orient, dans un raid américain à Bagdad.

Libye: Haftar annonce un cessez-le-feu après les appels du Kremlin et d'Ankara

Tripoli - L'homme fort de l'est libyen, le maréchal Khalifa Haftar, a annoncé samedi un cessez-le-feu après plusieurs mois de combat pour prendre le contrôle de la capitale Tripoli, à la suite d'un appel en ce sens lancé par Moscou et Ankara.

Le président russe, Vladimir Poutine, et son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, acteurs clé du conflit, avaient appelé mercredi à un cessez-le-feu à partir de dimanche 00H00 (22H00 GMT samedi), tandis que Haftar prévoyait initialement de poursuivre son offensive.

Ses forces ont finalement accepté samedi, prévenant toutefois dans un bref communiqué que la riposte serait "sévère en cas de violation de la trêve par le camp adverse", à savoir les forces du Gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par l'ONU.

Avant l'annonce du maréchal Haftar, M. Poutine et la chancelière allemande Angela Merkel s'étaient rencontrés samedi à Moscou, en tant que médiateurs dans ce conflit en Libye, dont Berlin redoute qu'elle pourrait devenir une "seconde Syrie".

"Megxit": réunion de crise de la famille royale autour d'Elizabeth II

Londres - La reine d'Angleterre Elizabeth II organisera une réunion lundi avec le prince Harry afin de tenter de résoudre la crise déclenchée par l'annonce choc du couple Harry-Meghan de se mettre en retrait de ses obligations, selon la presse britannique.

Harry rencontrera sa grand-mère en compagnie de son père, le prince Charles, et de son frère, le prince William, avec lequel il entretien des relations tendues, dans la résidence privée de la souveraine à Sandringham, dans l'est de l'Angleterre, précisent les médias.

Meghan, partie au Canada, participera à la réunion par l'intermédiaire d'une conférence téléphonique.

Parmi les sujets à l'ordre du jour, il y aura le montant de la dotation financière que le prince Charles attribue au couple de sa réserve personnelle, la question de leurs titres royaux, et le périmètre des transactions commerciales que Harry et Meghan seront autorisés à faire, avance le Sunday Times.

Avion abattu en Iran: Trump met en garde contre un "nouveau massacre" de manifestants

Washington - Donald Trump a mis en garde le régime de Téhéran contre "un autre massacre de manifestants pacifiques", en référence au mouvement de contestation en Iran de novembre, après un rassemblement dans la soirée d'étudiants à la mémoire des victimes du Boeing ukrainien.

Le président américain a lancé cet avertissement samedi alors que la police iranienne a dispersé des étudiants rassemblés à Téhéran à la mémoire des victimes tuées dans l'avion qui s'est écrasé mercredi peu après son décollage près de la capitale, faisant 176 morts, majoritairement des Iraniens et des Canadiens, parmi lesquels des binationaux.

Dans une volte-face spectaculaire, Téhéran avait reconnu samedi matin avoir abattu "par erreur" cette avion à l'aide d'un missile.

Le rassemblement d'étudiants dans la soirée s'est transformé en manifestation de colère, les participants scandant des slogans "antirégime", selon la télévision d'Etat.

La foule a dénoncé "les menteurs" et réclamé des poursuites contre les responsables du drame et ceux qui, selon elle, ont tenté de le couvrir, ont constaté des journalistes de l'AFP.

EN BREF

- Le PDG des éditions Gallimard, qui ont interrompu cette semaine la vente du Journal de Gabriel Matzneff, objet d'une enquête pour viol sur mineur, affirme dimanche qu'elle "devenait de plus en plus problématique" en raison du "lien" de ses écrits avec des "faits réels concernant des personnes vivantes".

- La taekwondiste Kimia Alizadeh, seule femme médaillée olympique d'Iran, a annoncé avoir quitté définitivement son pays, n'en pouvant plus de l'"hypocrisie" d'un système qui, selon elle, utilise ses sportives à des fins politiques et ne fait que les "humilier".

- La présidente sortante de Taïwan, Tsai Ing-wen, qui a fait campagne contre l'autoritarisme de Pékin, a été réélue pour un nouveau mandat malgré la campagne d'intimidation économique et diplomatique du pouvoir communiste pour isoler l'île.

- La maire PS de Paris, Anne Hidalgo a officialisé sa candidature à un deuxième mandat aux municipales de mars 2020, dans un entretien au Parisien. La question écologique sera le socle de son projet pour la capitale, où la gauche est au pouvoir depuis 2001, précise-t-elle.

- En Ligue 1 de football, Lyon a renversé Bordeaux (2-1) grâce à Maxwel Cornet et Moussa Dembélé pour la 20e journée, remontant à seulement quatre longueurs du podium provisoire avec cette troisième victoire sur ses quatre derniers déplacements en championnat

- Toulouse a concédé sa 10 défaite d'affilée en Ligue 1 au Stadium en s'inclinant devant Brest (5-2), lors de la 20e journée de championnat.

AFP/dlm/ao

AFP Infos Mondiales
dimanche 12 janvier 2020 - 04:00:12 GMT 786 mots

LE MONDE EN BREF DU DIMANCHE 12 JANVIER

Paris, 12 jan 2020 (AFP) - - Voici le monde en bref du dimanche 12 janvier à 4h00 GMT:

WASHINGTON - Donald Trump a mis en garde samedi le régime de Téhéran contre "un autre massacre de manifestants pacifiques", en référence au mouvement de contestation en Iran de novembre, après un rassemblement dans la soirée d'étudiants à la mémoire des victimes du Boeing ukrainien.

KIEV - L'Ukraine a déclaré samedi avoir reçu les excuses du président iranien Hassan Rohani pour le crash de son avion de ligne abattu par erreur mercredi près de Téhéran avec 176 personnes à bord, et la promesse de punir les coupables.

MONTREAL - "Furieux", le Premier ministre canadien Justin Trudeau a exigé samedi de l'Iran qu'il fasse toute la lumière sur la catastrophe du Boeing ukrainien abattu par erreur par un missile iranien et a appelé Téhéran à en "assumer l'entière responsabilité", y compris financière.

BENGHAZI (Libye) - L'homme fort de l'est libyen, le maréchal Khalifa Haftar, a annoncé samedi un cessez-le-feu après plusieurs mois de combat pour prendre le contrôle de la capitale Tripoli, à la suite d'un appel en ce sens lancé par Moscou et Ankara.

TAIPEI - La présidente sortante de Taïwan, Tsai Ing-wen, qui a fait campagne contre l'autoritarisme de Pékin, a été réélue samedi pour un nouveau mandat malgré la campagne d'intimidation économique et diplomatique du pouvoir communiste chinois pour isoler l'île.

MASCATE - Le sultan Qabous d'Oman est mort à l'âge de 79 ans après un demi-siècle de règne à la tête de ce pays stable et neutre dans un Golfe sous tension. Sa succession s'est déroulée rapidement avec la désignation samedi d'un de ses cousins, Haitham ben Tarek.

LONDRES - La reine d'Angleterre Elizabeth II organisera une réunion lundi avec le prince Harry, afin de tenter de résoudre la crise déclenchée par l'annonce choc du couple Harry-Meghan de se mettre en retrait de ses obligations, selon la presse britannique du weekend.

LA VALETTE - Un avocat d'affaires de 42 ans, Robert Abela, incarnant la continuité, va succéder au Premier ministre maltais Joseph Muscat, poussé vers la sortie par l'enquête sur le meurtre de la journaliste d'investigation Daphne Caruana Galizia.

PARIS - Après cinq semaines de protestations contre son projet de réforme des retraites, le gouvernement français a fait un pas samedi vers un compromis en revenant sur l'une des mesures les plus contestées, mais une partie des syndicats lui a opposé une fin de non-recevoir.

BELFAST (Royaume-Uni) - L'Assemblée nord-irlandaise a recommencé à siéger samedi, au lendemain de la conclusion d'un accord entre unionistes et républicains mettant fin à trois ans de paralysie politique dans cette province britannique en première ligne du Brexit.

PARIS - Personnalité emblématique de l'islam de France, le recteur de la Grande Mosquée de Paris depuis presque trois décennies, Dalil Boubakeur, a annoncé samedi sa démission, une semaine avant l'élection du président du Conseil français du culte musulman (CFCM) dont il assure l'intérim.

TUNIS - Le président tunisien a reçu samedi matin le chef du parti d'inspiration islamiste Ennahdha et président du Parlement Rached Ghannouchi, pour discuter de l'issue possible au blocage d'un système sans gouvernement.

IDLEB (Syrie) - Les habitants de la région d'Idleb, dernier bastion échappant au régime syrien, ont éprouvé samedi un soulagement en demi-teinte après le vote à l'ONU d'une aide transfrontalière profitant à des millions de personnes, les ONG s'émouvant de sa réduction drastique.

CARACAS - Le chef de file de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido, tout juste reconduit à la tête du Parlement, a qualifié samedi d'"invraisemblable" la reprise de négociations avec le gouvernement de Nicolas Maduro, entamées l'an dernier, puis suspendues.

NICOSIE - La taekwondiste Kimia Alizadeh, seule femme médaillée olympique d'Iran, a annoncé samedi avoir quitté définitivement son pays, n'en pouvant plus de l'"hypocrisie" d'un système qui, selon elle, utilise ses sportives à des fins politiques et ne fait que les "humilier".

VARSOVIE - Plusieurs centaines de juges polonais portant leur robe noire, rejoints par des juges d'autres pays européens, ont défilé samedi à Varsovie pour protester contre un projet de loi qui permettrait de sanctionner les magistrats opposés aux réformes judiciaires du parti Droit et Justice (PiS) au pouvoir.

PARIS - La ministre française de la Justice, Nicole Belloubet, a évoqué samedi l'hypothèse d'un rapatriement des jihadistes français détenus par les Kurdes en Syrie, son entourage réfutant toutefois une rupture avec la position de Paris sur ce dossier sensible.

MILAN - Dolce & Gabbana a rendu hommage aux vieux métiers samedi, au deuxième jour de la Fashion week de Milan, et Giorgio Armani a proposé une collection en tissus recylés pour sa ligne Emporio, témoignant d'une tendance de plus en forte dans le monde de la mode.

burx-bfi/hh

AFP Infos Françaises
samedi 11 janvier 2020 - 22:51:22 GMT 1316 mots

A la Une à 00H00

Paris, 11 jan 2020 (AFP) - - À LA UNE

Retraites: l'exécutif retire l'âge pivot de 64 ans, les opposants dans la rue

PARIS - Edouard Philippe s'est dit "disposé à retirer", sous conditions, l'âge pivot de 64 ans du projet de réforme des retraites dans un courrier aux partenaires sociaux, un geste bien accueilli par les syndicats réformistes tandis que les opposants, qui ont battu le pavé partout en France, ont affiché leur détermination à maintenir la mobilisation.

"Je suis disposé à retirer du projet de loi la mesure de court terme que j'avais proposée, consistant à converger progressivement à partir de 2022 vers un âge d'équilibre de 64 ans en 2027", indique le Premier ministre dans ce courrier envoyé au lendemain de bilatérales avec les syndicats à Matignon, tout en maintenant le principe d'un âge d'équilibre dans le futur système universel par points.

Emmanuel Macron a salué un "compromis constructif et de responsabilité", a indiqué l'Elysée à l'AFP, précisant que le chef de l'Etat avait été "en lien constant" avec Edouard Philippe depuis que celui-ci a reçu les partenaires sociaux vendredi.

La CFDT, premier syndicat en France et favorable au système universel par points, et qui avait fait une "ligne rouge" de cet âge pivot, a "salué" son retrait du projet de loi, "qui marque la volonté de compromis" de l'exécutif, indiquant qu'elle s'inscrira "dans la conférence de financement dont elle a proposé le principe".

Dans le camp des opposant à la réforme, la CGT a affirmé être "plus que jamais déterminée à obtenir le retrait" de la réforme, son secrétaire général Philippe Martinez estimant sur TF1 que "rien n'a changé dans le courrier du gouvernement".

L'intersyndicale a appelé à une nouvelle journée interprofessionnelle de grèves et manifestations le 16 janvier, la 6e depuis le début du mouvement le 5 décembre.

Retraites: toutes les lignes de métro et les RER A et B ouverts dimanche (RATP)

PARIS - Toutes les lignes de métro seront ouvertes en journée ainsi que les RER A et B, avec un fonctionnement souvent partiel, selon la RATP qui constate une "nette amélioration par rapport aux dimanches précédents".

Toutefois, en dehors de la 1 et de la 14, automatiques, les lignes de métro comporteront toujours des stations fermées et des tronçons non desservis. En surface, le trafic sera quasi normal sur le Tramway et 3 bus sur 4 circuleront.

Côté train, le trafic SNCF restera perturbé ce week-end du fait de la grève contre le projet de réforme des retraites, avec 80% des TGV, un TER sur deux et 40% des Transilien, tandis que toutes les lignes de métro seront ouvertes en journée, selon la SNCF et la RATP vendredi.

Dans une volte-face, l'Iran admet avoir abattu "par erreur" l'avion ukrainien

TEHERAN - L'Iran a reconnu avoir abattu "par erreur" à l'aide d'un missile un avion civil ukrainien avec 176 personnes à bord, l'Agence européenne de la sécurité aérienne recommandant d'éviter le ciel iranien "jusqu'à nouvel ordre", sur fond de vives tensions dans la région.

A Téhéran, la police a dispersé des étudiants lors d'un rassemblement à la mémoire des victimes, majoritairement des Iraniens et des Canadiens dont des binationaux, selon l'agence iranienne Fars. Ils ont scandé des slogans "antirégime", selon la télévision d'Etat.

Tout en présentant ses "excuses" après le drame, le chef de la diplomatie Mohammad Javad Zarif a déploré une "erreur humaine en des temps de crise causée par l'aventurisme américain (qui) a mené au désastre".

Le Moyen-Orient est le théâtre de fortes tensions entre les Etats-Unis et l'Iran, ennemis jurés, surtout depuis l'élimination le 3 janvier du puissant général Qassem Soleimani, architecte de la stratégie iranienne au Moyen-Orient, dans un raid américain à Bagdad.

L'ambassadeur du Royaume-Uni en Iran brièvement arrêté

LONDRES - Les autorités iraniennes ont brièvement arrêté l'ambassadeur du Royaume-Uni à Téhéran samedi, a indiqué le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab.

"L'arrestation de notre ambassadeur à Téhéran sans fondement ou explication est une violation flagrante de la législation internationale", a déclaré M. Raab. Plus tôt, des informations avaient fait état de l'arrestation de Rob Macaire lors de manifestations contre le régime.

Les Etats-Unis ont appelé l'Iran à s'excuser pour l'arrestation de l'ambassadeur du Royaume-Uni.

Trump avertit Téhéran: "Il ne peut pas y avoir un autre massacre de manifestants pacifiques"

WASHINGTON - Donald Trump a averti le régime iranien qu'il ne pouvait "pas y avoir un autre massacre de manifestants pacifiques", en référence au mouvement de contestation qui avait eu lieu dans le pays en novembre dernier.

"Il ne peut pas y avoir un autre massacre de manifestants pacifiques, ni une coupure d'internet. Le monde regarde", a écrit sur Twitter le président américain. Plusieurs centaines d'étudiants se sont rassemblés samedi soir à Téhéran, en réponse à une invitation à honorer les 176 victimes du Boeing ukrainien, majoritairement des Iraniens et des Canadiens, dont des binationaux, abattu "par erreur" par un missile iranien mercredi.

Le président américain a assuré au peuple iranien qu'il se tenait "à ses côtés" et que les Etats-Unis suivaient "de près" les manifestations.

"Au brave peuple iranien, qui souffre depuis longtemps: je suis à vos côtés depuis le début de ma présidence, et mon administration continuera à être à vos côtés", a tweeté Donald Trump. "Nous suivons de près vos manifestations, et votre courage nous inspire", a-t-il ajouté.

Boeing abattu: "furieux", Trudeau demande des comptes à l'Iran

MONTREAL - "Furieux", le Premier ministre canadien Justin Trudeau a exigé de l'Iran qu'il fasse toute la lumière sur la catastrophe du Boeing ukrainien abattu par erreur par un missile iranien et a appelé Téhéran à en "assumer l'entière responsabilité", y compris financière.

Alors que l'Iran et le Canada n'ont plus de relations diplomatiques depuis 2012, M. Trudeau a annoncé qu'il s'était entretenu au téléphone avec le président iranien Hassan Rohani pour exiger une nouvelle fois une "enquête approfondie" sur cette "horrible tragédie".

"Ce matin j'ai parlé au président iranien Rohani et je lui ai dit que les aveux de l'Iran (...) étaient un pas important en vue d'apporter des réponses aux familles, mais j'ai souligné que d'autres mesures doivent être prises", a expliqué M. Trudeau.

"Il faut faire toute la lumière sur les raisons qui ont provoqué une tragédie aussi horrible", a-t-il martelé, exigeant que le Canada soit étroitement associé à l'enquête.

"Ce que l'Iran a reconnu est très grave, abattre un avion de ligne commercial est horrible, l'Iran doit en assumer l'entière responsabilité", a ajouté M. Trudeau. Il s'est dit "scandalisé et furieux" et a estimé que "cela n'aurait jamais dû arriver, même dans une période de tension accrue".

EN BREF

- La taekwondiste Kimia Alizadeh, seule femme médaillée olympique d'Iran, a annoncé avoir quitté définitivement son pays, n'en pouvant plus de l'"hypocrisie" d'un système qui, selon elle, utilise ses sportives à des fins politiques et ne fait que les "humilier".

- Les forces de l'homme fort de l'est libyen, le maréchal Kahliafa, ont annoncé un cessez-le-feu à partir de dimanche 00H00 (22H00 GMT), conformément à l'appel lancé mercredi de Moscou et Ankara.

- La présidente sortante de Taïwan, Tsai Ing-wen, qui a fait campagne contre l'autoritarisme de Pékin, a été réélue pour un nouveau mandat malgré la campagne d'intimidation économique et diplomatique du pouvoir communiste pour isoler l'île.

- La maire PS de Paris, Anne Hidalgo a officialisé sa candidature à un deuxième mandat aux municipales de mars 2020, dans un entretien au Parisien. La question écologique sera le socle de son projet pour la capitale, où la gauche est au pouvoir depuis 2001, précise-t-elle.

- En Ligue 1 de football, Lyon a renversé Bordeaux (2-1) grâce à Maxwel Cornet et Moussa Dembélé pour la 20e journée, remontant à seulement quatre longueurs du podium provisoire avec cette troisième victoire sur ses quatre derniers déplacements en championnat

- Toulouse a concédé sa 10 défaite d'affilée en Ligue 1 au Stadium en s'inclinant devant Brest (5-2), lors de la 20e journée de championnat.

AFP/dlm

L'Est Républicain
00-SPO, lundi 2 août 2021 10 mots, p. 00-SPO13

[Mon frère est une légendeLaure...]

Mon frère est une légendeLaure MaunaudouTriple médaillée olympique, sur Instagram

Le Progrès (Lyon)
Sports 01, lundi 2 août 2021 283 mots, p. Sports 0124

Médaille d'argent de Chloé Jacquet : « Nous avons débuté le rugby avec elle, elle était déjà au-dessus du lot »

Xavier ALLOY

La médaille d'argent de Chloé Jacquet en rugby à 7 n'en finit plus de faire réagir positivement. Vingt-quatre heures après la finale perdue face à la Nouvelle-Zélande, la Viriatie s'est envolée ce dimanche de Tokyo pour rejoindre Paris. Les Bleues seront ensuite attendues ce lundi en fin d'après-midi sur l'esplanade du Trocadéro. À quelques centaines de kilomètres de là, ses anciens coéquipiers ont eu du mal à réaliser l'ampleur de l'évènement.

« Elle n'arrêtait jamais, elle était infatigable »

Alexandre Gonnet, Axel Potelle, Hugo Thevenard et Maxime Carbon ont commencé le rugby aux côtés de Chloé Jacquet à Viriat. De la même génération que la médaillée olympique, les quatre garçons, qui évoluent pour certains encore au club, et pour d'autres chez les espoirs de l'US Bressane, se souviennent des premiers pas fracassants de la joueuse de 19 ans. « Elle n'arrêtait jamais, elle était infatigable, avec un mental d'acier », expliquent-ils.

« Quand on faisait des séances de physique au stade, elle était forcément devant les autres filles mais son but était aussi d'être devant les garçons. Elle voulait toujours être la meilleure. Ça nous a poussés à mieux faire aussi. Chloé avait déjà des capacités mentales et physiques au-dessus du lot à cette époque. Elle a toujours été très sérieuse et on savait qu'elle allait percer dans le rugby vu le niveau qui était le sien plus petite. On attendait le moment, maintenant c'est fait », racontent les quatre copains. Tous « fiers » d'avoir pu jouer à ses côtés.

L'Indépendant
CARCA_IN
dimanche 2 mai 2021 424 mots

[Après trois jours à "buller", faute...]

Après trois jours à "buller", faute de vent, il a fallu se jeter à l'eau hier, à La Franqui, malgré la grisaille et le froid, le soleil ne pointant le bout de son nez qu'en fin d'après-midi, les épreuves du jour terminées. Se jeter à l'eau donc et, même le jour de la fête du travail, se mettre au boulot. Enfin! Le moment était attendu avec impatience puisque l'élite mondiale de la glisse s'affrontait lors de la première étape de la toute première Coupe du monde de wingfoil, nouvelle discipline. Leucate offrait ainsi une double première mondiale! La spécificité du wingfoil est de réunir les meilleurs riders mondiaux de différentes disciplines de la glisse dont Antoine Albeau, 25 fois champion du monde de windsurf (lire en page suivante), Olivia Piana, 3 fois championne du monde de stand-up paddle ou encore le Vénézuélien Jose Estredo, 9 fois champion du monde windsurf PWA freestyle. Au total, 52 riders de 12 nationalités différentes ont débarqué dans l'Aude pour cette première étape mondiale. Sur un wingfoil, le rider est propulsé par une aile (wing) gonflable qu'il tient directement dans ses mains. Pour se déplacer, le rider a, sous les pieds, une planche équipée d'un foil. Après la "race" le matin, le vent se renforçant, les qualifications du freestyle furent alors lancées. Antoine Albeau s'est qualifié pour la suite de la compétition, aujourd'hui, tout comme le large vainqueur de la "race", le Néo-Calédonien de Montpellier Titouan Galea, 23 ans. Ont également impressionné le Vénézuélien Jose Estredo (5ede la "race") et le Suisse Balz Müller (2ede la "race").

Les JO dans le viseur Le second spot d'une plage des Coussoules littéralement inondée entre camping et bord de mer, obligeant à transporter en tracteurs et quads concurrents, officiels, journalistes ou accompagnateurs, était dédié au kitefoil, discipline qui entrera aux jeux Olympique, en 2024 à Paris. Hier, trois manches individuelles de vitesse ont pu se courir ainsi qu'une en relais mixte, le format olympique. Et c'est le duo tricolore Axel Mazella-Poéma Newland qui est en tête avant la suite de la compétition ce matin. Ce "Leucate Kitefoil" constitue une belle opportunité pour une partie de l'équipe de France de se tester en vue de 2024: présents à La Franqui, Axel Mazella et Nicolas Parlier, multiples champions du monde de la discipline ainsi que la jeune médaillée olympique des JO de la Jeunesse 2018, la Narbonnaise Poéma Newland, et sa compatriote Anaïs Desjardins. L.S. Les riders ont 6 minutes pour effectuer leurs plus belles figures et 15 tentatives maximum.Photos L. S.

Ouest-France
Les Sables d'Olonne ; Fontenay, Luçon ; Challans, Saint-Gilles-Croix-de-Vie ; La Roche-sur-Yon ; Les Herbiers, Montaigu
Vendée, jeudi 5 août 2021 339 mots, p. Les Sables d'Olonne_7

A. Retornaz médaillée : «  C’est magique !  »

Recueilli par Pierre HAMON.

Aloïse Retornaz a remporté la médaille de bronze en voile aux Jeux olympiques. Pour sa sœur, Ondine, c’est une immense fierté.

Ondine Bigot-Retornaz, grande sœur d’Aloïse, médaillée de bronze en voile en 470 femmes aux Jeux olympiques

Pendant tous les Jeux olympiques, je l’ai suivie et je l’ai eu au téléphone assez régulièrement. Elle était confiante et déterminée tout au long de la compétition. Depuis qu’elle est toute petite, elle s’est battue pour arriver à ce niveau. Elle a fait beaucoup de sacrifices. Avec Camille (Lecointre), elles ont eu un gros mental pour gérer la pression qu’elles avaient sur leurs épaules. On était nombreux aux Sables à les supporter, il y avait aussi une fan zone à Brest, où Aloïse est née. Je ne suis pas surprise de la voir à ce niveau. Elles ont souvent fait des podiums mondiaux ensemble. Après la course, c’est un sentiment assez mitigé. Il y a d’abord de la tristesse quand je vois ma sœur pleurer de déception à l’écran. Puis il y a de la joie quand je vois son sourire. Il ne faut pas noircir le tableau, c’est déjà magique de voir ma petite sœur médaillée olympique ! Je suis sûre qu’il y aura encore d’autres Jeux avec des médailles pour elle.

C’est un peu rageant de voir le combat qu’il y a eu avec les Polonaises. Elle pouvait avoir la médaille d’argent, mais ça s’est joué à un cheveu. Je suis très heureuse pour elle malgré tout. J’ai hâte de l’appeler après la course ! À son retour en France, pendant les vacances, on fêtera ça avec toute la famille pour arroser cette belle médaille de bronze. On va voir à quoi ressemble une médaille olympique, en vrai (rires).

Cet article est paru dans Ouest-France

Le Progrès (Lyon)
Une Ain - Une 01C, samedi 7 août 2021 14 mots, p. Une Ain1

Le retour de la médaillée olympique Chloé Jacquet

Page 16

Ouest-France
Saint-Lô, Coutances, Cherbourg ; Avranches, Granville
Sports - Normandie, mardi 10 août 2021 733 mots, p. Saint-Lô_19

Sercien-Ugolin : « Un exploit loin d’être anodin  »

Recueilli par Pierrick CHEVRINAIS.

Jeux olympiques. La handballeuse normande Océane Sercien-Ugolin a décroché l’or olympique, à Tokyo. Elle évoque l’immense fierté que ce titre représente pour elle.

Entretien

Elle vient de vivre le rêve d’une vie. Et elle a encore du mal à s’en rendre compte. C’est une championne émoussée qui revient dans l’hexagone, mais tellement fière d’avoir la médaille d’or autour du cou. Partie en tant que remplaçante, Océane Sercien-Ugolin a vécu un ascenseur émotionnel en terre nippone.

Il y a quelques semaines, vous disiez que le simple fait d’aller à Tokyo, même en tant que remplaçante, était un rêve. Maintenant que vous venez de décrocher l’or olympique, que ressentez-vous ?

Je suis très heureuse. Je suis partie blessée aux JO et je rentre avec la médaille d’or, c’est vraiment énorme. On pensait que je pouvais me rétablir vite et c’est ce qu’il s’est passé. Il ne faut jamais rien lâcher, car on ne sait pas à quoi s’attendre quand on va aux JO. Ce n’est pas parce que ça commence mal, que ça va mal se finir. C’est ça aussi la beauté des Jeux.

Avec un peu de recul, vous arrivez à réaliser votre exploit ?

Franchement, je ne réalise pas. Je suis hyper fatiguée. Je pense que les gens autour de nous réalisent beaucoup plus que nous. Ils nous font comprendre que nous avons réussi quelque chose de grand. Je suis contente de rendre un pays fier en ayant apporté ma pierre à l’édifice.

Au-delà de l’or, que pensez-vous de vos performances personnelles ?

Je pense qu’à chacune de mes entrées, j’ai apporté ce dont le groupe avait besoin. Je n’ai pas forcément exprimé toutes mes qualités sur la compétition, mais j’ai été bonne sur les points importants. Malgré mes pépins physiques, au niveau de la détente, ça ne m’a pas posé plus de problème que ça.

Quelle a été votre force durant cette aventure ?

On a un collectif fort et très complémentaire. Je pense que notre groupe fait peur aux autres nations. Nous étions 15 joueuses très importantes. On s’est rendue les choses faciles en finale. Les gens se disent qu’il n’y a pas eu match, c’est juste car nous nous sommes données les moyens, nous l’avons travaillée cette finale. Durant la préparation, on a construit ces victoires, on a travaillé en amont pour en arriver là. Notre exploit n’est pas anodin, ce n’est pas la normalité, c’est juste un énorme travail de la part de toutes les filles. Tout le monde s’est investi corps et âme.

Vous faites partie des Françaises qui ont réalisé le doublé avec le handball masculin…

C’est historique de vivre ça. Un journaliste anglais me disait qu’un doublé aux Jeux olympiques dans un sport collectif, ça n’était pas arrivé depuis la Yougoslavie (en 1984). Franchement, c’est fou. C’est tellement beau pour le handball et pour le sport français. Je pense aussi à tous les sports collectifs qui ont été médaillés. C’est vraiment une image forte.

Avez-vous appelé vos proches ?

C’est les premiers que j’ai appelé directement après notre victoire. Mes parents étaient tellement heureux et fiers de moi. Imaginez la réaction d’un parent quand sa fille vient d’avoir la médaille olympique. Après, j’ai envie dire qu’il n’y a pas besoin de ça pour que nos parents soient fiers de nous, mais ils me l’ont dit. C’est beau.

Cap sur Paris 2024 ?

Laissez-moi prendre une petite pause parce que la saison reprend dans une semaine. Actuellement, je ne pense qu’à dormir, mais bien sûr que les JO de 2024 sont dans ma tête. Je suis très bien placée pour dire que même si vous pensez que vous allez y participer, on est jamais à l’abri de rien. Je vais profiter de mes vacances, puis après on verra étape par étape. En étant médaillée olympique, je change peut-être de statut, mais je sais juste que je dois continuer de travailler. Je serai toujours la même personne avec une médaille d’or autour du cou et une expérience de vie en plus.

Le Progrès (Lyon)
Sports 39, jeudi 8 juillet 2021 1488 mots, p. Sports 3920

À Bellecin, la dernière ligne droite avant Tokyo

Vincent MOIRE

Le compte à rebours est lancé. Dans une poignée de jours, l'équipe de France d'aviron se mettra à l'heure du pays du Soleil levant. Avant de mettre le cap sur Tokyo et les JO, elle parfait sa préparation à Bellecin, là où s'entraînent les meilleurs sportifs de la discipline depuis des décennies.

« Les jambes jusqu'au bout, les mains devant les abdos [...] On garde le tempo. » Son haut-parleur à la main, les pieds solidement ancrés sur le bateau, l'entraîneur Camille Ribes décortique le travail de ses quatre protégées. Ce vendredi matin, la température extérieure affiche en dessous des normales de saison, et le quatuor olympique baigne dans les eaux turquoises de Vouglans depuis 8 heures. Lunettes de soleil vissées sur le nez pour certaines, elles enchaînent leurs séries en parfaite symbiose, les regards tournés vers Tokyo. À vue d'oeil, tout paraît si simple : les jeunes filles semblent ramer avec une facilité déconcertante. Mais ne vous y trompez pas, « la fatigue est là. C'est normal, cette montée en puissance fait partie de la préparation », précise leur entraîneur. 10 km aller, 10 km retour en cette matinée frisquette, au milieu de ce cadre idyllique qu'est le site de Bellecin. Actuellement, leur volume d'entraînement tourne autour de 23 heures à la semaine. Certes conséquent, mais les Bleues ont la chance d'évoluer dans un environnement calme. Seuls quelques pêcheurs se dressent parfois sur le chemin des sportives, qui s'écartent vite à la vue des rames bleu, blanc, rouge.

Toutes les conditions semblent réunies pour que les athlètes (quatre hommes, huit femmes et une remplaçante) arrivent dans les meilleures dispositions au Japon. Dans les rangs de cette équipe de France, il y a du talent, beaucoup de talent. Et aussi de la jeunesse, à l'exemple du quatre de couple féminin, qui a décroché son ticket pour Tokyo en mai dernier. « C'est une génération talentueuse, qui va progresser au fil des années », indique Christine Gossé, cheffe de secteur féminin. Pour l'ex-rameuse, médaillée olympique à Atlanta en 1996, « nous avons de belles chances de médailles ». Côté féminin, la France pourra aussi compter sur la présence du couple poids légers, Laura Tarantola et Claire Bové. En toutes catégories, c'est le duo Hélène Lefebvre et Élodie Ravera-Scaramozzino qui défendra les couleurs françaises aux JO.

Une thermo room pour s'acclimater à Tokyo

Pour d'ores et déjà s'adapter à la chaleur et l'humidité du Japon, les sportifs passent par la case thermo room, « un passage important dans la préparation », précise Christine Gossé. Pour le quatuor féminin, « la fatigue se fait sentir à l'approche des JO, mais c'est pour arriver à un pic de forme », explique l'ancienne biathlète Emma Lunatti, alignée sur le quatre de couple. Le décollage pour le Japon est prévu le 16 juillet, « c'est déjà demain, mais on ne se met pas la pression. En tant que derniers qualifiées, nous n'avons rien à perdre », précise Marie Jacquet, 27 ans. Quant à la médiatisation des Jeux Olympiques, elle ne leur fait pas peur, « au contraire, ça nous motive. C'est une fierté qu'on parle de notre sport, et bénéfique dans notre préparation », souligne Violaine Aernouds, 21 ans. Chez les hommes, certes moins représentés en nombre que leurs homologues féminins, « l'objectif est d'aller chercher un podium », confie le Français Thibaud Turlan. Son jumeau, Guillaume, aussi grand et large que son frère, indique « dans un premier temps viser la finale. On y va par étapes ». Vous l'aurez compris : l'aviron sera clairement l'une des disciplines à suivre durant ces semaines de JO. Au moment où les champions français entreront en scène, il vaudra mieux être devant son poste de télévision.

Ouest-France
Les Sables d'Olonne ; Fontenay, Luçon ; La Roche-sur-Yon ; Les Herbiers, Montaigu ; Challans, Saint-Gilles-Croix-de-Vie
Sports - Vendée, samedi 14 août 2021 424 mots, p. Les Sables d'Olonne_20

Retornaz : «  Je suis sur mon petit nuage  »

Recueilli par P. M.

​Revenue aux Sables-d’Olonne pour présenter sa médaille, Aloïse Retornaz fait le bilan de ses premiers Jeux.

Entretien

Aloïse Retornaz, médaillée de bronze à Tokyo.

Aloïse, venir présenter cette médaille aux Sables-d’Olonne, c’est le sentiment du devoir accompli ?

C’est sûr ! Cette médaille de bronze, ça représente un accomplissement, parce que c’est vraiment beaucoup d’années de boulot. Pour moi, ça fait plus de 15 ans que je pense aux Jeux quasiment tous les jours. C’est un rêve de gosse d’être médaillée olympique. Je suis sur mon petit nuage.

Vous auriez même pu obtenir une autre couleur (les Françaises avaient porté une réclamation contre les Britanniques en finale qui n’avait pas abouti). Vous ne nourrissez pas de regrets par rapport à cet épisode ?

Non pas vraiment. Ça s’est digéré très vite ce petit cafouillage avec les Anglaises à la fin de la finale. De toute façon, c’est le sport. Si on avait voulu avoir l’or, on avait qu’à faire autre chose le reste de la semaine. On sait le prix que nous a coûté cette médaille de bronze et franchement, on en est très heureuses, sans aucun regret.

Qu’est-ce qu’il vous a manqué pour viser plus haut ?

On a eu des difficultés, notamment sur les départs en début de semaine et ensuite en vitesse. Voilà, ça reste le petit regret des Jeux si on doit en avoir un (elle sourit). Mais après la grosse fierté, c’est que malgré ces difficultés qui auraient pu nous mettre encore plus à l’arrière de la flotte, on s’est battues comme jamais.

On a le sentiment que ces Jeux vous ont marqué… C’est le plus gros évènement sportif de votre vie ?

Oui, il n’y a aucun doute. Je n’ai aucune autre compétition avec laquelle je pourrais comparer ça. C’est une épreuve hors du commun les JO. On ressent des émotions de dingue, des émotions que je n’avais jamais eu avant.

Ça vous donne envie de recommencer dès 2024 ?

Carrément (elle sourit). Cette adrénaline, cette sensation que le sport peut nous procurer, c’est vraiment quelque chose que j’ai envie de revivre ! D’autant plus que 2024 va arriver très vite. J’ai déjà de bonnes idées de projet en tête. Des Jeux chez soi, ça n’arrive qu’une fois dans une vie.

Entretien à retrouver en intégralité sur : www.ouest-france.fr/jeux-olympiques

Cet article est paru dans Ouest-France

Le Journal de Saône et Loire
00-SPO - France, dimanche 13 juin 2021 394 mots, p. 00-SPO28
Aussi paru dans
13 juin 2021 - Le Bien Public Le Progrès (Lyon) L'Est Républicain

Planète sport

Planète sport

Planète sport

JO de Tokyo : Mack Horton en difficulté

Le nageur australien Mark Horton, champion olympique en titre du 400 mètres nage libre, a échoué à se qualifier pour les Jeux de Tokyo sur la distance, battu notamment par son compatriote Elijah Winnington, qui a réalisé la meilleure performance mondiale de l’année samedi à Adélaïde. Malgré sa bonne performance, 3’43” 92/100es, il ne termine que troisième de la course qualificative australienne. Mack Horton peut toujours espérer aller aux Jeux cet été en se qualifiant sur le 200 mètres, dimanche.

Australie : une enquête lancée

La fédération australienne de natation a annoncé samedi le lancement d’une enquête indépendante deux jours après les accusations sur la présence de « pervers misogynes » par la nageuse Maddie Groves. « Nous allons travailler avec un panel féminin indépendant pour enquêter sur les questions relatives aux expériences vécues par les femmes et les filles dans notre sport », a indiqué dans un communiqué de presse la fédération. La double médaillée olympique Maddie Groves a claqué la porte de la sélection jeudi dénonçant sur ses réseaux sociaux la présence de « pervers misogynes ».

Auger-Aliassime et Cilic en finale à Stuttgart

Le Croate Marin Cilic, vainqueur de l’US Open 2014 et ancien N.3 mondial, s’est qualifié samedi pour la finale du tournoi sur gazon de Stuttgart, après l’abandon de Jurij Rodionov qui était mené 6-3, 1-0, et rejoint Félix Auger-Aliassime (N.3), tombeur de Sam Querrey un peu plus tôt. Le Canadien de 20 ans a éliminé l’Américain (6-4, 7-5). Ce dimanche, il tentera de décrocher sa première victoire sur le circuit ATP après sept échecs en finale.

Élite : un syndicat lance un appel à la grève

Le Syndicat des joueurs (SNB) de basket français devrait, selon le quotidien L’Équipe, déposer un appel à la grève pour les quarts de finale du championnat, prévus les 20 et 21 juin. « Les joueurs ont fait des efforts et des compromis […]. On n’a plus de gaz et c’est compliqué mentalement », a expliqué le président du SNB, Amara Sy. Cette décision, déjà critiquée par Tony Parker en mai dernier, a été critiquée par l’international français Evan Fournier, qui a expliqué sur Twitter que « ce n’est pas sérieux » et qu’il a « l’impression [que les joueurs] mettent en danger [leur] gagne-pain ».

Ouest-France
Les Sables d'Olonne ; La Roche-sur-Yon ; Les Herbiers, Montaigu ; Fontenay, Luçon ; Challans, Saint-Gilles-Croix-de-Vie
Vendée, jeudi 12 août 2021 168 mots, p. Les Sables d'Olonne_7
Aussi paru dans
11 août 2021 - Ouest-France (site web)

La médaillée olympique sera aux Sables ce vendredi

Place Jean-David-Nau, mercredi 4 août, ils étaient une centaine à vibrer devant l’écran géant de la fan zone pour la dernière course à Tokyo de Camille Lecointre et Aloïse Retornaz, la Sablaise d’adoption. Sur la même place, ce vendredi 13 août, la licenciée des Sports nautiques sablais sera là en chair et en os, avec dans ses bagages une belle médaille de bronze olympique. Déjà à leur arrivée à l’aéroport de Guipavas dans le Finistère, Camille Lecointre et Aloïse Retornaz avaient été «  reçues comme des reines  ».

Le SNS a prévu d’accueillir la championne à partir de 18 h. L’entrée sera gratuite sur inscription afin de respecter les mesures sanitaires. Le passe sanitaire sera obligatoire. Pour s’inscrire, il faut contacter les Sports nautiques sablais au 02 51 21 63 00 ou à [email protected].

Cet article est paru dans Ouest-France

Ouest-France
Les Sables d'Olonne ; La Roche-sur-Yon ; Challans, Saint-Gilles-Croix-de-Vie
Les Sables-d’Olonne, samedi 14 août 2021 474 mots, p. Les Sables d'Olonne_11

Aloïse Retornaz fête sa médaille avec les Sablais

Hugo POUTEAU.

Médaillée de bronze en 470 à Tokyo, Aloïse Retornaz a célébré, vendredi 13 août, son succès exceptionnel avec son club et de nombreux habitants venus accueillir la championne.

Reportage

Même le soleil ne brille pas autant que sa médaille. « Excusez-moi, je peux la toucher ?  », s’approche timidement une dame. « C’est vachement lourd !   » découvre un homme aux cheveux blancs mais aux yeux d’enfant. Ce vendredi 13 août, aux Sables-d’Olonne, Aloïse Retornaz partage la vedette avec les 450 grammes de bronze qu’elle porte autour du cou.

Sourire aux lèvres, la championne se prête au jeu des selfies et de cette nouvelle célébrité. Dix jours plus tôt, elle décrochait la troisième place en 470, en voile, aux Jeux olympiques de Tokyo. « J’ai vu les images du monde dans la fan zone, mon téléphone n’a jamais autant vibré, savoure Aloïse Retornaz. Cet engouement était tellement beau. Je voulais vraiment fêter ça avec les Sablais  ».

Au bord des larmes

Une cinquantaine de personnes a répondu présent pour l’applaudir devant les Sports nautiques sablais (SNS), place Jean-David-Nau. « Je suis hyper fière de vous ramener cette médaille ici, ça a vraiment été beaucoup de travail  », tente d’articuler l’héroïne locale, des larmes dans la voix.

«  Il a même le poster des deux championnes  »

Réuni autour d’une fresque où chacun a pu laisser un petit mot de félicitation, le public scande des « bravo  » pour la faire tenir. « Je suis heureux pour elle mais aussi de l’exemple qu’elle montre à la jeunesse, salue Michel Poitevineau, président du club. Les petits qui là aujourd’hui seront peut-être à sa place un jour  ».

Si Paris 2024 risque de faire un peu juste pour Augustin, 9 ans, il s’entraîne déjà dur. « Je fais de la voile depuis un peu plus d’un an, crâne-t-il derrière ses lunettes de soleil. « Il a même le poster des deux championnes dans sa chambre  », renseigne Olivier, son papa. Pour continuer de faire naître des vocations, Aloïse Retornaz prévoit de réaliser le tour des écoles de sport en septembre.

Désignée porte-drapeau du sport vendéen

En attendant, elle lâche son bouquet de fleurs pour mieux asperger la foule de champagne. « Elle est tellement gentille, porteuse de belles valeurs, admire Jean-Philippe Guignard, président du Comité départemental olympique. Si elle l’accepte, nous allons la désigner porte-drapeau du sport vendéen comme c’est la tradition après chaque olympiade  ».

La mairie compte elle aussi y aller de ses honneurs. « La ville entière applaudira notre championne au mois de septembre au cours d’un évènement que nous sommes en train d’organiser, assure Armel Pécheul, premier adjoint au maire. On est fier, elle participe à la renommée internationale des Sables-d’Olonne.  »

Midi Libre
NIMES
vendredi 16 juillet 2021 588 mots

La ministre des Sports sur le terrain de la prévention des noyades

La ministre des Sports Roxana Maracineanu a rendu hommage, hier après-midi au Pont du Gard, à ceux qui protègent cet été les vacanciers et a passé des messages de prévention des noyades. L'ancienne médaillée olympique de natation a rappelé pour sa part«les 15M euros investis dans le cadre du plan sur l'aisance aquatique et sur l'implantation de bassins itinérants dans les communes.» La ministre a donné tout le sens de sa visite en rappelant les dangers de noyade après le confinement«où il y a eu de la fatigue, du stress et un besoin de liberté.»Devant un parterre d'élus locaux, les maires de Vers Pont-du-Gard et de Remoulins notamment avec qui elle a pu échanger, Roxana Maracineanu a affiché sa volonté de laisser«une grande place à l'apprentissage des 3-4ans»et plus généralement de démocratiser les formations pour avoir une population qui sait mieux nager et sauver (Midi Libred'hier).

Rencontre avec des gendarmes en canoë Une démarche qui demande des moyens, des équipements aussi et une bonne synergie entre les collectivités locales, le soutien du milieu scolaire (le Dasen du Gard Philippe Maheu a rappelé le rôle de l'Éducation nationale). Au bord du Gardon, avec en arrière-plan l'imposant aqueduc romain, la ministre a aussi beaucoup écouté, observé, notamment les gendarmes qui assurent la sécurité en VTT, à cheval et même à bord de canoë,«ce qui facilite les contacts avec les gens pour leur dire d'avoir leurs enfants dans leur champ de vision, de prévenir aussi les risques d'insolation», indiquait l'un des militaires de la brigade de Remoulins de retour de patrouille à bord d'une embarcation. Des réservistes et gendarmes mobiles prennent aussi le relais l'été.

Trente noyades par an Roxana Maracineanu a eu droit également à une démonstration de sauvetage dans le Gardon sous le regard incrédule des vacanciers alanguis sur la plage. Par la suite, la ministre des Sports a pu mieux appréhender les missions des plongeurs des sapeurs-pompiers du Gard sous le regard du président du Service d'incendie et de secours Alexandre Pissas et du directeur, le colonel Langlais. Ce dernier a rappelé quelques chiffres gardois:«Nous déplorons chaque année trente noyades en moyenne dont deux tiers en milieu naturel.»Entre temps, le directeur de l'EPCC (Établissement public de coopération culturelle) du Pont du Gard Nicolas Arnaux a souligné devant l'ancienne championne de natation sa démarche de former au sauvetage dès septembre ses agents de sécurité. Avant de quitter le lieu touristique pour se rendre dans les Pyrénées-Orientales, Roxana Maracineanu a eu droit, au stand de l'Union départementale des sapeurs-pompiers du Gard, à une initiation aux gestes de premier secours. La ministre s'est prêtée à cet exercice avec le sourire sans oublier de remercier les sauveteurs, maîtres nageurs, pompiers, gendarmes, policiers engagés sur les sites très fréquentés pour permettre de passer les vacances les plus sereines. Yan Barry [email protected] Avec les sapeurs-pompiers, la ministre Roxana Maracineanu initiée aux premiers secours. La ministre s'est fixée pour objectif de permettre, d'ici 2025, à 800000 enfants de 3 à 4ans, l'acquisition d'une aisance aquatique. Elle a évoqué les classes bleues pour les 3-6 ans. Il s'agit lors d'un stage d'une semaine d'apprendre à flotter, à se déplacer sur dix à quinze mètres, à sortir du bassin sans bouées, etc. Plus généralement, elle insiste sur le savoir nager dès la maternelle, sur la natation à développer en sport scolaire et sur le volet formation.

Le plan pour l'aisance aquatiqueLe plan pour l'aisance aquatique

Le Télégramme (Bretagne)
dimanche 15 août 2021 105 mots, p. 13BV4
Aussi paru dans
14 août 2021 - Le Télégramme (Bretagne) (site web)

Le Conquet

Le Conquet Cléopatre Darleux, invitée surpriselors des Mercredis Musicaux

Alors que le groupe « Dérives » s'est produit, mercredi dernier, sur la scène conquétoise,Cléopatre Darleux, médaillée olympique à Tokyo, est passée amicalement dans le stand de l'association de Jumelage qui s'occupait de la confection des crêpes et tenait la buvette.

Mercredi prochain, le 18 août, pour la dernière soirée des mercredis musicaux, ce sera le groupe « François Le Roux Trio » (swing/jazz) qui se produira sur le parvis de la mairie. À partir de 18 h, entrée gratuite. Passe sanitaire obligatoire.

Ouest-France
Challans, Saint-Gilles-Croix-de-Vie
Pays de Vie - Pays de Monts, mardi 15 juin 2021 247 mots, p. Challans Saint-Gilles-Croix-de-Vie_18

Une médaillée olympique organise une balade écolo

«  Rame pour un écoglobe  », c’est ce que propose Chloé Trespeuch, médaillée de bronze aux Jeux olympiques 2014 en snowboardcross, dimanche 20 juin dans le marais de La Barre-de-Monts.

Avec sa sœur Lilou, son frère Léo et quatre amis, Chloé a fondé Ecoglobe, une association qui a pour but d’agir et de sensibiliser pour atteindre un équilibre entre l’homme et la nature. Leur premier événement aura lieu dimanche 20 juin.

«  Il s’agit de sensibiliser à la préservation du marais à travers une activité sportive  », annoncent-ils. En paddle, en canoë biplace ou lors d’une marche de 2 km, une balade avec collecte de déchets est proposée au départ de l’écluse du Porteau vers l’écomusée du Daviaud. Les participants seront sensibilisés aux zones humides et aux espèces qui en dépendent, avec l’intervention d’un expert et pourront déguster des spécialités locales au Daviaud.

Dimanche 20 juin, à 14 h 30 à l’écluse du Porteau, avec dégustation de produits locaux au Daviaud à 16 h. Tarif : marche 5 € et gratuit pour les moins de 5 ans ; paddle 18 € adulte et 10 € moins de 10 ans ; canoë 20 € par bateau. Inscriptions sur ecoglobe.fr

Cet article est paru dans Ouest-France

La Nouvelle République du Centre-Ouest
DEUX SEVRES
TRIATHLON, vendredi 20 août 2021 469 mots, p. 22

SPORTS 79

« S'approcher de la 5eplace »

cbonnin

Ce samedi 21 août, le TCG 79 aborde la troisième étape du Grand Prix de D1, à Châteauroux. L'entraîneur Boris Dessenoix espère accrocher un Top 5.

Après huit semaines de pause durant lesquelles se sont déroulés les Jeux Olympiques de Tokyo, la D1 de triathlon reprend ses droits ce samedi 21 août à Châteauroux. Et pour la troisième étape du Grand Prix, le TCG 79 espère réaliser une performance à la hauteur son entrée en matière à Dunkerque, le 13 juin dernier. Les Deux-Sèvriennes, 5eà l'issue de cette première manche grâce à la 17eplace de la Portugaise Madalena Amaral Almeida, la 20ede la Tchèque Iveta Fairaislova et la 28ede Julie Iemmolo, ont ensuite déçu le 4 juillet à Metz, se classant dixième de la seconde étape. Toutefois, les Parthenaisiennes ne sont pas lâchées au classement général. Elles occupent la 9eplace, à trois petits points du Triathlon Club Lievin, quatrième.

Le podium composé de Issy, Metz et mené par Poissy, pour qui court la récente médaillée olympique du mixte par équipe Cassandre Beaugrand, n'est pas l'objectif du TCG 79. Mais le club n'a jamais caché ses ambitions de se positionner autour du top 5. « Cette étape sera décisive, c'est l'avant dernière avant la finale, note Boris Dessenoix, l'entraîneur. On avait à coeur d'avoir un bel effectif pour faire un résultat, et je pense qu'on l'a.» Celui-ci est composé de deux Françaises, Julie Iemmolo et Valentine Jadeau Sibileau; deux Italiennes, Elena Maria Petrini et Ilaria Zane; deux Espagnoles, Xisca Tous et Cecilia Santamaria. « Ilaria Zane devrait être aux avant-postes, c'est un athlète très solide. Julie Iemmolo également, elle nous a déjà montré ses qualités et prouvé sa régularité», analyse le coach du TCG 79. Sur le papier, Boris Dessenoix estime avoir « l'effectif pour être 6e. L'objectif est de s'approcher de la 5eplace. En ce moment, il y a la coupe du monde au Canada, donc certaines filles très fortes au niveau mondial seront du côté de Montréal et non de Châteauroux. Cela peut jouer en notre faveur». Dans l'Indre ce week-end, le parcours déjà connu des Parthenaisiennes et de leur dirigeant Boris Dessenoix s'annonce « sans difficulté majeure, avec peu de dénivelé au vélo et à la course et avec une natation dans un plan d'eau relativement calme». La clé de la performance aboutie semble résider dans le travail en équipe. « Il faudra être bien placé à la sortie de la natation. Afin de réussir une course d'équipe, comme on l'a fait à Dunkerque, avec les filles qui courent toutes ensemble sur la partie vélo.» Afin que l'effort soit récompensé, comme ce fut le cas dans le Nord au mois de juin.

Clément Teraha

L'Est Républicain
Sports LO, samedi 24 juillet 2021 210 mots, p. Sports LO20

Une médaillée olympique dès le 1er tour pour la Nancéienne Magda Wiet-Hénin

Avec seize combattantes sélectionnées par catégorie pour ces J.O., Magda Wiet-Hénin (PUNCH Nancy) savait pertinemment que le chemin menant à l’or en -67 kg serait parsemé d’embûches. Cela s’est confirmé à l’annonce du tirage au sort : programmée en 7e rencontre des huitièmes de finale (ce lundi 26 juillet, à 6 h du matin), la Nancéienne sera opposée à l’Égyptienne Hedaya Wahba.


Première taekwondiste à ramener une médaille olympique dans son pays (le bronze à Rio en 2016, en -57 kg), l’Égyptienne âgée de 28 ans a depuis changé de catégorie. Elle combat désormais en -67 kg. Depuis ses débuts en senior, elle affiche un bilan de 87 victoires en 138 combats.

Hedaya Wahba n’est pas une inconnue pour Magda Wiet-Hénin. Le combat de lundi sera leur troisième opposition. Les deux précédentes, disputées à chaque fois au stade des huitièmes de finale, avaient tourné à l’avantage de la Meurthe-et-Mosellane : 5-4 en 2018 au Grand Prix de Rome puis 15-6 en 2019 aux mondiaux de Manchester (-62 kg) où Magda était revenue avec le bronze.



En cas de victoire, la Nancéienne enchaînerait sur son quart de finale à 5 h 30.

Ouest-France
Challans, Saint-Gilles-Croix-de-Vie ; La Roche-sur-Yon ; Fontenay, Luçon ; Les Sables d'Olonne ; Les Herbiers, Montaigu
Sports - Vendée, mardi 24 août 2021 526 mots, p. Challans Saint-Gilles-Croix-de-Vie_24
Aussi paru dans
23 août 2021 - Ouest-France (site web)

Quels sont les Vendéens présents à Tokyo ?

Paul MANDIN.

Jeux paralympiques. Six athlètes vendéens feront le déplacement à Tokyo, dans quatre disciplines différentes. Tour d’horizon des engagés, de leurs attentes et de leur programme au Japon.

Jordan Ducret pour donner le coup d’envoi

Le Dompierrois participe à ses premiers Jeux paralympiques à Tokyo, neuf ans après avoir découvert le rugby fauteuil. «  C’est le Graal de jouer les Paralympiques  », sourit Jordan Ducret, qui a commencé son sport en voyant les Français à Londres. Le Vendéen arrive avec un statut de petit nouveau dans la sélection et a hâte de découvrir le plus haut niveau. Dans une poule très relevée, comptant notamment l’Australie, tenante du titre, ainsi que le Japon et le Danemark, «  le premier objectif sera de sortir dans les deux premiers », confie Jordan Ducret. Premier match prévu contre le Japon mercredi à 10 h 30.

Au tennis fauteuil, une bonne chance de médaille

La Vendée pourra compter sur la présence de Stéphane Houdet, porte-drapeau de la délégation française et double champion olympique en double à Pékin et à Rio. Véritable référence dans le monde du tennis fauteuil, le licencié du Tennis Club de Saint-Hilaire-de-Riez tentera d’aller chercher l’or en simple, qui lui a échappé lors de ses trois premières olympiades. «  Je ne suis pas favori mais je prépare le casse du siècle  », explique-t-il.

Stéphane Houdet sera accompagné par Gaëtan Menguy, son partenaire en club, qui va vivre ses premiers Jeux où il entend bien, lui aussi, «  être compétitif  ». Coup d’envoi du tournoi le vendredi 27 août.

Gwladys Lemoussu tentera de faire aussi bien qu’à Rio

La Montoise avait frappé fort en 2016 en devenant la première médaillée olympique française de l’histoire du triathlon à Rio en montant sur la troisième marche du podium. Cinq ans plus tard, la tâche sera encore plus compliquée, même si la Vendéenne avait signé un retour fracassant en s’imposant à Yokohama en mai, avant de prendre la quatrième place à Leeds sur les deux premières étapes de la Coupe du monde. «  Je sais que ça va être compliqué mais je travaille pour ça  », souligne Gwladys Lemoussu.

Chez les hommes, le Yonnais Thibaut Rigaudeau pourrait également créer la surprise, après ses deux belles troisièmes places à Yokohama et à Leeds. Malvoyant, il sera accompagné de son binôme Cyril Viennot. Le Français s’élancera à Tokyo le vendredi 27 août à 23 h 30 et sera suivi, le lendemain à la même heure, par Gwladys Lemoussu.

Anaëlle Roulet focus sur le 100 m dos

La nageuse sablaise a fait l’impasse sur toutes les épreuves hormis le 100 m dos. «  C’est la seule course où je peux avoir une médaille. Disputer les finales ne m’intéresse plus  » , explique-t-elle lucidement. À 25 ans, elle participe déjà à sa troisième olympiade, après Londres et Rio, sans avoir pour le moment réussi à monter sur le podium. 2e des championnats d’Europe cette année à Funchal (Portugal), la Vendéenne voudra répondre présente. Sa série de qualification à Tokyo aura lieu à partir de 2 h du matin le 2 septembre, avant une potentielle finale à 10 h.

Cet article est paru dans Ouest-France

Ouest-France
Auray
Auray, mardi 24 août 2021 256 mots, p. Auray_10

Une Alréenne médaillée olympique en rugby

L’équipe de France féminine de rugby à 7 a gagné la médaille d’argent olympique de Tokyo le 31 juillet dernier. Dans son équipe, une Alréenne, Caroline Drouin.

À quel âge avez-vous commencé le rugby ?

J’ai débuté à 6 ans au Rugby Auray-club (Rac actuellement Parc). J’ai continué jusqu’à l’âge de 13 ans, Puis, j’ai découvert le handball. J’ai retrouvé le rugby à 18 ans, à Rennes, lors de ma rentrée à la fac, étudiante en Sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps).

Comment devient-on membre de l’équipe de France ?

Ce fut un chemin long… Mais rapide ! Septembre 2016, je deviens membre de l’équipe universitaire de France, s’est enchaîné la même année le premier titre de championne du monde. Septembre 2017, premier contrat professionnel avec l’équipe de France à 7. Depuis, je m’entraîne pour Tokyo.

Vos souvenirs de ces Jeux olympiques ? Et après ?

La magie des jeux est que l’on est tous sur un pied d’égalité, accessible. L’esprit Français est assez fort.

Le fait de revenir avec une médaille permet de faire durer le moment. On est sportif, on sait pourquoi on travaille, il y aura de beaux objectifs à aller chercher : préparer la Coupe du monde à 15 !

Ouest-France
Mayenne
Laval agglo et Coëvrons, vendredi 25 juin 2021 125 mots, p. Mayenne édition_13
Aussi paru dans
25 juin 2021 - Ouest-France (site web)

130 jeunes ont rencontré des athlètes

Dans le cadre de Terre de jeux 2024 et de la convention territoriale globale, 130 enfants ont pu rencontrer et échanger avec des athlètes mayennais de haut niveau, tel que Manuela Montebrun et Jordy Weiss, lors d’une journée olympique.

 Bouger, apprendre et découvrir sont les objectifs de nos six ateliers. Les jeunes ont découvert des sports collectifs, de combat, extrêmes, paralympique, l’athlétisme, l’exposition JO et des activités manuelles , explique Stéphane Bahon, du service jeunesse et sports de la ville sous la direction.

Des éducateurs et animateurs de Graine de malice ont participé à l’encadrement.

Cet article est paru dans Ouest-France

Ouest-France
Pays d'Auge ; Avranches, Granville ; Bayeux, Caen ; Saint-Lô ; Caen, Vire ; Orne
Sports - Normandie, vendredi 25 juin 2021 337 mots, p. Pays d'Auge_24

Audrey Couchot dans la cour des grandes

Pierrick CHEVRINAIS.

La jeune Normande entre dans la cour des grandes. Considérée comme l’une des meilleures lanceuses de sa catégorie, Audrey Couchot va se mesurer à des mastodontes de son sport telle que la médaillée olympique Mélina Robert-Michon, ce week-end, à Angers.  Je n’ai rien à perdre. Toutes les filles seront plus âgées que moi. C’est une compétition qui va surtout me permettre de prendre de l’expérience , explique la Tourlavillaise. Elle sera la seule athlète junior en lice lors de l’épreuve de lancer du disque (1kg).  La plupart sont seniors ou espoirs. J’ai réussi à me qualifier car mon bilan français est très bon. Il fallait être dans les douze premières françaises et je suis 11e. 

Il faut dire que la junior de l’AS Tourlaville n’en finit plus d’impressionner. Elle vient de remporter une deuxième médaille d’or d’affilée aux championnats de France de lancers longs hivernaux, à Salon-de-Provence, en février dernier. Et la jeune athlète de 18 ans se rapproche à grand pas de la barre symbolique des 50 m.  En début de saison, j’ai réussi à faire un lancer de 49,38 m. L’objectif, c’est de passer le cap des 50 m. . Une première étape avant de décrocher une qualification pour les championnats d’Europe. Pour cela, il faudra atteindre les 51 m.

À ce rythme-là, la jeune étoile montante de lancer du disque pourrait se projeter dans trois ans, pour les Jeux de Paris 2024. Mais Audrey Couchot préfère garder la tête froide.  À l’heure actuelle, je n’ai pas le niveau. Il faut faire 60 m. Je ne me fixe pas d’objectif. Je m’entraîne et puis je vois comment ça se passe  », assure la double championne de France junior, avant de reconnaître que les Jeux olympiques sont dans un coin de sa tête.  Dans la vie, rien n’est impossible. Les JO, ce serait un rêve. 

Le Télégramme (Bretagne)
dimanche 29 août 2021 385 mots, p. 9SPO-CDA9
Aussi paru dans
28 août 2021 - Le Télégramme (Bretagne) (site web)

Brest Bretagne Handball

Brest Bretagne Handball Des Brestoises déjà séduisantes









Le BBH s'est facilement imposé face au Paris 92 devant le public de Lesneven, samedi. Les médaillées de Tokyo ont pu célébrer leur titre.

Challenge Caraty féminin. Brest Bretagne Handball - Paris 92 : 27-18

Retour aux sources réussi pour les Brestoises qui retrouvaient la mythique salle Kerjézéquel où tout a démarré... Du reste, le BBH se présentait en grandes pompes à Lesneven avec deux de ses quatre médaillées d'or olympique (Darleux et Coatanéa) tandis que les deux autres (Lassource et Foppa) seront alignées ce dimanche à Plabennec. Alignant également une médaillée olympique (Flippes), les Parisiennes ne se présentaient donc pas en victimes expiatoires devant les championnes de France en titre. D'ailleurs, elles allaient poser un vrai problème aux joueuses de Pablo Morel en première période. Compactes et solidaires en défense, les visiteuses menaient au score toute la mi-temps... Toute ? Non, sur un missile longue distance de Monika Kobylinska au buzzer, le BBH virait finalement devant au repos d'une courte tête : 11-10.

Le show Cléo

Au retour des vestiaires, les Brestoises revenaient avec davantage de velléités offensives sur le terrain et un dernier rempart bardé d'or dans les cages. Ces lauriers olympiques semblaient changer Cléopatre Darleux en mur infranchissable puisqu'elle stoppait tous les tirs parisiens les dix minutes après la pause (17-10, 40'). Elle écoeurait littéralement les attaquantes franciliennes qui n'inscrivaient que huit buts en seconde période. Comme Pauline Coatanéa, Sladjana Pop-Lazic et autre Durdina Jaujovic avaient la bonne idée d'alimenter la marque Brestoise, le BBH s'envolait vers un succès particulièrement prometteur : « On est heureux de voir la bonne intégration des joueuses olympiques au terme de notre sixième semaine de préparation. On est aussi satisfait de la fraîcheur physique des filles et de l'évolution positive du projet de jeu. Tout le monde travaille dans le même sens » confiait l'entraîneur Pablo Morel après la partie.

La fiche technique

Mi-temps : 12-10

Arbitre : Mathilde Cornil et Loriane Lamour.

BREST : Coatanéa 3, Fauske 3, Jaukovic, 3, Lagatu 1, Kobylinska 5, Loseth 1, Mauny, Niakaté 4, Pop-Lazic 4, Jarrige, Toublanc 3, Cayec, Raulo, Le Quellec, Kromoska.

PARIS 92 : Cissokho, Thouvenot, Flippes, Fofana 1, Lassource 1, Chauveau 2, Gonzalez 1, Sajka 3, Offendal 3, Niombla 1, Nkou, Resende 1, Ouattara 5, Gameiro.

L'Indépendant
CATALAN_IN
dimanche 2 mai 2021 424 mots

[Après trois jours à "buller", faute...]

Après trois jours à "buller", faute de vent, il a fallu se jeter à l'eau hier, à La Franqui, malgré la grisaille et le froid, le soleil ne pointant le bout de son nez qu'en fin d'après-midi, les épreuves du jour terminées. Se jeter à l'eau donc et, même le jour de la fête du travail, se mettre au boulot. Enfin! Le moment était attendu avec impatience puisque l'élite mondiale de la glisse s'affrontait lors de la première étape de la toute première Coupe du monde de wingfoil, nouvelle discipline. Leucate offrait ainsi une double première mondiale! La spécificité du wingfoil est de réunir les meilleurs riders mondiaux de différentes disciplines de la glisse dont Antoine Albeau, 25 fois champion du monde de windsurf (lire en page suivante), Olivia Piana, 3 fois championne du monde de stand-up paddle ou encore le Vénézuélien Jose Estredo, 9 fois champion du monde windsurf PWA freestyle. Au total, 52 riders de 12 nationalités différentes ont débarqué dans l'Aude pour cette première étape mondiale. Sur un wingfoil, le rider est propulsé par une aile (wing) gonflable qu'il tient directement dans ses mains. Pour se déplacer, le rider a, sous les pieds, une planche équipée d'un foil. Après la "race" le matin, le vent se renforçant, les qualifications du freestyle furent alors lancées. Antoine Albeau s'est qualifié pour la suite de la compétition, aujourd'hui, tout comme le large vainqueur de la "race", le Néo-Calédonien de Montpellier Titouan Galea, 23 ans. Ont également impressionné le Vénézuélien Jose Estredo (5ede la "race") et le Suisse Balz Müller (2ede la "race").

Les JO dans le viseur Le second spot d'une plage des Coussoules littéralement inondée entre camping et bord de mer, obligeant à transporter en tracteurs et quads concurrents, officiels, journalistes ou accompagnateurs, était dédié au kitefoil, discipline qui entrera aux jeux Olympique, en 2024 à Paris. Hier, trois manches individuelles de vitesse ont pu se courir ainsi qu'une en relais mixte, le format olympique. Et c'est le duo tricolore Axel Mazella-Poéma Newland qui est en tête avant la suite de la compétition ce matin. Ce "Leucate Kitefoil" constitue une belle opportunité pour une partie de l'équipe de France de se tester en vue de 2024: présents à La Franqui, Axel Mazella et Nicolas Parlier, multiples champions du monde de la discipline ainsi que la jeune médaillée olympique des JO de la Jeunesse 2018, la Narbonnaise Poéma Newland, et sa compatriote Anaïs Desjardins. L.S. Les riders ont 6 minutes pour effectuer leurs plus belles figures et 15 tentatives maximum.Photos L. S.

Le Journal de Saône et Loire
00-SPO, lundi 2 août 2021 10 mots, p. 00-SPO34

[Mon frère est une légendeLaure...]

Mon frère est une légendeLaure MaunaudouTriple médaillée olympique, sur Instagram

La Nouvelle République du Centre-Ouest
VOLLEY BALL, samedi 7 août 2021 459 mots, p. 27

SPORTS 86

Aussi paru dans
7 août 2021 - Centre Presse (Vienne)

AUTRES

El Graoui : « Une expérience magique »

psamit

Cet été 2021, Zouheir El Graoui l'évoquera probablement avec émotion toute sa vie. Fièrement. Car il a eu la chance de vivre ce que tout sportif de haut niveau dans le monde rêve d'atteindre : les Jeux olympiques. Le volleyeur de Tours et son coéquipier Mohamed Abicha, ont en effet eu l'opportunité exceptionnelle de représenter leur pays, le Maroc, au tournoi de beach volley des Jeux de Tokyo. « C'était vraiment une expérience magique, confie l'ancien joueur du Stade Poitevin. D'autant qu'à l'origine, quand on a disputé les qualifications pour les Jeux, on ne s'attendait pas forcément à y aller. »Et pourtant... Il l'a fait ! A pris l'avion direction Tokyo, a découvert l'ambiance si particulière d'un village olympique, a croisé de nombreux, très nombreux athlètes parmi les meilleurs du monde, certaines « véritables stars » , selon ses dires. Il a, aussi, séjourné dans le même hôtel que l'équipe de France de volley-ball, où il a donc pu croiser son directeur général à Tours, Pascal Foussard, ou encore Kévin Tillie, son futur coéquipier.

Un moment qui restera gravé

Mais s'il devait ne retenir qu'une image de ses JO (un choix cornélien pour le volleyeur, cela s'entend), cela serait, évidemment, celle de la cérémonie d'ouverture de l'évènement planétaire, à laquelle il a eu la chance de participer. « Cela a été un grand moment, confirme Zouheir El Graoui. J'avais déjà fait une cérémonie de ce genre, mais c'était pour des Jeux scolaires... Alors, là, ça n'avait évidemment rien à voir ! Entrer dans le stade, voir toutes ces nations réunies autour de nous, ce spectacle magique avec les drones... Et puis, je me souviens aussi de ce discours d'une ancienne médaillée olympique (Seiko Hashimoto, présidente du Comité d'organisation des Jeux) , qui m'a donné les frissons. C'était très émouvant. »Certes, sportivement, les choses ont été plus compliquées pour l'athlète marocain et son partenaire, éliminés dès les poules après avoir été battus par le Brésil, la Pologne et le Chili. Mais qu'importe, l'essentiel n'était pas là pour le volleyeur tourangeau. « La marche était un peu trop haute et nous n'avions pas les mêmes moyens que d'autres équipes non plus. Ni physiothérapeute, ni préparateur physique... Il n'y avait que moi, mon coéquipier, et un membre de notre délégation. On a fait ce que l'on a pu, mais ce qu'on voulait surtout, c'était prendre du plaisir. »Et du plaisir, Zouheir El Graoui en a pris, beaucoup, du début à la fin de son aventure olympique. « Un moment qui s'inscrit au-dessus de tout ce que j'ai pu connaître dans ma carrière et qui restera gravé en moi », assure-t-il. De quoi lui donner déjà envie de rééditer l'expérience... À Paris dans trois ans ?

Julien Chauvel

Le Progrès (Lyon)
00-MAG - Loisirs-Culture-Autres, vendredi 9 juillet 2021 439 mots, p. 00-MAG10
Aussi paru dans
9 juillet 2021 - Le Bien Public

Une championne en avance sur son temps

Stéphane BUGAT

Lorsqu'un sportif, en l'occurrence une sportive, s'impose avec éclat dans sa discipline, y explore de nouvelles pratiques, c'est, d'une certaine manière, sur toute la société que son influence s'exerce. Telle est la leçon que l'on retient du livre que le journaliste et écrivain italien Gianni Clerici consacre à Suzanne Lenglen.

En effet, il y a un siècle de cela, elle a fait beaucoup plus que régner sans partage sur le tennis. En ce temps-là, le tennis était encore un sport que seuls les gens aisés pouvaient pratiquer. L'appartenance à un club était ainsi réservée à des rejetons de la meilleure société.

De ce point de vue, Suzanne Lenglen n'a pas fait exception à la règle. Ce qui l'a déjà distinguée c'est la précocité avec laquelle elle a révélé son talent, en fait dès qu'une raquette lui fut offerte. Elle n'avait alors que 11 ans. Et comme son père vivait de ses rentes, il s'est vite transformé en entraîneur et manager.

Dès son entrée dans la compétition, en simple comme en double, elle écrase la concurrence. Son jeu n'est pas seulement d'une redoutable efficacité, il est aussi spectaculaire. Ce qui fait de chacune de ses apparitions un événement que suit une foule grandissante, en France comme à l'international. « C'est une artiste qui tire son inspiration de la foule », résume un journaliste du Times. « Sous le vernis de la vedette, il y avait une tigresse et une grande athlète », dira-t-on aussi.

Palmarès et souffrances

Six victoires aux Internationaux de France, six à Wimbledon, trois fois médaillée olympique, elle accumule un palmarès qui reste probablement sans égal. Son influence fut telle qu'on lui doit, pour une bonne part, l'éclosion du légendaire quatuor masculin, connu comme les Mousquetaires, triomphateur de la Coupe Davis.

Tout ne fut cependant pas facile pour Suzanne Lenglen. Outre l'extrême exigence et l'opportunisme paternel, elle a eu à pâtir de l'hypocrisie ambiante, voulant enfermer le tennis dans un amateurisme qui rapportait à tout le monde, sauf aux joueurs. De même, on n'a su que tardivement qu'elle fut handicapée par diverses souffrances physiques qu'elle avait toujours surmontées sans broncher.

La force de ce document est qu'il installe ce brillant portrait de femme dans une peinture sociale d'un passionnant réalisme. Ce qui explique qu'il n'est nullement nécessaire de s'intéresser particulièrement au sport, en général, au tennis, en particulier, pour y trouver un véritable plaisir de lecture.

Ouest-France
Vannes
Séné - Theix-Noyalo - Presqu ile de Rhuys, vendredi 7 mai 2021 478 mots, p. Vannes_17

Des nouveautés à l’école de voile, à Penvins

Le Centre nautique de Sarzeau est dans les starting-blocks, Jean-Philippe Le Flem, le directeur, présente les nouvelles activités pour la saison qui commence.

Le Centre nautique de Sarzeau (CNS), situé à la pointe de Penvins, est prêt pour la nouvelle saison estivale. La semaine dernière, les scolaires sont revenus et depuis mercredi, les collégiens aussi., « On s’est adapté avec les protocoles. Maintenant, c’est un par bateau, sauf si les voileux appartiennent à la même famille  », résume Jean-Philippe Le Flem, le directeur du centre.

Jean-Philippe et Gildas Oreve le chef de la base, travaillent d’arrache pied avec les équipes depuis février pour mettre en place les nouveaux équipements. Le CNS relance aussi la base de Saint-Jacques et le centre d’hébergement de Kerfontaine à Saint-Gildas, tous deux mis en sommeil au début 2020.

Un programme de réjouissances renouvelé

Cette année le CNS propose deux nouveautés : le wing foil et des stages contre l’appréhension de l’eau. Le wing foil, cela consiste à voguer au-dessus de l’eau à l’aide d’une planche équipée d’un foil, et pour l’énergie, c’est le vent avec une voile ressemblant à un cerf-volant tenue à bout de bras. «  C’est une nouvelle sensation. On a l’impression de voler au-dessus des vagues, la demande est très forte, explique Jean-Philippe. On propose des cours en partenariat avec l’école de kitesurf de Penvins. Il y a deux nouveaux moniteurs spécialisés dans cette discipline. L’un d’eux, François est classé 15e mondial.  »

L’autre nouveauté, c’est une piscine de 10 m sur 5, peu profonde. L’idée vient d’un constat «  L’appréhension de l’eau est un frein aux sports nautiques, beaucoup d’élèves du primaire ne savent pas nager, d’autres ont perdu leur aisance dans l’eau depuis que les piscines sont fermées, il faut retirer cette pensée : si je tombe dans l’eau, je vais paniquer, des adultes aussi sont concernés.  »

En juillet et août, le CNS organise des cours pour petits et grands, sur réservation, encadrés par des moniteurs sauveteurs. Cette piscine fait partie d’un programme de lutte contre la noyade, en progression de 30 % depuis 2015 chez les enfants de 3 à 12 ans. Il a été lancé par la ministre déléguée, Roxana Maracineanu, première championne du monde française de natation, et médaillée olympique, ensuite la Ligue Bretagne de natation s’est rapprochée du CNS pour accueillir ce dispositif.

«  Cette année, au vu du contexte, on devrait partir sur une belle saison avec une forte fréquentation comme l’été dernier  » , conclut Philippe Le Flem, souriant.

Cet article est paru dans Ouest-France

Sud Ouest - Bordeaux Agglo
Le fait du jour, mercredi 21 juillet 2021 857 mots, p. 2
Aussi paru dans
20 juillet 2021 - Sud Ouest (site web)
21 juillet 2021 - Sud Ouest - Sud-Gironde Sud Ouest - Lot-et-Garonne Sud Ouest - Landes Sud Ouest - Béarn et Soule Sud Ouest - Libournais / Blayais Sud Ouest - Charente-Maritime Sud Ouest - Dordogne Sud Ouest - Charente-Maritime / Charente Sud Ouest - Pays Basque Sud Ouest - Bassin d'Arcachon / Médoc

Noyades: pourquoi l’été est-il to ujours aussi meurtrier?

Sylvain Cottin

Si les confinements n’ont rien arrangé, ce début d’été si meurtrier rappelle que trop de Français ne savent pas nager. Et payent notamment les carences de la natation scolaire

En un quart de siècle d’activité, le maître-nageur d’Hasparren (Pays basque) jure n’avoir jamais vu autant de jeunes candidats se bousculer au portillon de la piscine municipale. «Il n’y aura pas de place pour tous, et ça va durer au moins jusqu’à l’année prochaine.» Encore ralenti par les confinements à répétition, l’apprentissage de la natation reste ainsi plus que jamais un serpent de mer. Et avec lui le chiffre des noyades, première cause de mortalité par accident de la vie courante chez les moins de 25 ans. Si la statistique - toutes causes et générations confondues - frôle chaque année le millier de décès, ce début d’été promet d’être davantage meurtrier. Selon l’enquête de Santé publique France, 654noyades (dont un quart fatal) ont déjà été constatées entre le 1erjuin et le 5juillet, soit une hausse de 22% par rapport l’an dernier.

Au cœur de vacances où chacun a l’envie de se jeter à nouveau à l’eau, l’étude soupçonne les dommages collatéraux d’une crise sanitaire «ayant pu entraîner une réduction importante de l’activité physique et une prise de poids chez les Français.» Certes, mais le mal est plus profond que ces pièges en eaux troubles ou claires, quand les catégories d’âge les plus représentées sont toujours les enfants de moins de 5 ans et les personnes de plus de 65. Les Français ont beau disposer du plus long littoral d’Europe autant que du record de piscines privées, ils demeurent ainsi parmi les plus mauvais nageurs du continent. Tandis qu’un adulte sur cinq reconnaît ne pas savoir nager - et même plus de la moitié passé 65 ans - le lien avec le nombre croissant de noyades paraît évident.

«Avec le réchauffement climatique, les gens sont également plus nombreux à fréquenter les cours d’eau qui ne sont pas surveillés», ajoute-t-on dans l’entourage de Roxana Maracineanu, la ministre des Sports qui fut aussi la première Française championne du monde de natation. À l’ombre des côtes, la région Auvergne-Rhône-Alpes, celle qui compte le plus de rivières et de plans d’eau, surgit d’ailleurs au triste palmarès.

Sur le papier à en-tête du ministère de l’Éducation nationale, apprendre à nager à tous les élèves est, depuis 2017, «une priorité nationale». Dans les faits, elle n’est pour l’heure que très tardive. Tandis que les leçons doivent commencer dès le cours préparatoire, la moitié des collégiens achevant leur classe de 6e ne savent pas nager. Face à ce constat d’échec, la ministre s’était juré de tout révolutionner avant que le Covid ne contrarie son plan «Aisance aquatique». Stages de natation inspirés des classes de neige, construction de petits bassins dédiés ou même de camions piscines itinérants, les projets brassent d’autant plus large qu’elle tient à ce que les petits écoliers barbottent dès la fin de maternelle. Balayant au passage le dogme voulant qu’il soit impossible d’enseigner la natation avant l’âge de raison, l’ancienne médaillée olympique n’entend pourtant pas en faire de la graine de champions à son image. À défaut de savoir nager, au moins leur apprendre à ne pas se noyer grâce à quelques réflexes de survie comme ces jours-ci à Villenave-d’Ornon (Gironde). «Une classe bleue pour, en cas de chute, apprendre à rejoindre le bord ou bien à se mettre en position de flottaison sans paniquer», explique la conseillère pédagogique de la circonscription.

Après avoir dénoncé dans «Sud Ouest» des chiffres de noyades «inacceptables», la ministre aura malgré tout fort à faire pour gagner sa partie de «chamboule-tout dans l’enseignement de la natation à l’école.» Car au-delà du souci de méthode, il s’agit d’abord d’un problème d’équipement. À raison de dix à douze séances par année scolaire, pas simple en effet de loger cette «priorité nationale» dans un parc de piscines aussi vieillissant qu’engorgé, quand il n’est pas tout bonnement inexistant dans certains territoires ruraux. Selon la Fédération française de natation, seuls trois-quarts des besoins seraient ainsi couverts. Dans son rapport, la Cour des comptes rappelle enfin que sur les 4135 piscines que compte le pays, la moitié date d’avant les années 1980. Plombées par cette flotte prenant l’eau, les collectivités locales devront faire face à de coûteuses problématiques de rénovation ou de construction. Sur l’échantillon de soixante bassins étudiés, tous se sont révélés déficitaires. Ou quand la folie des grandeurs électorales fait aussi parfois surgir de terre de clinquants temples aquatiques, ceux-là même offrant à peu près tous les usages imaginables à l’exception notable de l’apprentissage de la natation.

Un adulte sur cinq reconnaît ne pas savoir nager

La Nouvelle République du Centre-Ouest
DEUX SEVRES
EN BREF, jeudi 29 juillet 2021 70 mots, p. 24

SPORTS 79

TAEKWONDO Une médaillée olympique... passée par Niort

mdebeaux

Althéa Laurin a décroché mardi, aux Jeux Olympiques, le bronze en taekwondo. En janvier 2019, la jeune sociétaire du club d'Asnières, déjà identifiée comme un talent en devenir, était présente à Niort, à l'Acclameur, où elle décrochait le titre national en Espoirs. « Ce sera très dur d'aller à Tokyo », confiait-elle alors dans nos colonnes. Dur, mais pas impossible, donc, comme elle l'a prouvé...

Le Télégramme (Bretagne)
lundi 30 août 2021 99 mots, p. 10REG1

Romane Dicko aux judokas du Poher : « Croyez en vos rêves et écoutez les profs »

Deux haies d'honneur, rien de moins : les enfants du Judo club du Poher ont réservé un accueil triomphal à Romane Dicko, samedi, à Plévin (22). Âgée

de 21 ans, la double médaillée olympique aux JO de Tokyo

a gentiment prodigué

ses conseils aux jeunes de la commune dans laquelle vivent ses grands-parents, Babeth

et Alain Bernard. « Il faut s'accrocher, croire en ses rêves

et, surtout, écouter les profs », leur a-t-elle dit, complice, ajoutant : « Tout est possible à force de travail ». Une leçon qu'ils retiendront certainement !

Le Télégramme (Bretagne)
vendredi 30 juillet 2021 112 mots, p. 16SPO3

Enfin l'or pour la céiste franco-australienne Jessica Fox !

La Franco-australienne Jessica Fox (27 ans) a décroché, jeudi, la première médaille d'or olympique de l'histoire du canoë slalom féminin, nouvelle discipline au programme des Jeux de Tokyo. Déjà triple médaillée olympique en kayak (deux en bronze une en argent), et dix fois championne du monde - entre autres -, Jessica Fox, née à Marseille de l'union de Richard Fox et Myriam Fox-Jérusalmi, deux anciens champions du canoë-kayak slalom, a remporté sa première médaille d'or grâce à une finale parfaite (105,4 points, zéro pénalité). La Française Marjorie Delassus (23 ans), seulement 31e mondiale, a pris une inattendue quatrième place.Photo Charly Triballeau/AFP

Le Parisien
Oise ; Seine-et-Marne ; Essonne ; Yvelines ; Val d'Oise ; Val de Marne ; Seine St Denis ; Hauts-de-Seine ; Paris
Sports, mercredi 4 août 2021 397 mots, p. HDSE37

78|Pour célébrer la médaille d'argent olympique de sa fille, le père (et entraîneur) de la rameuse de l'AS Mantaise a tondu sa pelouse... en forme de médaille. Une image partagée sur les réseaux sociaux par la championne.

Le drôle d'hommage du père de Claire Bové à sa fille

Pour célébrer la médaille d'argent olympique de sa fille, le père (et entraîneur) de la rameuse de l'AS Mantaise (Yvelines) a tondu sa pelouse de façon originale. Une image partagée sur les réseaux sociaux par la championne.

Stéphane Corby

La famille Bové aime l'argent. Surtout lorsque Claire Bové, la fille, se pare du précieux métal lors des Jeux olympiques de Tokyo (Japon), trente-trois ans après la deuxième place de sa maman, Christine, à l'occasion des Mondiaux d'aviron. Les Bové ont de l'humour et de la suite dans les idées.

Pour marquer ce double exploit familial, le papa Vincent, premier entraîneur de la médaillée olympique sur le deux de couple poids légers d'aviron, a métamorphosé le jardin du pavillon familial situé dans le Vexin. Il a tondu la pelouse en forme de... médaille. « Je pensais représenter les anneaux olympiques mais c'était plus compliqué, raconte l'entraîneur du club nautique de l'AS Mantaise (ASM). Je suis resté sur la médaille. » (Sourire.)

Sur les réseaux sociaux, Claire a partagé « le cadeau » en postant le résultat de cette tonte pas comme les autres avec ce message : « Alors c'est qui le meilleur ? Merci papa ! » « J'ai adoré l'idée, confie l'intéressée. Papa sait que j'adore que la pelouse soit tondue de façon originale, il a fait fort... » Après le tourbillon médiatique, la médaillée a rejoint en famille la Bretagne pour quelques jours de repos bien mérités. « Je suis retombée un peu sur terre même si je ne réalise toujours pas, poursuit la jeune rameuse de 23 ans. Mon téléphone n'arrête pas de sonner et je suis impressionnée par tous les messages de félicitations. C'est ça qui me fait prendre conscience de la portée de cette médaille. »

Si elle a surtout prévu de se reposer en famille, l'Yvelinoise a aussi, déjà, dans un coin de sa tête les prochains Mondiaux du 17 au 24 octobre à Shanghai (Chine). « Là-bas, il faudra que j'égale maman », conclut, tout sourire, celle qui s'entraîne au Centre fédéral de Lyon-Miribel (Rhône) en compagnie de son frère aîné Ivan.

Le Bien Public
00-SPO, lundi 2 août 2021 10 mots, p. 00-SPO31

[Mon frère est une légendeLaure...]

Mon frère est une légendeLaure MaunaudouTriple médaillée olympique, sur Instagram

Le Progrès (Lyon)
Ain, dimanche 1 août 2021 208 mots, p. Ain9

« Nous avons débuté le rugby avec Chloé, elle était déjà au-dessus du lot »

X.AL

Alexandre Gonnet, Axel Potelle, Hugo Thevenard et Maxime Carbon ont commencé le rugby aux côtés de Chloé Jacquet. De la même génération que la médaillée olympique, les quatre garçons, qui évoluent pour certains encore à Viriat et pour d'autres chez les espoirs de l'US Bressane, se souviennent des premiers pas fracassants de la joueuse de 19 ans. « Elle n'arrêtait jamais, elle était infatigable, avec un mental d'acier », expliquent-ils. « Quand on faisait des séances de physique au stade, elle était forcément devant les autres filles mais son but était aussi d'être devant les garçons. Elle voulait toujours être la meilleure. Ça nous a poussés à mieux faire aussi. Chloé avait déjà des capacités mentales et physiques au-dessus du lot à cette époque. Elle a toujours été très sérieuse et on savait qu'elle allait percer dans le rugby vu le niveau qui était le sien plus petite. On attendait le moment, maintenant c'est fait », racontent les quatre copains. Tous « fiers » d'avoir pu jouer à ses côtés.

La Nouvelle République du Centre-Ouest
DEUX SEVRES
LOISIRS, mardi 4 mai 2021 675 mots, p. 17

BRESSUIRE

PATRIMOINE

Le sport bourgeonnait en mai à Bressuire

dguinefoleau

Le stade Métayer est un équipement sportif central à Bressuire. Qui sait encore qu'il est né de la volonté du maire de l'époque de réunir trois clubs de foot ?

Au début des années 60, Bressuire est coupée en deux entre laïcs et catholiques. Chacun a ses écoles, ses associations, ses clubs de foot.Auteur de Années 60, une jeunesse bressuiraise , Alain Cadu s'amuse de guerres picrocholines désormais surranées.

« Les laïcs avaient un club, la Concorde, qui jouait sur le stade Jules-Ferry et les cathos avaient le Réveil qui jouait sur le terrain de Saint-Eugène, situé à l'emplacement actuel de l'école Chachon. Le terrain était en pente mais il a accueilli en 1962 un match de rugby avec Pierre Albaladejo. Les derbys entre les deux clubs étaient un summum. Certains se sont joués devant 2.000 spectateurs avec parfois quelques batailles. C'était l'OM-PSG local. »Toutes ces gauloiseries auraient pu durer longtemps si, en 1964, Saint-Porchaire n'avait pas fusionné avec Bressuire. Voila la commune affublée de trois clubs de foot : les deux Bressuirais et l'Athlétic de Saint-Porchaire. C'en est deux de trop pour le maire de l'époque, Alain Métayer. Et l'arme absolue, c'est le nerf de la guerre : les subventions.

À force de persuasion (on va dire ça), le maire obtient gain de cause et le Football club de Bressuire est créé le 7 mai 1965. Il est présidé par Georges Goyault et les présidents des deux clubs « fondateurs » (André Rousselot et Léon Gelot) sont présidents d'honneur. Le maire de Bressuire a tout de même dû promettre que le club disposerait d'un stade à la hauteur des enjeux et des sacrifices. « Un ancien joueur professionnel lyonnais, Camille Ninel, est nommé entraîneur. Un black ! Il sera révéré pendant des années à Bressuire. Dans un premier temps, la création du FCB est une réussite puisqu'il passe de la 1redivision départementale à la promotion d'honneur en 1966 et perd la finale de la coupe du centre-ouest à Cerizay devant près de 3.000 spectateurs. En unissant leur force, le Réveil et la Concorde avaient fait du FCB une pépinière de jeunes joueurs avec Gilles Rampillon en tête d'affiche qui remportera avec le FC Nantes trois championnats et une coupe de France et portera le maillot de l'équipe nationale à trois reprises. »À la fin des années 60, les choses se gâtent un peu. Un club de dissidents laïcs est créé. Certains commencent à critiquer Camille Ninel jugé trop vieux et la zizanie gronde au point que l'équipe de Bressuire se présentera à un match contre Poitiers avec seulement huit joueurs non grévistes. Cerise sur le gâteau, un ancien président du FCB crée un 3eclub, l'Olympique bressuirais. Retour à la case départ. « Ceci dit, la réussite du FCB se mesure maintenant puisqu'il a dépassé Cerizay et Thouars qui tenaient la vedette avant sa création », souligne Alain Cadu. Il reste de cette époque mouvementée un club emblème du Bocage... et un stade. Car à la fin des années 60, la Ville de Bressuire tient sa promesse sur un terrain de 11 ha situé de l'autre côté de la rue de Malabry qui marquait autrefois la limite entre Bressuire et Saint-Porchaire. Le projet comprenait un terrain de foot et de rugby entouré d'une piste de 400 m et d'aires de concours avec sautoirs, une tribune (700 places) avec vestiaires et douches, un gymnase, deux terrains d'entraînement de foot, des terrains de basket et de hand, des lançoirs collectifs, une piscine de 50 m et une maison des jeunes et de la culture. Le stade est inauguré en grande pompe devant 2.500 spectateurs le 2 mai 1972 lors d'un meeting d'athlétisme avec Colette Besson, récente médaillée olympique du 400 m. « C'est Robert Bobin, ancien président du club de gym de Terves devenu directeur technique national puis président de la fédération qui l'avait fait venir. »

Dominique Guinefoleau

Le Progrès (Lyon)
Une Ain - Une 01A, samedi 7 août 2021 14 mots, p. Une Ain1

Le retour de la médaillée olympique Chloé Jacquet

Page 16

La Nouvelle République Dimanche
INDRE
LOISIRS, dimanche 11 juillet 2021 414 mots, p. 6

CHATEAUROUX

LOISIRS SPORTIFS

Balsan'éo inauguré après trois ans de travaux

36red06

Le centre aquatique a été officiellement inauguré, hier. 19.000 visiteurs ont été recensés depuis l'ouverture de la piscine, le 10 juin.

La cérémonie dédiée à Balsan'éo a réussi à esquiver la pluie. Hier, le centre aquatique a enfin pu être inauguré, après quatre années de conception et trois ans de construction.

Avant cela, le maire de Châteauroux, Gil Avérous, a dévoilé une plaque pour le giratoire Camille-Muffat, en hommage à la championne de natation française, médaillée olympique, décédée en 2015. « Elle était l'une des plus grandes nageuses françaises, avec une carrière courte mais exceptionnelle »,a déclaré le maire. Il souhaite ainsi « honorer les sportives, moins médiatisées, mais qui représentent un exemple pour de nombreuses femmes ».Un totem commémoratif trônera près du rond-point, avec le parcours de la nageuse inscrit dessus. Gil Avérous, accompagné du préfet de l'Indre, Stéphane Bredin, du président de la Région Centre-Val de Loire, François Bonneau, et du président du conseil départemental, Marc Fleuret, a ensuite présenté un mobilier urbain représentant les lettres B et O.

Enfin, ils ont coupé le ruban inaugural de Balsan'éo et présenté une plaque murale à l'entrée du centre aquatique. Le public présent s'est ensuite installé dans les gradins. Les 350 places se sont rapidement remplies pour écouter la valse des discours de l'architecte, d'élus et de représentants de l'État. Michel Georjon, vice-président de Châteauroux Métropole chargé des équipements, a piloté le projet. Il a souligné le travail de 70 entreprises sur le chantier, dont la grande majorité est de la région. Il a aussi fait état des « nombreuses difficultés rencontrées »pendant la construction, et prévoit que Balsan'éo puisse « rayonner hors de Châteauroux ».Pour Gil Avérous, « c'est un soulagement, puisqu'il s'agit d'un élément phare du mandat ».Surtout, il s'est dit heureux d'acquérir «un équipement de cette taille qui fonctionne sans problèmes techniques ».En un mois, 19.000 visites ont déjà été enregistrées, «a vec un pic à plus de 1.100 entrées le 16 juin »,d'après Gil Avérous. Et ce n'est que le début, espère-t-il : « Nous avions environ 100.000 visiteurs par an sur les deux piscines de la ville. Avec Balsan'éo, nous souhaitons, à terme, doubler ce nombre, sur ce seul équipement. » Pour la municipalité, le centre doit devenir l'une des pièces maîtresses du dynamisme de Châteauroux et un élément structurant de la transformation du quartier Balsan.

Bastien David

Ouest-France
Ancenis ; Chateaubriant ; Nantes Nord-Loire
Page Erdre et Gesvres, mercredi 18 août 2021 509 mots, p. Ancenis_10
Aussi paru dans
17 août 2021 - Ouest-France (site web)

Pour ses 15 ans, le hand s’offre un tournoi XXL

Sur les quinze médaillées françaises aux Jeux olympiques de Tokyo, sept ont déjà joué dans la salle héricoise. Des joueuses de N1 sont attendues, ce week-end, au tournoi Dames de Bretagne.

Trois questions à…

Olivier Sturtz, président du Héric Handball (HH).

Pourquoi organiser un tel tournoi de handball les 20 et 21 août ?

C’est dans l’ADN du club que de partager, en offrant à tous la possibilité de découvrir le hand par le jeu. C’est l’opportunité de voir du sport de haut niveau, à domicile et gratuitement, grâce à nos partenaires.

C’est vrai que cette année, après les Jeux olympiques de Tokyo, le hand a le vent en poupe, mais nous n’avons pas attendu cet événement pour promouvoir ce sport. Notre deuxième tournoi Dames de Bretagne est une manifestation de rentrée, identique au tournoi des Rois de janvier 2022, qui reviendra, cette fois, avec un plateau européen.

Comment faites-vous pour attirer une telle affiche ?

C’est simple. Il y a sept ans, ma fille Aline, en équipe de moins de 14 ans, avait été sélectionnée au niveau départemental. Là, j’y ai croisé Steve Berger, alors entraîneur de Saint-Nazaire, aujourd’hui à Angoulême. Cette rencontre a permis de créer des liens d’amitié à tous les niveaux et de noircir un carnet d’adresses.

En 2020, nous avions accueilli les Nantaises et les Brestoises, championnes de France, venues ici s’entraîner, Héric étant la seule commune, située entre Brest et Angers en capacité d’accueillir des rencontres d’entraînement de haut niveau, dans des conditions normales, malgré la crise du Covid-19.

Évidemment, nous avions l’outil pour cela, des partenaires généreux, permettant la gratuité, une structuration avec trente bénévoles qui n’hésitent pas à mouiller le maillot, et une municipalité qui nous a fait confiance en nous autorisant à organiser ces entraînements, malgré des conditions complexes.

Quelle est l’affiche du tournoi de cette année ?

Nous aurons quatre équipes de Nationale 1 dont trois jouent la montée en D2, Angoulême (Charente), La Roche-sur-Yon (Vendée) et Colombelles (Calvados), ainsi que le centre de formation de Brest (Finistère). Et comme nous fêtons cette année les quinze ans du club, en fin de tournoi, nous offrirons au public un match de gala avec les Neptune de Nantes, qui ont gagné la coupe d’Europe l’an passé, contre Chambray-lès-Tours (Indre-et-Loire), 4e au dernier championnat de France.

Et pour ajouter la quinzième bougie sur notre gâteau d’anniversaire, nous avons l’espoir d’avoir la visite, en off, d’une ou deux médaillées olympiques, comme l’avaient fait ces dernières années Cléopâtre Darleux et Allison Pineau.

Vendredi 20 août, à 18 h et à 20 h 30, demi-finales. Samedi 21, à 14 h, petite finale ; 16 h, finale et à 18 h 30, match de gala Nantes – Chambray-lès-Tours. Ouvert à tous avec passe sanitaire.

Cet article est paru dans Ouest-France

La Nouvelle République du Centre-Ouest
INFORMATIONS GENERALES
JEUX OLYMPIQUES, samedi 31 juillet 2021 559 mots, p. 26

SPORTS GENERAUX

Aussi paru dans
31 juillet 2021 - Centre Presse (Vienne)

L'argent a goût d'or pour Pajon

etroadec

Après l'or en 2012 et 2016, l'argent fait cette fois le bonheur de la Jocondienne Mariana Pajon, qui ne pensait pas revenir à ce niveau après une grave blessure.

On voit souvent aux Jeux des vice-champions olympiques pleurer, déçus d'être passés si proches de l'or. Mariana Pajon aurait pu être de ceux-là, après avoir perdu vendredi sa couronne olympique (qu'elle avait conquise en 2012 et en 2016) pour seulement 90 centièmes concédés à la Britannique Bethany Shriever.

Mais non, la Colombienne, sociétaire du club de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), laissait plutôt couler des larmes de joie à l'arrivée. Elle savourait la valeur de cette médaille d'argent, « encore plus satisfaisante que les deux d'or que j'ai obtenues ! »Car Mariana Pajon ne s'attendait pas forcément à devenir cette année la première triple médaillée olympique de son pays. Elle arrivait avec quelques doutes sur la piste de Tokyo. Victime d'une grosse chute en mai 2018, elle avait dû être opérée des ligaments du genou, a même dû réapprendre à marcher, et n'a pu reprendre la compétition qu'après de longs mois de rééducation, en mars 2019. « Cela a été trois années difficiles, avec un retour très lent, puis beaucoup d'échecs en termes de résultats en compétition. Tout ça pour finalement gagner une troisième médaille olympique, c'est incroyable. »Elle avait pu un peu se rassurer en gagnant les Jeux panaméricains en 2019 puis deux manches de Coupe du monde à Bogota cette année. Et même si elle n'a plus « le même coup de pédale »qu'avant, elle a su passer outre ses doutes jeudi, remportant ses trois manches en quarts de finale. En demie vendredi, « j'ai pris les choses simplement, j'ai bien contrôlé ma course pour arriver en finale avec un maximum d'énergie », raconte-t-elle. Après une superbe remontée pour gagner la première manche, puis une 2eplace dans la seconde, elle a terminé tranquillement la troisième, évitant les chutes qui ont émaillé les épreuves de BMX. Et en finale, elle a « laissé [son] âme et [son] coeur »sur la piste, sans parvenir à dépasser Bethany Shriever. Mais cette troisième médaille en autant d'olympiades confirme que Mariana Pajon est bien une légende de son sport et de la Colombie.

Valentin Giraud

Paris-Normandie
Paris Normandie Toutes éditions
vendredi 30 juillet 2021 329 mots, p. TES04
Aussi paru dans
30 juillet 2021 - L'Est éclair Courrier picard Nord Littoral L'Union (France)

Forfait de Kendricks en saut à la perche

Athlétisme Forfait de Kendricks en saut à la perche Sam Kendricks, double champion du monde de saut à la perche (2017, 2019), a été contraint de déclarer forfait pour le concours olympique après avoir été testé positif au Covid- 19. L'Américain, médaillé de bronze à Rio, a été placé à l'isolement dans un hôtel. Canoë-kayak Delassus au pied du podium Jessica Fox a décroché la première médaille d'or de l'histoire du canoë slalom féminin, nouvelle discipline au programme des Jeux. Déjà triple médaillée olympique en kayak, l'Australienne a devancé la Britannique Mallory Franklin et l'Allemande Andrea Herzog. La Française Marjorie Delassus a terminé 4e. Gymnastique Lee perpétue la tradition En l'absence de la superstar Simone Biles, forfait pour le concours général, sa compatriote Sunisa Lee lui a succédé, perpétuant la domination américaine, qui dure depuis 2004 sans interruption. Elle a précédé la Brésilienne Rebeca Andrade et la Russe Angelina Melnikova. Handball Les Bleues en sursis Les Françaises ont laissé filer la victoire et concédé le match nul face à la Suède (28-28) hier au Yoyogi Stadium, où Grâce Zaadi a raté le pénalty décisif à la dernière seconde. Les Bleues devront obtenir des résultats positifs contre la Russie demain puis le Brésil lundi pour se qualifier en quarts de finale. Planche à voile Médaille assurée pour Picon Charline Picon, titrée en 2016 à Rio, est assurée de remporter une médaille demain lors de la régate finale, à l'issue des manches disputées hier. La Charentaise (36ans) est troisième au classement avec 36 points derrière la Chinoise Lu Yinxiu (30) et la Britannique Emma Wilson (34). Tennis C'est fini pour les Français Il n'y a plus de Français en lice à Tokyo après les éliminations d'Ugo Humbert et de Jérémy Chardy en quarts de finale hier, battus respectivement par le Russe Karen Khachanov (7-6, 4-6, 6-3) et l'Allemand Alexander Zverev (6-4, 6-1). Ce dernier défiera en demi-finales le N°1 mondial Novak Djokovic.

Le Progrès (Lyon)
Rillieux-la-Pape-région, mercredi 28 juillet 2021 964 mots, p. Rillieux-la-Pape-région21

« Notre fille nous fait vivre des choses magnifiques »

M. M.

Sandrine et Philippe Brunet, les parents de la nouvelle médaillée olympique
au sabre, habitent tout près du centre aéré des Lônes. C'est là qu'ils ont vécu un week-end intense en émotions, loin de leur fille Manon qui bataillait au Japon, et pourtant si proches d'elle. Récit d'une expérience unique.

À Rillieux, la fierté de toute une ville s'affiche depuis lundi sur les panneaux lumineux. Manon Brunet, l'enfant devenue escrimeuse internationale, est la première sabreuse française à obtenir une médaille olympique. En bronze. Elle espérait mieux, mais cette victoire obtenue ce lundi au Japon, n'en est que plus belle car elle a vaincu ses démons des derniers JO de Rio, où elle avait terminé au pied du podium.

La défaite de son compagnon

À l'entrée du centre aéré des Lônes, où Philippe, le père de Manon est gestionnaire, la journée de lundi a été longue. Ou plutôt, le week-end entier.

[Vidéo Elliot ROGLIARDO/Photos AFP/Fabrice COFFRINI]



Car le copain de Manon, Bolade Apithy, sabreur également, est sorti de la compétition à l'issue de son premier match, samedi.

« Bien sûr, Manon l'a su puisqu'elle était dans les tribunes quand il a perdu, témoigne Philippe Brunet. Elle a passé du temps avec lui, il est rentré le lendemain en France et elle s'est mise dans sa bulle pour se préparer à sa compétition. Il a donc fallu d'abord gérer ça, mais quand il est rentré, Bolade m'a dit que Manon était bien en entraînement ».

Le stress, puis l'attente

Ensuite, tout s'enchaîne. L'ascenseur émotionnel commence ses allées et venues. Dans la petite maison blanche, les parents de Manon Brunet se préparent également : les téléphones sont coupés, la tension et le stress montent en puissance.

Lundi, à 4 heures du matin, les premières touches du premier match. « J'étais très stressé, et ce premier match, où on cherche ses repères, m'a plutôt rassuré ». Ensuite, entre les tours, il faut tuer le temps.

« Là, j'ai commencé à bosser : je suis allé voir les animaux, j'ai ouvert les bâtiments, j'ai marché un peu. Il fallait que je bouge sinon, j'aurais tourné comme un lion en cage ! » Jusqu'à la demi-finale, même si le stress remonte avant le combat, « on la sentait sereine. On la connaît, donc on sent comment elle et sur la piste. En quart, on a jamais tremblé car elle a survolé le match ».

Très encouragée par son entourage après la demi-finale perdue

Au moment de la demi-finale, la tension est à son maximum. « On savait que c'était tout ou rien. Si elle perdait, les démons de Rio allaient revenir. C'est ce qui s'est passé ». Sandrine, la maman, se tend : « J'ai vu tout de suite qu'elle n'était pas la même ». À distance, le sentiment d'impuissance est décuplé. « En plus, elle a pleuré et dit à son maître d'armes qu'elle n'aurait pas la force de retourner sur la piste, reprend Philippe. C'était très, très stressant ».

Bolade Apithy est une nouvelle fois en ligne avec les parents de Manon. « Il a appelé un ami fleurettiste encore à Tokyo pour réconforter Manon. Les filles de l'équipe, le coach, les kinés, tout le monde l'a encouragée. Elle s'est sentie hyper entourée, elle a dit : ils m'ont aidé à y croire ».

Prochaine étape : le sabre par équipe, ce samedi

Le dernier match commence. « Quand je l'ai vue arriver sur la piste j'ai tout de suite dit : elle est prête, raconte Sandrine. Et même si on a été tendus jusqu'à la 14e touche, après, ça a été l'explosion ». Les larmes. En communion. Manon à Tokyo, sur la piste et Sandrine et Philippe, sur leur canapé à Rillieux-la-Pape. Les mêmes larmes de joie, d'euphorie même, de libération.

Ensuite, il faut rebrancher le portable, commencer une descente légère de ce nuage si confortable et douillet. « Là, je savais même plus à qui je répondais, s'excuse Philippe. Quand c'est votre enfant, ça vous prend aux tripes. Elle a fait du bien aux gens et ça lui fait du bien à elle aussi. Maintenant, on attend la suite plus sereinement, samedi [la compétition féminine de sabre par équipe. N.D.L.R.] ».

« La première personne que j'ai appelée, c'est ma maman, conclut Sandrine. On a pleuré ensemble au téléphone. Sa grand-mère est une personne très importante pour Manon. Notre fille nous fait vivre des choses magnifiques. On est tellement content pour elle ».

AFP Infos Françaises
dimanche 13 février 2022 - 06:13:50 GMT 459 mots

JO-2022/Bobsleigh: Humphries nettement en avance à mi-parcours

Yanqing (Chine), 13 fév 2022 (AFP) - - L'Américaine Kaillie Humphries, double championne olympique de bobsleigh sous les couleurs du Canada, a pris une belle option sur le premier titre olympique de l'histoire en monobob après les deux premières manches disputées dimanche à Yanqing.

Humphries, 36 ans, compte une avance d'1 sec 04/100e sur sa poursuivante canadienne Christine de Bruin, un écart de taille dans un sport qui se décide normalement en dixièmes de seconde.

L'Allemande Laura Nolte est 3e à 1 sec 22/100e de Humphries, qui pourrait bien être la première à stopper l'hégémonie allemande sur la piste de Yanginq. L'Allemagne a en effet remporté les quatre titres au programme des épreuves de luge, (pour un total de six médailles) et les deux en skeleton (pour un total de trois médailles).

Les deux manches finales se déroulent lundi.

Déjà triple médaillée olympique en bobsleigh à deux avec le Canada (dont deux titres en 2010 et 2014), Humphries a obtenu la citoyenneté américaine en décembre 2021.

Elle avait choisi de représenter les Etats-Unis, le pays de son mari Travis Ambruster, lui-même ancien international de bobsleigh, à la suite d'accusations de harcèlement moral à l'égard d'un entraîneur de l'équipe canadienne.

Classement de l'épreuve de monobob femmes après les deux premières manches:

1. Kaillie Humphries (USA) 2:09.10 (1:04.44 + 1:04.66)

2. Christine De Bruin (CAN) à 1.04 (1:05.12 + 1:05.02)

3. Laura Nolte (GER) 1.22 (1:04.74 + 1:05.58)

4. Elana Meyers Taylor (USA) 1.32 (1:05.12 + 1:05.30)

5. Huai Mingming (CHN) 1.80 (1:05.18 + 1:05.72)

6. Melanie Hasler (SUI) 1.94 (1:05.18 + 1:05.86)

7. Breeana Walker (AUS) 1.99 (1:05.55 + 1:05.54)

8. Ying Qing (CHN) 2.05 (1:05.16 + 1:05.99)

9. Andreea Grecu (ROM) 2.17 (1:05.56 + 1:05.71)

10. Cynthia Appiah (CAN) 2.18 (1:05.75 + 1:05.53)

Margot Boch (FRA) 2.18 (1:05.77 + 1:05.51)

12. Katrin Beierl (AUT) 2.29 (1:05.39 + 1:06.00)

13. Nadezhda Sergeeva (ROC) 2.35 (1:05.45 + 1:06.00)

14. Giada Andreutti (ITA) 2.74 (1:06.07 + 1:05.77)

15. Viktoria Cernanska (SVK) 3.06 (1:05.75 + 1:06.41)

16. Karlien Sleper (NED) 3.37 (1:05.88 + 1:06.59)

17. Mariama Jamanka (GER) 3.69 (1:05.85 + 1:06.94)

18. Kim Yooran (KOR) 4.60 (1:06.68 + 1:07.02)

19. Jazmine Fenlator-Victorian (JAM) 4.91 (1:06.63 + 1:07.38)

20. Lidiia Hunko (UKR) 5.08 (1:06.34 + 1:07.84)

./bds/lve/jr/dif

AFP Infos Françaises
jeudi 20 janvier 2022 - 11:10:45 GMT 96 mots

Snowboard: Samkowa, blessée, déclare forfait pour les JO-2022

Prague, 20 jan 2022 (AFP) - - La Tchèque Eva Samkova, championne olympique 2014 de snowboardcross, a annoncé jeudi qu'elle ne participera pas aux Jeux olympiques de Pékin (4-20 février) après avoir s'être fracturée récemment les deux chevilles.

"La décision de ne pas aller à Pékin a été difficile, mais c'était la bonne à prendre. Je me concentre désormais sur ma convalescence. Je vais guérir et revenir", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

La double médaillée olympique, âgée de 28 ans, s'est blessée lors d'une étape de Coupe du monde en Autriche mi-décembre.

ar-sw/jr/chc

AFP Doc
mercredi 16 février 2022 - 12:08:08 GMT 596 mots
Aussi paru dans
16 février 2022 - AFP Infos Françaises Challenges (site web) AFP - Journal Internet AFP (français) La Croix (site web) RTL Info (site web réf.)

JO-2022: Su Yiming, le plus cool des champions chinois

Par Laurie CHEN

Pékin (AFP) - Avec ses cheveux longs, ses bagues et ses pantalons baggy, il peut revendiquer le titre de sportif chinois le plus cool: devenu mardi champion olympique de snowboard big air, Su Yiming dépoussière à 17 ans l'image des sportifs de son pays.

Eileen Gu a désormais de la concurrence: la star sino-américaine du ski freestyle, double médaillée lors des JO-2022 s'est retrouvée dans l'ombre de Su Yiming qui a raflé l'or mardi en big air, une semaine après une médaille d'argent en slopestyle.

Il a décroché dans la foulée une popularité phénoménale auprès de ses compatriotes: quelques heures après sa victoire, le mot-dièse "médaille d'or Su Yiming" avait été vu 750 millions de fois sur le réseau social Weibo.

Le snowboardeur incarne une nouvelle génération de sportifs chinois, à l'apparence plus décontractée que nombre de leurs collègues formés dans des instituts nationaux aux méthodes soviétiques.

"Le plus important, c'est l'amour. Le snowboard, ce n'est pas juste la compétition", résumait l'intéressé mardi après sa victoire.

Son insouciance affichée et sa passion pour le hip-hop ont séduit ses compatriotes à qui il cherche à faire découvrir et aimer le snowboard, discipline individualiste et téméraire s'il en est.

Son sport plonge ses racines dans la contre-culture californienne, comme son cousin le surf.

"Les snowboardeurs ont un style particulier, auquel Su Yiming s'adapte à merveille. C'est quelque chose qui a une résonance auprès des jeunes générations en Chine comme ailleurs", remarque Mark Dreyer, un spécialiste du sport chinois.

La semaine dernière, poussant la décontraction un peu loin, il avait crié "What the fuck!" ("putain de merde") en anglais en direct à la télévision à l'annonce de sa première place en slopestyle.

- Enfant prodige -

Su Yiming a l'habitude de la célébrité pour avoir fait du cinéma à l'âge de huit ans dans un film patriotique: "La Bataille de la Montagne du Tigre".

Originaire du glacial nord-est, il chausse sa première planche tout petit avant de rejoindre l'équipe nationale à l'âge de 14 ans.

Acharné, il a confié à la presse s'entraîner "320 jours par an", parfois six heures par jour. Lorsqu'il n'est pas à l'étranger, il passe l'été sur l'île tropicale de Hainan (sud), où il perfectionne son surf.

Son côté jeunesse dorée suscite des commentaires sur les réseaux sociaux, où certains le comparent défavorablement à la plongeuse Quan Hongchan, médaillée olympique aux Jeux d'été à Tokyo, qui a confié avoir besoin d'argent pour pouvoir payer les frais d'hôpitaux de sa mère.

Si Pékin continue à privilégier les disciplines les plus pourvoyeuses de médailles, le régime a quelque peu desserré son étreinte dans certaines disciplines, notamment celles liées aux sports d'hiver.

Cela a permis au marché de développer l'intérêt en faveur de sports plus séduisants aux yeux des jeunes générations qui ont grandi dans l'aisance, note Jinming Zheng, professeur de gestion du sport à l'Institut national d'éducation à Singapour.

Reste à savoir jusqu'où les sportifs comme Su Yiming pourront aller.

"Mon souci, c'est qu'à un moment donné, on le fasse rentrer dans le moule et qu'il devienne un snowboardeur sans personnalité", s'inquiète M. Dreyer.

"Il a tous les atouts pour devenir un grand ambassadeur de l'influence chinoise, mais peut-être pas du genre que la Chine veut".

AFP - Journal Internet AFP (français)
mercredi 2 février 2022 - 22:49:54 GMT 706 mots
Aussi paru dans
2 février 2022 - AFP doc AFP Infos Mondiales La Croix (site web) AFP Infos Françaises Le Soleil (Québec, QC) (site web) Challenges (site web)
3 février 2022 - TVA Sports (site web réf.) Le Soleil (Québec, QC) (tablette) Le Nouvelliste (Trois-Rivières, QC) (tablette) La Tribune (Sherbrooke, QC) (tablette) Le Quotidien (Saguenay, QC) (tablette) Le Nouvelliste (Trois-Rivières, QC) (site web)

La natation américaine durcit son règlement après la percée d'une athlète universitaire transgenre

Par Andréa BAMBINO

New York (AFP) - La fédération américaine de natation, USA Swimming va durcir son règlement pour les athlètes transgenres, une réponse à la polémique nationale autour d'une nageuse universitaire, Lia Thomas, accusée d'être injustement avantagée parce que née homme.

La NCAA, qui régit le sport universitaire, avait déclaré en janvier qu'elle appliquerait les règles édictées par USA Swimming, ce qui pourrait barrer la route à la nageuse de l'université de Pennsylvanie des prochaines compétitions. Une rencontre de l'Ivy League, qui regroupe les universités les plus prestigieuses, est prévue courant février, et les championnats nationaux NCAA, en mars.

"Ces nouvelles restrictions, radicales, semblent être des représailles directes contre Lia Thomas", a réagi Anne Lieberman, l'une des directrices d'Athlete Ally, qui milite pour une inclusion plus large des transgenres dans le sport.

La polémique autour des très bons résultats en natation de cette étudiante à l'université de Pennsylvanie de 22 ans, arrivée cette saison chez les femmes après avoir concouru chez les garçons, avait à nouveau posé la délicate question de la place de ces sportifs, entre souci d'inclusion et protection de l'équité sportive.

Elle a aussi pris un tour politique aux Etats-Unis, où plusieurs Etats conservateurs ont récemment adopté des lois pour barrer la route des jeunes filles transgenres au sport féminin à l'école. "Nous interdirons aux hommes de participer à des compétitions féminines", a aussi lancé Donald Trump, le 15 janvier, lors d'un meeting dans l'Arizona.

- Records annuels -

Dans ce contexte, USA Swimming annonce que de nouvelles règles, "applicables immédiatement", s'appliqueront au niveau élite.

Deux critères sont mis en avant, et seront revus par un panel médical. D'une part, la "preuve que le développement physique antérieur de l'athlète, en tant qu'homme, et bien qu'atténué par toute intervention médicale, ne donne pas à l'athlète un avantage compétitif par rapport à ses concurrentes féminines cisgenres (personnes s'identifiant à leur sexe biologique de naissance, NDLR)".

D'autre part, "la preuve que la concentration de testostérone dans le sérum de l'athlète a été inférieure à 5 nmol/L de façon continue pendant une période d'au moins trente-six mois avant la date de la demande", ajoute USA Swimming.

La fédération américaine va plus loin que la fédération internationale d'athlétisme (World athletics), qui impose cette limite sur douze mois. C'est sur cette base que l'athlète transgenre CeCe Telfer avait été exclue des sélections olympiques américaines, en juin 2021.

Les nouvelles règles risquent de s'appliquer aux prochains championnats nationaux de la NCAA, qui commencent le 16 mars à Atlanta (Géorgie), craint Athlete Ally.

- "surperformante" -

De son côté, l'équipe de Penn Athletics, qui a toujours soutenu sa nageuse, a dit vouloir "travailler avec la NCAA en vue de sa participation" à ses championnats.

La polémique autour de Lia Thomas, 22 ans, était née de ses très bons résultats cette saison, la première chez les femmes. Début décembre, à Akron (Ohio), elle a réalisé les meilleures performances de l'année au niveau universitaire sur 200 yards (183 mètres) libre (1 min 41 sec 93") et sur 500 yards (457 mètres) libre (4 min 34 sec 06").

La nageuse a respecté les règles de la NCAA, en se soumettant à un traitement de suppression de la testostérone d'un an. Mais certaines organisations, comme le Women's sports policy working group, ont jugé ces règles insuffisantes, notamment dans le cas où une athlète a entamé sa transition après la puberté, comme c'est son cas.

"Lia est sur-performante dans les épreuves féminines", estime le Women's sports policy working group, dont font notamment partie l'ancienne star du tennis Martina Navratilova et la quadruple médaillée olympique de natation (Los Angeles, 1984), Nancy Hogshead-Makar. Cette dernière a salué mercredi sur twitter la décision d'USA Swimming de "donner la priorité aux femmes biologiques".

Cinq mois après la première participation aux JO d'été d'une sportive transgenre, en haltérophilie, la question reste un casse-tête pour les institutions sportives.

En novembre, le Comité International Olympique (CIO) a renvoyé la balle à chaque sport, en soulignant l'absence de "consensus scientifique sur le rôle de la testostérone dans la performance dans l'ensemble des sports".

AFP Infos Françaises
dimanche 20 février 2022 - 06:09:51 GMT 541 mots
Aussi paru dans
20 février 2022 - AFP doc AFP - Journal Internet AFP (français) La Croix (site web) Challenges (site web) RTL Info (site web réf.)

JO-2022: Johaug impose son joug

Zhangjiakou (Chine), 20 fév 2022 (AFP) - - L'or du contrevent: la Norvégienne Therese Johaug a confirmé qu'elle était imbattable dans ces JO-2022 en remportant dimanche sa troisième course, le 30 km en ski de fond à Zhangjiakou face à des rafales de plus de 50 km/h.

Cette troisième médaille d'or de Johaug, après le skiathlon inaugural et le 15 km, permet à la Norvège de définitivement consolider sa première place au tableau des médailles des Jeux olympiques de Pékin avec 16 titres.

"J'étais si heureuse il y a 15 jours quand j'ai reçu ma première médaille d'or et je ne pensais pas en obtenir deux autres", a réagi la fondeuse Norvégienne de 33 ans. "C'est parfait pour terminer ma carrière olympique."

Johaug a largement devancé l'Américaine Jessie Diggins et la Finlandaise Kerttu Niskanen. La Française Delphine Claudel a pris la septième place.

La Vosgienne de 25 ans a pris les devants en début de course en s'invitant dans un groupe de tête de quatre parmi lesquelles la Norvégienne

"Je n'ai pas vraiment fait attention à celles qui partaient, j'ai vu qu'on était quatre avec Jessie (Diggins), Ebba (Andersson) et moi. Je me suis dit +wow, tu fais un beau début de course+", décrit la Française. "Le rythme était très très élevé avec une Therese en feu."

Claudel a lâché prise après huit kilomètres de course mais aurait pu devenir la première Française médaillée olympique en ski de fond puisque son groupe de poursuivant s'est disputé la médaille de bronze.

- "Mettre les watts" -

"Je me suis fait un peu la cerise, j'en ai profité pour rester à l'abri et on est revenu tout doucement sur Ebba (Andersson)", raconte-t-elle. "Il m'en a manqué dans la tête, de la confiance dans mon finish, dans ma capacité à mettre les watts jusqu'à la fin."

Johaug, qui a dominé sans partage les courses de distance, rejoint le cercle très fermé des triples champions olympiques dans ces Jeux aux côtés d'un autre fondeur, le Russe Alexander Bolshunov, de la biathlète norvégienne Marte Roeiseland et de la patineuse de vitesse néerlandaise Irene Schouten. Le biathlète norvégien Johannes Boe demeurera lui le seul sportif titré quatre fois à Pékin.

Mais il ne s'agit que de la sixième médaille de la carrière de la Norvégienne, privée des JO-2018 à Pyeongchang en raison d'un contrôle positif aux stéroïdes (imputé à un baume à lèvres) sanctionné de 18 mois de suspension par le Tribunal arbitral du sport.

Première championne olympique de ces Jeux, Johaug en aurait été aussi la dernière sans les rafales de vent de 55km/h balayant la piste de Zhangjiakou et qui doivent se renforcer au cours de la journée. Face à ces conditions extrêmes, les organisateurs avaient décidé la veille d'avancer la course de deux heures et demie.

Pas que quoi bousculer les plans de Norvégienne qui a écrasé le 30 km dans un remake du skiathlon inaugural. Johaug a faussé compagnie à ses deux dernières poursuivantes au tiers de la course et a relégué Jessie Diggins, devenue vice-championne olympique, à près de deux minutes. Une marge lui ayant laissé le temps de défiler dans les derniers hectomètres avec un drapeau norvégien qu'elle a eu les pires difficultés à déployer sous les bourrasques.

clv/ep/ybl/dif

AFP Infos Françaises
lundi 7 février 2022 - 11:49:35 GMT 469 mots

JO-2022/Slalom femmes: Vlhova-Shiffrin, duel de revanchardes

Yanqing (Chine), 7 fév 2022 (AFP) - - Après un géant raté pour toutes les deux lundi, Petra Vlhova et Mikaela Shiffrin se retrouvent mercredi lors du slalom des JO de Pékin, immenses favorites après s'être partagé 39 des 42 derniers slaloms de Coupe du monde.

. La favorite: Petra Vlhova

Seulement 14e lundi du géant remporté par la Suédoise Sara Hector, la meilleure skieuse de la saison dernière a prévenu: le slalom "est une discipline différente, donc je suis prête à me battre".

Or quand la Slovaque de 26 ans échoue entre les piquets serrés cet hiver, c'est qu'elle n'est que deuxième (à Killington et Schladming). Avec cinq succès en sept courses, Vlhova a déjà assuré son deuxième globe de la spécialité, après celui de 2020.

Au départ de toutes les courses l'hiver dernier, lorsqu'elle chassait son premier gros globe, la skieuse de Liptov a allégé son calendrier cette saison pour ne disputer que les épreuves techniques et devenir la première Slovaque médaillée olympique en ski alpin.

Déjà engagée aux JO-2014 de Sotchi puis aux JO-2018 de Pyeongchang, elle n'a jamais fait mieux qu'une 5e place, en combiné en Corée du Sud.

. La revancharde: Mikaela Shiffrin

Une élimination de Shiffrin en géant, c'est une scène si lointaine qu'on ne l'attendait pas à Pékin. Mais pour la première fois depuis le 23 janvier 2018, l'Américaine est partie à la faute lundi dans la discipline dont elle était championne olympique en titre.

Pour la skieuse du Colorado engagée dans toutes les épreuves individuelles, la meilleure chance de revanche arrive dès mercredi, avec le slalom, dont elle avait décroché l'or aux JO-2014 de Sotchi.

Dans cette spécialité où sa justesse technique et son explosivité ont longtemps écrasé la concurrence, la championne compte aussi six globes et 47 succès en Coupe du monde, soit le record pour une seule discipline devant le légendaire Suédois Ingemar Stenmark.

Mais il lui faut désormais skier à la limite pour contester la suprématie de Vlhova, qu'elle a dominée à deux reprises cette saison.

"Chaque course est un énorme test", expliquait-elle en début de saison. "Nous sommes à un très haut niveau, c'est pour cela qu'on fait des erreurs. C'est comme faire une embardée à près de 130 km/h sur l'autoroute."

. La trouble-fête: Katharina Liensberger

Et si l'Autrichienne refaisait sur la piste chinoise le coup de la Suédoise Frida Hansdotter, championne olympique inattendue aux JO-2018 de Pyeongchang, et désormais retraitée?

L'an dernier déjà, aux Championnats du monde de Cortina d'Ampezzo, la technicienne de 24 ans avait bousculé le duel Vlhova-Shiffrin en écrasant le slalom, avant même d'avoir remporté sa première épreuve de Coupe du monde, puis s'était adjugé le petit globe de la spécialité.

Mais Liensberger, touchée par le Covid-19 en décembre, ne compte que deux podiums cette saison (2e à Lienz, 3e à Zagreb).

cfe-rg/jr/lve

AFP Infos Françaises
lundi 14 février 2022 - 07:18:33 GMT 377 mots
Aussi paru dans
13 février 2022 - Le Soleil (Québec, QC) (site web) Le Droit (Ottawa, ON) (site web) Le Nouvelliste (Trois-Rivières, QC) (site web) Le Quotidien (Saguenay, QC) (site web)
14 février 2022 - Le Soleil (Québec, QC) (tablette) Le Droit (Ottawa, ON) (tablette) Le Nouvelliste (Trois-Rivières, QC) (tablette) Le Quotidien (Saguenay, QC) (tablette) La Tribune (Sherbrooke, QC) (tablette)

JO-2022/Bobsleigh: Humphries sacrée en monobob, met fin à la domination allemande

Pékin, 14 fév 2022 (AFP) - - L'Américaine Kaillie Humphries, double championne olympique de bobsleigh sous les couleurs du Canada, a remporté lundi pour les Etats-Unis le premier titre olympique de l'histoire en monobob, mettant fin à l'hégémonie allemande sur la piste de Yanqing des JO de Pékin.

Après avoir pris une avance considérable à l'issue des deux premières manches, la bobeuse de 36 ans a cumulé un temps de quatre minutes et 19 sec 27/100e lors des quatre manches.

"Cette médaille, ma première pour les Etats-Unis, aura toujours une place spéciale dans mon coeur", a déclaré Humphries, la première femme à remporter des médailles olympiques en bobsleigh pour deux nations.

Elle devance d'1 sec 54/100e sa compatriote Elana Meyers Taylor qui a raflé l'argent, un écart énorme dans un sport qui se décide habituellement en dixièmes de seconde.

Cette dernière, 37 ans, a éclaté en sanglots après avoir passé dix jours en isolement pour cause de Covid.

"J'avais envie de pleurer, de crier, de rire - toutes les émotions sont sorties ", a lâché Meyers Taylor qui assure que cette médaille vaut "plus que de l'or".

La Canadienne Christine de Bruin est quant à elle 3e à 1 sec 76/100.

Humphries va même se faire tatouer un dragon pour célébrer sa victoire - la piste des Jeux de Pékin étant surnommée "le dragon des neiges".

"Je vais certainement me faire tatouer le drapeau des États-Unis et très certainement un dragon aussi", a-t-elle concédé.

Le monobob féminin, où chaque pilote concourt seul, a fait ses débuts olympiques lors de ces Jeux de Pékin.

Déjà triple médaillée olympique en bobsleigh à deux avec le Canada (dont deux titres en 2010 et 2014), Humphries a obtenu la citoyenneté américaine en décembre 2021.

Elle avait choisi de représenter les Etats-Unis, le pays de son mari Travis Ambruster, lui-même ancien international de bobsleigh, à la suite d'accusations de harcèlement moral à l'égard d'un entraîneur de l'équipe canadienne.

Avant la performance époustouflante de Humphries, les Allemands avaient remporté les six épreuves précédentes sur la piste de Yanqing, avec quatre victoires en luge et deux en skeleton.

La Française Margot Boch a fini 11e, à 4 sec 55/100e de la championne olympique.

nzg/dif/lve

AFP - Journal Internet AFP (français)
mardi 18 janvier 2022 - 11:12:34 GMT 770 mots
Aussi paru dans
18 janvier 2022 - AFP doc AFP Infos Françaises Challenges (site web) RTL Info (site web réf.) La Croix (site web)

En Chine, d'ex-champions au secours du sport scolaire

Par Vivian LIN, LAN Lianchao

Shanghai (AFP) - "Un, deux, trois, on s'étire!": ex-championne du monde de gymnastique, Sui Lu harangue des dizaines d'étudiants qui suent sur leur tapis de sol. Comme elle, nombre d'anciens sportifs de haut-niveau participent au boom du sport scolaire en Chine.

Dans la spacieuse salle d'entraînement baignée de lumière d'une université de Shanghai, Sui Lu, retraitée du sport de 29 ans, dirige une séance d'étirements et de remise en forme.

Sélectionnée à huit ans pour intégrer le système étatique de formation des sportifs, véritable fabrique de champions, la jeune femme a conquis l'or mondial avant de décrocher l'argent à la poutre aux JO-2012 de Londres.

Mais les élèves qu'elle forme aujourd'hui ont des ambitions plus modestes.

Les cours donnés par les ex-champions comme Sui Lu s'inscrivent dans une campagne gouvernementale visant à développer l'activité sportive chez les jeunes. Et les prochains JO d'hiver (4-20 février) agissent comme catalyseurs.

"Avant, les gens n'aimaient pas le sport. Ils étaient sous pression pour étudier et n'avaient pas le temps de faire de l'exercice", explique Sui Lu.

"Mais maintenant, tout le monde comprend l'intérêt du sport."

L'Etat veut réduire la charge de travail scolaire des jeunes, au profit notamment d'un objectif de deux heures d'activité physique quotidiennes.

Une campagne très demandeuse en professeurs qualifiés. Ce qui donne à Sui Lu et à d'autres champions retraités de nouvelles opportunités de carrière.

"Avant, tout le monde pensait que la seule chose que les sportifs professionnels pouvaient faire après leur retraite, c'était d'entraîner d'autres athlètes de haut niveau", déclare-t-elle.

Sa nouvelle mission: combattre l'idée reçue selon laquelle le sport serait l'apanage des sportifs de haut niveau -- et une perte de temps pour les autres.

- "Instincts naturels" -

Cette promotion de l'activité physique fait partie d'une campagne plus vaste de l'Etat chinois pour encourager des modes de vie plus sains.

Il s'est attaqué ces derniers mois aux émissions de télévision jugées "vulgaires" ou encore à l'addiction aux jeux vidéo chez les mineurs.

Le système scolaire est très sélectif en Chine et contribue à limiter l'activité sportive des jeunes.

Les Chinois se préparent depuis l'enfance au passage, à 18 ans, du concours d'entrée à l'université.

De nombreux parents poussent leur enfant à consacrer tout leur temps libre aux études. Une situation accusée d'entraîner obésité, stress et myopie.

Championne du monde junior de badminton par équipe en 2010, Jiang Yujing enseigne désormais dans un établissement scolaire de Shanghai qui fait école primaire et collège.

Beaucoup de parents réalisent que "les études ne sont pas l'unique voie" vers la réussite, selon elle.

"Aujourd'hui, ils n'obligent plus forcément leur enfant à suivre des cours particuliers le weekend", déclare Jiang Yujing.

"Ils veulent davantage suivre les instincts naturels de leur enfant et faire en sorte qu'il évacue le stress par le sport."

L'un de ses élèves, Song Xuanchun, dit ressentir un net changement avec ces nouveaux cours.

"La plupart de mes camarades sont en meilleure forme", explique-t-il.

- Vélo et badminton -

Maman de deux enfants scolarisés en primaire, Zhu Jing avait l'habitude de les inscrire à d'innombrables cours particuliers.

Avant de changer d'avis ces derniers mois: "S'ils étudient tous les jours (...) leur soif d'apprendre diminuera parce qu'ils se diront que peu importe leurs efforts, ils auront de toute façon des devoirs à n'en plus finir."

Depuis le début de l'année scolaire, Zhu Jing dit avoir diminué la charge de travail de ses enfants, libérant du temps pour le vélo ou le badminton.

Sur certains blogs, des parents expriment toutefois leur inquiétude face à ce développement du sport, qui pourrait selon eux entraver les résultats de leur enfant en maths, chinois ou anglais.

Mais signe de la prise de conscience générale, des provinces adaptent désormais les examens d'entrée au lycée et à l'université afin de donner plus de poids aux résultats sportifs de l'élève.

Dans un autre établissement de Shanghai, le proviseur-adjoint, Zhang Meng, explique avoir près de 20 professeurs de sport et vouloir en recruter six autres.

Preuve du changement à l'oeuvre: l'école a installé de nouveaux éclairages autour de ses terrains de sport afin de permettre aux élèves de s'exercer jusqu'à tard le soir.

"Pour moi, un enfant qui aime le sport, c'est quelqu'un de bien dans son corps et dans sa tête", résume M. Zhang.

AFP Infos Françaises
vendredi 18 février 2022 - 06:09:46 GMT 559 mots

JO-2022: Eileen Gu dans la troisième dimension

Zhangjiakou (Chine), 18 fév 2022 (AFP) - - Elle est Chinoise, elle a 18 ans et elle a survolé vendredi l'épreuve de ski half-pipe. Eileen Gu a encore pris une autre dimension avec sa troisième médaille olympique et sera assurément l'une des stars de ces JO-2022.

Assurée de l'or avant même son troisième run de la finale, la jeune championne s'est offert le luxe d'une dernière descente sans pression, à la parade face aux tribunes pour une fois bruyantes du snowpark de Zhangjiakou.

"J'étais transportée par l'émotion et je me suis dit que j'avais vraiment mérité ce tour d'honneur. Un beau point final à cette incroyable aventure olympique", a-t-elle réagi dans l'aire d'arrivée. "Je suis épuisée, mais tellement heureuse. Je viens de vivre les deux plus belles semaines de ma vie".

Née en Californie d'un père américain et d'une mère chinoise, Eileen Gu, objet de toutes les attentions dans le pays organisateur, a écrasé comme attendu sa discipline de prédilection avec un meilleur run de 95,25 points, loin devant toutes ses rivales.

La Canadienne Cassie Sharpe, championne olympique 2018, a pris la deuxième place avec 90,75 points, devant sa compatriote Rachael Karker (87,75 points), médaillée de bronze.

Championne du monde en titre du half-pipe, la Chinoise dispose d'une marge conséquente sur la concurrence dans cette discipline technique, dont elle s'est déjà adjugé le globe de cristal cette saison en s'imposant lors de chacune des étapes de Coupe du monde qu'elle a disputées.

- Une "machine" très médiatique -

A l'issue des qualifications, elle disait déjà être "fatiguée" par l'enchaînement des épreuves depuis le début de la quinzaine, après avoir soufflé l'or à la Française Tess Ledeux sur le big air, qui faisait son entrée au programme des Jeux en ski, et arraché au mental l'argent du slopestyle.

L'adolescente a tout de même encore réussi vendredi à produire deux runs de grande qualité dans le "demi-tube" olympique, baigné de soleil mais balayé par un vent glacial après les chutes de neige de la veille.

Ses sauts, d'une amplitude unique chez les femmes, ont fait frissonner de plaisir les bénévoles et les quelques spectateurs chinois invités, pour une ambiance rare depuis le début de ces Jeux sous bulle sanitaire.

"Je ne sais pas comment elle fait. Elle est engagée dans trois disciplines et monte à chaque fois sur le podium", a salué sa dauphine Cassie Sharpe, admiratrice. "Elle est extrêmement talentueuse. C'est une machine".

L'intéressée se sentait pourtant "un peu nerveuse" avant de viser un triplé de médailles inédit dans la jeune histoire olympique du ski freestyle: "La pression m'avait rattrapée, j'avais tellement envie de bien faire".

"Je ressens énormément de gratitude et un sentiment d'accomplissement après des années et des années de travail. C'est comme prendre une grande bouffée d'oxygène", a-t-elle ajouté, ses mèches blondes colorées dépassant d'un bonnet en forme de panda.

Egérie publicitaire, mannequin à ses heures et future étudiante à la prestigieuse université américaine de Stanford, Gu se veut une ambassadrice de son sport dans le pays de sa mère, qu'elle a choisi de représenter en 2019 et dont elle maîtrise parfaitement la langue et les codes culturels.

Habile communicante au sourire radieux, la désormais triple médaillée olympique affirme se sentir à la fois Chinoise et Américaine et vouloir servir de pont entre ses deux pays. Une diplomate en tenue de ski.

sdu/ep/nzg

AFP - Journal Internet AFP (français)
mardi 8 février 2022 - 19:49:41 GMT 647 mots
Aussi paru dans
7 février 2022 - AFP Infos Françaises
8 février 2022 - AFP doc
9 février 2022 - RTL Info (site web réf.)

JO-2022: Vlhova-Shiffrin, duel de revanchardes en slalom

Par Coralie FEBVRE et Robin GREMMEL

Yanqing (Chine) (AFP) - Après un géant raté pour toutes les deux lundi, Petra Vlhova et Mikaela Shiffrin se retrouvent mercredi lors du slalom des JO de Pékin, immenses favorites après s'être partagé 39 des 42 derniers slaloms de Coupe du monde.

. La favorite: Petra Vlhova

Seulement 14e lundi du géant remporté par la Suédoise Sara Hector, la meilleure skieuse de la saison dernière a prévenu: le slalom "est une discipline différente, donc je suis prête à me battre".

Or quand la Slovaque de 26 ans échoue entre les piquets serrés cet hiver, c'est qu'elle n'est que deuxième (à Killington et Schladming). Avec cinq succès en sept courses, Vlhova a déjà assuré son deuxième globe de la spécialité, après celui de 2020.

Au départ de toutes les courses l'hiver dernier, lorsqu'elle chassait son premier gros globe, la skieuse de Liptov a allégé son calendrier cette saison pour ne disputer que les épreuves techniques et devenir la première Slovaque médaillée olympique en ski alpin.

Déjà engagée aux JO-2014 de Sotchi puis aux JO-2018 de Pyeongchang, elle n'a jamais fait mieux qu'une 5e place, en combiné en Corée du Sud.

. La revancharde: Mikaela Shiffrin

Une élimination de Shiffrin en géant, c'est une scène si lointaine qu'on ne l'attendait pas à Pékin. Mais pour la première fois depuis le 23 janvier 2018, l'Américaine est partie à la faute lundi dans la discipline dont elle était championne olympique en titre.

Pour la skieuse du Colorado engagée dans toutes les épreuves individuelles, la meilleure chance de revanche arrive dès mercredi, avec le slalom, dont elle avait décroché l'or aux JO-2014 de Sotchi.

Dans cette spécialité où sa justesse technique et son explosivité ont longtemps écrasé la concurrence, la championne compte aussi six globes et 47 succès en Coupe du monde, soit le record pour une seule discipline devant le légendaire Suédois Ingemar Stenmark.

Mais il lui faut désormais skier à la limite pour contester la suprématie de Vlhova, qu'elle a dominée à deux reprises cette saison.

"Chaque course est un énorme test", expliquait-elle en début de saison. "Nous sommes à un très haut niveau, c'est pour cela qu'on fait des erreurs. C'est comme faire une embardée à près de 130 km/h sur l'autoroute."

. La trouble-fête: Katharina Liensberger

Et si l'Autrichienne refaisait sur la piste chinoise le coup de la Suédoise Frida Hansdotter, championne olympique inattendue aux JO-2018 de Pyeongchang, et désormais retraitée?

L'an dernier déjà, aux Championnats du monde de Cortina d'Ampezzo, la technicienne de 24 ans avait bousculé le duel Vlhova-Shiffrin en écrasant le slalom, avant même d'avoir remporté sa première épreuve de Coupe du monde, puis s'était adjugé le petit globe de la spécialité.

Mais Liensberger, touchée par le Covid-19 en décembre, ne compte que deux podiums cette saison (2e à Lienz, 3e à Zagreb).

. La Française: Nastasia Noens

La Niçoise de 33 ans, participe à ses quatrièmes Jeux, elle est la skieuse la plus "capée" de l'équipe de France avec le vice-champion olympique de descente Johan Clarey.

"Je ne suis pas impressionnée, moins émerveillée c'est sûr. Je prends cette édition calmement, plus zen que si j'étais plus jeune, je reste focalisée sur mon objectif, je veux profiter de ces moments que je ne vivrai plus", a-t-elle indiqué, alors que monter sur le podium paraît mission impossible.

AFP - Journal Internet AFP (français)
samedi 12 février 2022 - 09:53:18 GMT 723 mots
Aussi paru dans
12 février 2022 - AFP doc AFP Infos Françaises AFP Infos Mondiales Boursorama (site web réf.) MSN (Canada) (français) (site web réf.) RTL Info (site web réf.) Challenges (site web) La Liberté (Suisse) (site web réf.) Free (site web réf.)

Turkménistan: le président prépare son départ avec une présidentielle anticipée dès mars

Par Anton LOMOV

Achkhabad (Turkménistan) (AFP) - L'excentrique et autoritaire président du Turkménistan a amorcé un passage de témoin avec l'annonce samedi d'une présidentielle anticipée en mars, son fils faisant figure de dauphin même si aucune annonce n'a encore été faite.

"Le président nous a donné pour instruction de préparer une présidentielle anticipée pour le 12 mars", a dit à l'AFP Bezerguen Garraïev, le porte-parole de la Commission électorale de ce pays reclus de l'Asie centrale ex-soviétique.

Vendredi, le dirigeant de 64 ans, aux commandes du pays depuis 15 ans, avait dit avoir pris "une décision difficile" sur son rôle du fait de son âge, indiquant que le pays avait besoin de "jeunes dirigeants".

Depuis des semaines, des spéculations allaient bon train au sujet de ce régime parmi les plus fermés au monde. Elles prédisaient que le président voulait céder la place à son fils Serdar, 40 ans, promu à plusieurs reprises ces dernières années.

Gourbangouly Berdymoukhamedov a laissé entendre vendredi, jour anniversaire de son élection à la présidence, qu'il voulait se retirer lors d'un discours devant une assemblée d'élus du parlement, de membres du gouvernement et de hauts responsables de l'Etat, mais ses propos n'ont pas été retransmis en direct par la télévision, les médias d'Etat résumant sa teneur par la suite.

"Il y a 15 ans, le 11 février 2007, une élection du président du Turkménistan a eu lieu dans notre pays. Mon peuple aimé m'a choisi alors pour la plus haute fonction de l'Etat, me faisant profondément confiance", a-t-il dit, dans un discours consacré à la stratégie de développement du pays pour 30 ans.

"La voie de la gouvernance en cette nouvelle étape de développement pour le pays doit être confiée à des dirigeants jeunes", a-t-il ensuite ajouté, signifiant son départ prochain de la présidence, mais disant vouloir conserver la tête de la chambre haute du Parlement, l'une de ses nombreuses casquettes.

M. Berdymoukhamedov, comme son prédécesseur Saparmourat Niazov mort fin 2006, a institué un culte de sa personnalité dans son pays. Il contrôle tous les leviers du pouvoir et aucune forme de critique n'y est autorisée.

Les forces de l'ordre et les services de sécurité y sont réputés impitoyables. Des hauts responsables déchus y sont aussi régulièrement contraints à des excuses télévisées.

- Cheval, chien, statue -

Le Turkménistan, pays riche en gaz, est cependant confronté à une crise économique, aggravée par la pandémie du coronavirus. Les autorités n'ont pourtant jamais reconnu le moindre cas dans le pays, tout en instaurant des mesures strictes de confinement et en rendant la vaccination obligatoire.

Le président turkmène, un ancien dentiste, aime aussi s'afficher à la télévision dans des mises en scène très chorégraphiées, galopant à cheval, faisant des courses de vélo ou composant de la musique avec son petit-fils. Certaines de ces vidéos, du fait de leur kitsch, rencontrent un large succès sur internet.

Le fils du président, Serdar, est déjà vice-Premier ministre en charge de l'économie, et a remplacé son père au poste hautement symbolique de chef de l'association nationale des chevaux Akhal-Teke, l'animal national.

En avril 2021, il a été porté à la dignité d'"honorable éleveur" d'alabaïs, une race de chiens révérée dans ce pays fermé d'Asie centrale.

Né le 29 juin 1957, Gourbangouly Berdymoukhamedov a d'abord choisi une carrière de dentiste et se serait occupé des dents de son prédécesseur Saparmourat Niazov avant d'être nommé ministre de la Santé par ce dernier, en 1997.

A la mort soudaine du président, qui dirigeait sans partage le Turkménistan depuis la dislocation de l'Union soviétique, Berdymoukhamedov arrive au sommet de l'Etat avec le soutien, vital, des services secrets.

Dans les premières années de sa présidence, il démantèle les symboles de son prédécesseur. La statue en or à l'effigie de Niazov est déplacée du centre d'Achkhabad, la capitale, vers sa banlieue.

Puis il met en place son propre culte de la personnalité. En 2015, les autorités inaugurent ainsi dans la capitale Achkhabad une statue en or équestre de Gourbangouly Berdymoukhamedov, une colombe perchée sur sa main gauche.

AFP - Journal Internet AFP (français)
samedi 19 février 2022 - 10:42:06 GMT 763 mots
Aussi paru dans
19 février 2022 - AFP Infos Françaises AFP doc La Croix (site web) Challenges (site web) Le Soleil (Québec, QC) (site web) Le Droit (Ottawa, ON) (site web) Le Nouvelliste (Trois-Rivières, QC) (site web) Le Quotidien (Saguenay, QC) (site web) La Tribune (Sherbrooke, QC) (site web) La Voix de l'Est (Granby, QC) (site web)
18 mai 2022 - France Soir (site web réf.)

Sportives de haut niveau: avoir un enfant peut rimer avec performance

Par Déborah CLAUDE

Paris (AFP) - Serena Williams, Victoria Azarenka mais aussi Cléopâtre Darleux: avoir un enfant n'est plus synonyme d'arrêt de carrière mais les sportives de haut niveau ont besoin d'un meilleur accompagnement et de soutien pour balayer les clichés selon lesquels une grossesse entame forcément les performances au retour de maternité.

En France, les sportives ayant poursuivi leur carrière après un accouchement se sont longtemps comptées sur les doigts de la main, la médaillée olympique de boxe Sarah Ourahmoune, devenue mère en 2013, en tête.

Au tennis, la superstar américaine Serena Williams a remporté l'Open d'Australie 2017 en étant enceinte de huit semaines et a renoué avec la compétition après la naissance de sa fille. La Bélarusse Victoria Azarenka, ex-N.1 mondiale, a elle repris la raquette après un accouchement en 2016.

Si cela reste un challenge, les exemples sont plus fréquents. La judoka Clarisse Agbégnénou, double championne olympique à Tokyo l'été dernier, vient ainsi d'annoncer début février sa grossesse en donnant rendez-vous pour les JO de Paris en 2024.

La biathlète Anaïs Chevalier-Bouchet, médaillée d'argent aux Jeux d'hiver de Pékin, après une pause enfant pendant la saison 2019-2020, s'est elle dite "fière" de faire partie des femmes qui concilient maternité et sport de haut niveau.

C'est le sens du guide très complet "Sport de haut-niveau et maternité: c'est possible!", présenté vendredi à l'Insep et sur lequel a travaillé le ministère des Sports. L'objectif est de faire "sauter le verrou qui empêche les femmes athlètes de faire une pause bébé", explique la ministre Roxana Maracineanu.

- crainte de la prise de poids -

Crainte de l'annoncer et de l'adaptation des entrainements pendant la grossesse, peur de la prise de poids, de ne plus retrouver son niveau, de la question financière ou encore du mode de garde au retour à la compétition... la sportive pro, dont le corps est l'outil de travail et la durée de carrière réduite, a mille raisons de se poser ces questions.

Selon une enquête du ministère des Sports, sur 700 sportives interrogées, plus de 60% considèrent qu'il est difficile de devenir mère pendant la carrière.

L'haltérophile Dora Tchakounte, quatrième aux Jeux de Tokyo, raconte avec beaucoup d'émotion combien elle a été "seule" dans cette expérience, à l'exception du soutien de ses parents. "J'ai caché ma grossesse" et "je voulais passer inaperçue", a-t-elle expliqué.

L'expérience n'a pas été simple non plus pour la judoka Automne Pavia dont le club a très mal pris sa grossesse: "pour eux c'était un arrêt de carrière que je ne voulais pas dire alors que c'était pas du tout le cas". Elle a changé de club et a, cette fois-ci, été soutenue.

La basketteuse Valériane Vukosavljevic se dit "ravie" d'avoir "réussi à faire une médaille olympique (en bronze) en étant enceinte de 16 semaines", a-t-elle raconté vendredi, trois semaines après son accouchement et six mois après le podium au Japon.

Gynécologue à l'Insep, Carole Maître, qui a participé à la rédaction du guide, évoque "les appréhensions et les idées reçues" à "lever", avec les manières d'adapter les entraînements durant la grossesse, et la "possibilité du retour au haut-niveau".

- revenir à son meilleur niveau -

L'escrimeuse Cécilia Berder, vice-championne olympique de sabre en équipe à Tokyo, actuellement enceinte, "a un focus tous les mois sur ce qu'elle peut faire avec sa préparatrice physique".

L'impact sur la performance est l'une des principales interrogations.

"Oui on peut revenir à son meilleur niveau", assure Alice Meignié, chercheuse en épidémiologie de la performance sportive.

Si la sportive n'avait pas atteint son "pic de performance" avant la grossesse, elle l'atteindra après et inversement, explique sa collègue Juliana Antero. Le niveau de performance baisse si elle était en phase de décroissance avant sa grossesse. "Elles suivent l'évolution normale de leur âge", résume-t-elle.

"Le soutien de l'environnement sportif est essentiel pour mener à bien sa maternité et son retour", insiste de son côté Carole Maître, pour inciter les encadrements à s'emparer des connaissances sur le sujet.

Gardienne de l'équipe de France de hand-ball, championne olympique au Japon, Cléopâtre Darleux a aussi ouvert la voie dans les sports collectifs après son accouchement en 2019. Le hand français a signé en 2021 la première convention collective qui garantit notamment un congé maternité, avec un maintien de salaire de 12 mois. Pour Darleux, cela devait être trois mois mais son club, Brest, avait "fait le choix du maintien (total) de salaire", souligne-t-elle.

AFP Infos Françaises
dimanche 16 janvier 2022 - 12:33:41 GMT 186 mots

Biathlon: Roeiseland impériale, Bescond 4e

Ruhpolding (Allemagne), 16 jan 2022 (AFP) - - La Norvégienne Marte Olsbu Roeiseland a conforté sa première place au classement général de la Coupe du monde de biathlon en remportant dimanche la poursuite de Ruhpolding (Allemagne), la Française Anaïs Bescond échouant au pied du podium (4e).

Roeiseland (31 ans), auteure d'un 20/20 au tir, a effectué une véritable démonstration et a devancé de 20,8 secondes la Suédoise Elvira Oeberg, sa dauphine dans la course au gros globe de cristal, et de 32,4 secondes sa soeur Hanna Oeberg.

Avec son 6e succès de la saison, le 15e de sa carrière, Roeiseland est très bien partie pour s'adjuger une première Coupe du monde et sera la grande favorite des Jeux Olympiques de Pékin (4-20 février).

Côté français, Anaïs Bescond a été longtemps aux avant-postes pour tenter d'arracher son 3e podium de l'hiver mais une erreur à son dernier tir debout lui a coûté cher. La triple médaillée olympique et doyenne des Bleues (34 ans) confirme cependant sa belle forme actuelle en décrochant la 4e position.

Julia Simon (8e) et Justine Braisaz-Bouchet (9e) ont limité les dégâts.

kn/lrb

Le Figaro (site web)
mercredi 4 août 2021 - 14:57 UTC +02:00 273 mots

Sports ; Jeux olympiques

JO : une médaillée d'or australienne lance un appel à la SNCF pour retrouver ses bouquets olympiques perdus

La rédaction

La kayakiste australienne Jessica Fox tente désespérément de remettre la main sur ses bouquets olympiques égarés dans un train pour Marseille fin juillet.

Où sont passés les bouquets olympiques qui tiennent tant à cœur à Jessica Fox après son sacre à Tokyo en slalom (C1) ? L'Australienne, qui possède la double nationalité française et qui a aussi décroché le bronze (K1), croit avoir une petite idée sur la question. Ceux-ci auraient été égarés entre Paris et Marseille, dans un train emprunté par sa mère qui les avait récupérés, le 31 juillet dernier.

Pour tenter de retrouver ces précieux souvenirs, l'athlète a lancé un appel sur les réseaux sociaux en comptant sur la solidarité des internautes pour résoudre le problème. La quadruple médaillée olympique s'est adressée directement à la SNCF ce mercredi mais la compagnie des chemins de fer n'avait pas encore répondu à l'appel.

En 2018, la Française Véronique Pierron avait retrouvé ses patins

Jessica Fox peut espérer récupérer ses bouquets. En 2018, la patineuse française Véronique Pierron avait elle aussi lancé un appel à l'aide après le vol de ses patins pour l'épreuve de vitesse à PyeongChang. Le temps pressait car il lui était impossible d'en commander une nouvelle paire sur mesure avant son entrée en lice en Corée du Sud. Par bonheur, les patins avaient été retrouvés par la police catalane.

Le sport en vidéo : le joli but de l'extérieur du pied de Payet avec l'OM contre Villarreal en amical le 31 juillet dernier (2-1)

Voir aussi :

Le Point.fr, no. 202107
Sports, samedi 24 juillet 2021 970 mots

Ysaora Thibus, la « French touche »

Par Guillaume Paret

PORTRAIT. Grand espoir de médaille aux Jeux olympiques, la fleurettiste tricolore entre en scène dimanche à la Makuhari Messe de Tokyo.

Sera-t-elle la première fleurettiste française médaillée olympique depuis le titre de Pascale Trinquet en 1980 à Moscou ? À 29 ans, Ysaora Thibus a tout de l'héritière tant espérée. Vice-championne du monde en 2018 et troisième au classement mondial, la Guadeloupéenne dispute sa troisième olympiade de suite (après Londres 2012 et Rio 2016) avec l'objectif de grimper pour la première fois sur le podium et peut-être de décrocher le titre olympique. La compétition débute dimanche pour les fleurettistes dames et les épéistes messieurs.

L'escrime française dispose dans ses rangs de fines lames et peut se montrer ambitieuse aux Jeux de Tokyo, où elle espère égaler sa performance de Rio (trois médailles, une de chaque couleur et toutes masculines) et retrouver son lustre d'antan. Parmi les grands espoirs de médaille, Ysaora Thibus est sans conteste la meilleure fleurettiste tricolore depuis près d'une décennie. Et la championne de France, huit fois titrée entre 2011 et 2019, a récemment prouvé qu'elle n'avait rien perdu de son escrime à l'occasion de la seule épreuve de Coupe du monde disputée depuis le début de la pandémie, en mars 2021 à Doha (Qatar). Malgré un an sans duel, la fleurettiste a décroché la troisième place. Un résultat qui fait suite à une bonne saison 2019-2020, notamment marquée par deux podiums en Coupe du monde et une victoire au Grand Prix de Turin. C'est donc avec confiance que l'escrimeuse antillaise signe ses débuts dans cette 32e olympiade de l'ère moderne.

À LIRE AUSSIJudo, Escrime, Handball : ce qu'il faut retenir de la nuit olympique

Sur les traces de Laura Flessel

Originaire des Abîmes en Guadeloupe, c'est sur l'île papillon que la lumineuse Ysaora a découvert l'art de la touche. Un beau matin, en accompagnant son petit frère à un cours d'escrime, la jeune danseuse classique - sport qu'elle exerçait depuis ses quatre ans - tombe sous le charme de la discipline. Elle s'inscrit à son tour (à l'âge de 7 ans), remporte ses premiers duels et prend goût à la compétition. Encore adolescente, Ysaora Thibus perçoit l'étendue de son talent, fleuret à la main. Mais pour progresser, elle doit quitter son île natale.

À LIRE AUSSITeddy Riner : « Si je gagne cette troisième médaille d'or olympique... »Déterminée à devenir la meilleure sur la piste, elle débarque en métropole à 17 ans pour intégrer l'Insep (Institut national du sport et de l'éducation physique) à Aix-en-Provence et rejoindre l'année suivante l'équipe de France de fleuret féminin. Comparée à l'iconique épéiste Laura Flessel, la prometteuse fleurettiste décroche sa qualification pour ses premiers Jeux olympiques en 2012 à Londres. Escrimeuse accomplie, Ysaora est aussi à l'aise avec un fleuret qu'avec les études : diplômée de l'École supérieure de commerce de Paris, la jeune femme a reçu en 2013 le prix Bernard Destremau de l'Académie des sciences morales et politiques, qui récompense un sportif de haut niveau conciliant la compétition et des études supérieures.

Septuple championne de France

Malgré son élimination en huitièmes de finale aux Jeux de Londres à 21 ans, Ysaora s'inscrit rapidement comme la meilleure fleurettiste tricolore en remportant sept fois d'affilée le titre de championne de France de la discipline (entre 2013 et 2019). Mais aux Jeux de Rio 2016, la jeune femme termine à la cinquième place. Un moment douloureux pour une grande compétitrice en quête de podium olympique, qui la pousse à tourner la page de huit années à l'Insep. Ysaora Thibus décide alors de bouleverser son entourage et sa préparation pour suivre en Californie (États-Unis) son compagnon, le fleurettiste américain Race Imboden.

À LIRE AUSSIJO de Tokyo : faites vos Jeux, rien ne va plusUn pari réussi qui lui permet de décrocher son premier podium mondial en individuel en 2017 à Leipzig (Allemagne) avec une troisième place, puis en 2018 à Wuxi (Chine) où elle décroche l'argent. Sur la scène européenne, Ysaora a depuis remporté deux fois le bronze (2017 et 2019) et une médaille d'argent (2019) pour s'imposer comme la meilleure chance de médaille tricolore en fleuret féminin. Pourtant, la tâche s'annonce particulièrement difficile pour la Française face à la terreur du circuit féminin, la Russe Inna Deriglazova (31 ans). Numéro un mondiale, la championne olympique en titre et triple championne du monde écrase tout sur son passage avec une régularité exceptionnelle qui l'érige logiquement au rang de grande favorite à Tokyo.

L'escrime aux JO, une histoire d'amour française

« J'aime l'escrime, à titre de Français, parce que c'est un art national, un fruit du pays comme la conversation », écrivait Ernest Legouvé (Soixante ans de souvenirs, 1886). Et l'écrivain ne s'y trompait pas. Car c'est tout simplement le sport qui a apporté le plus de médailles aux Bleus dans l'histoire des Jeux olympiques. Au total, ils en ont décroché 119 : 42 en or, 41 en argent et 36 en bronze. Une histoire d'amour qui a débuté dans les années 1920-1930, avec les pionniers Philippe Cattiau et Roger Ducret, qui en ont remporté huit chacun. Élu escrimeur du XXe siècle Christian d'Oriola a été triple champion olympique dans les années 1950. Laura Flessel reste, elle, la meilleure épéiste avec cinq distinctions, dont deux titres. Autre grand nom à retenir, Jean-François Lamour double médaillé d'or au sabre en 1984 et 1988.

À LIRE AUSSIQuels sont les 5 « pires » JO de l'Histoire ?Grande pourvoyeuse de médailles aux JO, l'escrime française lance donc ses fleurettistes dames et ses épéistes messieurs ce dimanche. Ysaora Thibus, Pauline Ranvier et Anita Blaze, ainsi que Yannick Borel peuvent débloquer le compteur tricolore après les trois médailles ramenées de Rio. D'autant que la France est le deuxième pays le plus médaillé dans l'histoire olympique, derrière l'Italie. Et à Tokyo, les escrimeurs tricolores seront une nouvelle fois parmi les principaux favoris de la discipline.

Cet article est paru dans Le Point.fr

Le Figaro (site web)
mardi 27 juillet 2021 - 13:55 UTC +02:00 109 mots

Sports ; Jeux olympiques

JO, Taekwondo (F) : Althéa Laurin : «J'étais venue chercher l'or»

Althéa Laurin, médaillée de bronze en taekwondo (+57 kg), au micro de France TV: « Je suis ravie d'être médaillée olympique. J'étais venue chercher l'or, ce n'est pas forcément ce que je voulais comme couleur mais je vais me satisfaire de cela, c'est déjà beau à cet âge-là. C'est un honneur de pouvoir suivre les traces de Gwladys Epangue. Elle est très inspirante, elle m'a donné des conseils en amont de la compétition. Je ne me rends pas forcément compte encore, j'en prendrai conscience pleinement une fois la médaille autour du cou. »

Voir aussi :

Le Figaro (site web)
vendredi 30 juillet 2021 - 11:18 UTC +02:00 546 mots

Sports ; Jeux olympiques

JO : Romane Dicko, du bronze pour apprendre

La judokate française, qui visait légitimement l'or ce vendredi, a finalement dû se contenter d'une médaille de bronze. Sa première aux Jeux.

Envoyé spécial à Tokyo

D'abord un one woman show, puis une douche glacée. Tandis que Teddy Riner voyait filer ses rêves de triplé olympique sur le tapis voisin, Romane Dicko, elle, avait survolé le début de sa compétition d'une manière impressionnante dans le majestueux Budokan de Tokyo. À la manière, justement, de son compatriote et collègue chez les lourds, du temps où il régnait sur sa catégorie. Dicko-Riner, le rapprochement a d'ailleurs commencé lorsque la première à décrocher le titre de championne de France à seulement 17 ans, un record de précocité dans l'Hexagone. Et depuis, même si elle a réussi, avec le temps, à s'affranchir de la comparaison, celle-ci demeure présente dans tous les esprits, tant la jeune femme de 21 ans marche dans les pas du décuple champion du monde. Au point même de décrocher le bronze sur ses premiers Jeux, comme un certain Riner à Pékin en 2008.

A 21 ans, elle prend date pour l'avenir et forcément les JO de Paris en 2024

» LIRE AUSSI - JO: Golden score, waza-ari, quart de finale... La défaite surprise de Riner en vidéo

Impatiente d'en découdre pour sa première participation aux Jeux, elle dont la vocation sur les tatamis était née en 2012 devant sa télévision en observant les combats d'une certaine Audrey Tcheuméo - championne du monde en 2011 et double médaillée olympique en 2012 (bronze) et 2016 (argent) – lors des Jeux de Londres, la native de Clamart n'a pas perdu de temps sur son premier combat, achevé en moins de 30 secondes sur un ippon infligé à la Lituanienne Sandra Jablonskyte. Une simple mise en bouche. En quart de finale, elle se retrouvait face à celle qui la devance d'un rang dans la hiérarchie mondiale, la Brésilienne Maria Altheman. Sauf que sur le tatami, la plus forte était bien la Française, avec un waza-ari suivi d'un ippon en moins de dix secondes, sitôt la première minute de combat achevée. Une démonstration de force. Qu'il s'agissait ensuite de confirmer lors du block final.

Las, en demi-finales, Dicko se heurtait à un obstacle de taille en la personne d'Idalys Ortiz, numéro 1 mondiale. Une Cubaine qu'elle avait battue pourtant à Doha en janvier dernier. Mais Ortiz, cinq ans après avoir cédé en finale à Rio face à Emilie Andéol, ne voulait pas voir une Française lui éteindre encore une fois son rêve olympique. Sur un waza-ari au bout de 2'13'' de combat, Ortiz prenait ainsi l'avantage. Pour ne plus le lâcher. Incapable de trouver l'ouverture, la judokate du Paris SG en était réduite à se diriger vers la petite finale et un duel face à la Turque Kayra Sayit (7e mondiale). Un combat à sens unique, la Française s'imposant sur une immobilisation au sol au bout d'une minute. De quoi verser quelques larmes de joie sur le tatami. Même si elle était venue pour un autre métal, Dicko sait ce que représente un podium olympique à seulement 21 ans.

À VOIR AUSSI - JO: Teddy Riner «sera au rendez-vous pour Paris 2024», assure la présidente du CNOSF

Le Figaro (site web)
mercredi 7 juillet 2021 - 12:53 UTC +02:00 185 mots

Sports ; Jeux olympiques

JO 2020: Patty Mills et Cate Campbell porte-drapeaux de l'Australie

Le Figaro avec AFP

Le basketteur Patty Mills et la nageuse Cate Campbell ont été retenus mercredi pour être les porte-drapeaux australiens lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Tokyo (23 juillet-8 août), dans ce qui sera leur quatrième participation. Le meneur des San Antonio Spurs rentrera dans l'histoire en devenant le premier porte-drapeau aborigène australien, tandis que Cate Campbell deviendra la première nageuse australienne à occuper ce rôle.

« En tant qu'homme (des tribus australiennes) Kokatha, Naghiralgal et Dauareb-Meriam, je suis fier, c'est incroyable», a déclaré Patty Mills, qui mène, à 32 ans, une équipe de basket-ball australienne qui compte parmi les favoris à la médaille d'or. « C'est un moment très fort, je le ressens au plus profond de moi-même». Pour Cate Campbell, « mener l'équipe australienne à ces Jeux olympiques revêt une signification particulière. »

« Chacun d'entre nous, qu'il s'agisse de débutants ou d'olympiens chevronnés, a dû se battre pour gagner sa place dans cette équipe», a déclaré la spécialiste du sprint en nage libre, cinq fois médaillée olympique.

Voir aussi :

Le Monde (site web)
afrique, mercredi 9 juin 2021 - 21:00 UTC +0200 1059 mots

Euro 2021 : cinq footballeurs que le continent africain va suivre avec attention

Alexis Billebault

Le tournoi devrait permettre à plusieurs joueurs aux racines nigérianes, congolaises, sénégalaises, tunisiennes ou sud-soudanaises de briller ou de se révéler.

Les sélections qualifiées pour la phase finale de l’Euro sont nombreuses à compter dans leur effectif au moins un footballeur d’origine africaine. Certains d’entre eux ont d’ailleurs été courtisés par la fédération du pays de leurs parents pour disputer une Coupe d’Afrique des nations (CAN). Mais ce sont bien les couleurs de l’Angleterre, de la Belgique, de l’Allemagne, de la France ou de la Suisse qu’ils défendront lors du tournoi européen qui se déroulera du 11 juin au 11 juillet. Les uns ont déjà acquis une certaine réputation au niveau international quand d’autres, moins exposés, pourraient profiter de l’événement pour combler ce déficit de notoriété.

Bukayo Saka (Angleterre)

L’Angleterre s’attendait à ce que Gareth Southgate, le sélectionneur des Three Lions, convoque l’expérimenté Jesse Lingard (28 ans, 29 sélections) plutôt que le jeune Bukayo Saka (19 ans). Mais le technicien a préféré surprendre en retenant le second, né dans la grande banlieue londonienne de parents nigérians et un temps approché par la Fédération nigériane de football pour rejoindre les Super Eagles. Saka, international anglais depuis octobre 2020, a remercié Southgate de sa confiance en inscrivant l’unique but du match amical face à l’Autriche, le 2 juin.

Une façon efficace d’atténuer les bruyantes interrogations d’une partie des supporteurs et de quelques chroniqueurs sur la présence de ce « gamin » dans la liste des 26 joueurs appelés à disputer l’Euro. Avec ses cinq buts inscrits en Premier League, l’attaquant, du haut de son insouciance, a été l’un des rares joueurs d’Arsenal – où il a été formé – à surnager lors d’une saison compliquée. Les supporteurs des Gunners l’ont d’ailleurs élu meilleur joueur du club en 2020-2021.

Romelu Lukaku (Belgique)

A 28 ans, Romelu Lukaku n’est plus un jeune premier. Son bilan avec les Diables rouges parle pour lui : 60 buts en 93 sélections. Et à l’heure où la Belgique est perçue comme un des favoris de l’Euro, la présence de cet attaquant d’une puissance rare consolide ce statut. Champion d’Italie avec l’Inter Milan et auteur de 24 buts en Série A, Lukaku a de qui tenir. Son père, Roger, ancien international congolais né à Kinshasa, a effectué une honnête carrière, principalement en Belgique, mais aussi en Turquie.

Mais si ce dernier était milieu de terrain de formation, Romelu est un buteur né, d’une précision chirurgicale. Partout où il est passé – hormis à Chelsea –, ce polyglotte (il parle sept langues, dont le swahili) a toujours confirmé ses talents de terreur des surfaces, que ce soit à Anderlecht, West Bromwich Albion, Everton ou Manchester United. La Belgique compte beaucoup sur lui pour décrocher le premier titre de son histoire.

Leroy Sané (Allemagne)

L’international allemand Leroy Sané (25 ans, 30 sélections) porte un prénom rare, tout droit sorti de l’imagination de son père, Souleymane, marié à la gymnaste allemande Regina Weber, médaillée olympique en 1984 à Los Angeles. Celui-ci, ancien attaquant de l’équipe du Sénégal, voue une grande admiration à Claude Le Roy, qui fut son sélectionneur. Quand son fils vint au monde, en 1996, il décida de l’appeler Leroy, en hommage au technicien français – lequel ne l’apprendra que des années plus tard.

Depuis, le milieu de terrain offensif a décidé de jouer pour l’Allemagne en 2015, alors qu’il possède également les nationalités sénégalaise et française (son père a en effet obtenu un passeport français) et aurait pu défendre les couleurs des Lions de la Teranga ou des Bleus. La « Nationalmannschaft » ne s’en plaint pas. Ce pur gaucher, plus passeur que buteur, est revenu en Allemagne en juin 2020 – au Bayern Munich –, après quatre saisons plutôt convaincantes à Manchester City, pour un transfert estimé à 45 millions d’euros.

Wissam Ben Yedder (France)

Pendant des années, la Fédération tunisienne de football a tenté de convaincre Wissam Ben Yedder, dont la famille est originaire de Djerba, de porter le maillot des Aigles de Carthage. Mais en 2018, l’actuel attaquant de l’AS Monaco est devenu international français. Partout où il a joué, à Toulouse ou à Séville, Ben Yedder, 30 ans, a toujours affiché une impressionnante régularité dans ses statistiques personnelles. Ce droitier – presque aussi adroit du pied gauche – a beaucoup joué au futsal dans sa jeunesse. Cela lui permet d’être à l’aise dans les petits espaces et de jouer à tous les postes offensifs.

En équipe de France, où il totalise treize sélections et deux buts, Ben Yedder est plus souvent remplaçant que titulaire. Ce sera encore le cas lors de l’Euro, où Didier Deschamps misera, sauf cataclysme, sur le trio Benzema-Mbappé-Griezmann que le monde entier, paraît-il, lui envie. Mais le Monégasque, réputé altruiste et bon camarade, aura à un moment ou un autre l’occasion de se montrer, surtout si le parcours des Bleus devait s’étirer dans le temps.

Denis Zakaria (Suisse)

Le milieu de terrain du Borussia Mönchengladbach (Allemagne) est le parfait exemple d’une sélection suisse qui fait partie des plus cosmopolites des 24 finalistes. Denis Zakaria, 24 ans, est né à Genève d’une mère sud-soudanaise et d’un père congolais. Il aurait pu jouer pour un de ces deux pays, mais son choix s’est vite porté sur la Suisse, une des quinze meilleures sélections européennes, dont la présence dans les phases finales des grandes compétitions (Coupe du monde et Euro) ne se dément pas depuis 2004.

Formé au Servette de Genève puis révélé aux Young Boys de Berne, il est aujourd’hui l’un des très bons joueurs de la Bundesliga et, à ce titre, naturellement convoité par des clubs aux moyens supérieurs à ceux du Borussia. Maillon essentiel de la sélection suisse, Denis Zakaria, aussi détendu dans la vie que combatif sur le terrain, a toujours affirmé son attachement à ses ascendances africaines, notamment en se rendant en RDC et dans le village natal de sa mère, au Soudan du Sud, dont il parle un dialecte local.

Cet article est paru dans Le Monde (site web)

Le Figaro (site web)
mardi 31 août 2021 - 14:12 UTC +02:00 210 mots

Sports ; Jeux olympiques

Jeux paralympiques : le rêve brisé d'une sprinteuse malvoyante dont le lien avec son guide se casse dans le 100 m

La rédaction

Favorite pour l'or paralympique Jerusa Geber Dos Santos a été contraint à l'abandon lorsque l'attache qui la liait à son guide au départ de la finale du 100 m s'est rompue.

L'or paralympique se tient parfois à d'infimes détails. Jerusa Geber Dos Santos peut en témoigner après la terrible mésaventure qui lui est arrivée au départ de la finale du 100 m T11 alors qu'elle était favorite. La sprinteuse s'est alignée sur la ligne de départ en compagnie de son guide chargé de courir à ses côtés mais juste après le coup de feu, la cordelette de 75 cm qui lie les deux athlètes s'est rompue.

La Brésilienne de 39 ans, triple médaillée olympique à Londres (2012) et à Pékin (2008) a tenté par tous les moyens de prendre la main de son accompagnateur pour poursuivre le sprint mais n'y est pas parvenue. Après une bonne vingtaine de mètres sur une piste détrempée, le duo a été contraint de s'arrêter, laissant les trois autres couples filer vers le podium.

VOIR AUSSI – Après les Jeux Olympiques... les Army Games 2021 ont débuté

Voir aussi :

Le Point.fr, no. 202107
Afrique, jeudi 29 juillet 2021 1611 mots

JO de Tokyo : ces Africains à suivre sur les concours

Par Abdoulaye A. Sall

ESPOIRS. Certains athlètes africains, à fort potentiel, pourraient saisir des opportunités de médailles dans les concours. Revue de détails des plus prometteurs.

Aujourd'hui, les différents concours ne sont pas l'apanage des athlètes africains sur la scène mondiale. Pourtant, par le passé, certains ont pu démontrer des aptitudes remarquées avec des résultats au plus haut niveau. L'exemple illustrant le mieux ce cas, c'est Papa Gallo Thiam, un athlète venu du Sénégal qui, sous les couleurs de la France, a réalisé un saut de plus de 2 mètres en hauteur et ce dès 1950. Plus exactement, il avait fait un bond de 2 mètres 03.

Papa Gallo Thiam (ici avec un athlète suédois), venu du Sénégal, sous les couleurs de la France, avait réalisé un saut de plus de 2 mètres en hauteur et ce dès 1950. © - / AFP

Pour remettre cette performance dans son contexte, il faut savoir que le médaillé d'or des Jeux de Londres en 1948, l'Australien John Winter, avait réalisé un saut de 1 mètre 98 devant l'Américain George Stanich et le Norvégien Bjorn Paulson, 1 mètre 95 chacun. Quant au podium de la discipline lors des Jeux de Helsinki en 1952, il avait été composé des Américains Buddy Davis (2 mètres 04) et Kenneth Wiesner (2 mètres 01) ainsi que du Brésilien José Telles da Concecao (1 mètre 98). Papa Gallo Thiam n'avait pas participé à ces olympiades pour cause de blessure.

De façon générale, il faut admettre que les performances africaines sur la scène mondiale sont rares. La Nigériane Chioma Ajunwa, championne olympique du saut en longueur en 1996, le sauteur en hauteur algérien Abderahmane Hammad, médaillé de bronze à Sydney (2000), la sauteuse sud-africaine Herstie Hels (double championne du monde 2001 et 2003 et double vice-championne olympique à Sydney et Athènes, la Camerounaise Francoise Mbango, double vainqueur du triple saut en 2004 et 2008, ou plus récemment des lanceurs de javelot comme le Kenyan Julius Yego, champion du monde en 2015, et vice-champions olympique l'année suivante, et l'Égyptien Ihab Abdelrahman, deuxième en 2015, sont les exceptions qui ont permis à l'Afrique de sauver l'honneur dans les concours mondiaux cers dernières années. Pour ces Jeux de Tokyo, voici quelques talents qui pourraient se distinguer dans leurs épreuves respectives.

À LIRE AUSSIJO de Tokyo: ces sprinteurs africains qui pourraient créer la surprise

Hughes Fabrice Zango (Burkina Faso - Triple Saut)

Parmi les grands favoris de l'épreuve du triple saut, il y a le Burkinabè Fabrice Zango entrainé par l'ex-recordman du monde en salle de la discipline (17 mètres 92), le Français Teddy Tamgho. Son objectif à Tokyo : décrocher l'or. Devenu lui-même recordman du monde de la discipline en salle lors de l'hiver 2021 avec le premier bond à 18 mètres 07, il devra faire face à une concurrence sévère de son adversaire portugais d'origine cubaine Pedro Pichardo, double vice-champion du monde en 2015 et 2017, avec des bonds à 17 mètres 68 et 17 mètres 73, et 4e lors des championnats de Doha avec un saut à 17 mètres 62. Précision : Pichardo a un record personnel à 18 mètres 08.

Lors du meeting de Székesfehérvár du 6 juillet 2021, les deux athlètes se sont tenus la bourre. Le Burkinabè a réalisé un bond de 17 mètres 82 (record personnel en extérieur) et a été devancé par Pichardo qui a fait un saut de 17 mètres 92, soit la meilleure performance mondiale de l'année. L'absence du quadruple champion du monde et double champion olympique sortant, l'Américain Christian Taylor (qui possède la deuxième meilleure performance de l'histoire avec un saut à 18m21 derrière le record du britannique Jonathan Edwards), forfait pour blessure à la cheville, va redistribuer les cartes et permettre le couronnement d'un nouveau champion.

À LIRE AUSSILe Nigeria, nation montante du basket-ball mondial

Yasser Mohamed Triki (Algérie - Triple saut)

Parmi les potentielles surprises de la discipline, l'Algérien Yasser Mohamed Triki s'est positionné parmi les athlètes à suivre cette année. Avec un bond à 17 mètres 33 réalisé cette année (nouveau record d'Algérie), il se positionne à la 7e position des meilleures performances de la saison.

Avec un bond de 17 mètres 33 réalisé cette année (nouveau record d'Algérie), Yasser Mohamed Triki se positionne à la 7e position des meilleures performances de la saison. © KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP

Alors qu'il avait initialement renoncé au championnat d'Afrique et aux Jeux olympiques faute de moyens, il s'est ravisé, bien soutenu par l'Etat algérien. Dans le but d'honorer son pays, Triki a pour objectif de décrocher une médaille olympique. Selon lui, aucun favori ne se dégage, et s'il y a toujours des surprises lors des Jeux, il est décidé à en être sur le triple saut. Une chose est presque certaine. Il faudra certainement améliorer le record d'Algérie pour jouer les troubles-fêtes. Avec une préparation optimale, tout est possible pour Yasser Mohamed Triki.

À LIRE AUSSIJO de Tokyo : le Tunisien Hafnaoui champion olympique à 18 ans

Ruswahl Samaai (Afrique du Sud - Saut en longueur)

Avec un ecord à 8 mètres 49 (2018), 2 fois champion d'Afrique, 9e puis 5e des championnats du monde de Londres puis Doha, Rushahl Samaai défendra les chances de l'Afrique du Sud pour le saut en longueur, en l'absence de Luwo Manyonga, champion du monde à Londres et vice-champion olympique à Rio, tout juste suspendu pour trois contrôles anti-dopage manqués.

Il sera accompagné de son compatriote Cheswil Johnson, 23 ans qui a réalisé 8 mètres 26 cette saison, son nouveau record personnel. La course à la médaille s'annonce relevée en présence du spécialiste cubain Juan Michel Echevarria (8 mètres 38 cette saison et avec un record personnel de 8 mètres 68), troisième des Championnats du monde de Doha, du sauteur grec Mitlitadis Tentoglu, auteur de la meilleure performance de l'année (8 mètres 60) et du champion du monde en titre, Tajai Gayle, vainqueur de l'épreuve avec la 10e meilleure performance de tous les temps avec un saut à 8 mètres 69, et de l'Américain JuVaughn Harrison, sensation du tournoi NCAA avec un bond de 8 mètres 45 au saut en longueur, deuxième meilleure performance de l'année, et 2 mètres 36 au saut en hauteur, troisième meilleure performance de la saison.

À LIRE AUSSINBA Afrique : la BAL a bien rebondi

Ihab Abderahman (Égypte - Javelot)

Médaillé d'argent lors des championnats du Monde de Pékin, puis suspendu en 2016 après un test positif à une substance interdite, le géant égyptien (1,94m) a fait son retour à la compétition en 2020. Désormais âgé de 32 ans, le double champion d'Afrique dont le record personnel est de 89 mètres 21, veut rattraper le temps perdu. Il a réalisé les minima pour se qualifier pour cette édition des Jeux olympiques avec un jet à 83 mètres 88, et sera la seule chance africaine de la discipline en raison du retrait de dernière minute de son rival kenyan Julius Yego. Initialement capitaine de l'équipe kenyane, le vice-champion olympique a expliqué son choix par l'absence de son coach, ce qui l'a obligé à s'entrainer seul pour préparer les Jeux. Une tâche apparemment insurmontable.

À LIRE AUSSISport : l'Afrique s'invite à la table des hôtes des grandes manifestations

Rocco Van Rooyen (Afrique du Sud - Javelot)

Suite à la perte de vitesse des pionniers africains de la discipline, à savoir Julius Yego et Ihab Abderahman, le lanceur sud-africain Rocco Van Rooyen se positionne potentiellement comme la meilleure chance de médaille africaine. Avec des lancers à plus de 85 mètres réalisés en 2020 et 2021, il est dans la meilleure forme de sa carrière.

Avec des lancers à plus de 85 mètres réalisés en 2020 et 2021, le lanceur sud-africain Rocco Van Rooyen se positionne potentiellement comme la meilleure chance de médaille africaine au javelot. © ADRIAN DENNIS / AFP

Toutefois, il lui faudra probablement franchir un cap supplémentaire pour viser le podium dans une discipline qui s'annonce extrêmement relevée compte tenu de la domination du champion du monde allemand Johannes Vetter, lequel possède la 2e meilleure performance de l'histoire (97 mètres 76), un jet réalisé l'an dernier et à seulement 72 centimètres de la légende Jan Zelezny dont le record semblait inatteignable il y a encore quelques années. Désormais, il lance régulièrement au-dessus de la barre des 90 mètres. Il devra cependant se méfier du champion olympique, le Trinitéen Keshorn Walcott, du Polonais Marcin Krukowski mais aussi d'un grand nombre d'athlètes capables de franchir la barre des 85 mètres.

Ese Brume (Nigeria - Saut en longueur)

Avec la meilleure performance mondiale de l'année avec un saut à 7 mètres 17, Ese Brume est la nouvelle détentrice du record d'Afrique. Toutefois, cela ne lui offre pas un statut de favori, celui-ci revenant à la championne du monde en titre, l'Allemande Malaika Mihambo, vainqueur en 2019 avec un bond à 7 mètres 30, et ce bien qu'elle n'ait pas réalisé plus de 7 mètres cette saison. Il faudra également méfier des Américaines, Britney Reese, quadruple championne du monde (2009, 2011, 2013, 2017) et double médaillée olympique (or en 2012, et argent en 2016) agée de 34 ans, et de la jeune Tara Davis, 22 ans seulement et qui a réalisé un saut de 7 mètres 14, record du tournoi universitaire NCAA et deuxième meilleure performance de l'année. Il faudra également compter avec la Serbe Anna Spanovic, deux fois médaillée de bronze aux championnats du monde et une fois au Jeux, et dont le record personnel est de 7 mètres 10 en extérieur et de 7 mètres 24 en indoor. En dépit de cette concurrence, l'espoir de médaille est possible sur cette discipline pour la Nigériane.

À LIRE AUSSIJeux olympiques : Nigeria, ce pionnier africain

Cet article est paru dans Le Point.fr

Le Monde (site web)
sport, vendredi 30 juillet 2021 - 11:56 UTC +0200 1167 mots

JO de Tokyo 2021 : Teddy Riner et Romane Dicko, en bronze

Anthony Hernandez

Eliminé dès les quarts de finale, le judoka français s’est repris, vendredi, pour glaner la médaille de bronze. Romane Dicko a obtenu le même résultat.

Teddy Riner n’était venu que pour l’or. Son orgueil de champion – meurtri – l’a poussé à se satisfaire d’une autre médaille au Nippon Budokan, à Tokyo, dans la catégorie des plus de 100 kilos. Vendredi 30 juillet, quelques heures après sa désillusion des quarts de finale face au Russe Tamerlan Bashaev, le double médaillé d’or olympique de 32 ans s’est remobilisé et il a tout fait pour remporter la deuxième médaille de bronze olympique de sa carrière, la quatrième au total.

Il pouvait marquer ce nombre avec ses doigts en sortant du tatami. Comme si la boucle était bouclée – provisoirement, peut-être, en attendant une éventuelle participation aux Jeux de Paris, en 2024 –, treize ans après qu’il a décroché la troisième place aux JO de Pékin lors de ses débuts olympiques.

Dans les coulisses, le double champion olympique était attendu par deux autres ex-médaillés d’or. Le boxeur Brahim Asloum, victorieux en 2000, et la judoka Emilie Andéol, sacrée en 2016 le même jour que Riner, applaudissaient leur compatriote et réclamaient un selfie. Le président de la Fédération française de judo, Stéphane Nomis, le prenait dans ses bras. Plus tôt, il affichait sa satisfaction après les deux nouvelles médailles de bronze : « Ça fait sept médailles. Quelle équipe de malades ! »

Le judoka français n’est peut-être pas entré dans la légende en égalant le triplé du Japonais Tadahiro Nomura (en 1996, en 2000 et en 2004, chez les moins de 60 kilos), mais il pourrait aussi remporter, samedi, une cinquième médaille lors de l’épreuve mixte par équipes. Il a d’ailleurs donné rendez-vous pour cette échéance, vendredi, à l’issue de son combat pour le bronze.

« Il y a de la frustration. Même si j’avais le niveau pour aller en finale, je suis tout de même content. C’est ma quatrième médaille olympique à 32 ans, a-t-il raconté à France Télévisions. Je suis content d’être monté sur la marche à chaque événement. J’ai été longtemps sur la plus haute, aujourd’hui ce n’est pas passé. Mais il reste Paris 2024 et il reste demain aussi. »

Son fidèle entraîneur, Franck Chambily, ne dévalorisait pas cette médaille, « celle du courage et de l’esprit combatif » : « Elle a de la chaleur humaine et du sens. Même s’il n’y a pas la couleur, il y a un sentiment de fierté, a-t-il livré. Des coachs étrangers m’ont dit combien ils étaient impressionnés par la force mentale de Teddy. Quand ça vient des Géorgiens, vous savez que ça vient du cœur… »

Hisayoshi Harasawa réduit au rôle de figurant

Revanchard au début de ses repêchages, Teddy Riner s’est montré expéditif face à un autre géant, Rafael Silva (180 kilos), pourtant doublement médaillé de bronze olympique. Il faut dire que le Brésilien est plutôt désarmé lorsqu’il affronte le champion déchu. Il n’a jamais battu son adversaire en compétition. Aujourd’hui n’a pas fait exception : un waza ari suivi d’un ippon ont éliminé Silva en 46 secondes.

Pendant que son bourreau, Tamerlan Bashaev, était à son tour renversé par le Géorgien Guram Tushishvili en demi-finales, Teddy Riner se préparait à affronter le Japonais Hisayoshi Harasawa dans le match pour le bronze. Un remake moins prestigieux de la finale olympique de 2016.

Invaincu face à cet adversaire, il a au moins prolongé cette série-là. Impressionnant et impitoyable, le Français n’a laissé aucune chance à Harasawa, réduit au rôle de figurant et pénalisé à trois reprises. Bouquet de fleurs à la main et breloque autour du cou, Riner a raconté la manière dont il est parvenu à se reprendre : « Quand tu sais qu’il n’y aura pas l’or, tu te fais plaisir. Franck a su trouver les mots. Je suis très fier de cette médaille. Elle est olympique et elle pèse son poids. »

Drôle, le champion a assumé la passation de pouvoir. A la question « Es-tu trop vieux ? », il a joint le geste à la parole et un grand sourire en posant avec sa médaille : « Trop vieux, moi ? Bibiche, il est encore là. La vérité, elle est kiffante », provoquant l’hilarité générale. Et il a aussi ajouté de l’émotion en évoquant ses enfants et du recul sur lui-même : « Le message à mes enfants est extra. Il faut apprendre à perdre, a-t-il livré. “Tu as ramené la médaille papa ?” Tiens, mon fils. Celle-là, ils vont n’y voir que du feu. »

Premiers JO, première médaille pour Romane Dicko

Quelques minutes avant le judoka français, sa cadette de 21 ans, Romane Dicko, tresses bleu blanc rouge sur le côté droit, avait pris le même chemin en dominant, pour la troisième place des plus de 78 kilos, la Turque Kayra Sayit.

Elle a vu son rêve doré contrarié en demi-finales par la Cubaine Idalys Ortiz, quadruple médaillée olympique (1 en or, 2 en argent et 1 en bronze) qui obtient finalement l’argent à Tokyo. En pleurs, une habitude depuis le début de la compétition pour les perfectionnistes de l’équipe de France féminine, elle confiait son émotion : « Quand les gens me disent bravo, ça me fait pleurer. »

Pensionnaire du PSG, le club de Teddy Riner, elle a partagé une drôle d’aventure avec son aîné. « Teddy m’a dit qu’on partageait cette médaille, qu’il avait lui aussi terminé avec une médaille de bronze lors de ses premiers Jeux, a-t-elle raconté. On s’est suivis tout au long de la journée. J’étais là quand il a perdu en quarts. Il était là quand j’ai perdu en demi-finales. L’histoire est belle. »

Espoir du judo tricolore – présentée comme la future Teddy Riner chez les femmes –, Romane Dicko a été ralentie un temps par des blessures à l’épaule. Ses débuts avaient été fulgurants : plus jeune championne de France à l’âge de 17 ans, seulement quatre ans après avoir commencé ce sport…

Cousine d’un autre champion prénommé Teddy, le triple sauteur Tamgho (champion du monde et ex-recordman du monde), la jeune femme est revenue fort en 2020. En novembre, elle décrochait un deuxième titre européen et enchaînait par plusieurs succès lors de Grand Slam. « Mon cousin est un champion. Il m’a donné des conseils et une mission. J’ai échoué à moitié, mais j’espère qu’il est fier de moi », a-t-elle expliqué.

L’avenir lui appartient. Comme Teddy Riner, elle repart de sa première aventure aux JO avec le bronze. Dans trois ans, elle sera la grande favorite chez elle à Paris : « J’ai cette médaille, je peux la cocher. Et, dans trois ans, je vais cocher l’autre. » Elle aura peut-être une nouvelle aventure à partager avec son aîné.

Cet article est paru dans Le Monde (site web)

Le Monde (site web)
m-le-mag, vendredi 30 juillet 2021 - 00:47 UTC +0200 1391 mots
Aussi paru dans
30 juillet 2021 - La Matinale du Monde
31 juillet 2021 - M Le Magazine du Monde

Pour la championne iranienne Mitra Hejazipour, la liberté au bout de l’échiquier

Ghazal Golshiri

Grand maître d’échecs, Mitra Hejazipour a osé, en 2019, concourir sans foulard alors qu’elle jouait sous les couleurs de l’Iran. Une audace qui lui a valu d’être exclue de son équipe nationale. Elle vient d’obtenir l’autorisation de représenter la France, où elle s’est exilée, dans les compétitions internationales.

Mitra Hejazipour est l’incarnation d’une force tranquille. Grande et élancée, cette championne iranienne d’échecs qui, depuis fin juin, peut jouer sous les couleurs de la France, se tient droite et parle avec grâce. Difficile d’imaginer que, à seulement 26 ans, cette même jeune femme a pris une décision qui lui vaut aujourd’hui l’impossibilité de retourner dans son pays natal, l’Iran, où vivent encore ses parents et sa petite sœur.

Le 25 décembre 2019, au championnat du monde de blitz (des parties très rapides), à Moscou, Mitra Hejazipour, membre de l’équipe nationale iranienne, décide de ne pas porter de foulard – obligatoire en République islamique d’Iran. Sa photo, les cheveux noirs attachés en queue-de-cheval, largement partagée sur la Toile, crée un tollé. Prise de court, la Fédération iranienne d’échecs annonce d’abord que Mitra Hejazipour ne fait pas partie de l’équipe iranienne. Finalement, la jeune femme est exclue de son équipe, pour « non-respect des lois ».

« L’hypocrisie au sein de la fédération et l’obligation pour nous, joueurs, de participer à des cérémonies étatiques me pesaient. J’avais toujours une voix intérieure qui me répétait : “Il y a quelque chose qui ne va pas.” » Mitra Hejazipour

« A l’époque, à l’invitation du club d’échecs de Brest, je vivais temporairement dans cette ville et je jouais pour eux, sans foulard [elle n’avait pas encore quitté définitivement l’Iran], explique d’une voix douce Mitra Hejazipour, âgée aujourd’hui de 28 ans, dans un café parisien. Je suis contre l’obligation de porter le voile. La fédération iranienne n’arrêtait pas de m’envoyer des messages pour me mettre en garde, me répétant qu’il fallait le porter, faute de quoi je serais renvoyée. Au championnat du monde, en Russie, je ne voyais pas la nécessité de continuer cette hypocrisie. Pourquoi devais-je toujours m’adapter à leurs exigences alors que nous, les joueurs d’échecs, payions toujours nous-mêmes nos voyages et que la fédération ne nous accordait guère d’attention ? »

En se dévoilant, Mitra Hejazipour est ainsi devenue la deuxième championne iranienne à être interdite de jouer pour l’équipe nationale, après Dorsa Derakhshani. Cette dernière, exclue en 2017, concourt désormais pour les Etats-Unis.

Les forces de la rébellion

Chez Mitra Hejazipour, les forces de la rébellion sont profondes. Son père, ingénieur en génie civil, lui a appris non seulement les échecs, mais aussi la nécessité de ne jamais accepter une parole illogique ou injuste. « Il a semé la graine, glisse la titulaire du titre de grand maître international féminin, obtenu en 2015, distinction la plus prestigieuse qu’une joueuse d’échecs puisse obtenir, en dehors du titre de champion du monde. Plus tard, les échecs m’ont donné l’occasion de voyager à l’étranger, de rencontrer des gens d’ailleurs. Et cela m’a permis de m’ouvrir l’esprit. De plus en plus, l’hypocrisie au sein de la fédération et l’obligation pour nous, joueurs, de participer à des cérémonies étatiques me pesaient. J’avais l’impression que mon caractère était en train de se déformer. J’avais toujours une voix intérieure qui me répétait : “Il y a quelque chose qui ne va pas.” J’ai donc compris qu’il fallait arrêter. »

« Les meilleurs moments sont ceux que tu passes avec le vent qui fait voler tes cheveux. »

Un autre événement a été décisif pour Mitra Hejazipour : durant l’hiver 2018, des femmes iraniennes montaient sur des armoires électriques installées sur les trottoirs et levaient leur foulard en guise de contestation. « J’ai été bluffée par leur audace, soutient la championne. Je me demandais pourquoi je n’avais pas la même force, alors que je savais que l’obligation pour les femmes de se couvrir la tête était un outil utilisé par le système politique iranien pour exercer une pression sur elles et les empêcher de grandir. Ce mouvement a été pour moi comme une claque. »

A l’époque, Mitra Hejazipour a même publié sur sa page Instagram une photo d’elle sans voile, avec ce message : « Les meilleurs moments sont ceux que tu passes avec le vent qui fait voler tes cheveux. Que c’est douloureux lorsque tu emprisonnes tes cheveux dansants dans un tissu. L’âme meurt lorsqu’elle est mise en prison après avoir goûté à la liberté. » Son acte ne reste pas sans conséquence. Sous la pression des autorités, elle se voit contrainte de retirer son post. Mais, têtue, elle le remplace par cette citation de Martin Luther King : « Nos vies commencent à se terminer le jour où nous devenons silencieux à propos des choses qui comptent. »

Repartir à zéro

Depuis son apparition sans voile, la jeune femme a reçu de nombreux messages qui saluent son acte. « Certains me disaient que mon geste a été une source d’inspiration », se souvient-elle. Sachant qu’elle ne pourrait plus retourner en Iran, Mitra Hejazipour s’est construit une vie en France, toute seule, partant de presque zéro. Elle a appris la langue, qu’elle ne connaissait pas, en très peu de temps.

« Un Iranien vivant à l’étranger doit rester une source de fierté pour ses compatriotes. Et peu importe la couleur du drapeau sous lequel on concourt. »

Déjà titulaire d’une licence en sciences du sport à l’université de Téhéran, elle a décidé de changer de domaine et a commencé une licence d’informatique à l’université de Brest. Elle l’a terminée en deux ans, au lieu de trois. « L’informatique, a priori, est un domaine où il sera plus facile pour moi de trouver du travail », glisse la jeune femme, pragmatique.

Fin juin, la Fédération française des échecs a accueilli la championne iranienne dans ses rangs. Désormais, Mitra Hejazipour pourra jouer sous les couleurs de la France, tout comme un autre joueur d’échecs iranien, Alireza Firouzja. Agé de 18 ans, ce titulaire du titre de grand maître international en 2018 vient d’obtenir la nationalité française. Mitra Hejazipour, elle, n’a pas encore entamé cette procédure. Pour l’instant, elle préfère se concentrer sur sa prochaine installation à Paris, en septembre, pour étudier à l’école d’ingénieurs Efrei.

Elle travaillera également en alternance dans une entreprise spécialisée en intelligence artificielle. « J’espère ensuite pouvoir jouer pour l’équipe de France et participer aux compétitions internationales, souffle-t-elle. De 6 à 26 ans, j’ai joué de manière professionnelle aux échecs, ce que je n’ai pas pu faire ces deux dernières années. C’est très difficile d’être loin de ce qu’on aime. »

La fuite des athlètes

Les échecs ne sont pas le seul domaine ayant connu une défection de compétiteurs en Iran. La liste est longue. En 2020, la seule médaillée olympique du pays, la taekwondoïste Kimia Alizadeh, avait annoncé quitter le pays, fuyant ainsi « l’hypocrisie », « le mensonge » et « la corruption » de la République islamique. Depuis, elle vit en Allemagne. Cet été, aux Jeux olympiques de Tokyo, l’Iranienne de 23 ans fait partie de l’équipe des réfugiés et a fini à la quatrième place de sa discipline.

Le 25 juillet, elle l’a d’ailleurs emporté face à son ancienne coéquipière en équipe d’Iran, Nahid Kiyani. « C’était triste de voir deux Iraniennes combattre l’une contre l’autre, explique Mitra Hejazipour. Kimia m’a fait penser à moi : toutes ces pressions qu’elle a dû subir depuis son exil, pour apprendre la langue, pour recommencer sa vie à zéro. Beaucoup de monde en Iran attendait qu’elle perde pour pouvoir dire : “Regardez comment elle a fini, parce qu’elle a quitté l’Iran.” Mais elle a prouvé de quoi elle est capable. Un Iranien vivant à l’étranger doit rester une source de fierté pour ses compatriotes. Et peu importe la couleur du drapeau sous lequel on concourt. »

Cet article est paru dans Le Monde (site web)

AFP Infos Françaises
mardi 3 août 2021 - 14:51:30 GMT 603 mots

JO-2020 - Athlétisme: Chaussures, débutante et chrono canon, un 200 m féminin de folie

Tokyo, 3 août 2021 (AFP) - - Entre le 2e chrono de l'histoire de la Jamaïcaine Elaine Thompson-Herah, portée par des jambes de feu et des chaussures "magiques", et la 2e place de la Namibienne Christine Mboma, débutante privée du 400 m aux JO car hyperandrogène, un 200 m de folie a conclu la soirée d'athlétisme mardi.

Le record du monde de la sulfureuse américaine Florence Griffith-Joyner, 21 sec 32 aux JO de Seoul en 1988, ne semble plus si imbattable... En 21 sec 53, Elaine Thompson-Herah a couru le 2e temps le plus rapide de l'histoire pour réaliser le doublé 100-200 aux Jeux de Tokyo, son 2e consécutif après celui de Rio en 2016, une performance inédite chez les femmes.

Thompson a renoué avec puis battu ces derniers jours des chronos qu'elle n'avait plus fait depuis cinq ans. Grâce à sa forme, mais sûrement aussi grâce aux pointes de nouvelle génération, qui ont conquis les sprints et les sauts après le demi-fond.

"Elaine Thompson-Herah a un style qui lui est propre, très en pied. Les nouvelles chaussures agissent sur l'efficacité de la foulée et aident particulièrement les athlètes déjà aériennes à mieux conserver leur vitesse dans les 20 derniers mètres", détaille pour l'AFP Dimitri Demonière, responsable du sprint à la Fédération française d'athlétisme.

Thomson-Herah porte les "Air Zoom Maxfly" de son équipementier Nike, largement répandues chez les sprinteurs de haut niveau depuis quelques mois. Comme la plupart des chaussures "nouvelle génération", cette paire combine une plaque rigide (carbone) et une mousse dernière génération les rendant plus épaisses que les paires "classiques".

"Elle prend du temps pour atteindre sa vitesse max, mais elle arrive à la conserver plus longtemps", une force amplifiée par les chaussures, ajoute Demonière.

"On observe chez plusieurs filles un changement de foulée lié aux chaussures: Shelly-Ann Fraser-Pryce a longtemps couru en bascule avant. Désormais sa ligne d'épaule est alignée par rapport au bassin", ajoute le technicien.

- Mboma et le règlement sur l'hyperandrogénie -

Fraser-Pryce, septuple médaillée olympique âgée de 34 ans, a pris comme d'habitude un départ canon mardi avant d'être dépassée dans les derniers mètres par le retour fracassant de Christine Mboma.

Complète inconnue il y a encore quelques semaines, Mboma a explosé au plus haut niveau en 2021.

Elle était d'abord devenue fin juin la 7e meilleure performeuse de tous les temps sur 400 m. Mais son comité olympique avait annoncé quelques jours plus tard qu'elle ne pourrait pas s'aligner sur la distance aux JO, étant concernée par le règlement sur l'hyperandrogénie,

Il empêche depuis 2019 les athlètes qui présentent des "différences du développement sexuel" (DSD) et un taux de testostérone élevé à courir à l'international du 400 m au mile sauf à prendre un traitement, ce que combat la Sud-Africaine Caster Semenya, par conséquence absente à Tokyo.

Alors Mboma, comme sa compatriote Beatrice Masilingi, dans la même situation et 6e du 200 m à Tokyo, se sont concentrées sur le 200 m.

Mboma a couru son premier 200 m de haut niveau le 29 mai en 22 sec 73 avant de se consacrer pleinement à la distance. En cinq courses, finale olympique incluse, elle a gagné près d'une seconde pour décrocher l'argent en 21 sec 81 (record d'Afrique). Le tout, malgré une technique de sortie des starting-blocks très perfectible.

"J'étais stressée de courir contre des filles comme Elaine Thompson-Herah, je ne m'attendais même pas à courir contre elles, alors je pousse juste à fond pour faire de mon mieux".

"Je suis très déçue de ne pas pouvoir faire le 400 m", avait-elle simplement indiqué lundi.

rg/jr/lve

AFP - Journal Internet AFP (français)
samedi 7 août 2021 - 06:38:37 GMT 742 mots
Aussi paru dans
7 août 2021 - AFP Infos Françaises AFP doc La Croix (site web) Challenges (site web)

JO-2020: surf, skate et escalade prennent leurs quartiers olympiques

Par Coralie FEBVRE, avec Julie DEMARCY

Tokyo (AFP) - Pas question d'imiter le passage éclair du karaté, renvoyé après les JO de Tokyo aux oubliettes de l'olympisme: surf, skateboard et escalade viennent à peine de découvrir les Jeux qu'ils se projettent déjà vers ceux de Paris.

Et ils ont la bénédiction du CIO, dont le patron Thomas Bach vantait vendredi ces sports "d'avenir", permettant "d'aller là où sont les gens, dans les centres urbains", en rajeunissant au passage l'audience des JO.

. Surf: du clapot au typhon

Des débuts olympiques du surf à Ichinomaya, en "shortboard" masculin et féminin, on ne retient pas seulement la consécration de l'Américaine Carissa Moore et du Brésilien Italo Ferreira, déjà comblés de succès dans le monde pro.

En réussissant à s'entendre pour privilégier un site naturel, magnifié par les figures puissantes et aériennes des 40 concurrents, les instances du surf ont aussi fait de cette épreuve l'une des vitrines du pays-hôte.

Là où la plupart des disciplines se déroulent dans des enceintes sublimes mais standardisées, le surf a offert un condensé de côte japonaise, passant en quelques jours d'une mer calme à la houle soulevée par une tempête tropicale.

Et Paris-2024 fera entrer le surf olympique dans une autre dimension: l'épreuve lancera ses planches sur l'une des plus belles vagues du monde, Teahupo'o, à Tahiti.

. Skate: les ados au pouvoir

Si le skateboard et ses ados ont fait souffler un vent de fraîcheur à Tokyo et ont boosté les audiences télé, notamment au Brésil, la compétition a laissé une impression mitigée.

Nombreuses chutes - surtout dans l'épreuve de "street" -, manque de rythme, des superstars comme Nyjah Huston et Leticia Bufoni décevantes, un bowl en béton gris un peu terne: le format et ses résultats n'ont pas pleinement convaincu.

A l'inverse des grimpeurs, heureux et intimidés de se joindre à la fête olympique, nombre de skateurs, surtout les plus jeunes, ont répété être venus pour s'amuser entre amis et ont souvent minimisé l'importance des Jeux.

Reste que cette arrivée aux JO a suscité beaucoup d'engouement, notamment chez les Japonais (5 médailles) et les Brésiliens (3 médailles), dont les journalistes sont venus en nombre au site d'Ariake.

Au Brésil, qui compte 8,5 millions de skateurs, l'épreuve de "street" a réalisé la cinquième meilleure audience sur la première semaine, grâce notamment à "la petite fée" Rayssa Leal, en argent à 13 ans, passée de 600.000 abonnés sur Instagram à 6.6 millions.

La plupart des concurrents espèrent que l'avènement olympique du skate va susciter des vocations. "J'espère que j'inspirerai quelques filles", a souhaité la Britannique Sky Brown, 13 ans et médaillée de bronze en "park". La jeune Française Madeleine Larcheron, 15 ans, attend de son côté la construction "de plus grosses structures" et promet de "faire bouger les choses".

. Escalade: grand écart réussi

Aboutissement de décennies d'évolution, des rochers de Fontainebleau aux parois urbaines, l'arrivée de l'escalade aux Jeux s'est accompagnée d'une gageure: condenser en une seule épreuve la diversité des pratiques.

Côté spectacle, le "combiné" de vitesse, bloc et difficulté a tenu ses promesses, déroulant une riche palette gestuelle et confrontant orfèvres des falaises et acrobates de la résine.

"En arrivant là, on est rentrés dans un autre monde. Maintenant, on va continuer de faire le show, montrer que notre sport est dément et qu'il reste (aux JO) pendant 50 ans, 100 ans", s'est enthousiasmé le Français Mickaël Mawem (5e), espérant aussi que les jeunes grimpeurs "en vivent" plus aisément que sa génération.

Mais à l'heure de départager sprinters, voltigeurs et techniciens, le mode de calcul retenu - sans équivalent aux Jeux - a viré à l'illisible, bouleversant le classement messieurs jusqu'à la dernière seconde.

Il vivait cependant ses dernières heures: à Paris, l'escalade comptera deux épreuves, vitesse d'une part et un combiné bloc-difficulté d'autre part.

AFP Infos Françaises
samedi 12 juin 2021 - 11:20:45 GMT 287 mots

Natation: la fédération australienne lance une enquête après les accusations de Maddie Groves

Adélaïde (Australie), 12 juin 2021 (AFP) - - La fédération australienne de natation a annoncé samedi le lancement d'une enquête indépendante deux jours après les accusations sur la présence de "pervers misogynes" par la nageuse Maddie Groves.

"Nous allons travailler avec un panel féminin indépendant pour enquêter sur les questions relatives aux expériences vécues par les femmes et les filles dans notre sport" et aux progrès qui peuvent être mis en place, a indiqué dans un communiqué de presse la fédération après une réunion sur ce thème.

La double médaillée olympique Maddie Groves a claqué la porte de la sélection jeudi, quelques jours avant le début des qualifications olympiques australiennes, dénonçant sur ses réseaux sociaux la présence de "pervers misogynes" sans donner d'indication sur l'identité des personnes visées.

Elle s'était plainte en novembre dernier sur Twitter d'une "personne travaillant dans la natation qui me fait sentir mal à l'aise par sa façon de me dévisager" lorsque qu'elle est en maillot de bain.

"Vous ne pouvez plus exploiter les jeunes femmes et filles, leur faire honte de leur corps ou craindre pour leur santé et ensuite vous attendre à ce qu'elles vous représentent pour que vous puissiez gagner votre bonus annuel. C'est terminé !" s'indigne-t-elle.

La fédération a assuré que ces sujets "sont trop importants pour être ignorés. Ils doivent être traités ici et maintenant."

Interrogé par un journaliste de la télévision ABC, le dirigeant de la fédération Alex Baumann a assuré qu'aucune autre athlète n'était venue se plaindre et qu'il ne pensait pas que le sport ait un lien avec les attitudes problématiques envers les femmes.

"Nous mettons en place ce panel pour regarder précisément cela", a-t-il ajouté.

mp/qan/fs/dep/lve

AFP Infos Françaises
vendredi 11 juin 2021 - 01:22:41 GMT 311 mots

"Pervers et misogynes": une nageuse australienne claque la porte de la sélection aux JO

Sydney, 11 juin 2021 (AFP) - - La double médaillée olympique de natation australienne Maddie Groves a claqué la porte de la sélection pour les Jeux olympiques de Tokyo, dénonçant la présence dans le sport de "pervers misogynes".

La jeune femme de 26 ans, médaillée d'argent en 200 mètres papillon et en relais 4x100 m aux Jeux de Rio de Janeiro en 2016 a fait part de sa décision-choc sur Instagram tard jeudi, alors que le processus de sélection en vue des JO de juillet doit démarrer samedi dans la ville d'Adelaide.

"Que ce soit une leçon pour tous les pervers misogynes dans le sport et ceux qui leur lèchent les bottes", a-t-elle écrit dans son message.

"Vous ne pouvez plus exploiter les jeunes femmes et filles, leur faire honte de leur corps ou craindre pour leur santé et ensuite vous attendre à ce qu'elles vous représentent pour que vous puissiez gagner votre bonus annuel. C'est terminé !" s'indigne-t-elle.

La nageuse ne donne pas d'indication sur l'identité des personnes visées. Elle s'était plainte en novembre dernier sur Twitter d'une "personne travaillant dans la natation qui me fait sentir mal à l'aise par sa façon de me dévisager dans mes fringues".

Quelques jours plus tard elle dénonçait un "commentaire sinistre" fait par un entraîneur non identifié, qui se serait par la suite rapidement excusé, "peut-être parce que le psychologue de l'équipe lui avait dit de le faire".

L'organe directeur de la natation dans le pays Swimming Australia avait indiqué par la suite avoir tenté de contacter Mme Groves au sujet de ce tweet mais que celle-ci "avait refusé de fournir plus d'information".

En dépit de son retrait, Maddie Groves précise qu'elle n'entend pas mettre un terme à sa carrière, disant avoir hâte de "participer à d'autres compétitions plus tard cette année".

mp/dm/jah/ahe/cn

AFP Infos Françaises
vendredi 16 juillet 2021 - 20:49:32 GMT 171 mots
Aussi paru dans
16 juillet 2021 - Belga News Agency (français)

Tennis: la médaillée olympique Timea Bacsinszky prend sa retraite

Genève, 16 juil 2021 (AFP) - - L'ancienne neuvième joueuse mondiale et médaillée d'argent aux JO-2016 Timea Bacsinszky a annoncé se retirer du circuit professionnel vendredi à l'âge de 32 ans.

"Il est temps pour moi de tourner la page, et d'en écrire une autre, dont j'espère qu'elle sera aussi intense. Merci pour tous ces moments, les sourires, les larmes, les doutes mais surtout ce que j'ai appris", a écrit la Suissesse sur les réseaux sociaux.

Bacsinszky n'avait plus joué depuis septembre 2019, à cause d'une blessure au dos, et était retombée à la 517e place mondiale. Durant sa carrière, elle a remporté quatre titres en simple: l'open du Luxembourg (2009), les tournois d'Acapulco et Monterrey en 2015 et celui de Rabat un an plus tard.

Mais son plus grand titre est sans doute la médaille d'argent glanée en double féminin avec sa compatriote Martina Hingis aux Jeux de Rio de Janeiro. Le duo s'était incliné en finale contre les Russes Elena Vesnina et Ekaterina Makarova.

rjm/rbo/av

AFP - Journal Internet AFP (français)
jeudi 20 mai 2021 - 07:27:53 GMT 756 mots
Aussi paru dans
18 mai 2021 - La Croix (site web)
19 mai 2021 - AFP Infos Françaises
20 mai 2021 - AFP doc Radio France Internationale (français) (site web réf.)

Lara Lugli, montée au filet au nom du "droit à la maternité"

Par Anthony LUCAS

Rome (AFP) - Quand elle est tombée enceinte, en 2019, Lara Lugli savait que cela mettrait fin à son contrat avec son club. Mais cette ex-volleyeuse italienne ne se doutait pas que cela ferait d'elle la figure de proue du combat des sportives pour défendre leur "droit à la maternité".

"J?espère avoir montré la voie pour un changement", confie à l'AFP celle qui a mis fin à sa carrière il y a deux ans, après avoir évolué dans de nombreux clubs - de la 1re à la 3e division - pendant plus de vingt ans.

En mars dernier, cette brune énergique de 41 ans, revenue vivre dans sa ville natale de Carpi (Emilie-Romagne) et reconvertie dans les assurances, a dévoilé le conflit l'opposant à un ancien club.

Le Volley Pordenone refusait de régler ses derniers émoluments (2.500 euros, selon elle) car ce club, alors en Serie B1, estimait avoir été pénalisé par la grossesse de sa capitaine.

Dans un message sur Facebook, à la veille de la Journée internationale des droits des femmes, Lara Lugli raconte donc comment son contrat a été interrompu en mars 2019 quand elle est tombée enceinte, comme prévu par une clause. Elle avait ensuite fait une fausse couche et n'était pas revenue.

Mais alors qu'elle avait saisi la justice pour réclamer le paiement de son dernier salaire, elle a reçu une citation à comparaître en justice: son club lui reprochait les conséquences financières de son départ, avec la fuite d'un sponsor après de mauvais résultats.

- "Offense pour l'athlète" -

Lara Lugli explose donc sur les réseaux sociaux: "Une femme, si elle tombe enceinte ne peut constituer un dommage à quiconque".

Ce cri du c?ur émeut l'Italie - des joueuses glissent un ballon sous leur maillot en hommage - et le débat s'ouvre sur les droits des sportives.

"Je m'attendais à avoir un peu d'écho dans le monde du volley-ball, mais pas tout ça! Beaucoup d'autres filles m'ont contactée, à qui il était arrivée la même chose, elles m'ont remerciée."

Ecrire ce message, avec le soutien de son compagnon, lui aussi volleyeur, n'était pourtant pas simple pour cette femme craignant d'étaler sa vie privée: "Les jours précédents, j'ai vu dans des vitrines des phrases de femmes célèbres, à l'occasion de la Journée des droits des femmes. Des phrases d'Elizabeth II ou Rita Levi-Montalcini (prix Nobel, NDLR)... Elles m'ont inspirée."

Ce n'était pas juste une histoire d'argent, dit-elle: "Il a été insinué (par le club, NDLR) que j'avais programmé cette grossesse et que j'aurais voulu - je ne sais comment - en profiter... C'était une offense pour l'athlète, pas seulement la femme."

Dirigeants sportifs comme responsables politiques ont depuis pris la balle au bond: "Il ne devra plus survenir des cas comme celui de Lara Lugli, qui évoquent des périodes sombres de l'histoire du travail", a clamé la sous-secrétaire aux Sports (et multi-médaillée olympique d'escrime) Valentina Vezzali.

- "Pratique indigne" -

L'ex-volleyeuse a engrangé les soutiens des dirigeants, sans être tout à fait dupe: "S'ils ont vraiment été surpris par mon histoire, ils n'auraient pas dû l'être, parce que ce sont des choses qu'ils devraient savoir: une sportive, y compris en Serie A, a ce type de contrat", assure-t-elle.

L'association de défense des sportives Assist confirme que son cas, "non seulement n'est pas unique et ne concerne pas que le volley, mais met en évidence une pratique indigne".

En Italie, seuls quatre sports masculins bénéficient du statut professionnel (football, basket, cyclisme et golf). Tous les autres, et tout le sport féminin, sont considérés comme amateurs et ne sont donc pas régis par le droit du travail, explique l'association.

"Ça doit changer... S'entraîner tous les jours et jouer le week-end, c'est du professionnalisme", souligne Lara Lugli.

Pour elle, le conflit s'est bien terminé car le club de Pordenone a réglé le salaire et retiré la citation, quelques jours avant l'audience prévue cette semaine.

Elle a surtout obtenu que la Fédération de volley instaure une commission sur la protection des sportives et évoque la création d'un fonds pour soutenir le "droit à la maternité".

"Lara Lugli n'a pas accepté de compromis et a compris que sa bataille était pour toutes", dit à l'AFP Luisa Rizzitelli, présidente de l'association Assist. "Elle a réussi, comme jamais, à donner une voix à une bataille que nous menons depuis des années."

AFP Infos Françaises
jeudi 17 juin 2021 - 11:40:48 GMT 689 mots

Malaisie: une nageuse témoigne d'abus subis, afin d'aider les jeunes sportifs

Kuala Lumpur, 17 juin 2021 (AFP) - - Cindy Ong, une nageuse qui a fait partie de l'équipe nationale de Malaisie, a brisé un tabou en révélant les agressions sexuelles dont elle affirme avoir été victime de la part de son entraîneur. Elle espère que son témoignage sera un "catalyseur pour le changement".

Le cas de cette nageuse malaisienne est le dernier d'une longue série d'abus sexuels et physiques dénoncés dans le sport.

Mais son témoignage est particulièrement courageux dans un pays où les normes sociales découragent les victimes de s'exprimer.

Désormais âgée de 37 ans, elle a raconté à l'AFP comment son entraîneur a commencé à la toucher de façon inappropriée au début de l'adolescence. Il l'a aussi harcelée plusieurs années après son retour d'études à l'étranger.

"Au cours des années, il a commencé à me manipuler", dit Cindy Ong, qui a gagné plusieurs médailles aux Championnats du monde des maîtres (FINA World Masters Championships) en Corée du Sud en 2019.

"Il me faisait croire qu'il s'intéressait à moi. Il disait des choses comme +je vais t'attendre+".

Cindy Ong raconte qu'elle se sentait impuissante à arrêter l'entraîneur de l'équipe nationale qui avait 15 ans de plus qu'elle. Elle n'a pas du tout pensé à le dénoncer aux autorités sportives ou à la police.

La nageuse, qui a grandi à Ipoh, dans le nord de la Malaisie, explique que dénoncer son agresseur aurait été "extrêmement tabou".

"C'était une époque différente, il n'était pas possible de parler. Je n'en ai pas parlé avec mes parents, je n'en ai pas parlé avec mes amis". Même si, se rappelle-t-elle, l'entraîneur était ouvertement soupçonné d'avoir abusé d'autres nageuses.

Aujourd'hui mère de trois enfants, elle ne veut pas poursuivre son agresseur ni le nommer publiquement car elle pense que trop de temps a passé. Et il ne s'occupe plus de l'équipe nationale.

Mais elle veut aider d'autres victimes potentielles en mettant la lumière sur des abus qu'elle considère comme fréquents dans les milieux sportifs de son pays.

"Je fais beaucoup d'efforts pour faire campagne, insister, et utiliser mon exemple comme une plateforme (...) pour beaucoup d'autres gens", dit-elle.

J'espère que mon témoignage sera un "catalyseur pour le changement".

Mais elle a dû aussi faire face à une série d'attaques en ligne, des commentaires obscènes et une vidéo indécente, contre laquelle elle a porté plainte.

- "Libérée" -

La jeune femme, qui a été membre de l'équipe malaisienne de natation avant d'aller étudier aux Etats-Unis à 17 ans, voudrait une campagne officielle pour s'attaquer aux abus dans le sport.

Elle soutient un projet de loi sur le harcèlement sexuel, longtemps repoussé, espérant qu'il soit examiné au Parlement et puisse mieux protéger les femmes.

Les autorités malaisiennes ont pris note mais aucune réforme n'a été annoncée.

Le ministre adjoint des Sports, Wan Ahmad Fayhsal Wan Ahmad Kamal, lui, a souligné qu'il s'agissait "d'allégations sérieuses, qui allaient être examinées".

"L'image du pays est en jeu, il n'y aura pas de compromis sur ces comportements proscrits", a-t-il assuré sur Twitter.

Ce n'est pas la première affaire d'abus présumés dans le sport en Malaisie. Un ancien entraîneur de plongée a été jugé pour un viol avant d'être innocenté.

Et de nombreux autres pays sont confrontés à une libération de la parole.

En Australie, la double médaillée olympique de natation Maddie Groves a claqué la porte de la sélection pour les Jeux olympiques de Tokyo la semaine dernière, dénonçant la présence dans le sport de "pervers misogynes".

Aux Etats-Unis, au moins 36 entraîneurs ont été bannis à vie ces dix dernières années par la Fédération américaine de natation pour des agressions sexuelles sur des jeunes sportives, selon une enquête de la chaîne de télévision ABC.

Larry Nassar, un ex-médecin, a été a été condamné à de lourdes peines de prison aux Etats-Unis pour avoir agressé durant deux décennies au moins 265 jeunes victimes --dont près de 160 gymnastes--.

D'autres disciplines sont touchées, comme le football ou le patinage.

Cindy Ong se sent "libérée" après avoir rompu un si long silence. "Après avoir parlé, je me sens plus forte pour aider les autres", affirme-t-elle.

sr/dh/lgo/fbr/chc

AFP Infos Françaises
vendredi 23 juillet 2021 - 02:23:19 GMT 566 mots

JO-2020: Jessica Fox, la surdouée en quête d'un incroyable doublé kayak et canoë

Tokyo, 23 juil 2021 (AFP) - - Déjà double médaillée olympique en kayak slalom en 2012 et 2016, l'Australienne Jessica Fox vise à Tokyo à partir de dimanche un doublé inédit avec le canoë, dont l'épreuve féminine est inscrite pour la première fois au programme des Jeux.

Le canoë biplace masculin (C2) a en effet laissé sa place au canoë féminin individuel pour finir par respecter la parité en slalom olympique (canoë hommes et femmes, kayak hommes et femmes, seulement en individuel).

Huit filles et un garçon tentent à Tokyo l'impossible doublé kayak et canoë, qu'aucun homme n'a jamais approché en trente ans aux JO. Seule Jessica Fox, au sommet de son art à 27 ans, semble à la hauteur de l'exploit.

Grâce à la génétique d'abord: elle est la fille du multiple champion du monde britannique Richard Fox et de la médaillée de bronze française des JO-1996 Myriam Jérusalmi, restée son entraîneure, deux kayakistes exilés en Australie pour apporter leur savoir avant les Jeux de Sydney en 2000.

"Jess" a rapidement fait oublier le palmarès de ses parents avec une médaille d'argent en canoë à Londres en 2012 à seulement 18 ans.

Ont suivi 15 podiums aux Mondiaux dont dix titres, et une médaille de bronze olympique à Rio en 2016, pour l'un des plus grands palmarès de son sport.

- "Un regard de feu" -

"C'est la première fois que nous avons les deux disciplines au programme, c'est un moment très important pour l'égalité des genres, ce serait très fort pour moi d'être sur le premier podium de canoë féminin", a-t-elle affirmé en conférence de presse à Tokyo.

"J'ai l'habitude de doubler les deux disciplines en championnat, mais les Jeux olympiques restent une compétition spéciale, plus épuisante nerveusement et les programmes sont différents. Je me méfie de la chaleur, je pense que ce sera un élément déterminant", a estimé la jeune femme.

L'Australienne a déjà réussi le doublé aux Mondiaux 2014 et 2018 et s'est encore illustrée avec une victoire dans les deux disciplines cette saison en Coupe du monde.

Dans le parc Kasaï Rinkaï, au bord de la baie de Tokyo, elle fait potentiellement face à huit "run" en cinq jours, dont un seul de récupération. Un programme entre les portes vertes (à passer dans le sens du courant) et les rouges (à remonter face au courant) difficile à tenir physiquement, en plus des réglages à changer et ses sensations à retrouver entre le kayak (assis avec une pagaie double) et le canoë (à genoux avec une pagaie simple).

Un défi à la hauteur du phénomène, régulièrement aussi rapide que les hommes sur certaines sections des bassins.

"Elle a une motivation incroyable. Quand elle navigue, elle a un regard de feu. Elle s'entraîne 1,5 fois plus que tout le monde et possède beaucoup d'aisance technique", décrypte l'entraîneur en chef de l'équipe de France, Christophe Prigent.

"Elle n'a pas un gros gabarit, mais physiquement elle a de l'influx. Elle est bien accompagnée en permanence. Elle est proche des Français, on navigue ensemble, elle n'a rien à cacher, elle s'en fiche", ajoute-t-il.

Les Bleus peuvent en effet côtoyer régulièrement la championne, née à Marseille (sud-est de la France) et qui s'est entraînée près de Paris avant son départ pour le Japon, près de son compagnon, le kayakiste français Mathieu Biazizzo (non sélectionné pour les JO).

rg/jr/lrb

AFP Infos Françaises
jeudi 22 juillet 2021 - 09:55:03 GMT 560 mots

Allaitement et JO: mission impossible pour la nageuse artistique espagnole Ona Carbonell

Tokyo, 22 juil 2021 (AFP) - - L'Espagnole Ona Carbonell, double médaillée olympique en natation artistique, a été confrontée à un dilemme: participer à ses troisièmes Jeux olympiques à Tokyo ou rester à la maison avec son bébé qu'elle allaite toujours. C'est finalement loin de son fils qu'elle vivra les JO.

Si les familles des athlètes n'ont pas le droit d'assister aux JO, les organisateurs ont fait une exception pour les nourrissons allaités, après les critiques de certaines sportives. Les bébés ne sont toutefois pas autorisés à séjourner au Village olympique et doivent être hébergés dans des établissements privés, comme des hôtels.

Des conditions qui ont finalement dissuadé Ona Carbonell de faire venir son compagnon et son fils au Japon.

La nageuse de 31 ans, populaire en Espagne pour sa carrière sportive et sa victoire dans un célèbre concours de cuisine, est devenue mère pour la première fois en août 2020.

"Quand j'ai donné naissance à Kai et que je me remettais en condition pour participer aux Jeux, la première chose que j'ai faite a été de demander si je pouvais l'emmener (au Japon) parce que je l'allaitais et ils m'ont dit non", a-t-elle expliqué sur les réseaux sociaux, dans une vidéo où elle apparaît en train d'allaiter son enfant.

"Il y a quelques semaines, certaines sportives ont dénoncé sur les réseaux notre situation difficile qui consiste à devoir choisir entre l'allaitement, la vie familiale et les Jeux olympiques", a-t-elle ajouté dans le message.

La basketteuse canadienne Kim Gaucher avait notamment confié se sentir "obligée de choisir entre être une maman qui allaite ou une sportive olympique". La star américaine de football Alex Morgan, dont la fille Charlie est âgée d'un an, avait estimé début juillet que l'assouplissement des mesures restait insuffisant.

- Sortir de la bulle -

Après avoir parlé aux autorités sportives espagnoles et écrit au Comité international olympique (CIO) pour expliquer sa situation, "il y a quinze jours, ils m'ont répondu que je pouvais" me rendre au Japon, "mais que les conditions n'étaient pas fixées par eux, mais par le gouvernement japonais".

Ces conditions: "Pablo (son compagnon) et Kai devraient rester dans un hôtel, dont nous ne savions pas à quelle distance il se trouverait du Village olympique. Ils ne pourraient pas quitter cette chambre d'hôtel pendant la vingtaine de jours que je passerais à Tokyo".

"Pour pouvoir allaiter Kai tous les jours et autant de fois que nécessaire, je devrais quitter le Village olympique et sortir de la bulle sanitaire, ce qui mettrait en danger mon équipe, avec laquelle je m'entraîne depuis longtemps" pour être compétitive aux Jeux, a-t-elle expliqué.

Après mûre réflexion, elle a dû prendre "une décision très difficile": laisser le petit Kai en Espagne.

"Les conditions fixées par le gouvernement japonais sont incompatibles avec une performance aux Jeux olympiques", s'offusque la jeune femme, médaillée d'argent en duo et de bronze par équipes aux JO de Londres en 2016.

Maintenant qu'elle a accepté l'idée de devoir se séparer de son fils, Ona Carbonell espère seulement que son indignation, et celle d'autres sportives qui vivent la même chose, "contribuera à rendre cette situation visible et à normaliser quelque chose qui devrait l'être et qui ne l'est manifestement pas" et qu'à l'avenir, aucune autre sportive ne devra choisir entre son rôle de mère et sa carrière sportive.

mcd/jde/jr/lrb

AFP Infos Françaises
jeudi 22 juillet 2021 - 03:10:45 GMT 649 mots

JO-2020: La Hongrie, l'autre pays de la natation

Budapest, 22 juil 2021 (AFP) - - "Nager, les Hongrois ont ça dans le sang": avant de s'envoler pour les Jeux olympiques de Tokyo, la triple médaillée d'or Katinka Hosszu a expliqué à l'AFP pourquoi sa Hongrie natale pourtant enclavée brille dans la discipline.

"Si un petit Hongrois veut se jeter à l'eau, il peut suivre d'inspirants exemples", rappelle au complexe aquatique Duna Arena de Budapest la championne, qui compte bien participer à quatre épreuves pour ses cinquièmes Jeux.

Pour Hosszu, c'est Krisztina Egerszegi qui lui mis des étoiles plein les yeux. La nageuse la plus titrée de tous les temps aux JO a décroché cinq fois l'or en individuel entre 1988 et 1996!

Mais derrière cette figure tutélaire, tout un pays de 9,8 millions d'habitants vit collectivement au rythme du sifflet, malgré l'absence de littoral au beau milieu de l'Europe centrale.

- "École hongroise" -

Privée de mer, la Hongrie a l'habitude de terminer en tête du classement des médailles par habitants dans la discipline. Rien de surprenant: ses terres regorgent de plus d'un millier de sources thermales. Son lac Balaton est le plus grand de la région.

Selon Gergely Csurka, de la fédération hongroise de natation, le pays s'est appuyé sur cette tradition des Bains après la Seconde guerre mondiale pour former des nageurs plus performants qu'ailleurs.

Tamas Szechy, l'entraîneur culte ayant conduit Krisztina Egerszegi vers les sommets était un patriarche. Il a guidé huit nageurs pour 15 titres olympiques entre 1972 et 1996, avant de mourir en 2004.

"Qu'un pays de cette taille se réalise comme il l'a fait, cela défie le sens commun", estime M. Csurka.

D'abord nageur, Tamas Darnyi est resté invaincu en quatre nages entre 1985 et 1993 et a remporté quatre fois l'or à Séoul et Barcelone. C'est le fruit d'une véritable "école hongroise", où Tamas Szechy basait ses entraînements sur le quatre nages et la longue distance, plutôt que sur les sprints.

- "Travail, travail, travail" -

"Tous les enfants qui ont du potentiel sont toujours entraînés comme cela puis orientés vers une spécialité", décrypte Gergely Csurka.

L'équipe en partance pour Tokyo comprend 38 personnes, dont des stars comme Katinka Hosszu et la nouvelle sensation Kristof Milak, 21 ans, favori du 200 mètres papillon après avoir avoir pulvérisé le record du monde de Michael Phelps en 2019.

Attila Selmeci, son entraîneur, rappelle que la Hongrie dispose d'un réseau de détection capable de dénicher des talents précoces. Les trois autres ingrédients de sa potion magique sont "le travail, le travail et encore le travail".

"Tout le monde s'entraîne très dur du matin au soir et souvent loin de sa famille", a-t-il simplement répondu à l'AFP après un entraînement de préparation avec Kristof Milak à Kaposvar, au sud-ouest de la capitale, Budapest.

"Chez nous, on ne se dit pas que si on est bon, on ira peut-être aux JO", tranche Katinka Hosszu. "On n'attendait pas seulement de moi que je sois sélectionnée, mais que je gagne. Et pas une petite fois".

- Installations exemplaires -

Dès les années 1930, les sportifs hongrois ont disposé de complexes couverts et le premier d'entre eux, conçu par Alfred Hajos, premier champion olympique de natation en 1896, n'avait pas besoin de système de chauffage.

L'eau thermale était acheminée depuis le sous-sol et les nageurs pouvaient s'entraîner toute l'année, ce qui leur offrait une avance sur des concurrents étrangers.

Afin qu'ils donnent le maximum, les Hongrois disposent toujours d'installations exemplaires, comme la spectaculaire Duna Arena, située au bord du Danube.

Passionné de sport, le Premier ministre Viktor Orban a investi des fonds publics dans la construction de piscines dernier cri dans tout le pays et lancé des programmes d'entraînement dès l'école maternelle.

"Personne ne devrait se trouver à moins de vingt minutes d'une piscine", a récemment déclaré la secrétaire d'Etat hongroise aux sports, Tunde Szabo, elle-même médaillée olympique de natation en 1992.

pmu/bg/fbr/dep

AFP Infos Françaises
vendredi 23 juillet 2021 - 02:25:19 GMT 669 mots

JO-2020 - Boxe: la Kényane Christine Ongare, du ghetto aux JO

Nairobi, 23 juil 2021 (AFP) - - "Ghetto girl" des quartiers populaires de la capitale kényane Nairobi, devenue mère à 12 ans avant de découvrir la boxe, Christine Ongare rêve de devenir la première médaillée olympique africaine de son sport lors des Jeux de Tokyo.

"Souvent, j'ai eu envie d'abandonner (...) mais j'ai continué l'aventure parce que j'ai toujours pensé que là d'où je venais, c'était plus difficile que là où j'allais". Silhouette menue de poids mouche (1,57 cm, 51 kg) et cheveux ras, la jeune femme de 27 ans s'apprête à vivre des Jeux olympiques auxquels elle pense depuis de longues années.

"C'est presque un rêve", affirme-t-elle, avant de préciser: "J'ai atteint mon objectif, mais il n'est pas encore rempli".

Son ambition ? "Monter sur le podium, parce qu'il n'y a jamais eu de femme représentant le Kenya, ou même l'Afrique, qui est rentrée des Jeux avec une médaille" en boxe.

Et ce serait aussi la revanche des "ghetto girls" des Eastlands -les quartiers Est de Nairobi où se trouvent certains des bidonvilles les plus pauvres et les plus dangereux de la capitale- qu'elle entend représenter et inspirer.

"Dans les Eastlands, la vie n'est pas facile, surtout pour les filles. Je ne peux pas tout raconter", souligne-t-elle: "Il se passe beaucoup de choses, des viols, des abus sur des fillettes... En tant que fille, vous n'avez pas droit à certaines choses."

- Résilience -

Dans cet environnement impitoyable, la petite Christine s'est battue bien avant de découvrir la boxe.

"Je suis la dernière de quatre enfants et les autres n'étaient pas trop là, donc ça m'a endurcie. Je n'avais personne pour me défendre", raconte-t-elle: "Fille ou garçon, grand ou petit, si on venait me chercher, je m'en fichais. J'ai tout fait pour me défendre".

Elle n'aime pas évoquer son histoire personnelle, notamment sa grossesse à 12 ans et son fils Maxwell, finalement élevé par sa mère qui "a accepté d'en prendre la responsabilité pour que je reprenne l'école", explique-t-elle.

"Mon fils ne m'appelle pas maman, il m'appelle par mon nom. Il appelle ma mère maman", glisse-t-elle dans un rire nerveux.

Après avoir essayé le foot et les acrobaties, Christine Ongare a découvert la boxe à travers l'association Box Girls Kenya, qui oeuvre à émanciper les jeunes filles par ce sport dans les Eastlands.

Son premier entraîneur, Alfred Analo Anjere, se souvient d'une jeune "boxeuse dévouée", "ponctuelle" et qui "travaillait dur".

Dans la boxe, elle a trouvé "la résilience", estime l'entraîneur de l'équipe olympique, Benjamin Musa, qui la connaît aussi depuis de longues années: "Elle avait vraiment besoin de ça pour sortir de la dure vie qu'elle traversait".

- Vitesse et agressivité -

"Quand j'ai commencé, je ne pensais pas faire carrière. C'était un loisir pour m'occuper et apprendre à me défendre", raconte la jeune femme: "C'est plus tard, après avoir disputé un de mes premiers tournois, les Championnats du monde en 2012, que j'ai commencé à prendre ça sérieusement".

Elle a vu son aînée Elizabeth Andiego, qu'elle côtoie depuis Box Girls Kenya, devenir la première boxeuse kényane à se qualifier pour des Jeux, en 2012.

Avant de partir pour Londres, Andiego lui avait confié un drapeau kényan, qu'elle a conservé. Huit ans plus tard, elle a à son tour décroché son ticket, terminant troisième du tournoi de qualification africain en février 2020.

A Tokyo, Ongare pourra miser sur "son agressivité en attaque" et "sa vitesse", estime Andiego. "Elle est légère (...) elle manque un peu de puissance".

"Elle se fraye un chemin à travers les épreuves avec ses poings. (...) Elle sait que la boxe, c'est sa vie. Ca peut changer sa vie, alors elle travaille vraiment dur", ajoute-t-elle.

Sans la boxe, "je serais peut-être une ivrogne, ou mariée avec plein d'enfants, je sais pas", sourit Christine Ongare.

A Tokyo, elle sera sur les rings avec un message pour les filles des Eastlands: "Peu importe d'où vous venez, ce que vous avez vécu, il faut se relever, ramasser les morceaux et avancer".

sva/md/ep/jr/dep

AFP Doc
lundi 26 juillet 2021 - 23:01:41 GMT 503 mots
Aussi paru dans
26 juillet 2021 - AFP Infos Françaises Le Soleil (Québec, QC) (site web) Le Droit (Ottawa, ON) (site web) Le Nouvelliste (Trois-Rivières, QC) (site web) Le Quotidien (Saguenay, QC) (site web) La Tribune (Sherbrooke, QC) (site web) La Voix de l'Est (Granby, QC) (site web) AFP - Journal Internet AFP (français) La Croix (site web)
27 juillet 2021 - Radio France Internationale (français) (site web réf.)

JO-2020: le Brésil sous le charme de la "petite fée" du skate

Sao Paulo (AFP) - Pas besoin de baguette magique: avec son skate et son sourire radieux, Rayssa Leal, surnommée "la petite fée", a conquis le Brésil en devenant la plus jeune médaillée olympique de l'histoire du pays, à seulement 13 ans, décrochant l'argent lundi aux Jeux de Tokyo.

Les réseaux sociaux n'en ont que pour elle: un des mots-clés les plus populaires sur Twitter est #Euacreditoemfadas (je crois aux fées), repris notamment par des célébrités et des personnalités politiques de tous bords.

Il était près de 2 heures du matin au Brésil quand elle est montée sur le podium après l'épreuve de street -- remportée par une autre adolescente de 13 ans, la Japonaise Momiji Nishiya -- mais tout le pays a vibré à l'unisson.

"J'ai encore du mal à y croire, mais j'ai l'impression que c'était un exploit historique. Je sais que beaucoup de gens se sont entraînés des années pour être ici, et c'est très gratifiant de ramener une médaille au Brésil", a-t-elle déclaré au micro de TV Globo.

Au-delà de ses tricks (figures) impressionnants, c'est son attitude qui a mis tout un pays sous le charme, avec des petits pas de danse entre les tours de piste et une accolade touchante avec la Philippine Margielyn Arda Didal, diminuée lors de la finale à cause d'une blessure.

Née dans le Maranhao, Etat pauvre du nord-est brésilien, Rayssa Leal a été surnommée "fadinha" (petite fée) dès l'age de sept ans, grâce à une vidéo où on la voit réaliser un "heelflip", une des figures les plus difficiles du skate, déguisée en fée bleue.

Cette vidéo est devenue virale dans le monde entier après avoir été partagée par Tony Hawk, légende vivante du skate, qui l'a rencontrée à l'entraînement à Tokyo.

Sa médaille d'argent et son charisme ont éclipsé les résultats décevants des autres Brésiliennes dans cette épreuve du street féminin, avec les éliminations précoces de deux autres prétendantes au podium, Pamela Rosa et Leticia Bufoni.

Sur Twitter, l'exploit de l'adolescente a été salué aussi bien par l'Institut Lula, de l'ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, que par le député Eduardo Bolsonaro, un des fils du président d'extrême droite Jair Bolsonaro.

"Bravo à notre petite géante pour cette grande performance et pour être un si bel exemple pour les jeunes", a écrit pour sa part sur Instagram le footballeur Dani Alves, qui participe à ses premiers JO avec la Seleçao, à 38 ans.

L'ancien latéral du FC Barcelone et du Paris SG a également lancé un appel aux autorités de son pays pour "investir plus dans le sport et les sportifs".

AFP Infos Françaises
vendredi 25 juin 2021 - 13:03:05 GMT 271 mots
Aussi paru dans
25 juin 2021 - Ouest-France (site web)

Un premier homme transgenre nommé au comité olympique japonais

Tokyo, 25 juin 2021 (AFP) - - Une ancienne escrimeuse devenue homme est le premier transgenre à être nommé au conseil d'administration du Comité olympique japonais, à quelques semaines du début des Jeux olympiques de Tokyo (23 juillet - 8 août).

"Il y a eu un changement énorme si on compare à la situation d'il y a dix ans", a souligné Fumino Sugiyama auprès de l'AFP après être devenu la première personne ouvertement transgenre à intégrer la direction l'organisme.

Aujourd'hui âgé de 36 ans, Sugiyama était membre de l'équipe féminine japonaise d'escrime jusqu'à ce qu'il prenne sa retraite à 25 ans et se présente ouvertement comme transgenre.

"Ce qui a le plus changé, c'est la reconnaissance", estime Sugiyama. "Beaucoup de personnes n'avaient jamais entendu l'expression +LGBTQ+ jusqu'à il y a quelque années, mais c'est rentré dans le langage courant désormais."

Sa nomination intervient moins d'une semaine après que la footballeuse japonaise Kumi Yokohama a annoncé qu'elle est un homme transgenre.

Les médias japonais ont en outre révélé que le comité olympique national avait nommé 30 nouveaux membres, en faisant monter le pourcentage de femmes au sein de l'organisme de 25% à 40%.

Cette annonce survient quelques mois après le tollé provoqué par les remarques sexistes de Yoshiro Mori, l'ancien président de Tokyo-2020, qui avait déclaré que les femmes parlent trop lors des réunions, avant de démissionner le 12 février.

Sa démission a permis de déclencher des avancées quant à l'égalité des genres au sein des instances olympiques du Japon, puisque Yoshiro Mori a été remplacé par l'ancienne médaillée olympique en patinage de vitesse Seiko Hashimoto.

amk/oho/fby/chc

AFP Infos Françaises
jeudi 29 juillet 2021 - 05:59:03 GMT 111 mots

JO-2020: Marjorie Delassus passe en finale du canoë slalom

Tokyo, 29 juil 2021 (AFP) - - La Française Marjorie Delassus s'est qualifiée pour la première finale du canoë slalom féminin de l'histoire des Jeux olympiques jeudi à Tokyo.

Seulement 17e des qualifications mercredi, la jeune Française (23 ans) au palmarès international vierge s'est élancée en 2e pour la demi-finale et a réussi un passage sans faute sur un parcours exigeant (117,71 points) pour prendre la 5e place (10 qualifiées).

Seulement 31e mondiale, elle disputera la finale sur le même parcours à 15h55 (08h55 en France).

La favorite australienne Jessica Fox, déjà triple médaillée olympique en kayak, a réussi le meilleur temps (110,59, zéro pénalité).

rg/jde

AFP Infos Françaises
mardi 3 août 2021 - 14:57:22 GMT 662 mots

JO-2020 - Athlétisme: Chaussures, débutante et chrono canon, un 200 m féminin de folie

Tokyo, 3 août 2021 (AFP) - - Entre le 2e chrono de l'histoire de la Jamaïcaine Elaine Thompson-Herah, portée par des jambes de feu et des chaussures "magiques", et la 2e place de la Namibienne Christine Mboma, débutante privée du 400 m aux JO car hyperandrogène, un 200 m de folie a conclu la soirée d'athlétisme mardi.

La journée avait débuté par l'une des plus belles courses de l'histoire du sport avec la victoire du Norvégien Karsten Warholm sur 400 m haies en pulvérisant son propre record du monde (45 sec 94), devant Rai Benjamin (46 sec 17) et Alison dos Santos (46 sec 70), tous les deux plus rapides que l'ancien record de l'Américain Kevin Young (46 sec 78) qui avait tenu de 1992 à cet été.

Le record du monde de la sulfureuse américaine Florence Griffith-Joyner, 21 sec 32 aux JO de Seoul en 1988, ne semble plus si imbattable... En 21 sec 53, Elaine Thompson-Herah a couru le 2e temps le plus rapide de l'histoire pour réaliser le doublé 100-200 aux Jeux de Tokyo, son 2e consécutif après celui de Rio en 2016, une performance inédite chez les femmes.

Thompson a renoué avec puis battu ces derniers jours des chronos qu'elle n'avait plus fait depuis cinq ans. Grâce à sa forme, mais sûrement aussi grâce aux pointes de nouvelle génération, qui ont conquis les sprints et les sauts après le demi-fond.

"Elaine Thompson-Herah a un style qui lui est propre, très en pied. Les nouvelles chaussures agissent sur l'efficacité de la foulée et aident particulièrement les athlètes déjà aériennes à mieux conserver leur vitesse dans les 20 derniers mètres", détaille pour l'AFP Dimitri Demonière, responsable du sprint à la Fédération française d'athlétisme.

Thomson-Herah porte les "Air Zoom Maxfly" de son équipementier Nike, largement répandues chez les sprinteurs de haut niveau depuis quelques mois. Comme la plupart des chaussures "nouvelle génération", cette paire combine une plaque rigide (carbone) et une mousse dernière génération les rendant plus épaisses que les paires "classiques".

- Mboma et le règlement sur l'hyperandrogénie -

Fraser-Pryce, septuple médaillée olympique âgée de 34 ans, a pris comme d'habitude un départ canon mardi avant d'être dépassée dans les derniers mètres par le retour fracassant de Christine Mboma.

Complète inconnue il y a encore quelques semaines, Mboma a explosé au plus haut niveau en 2021.

Elle était d'abord devenue fin juin la 7e meilleure performeuse de tous les temps sur 400 m. Mais son comité olympique avait annoncé quelques jours plus tard qu'elle ne pourrait pas s'aligner sur la distance aux JO, étant concernée par le règlement sur l'hyperandrogénie,

Il empêche depuis 2019 les athlètes qui présentent des "différences du développement sexuel" (DSD) et un taux de testostérone élevé à courir à l'international du 400 m au mile sauf à prendre un traitement, ce que combat la Sud-Africaine Caster Semenya, par conséquence absente à Tokyo.

Alors Mboma, comme sa compatriote Beatrice Masilingi, dans la même situation et 6e du 200 m à Tokyo, se sont concentrées sur le 200 m.

Mboma a couru son premier 200 m de haut niveau le 29 mai en 22 sec 73 avant de se consacrer pleinement à la distance. En cinq courses, finale olympique incluse, elle a gagné près d'une seconde pour décrocher l'argent en 21 sec 81 (record d'Afrique). Le tout, malgré une technique de sortie des starting-blocks très perfectible.

"J'étais stressée de courir contre les filles comme Elaine Thompson-Herah, je ne m'attendais même pas à courir contre elles, alors je pousse juste à fond pour faire de mon mieux".

"Je suis très déçue de ne pas pouvoir faire le 400 m", avait-elle simplement indiqué lundi.

La soirée a aussi sacré la jeune américaine Athing Mu (19 ans) sur 800 m, devenue la quatrième performeuse de l'histoire en 1 min 55 sec 21, ainsi que le perchiste suédois Armand Duplantis, qui a tenté en vain un nouveau record du monde à la perche.

rg/lve

AFP - Journal Internet AFP (français)
mardi 3 août 2021 - 13:25:44 GMT 400 mots
Aussi paru dans
3 août 2021 - AFP doc AFP Infos Françaises La Croix (site web) Ouest-France (site web) Challenges (site web)

JO-2020: après le 100 m, la Jamaïcaine Thompson-Herah championne olympique du 200 m

Tokyo (AFP) - La Jamaïcaine Elaine Thompson-Herah a remporté le 200 m des Jeux olympiques de Tokyo mardi, réussissant le doublé trois jours après le 100 m, comme à Rio en 2016, avec le deuxième chrono le plus rapide de l'histoire (21.53).

Elle a devancé la sensation namibienne Christine Mboma, âgée de 18 ans, qui ne court le 200 m que depuis deux mois, étant privée du 400 m à cause du règlement sur l'hyperandrogénie. L'Américaine Gabrielle Thomas a pris la 3e place.

Thompson-Herah confirme qu'elle est à 29 ans la meilleure sprinteuse du monde depuis cinq ans. Elle est la première femme à réussir le "double-double" 100 et 200 m sur deux éditions consécutives des Jeux olympiques.

Après avoir établi le 2e chrono le plus rapide de l'histoire sur 100 m, elle a récidivé sur 200 m avec le temps de 21 sec 53, à 19 centièmes du record de l'Américaine Florence Griffith-Joyner établi aux Jeux de Séoul en 1988, qui paraît de moins en moins intouchable.

Thompson-Herah s'est détachée dans la ligne droite, où la Namibienne Mboma a fait un retour phénoménal. Cette dernière, au départ très hésitant techniquement, possède un finish ravageur, qu'elle a révélé au monde cette saison.

La Namibienne a d'abord sévi sur 400 m en devenant la 7e meilleure performeuse de tous les temps fin juin. Mais son comité olympique avait annoncé quelques jours plus tard qu'elle ne pourrait pas s'aligner sur la distance aux JO, étant concernée par le règlement sur l'hyperandrogénie.

Elle a couru son premier 200 m de haut niveau le 29 mai en 22 sec 73 avant de se consacrer pleinement à la distance. En cinq courses, finale olympique incluse, elle a gagné près d'une seconde pour décrocher l'argent en 21 sec 81.

Elle devient seulement la deuxième médaillée olympique de l'histoire de la Namibie tous sports confondus, après le sprinteur Frankie Fredericks, star des années 1990 (argent sur 100 et 200 m en 1992 et 1996).

Gabrielle Thomas a ouvert son palmarès international avec le bronze à 24 ans, sauvant l'honneur des Etats-Unis sur le sprint court féminin (pas de médaille sur 100 m).

AFP Infos Françaises
mercredi 4 août 2021 - 08:22:48 GMT 692 mots
Aussi paru dans
4 août 2021 - Ouest-France (site web)

Les Jeux olympiques ne passionnent guère les jeunes Japonais

Tokyo, 4 août 2021 (AFP) - - Skateboard, surf et escalade ont fait leurs grands débuts dans le programme olympique à Tokyo, suscitant un fort intérêt médiatique, mais une moisson de médailles du Japon n'a pas suffi à convaincre des jeunes du pays rencontrés par l'AFP.

Le skateboard a repris mercredi aux JO après que Yuto Horigome, 22 ans, a remporté la première médaille d'or de l'histoire de ce sport pour le Japon le 25 juillet et que Momiji Nishiya, 13 ans, était devenue le lendemain la plus jeune médaillée olympique du pays avec sa victoire dans l'épreuve féminine.

Et mercredi, c'est de nouveau une Japonaise, Sakura Yosozumi, qui s'est imposé pour une troisième médaille d'or en autant d'épreuves de skate pour le Japon.

Mais pour Emiya Ajisaka et ses camarades de classe, regarder les JO à la télévision n'est pas une priorité.

"Personne ne parle vraiment des Jeux olympiques autour de moi", dit à l'AFP cet adolescent de 13 ans en jouant au football avec des amis dans un parc proche de certains sites de Tokyo-2020.

"Je regarde plutôt YouTube, je traîne avec mes amis et je joue à des jeux vidéo", ajoute-t-il.

Aux JO, il ne s'intéresse qu'aux matches de la compétition de football. Mais "la Coupe du monde était beaucoup plus amusante, non ?", lance-t-il à ses amis qui acquiescent.

Bien avant que le Japon ne commence à accumuler les titres, dont une médaille d'argent et une de bronze en surf, des sondages d'opinion montraient que les jeunes étaient moins intéressés que les personnes plus âgées par les Jeux olympiques.

Environ 63% de personnes âgées d'une vingtaine d'années avaient déclaré être "assez ou très" intéressés par les JO, contre environ 85% de sexagénaires, selon une enquête réalisée en 2019 par la chaîne de télévision publique NHK.

"Je ne déteste pas les Jeux olympiques, mais ils ne font pas partie de mes priorités et je ne me sens pas obligé de les regarder en direct", déclare Ryo Kawasaki, un ingénieur web de 24 ans, dans une salle d'escalade à Tokyo.

Selon Munehiko Harada, président de l'Université des sciences de la santé et du sport d'Osaka (ouest du Japon), la pandémie est "l'un des facteurs qui explique le faible intérêt des jeunes".

La crise sanitaire a forcé le report historique d'un an de l'événement et entraîné l'interdiction des spectateurs sur la quasi-totalité des sites olympiques.

- Les JO, "une erreur" -

Kosei Fujiwara, un collégien de 13 ans, affirme que la décision d'organiser les JO malgré la pandémie l'a rebuté. "C'est une erreur d'inviter un grand nombre de personnes du monde entier à Tokyo où les infections connaissent un pic", assure-t-il en jouant au basket avec ses amis.

"S'il n'y avait pas de pandémie, j'aurais soutenu les Jeux olympiques".

Cependant, l'intérêt pour le sport parmi les jeunes Japonais reste relativement élevé, avec une envie d'activité physique pendant la crise sanitaire, selon M. Harada.

Mais l'intérêt pour les JO est "clairement faible" en raison notamment de "la variété d'options de divertissement disponibles pour les jeunes", explique ce professeur en marketing sportif.

Hiroto Inoue, un étudiant de 21 ans, explique qu'il "ne prête pas beaucoup d'attention aux Jeux olympiques".

"Je me concentre sur un forum d'affaires sur l'environnement que j'organise fin août", explique-t il.

Yoshifusa Ichii, professeur de sport et de société à l'Université Ritsumeikan de Kyoto (ouest), pense que les personnes plus âgées au Japon ont un attachement émotionnel aux Jeux olympiques depuis les premiers Jeux de Tokyo en 1964.

"C'était un événement symbolique qui rappelait aux gens comment le Japon se relevait" de la Seconde Guerre mondiale, dit M. Ichii.

De nombreux jeunes Japonais n'ont pas un rapport similaire avec les Jeux olympiques, selon lui.

Certains adolescents ont été cependant attirés par les JO et notamment par les nouveaux sports.

Haru Fujirai, 11 ans, dit ainsi avoir été inspiré par la championne japonaise de skateboard Momiji Nishiya.

"J'ai vu une fille qui n'a que deux ans de plus que moi gagner la médaille d'or", relève ce garçon qui a commencé le skateboard l'année dernière. "Je veux m'entraîner davantage et, un jour, participer aux Jeux olympiques".

si-oh/ras/etb/ep/fbx

AFP Infos Françaises
mercredi 7 juillet 2021 - 10:32:21 GMT 242 mots
Aussi paru dans
7 juillet 2021 - Belga News Agency (français)

JO-2020: Patty Mills et Cate Campbell porte-drapeaux de l'Australie

Sydney, 7 juil 2021 (AFP) - - Le basketteur Patty Mills et la nageuse Cate Campbell ont été retenus mercredi pour être les porte-drapeaux australiens lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Tokyo (23 juillet-8 août), dans ce qui sera leur quatrième participation.

Le meneur des San Antonio Spurs rentrera dans l'histoire en devenant le premier porte-drapeau aborigène australien, tandis que Cate Campbell deviendra la première nageuse australienne à occuper ce rôle.

"En tant qu'homme (des tribus australiennes) Kokatha, Naghiralgal et Dauareb-Meriam, je suis fier, c'est incroyable", a déclaré Patty Mills, qui mène, à 32 ans, une équipe de basket-ball australienne qui compte parmi les favoris à la médaille d'or. "C'est un moment très fort, je le ressens au plus profond de moi-même".

Pour Cate Campbell, "mener l'équipe australienne à ces Jeux olympiques revêt une signification particulière."

"Chacun d'entre nous, qu'il s'agisse de débutants ou d'olympiens chevronnés, a dû se battre pour gagner sa place dans cette équipe", a déclaré la spécialiste du sprint en nage libre, cinq fois médaillée olympique.

L'Australie envoie la deuxième équipe la plus large de son histoire pour des Jeux olympiques à l'étranger, avec 472 athlètes, soit un peu moins que les 482 qui sont allés à Athènes en 2004.

Les femmes représentent plus de la moitié de l'équipe, un record, avec 16 athlètes indigènes, emmenés par Mills et la joueuse de tennis Ashleigh Barty, N.1 mondiale.

mp/je/ati/fs/dep

AFP Doc
mardi 17 août 2021 - 10:32:28 GMT 381 mots
Aussi paru dans
17 août 2021 - AFP Infos Françaises Challenges (site web) AFP - Journal Internet AFP (français) La Croix (site web)
18 août 2021 - Corse Matin La Liberté (Suisse) (site web réf.)

Tennis: Naomi Osaka fond en larmes en conférence de presse à Cincinnati

Cincinnati (Etats-Unis) (AFP) - La joueuse de tennis japonaise Naomi Osaka, numéro deux mondiale et quatre fois titrée en Grand Chelem, a fondu en larmes pour sa première conférence de presse sur le circuit WTA depuis mai, lundi lors du tournoi de Cincinnati.

Osaka, 23 ans, avait renoncé à Roland-Garros après sa victoire au premier tour puis fait l'impasse sur Wimbledon pour régler ses problèmes d'anxiété, une décision qui avait suscité une controverse mais provoqué le soutien de différentes personnalités.

"C'est quelque chose que j'avais besoin de faire pour moi. Au départ, je suis restée chez moi pendant quelques semaines et j'étais gênée de sortir car je ne savais pas si les gens porteraient un regard différent sur moi", a expliqué Osaka lors de sa première conférence de presse, en format traditionnel, depuis le tournoi de Rome au printemps.

"La révélation pour moi a été d'aller aux Jeux olympiques, quand les athlètes sont venus me voir pour me dire qu'ils étaient très heureux de ce que j'avais fait", a-t-elle poursuivi.

Osaka, dont le père est haïtien, avait annoncé la semaine dernière vouloir offrir la totalité des gains qu'elle percevra lors du tournoi de Cincinnati aux victimes du séisme en Haïti.

Cette conférence de presse précédait son entrée en lice dans le tournoi. Plus tard, lors de la même conférence, elle a fondu en larmes à la suite d'une autre question.

Fin juillet, Osaka avait estimé que "le format des conférences de presse est dépassé et devrait être revu", dans une chronique pour le magazine Time: "Je pense que nous pouvons l'améliorer, le rendre plus intéressant et plus agréable pour tout le monde", avait-elle écrit.

"Mon intention n'était pas de lancer un appel à la révolte, mais plutôt d'avoir un point de vue critique sur la façon de travailler et demander ce qu'il est possible de mieux faire", s'est-elle justifiée depuis.

Lors des Jeux olympiques de Tokyo, la superstar américaine de la gymnastique Simone Biles, multi-médaillée olympique, avait elle aussi indiqué publiquement vouloir prendre soin de sa santé mentale, en évoquant une pression trop lourde à gérer.

AFP Infos Françaises
jeudi 29 juillet 2021 - 07:44:57 GMT 131 mots

JO-2020 - Canoë slalom: l'Australienne Fox remporte le premier titre féminin de l'histoire, Delassus 4e

Tokyo, 29 juil 2021 (AFP) - - L'Australienne Jessica Fox a décroché jeudi la première médaille d'or olympique de l'histoire du canoë slalom féminin, nouvelle discipline au programme des Jeux de Tokyo, la Française Marjorie Delassus terminant au pied du podium.

Déjà triple médaillée olympique en kayak (deux en bronze une en argent), Fox a remporté sa première médaille d'or grâce à une finale parfaite (105,4 points, zéro pénalité) devant la Britannique Mallory Franklin (108,68, 2 sec de pénalité) et l'Allemande Andrea Herzog (111,13, 2 sec de pénalité).

La Française Marjorie Delassus (23 ans), seulement 31e mondiale, a amélioré ses "run" à chaque tour de la compétition pour prendre une inattendue 4e place (115,93 points, zéro pénalité).

rg/tba

AFP Infos Françaises
jeudi 29 juillet 2021 - 07:45:17 GMT 99 mots

JO-2020 - Canoë slalom: l'Australienne Fox remporte le premier titre féminin de l'histoire

Tokyo, 29 juil 2021 (AFP) - - L'Australienne Jessica Fox a décroché jeudi la première médaille d'or olympique de l'histoire du canoë slalom féminin, nouvelle discipline au programme des Jeux de Tokyo, la Française Marjorie Delassus terminant au pied du podium.

Déjà triple médaillée olympique en kayak (deux en bronze une en argent), Fox a remporté sa première médaille d'or grâce à une finale parfaite (105,4 points, zéro pénalité) devant la Britannique Mallory Franklin (108,68, 2 sec de pénalité) et l'Allemande Andrea Herzog (111,13, 2 sec de pénalité).

rg/tba

Sud Ouest (site web)
Accueil Dordogne Le Bugue, lundi 30 août 2021 366 mots

Rugby : Carla Neisen a « encore des coeurs dans les yeux »

Carla Neisen, de passage à Périgueux, dimanche 29 août, pour le tournoi de beach rugby. © Crédit photo : A L. Par Adrien Larelle

Publié le 30/08/2021 à 8h19 S'abonner Carla Neisen était de passage à Périgueux, dimanche 29 août, pour parrainer le premier tournoi de beach rugby. L'occasion pour la médaillée olympique buguoise de prendre un petit bain de foule

Il faut s'écarter un peu de la sono du tournoi de beach rugby pour recueillir les impressions de Carla Neisen. Médaille d'argent olympique protégée par un écrin fait maison par sa mère, la Buguoise se pose quelques instants à l'ombre pour revenir sur des dernières semaines un peu folles.

Le regard sur vous a-t-il changé depuis les JO ?

On a été un peu plus sollicitées que d'habitude depuis notre retour, au Trocadéro comme ailleurs. C'est positif.

Que reste-t-il de Tokyo, un mois après ?

Énormément de souvenirs en tête. Je regarde les photos qu'on a prises là-bas presque tous les jours. On retombe sur des vidéos, des musiques qui nous rappellent cette aventure. J'ai encore des coeurs dans les yeux. C'est une aventure fabuleuse. En ce moment, avec les Paralympiques, on reste un peu dans cet élan.

C'est allé très vite. Commencez-vous à réaliser ?

Je n'y croyais pas trop au début. Au fur et à mesure, on réalise ce qu'il se passe, on se rend compte qu'un rêve s'est réalisé. Déjà être aux JO, c'est grand, alors ramener une médaille, c'est fantastique.

C'est un formidable coup de projecteur pour le rugby féminin.

On espère que cela va créer un genre de boom et que le rugby féminin continue d'évoluer. J'espère que ça donnera un élan à tout le rugby féminin et tout le rugby français. Il faut que les petites filles tentent. Moi, j'y suis allé un mercredi après-midi et je ne me suis plus jamais arrêtée.

Sur le meme sujet Dordogne/JO : Camille Grassineau et Carla Neisen vont « savourer » leur médaille d'argent Les deux rugbywomen périgourdines ont décroché l'argent en rugby à 7, samedi 31 juillet. Satisfaites, elles mettent en avant le collectif tricolore et le travail de longue haleine qui a permis ce résultat

Cet article est paru dans Sud Ouest (site web)

La République des Pyrénées (site web)
Accueil basket, jeudi 5 août 2021 908 mots

Basket - JO de Tokyo. Fred Fauthoux : « Marine m'a dépassé au niveau international »

Propos recueillis par Jérôme Carrère

Frédéric Fauthoux, 48 ans, suit attentivement le basket français à Tokyo. Où sa fille Marine va disputer une demi-finale olympique avec les Bleus (13h). Fier d'elle, il la laisse néanmoins « dans sa bulle ».

En vacances chez ses parents avant de reprendre avec l'Asvel - dont il est entraîneur-adjoint - d'ici quelques jours, Fred Fauthoux, génial meneur de l'Elan Béarnais de 1990 à 2007, est détendu et rigolard au téléphone. Trop heureux de voir le basket français et sa fille Marine briller aux Jeux de Tokyo.

Qu'est-ce que ça vous fait de voir votre fille en demi-finale olympique??

C'est vraiment incroyable. Tout sportif de haut niveau rêve de l'équipe de France. Mais les Jeux, c'est le Graal. Je le sais, en vingt ans de carrière, je n'y ai pas mis le petit doigt (rire) (47 sélections en Bleu de 1997 à 2005, NDLR). On vit tout ça à travers elle, on est stressé, fier et surtout heureux qu'elle soit heureuse.

Les JO, c'est vraiment au-dessus du reste?

Il faudrait demander à ceux qui les ont déjà disputés (rire). Mais quand on voit l'enthousiasme que ça soulève, c'est incomparable. Je suis chez mes parents. Ils sont contents de suivre toutes les compétitions, les Français qui gagnent. Je me dis que c'est partout pareil en France et même dans le monde?! C'est grandiose, la planète entière vibre, c'est génial pour la gamine. Marine est née à Pau mais elle est Landaise. Dans mon village, à Horsarrieu, ils la suivent. Chaque athlète représente un territoire.

La rédaction vous conseille Basket : l'équipe de France « utilisera plus les joueurs majeurs » Walter Lapeyre : "Les Jeux, c'est tout un imaginaire" Jeux olympiques : le Palois Julien Médard, à l'analyse derrière le sabre Elle a glané sa sélection au dernier moment (suite à la blessure d'Olivia Epoupa), mais elle a quand même droit à sa dizaine de minutes par match, à 20 ans...

C'est vraiment super?! Elle a saisi l'opportunité lors d'un match amical contre l'Espagne où elle avait été incroyable (15 points le 10 juillet pour une victoire 80-75, NDLR). La coach Valérie Garnier a vu qu'elle pouvait lui faire confiance. Tout ce qu'elle fait bien ne se traduit pas forcément en stats mais elle est avec les meilleures du monde. Quand elle est sur le terrain, ça se passe plutôt bien pour l'équipe. Je trouve qu'elle tient bien son rôle. Comme chacune, je pense qu'elle aimerait bien jouer plus et avoir plus de responsabilités. Mais dans un sport collectif, toutes les joueuses ne peuvent pas mettre 20 points (rire). Déjà, entrer dans la hiérarchie au niveau international, c'est difficile. Elles sont très fortes avec Iliana (Rupert, 19 ans), la copine avec qui elle a commencé le basket à Pau Nord-Est.

Etes-vous en contact avec elle pour lui donner des conseils, la rassurer??

Je la laisse dans sa bulle, tranquille. On s'envoie juste quelques petits messages. Avant de partir, je lui ai dit de profiter à fond de l'événement et des matchs. A la cérémonie d'ouverture, elle était à côté de Gignac et Lavillenie. Elle a croisé plein de grands sportifs, pris des photos avec Luis Scola (pivot argentin, NDLR). Je ne vais pas aller l'embêter (rire).

Etes-vous prêt à accueillir une médaillée olympique dans la famille??

J'en rêve pour elle, ce serait top. Franchement, je préfère gérer le retour d'une médaillée que la déception si elle ne la gagne pas (rire). Même si à son âge, j'espère qu'elle aura d'autres occasions de faire les Jeux.

Cette compétition peut-elle lui permettre de « tuer le père »??

Des fois, ça a pu être embêtant pour elle qu'on lui parle de moi. Je pense que ça lui arrivera encore. Mais au niveau international, elle m'a largement dépassé (rire). Pour autant, je n'ai pas de regrets de ne pas avoir fait de JO. Il y avait des joueurs plus forts que moi en sélection. Ce n'est pas une cicatrice.

Que devront faire les Bleues pour vaincre le Japon??

Il faudra éviter de laisser les Japonaises mettre de la vitesse dans le jeu. Elles courent et tirent à 3 points. Sans ça, elles ne peuvent pas nous battre. La France est plus forte à l'intérieur et sur jeu placé. J'ai vu tous les matchs. On disait que l'équipe n'était pas prête après sa défaite en ouverture contre le Japon justement. Mais on s'aperçoit que trois des quatre équipes de sa poule sont en demi-finale. Contre les Etats-Unis, il y a eu un déclic, avec de la maîtrise malgré l'enjeu. Et elles ont vaincu l'Espagne qui les battait à chaque fois. Il y a une force collective avec des leaders anciennes et des jeunes qui emmènent un supplément d'âme. C'est un plaisir de les voir à un tel niveau.

« Top de voir du basket dans des créneaux regardés »

Freddy Fauthoux n'a évidemment pas manqué la victoire sur le fil des garçons face à la Slovénie en demi-finale (80-79). « C'est top, car comme les filles, ils ont souvent dérapé sur les matchs couperets, surtout quand ils étaient présumés plus faciles. Ils ont été solides, ont fait les efforts, preuve de solidarité, avec une hiérarchie bien respectée. Et ça fait vraiment plaisir de voir du basket dans des créneaux regardés. Je suis en lien avec Jacky Commères et Boris Diaw. Ils veulent souligner le travail de longue haleine qui est récompensé avec cette finale, notamment celui des éducateurs de toute la France ».

Cet article est paru dans La République des Pyrénées (site web)

NewsPress (français)
International; Organisations Internationales, mercredi 21 juillet 2021 - 17:40 1997 mots

SPORT; Actualités ; Infos Générales; Sports

Des expériences numériques innovantes pour vivre les Jeux de Tokyo 2020 au plus près

La cérémonie d'ouverture aura lieu dans seulement quelques jours... Les fansdu monde entier auront à leur disposition une palette d'expériences numériques passionnantes qui leur permettront de se plonger dans les Jeux Olympiques de Tokyo 2020. Ces offres uniques viennent en complément d'une couverture médiatique sans précédent. En effet, plus de cinq milliards de personnes auront accès à ce grand événement grâce aux partenaires de diffusion officiels des Jeux Olympiques.

"Les Jeux de Tokyo 2020 seront les plus connectés de tous les temps. Avec le soutien sans faille de nos partenaires mondiaux, nous avons créé une expérience numérique améliorée pour interagir avec les fans avant, pendant et après les Jeux, explique le directeur de l'engagement et du marketing numériques, Christopher Carroll. Ces offres sont le fruit de notre ambition, qui est non seulement de créer du lien avec les fans du monde entier, mais aussi de façonner un souvenir mémorable qui inspirera les gens à travers les valeurs olympiques."

Restez connectés avec Olympics.com/fr et l'application officielle des Jeux Olympiques

Lancés récemment, le site Olympics.com/fr et l'application des Jeux Olympiques offrent une plateforme virtuelle permettant aux fans de se tenir au courant de l'actualité de Tokyo 2020 et des prochains Jeux Olympiques. Disponible sur Android et iOS, l'application favorise un meilleur engagement avec une série de nouveaux éléments, dont les dernières actualités, les calendriers des épreuves et leurs résultats, ainsi que du contenu original et des vidéos des moments forts pour certains territoires.

Une nouvelle fonctionnalité Où regarder offrira aux fans un accès intégré direct aux plateformes des diffuseurs officiels qui proposent la diffusion des Jeux en direct, selon leur localisation.

Nos partenaires TOP font le lien entre les fans et les athlètes sur les plateformes olympiques

Les membres du programme TOP ont créé une série de campagnes innovantes pour susciter l'enthousiasme à l'approche des Jeux et promouvoir les valeurs olympiques auprès des fans :

Le CIO, le CIP et Airbnb ont dévoilé Tokyo Together, une opportunité exclusive d'interagir avec des athlètes olympiques et paralympiques. Si les fans ne pourront pas participer aux Jeux Olympiques en personne, le lancement de ces expériences uniques est un moyen de célébrer et de soutenir les athlètes, tout en se sentant au plus proche de l'action.

À l'approche des Jeux de Tokyo 2020, les fans du monde entier sont invités à se filmer en train de danser en rythme pour soutenir leurs athlètes préférés dans le cadre de l'initiative « Tokyo 2020 Make the Beat! ». Une partie de ces vidéos seront diffusées pendant les Jeux sous forme de compilation générée par la technologie de cloud Alibaba.

Bridgestone et le CIO ont collaboré afin de créer du contenu intéressant intitulé « Olympic State of Body », une série à laquelle participent le champion de surf Italo Ferreira (BRA), la triple médaillée olympique Lydia Valentin (ESP), le champion olympique Ryan Murphy (USA), la paratriathlète Hata Yukako (JAP) et le champion de tennis-fauteuil australien Heath Davidson (AUS).

Le CIO et notre partenaire olympique mondial Coca-Cola ont travaillé ensemble sur la campagne numérique intégrée « I Belong Here » pour montrer que, qu'importe qui vous êtes ou d'où vous venez, vous pouvez trouver votre place au sein du Mouvement olympique.

La campagne mondiale Tokyo 2020 de P&G comprend une série de films documentaires co-créée avec le CIO et intitulée « Good is Gold ». Elle retrace l'histoire vraie et émouvante de quatre athlètes olympiques et paralympiques et athlètes aspirants aux Jeux dans leur lutte contre les préjugés et les inégalités. Les films peuvent être visionnés ici.

Dans l'optique de montrer la nature multiculturelle des Jeux Olympiques, Samsung et le CIO ont créé World Lens. Il s'agit d'une expérience de réalité augmentée intégrée dans l'application mobile de Tokyo 2020 (à télécharger ici : Android & iOS). Les fans pourront suivre un parcours interactif à travers huit cultures différentes avec une série de filtres amusants.

Toyota et le CIO ont fait équipe pour créer une série primée : Unleash The New. Il s'agit de cinq épisodes mettant en scène la grimpeuse professionnelle Shauna Coxsey (GBR), le surfeur médaillé d'or aux Jeux panaméricains Lucca Mesinas (PER), la skateboardeuse novatrice Jordyn Barratt (USA), le champion pakistanais de karaté Saadi Abbas (PAK) et la star du para-taekwondo Juan-Diego Garcia (MEX), chaque athlète révélant une partie des coulisses de sa préparation à Tokyo 2020.

La série « You Got This! » présentée par Toyota offre une minute dans la tête des athlètes olympiques et paralympiques. On y découvre comment ils se motivent juste avant l'épreuve et comment ils abordent la compétition pendant leur préparation à Tokyo.

Regardez les temps forts de Tokyo 2020 et découvrez des histoires olympiques incroyables sur la plateforme de votre choix

Au-delà de leur couverture télévisuelle et numérique de base, les partenaires de diffusion des Jeux Olympiques ont également établi de nouvelles collaborations innovantes avec des plateformes en ligne, afin de toucher au mieux les audiences sur leurs territoires.

Aux États-Unis, les fans peuvent profiter du meilleur des Jeux sur Peacock. NBC Olympics s'associe également à Twitch pour proposer plus de 150 heures de contenu et cinq émissions quotidiennes sur Snapchat. La couverture de Tokyo 2020 par NBC Olympics sera disponible sur Twitter, avec des temps forts en vidéo en temps réel et des sondages quotidiens, en passant par des émissions originales. NBC Olympics va également partager les meilleurs moments des Jeux sur Tiktok et va s'associer avec la plateforme en lançant deux Challenges Hashtag ainsi qu'un effet créatif.

Conçue pour montrer l'actualité des Jeux et présenter l'offre complète de diffusion des JO sur les services de discovery+ et Eurosport, la chaîne YouTube d'Eurosport proposera des clips réguliers à la demande pendant les Jeux, y compris les temps forts, des résumés quotidiens et des reportages sur des athlètes. Elle présentera également une diffusion simultanée en direct des cérémonies d'ouverture et de clôture de Tokyo 2020 sur plusieurs canaux. Le contenu vidéo original à la demande de discovery+ et Eurosport sera disponible sur Twitter dans seize territoires européens différents. Les fans pourront regarder tous les moments forts et exploits dignes de médailles de leurs athlètes ou épreuves préférés. Discovery s'associe également avec Snapchat pour une émission originale tout au long des Jeux.

Marca Claro diffusera Tokyo 2020 sur dix-sept territoires d'Amérique latine via ses quatre chaînes YouTube spéciales gratuites. Des moments en direct choisis ainsi que des clips de Tokyo 2020 de CBC seront disponibles sur Twitter grâce à leur collaboration avec ce réseau, atteignant un plus large public au Canada via Twitter Amplify.

Seven a vu grand pour ces Jeux Olympiques, proposant la plus grande couverture jamais réalisée sur sa plateforme olympique numérique multilingue leader en Australie, en l'étendant aussi à Twitter, avec un mélange d'extraits des meilleurs moments et de diffusion en direct tout au long des Jeux. Ce contenu comprendra un suivi quotidien en direct des moments clés de la compétition, ainsi que des émissions quotidiennes avec des analyses.

Toutes les dernières actions de Tokyo 2020 seront disponibles sur les plateformes de diffusion officielles à travers le monde. Dans 68 territoires*, les fans pourront découvrir les meilleurs moments de la journée à Tokyo sur Olympics.com, ainsi que sur les chaînes officielles des Jeux Olympiques sur YouTube et Facebook. Les moments forts seront disponibles également en Inde et au Mexique via les émissions Best of Olympics et Lo Mejor de las Olimpiadas sur Snapchat. Les fans pourront aussi les regarder via les comptes Twitter @tokyo2020hi, @Olympics et @juegosolimpicos.

Comment suivre les Jeux facilement

Les meilleurs moments des Jeux Olympiques de Tokyo 2020, depuis les scores en direct jusqu'à la mise à jour du classement des médailles, en passant par les temps forts et le contenu des diffuseurs officiels, seront disponibles via l'écosystème des produits Google, notamment OneBox, Google Assistant et YouTube.

Les Fans du monde entier pourront également se tenir à jour sur leurs équipes, athlètes et sports favoris pendant Tokyo 2020 grâce au moteur de recherche Microsoft Bing, appartenant à l'écosystème des produits Microsoft.

Des pôles de contenu spécial supplémentaires sur Facebook, TikTok, Twitter et les écosystèmes de produits Microsoft permettront aux fans d'interagir avec le contenu tout juste émis de Tokyo, leur donnant très facilement accès à leurs équipes, athlètes et sports préférés.

En Chine, le CIO travaille avec Alibaba, partenaire olympique mondial, sur le pôle multimarques Taobao afin de proposer les calendriers des épreuves, les résultats et toutes les dernières actualités, ainsi que des campagnes d'engagement. De plus, le CIO fournit des informations et du contenu adapté à destination des fans via Weibo et Douyin en chinois pour la Chine et les marchés sinophones.

Profitez d'expériences de réalité augmentée immersives

Les fans pourront donner vie, grâce aux effets de réalité augmentée, à des athlètes, simplement en écrivant leurs noms au sein du moteur de recherche Google Search, sur un portable compatible avec la technologie. La liste complète des athlètes comprend : Simone Biles, Naomi Osaka, Letícia Bufoni, Megan Rapinoe, Caeleb Dressel, Dina Asher-Smith, Alexander Massialas, Niklas Kaul, ainsi que PV Sindhu.

À partir du 23 juillet, les fans du monde entier pourront bénéficier de nouvelles expériences de réalité augmentée grâce aux partenaires Snapchat, Instagram et Google.

Snapchat : Sur le compte des Jeux Olympiques, les utilisateurs seront encouragés à adopter l'esprit des Jeux via un filtre en réalité augmentée qui suit le corps et les incitera à rester actifs en effectuant trois exercices avant que le temps ne soit écoulé. Les utilisateurs seront récompensés par un feu d'artifice virtuel.

Instagram : Les fans seront mis au défi de reproduire les poses de la mascotte olympique dans le bon ordre sur le compte officiel des Jeux Olympiques.

Testez les émoticônes et les stickers !

Pour la toute première fois, les émoticônes officiels #JeuxOlympiques sur Twitter seront disponibles dans plus de 30 langues, avec pour objectif de les développer pour les futurs Jeux jusqu'à ce que chaque langue de la planète soit représentée. De plus, les fans pourront partager leur enthousiasme pour les Jeux grâce à plus de 200 émoticônes éphémères représentant des pictogrammes de sports olympiques, des médailles et des drapeaux de pays.

Au Japon, les fans pourront débloquer un pack d'autocollants des mascottes de Tokyo 2020 sur LINE lorsqu'ils ajouteront comme "ami" le compte officiel LINE "Tokyo 2020".

Faites connaissance avec les assistants virtuels de messagerie

C'est l'occasion d'apprendre ! Tout le monde aura une chance de devenir un expert des Jeux Olympiques avec le #ExpertEngine sur Twitter. Twittez #ExpertEngine @Olympics + un #Sport olympique pour obtenir instantanément un fait en lien avec les JO.

La messagerie automatique officielle des Jeux Olympiques sur Whatsapp guidera les fans à travers les dernières nouvelles des Jeux et les canaux de diffusion. Un quiz interactif sur WhatsApp débloquera des stickers personnalisés pouvant être partagés avec des amis, avec un sticker pour chaque sport représenté aux JO de Tokyo 2020.

Vidéos et commentaires de fans partagés tout au long des Jeux

Le défi #OlympicSpirit sur TikTok invitera les utilisateurs à imaginer comment les Jeux Olympiques se manifestent à travers l'art, la mode, la musique et plus encore.

Une équipe d'éditeurs de contenu disponible 24h/24 et 7j/7 suivra les publications des fans pendant les Jeux et les meilleures d'entre elles seront affichées lors des festivals olympiques dans douze pays.

###

*Territoires où les plateformes du CIO (olympics.com/fr, application des Jeux Olympiques, YouTube/Olympics et Facebook/Olympics) proposeront des extraits et des temps forts :

Inde et sous-continent indien : Bangladesh, Bhoutan, Inde, Maldives, Népal, Pakistan et Sri Lanka

Fédération de Russie

Amérique latine : Argentine, Bolivie, Chili, Colombie, Costa Rica, Équateur, Guatemala, Honduras, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, République dominicaine, Salvador, Uruguay et Venezuela

Territoires d'Afrique subsaharienne : Afrique du Sud, Angola, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Cap-Vert, Comores, Congo, Côte d'Ivoire, Érythrée, Eswatini, Éthiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Kenya, Lesotho, Libéria, Madagascar, Malawi, Mali, Maurice, Mozambique, Namibie, Niger, Nigéria, Ouganda, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Rwanda, São Tomé-et-Príncipe, Sénégal, Seychelles, Sierra Leone, Tanzanie, Togo, Zambie et Zimbabwe

AFP Infos Françaises
samedi 21 août 2021 - 10:27:16 GMT 220 mots
Aussi paru dans
21 août 2021 - L'Indépendant (site web) Belga News Agency (français)

Un appartement, un chèque et une voiture pour la première médaillée olympique du Turkmenistan

Achkhabad (Turkménistan), 21 août 2021 (AFP) - - La première médaillée turkmène aux Jeux olympiques, l'haltérophile Polina Guryeva, a reçu un appartement, une voiture et 50.000 dollars pour récompenser ses performances, lors d'une cérémonie organisée samedi à Achgabat.

Guryeva, 21 ans, qui a décroché la médaille d'argent dans l'épreuve des 59 kilos à Tokyo, est la première sportive de son pays à obtenir une médaille olympique. Le tireur turkmène Marat Niyazov avait bien obtenu l'argent aux Jeux de Rome en 1960, mais c'était alors sous la bannière de l'Union soviétique.

Les célébrations en l'honneur de Guryeva ont été conduites par l'entraineur honorifique du Turkmenistan, Serdar Berdymoukhamedov, fils du dirigeant du pays Gourbangouly Berdymoukhamedov.

Guryeva, qui est d'ethnie russe, s'est vue remettre trois boîtes de bois laqué blanc. L'une contenait les clés d'un appartement de trois pièces dans la capitale, la deuxième celles d'une luxueuse Lexus alors que 50.000 dollars se trouvaient dans la troisième.

Le Turkmenistan, pays de six millions d'habitants assis sur de gigantesques réserves de gaz, a obtenu son indépendance en 1991 lors de l'effondrement de l'Union soviétique. Le pays est souvent dénoncé par les organisations de défense des droits humains comme l'un des pires violateurs des droits civiques, religieux et de la liberté de la presse.

al-emg/jld/dga

La République des Pyrénées (site web)
Accueil Sport Canoë-kayak, vendredi 23 juillet 2021 1177 mots

JO de Tokyo : le Béarn en force avec le canoë-kayak slalom, dès ce dimanche [+ tout pour les suivre]

A.P.

C'est en canoë-kayak slalom que le Béarn est le plus représenté sur ces Jeux, avec cinq athlètes titulaires, mais en revanche « un statut d'outsider » inhabituel pour cette discipline pourvoyeuse de médailles. Le céiste Martin Thomas et les kayakistes Marie-Zelia Lafont et Célia Jodar entrent dans la compétition dimanche matin.

« Le groupe France se présente plutôt en position d'outsider » précise le manager de l'équipe de France et Palois Christophe Prigent. « On a un peu moins de bateaux favoris que les autres fois. Mais ça met aussi un peu moins de pression », positive-il.

« Le groupe s'est très bien entraîné, il n'y a pas de fatigue.Tous ont la vitesse pour réussir, et l'accès aux demi-finales n'est a priori pas très compliqué à atteindre. C'est ensuite que ça se corse, en demi-finale où il faut terminer dans les dix. Mais l'objectif est bien de revenir de Tokyo avec plusieurs médailles ».

Les épreuves de slalom se dérouleront en deux temps, de dimanche à vendredi prochain, sur le bassin de Kasaï à Tokyo. Le canoë homme et le kayak dames ouvriront le bal, ce dimanche.

Canoë : Martin Thomas en toute discrétion, l'absence de Gargaud interroge

Il y a trois mois, le Palois d'adoption Martin Thomas, 31 ans, l'affirmait : il se sentait « capable d'aller chercher une médaille olympique ». Le vice-champion d'Europe 2019 n'a toutefois pas performé ce printemps, ni aux championnats d'Europe en mai ni en coupe du monde à Prague (juin) où il s'est arrêté à chaque fois au stade des demi-finales.

Thomas a préféré faire l'impasse sur la dernière manche de coupe du monde en Allemagne pour se préserver.

Pas forcément de quoi se mettre en confiance, alors que pèse sur lui le lourd héritage des 4 médailles d'or glanées dans sa discipline lors des 5 derniers JO par Tony Estanguet (2000, 2004, 2012) puis, en 2016 par Denis Gargaud-Chanut.

L'absence de ce dernier pose d'ailleurs question. Si Martin Thomas a gagné sa place aux Jeux à la régulière , lors des piges olympiques à Pau dès octobre dernier, c'est bien Denis Gargaud l'athlète en forme du moment : champion d'Europe et vainqueur de la dernière coupe du monde en juin, le Marseillais semblait mieux armé pour défendre son titre olympique. « Il n'y a pas à discuter, Martin Thomas n'a pris sa place à personne, et il peut ramener une médaille », tranche Christophe Prigent.

Kayak dames : Marie-Zélia Lafont, la revanche de Rio ?

L'Orthézienne Marie-Zélia Lafont, 34 ans, est la seule tricolore, en slalom, à avoir déjà connu les Jeux.

En 2016, à Rio, la sociétaire du club d'Orthez Nautique avait échoué aux portes de la demi-finale, pour 75 centièmes. Si elle assure ne « pas ressasser », et compter sur « une belle navigation », MZ, comme Martin Thomas, ne s'avance pas en favorite.

Alors qu'elle avait fait des championnats d'Europe en mai un objectif intermédiaire avant les Jeux, l'Orthézienne n'a pas franchi le cap de la demi-finale. Idem quelques semaines après en coupe du monde à Prague. En Allemagne le week-end suivant, elle est même restée bloquée en qualifications.

Cela dit, Marie-Zélia Lafont possède les ressources, dans un sport à la piste instable, capable du meilleur comme lorsqu'elle remportait la coupe du monde à Pau en novembre dernier. Mais manquaient alors à l'appel de grosses pointures, parmi lesquelles la grande favorite de ces Jeux, la double médaillée olympique franco-australienne Jessica Fox...

Célia Jodar, pour le Maroc en kayak dames

Ce dimanche matin, l'infirmière paloise Célia Jodar prendra part à ses premiers Jeux Olympiques, sous les couleurs du Maroc dont elle a la double nationalité par sa mère.

L'athlète de 33 ans, qui s'entraîne hors de toute structure fédérale de haut niveau et n'a jamais atteint le stade des demi-finales en coupe du monde ou championnat du monde, ne rivalisera pas, mais vit son rêve au côté de son compagnon qui est aussi son coach, Kilian Foulon.

L'infirmière paloise Célia Jodar, du cabinet libéral des Cyclettes, disputera les Jeux sous les couelrus du Maroc. Romain Perchicot LE PROGRAMME Canoë hommes : Avec Martin Thomas. Manches qualificatives dimanche 25 juillet à 6h et 7h57. Suivez l'épreuve sur francetv sur ce lien

Demi-finales et finales lundi à 7h et 8h45.

Kayak femmes : Avec l'Orthézienne Marie-Zélia-Lafont (France) et la Célia Jodar (Maroc). Manches qualificatives dimanche 25 juillet à 6h45 et 8h45. Suivez l'épreuve sur francetv sur ce lien

Demi-finales et finales mardi à 7h et 9h00.

Kayak hommes : Avec le Bizanosien Boris Neveu à partir de mercredi 28 juillet à 6h50 et 9h. A suivre sur francetv sur ce lien. Canoë femmes : Avec la Paloise Marjorie Delassus.A partir de mercredi 28 juillet à 5h50 et 8h. A suivre suivre sur france.tv sur ce lien. Le mode d'emploi du canoë-kayak slalom

4 épreuves : canoë (C1) hommes et femmes, kayak (K1) hommes et femmes. En canoë, le concurrent est à genoux et utilise une pagaie simple. En kayak, il est assis et se propulse avec une pagaie double. Pour se qualifier : en qualifs, chaque compétiteur a deux essais, son meilleur résultat est comptabilisé. Les 20 plus rapides en kayak et les 15 plus rapides en canoë vont en demi-finale. Un seul passage, «run», en demi-finale décide des 10 qualifiés pour la finale, disputée en une seule manche également.

Derrière Marie-Zélia Lafont ce dimanche matin tôt à Orthez, "chez Bertin"

Afin de suivre les tribulations de la kayakiste Marie-Zélia Lafont, son club de toujours (Orthez Nautique canoë-kayak) invite le public à le rejoindre à la brasserie Chez Bertin à Orthez, ce dimanche matin à partir de 6h15 (1re manche vers 6h45, 2e manche à 8h45.

Anatole Delassus à la démo sur les tracés olympiques Anatole Delassus, international moins de 23 ans licencié au Pau Canoë Kayak (PCKCU), participe aux Jeux non comme titulaire mais pour faire la démonstration des tracés en kayak hommes.Car les athlètes découvrent le tracé des courses le jour même, sans avoir pu le tester. Anatole Delassus sera donc chargé de leur montrer les options possibles sur ce tracé. Il réalisera aussi une manche pour établir un premier chrono de base.Le jeune Palois a été retenu grâce à ses résultats 2019, lorsqu'il a été sacré champion du monde et champion d'Europe junior.A Tokyo, il a retrouvé sa grande soeur Marjorie, 24 ans, qui représentera la France en canoë slalom dames, à partir de mardi. Marianne Agulhon traceuse officielle Pour les troisièmes Jeux d'affilée (après Londres et Rio), la Paloise Marianne Agulhon, ancienne championne du monde de kayak par équipe (1991), 5e des Jeux de Barcelone en 1992, a été sollicitée par la fédération internationale de canoë-kayak pour réaliser le tracé des épreuves de slalom.La Paloise, compagne de Christophe Prigent le manager de l'équipe de France de slalom, travaille en binôme avec un Ecossais pour dans un premier lieu proposer des parcours d'entraînement aux athlètes puis dessiner au moyen de portes les parcours des courses de qualification, de demi-finale et de finale olympique.« Elle travaille en toute indépendance vis à vis de l'équipe de France» assure son compagnon.

Cet article est paru dans La République des Pyrénées (site web)